Archive | 11 octobre 2010

APPEL D’UN SYNDICALISTE A TOUS LES SALARIES, NOTAMMENT DU PRIVE, A SE JETER DANS LA LUTTE POUR NOS RETRAITES

Cher-e-s camarades et ami-e-s,

Contrairement à ce que disent les médias, ce n’est pas « entre les syndicats et le gouvernement » que le bras de fer a commencé, mais bien entre TOUS LES SALARIES et le patronat -MEDEF qui pilote cette réforme.

L’engagement fort en vue de grèves reconductibles des différents syndicats de salariés dans les transports ( rail, mer, air…) pour pousser plus loin la bataille contre la réforme de casse des retraites, et répondre ainsi aux provocations patronat/gouvernement, est une très bonne nouvelle.

Une fois encore,la plupart des syndiqués des transports, notamment, prennent leurs responsabilités face à une situation politico-sociale qui, nous le savons, est, cette fois, historique.

Cependant, la loi sur le « service public minimum » est passée par là (et fort peu de l’interprofessionnel et notamment du privé ont manifesté, à l’époque, avec les cheminots, la plupart des salariés interviewés à la radio ou à la TV se disant alors plutôt « contents » de cette loi qui « enfin », allait mettre un terme aux « pratiques » de nos camarades décrits régulièrement – et de façon révoltante- comme « preneurs d’otages »).

Nombre d’entre nous, y compris chez les syndiqués, étaient parfois même ravis de cette loi sur le « service public minimum » ! Donc, il ne faut pas nous plaindre aujourd’hui que nous aurions besoin d’un « blocage » d’être d’autant plus contraints de mettre cette fois nous-mêmes « la main à la pâte » dans la bataille contre la réforme des retraites.

Néanmoins, on peut espérer une paralysie sérieuse des principaux transports. A nous TOUTES ET TOUS de saisir cette opportunité pour embrayer dans les luttes, dans TOUTES NOS entreprises, petites ou grosses.

Nous aurons TOUTES ET TOUS, cheminots ou pas, contre nous une grande partie des médias qui nous jouera sa petite musique anti-grévistes, bien connue maintenant. Une partie de l »‘opinion publique » , une partie des travailleurs, de nos collègues, sera difficile à convaincre, voire, sera contre nous.

Nous le savons, ça ne date pas d’hier. Cela a déjà commencé.

NON, cette fois-ci plus encore, nous ne pouvons pas mener les luttes « par délégation », plus ou moins, en se reposant sur la bonne conscience d’être syndiqué et de soutenir moralement les grévistes.

NOUS ALLONS DEVOIR, SALARIES DU PRIVE, DES PME ET DES TPE, JEUNES, PRÉCAIRES, DE TOUTES LES BRANCHES, NOUS Y METTRE AUSSI ET RETROUSSER NOS MANCHES POUR PASSER A L’ACTION NOMBREUX.

Certains l’ont déjà fait et sont déjà dans l’action, et depuis longtemps, notamment dans certaines filières industrielles. Il ne s’agit pas ici de stigmatiser une partie de la population salariée plutôt qu’une autre, mais il ne faut pas se mentir si on veut avancer.

NOUS SAVONS que nos entreprises, les PME ET TPE du privé sont pour beaucoup des « déserts syndicaux » et que ce sont les parties « faibles », difficiles à mobiliser. Difficile, mais PAS impossible.

Nous savons bien quelles sont les faiblesses de cette partie là du monde du travail, nous y sommes, mais ON NE PEUT PAS baisser les bras et ce n’est d’ailleurs pas insurmontable.

Parmi les personnes interrogées dans les sondages, plus de 70 % soutiennent l’action des syndicats et 48 % font confiance à la CGT pour mener cette bataille. Il faut les gagner, les faire passer du soutien passif à la participation active, comme acteurs de cette lutte.

Oui, nous connaissons, partout, souvent personnellement, l’argument qui consiste à dire « Avec nos payes, on ne peut pas faire grève ».

Oui, ce problème financier est une réalité. Mais ne croyez vous pas aujourd’hui que beaucoup de travailleurs précaires de la fonction publique au sens large ont la même?

Par ailleurs, ne croyez-vous pas qu’en ayant peu d’espoir d’avoir encore un travail à 60 ans (à 65 ou 67 , n’en parlons pas, à supposer qu’on trouve ça normal de travailler encore à cet âge-là, !), en ayant passé plus de la moitié de sa vie professionnelle en étant mal payés, précarisés, en connaissant de plus en plus des périodes de chômage plus ou moins longues, en ayant eu des salaires de plus en plus minables, nous aurons ENCORE PLUS DE DIFFICULTÉS A JOINDRE LES DEUX BOUTS DANS 20 ou 30 ANS QUAND NOUS SERONS A LA RETRAITE que maintenant, en « perdant » des jours de salaires de grève?

Comment ferons-nous pour vivre avec 700 euros par mois (car ce sera ça la réalité de beaucoup d’entre nous et c’est déjà le cas), souvent, de plus en plus, en n’ayant pas eu les moyens de devenir propriétaires de son logement, en plus?

POSEZ VOUS SIMPLEMENT CETTE QUESTION, ET POSEZ LA A VOS COLLÈGUES.

C’est CA l’AVENIR que vous voulez pour vous et vos enfants?

Quand vos petits-enfants seront nés, vous voulez passer les dix premières années de leurs vies à ne les voir qu’épisodiquement, parce qu’à 65 ans vous serez peut être encore en train de travailler, et sans doute pour des cacahouètes?

Parlons aussi du fait que, avec la casse des services publics, TOUT ce qui est vraiment essentiel dans la vie ( la santé, l’énergie, l’éducation des enfants…) coûte de plus en plus cher car de plus en plus privatisé !

Parlons aussi de ce que nous fera le patronat si nous PERDONS sur les retraites ! Il passera, et c’est SUR, à la casse de la Sécurité sociale ! Il l’a annoncé il y a longtemps par la voix de Denis KESSLER (vice-pdt du MEDEF) : il faut tuer ce qui reste du programme social du Conseil National de la Résistance.

Rappelez-vous enfin que quand on se laisse mettre, années de régression après années de régression, en situation financière de « survie », quand on « tire le diable par la queue », quand tout devient trop cher même le gratuit, et qu’on compte même un cent d’ euro après un cent d’euro, qu’on est écrasé par les crédits pris pour juste « vivre », on devient, hélas, privé d’une partie de sa liberté dans ce monde.

On devient encore plus fragile et donc, susceptible de se faire encore plus exploiter, parce qu’il faut bien vivre et faire vivre (survivre) sa famille.

C’est laid, oui, mais c’est une réalité, et c’est elle qui est laide ( c’est pour ça que nous voulons la changer, cette réalité, et qu’un jour, le salariat & le capitalisme puissent être abolis), pas l’être humain qui le vit. Car dans ce monde où nous vivons, on peut « faire avec » peu d’argent, mais dans certaines conditions et jusqu’à un certain point seulement.

Alors, est-ce que tout ça, ça ne mérite pas un « léger effort » de notre part?

OUI, l’engagement de nombreux syndiqués des transports, des salariés des transports, est une excellente nouvelle, mais ça ne suffira pas si NOUS, nous les « pas habitués aux grèves et aux syndicats », nous majoritairement « du privé », donc, nous ne faisons pas, cette fois, notre part du travail de lutte à accomplir. Pas comme en 1995, en regardant, souvent, passer les défilés et en disant « Bravo » aux copains qui EUX perdent des jours de salaires. Non, cette fois-ci, en étant dedans les défilés, pour NOUS, avec eux, mais POUR NOUS.

C’est NOTRE VIE qui est entre NOS MAINS cette fois-ci, et ce n’est pas seulement, contrairement à ce que vont nous faire croire le MEDEF et l’UMP, une « question idéologique ». C’est une question « BIOLOGIQUE ».

AUSSI, QUAND VOUS VOUS SEREZ BIEN POSE TOUTES CES QUESTIONS, LES YEUX OUVERTS, IL NE FAUT PAS AVOIR PEUR D’Y ALLER, ET IL FAUT SAUTER LE PAS.

Toutes les initiatives seront bonnes à prendre. TOUTES, des débrayages de quelques heures jusqu’à la grève reconductible ET reconduite. Ne négligeons rien ! Les assemblées sur votre lieu de travail, les tracts, les pétitions, les réunions d’information sur ce que signifie VRAIMENT la réforme, les grèves du zèle, les grèves tournantes, les débrayages, les banderoles, TOUT doit être fait.

Les syndicats et notamment la CGT, avec son implantation locale et professionnelle, sont là pour vous aider au besoin à créer un syndicat et à développer et à soutenir vos luttes dans vos entreprises.

Participons aussi à la lutte contre la guerre de propagande qui a démarré sur tous les médias et notamment sur Internet !

SALAIRES, EMPLOIS, CONDITIONS DE TRAVAIL, DROIT SYNDICAL, RETRAITES, TOUT EST LIE.C’EST UNE QUESTION DE SOCIÉTÉ,

IL FAUT Y ALLER !

Cette fois-ci, n’ayons pas peur, ne tournons plus autour du pot, ne regardons pas « passer le train » des camarades cheminots mais montons dedans avec eux, POUR NOUS, POUR NOS ENFANTS.

« LA RETRAITE A 60 ANS A TAUX PLEIN, J’Y TIENS ! »

Appel de la Fédération CGT des Services Publics :

A partir des informations qui lui sont parvenues de 77 départements, la Fédération CGT des Services publics recense 65 appels et préavis de grève départementaux, dont 34 reconductibles, couvrant notamment les petites collectivités territoriales. Elle recense par ailleurs 469 appels et préavis locaux, dont 151 reconductibles, concernant moyennes et grandes collectivités.

Ce nombre très important d’appels et préavis de grève annonce un 12 octobre puissant dans la Fonction publique territoriale et les secteurs privés de l’eau, du logement social et de la thanatologie.

Sur l’ensemble du territoire, de nombreux services seront impactés : crèches, écoles maternelles, voirie, ramassage des ordures, PMI, centres de santé, services administratifs des mairies, bibliothèques, cantines des établissements d’enseignement, gymnases, conservatoires de musique, piscines …

Des préavis reconductibles sont déposés notamment à Saint-Quentin, Charleville-Mézières, Marseille, La Rochelle, Evreux, Toulouse, Béziers, Montpellier, Lille, Tarbes, Chambéry, Paris, Albi, Castres, Dijon, Clermont-Ferrand, conseils généraux de Corrèze, Haute-Garonne, Morbihan, Nord, Hautes-Pyrénées, Rhône, Saône-et-Loire, Haute-Savoie, Vaucluse, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne…

 

Ce fort niveau de préparation démontre que, comme dans l’ensemble du salariat, la propagande et les basses manœuvres gouvernementales, loin de décourager la mobilisation, ne font que renforcer la motivation des personnels à lutter pour gagner une réforme juste et mettre en échec le projet Sarkozy-Parisot.

La Fédération renouvelle son appel aux agents territoriaux à décider en assemblée générale l’inscription de l’action dans la continuité à partir du 12 octobre et, partout où les conditions sont réunies, à mettre en débat la reconduction du mouvement de grève. Suite au communiqué de l’Intersyndicale du 8 octobre, elle appelle en outre à construire une journée massive de manifestations le samedi 16 octobre.

La Fédération salue et soutient les mouvements de reconduction d’ores et déjà engagés, notamment dans les Bouches-du-Rhône, à l’image de celui des territoriaux de Marseille, en grève reconductible depuis le 23 septembre.

Les Français soutiennent à 69% la grève de mardi contre le projet de réforme des retraites et 61% sont favorables à une poursuite du mouvement. La victoire passe par l’élévation du rapport de force. Nous pouvons gagner, nous irons jusqu’au bout !

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