Archive | 6 octobre 2010

Stratégique: un appel de l’UD Cgt du 67 pour construire la paralysie du pays

UD Cgt 67

Dans cet appel, qui, lui, ne sera repris par aucun média, voici quelques pistes, proposées, pour validation, dès le 28 septembre, par l’UD Cgt du 67 pour passer concrètement, du préavis de grève reconductible, au vrai blocage de l’économie dans tout le pays: extraits qui montrent bien la détermination de la base Cgt  » à aller jusqu’au bout, comme disait Thibault ce matin… »;

« …il est indispensable de préparer le passage effectif à la paralysie partielle (totale si possible) de l’économie au moyen de la grève reconductible à partir du 13 octobre. Il est évident que cette forme de lutte doit être bien construite. C’est pourquoi l’Union Départementale CGT invite toutes ses structures (UL, branches organisées, syndicats, section syndicales et assemblées générales de syndiqués ou personnels en action) à débattre dès maintenant des modalités de mise en œuvre.

Voici des pistes non exhaustives sur lesquelles nous demandons des réponses rapides… ».

Appel du secrétariat de l’UD-CGT élargi aux structures du mardi 28 septembre

Loin de la décélération ou de l’essoufflement la journée du  23 septembre démontre le renforcement et la consolidation  de la mobilisation. Le report de l’âge de départ en retraite de 60 ans à 62 ans ne laisse indifférent aucune catégorie du salariat. L’injustice et les inégalités  de cette réforme rassemblent les salariés du plus jeune au plus ancien. Le fossé entre les dirigeants politiques actuels au service d’une petite minorité de très riches et la masse des français s’élargit. Il est possible et même indispensable de conjuguer les revendications sur le dossier retraite avec la défense des valeurs démocratiques.  Ce mouvement n’est pas à son apogée, il n’est pas figé mais bien dynamique en lien avec la crédibilité dans une issue victorieuse.

Dans ce mouvement chaque étape conditionne la suivante. Il est maintenant très probable que le 2 octobre révèlera une nouvelle progression de la mobilisation (il faut rappeler et répéter que l’abstention sauf cas de force majeure est un véritable soutien à Sarkozy et à sa réforme).
Le 2 octobre servira de tremplin au 12 octobre, nouvelle journée de grève et de manifestation dont la signification est un ultimatum.

Sarkozy n’ayant manifestement pas l’intention d’annuler cette réforme et de négocier sur les revendications que défend la CGT, il est indispensable de préparer le passage effectif à la paralysie partielle (totale si possible) de l’économie au moyen de la grève reconductible à partir du 13 octobre. Il est évident que cette forme de lutte doit être bien construite. C’est pourquoi l’Union Départementale CGT invite toutes ses structures (UL, branches organisées, syndicats, section syndicales et assemblées générales de syndiqués ou personnels en action) à débattre dès maintenant des modalités de mise en œuvre.
Voici des pistes non exhaustives sur lesquelles nous demandons des réponses rapides (le prochain secrétariat du mardi 5 octobre doit permettre de faire un premier bilan des possibilités).

·    Grève reconductible dans des secteurs paralysants (il est nécessaire de procéder à un inventaire des entreprises et sites permettant d’avoir un effet bloquant)
·    Soutien des secteurs n’ayant pas cet effet direct en envoyant des personnes  libres  ou en grève pour bloquer des sites névralgiques (là aussi un inventaire est nécessaire). Il faut prévoir des rotations. Le volant  de personnes participant au blocage doit être le plus élevé possible.
·    Variante : alternance de sites chaque jour.
·    Appel à la mutualisation du coût financier de la grève.

La CGT sera certainement la force motrice. Néanmoins le caractère unitaire de la phase de durcissement est impératif. C’est pourquoi nous invitons chaque structure à prendre les contacts intersyndicaux de leur niveau dans le but de préserver et de conforter la démarche unitaire.

Pour le 12 octobre et ses suites, y compris la grève illimitée, un appel de l’UD CGT de Paris

Il nous faut créer les conditions de la poursuite de l’action et de la grève dès le 13 octobre. » 

Adresse aux syndicats, unions syndicales et unions locales CGT de Paris.

 

ENSEMBLE, NOUS GAGNERONS LA BATAILLE DES RETRAITES !


Depuis plusieurs mois, les journées d’actions, de grèves et de manifestations unitaires et interprofessionnelles rassemblent des millions de salariés. Contrairement à ce que tentent de faire croire le gouvernement et les patrons, la mobilisation s’amplifie et s’étend de plus en plus, y compris aux salariés des entreprises du privé.

La population rejette très majoritairement le projet de loi sur les retraites et, le 24 septembre, les organisations syndicales ont réaffirmé leur totale détermination à combattre jusqu’au bout cette réforme injuste et brutale qui aggraverait la situation de l’ensemble des salariés, des retraités, des chômeurs, des jeunes et encore plus particulièrement des femmes.

C’est dans ce contexte que l’Union départementale CGT de Paris appelle toutes les structures parisiennes, les militants, les syndiqués à concentrer toute leur énergie et leurs forces pour faire grandir encore la mobilisation et la rendre beaucoup plus visible.

La bataille qui est engagée est interprofessionnelle. Elle nous concerne tous : salariés du privé et du public ; petites, moyennes et grandes entreprises ; petites, moyennes et grandes bases CGT ; retraités ; chômeurs ; femmes ; jeunes et étudiants. Nous avons l’ambition de déclencher un mouvement social majeur et de très grande ampleur.

L’UD CGT de Paris invite toutes ses structures professionnelles et interprofessionnelles à prendre des actes concrets de direction syndicale pour poursuivre et amplifier, ensemble, la lutte engagée.

Samedi 2 octobre 2010 : soyons encore plus nombreux

La manifestation unitaire du 2 octobre, à l’appel de l’intersyndicale, doit permettre de rassembler de nouveau des centaines de milliers de salariés entre République et Nation à partir de 14 h 30. Un tract régional sera distribué de façon unitaire dans les gares parisiennes le jeudi 30 septembre 2010.

Cette manifestation est une nouvelle occasion de rassembler beaucoup plus de monde, en particulier des salariés qui n’ont pas encore pu se mobiliser. Elle peut aider à enclencher des suites dans de nouvelles entreprises.

Mardi 5 octobre 2010 : interpellation unitaire du Sénat

Les organisations syndicales régionales d’Île-de-France appellent les salariés à un rassemblement intersyndical le mardi 5 octobre, jour de l’ouverture des débats au Sénat. (info UD à suivre)

Tout en exigeant des sénateurs qu’ils rejettent ce projet de loi, cette initiative est un moyen de faire grandir la mobilisation d’ici au 12 octobre.

Mardi 12 octobre 2010 : faisons de cette journée de grève un ultimatum interprofessionnel

Nous sommes tous conscients que pour que ce projet de loi soit rejeté et que des négociations s’ouvrent sur la base des revendications portées par la CGT et les salariés, nous devons en arriver à bloquer l’économie du pays. C’est aussi ce que pensent beaucoup de salariés.

Or, les salariés ne se mettront pas massivement en grève sur un simple appel des confédérations, même si celles-ci ont un rôle, une responsabilité d’impulsion à jouer. Il reste encore à convaincre, y compris dans nos propres rangs.

L’ultimatum lancé par Bernard Thibault dans les médias et repris par l’intersyndicale dans le communiqué du 24 septembre, doit être décliné dans les entreprises et les unions locales.



Les suites immédiates du 12 octobre : mettons les partout en débat maintenant

La CGT doit être quotidiennement et partout à l’offensive pour consolider la lutte et la grève. Nous avons besoin de lier la question des choix de société avec les revendications, dans les entreprises, sur les conditions de travail et de vie, les salaires, l’emploi, les services publics et la retraite.

Le rapport des forces doit monter sérieusement d’un cran. Il nous faut créer les conditions de la poursuite de l’action et de la grève dès le 13 octobre.

La question de la grève reconductible est dans les têtes et dans beaucoup de discussions. Des professions y sont prêtes, mais nous devons y travailler ensemble et d’un même élan, dans le privé et dans le public, dans les secteurs professionnels et dans l’interprofessionnel.

Des professions mettent en débat la grève reconductible à partir du 12 octobre, comme les fédérations de cheminots CGT-UNSA-SUD rail-CFDT, ou la fédération CGT des services publics, dont vous trouverez les communiqués en pièces jointes.

L’UD CGT de Paris appelle à généraliser dès maintenant les assemblées générales de salariés et de syndiqués, afin de leur permettre, dans l’unité la plus large, de se prononcer très vite sur la suite à donner à la grève du 12 octobre, sous toutes les formes, sans en exclure aucune, y compris la grève reconductible, partout où c’est possible.

L’UD CGT de Paris invite ses structures à prendre, très rapidement, toutes les dispositions pour couvrir toutes les formes d’action pour la période jusqu’au 12 octobre et après, et à le faire savoir largement dans les entreprises, dans la CGT, et auprès du grand public, comme la CGT Energie de Paris qui nous informe qu’elle a déposé un préavis couvrant les salariés à partir du 12 octobre.

Ensemble, avec les salariés, traçons les perspectives de la victoire, en cultivant la dynamique de lutte interprofessionnelle et intersyndicale, en consolidant ces luttes à partir des revendications des salariés.

OUI, NOUS GAGNERONS.

ENSEMBLE, BATTONS-NOUS 

Lettre publique à l’attention de Monsieur le juge par Alain Girard Président de l’AVPS

Alain Girard

29, avenue du Président Salvador Allende

94460 Valenton

 

Monsieur le juge

d’ici et de là
 

 Valenton,

le 05/10/2010

 

 

Monsieur le juge,

 

Comme vous le signifient nombre de citoyens de notre pays et je suis à leur égal, je suis de ceux qui boycottent les produits israéliens fabriqués dans les territoires palestiniens occupés.

 

Comme nombre de mes contemporains j’ai contemplé devant mon écran de télévision ces obus au phosphore blanc, interdits d’ailleurs, j’ai contemplé ces images d’enfants mutilés, de corps méconnaissables, de souffrances que nulle conscience humaine ne saurait accepter sans gémir à son tour et j’ai retrouvé ma jeunesse avec celles, en noir et blanc, de Sabra et Chatila, là également ces corps répandus dans les ruelles étroites, ces mares noires de sang séché. L’ Humanité bafouée.

 

Je me suis longuement posé la question que se pose chacune et chacun, en boycottant, oui c’est à cela que je veux en venir, donc en refusant de consommer tout produit issu d’une occupation illégale n’allais-je pas ainsi priver un ouvrier, une ou des familles palestiniennes de toutes ressources. Voyez-vous ceci est bien la seule question qui méritait réflexion, considération, allais-je aggraver la vie de tout un peuple privé de ses terres, ses oliviers, ses champs, ses maisons.

 

Puis, là aussi, les souvenirs sont réapparus, ceux du boycott de l’apartheid, de son efficacité, des représentants légitimes de ce peuple qui nous affirmaient: « boycottez, boycottez, nous en souffrons mais eux (les racistes) plus que nous » et ainsi sur mon téléviseur, cette fois encore,je pus voir cet homme noir aux tempes blanchies brandir le poing,le sourire de la vérité triomphante aux lèvres, j’ y étais un peu pour quelque chose, j’avais enfin saisi ce que signifiaient ces mots de Liberté, d’ Egalité, de Fraternité, dès lors ils ne m’ont plus quitté.

 

Les mots ont un sens pourtant Madame la Ministre et moi-même et tant d’autres n’y accordons pas la même portée, un contenu identique.

 

Ces trois mots sont pour mon insignifiante personne ceux que l’école de la République a eu pour charge de m’enseigner, charge pour moi de les assimiler, de les digérer, de les faire vivre.

 

J’en reviens à cet hiver très froid où dans ma petite ville de Valenton nous étions près de 150, toutes couleurs, croyances et origines mêlées à nous retrouver pour que cesse le déluge de feu sur les civils de Gaza, près de 150 à ne pas pouvoir comprendre comment et pourquoi un état en arrivait à une telle cruauté, pourquoi le mot de colon s’associe t’il toujours à celui de barbare, pourquoi cette nécessité d’anéantir par la guerre LE peuple d’une terre qui n’en avait pas.

 

Donc Monsieur le juge, je boycotte et je demande à mon entourage d’en faire autant, j’épluche les étiquettes afin de débusquer les fraudeurs, ces entreprises qui trichent sur les origines des produits, les étiquettes n’ont pas la couleur du sang des palestiniens qui chaque semaine manifestent pacifiquement à Bil’in et qui coule à flot sous les tirs des hommes de Tsahal, elles sont joliment faites et dissimulent bien leurs tragiques réalités.

 

Monsieur le juge, voyez-vous mais non vous ne le pouvez aussi permettez moi de vous narrer cette scène.

Nous sommes en novembre 2008, ma belle-fille Léa, oui, Léa, me tend mon petit-fils qui vient d’écarquiller les yeux, il est magnifique, il à l’odeur de l’à venir, ses yeux sont d’un bleu merveilleux, il est blond, une grande mèche blonde me rappelle son papa, mon petit-fils est blond aux yeux bleus, il est dans mes bras, emmitouflé dans un keffieh palestinien, Léa y tenait absolument au nom de son amour de la Paix, de notre amour réciproque pour la Paix.

 

Monsieur le juge je suis père et grand-père et voyez-vous, non vous ne voyez pas alors je vous livre ce qui me traverse , me transperce.

 

Comment pourrais-je trahir à la fois la Liberté, l’ Egalité, la Fraternité, les lois en vigueur, ma conscience humaine, comment pourrais-je renier ce qui me fait à la fois homme et citoyen, la recherche de la justice, de la vérité, de l’équité.

 

LORSQUE JE BOYCOTTE je ne suis pas seulement dans mon droit le plus légitime, je suis dans mon devoir le plus impératif, je suis en paix avec moi-même et c’est déjà beaucoup, je fais peu mais je fais tout ce que je peux pour que mes frères en Palestine cueillent leurs olives, boivent le thé, se lèvent pour aller au champ, à l’usine, jouent aux dominos, pour que les enfants courent partout sans sauter sur une bombe à fragmentation, pour qu’ils n’aient plus à parler de la Palestine, puisque la Palestine serait et qu’ils puissent enfin, oui enfin, se regarder dans les yeux de femmes et d’hommes heureux.

 

Aussi Monsieur le juge voyez-vous, non vous ne le pouvez et c’est donc à cette fin que je vous convie, ensemble, les tables de la Loi pour ce qui vous concerne, ma loupe en ce qui me revient, rendons-nous au supermarché du coin, de n’importe quel coin et démontrez moi lorsque je vous présenterai ces produits sous l’effet de cette loupe que je suis un délinquant, un raciste, un antisémite et non pas un citoyen qui vous révèle une escroquerie, une tricherie qui par ailleurs vaut son pesant de remises de taxes.

 

Et voyez-vous Monsieur le juge, si, comme je le pressens vous ne m’accompagnez pas chez LEC…. ou DAR.. ou CAR…… j’ai le sentiment que cela pourrait bien m ’amener à comparaitre devant vos pairs en juste application des ordres de votre employeur, pardonnez-moi ce dérapage, votre Ministre.

 

 

Voyez-vous Monsieur le juge , non, vraiment pas !? Alors je termine ici mon histoire, mon petit-fils se prénomme Ethan, fils, petit fils et sans doute de plus loin encore de juifs, de femmes et d’hommes que rien ne distingue de nous hormis ces générations englouties dans la nuit et le brouillard, la nuit de l’Holocauste.

 

Il connaitra l’histoire de la Shoah, celle de Sabra et Chatila, il sera, je l’espère un homme de Paix et de partage, de justice et c’est mon voeu le plus cher et c’est bien pour cela que je boycotte Monsieur le juge, pour que cet enfant sache qu’il existe un chemin pour être un homme de Paix , de partage, de justice et que ce chemin passera sans doute par votre tribunal et que je l’assume parce que voyez-vous Monsieur le juge, et là vous me comprendrez j’en ai la certitude, quitte à être condamné je préfère que cela soit de votre fait que de celui d’Ethan, mon petit-fils.

 

Je vous demande donc Monsieur le juge de bien vouloir considérer cet écrit comme un témoignage, un aveu, ce qui vous sied à vous, à Madame la Ministre mais je vous l’affirme : je boycotte et fais boycotter tout ce qui est issu des Territoires occupés illégalement et en violation des résolutions de l’ONU.

 

Je suis pleinement solidaire de toutes celles et ceux qui dans le monde, sur cette terre répondent à l’appel de leurs frères en humanité, les palestiniens et je n’ai que le sentiment d’accomplir mon devoir de citoyen français, de grand-père, de père, d’homme.

 

Je me tiens à votre disposition.

 

 

 

Alain GIRARD

 

 Président de

l’Association Valenton

Palestine Solidarité

Dès le 13, si le gouvernement ne cède pas, il nous obligera à reconduire la grève partout.Intervention Mireille CHESSA Secrétaire Générale de l’Union Départementale des Syndicats CGT des Bouches du Rhône

« Mesdames, Messieurs, Chers amis, et camarades,

Un puissant mouvement de contestation du projet de loi sur les retraites est en cours dans notre pays et la manif d’aujourd’hui le conforte par sa puissance.

En Europe, les mouvements de grève se développent. C’est le refus du monde du travail de payer une crise dont il n’est pas responsable et domine l’exigence d’une autre répartition des richesses pour les salaires, l’emploi, les retraites, la protection sociale, les services publics.

Dans les conflits en cours comme à Monoprix, elle est même flagrante.

Et ce n’est pas l’attitude vengeresse du Groupe Univeler de fermer Fralib, qui fera taire l’exigence de la reconnaissance du travail par la rémunération correcte au travers du salaire.

Pour faire de l’œil aux agences de notation et répondre aux demandes du Medef, le Président de la République a décidé d’opérer une réforme des retraites la plus dure d’Europe.

Certains pensent que malgré les journées de grève du mois de septembre nous serons obligés de travailler plus longtemps en gagnant moins, ceux qui pensent ainsi ne comprennent pas ce qui se passe en profondeur dans notre pays.

Les députés UMP ont voté à l’assemblée, cela n’a rien désamorcé, au contraire le mouvement s’est renforcé. La semaine prochaine le débat s’ouvre au sénat pour un vote prévu le 20 octobre. Depuis le 7 septembre la CGT a engagé le débat sur la reconduction de l’action dans les entreprises du département.

Depuis le 23 septembre à l’appel de 5 syndicats les territoriaux de Marseille et de la CUM ont engagé la reconduction de la grève dans des formes adaptées, dans les cantines scolaires et les crèches en liant leurs revendications aux questions de la retraites.

Dans plusieurs autres collectivités territoriales, Istres, Port de Bouc, Martigues, la reconduction de la grève est également effective.

Depuis lundi les agents du Port de Marseille Fos reconduisent l’action sur l’emploi et les retraites, les deux terminaux pétroliers sont à l’arrêt. Le port de Marseille Fos est fermé depuis hier par les dockers et agents GPMM en grève et ce jusqu’à dimanche soir. Les marins ont voté le principe de la grève reconductible et viennent de déposer le préavis.

Dans les 6 raffineries que compte notre département, les assemblées générales du personnel se sont tenues, les préavis sont déposés partout.

A la RTM, une grève reconductible de 2 jours a eu lieu cette semaine.

Depuis lundi, des votes à bulletins secrets se déroulent dans les entreprises comme à la SNCF, à EDF Marseille, sur l’Aéroport de Marignane, à la Poste, aux Impôts, au Trésor…..

Ces consultations démontrent un large accord des salariés pour arriver à un blocage économique de masse dans le département.

D’autres préparent la grève pour le 5, jour de démarrage du débat au Sénat.

Cette multitude d’actes forts, d’initiatives, de grèves démontre une montée en puissance qui va s’accentuer dans les jours à venir et ce qui se prépare dans les entreprises n’a rien d’un feu de paille.

Le 12 octobre, dernier jour de l’ultimatum lancé par les 8 organisations syndicales sur le plan national doit être une immense journée de grèves et de manifestation.

Dès le 13, si le gouvernement ne cède pas, il nous obligera à reconduire la grève partout.

Je le dis avec solennité, il est des moments où prendre les bonnes décisions, est crucial pour la tournure des évènements. Pour la CGT, nous sommes dans cette séquence.

L’affrontement de type majeur devient inévitable face au mépris du gouvernement, du président de la république et du Medef.

De l’argent, il y en a et nous savons que lorsqu’il s’agit des Banques, ils le trouvent et pour répondre aux exigences du Medef, ils le trouvent aussi.

Certes des salariés nous disent être étranglés financièrement, oui la grève coûte cher, mais elle coûtera toujours moins cher que les deux années de vie que l’on veut nous voler.

Ni 62 ans … Ni 67 ans… Tous ensemble pour gagner !  »

Femmes – Hommes: intérêt égal à mettre en échec la loi Woerth! Manifestation mardi 12 octobre

La situation des femmes révélatrice de l’injustice profonde de la loi Woerth pour (contre) tous

Le président du Sénat s’affiche dans les média. A l’occasion de l’examen de la loi Woerth, M. Gérard Larcher se dit prêt à des concessions notamment en faveur des femmes, mère de trois enfants ou plus, si, du moins elles sont nées entre 1950 et 1963.

Cette pichenette de poudre aux yeux montre à quel point la force de la mobilisation populaire, encore ce samedi 2 octobre, oblige le pouvoir à donner quelques signes de conciliation.

Plus il donnera de gages, plus il apparaîtra que c’est l’ensemble de sa loi qu’il doit retirer.

Le report à 62 ans de l’âge du droit au départ à la retraite et surtout à 67 ans de l’âge de départ au taux dit « plein » pénaliseront encore plus violemment les femmes.

Elles sont et seront aussi proportionnellement les premières victimes de la poursuite de l’allongement de la durée de cotisation, acceptée par le PS et la CFDT, passée de 37,5 à 40 ans puis à 40,5 actuellement, puis 41,5 en 2016.

Les femmes seront encore davantage touchées parce qu’elles ont connu et connaissent des carrières en moyenne plus chaotiques. A l’heure actuelle, seulement 40% des femmes liquident leur retraite à taux « plein ».

Leur situation moyenne souligne le caractère profondément injuste du projet de la loi Woerth contre tous, femmes ou hommes, qui se retrouvent à 60, 62 ou 65 ans dans cette situation défavorable que presque jamais ils n’ont choisie.

Cette situation pose encore plus fortement la question de la prise en compte, dans les dispositifs de solidarité, des années de congé parental.

Elle montre encore davantage la nécessité du retrait pur et simple du projet de loi Woerth.

Tous ceux, une majorité de femmes mais aussi des hommes, victimes de l’exploitation au point de se retrouver démunis à l’aube du 3ème âge, ne doivent pas être laissés dans la pauvreté, parfois extrême, dans l’attente du si faible minimum vieillesse, alors qu’ils ont travaillé, le plus souvent plus de 30 ans, élevé un ou plusieurs enfants.

La situation critique de nombreuses femmes, à laquelle même la majorité réactionnaire du Sénat ne peut être indifférente, doit alimenter le combat général.

NON à la remise en cause de la retraite à 60 ans !

Retour aux 37,5 annuités correspondant à la durée moyenne des carrières professionnelles en France !

Retrait du projet de loi Woerth !

Dans cette bataille, nous ne laisserons personne établir une division entre hommes et femmes !

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