Archive | octobre 2010

La lutte continue! Saint-Quentin a répondu présent à l’appel du 28 octobre (02)L’Humanité

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http://www.humanite.fr/29_10_2010-saint-quentin-r%C3%A9pondu-pr%C3%A9sent-%C3%A0-lappel-du-28-octobre-02-456725

 

Moribond le mouvement social à Saint-Quentin ? Certes un manifestant, grimé en grande faucheuse, avait choisi, une cloche sur l’épaule, de sonner le glas des acquis sociaux. Mais le nombre des présents au sein du cortège, près de cinq mille selon des sources syndicales, était suffisant pour l’en dissuader durablement.

La cité du vermandois s’est donc moblisée, en cette journée du 28 octobre 2010, n’écoutant pas les sirènes lui enjoignant de ne pas descendre dans la rue.

Grégoire Masson, correspondant de l’Humanité.fr

Les communistes et syndicalistes de classe du monde entier solidaires avec la lutte des travailleurs français prise comme un exemple à suivre

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
L’internationalisme prolétarien et la solidarité internationaliste sont au cœur même de notre engagement de communistes. Habitués sur ce site à exprimer notre solidarité avec la lutte des travailleurs, le combat des communistes, dans des circonstances parfois difficiles, dans le monde entier, il est revigorant de constater qu’une telle conception de l’internationalisme est encore dominante dans les mouvements ouvriers d’une bonne partie du globe.

Plusieurs partis communistes ont déjà adressé des messages de soutien aux travailleurs français en lutte, et aux organisations de classe qui mènent le combat. Le Parti Travail de Belgique (PTB)a adressé une « lettre de solidarité avec le peuple français »dans laquelle le PTB félicite « un exemple de détermination, de résistance et d’unité ». Pour le PTB, « la classe ouvrière française, une nouvelle fois à l’avant-garde de la lutte (…) nous montre la voie à suivre ». Le Parti communiste du Luxembourg (KPL)se joint également à « la lutte sans merci que vous menez pour défendre vos acquis sociaux et vos droits, eux mêmes conquis de haute lutte »et appelle à ce que « tous les travailleurs d’Europe (…) descendent eux aussi dans la rue pour exprimer leur colère et leur opposition à ces mesures. »


Des communistes les yeux tournés vers « l’exemple Français »


Les autres communistes européens suivent le mouvement par leur presse partisane, et en tirent des leçons pour leur mouvement.

Nos camarades portugais d’Avante!notent semaine après semaine la radicalisation du mouvement, son amplification et tentent ainsi de donner de la vigueur au mouvement analogue qui se dessine au Portugal avec la grève générale du 24 novembre en perspective. Certains communistes portugais, comme ceux dirigeant le site O Diarioparlent déjà d’ « exemple de la France ». Nos camarades anglais du Morning Starconsacrent presque chaque jour leur une internationale à la France, et comparent avec regret le mouvement atone anglais sous hégémonie travailliste à l’ébullition sociale en France, où la tradition révolutionnaire représentée par le PCF et la CGT est encore vivace. Jusqu’à nos camarades grecs du KKE, et leur organe Rizospastis, qui ont désormais les yeux tournés vers la France, et y voient plus qu’un relais à la lutte qu’ils ont entamé il y a un an de cela et qui ne s’essouffle toujours pas.

Mais les échos du mouvement traversent les mers. Sur le continent américain, les communistes colombiens évoquent une grève contre le néo-libéralisme qui pourrait bientôt devenir un nouveau « Mai 68 ». Nos camarades péruviens, vénézueliens, cubains, états-uniens – dans les contextes nationaux divers dans lesquels se déploie leur lutte et pour laquelle ils essaient de dresser des parallèles – suivent également avec attention les événements en France.

Le Parti communiste brésilien (PCB)vient même de publier une note politique où il exprime « son soutien total à la lutte des travailleurs français »et caractérise également le mouvement français « d’exemple pour les travailleurs de toute l’Europe et du monde entier ».


« Faire comme en France », ou comment la base secoue des directions syndicales timorées en Espagne et en Italie


En Espagne et en Italie, le mouvement français est mis en avant par les forces révolutionnaires, pour faire bouger les lignes dans le mouvement politique et syndical représentant cette tradition.

Plusieurs fédérations politiques du PCE et syndicales des CC.OO appellent à amplifier le mouvement après la grève du 29 septembre et à prendre comme exemple. Le journal reconstructeur (cad, pour la reconstruction du PCE) La Republicatitrait même dernièrement, en français dans le texte: « Vive la classe ouvrière française! » après la journée du 15 octobre. Malgré un message de soutien du secrétaire-général des CC.OO Ignacio Toxo le 7 septembre adressé à la CGT, depuis ce dernier ne cesse de répéter que les conditions ne sont pas les mêmes en France et en Espagne et récuse toute radicalisation du mouvement en Espagne.

En Italie, le mot d’ordre « Fare come in Francia »(Faire comme en France) monte de plus en plus depuis la base des partis communistes et des syndicats de tradition révolutionnaire. Il trouve désormais un écho tant à la direction du PdCI(Parti des communistes italiens) qu’à celle du PRC(Parti de la refondation communiste). Face à une direction syndicale de la CGIL trop timorée, c’est sa branche métallurgiste de la FIOMqui a montré l’exemple le 16 octobre dernier, portant plus d’un million de métallos dans les rues de Rome.

Chez les métallurgistes, le mot d’ordre de la « grève générale », désormais adopté par les directions de la FIOM et de la CGIL, a pris de l’ampleur à partir du moment où le mouvement s’est développé en France et a prouvé la possibilité d’une victoire face aux politiques du capital.


De la Belgique au Brésil, de l’Allemagne à l’Afrique noire: la lutte des travailleurs français suscite solidarité syndicale et aiguise l’esprit de lutte!


Les syndicalistes apportent aussi désormais leur soutien, notamment par la voix d’un communiqué de la Fédération syndicale mondiale (FSM)dans lequel la FSM « salue la lutte grandiose des travailleurs, des jeunes travailleurs, des lycéens en France, qui se renforce jour après jour, et elle exprime sa solidarité internationaliste et profonde avec cette lutte ».

Sans surprise, le PAMEgrec et la CGTP-IN portugaise ont déjà exprimé leur entière solidarité avec le mouvement en cours. Le premier syndicat allemand DSBavec ses 7 millions de membres a adressé le 21 octobre dernier une lettre de soutien au secrétaire-général de la CGT dans laquelle nos camarades allemands tiennent à nous confirmer que « les expériences en Allemagne ont montré que l’allongement de l’âge de départ à la retraite n’a pas rendu la retraite plus sûre ». Pour la DSB, travailleurs allemands et français doivent mener une lutte commune contre cette politique « socialement injuste et qui conduit à la privatisation des systèmes de sécurité sociale ».

En Belgique, la FGTB,et sa branche CGSP,ont déjà dépassé la simple solidarité verbale avec le mouvement des travailleurs français et sont passés aux actes, en contribuant au blocage de plusieurs dépôts pétroliers dans le pays.

Encore une fois, la solidarité va bien au-delà du continent européen. Du syndicat de masse brésilien (3 millions d’adhérents) critique envers le lulisme Conlutasau LKPguadeloupéen qui avait montré la voie aux travailleurs métropolitains en passant par la DISK(Confédération des syndicats révolutionnaires) turque et ses 400 000 syndiqués. Tous ont déjà envoyé un message de solidarité adressé à la CGT. Tout comme des dizaines de syndicats d’Afrique noire francophone – de Madagascar, de Djibouti, de la Cote d’Ivoire, du Sénégal, du Burundi, du Tchad ou encore du Burkina Faso – ont également exprimé leur soutien et leur solidarité au syndicat représentant historiquement la lutte de classe en France.

Car tous y voient une lutte menée sur territoire Français au nom des travailleurs du monde entier

Méchoui de soutien aux cheminots grévistes de Tergnier, 28 octobre 2010- De la fraternité et de la solidarité

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VENDREDI 29 OCTOBRE, 17H00 Salle Matisse à St-Quentin:Accueil spécial X.Bertrand, fossoyeur de nos retraites

Xavier BERTRAND, patron de l’UMP, ancien ministre du travail et fossoyeur de nos retraites, souhaite rencontrer les citoyens, lors de sa visite de quartier

                        VENDREDI 29 OCTOBRE, 17H00 Salle Matisse à St-Quentin

ACCUEILLONS-LE  COMME IL SE DOIT

Non Monsieur nous n’avons pas vécu à crédit !

C’est à vous que je m’adresse, Monsieur l’invité de Taddéi de ce mardi 26. Vous qui avez eu l’impudence de nous asséner que le système de répartition nous avait permis de « vivre à crédit » depuis 50 ans, et que maintenant le crédit est épuisé.

Eh bien non, Monsieur, nous n’avons pas vécu à crédit. Au contraire, c’est nous, ceux de la génération des sexagénaires, et nos parents, qui vous avons fait crédit pendant 50 ans, vous faisant confiance pour gérer honnêtement, dans le respect des intérêts de tous, le pacte social instauré par le programme des retraites et la sécurité sociale. Vous et vos pareils, vous nous avez trahis. S’il y a un crédit épuisé, c’est bien celui que nous vous avions accordé.

Peut-être est-ce par ignorance que vous nous avez trompés ? Ce ne serait pas vraiment une circonstance atténuante, vu la hauteur de vos compétences autoproclamées et des émoluments qui vont avec, mais soit – tentons une ultime leçon de rattrapage.

Principe de répartition : prélever, sur les richesses produites dans notre pays, la part destinée à assurer aux travailleurs âgés une fin de vie décente, et exonérée de l’obligation du travail. Toute notre vie, nous avons par notre travail, et par lui seul, assuré la subsistance de nos enfants (via notre salaire) et celle de nos parents et grands-parents (via nos cotisations sociales).

Ce n’est pas, Monsieur, un système de crédit. C’est un système de partage. Un système de solidarité – un mot qui vous insupporte, sans doute… Un système dans lequel les adultes responsables que nous sommes trouvions normal, en échange de notre travail, de pouvoir nourrir nos enfants et nos vieux parents. Quel être humain normal ne considérerait pas comme son devoir, et même son honneur, d’en faire autant ? Vous peut-être. Mais pas nous.

Nous sommes un pays riche. Très riche, même. La richesse que nous produisons, c’est 30.000 € par an et par personne (jeunes et vieux compris). Et c’est nous qui, par notre travail, la fabriquons. Un pays vieux, peut-être, mais dans lequel ce ne sont pas les modestes travailleurs qui ont le plus de chances de voir s’allonger leur espérance de vie, il ne faut pas l’oublier. Nos vieux, ils n’ont tout au plus que 15.000 € par an de pension, la moitié du PIB par habitant, et la part de richesse que leur assurent les cotisations sociales ne représente pas plus de 10% de la richesse globale. Alors qu’ils pèsent entre 15 et 20% de la population. Dans 10 ans, ou 15, ils seront (et nous avec) peut-être 30% de la population, et ne pèseront toujours pas plus que 15% de la richesse globale. Est-ce intenable ? Est-ce vivre « au-dessus de ses moyens » ? Que dire alors de ces managers à 3 ou 7 millions par an (200 à 500 ans de vie d’un smicard !) ou de ces actionnaires à des dizaines de millions ? Valent-ils le prix que nous les payons, par notre sueur et parfois notre sang ?

Non, bien sûr. La majorité d’entre nous ne dépassera pas l’âge de 65 ans. Beaucoup finiront leurs existences encore avant, parfois même sur les chantiers. Les centenaires ne se recrutent pas dans les rangs des modestes travailleurs qui fabriquent votre pain, bâtissent vos maisons, transportent vos télés et vos salons haut-de-gamme, vous soignent quand vous êtes malades, instruisent vos enfants, nettoient vos rues, raffinent votre pétrole, bétonnent vos routes, vous approvisionnent en eau, en gaz, en électricité, et dont les salaires qui les font (sur)vivre ne suffiraient même pas à payer le loyer de vos maisons !

Vous nous méprisez, Monsieur, et je ne vous donne pas tort. Nous sommes en effet risibles, nous qui avons cru possible l’instauration d’une logique de partage avec des gens comme vous. Car vous n’avez aucune conscience. Vous êtes du parti des profiteurs. Cela fait plus de 30 ans que vos pareils nous ont grugés. Ils ont profité des gains de productivité, à leur seul avantage, pour faire baisser l’emploi (et les salaires, et les cotisations sociales) – et nous avons dû supporter une charge de travail toujours plus lourde, pour des salaires toujours plus légers. Ils ont profité de l’ « ouverture des marchés » pour aller installer leurs unités de production (rentables) dans des pays où les salaires sont 50 ou 100 fois plus bas qu’ici, et où les travailleurs sont traités comme des esclaves, et ils ont ensuite profité du chômage que ces manœuvres provoquaient chez nous pour exiger toujours plus d’exonérations sur les cotisations dues aux retraites. Et, ces montants qu’ils refusaient de payer, en contradiction avec les accords qu’ils avaient eux-mêmes signés, et alors même que leurs fortunes gonflaient de manière indécente, ils ont acculé l’Etat à les leur emprunter. Et vous, nos mandataires, que nous avions élus pour nous représenter et nous défendre, vous les avez laissé faire ! Et maintenant, vous venez nous dire que nous avons vécu à crédit !

Oui, Monsieur, le crédit est épuisé. Mais vous vous trompez de cible. C’est le crédit que nous mettions dans votre dévouement à l’intérêt collectif qui est épuisé. Sous vos beaux atours et vos postures de gestionnaires responsables, le hideux visage de votre asservissement à une coterie de privilégiés ploutocratiques est enfin devenu visible pour tous, et on ne voit plus que lui.

Quel que soit l’avenir immédiat du mouvement de révolte que suscite votre injustice, il viendra bien un jour où il vous faudra payer votre dette.

De : rouge

LISTE MANIFESTATIONS DU 28 OCTOBRE EN FRANCE-Retraites : Retrait du projet Woerth

St Quentin -> 17h Place Longueville
01 – Ain
Bourg en Bresse -> 14h30, Champ de Foire
Belley -> 17h30, devant la mairie

02 – Aisne
Château-Thierry -> 17h Place Paul Doumer
Soissons -> 15h Place de la République
Laon -> 17h Pont de Vaux
Hirson -> 14 h Maison des Travailleurs
Chauny -> 14h30 Place de l’Hôtel de Ville
St Quentin -> 17h Place Longueville

03 – Allier
Moulins -> 15h, devant la préfecture
Montluçon -> 15h, place Max Dormoy
Vichy -> 15h, place de la Poste

04 – Alpes-de-Haute-Provence
Digne -> 11h, place De Gaulle
Manosque -> 10h30 Porte de la Saunerie

05 – Hautes-Alpes
Gap -> 10h30, devant la Sécurité Sociale (Bd Pompidou)
Briançon -> 11h sous-préfecture

06 – Alpes-Maritimes
Nice -> 14h, à la tête Carré (devant ACROPOLIS)

07 – Ardèche
Privas -> 10h30 Péfecture
Annonay -> 14h00 usine Faya
Aubenas -> 14h00 rond point Ponson Moulon
Le Cheylard -> 10h devant la mairie

08 – Ardennes
Charleville Mézières -> 14h, Parc des Expositions

09 – Ariège
Foix -> 10h, champ de mars (derrière la Poste)
St Girons -> 14h30, place de la mairie

10 – Aube
Troyes -> 13h30, Rue de la République
Romilly -> 13h30, Place de la Mairie
Bar-sur-Aube -> 13h30, Place Aubertin

11 – Aude
Carcassonne -> 10h30, square André Chénier
Narbonne -> 10h devant le théâtre

12 – Aveyron
Rodez -> 15h, Rond point de Calcomier
Decazeville -> 15h, jardin public
Villefranche -> 15h, devant la Mairie
Saint Affrique -> 15h jardin public
Millau -> 15h, Place du Mandarous

13 – Bouches-du-Rhône
Marseille -> 10h30, Vieux Port
Arles -> 10h30, Place de la République

14 – Calvados
Caen -> 10h, place St Pierre
Lisieux -> 10h, place Mitterrand
Vire -> 17h, Porte Horloge

15 – Cantal
Aurillac -> 10h, Place des Carmes
Saint-Flour -> 17h, Allées Pompidou

16 – Charente
Angoulême -> 10h, gare SNCF

17 – Charente-Maritime
La Rochelle -> 14h30, devant la gare
Saintes -> 16h30, Palais de Justice
Rochefort -> 10h30, Place Colbert
Jonzac -> 17h30, Jardin Public
Royan -> 17h30, Place Charles De Gaulle

18 – Cher
Bourges -> 10H30 place Séraucourt
Vierzon -> 10h30 Forum République
Saint-Amand -> 10h30 Place J.Girault
Saint-Florent-sur-Cher -> 10h30 Place de la République
La Guerche-sur-l’Aubois -> 11h Place du Général de Gaulle
Mehun sur Yèvre -> 16h00 devant la Mairie

19 – Corrèze
Brive -> 10h, place Thiers
Tulle -> 15h devant la gare
Ussel -> 15h place de la République

2A – Corse-du-Sud
Ajaccio -> 10h Carrefour
Porto-Vecchio -> 10h30 aux 4 chemins

2B – Haute-Corse
Bastia -> 10h place Vincenti

21 – Côte-d’Or
Dijon -> 15h30, Place de la Libération
Montbard -> 16h30, Place Gambetta
Beaune -> 10h, Porte St Nicolas

22 – Côtes-d’Armor
Saint Brieuc -> 10h30 Place de la Liberté
Dinan -> 11h30 Esplanade de la Résistance (derrière la Mairie)
Lannion -> 11h, parking de Caërphilly
Guingamp -> 10h30 Place de l’Échiquier

23 – Creuse
Guéret -> 14h, place Bonnyaud
La Souterraine -> 10h, Lycée Raymond-Loewy
Aubusson -> 10h, gare routière
Boussac -> 10h, champ de foire
Bourganeuf -> 10h, place de La Poste

24 – Dordogne
Périgueux -> 16h30, Palais de Justice
Sarlat -> 16h30, Place de la Mairie
Bergerac -> 16h30, Palais de Justice

25 – Doubs
Besançon -> 14h, Place de la Révolution
Montbéliard -> 14h – Place du Champ de Foire
Pontarlier -> 17h30, Place d’Arçon

26 – Drôme
Valence -> 14h30, champ de mars
Montélimar -> 14h30, devant le théâtre

27 – Eure
Evreux -> 14h30, Pré du Bel Etat
Louviers -> 10h, Parvis de l’église
Bernay -> 10h, devant la gare SNCF
Pont-Audemer -> 10h, devant le lycée J. Prévert
Vernon -> 10h, devant la mairie

28 – Eure-et-Loir
Chartres/Mainvilliers -> 10h Piscine des Vauroux

29 – Finistère
Brest -> 10h30 Place de la Liberté
Ile de Batz -> 15h place de l’église
Quimper -> 10h30 Place de la Résistance
Carhaix -> 10h30 Place du champ de foire
Morlaix -> 10h30 Place de la Mairie
Quimperlé -> 10h30 Coat Ker

30 – Gard
Nîmes -> 15h, Jardins de la Fontaine
Alès -> 10h, place de la mairie
Bagnols-sur-Cèze -> 10h devant la Poste
Uzès -> 10h, Esplanade
Le Vigan -> 10h30 devant la mairie

31 – Haute-Garonne
Toulouse -> 10h Allées Charles De Fitte Metro St Cyprien
Saint-Gaudens -> 14h30 Place Jean Jaurès

32 – Gers
Auch -> 10h en bas de l’Hôpital d’Auch

33 – Gironde
Bordeaux -> 11h, Place de la Victoire
Libourne -> 17h30 Square du XVe Dragon

34 – Hérault
Montpellier -> 15h, Rives du Lez (face à l’hôtel de Région)
Béziers -> 10h, Bourse du travail (Boulevard F. Mistral)
Sète -> 10h, devant la mairie

35 – Ille-et-Vilaine
Rennes -> 11h, avenue Janvier
Redon -> 17h, sous préfecture
Saint Malo -> 11h, place de l’ancienne gare
Fougères -> 17h30, sous préfecture
Vitré -> 17h30, place de la gare

36 – Indre
Châteauroux -> 10h, place de la République
Issoudin -> 15h, place du Sacré Coeur

37 – Indre-et-Loire
Tours -> 10h, Place de la Liberté

38 – Isère
Bourgoin-Jallieu -> 10h, parking Diederichs
Grenoble -> 10h, cours Jean Jaurès
Roussillon -> 10h place de la République
Vienne -> 14h30 champ de Mars
La Tour du Pin -> 10h gare SNCF

39 – Jura
Lons le Saunier -> 14h30, Place de la Liberté
Dôle -> 10h, avenue de Lahr
St Claude -> 10h, devant la sous-préfecture
Champagnole -> 15h, Oppidum

40 – Landes
Mont-de-Marsan -> 10h30, Avenue Foch (à côté de la Caserne Bosquet)

41 – Loir-et-Cher

Vendôme -> 10H00 – Place la Liberté
Blois -> 14h30, Parc des Expositions
Romorantin -> 10H30 – Sous Préfecture
Mer -> 10H00 – Place de la Halle
Saint-Aignan -> 10H00 – Super U-ACIAL

42 – Loire
Roanne -> 10h15 Bourse du Travail
Saint-Etienne -> 10h15 Châteaucreux

43 – Haute-Loire
Puy-en-Velay -> 10h30, place Cadelade

44 – Loire-Atlantique
Nantes -> 14h30, devant le CHU
Saint-Nazaire -> 14h30, Place de l’Amérique Latine
Châteaubriand -> 14h30, Place de la Mairie
Ancenis -> 14h30, Station ESSO

45 – Loiret
Gien -> 10h place de la Victoire
Montargis -> 10h30 Place du Pâtis
Orléans -> 10h30 Place du Martroi

46 – Lot
Cahors -> 14h30 départ place Mitterrand
Figeac -> 14h30 départ devant le lycée Champollion
Biars sur Cere -> 10h00 devant la gare

47 – Lot-et-Garonne
Agen -> 10h30, place de la préfecture
Marmande -> 15h, esplanade du Maré

48 – Lozère
Mende -> 16h30 la Chicanette
Saint-Chély d’Apcher -> 10h au Foirail

49 – Maine-et-Loire
Angers -> 10h30 Place Leclerc
Cholet -> 10h30 Place Travot
Saumur -> 10h30 avenue du Général de Gaulle
Segré -> 16h30 Place de la République

50 – Manche
Cherbourg -> 14H30 Place Napoléon
Saint-Lô -> 10h30 mairie
Coutances -> 10h30 mairie
Granville ->
Avranches -> 14h30 à Patton

51 – Marne
Châlons-en-Champagne -> 10h00 maison des syndicats
Reims -> 10h00 maison des syndicats
Epernay -> 10h00 place Carnot
Vitry-le-François -> 10h espace Lucien Herr
Sezanne -> 10h, place du Champs Benoit
Montmirail -> 15h30 devant chez Axon
Sainte Menehould -> 10h00 parking Super U

52 – Haute-Marne
Chaumont -> 17h, devant la mairie
Saint-Dizier -> 17h, devant la mairie

53 – Mayenne
Laval -> 10h30 Place de Hercé

54 – Meurthe-et-Moselle
Nancy -> 14h place Carnot
Longwy -> 14h30 place Darche
Toul -> 10h, Place Ronde

55 – Meuse
Verdun -> 10h00, parking du 8 mai
Barc le Duc -> 14h30, Gare SNCF

56 – Morbihan
Lorient -> 10 h 00 Cosmao Dumanoir
Vannes -> 10 h 00 La Rabine
Pontivy -> 10 h 00 la Plaine
Auray -> 10 h 00 Place du Loch
Belle-Ile-en-Mer -> 10 h 30 Embarcadère
Ploërmel -> 10 h 00 Mairie
Groix -> 11h Les Halles

57 – Moselle
Metz -> 14h30, Place de la Gare

58 – Nièvre
Cosne-sur-Loire -> 16h, devant La Poste
Nevers -> 16h, Bourse du Travail

59 – Nord
Lille -> 14h30, Porte de Paris
Cambrai -> 10h, Mairie
Douai -> 9h30 Place d’Armes
Dunkerque -> 15h, Place Jean Bart
Maubeuge -> 9h30 Espace Rive Gauche
Valenciennes -> 10h place d’armes

60 – Oise
Beauvais -> 14h30 Maison des Entreprises (Route d’Amiens)
Compiègne -> 10h00 Cours Guynemer
Creil -> 10h00 Champs de Mars (Route de Chantilly)

61 – Orne
Alençon -> 11 h devant le conseil général
Flers -> 17h place du marché à Flers
Argentan -> 15h place Leclerc
Mortagne -> 17h30 devant la mairie
Theil/Huisne -> 16h rond point Ecomarché
L’Aigle -> 17h30 place de la poste

62 – Pas-de-Calais
Arras -> 10h, Place de la gare
Boulogne -> 9h30, quai Gambetta
Calais -> 9h Place de la Mairie
Lens -> 10h place du Cantin
St Omer -> 14h Quartier Foch
Bruay la Buissière -> 14h15 Hôtel de Ville

63 – Puy-de-Dôme
Clermont-Ferrand -> 10h Place du 1er mai

64 – Pyrénées-Atlantiques
Pau -> 10h30 – Place de Verdun
Bayonne -> 10h30 – Place Ste Ursule

65 – Hautes-Pyrénées
Tarbes -> 10h, Bourse du Travail

66 – Pyrénées-Orientales
Perpignan -> 10h, place de Catalogne

67 – Bas-Rhin
Strasbourg -> 14h30, Place de la République
Haguenau -> 10h Forum-Place de la république

68 – Haut-Rhin
Colmar -> 11h, devant la Préfecture
Mulhouse -> 16h30, Place de la Bourse

69 – Rhône
Lyon -> 10h30, place Ambroise Courtois
Villefranche -> 10h30, place du Promenoir

70 – Haute-Saône
Vesoul -> 14h, rond point Ducati
Gray -> 17h, quai Mavia
Echenoz -> 14h, rond point Navenne

71 – Saône-et-Loire
Mâcon -> 15h, place Genevès
Paray le Monial -> 14h au Cap (ancien Leclerc)
Châlon sur Saone -> 15h, maison des syndicats
Le Creusot -> 15h, L’Alto
Montceau les Mines -> 16h, place de la mairie
Autun -> 17h, place de la gare
Louhans -> 10h, place de La Poste

72 – Sarthe
Le Mans -> 9h30, Palais des Congrès
Sablé -> 10h, la Flèche
Château du Loir -> 14h30 Place de la Mairie

73 – Savoie
Chambéry -> 14h30, place Caffe
Albertville -> 14h30, place de la sous-préfecture
Saint-Jean-de-Maurienne -> 14h30, place du champ de foire

74 – Haute-Savoie
Annecy -> 14h30, devant la préfecture

75 – Paris
Paris -> 13h, République

76 – Seine-Maritime
Dieppe -> 10h, chambre de commerce et de l’industrie
Fecamp -> 14h30, maison des Syndicats
Lillebonne -> 16h30, Théâtre romain
Le Havre -> 10h gare SNCF
Eu -> 10h00, Guillaume le Conquérant
Gournay-en-Bray -> 11h30, Place Nationale
Rouen -> 10 h cours Clemenceau

77 – Seine-et-Marne
Rendez-vous à Paris (13h, République)

78 – Yvelines
Rendez-vous à Paris (13h, République)

79 – Deux-Sèvres
Thouars -> 11h Place Lavault
Niort -> 11h30 Place de la Brèche
Bressuire -> 17h30 place St jacques
Parthenay -> 17h30 esplanade du palais des congrès

80 – Somme
Amiens -> 14h30 à la Maison de la Culture
Abbeville -> 15h00, place de l’Hôtel de Ville
Ham -> 14h30 Place du château
Doullens -> 17h30 Hôtel de ville
Friville Escarbotin -> 15h00, place Jean Jaurès

81 – Tarn
Albi -> 14h30, place du Vigan
Castres -> 16h30, devant la sous-préfecture

82 – Tarn-et-Garonne
Montauban -> 14h30 Place des Fontaines

83 – Var
Draguignan -> 10h30 devant la sous préfecture
Toulon -> 10h place de la Liberté

84 – Vaucluse
Avignon -> 14h Porte de l’Oulle

85 – Vendée
La-Roche-sur-Yon -> 14h Place Napoléon

86 – Vienne
Poitiers -> 10h ZUP Place de Provence

87 – Haute-Vienne
Limoges -> 10h, Place de la République

88 – Vosges
Epinal -> 14h30 devant la préfecture
Saint-Die -> 14h30 devant la Cathédrale
Vittel -> 14h30 devant la gare

89 – Yonne
Auxerre -> 15h, maison des syndicats
Sens -> 10h, marché couvert
Avallon -> 10h, capucins
Migennes -> 10h, devant la mairie.

90 – Territoire de Belfort
Belfort -> 10h Devant la Maison du Peuple

91, 92, 93, 94
Rendez-vous à Paris (13h, République)

95 – Val d’Oise

Cergy -> 10h, devant le siège du Medef (7 avenue de la Palette)

974 – Réunion
Saint-Pierre -> 9 h à la gare routière (devant le LP de St-Pierre)
Saint-Denis -> 9 h au Petit marché

976 – Mayotte
Mamoudzou -> 8h esplanade de l’office du tourisme

70% contre la « réforme », 3,5 millions dans la rue pour le crier – Manifestation jeudi 28 octobre- 17H Place de Longueville (Devant Aisne nouvelle) St-Quentin, mais aussi…

 Un MECHOUI de solidarité avec les cheminots du technique à Tergnier se déroulera  JEUDI 28 OCTOBRE dans le cadre de la manifestation nationale contre la réforme des retraites. Un concert est aussi organisé sur place de 11h à 14h .

RENDEZ VOUS POUR CEUX QUI LE PEUVENT  A PARTIR DE 5H DU MATIN A TERGNIER (centre technique) pour la préparation, la cuisson et participation au piquet de grève, pour les camarades  indisponibles à cette heure, vous pouvez  nous rejoindre dans la matinée ou le midi.

Et bien sûr manifestation à 17h pour St-Quentin (devant l’Aisne Nouvelle) Rond point longueville
 
Info dernière minute : Xavier BERTRAND, patron de l’UMP, ancien ministre du travail et fossoyeur de nos retraites, souhaite rencontrer les citoyens, lors de sa visite de quartier

                        VENDREDI 29 OCTOBRE, 17H00 Salle Matisse à St-Quentin

ACCUEILLONS-LE  COMME IL SE DOIT

TOUS ENSEMBLE, ON LACHE RIEN

Tract à reproduire si besoin

Gagner le maximum à l’action décisive pour le retrait du projet de loi 

Une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations a été fixée par les syndicats au jeudi 28 octobre. Elle peut et doit être le point de départ de la mobilisation décisive pour  gagner le retrait du projet de loi Woerth contre les retraites.

Le rapport de force le rend possible, n’en déplaise à la propagande officielle et à ses entreprises d’intoxication, de diversion, d’intimidation.

Loin de s’essouffler, la mouvement s’étend et s’élargit de semaine en semaine : depuis le 12 octobre, on atteint 3,5 millions de manifestants, dans bien des villes des sommets historiques inédits depuis 1995 voire 1968. Le soutien massif de la population ne se dément pas. La responsabilité du blocage de la situation incombe entièrement au gouvernement. Même les sondages admettent qu’une forte majorité attend une « radicalisation » du mouvement.

Loin de sonner la fin de la lutte, le vote du Sénat n’est qu’une formalité pour le pouvoir. On le sait depuis le départ. Le travail des sénateurs, notamment communistes, aura permis de dénoncer tous les aspects régressifs du projet. La lutte continue. On s’en souvient, le CPE a été mis en échec après le vote du Parlement.

Loin de se « fissurer », le mouvement rassemble, permet la convergence des luttes

Les jeunes ont fait irruption en masse dans le mouvement parce qu’ils ont vu le lien entre les questions d’emploi, de formation et de droit à la retraite. Les parents d’élève se mobilisent. Les batailles pour l’hôpital public affrontent la même attaque contre le financement de la Sécurité sociale. Les luttes pour la défense de l’industrie, pour les salaires sont aussi, solidairement, des luttes pour le financement des retraites. Total réalise 1 milliard d’euros de profits par mois, en redonne les deux tiers à ses actionnaires mais la firme veut fermer une raffinerie en France et supprimer des centaines d’emplois.

La lutte commune, la victoire possible rejailliront sur toutes les luttes locales ou sectorielles. Reproduisons le « tous ensemble » de 1995 !

Le mouvement de fond dans le pays appelle une nouvelle étape et

une perspective d’alternative claire.

Où est passé le MEDEF ? Mme Parisot est-elle aux champignons ? Tout est fait dans les media pour que les véritables commanditaires et profiteurs de la casse des retraites n’apparaissent pas, pour déplacer le lieu de l’affrontement hors de l’entreprise. N’oublions pas que les firmes du CAC 40 ont engrangé 41,6 milliards d’euros de profits sur les six premiers mois de l’année, en hausse de 86%. C’est trois fois le soi-disant « déficit » des retraites.

C’est là qu’il faut frapper, au cœur du système, le pouvoir économique.

Gagner le maximum à l’action

Le potentiel existe pour des actions de masse, encore plus fortes, qui touchent aux intérêts économiques du patronat, en particulier la grève. La grève générale illimitée ne se décrète pas. Il ne s’agit pas d’y appeler pour se retrouver à quelques éléments « radicalisés », entre soi. Il s’agit de la construire, de gagner à l’action décisive tous ceux, des millions, une majorité de nos collègues, de nos voisins, qui soutiennent la lutte.

Le succès de la manifestation du samedi 16 octobre pose la question de créer les conditions d’une entrée en grève, sous des formes adaptées, des salariés pour qui c’est encore plus difficile ou plus inhabituel.

Une impulsion nationale sur des objectifs clairs peut aussi raviver la mobilisation dans des secteurs qui se sont beaucoup battus, qui ont « beaucoup donné » ces dernières années.

Certains secteurs ont ouvert la voie en engageant déjà la grève reconductible à un haut niveau notamment les ouvriers des raffineries et les cheminots. Depuis plusieurs jours, des actions symboliques montrent la continuité de la lutte et préparent la prochaine étape, le 28 octobre. Elle peut être l’étape décisive. Communistes, nous mettons toute notre action dans cet objectif.

Retrait du projet de la loi Woerth ! Le mot d’ordre s’impose à tous maintenant

C’est la revendication fédératrice immédiate. Peu importe les mots de chaque organisation : que l’on « rejette » le projet de loi, que l’on « s’y oppose », que l’on soit « contre », qu’on demande « l’arrêt de son examen au Parlement » : tout cela revient à revendiquer le retrait. Il faut le dire clairement.

C’est un préalable indispensable à toute alternative de progrès pour les retraites. Aucune n’est imaginable sans la mise en échec du cœur du projet : la fin de la retraite à 60 ans, le report des âges de départ à 62 et 67 ans. Aucun point n’est négociable, pas plus la remise en cause de la médecine du travail que la baisse des salaires nets des fonctionnaires…

Ne laissons pas enfermer la perspective politique entre une version UMP et une version PS de la « réforme ». On comprend les calculs des media qui mettent en avant le PS et son projet.

La question immédiate, ce n’est pas ce que la gauche ferait en 2012, les calculs électoraux, mais comment on gagne maintenant. Et le mouvement ne gagnera pas sur les propositions du PS. En prévoyant l’allongement de la durée de cotisation, le PS rend illusoire pour le plus grand nombre la retraite à 60 ans. Il s’inscrit dans les orientations de l’UE. Martine Aubry reproche surtout au gouvernement sa méthode et vante l’exemple allemand d’une « réforme concertée » qui a abouti à la retraite à 67 ans ! Le projet PS veut augmenter la CSG et dégager encore plus le patronat du financement de la Sécu en la fusionnant avec l’impôt sur le revenu.

Les luttes portent l’alternative politique.

Pour les retraites, l’alternative, c’est la défense et la reconquête du système solidaire par répartition. Le droit effectif à la retraite à 60 ans (à taux « plein » – 75% avec les complémentaires) pour tous passe par le retour aux 37,5 annuités (55 ans avec bonifications pour les métiers reconnus pénibles).

Cela correspond à une réalité. La durée des carrières est actuellement (hors bonifications) de 36 ans. Elle ne s’allongera pas, selon le COR lui-même (37 ans dans les années 2020). L’âge moyen d’entrée sur le marché du travail se situe entre 21 et 22 ans.

Cette référence renvoie aussi au rôle central de la cotisation sociale, part socialisée du salaire, dans notre système solidaire.

Liée solidairement à l’emploi et aux salaires, la cotisation sociale constitue un prélèvement direct, sans accumulation financière, sur la création de richesses. Abaisser le chômage et la précarité, augmenter les salaires, rétablir les cotisations patronales, supprimer les exonérations (33 milliards d’euros par an) : c’est le plus sûr moyen de prendre sur les profits, de financer nos retraites.

Gagner le retrait de la loi Woerth, le maintien de la retraite à 60 ans, c’est un enjeu politique général.

En revenant sur cet acquis historique, le pouvoir veut avoir les mains libres pour accélérer encore sa politique de casse sociale et de régression économique. Son modèle, c’est la Grande-Bretagne dont le gouvernement vient d’annoncer la destruction de 500.000 emplois en 5 ans et la diminution d’un quart des dépenses publiques et sociales.

Les travailleurs, en gagnant, peuvent commencer à inverser sa politique au service du capital. C’est vital pour le plus grand nombre.

RETRAITE-Saint-Quentin-Blocage surprise à un rond-point (article Aisne Nouvelle et photos)

RETRAITE-Saint-Quentin-Blocage surprise à un rond-point (article Aisne Nouvelle et photos) dans Conseil Municipal de St Quentin Le Collectif en lutte contre la réforme des retraites promet d’autres actions dans les jours à venir.

Un collectif en lutte contre la réforme des retraites, tout juste créé, a organisé samedi un barrage filtrant au rond-point Zac la Vallée.

Samedi. 15 h 30. Malgré le temps glacial, l’ambiance est joyeuse à l’entrée de la ville, à hauteur du rond-point Mac Donald. Des ballots de pailles sont dispersés sur la chaussée, des drapeaux déployés, des pancartes haut tenues. Les slogans, parfois humoristiques, parfois sérieux, visent précisément Saint-Quentin et son maire, nouvellement élu : « Xavier Bertrand, fossoyeur des retraites et de la Sécu, on ne t’oublie pas ».
A cette heure d’affluence, en pleine ruée sur les courses hebdomadaires, les automobilistes se succèdent, ralentis sur la route, dans une queue tout aussi bon enfant.
Klaxons, pouces ou poings levés saluent la plupart du temps l’intervention. Lorsqu’un chauffeur de camionnette s’énerve (« Vous ne savez même pas contre quoi vous manifestez ! »), il est copieusement sifflé et hué. Même chose pour une jeune femme refusant l’un des tracts distribués. Le tout a duré pas plus d’une heure. « Tant qu’on a des munitions (des tracts, N.D.L.R.), on continue, glisse Olivier Tournay, l’un des membres du collectif, conseiller municipal de l’opposition (PC) par ailleurs. Il s’agissait pour nous de rythmer l’action entre les temps forts organisés au niveau national. »

D’autres actions annoncées

Qui est-il exactement de

ce fameux collectif ? Parmi la petite cinquantaine de membres de sortie ce week-end, on compte des syndicalistes, des cheminots de Tergnier, des profs, des bénévoles d’associations, des salariés du privé… Mais « peut venir nous rejoindre qui veut », poursuit Olivier Tournay. « On ne manifeste pas seulement pour la retraite, mais contre Sarko », explose Laetitia. « Nous nous sommes réunis suite aux premières manifestations », expliquent de leur côté Aurélien et Olivier. « Nous avons déjà mené une première opération escargot, mardi, vers la zone industrielle de Morcourt. Pour se lancer. Mais c’est la première que nous médiatisons. »
16 h 30. Dispersion dans le calme et avec le sourire. Suivie d’un débriefing. « On se contacte par Internet. On avait rendez-vous devant la Bourse du travail pour décider ensemble, de façon démocratique. On est parti au dernier moment au rond-point, ça crée la surprise… »
Le Collectif en lutte ne compte pas s’arrêter là, et annonce d’autres actions à venir.

Auteur : Magali FILOU et Nasséra LOUNASSI

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RAFFINERIE -Médias : Intox !

1968pressenepasavaler.jpgMédias    : Intox    ! 

Mais à lire les commentaires sur certains sites annonçant que deux ou trois raffineries ont arrêté la grève, on se rend compte que le défaitisme n’est pas de mise !

Florilège :

« Arrêt de la grève alors qu’il n’y a pas de brut pour travailler !! ce serait donc un arrêt technique où on est payé et où la raffinerie ne produit pas. Ce qui revient au même qu’une grève sur le plan exploitation. »

J »‘ai aussi cette idée étrangement :)

Ils sont pas cons, si y’a moyen de tourner pour souffler un peu a un moment, que d’autre prennent le relais etc on le fait. »

« Mais forcément nos gentils médias sautent sur l’occasion pour dire partout que ca y’est c’est fini et puis ils nous l’ont toujours dit d’abord, le mouvement s’essouffle depuis le début, pas vrai? »

« Ne vous réjouissez pas trop vite : il faut savoir paraître abandonner un front pour en ouvrir un autre, quitte à revenir au premier … Je pense que vous n’êtes pas au bout de vos surprises . »

 

De : pilhaouer

L’union federale des retraites CGT de la police Nationale condamne..Bravo

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CN du PCF des 22 et 23 octobre 2010 – Intervention d’Emmanuel DANG TRAN (réaction sur les 37,5 annuités)

manu96ppp.gifIntervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris
 
En réaction à ce que vient de dire le camarade, je veux souligner combien la proposition du retour aux 37,5 annuités est non seulement juste, crédible mais essentielle dans la défense du système solidaire par répartition. Nous portons l’exigence de l’abrogation de la loi Balladur depuis 1993 mais elle est anormalement délaissée dans la campagne nationale aujourd’hui.

 

Nous devons vraiment avoir ce débat. La contradiction profonde avec le PS qui choisit l’allongement de la durée de cotisation pour affaiblir notre système de retraites ne doit pas le bloquer.

 

La durée moyenne des carrières de ceux qui font valoir leurs droits à la retraite en 2010 est de 36 ans, sans compter les années de bonification. Le Conseil d’orientation des retraites, lui-même, prévoit qu’elle sera de 37 ans pour ceux qui liquideront leur retraite dans les années 2020, cette estimation avec un taux de chômage envisagé à 4,5%.

Donc 37,5 années, cela correspond à une réalité. 37,5 ans de travail dans une vie, c’est déjà long en termes de choix de société.

 

Revenir aux 37,5 annuités, c’est une proposition que redonne sa crédibilité au droit à la retraite à 60 ans pour tous.  

Je trouve l’argument complètement spécieux qui consiste à dire que pour certains cela ne suffira pas pour bénéficier du taux « plein » à 60 ans. C’est une réalité. Mais avec 40,5 annuités comme aujourd’hui, 41,5 voire 43 dans quelques années, les conditions seront évidemment bien pires, inaccessibles pour le plus grand nombre.

 

L’âge d’entrée sur le marché du travail n’est pas de 27 ou 30 ans comme on l’entend. Il est en réalité de 21 ans. Les trois-quarts des étudiants sont aussi salariés. Peu étudient plus de 4 ou 5 ans.

27 ans, c’est l’âge moyen d’accès au premier emploi stable. C’est là qu’est le problème. Nous ne pouvons pas accepter cet état de fait. Notre bataille doit être dirigée contre le chômage, l’emploi précaire, les stages pratiquement pas rémunérés que le patronat impose en particulier aux jeunes, mais aussi de plus en plus aux salariés les plus âgés.

 

Le retour aux 37,5 annuités est une condition pour défendre la légitimité du système par répartition auprès des salariés.

La déconnexion entre la durée réelle des carrières et la durée de cotisation demandée pour une retraite à taux « plein » remet en cause la conception de la retraite comme prolongation du salaire, la légitimité du financement solidaire des retraites par la cotisation sociale, partie socialisée du salaire.

 

Le patronat, le capital ne demandent que ça depuis toujours, depuis 1945, pouvoir mettre la main sur le financement solidaire. Les gouvernements successifs ne cesse d’en saper l’efficacité, également pour que les salariés cessent de le défendre.

 

Or il n’y a pas de prélèvement sur la création de richesse, sur les profits, plus direct, sans gâchis financier, que le salaire dans sa partie nette et sa partie socialisée.

Notre parti, qui est à l’origine de l’établissement de ce système à la Libération, doit être le plus déterminé à le défendre.

PCF-Conseil national des 22 et 23 octobre 2010 – Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

corinnebecourt.jpgConseil national des 22 et 23 octobre 2010 

Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

 

La situation est inédite depuis des années, très encourageante. Le besoin du PCF s’exprime fortement d’un PCF qui reste fidèle à sa raison d’être.

A Saint-Quentin, nous constatons, comme ailleurs, l’engagement dans la lutte d’un grand nombre de salariés, de jeunes, qui n’ont pas l’habitude de se mobiliser.

La résignation recule. L’acceptation que nous avions constatée du discours « travailler plus pour gagner plus » a disparu.

Dans leur recherche d’action et de perspectives, ils se dirigent vers les syndicats mais aussi spontanément vers le Parti. Les 40.000 tracts que nous venons de diffuser dans la période à la porte des boîtes et dans les quartiers sont lus, discutés. La banderole de la section rassemble largement au-delà de nous-mêmes dans les manifestations. Nous sommes comme des poissons dans l’eau dans les initiatives interprofessionnelles (avec forte participation des cheminots). Ce n’est vraiment pas le cas du PS.

 

Après ces semaines de lutte, ici, je me sens un peu déconnectée.

L’essentiel, c’est de peser de toutes nos forces dans la victoire possible et déterminante de la lutte présente pour les retraites, non d’envisager de nouvelles formes de recomposition politique de la gauche d’ici les présidentielles.

Commençons par défendre de façon claire et offensive les positions communistes avant de s’inscrire dans un processus de « programme partagé » aux contours « unitaires » incertains.

Méfions-nous aussi de tomber dans la personnification contre Sarkozy qui tend à faire diversion et à déplacer la perspective vers 2012 ! Mettons en évidence la place du Medef !

 

De ce que j’entends sur les cantonales, je comprends que l’on va enfin pouvoir avoir des candidats PCF localement. Cela me convient. Mais, il ne faudrait pas que le résultat national soit crédité au compte du Front de gauche.

Impact des grèves : le Medef s’alarme

Les patrons sont totalement responsables avec le pouvoir Sarkozyste d’une situation provoquée par leurs décisions qui n’ont qu’un objectif : casser tous les acquis sociaux de notre peuple pour sauvegarder le capitalisme. Il ne pensaient sans doute pas que le mouvement prendrait une telle ampleur. Agissons partout pour contester leur politique de destruction sociale et économique !


Le Medef, principale organisation patronale, s’est alarmé aujourd’hui de « la gravité de l’impact sur l’économie » du conflit social sur la réforme des retraites et a réclamé un moratoire sur le paiement de charges pour les entreprises les plus touchées par la crise.

« Le Medef a établi un point de la situation avec ses fédérations professionnelles et réseaux territoriaux et constate la gravité de l’impact sur l’économie du pays des perturbations actuelles », a déclaré l’organisation dans un communiqué.

Elle a souligné notamment « l’arrêt ou quasi arrêt des livraisons des marchandises (matières premières ou produits finis) transitant par le fret ferroviaire » et les « retards considérables des livraisons transitant par le fret routier ».

Ces deux phénomènes, conséquences des grèves à la SNCF et de la pénurie de carburant engendrée par la paralysie du secteur pétrolier, « entraînent des dysfonctionnements graves dans la plupart des entreprises industrielles, de la construction et des travaux publics », a-t-elle dénoncé.

Ces deux phénomènes, conséquences des grèves à la SNCF et de la pénurie de carburant engendrée par la paralysie du secteur pétrolier, « entraînent des dysfonctionnements graves dans la plupart des entreprises industrielles, de la construction et des travaux publics », a-t-elle dénoncé.

Appelant à faire une « priorité nationale » de la défense des PME et TPE, le patronat a estimé que « des moratoires URSSAF doivent être envisagés pour les entreprises déjà fragilisées par la crise ».

L’impact économique du conflit sur la réforme des retraites n’a pas encore été chiffré. Mais la patronne du Medef, Laurence Parisot, avait estimé mardi dernier que la crise pourrait s’avérer « catastrophique » pour les petites et moyennes entreprises.
Et c’est le Figaro !!!

Impact des grèves   : le Medef s'alarme  dans Luttes, grèves, manifs pucehttp://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/10/24/97002-20101024FILWWW00160-impact-des-greves-le-medef-s-alarme.php

Parlement européen : PS et Europe Ecologie pactisent avec la droite

Lors de l’adoption le 20 octobre d’une longue résolution intitulée « Crise financière, économique et sociale : recommandations concernant les mesures et initiatives à prendre », le point 77 sur la base d’un rapport établi par Pervenche Berès, députée socialiste française, stipule ce qui suit :

« 77. prend acte de ce que le grand krach éclaire d’un jour nouveau le défi démographique et celui du financement des retraites ; considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, dûment garantis par une réglementation et une surveillance spécifiques destinées à protéger les investisseurs ; considère en outre que les retraites devront être réformées à l’échelle européenne pour contribuer à financer la solidarité intergénérationnelle ; considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées ».

Les députés socialistes et d’Europe Écologie ont donc approuvé ce point de la résolution générale comme l’indique le détail nominal des votes. Tout commentaire serait totalement superflu !

Détail nominal des votes de ces deux groupes au Parlement européen :
S&D : Alves, Andrés Barea, Ari f, Arsenis, Attard-Montalto, Ayala Sender, Badia i Cutchet, Baléytis, Berès, Berlinguer, Berman, Blinkeviéiüté, Bo-tinaru, Bozkurt, Brzobohatà, Bullmann, Capoulas Santos, Cashman, Castex, Cercas, Christensen, Cofferati, Correia De Campos, Cortés Lastra, Costa, Cretu, Crocetta, Cutaç, Daerden, Dâncilâ, Danellis, De Angelis, De Castro, De Keyser, De Rossa, Désir, Domenici, Duêek, El Khadraoui, Enciu, Ertug, Estrela, Farm, Ferreira Elisa, Flaêikova Berlova, Fleckenstein, Garcia Pérez, Gardiazàbal Rubial, Gebhardt, Geier, Geringer de Oedenberg, Gierek, Glante, Gomes, Geincz, Grech, Grelier, Groote, Gualtieri, Guerrero Salom, Guillaume, Gurmai, Gutiérrez Prieto, Haug, Hedh, Herczog, Hoang Ngoc, Honeyball, Howitt, Hughes, Iotova, Ivan, Jaakonsaari, Jàuregui Atondo, Jorgensen, Kadenbach, Kal fin, Kammerevert, Kelly Alan, Kirilov, Koppa, Krehl, Kreissl-Deirfler, Lambrinidis, Lange, Le Foll, Leichtfried, Liberadzki, Lôpez Aguilar, Ludvigsson, McCarthy, Marika, Martin David, Martinez Martinez, Masip Hidalgo, Mavronikolas, Menéndez del Valle, Merkies, Milana, Mirsky, Moreira, Muiliz De Urquiza, Nevedalovà, Obiols, Padar, Panzeri, Papadopoulou, Pargneaux, Paçcu, Peillon, Perello Rodriguez, Pirillo, Pittella, Plumb, Poc, Podimata, Prodi, Rapkay, Rapti, Regner, Repo, Riera Madurell, Rodust, Romero Lôpez, Roth-Behrendt, Rouéek, Sanchez Presedo, Sârbu, Sassoli, Schaldemose, Scicluna, Sehnalovà, Senyszyn, Serracchiani, Severin, Simon, Simpson, Sippel, Skinner, Smolkova, Stavrakakis, Steinruck, Stihler, Susta, Swoboda, Tabajdi, Tarabella, Thaler, Thomsen, Ticâu, Tirolien, Toia, Trautmann, Ulvskog, Van Brempt, Vaughan, Vergnaud, Vigenin, Weber Henri, Weiler, Westphal, Willmott, Yariez-Barnuevo Garcia, Zala, Zemke

Verts/ALE : Albrecht, Al fonsi, Auken, Bélier, Benarab-Attou, Besset, Brantner, Brepoels, Can fin, Cohn-Bendit, Cramer, Delli, Durant, Eickhout, Engstreim, Evans, Flautre, Giegold, Grèze, Hâfner, Harms, Hassi, Hudghton, Jadot, Joly, Junqueras Vies, Keller, Kiil-Nielsen, Lambert, Lamberts, Lichtenberger, Lochbihler, Leivin, Lunacek, Rivasi, Romeva i Rueda, Rühle, Sargentini, Schlyter, Schroedter, Schulz Werner, Smith, Staes, Tarand, Taylor, Trüpel, Turmes, Turunen, Zdanoka

Déclaration de Jacky Hénin, au nom du groupe GUE/NGL :

Depuis des mois, les mobilisations syndicales et populaires se succèdent en France et en Europe, pour s’opposer à la casse des droits et acquis sociaux, à la privatisation des  retraites et de la sécurité sociale, au gel des salaires et des retraites, pour refuser de faire payer aux peuples une crise dont ils ne sont pas responsables.

Si ce rapport s’émeut de la crise et tente de « moraliser le marché », il soutient les plans d’austérités dans les différents pays Européens. L’ensemble du rapport constitue en effet un éloge au pacte de stabilité et demande des mesures plus contraignantes encore, assorties de sanctions aux états membres et l’obligation de réduire les déficits.

C’est pourtant tout le contraire qu’il faudrait faire. En effet, depuis de nombreuses années au nom de la recherche du profit, on a compressé les salaires, diminué les impôts et cotisations des entreprises et des banques pour accroître la part des richesses revenant aux prélèvements financiers (intérêts et dividendes). Se faisant on fait grossir les déficits publics, on a recouru à l’emprunt sur les marchés financiers, on a favorisé l’essor des placements financiers et de la spéculation. Pendant ce temps le crédit à été rationné pour l’emploi et les productions nationales tandis qu’il a été facilité pour les OPA et les exportations de capitaux, la politique monétaire de la BCE n’ayant servit qu’à défendre le taux de profit. C’est cette logique qui est responsable de la crise systémique que nous vivons. 

Hier encore, ce sont 3,5 millions de personnes qui manifestaient en France contre la réforme des retraites imposée par le gouvernement Sarkozy. Pourtant le rapport  » considère que le financement des pensions ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés, [...] considère que l’allongement de la durée de vie soulève des questions transversales en termes d’organisation de la société qui n’ont pas été anticipées ».
Ce n’est ni plus ni moins que la fin de la retraite par répartition et le soutien à la politique de Sarkozy que nous proposent les socialistes et les verts en votant ce rapport !

On ne peut pas s’élever contre ces mesures en France et les préconiser au niveau Européen. Nous demandons que cesse cette hypocrisie et qu’une clarification soit faite quant aux positions des uns et des autres.

Pour notre part, nous soutenons plus que jamais les salariés européens et nous continuerons à dénoncer et lutter contre les plans d’austérités, les politiques néolibérales de l’Union Européenne et pour une profonde réorientation de la BCE. La crise sociale ne sera dépassée que par une utilisation de cet argent qui coule à flot en Europe, au profit des populations.

Article publié sur le blog des élus communistes de Sassenage

LOI WOERTH : DOUBLE PEINE POUR LES FONCTIONNAIRES ET POUR LES JEUNES !

octobre 2010, par les communistes de  Saint Martin d’Hères (Isère)

Avec 2,80 % de retenue en plus sur les traitements, la loi Woerth va amputer une journée de salaire tous les mois à chaque agent des trois fonctions publiques ! Quant aux jeunes qui arriveront dans la vie active, c’est 1 million d’emplois en moins pour eux chaque année !

Si demain la loi Woerth etait appliquée, le salaires des fonctionnaires baisserait de 2.80 % !

En effet, la loi prévoit d’augmenter le prélèvement pour les pensions de 2.80 %, alors que rien ne le justifie !

Cette baisse de salaire correspondrait à un jour de salaire en moins chaque mois.

Ansi, la perte de traitement qui découlerait de l’application de la loi, ramènerait les rémunérations des fonctionnaires à leur niveau de 1995.

Sans compter le gel du traitement des fonctionnaires jusqu’en 2013 que vient de préconiser la cour des comptes.

On peut donc se poser la question suivante : doit-on perdre quelques jours de salaires en faisant grève pour empêcher l’application de cette loi ou perdre un jour de salaire chaque mois jusqu’à 67 ans ?

Lire également :

http://www.pcf-smh.fr/Retraites-public-prive-on-ne-peut.html

http://www.pcf-smh.fr/l-augmentation-des-cotisations-des.html

Quant aux jeunes qui arrivent dans la vie active, l’application de la loi Woerth ce sera 1 million d’emplois en moins pour eux !

En faisant travailler les salariés du privé et du public jusqu’à 67 ans, la conséquence immédiate sera d’empêcher l’accés à 1 million d’emplois chaque année pour les plus jeunes arrivant dans la vie active.

Sans compter les 4,5 millions (chiffres officiels) de travailleurs qui sont privés d’emploi par le patronat.

Et le gouvernement voudrait empêcher les lycéens, étudiants et jeunes précaires de rentrer dans la lutte sous pretexte qu’ils ne sont pas concernés !?

L’Italie aussi-Près d’1 million de métallurgistes dans les rues de Rome à l’appel de leur syndicat de classe pour leurs conditions de travail et pour préparer les conditions de la grève générale

fiom2.jpgPrès d’1 million de métallurgistes dans les rues de Rome à l’appel de leur syndicat de classe pour leurs conditions de travail et pour préparer les conditions de la grève générale

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

« Nous ne donnons pas de chiffres, comptez-les vous-mêmes », en répondant ainsi samedi, le dirigeant de la FIOM laissait les journalistes submergés par la marée humaine qui avait envahi Rome ce samedi 16 octobre. Même la préfecture de police, pourtant encline à la minimisation systématique, en a tout de même compté 200 000.

La FIOM est finalement sortie de sa réserve en fin de journée pour annoncer que le cap du million de manifestants était atteint.

Peu importe les chiffres exacts, le fait que plusieurs centaines de milliers de métallurgistes italiens se soient déplacés dans la capitale italienne à l’appel de leur syndicat de classe, la FIOM, avec comme mot d’ordre la défense de leurs conditions de travail (« Oui aux droits, non au chantage: le travail est un bien commun ») était déjà une réussite en soi.

D’autant plus que le syndicat des métallurgistes, branche autonome de la CGIL ayant conservé des positions de classe que la maison-mère a délaissé depuis, exclut tout corporatisme. Au contraire, la manifestation de jeudi était axée sur l’ « unité dans les luttes », la convergence des luttes, avec présence de diverses corporations industrielles, d’ouvriers en bleu de travail mais aussi d’étudiants, de précaires, de chômeurs, de retraités et d’immigrés dans le cortège.

Au-delà de simples revendications catégorielles liées à leurs conditions de travail, les métallurgistes italiens ont manifesté en bloc contre l’ensemble de la politique du gouvernement italien: remise en cause des conventions collectives; chômage de masse, chantage à l’emploi et délocalisations comme dans le cas de l’usine FIAT de Pomigliano (Chantage du patron de FIAT à l’usine de Pomigliano: alignement sur les conditions de travail des ouvriers polonais ou fermeture de l’usine); plan d’austérité pour les travailleurs et renflouements pour l’industrie (Détail du plan d’austérité du gouvernement Berlusconi: la « manœuvre »); jusqu’à la revendication de la sortie des troupes d’Afghanistan.

Toutes ces revendications étaient articulées entre elles par les manifestants et convergeaient vers la mise en échec des plans du gouvernement et du patronat.

Pour les participants et les organisateurs de la manifestation, il ne peut y avoir d’alternative politique sans lutte dans la rue, et le mot d’ordre simple scandé par les manifestants: « Grève! Grève! Grève »posait la perspective immédiate.

Ainsi était mise à l’ordre du jour la question du passage de la mobilisation à une autre étape en Italie, et ensuite de la grève générale.


fiom.jpgLa FIOM et même la CGIL pose désormais la question de la grève générale après la manifestation du 27 novembre


Point d’unité syndicale en Italie dans un mouvement divisé en trois tendances majeures et gangréné par le réformisme. D’une part, les syndicats jaunes que sont la CISL et l’UIL qui collaborent ouvertement avec le gouvernement. D’autre part, la CGIL, syndicat à tradition communiste, tiraillé entre une direction réformiste et une base de classe plus combative. En son sein, la FIOM, branche autonome des métallurgistes, ayant donc maintenu des positions de lutte de classe.

Les métallurgistes semblaient avoir pris acte de l’impossibilité d’une action unitaire avec la CISL et l’UIL et les insultes fusant envers les dirigeants de ces deux centrales, en particulier pour Rafaelle Bonnani, secrétaire-général de la CISL, qui n’a cessé de discréditer le mouvement dans les médias acquis au gouvernement.

Événement historique, le secrétaire-général de la CGIL Guglielmo Epifani s’est par contre joint à l’appel lancé par le secrétaire-général de la FIOM, Maurizio Landini et les deux leaders syndicaux ont défilé à la tête du cortège romain.

La question de l’amplification de la mobilisation et d’un point de chute pour une grève générale a été posée par les deux leaders syndicaux.Pour Epifani, cela reste avec prudence, en effet celui-ci a évoqué « la possibilité d’une grève générale bien que ce ne soit pas notre seule arme ». Il a tenu à exprimer encore une fois son optique « gradualiste » et son ouverture aux négociations avec le gouvernement, toutefois: « Si nous n’avons pas obtenu de réponses du gouvernement d’ici la manifestation du 27 novembre, alors nous enchaînerons avec la grève générale ».


Alternative politique et attente déçue d’une organisation de classe et de lutte, du Parti communiste italien historique


fiom3.jpgLandini s’est montré plus offensif lors du discours de clôture, place San Giovanni. Face aux cris venant de la foule« Grève! Grève! Grève », celui-ci leur a répondu: « Nous avons le devoir de continuer cette bataille et pour continuer il faut que nous arrivions à déclarer la grève générale. »In fine, c’est la question de l’alternative politique qui a été posée par le leader métallurgiste: « Nous n’avons pas peur des mots. Nous voulons changer cette société ».

Mais avec qui à gauche?Certains observateurs ont parlé de « Parti FIOM », sortant de son rôle syndical et se substituant à l’impuissance de la gauche parlementaire, capable seul de mobiliser l’ « Italie rouge » orpheline du PCI, d’une organisation de classe, de lutte, révolutionnaire.

Entre un PD complice du gouvernement, des partis personnels tentant la formule du berlusconismede gauche (Nichi Vendola, Beppe Grillo ou Antonio Di Pietro) et des communistes empêtrés dans une Fédération de gauche qui se dirige de plus en plus vers un Die Linke à l’italienne que vers la nécessaire reconstruction du Parti communiste, la gauche italienne est tout sauf ce que le million de métallurgistes descendus dans les rues de Rome attendent.

On pourrait rajouter que là réside tout le drame de la gauche italienne depuis la dissolution du PCI en 1991.

Un lycéen engagé nommé Guy Môquet

Il y a 69 ans, le 22 octobre 1941, Guy Môquet était assassiné par les nazis à Châteaubriant avec 26 de ses camarades dont Charles Michels, député communiste du 15ème arrondissement. Comme chaque année, nous rendons hommage à nos camarades.

Le chemin qui les a conduits à être arrêtés par la police de Vichy, à être fusillés par les nazis, est passé par la lutte sociale et politique, indissociable de la lutte antifasciste.

charlesmichels2.jpgCharles Michels était militant syndical, secrétaire du syndicat CGT des cuirs et peaux en région parisienne. Il fait partie des députés qui ont voté notamment les congés payés, la nationalisation des chemins de fer

Guy Môquet était lycéen au lycée Carnot dans le 17ème arrondissement. Dès l’âge de 15 ans, il est déjà de toutes les luttes. Il distribue des tracts, il écrit des slogans à la craie dans les classes, il mobilise ses condisciples. En 1940, il milite contre l’occupant allemand et ses valets de Vichy. Il est arrêté le 13 octobre 1940 par la police. 

moquet.jpgLes figures des 27 martyrs de Châteaubriant allaient devenir des symboles pour toute la Résistance, aider par leur sacrifice à délivrer la France et conquérir de grands acquis sociaux à Libération.

En 2007, Nicolas Sarkozy s’est livré à une basse manœuvre de récupération de l’histoire de la Résistance. Il a ordonné que la dernière lettre de Guy Môquet à sa famille, avant son exécution, soit lue chaque année dans les classes de lycée.

Très émouvante, cette lettre ne pouvait pas, comme a tenté de le faire Sarkozy, être coupée de son contexte politique et l’engagement de Guy Môquet.

Il était totalement contradictoire avec la politique antisociale, généreuse pour les oligarchies financières, répressive pour le peuple travailleur que le pouvoir actuel poursuit aujourd’hui dans la droite ligne de ceux qui combattirent le Front populaire.

Cette année, en 2010, on n’entend rien ou presque sur Guy Môquet du côté du pouvoir et de ses media.

Partout en France, les lycéens sont entrés dans la lutte, avec les salariés, pour leur formation, l’emploi et les retraites. Les ministres et l’UMP les taxent « d’irresponsables », de « manipulés ».

On comprend qu’ils ne soient plus très désireux de célébrer le souvenir de Guy Môquet. L’opération de récupération se retourne contre ses auteurs. La figure de Guy Môquet redevient un symbole de la lutte, de l’engagement politique anticapitaliste des jeunes, des lycéens, des étudiants, le symbole aussi d’un engagement des plus conséquents : dans les rangs du Parti communiste français.

Nous reproduisons ci-dessous le texte du tract diffusé par nos jeunes camarades.

 Alors que Sarkozy voulait récupérer son histoire : 

La jeunesse a repris le combat de Guy Môquet

Voilà 3 ans que, suivant la consigne du président Sarkozy, les enseignants doivent commémorer Guy Môquet, le jeune lycéen et résistant communiste assassiné par les nazis le 22 octobre 1941. Ils sont censés lire sa dernière lettre à sa famille, avant son exécution.

Cette année, le pouvoir est étonnamment discret. Et pour cause: la récupération politique, que nous avons dénoncée depuis le début, risquerait de se retourner contre lui, en pleine lutte lycéenne contre la « réforme » des retraites.

Guy Môquet est en effet une incarnation de la Résistance, du refus de l’arbitraire. Communiste de 17 ans, élève du lycée Carnot dans le 17ème, il a été arrêté le 15 octobre 1940 par la police du régime collaborationniste de Pétain, pour avoir distribué des tracts à une sortie de métro. Il a été fusillé comme otage à Châteaubriant avec 26 de ses camarades.

La lutte héroïque de Guy Môquet a été un jalon important dans la Libération du pays et dans les grandes conquêtes sociales qu’elle a amenées. Avec ses camarades, il est tombé pour les idéaux de justice sociale, d’égalité, de paix et d’amitié entre les peuples.

C’est exactement ce que Sarkozy et son gouvernement tentent de détruire aujourd’hui. Ceux là même qui voulaient s’emparer de la mémoire de Guy Môquet, méprise la jeunesse en la traitant d’irresponsable.

Les jeunes de 2010 ne devraient-ils pas descendre dans la rue pour combattre une situation qu’ils trouvent injuste ?

Guy Môquet, à 17 ans, n’aurait pas dû lutter et rentrer en résistance contre le pouvoir de Pétain et la barbarie Nazie ?!

Mauvais souvenir encore: le gouvernement ne connait en 2010 que la répression! Lorsque les lycéens, les étudiants créent les conditions du débat en bloquant leur lieu d’étude, de même que les ouvriers des raffineries qui occupent leurs lieux de travail, la police en armes est là pour les déloger !

Le sacrifice de Guy Môquet n’a pas été vain.

Il a contribué à l’adoption du Programme du Conseil national de la résistance, à ses aspects les plus positifs notamment : « L’éducation gratuite de qualité pour tous », « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie », une sécurité sociale pour tous, pour « assurer à tous les citoyens des moyens d’existence », « la participation des travailleurs à la direction de l’économie ».

Face à un patronat largement disqualifié par la collaboration, le monde du travail gagne notamment à la Libération notre système solidaire de retraite par répartition, précisément ce que le gouvernement veut démolir aujourd’hui.

Guy Môquet a pu écrire encore quelques mots avant sa mort sur une palissade du camp où il était interné. Ils sont célèbres. « Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ». Militants Jeunes Communistes, lycéens étudiants en lutte, jeunes travailleurs en grève, nous nous efforçons de l’être !

19 octobre 2010 : manifestation à Saint-Quentin contre la réforme des retraites

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Centre social municipal Artois-Champagne / L’équipe d’animateurs en grève-L’Union

Les animateurs ont attendu les parents devant le centre social pour les informer du mouvement de grève qui touchait, hier après-midi, le centre social.

Les animateurs ont attendu les parents devant le centre social pour les informer du mouvement de grève qui touchait, hier après-midi, le centre social.

Centre social municipal Artois-Champagne / L'équipe d'animateurs en grève-L'Union dans Divers

Hier après-midi, parents et enfants du quartier ont dû rebrousser chemin en arrivant au Centre social municipal Artois-Champagne.
L’équipe de la structure municipale était en grève pour manifester contre la réforme des retraites. Il a fallu expliquer aux plus petits qu’il n’y avait exceptionnellement pas d’activités. Quelques mamans ont fait observer qu’elles auraient préféré être informées dès le matin mais, excepté cette remarque, les agents en grève n’ont essuyé aucune autre réflexion.
Les parents ont été invités à signer la pétition. Cette action, soutenue par le syndicat CGT des territoriaux, a été organisée en marge des manifestations afin de susciter parmi les familles une prise de conscience. Le personnel du centre social municipal a enclenché le mouvement sur le terrain et espère que l’action gagnera les deux autres structures dépendantes de la ville : les centres sociaux Europe et Neuville.

G.B.

 

« CGT – SOLIDARITE – LUTTES – RETRAITE »-Pour répondre aux gestes de solidarité qui s’expriment déjà, la CGT a ouvert un compte spécifique

Pour répondre aux gestes de solidarité qui s’expriment déjà, la CGT a ouvert un compte spécifique 

«  CGT – SOLIDARITE – LUTTES – RETRAITE »



Les chèques doivent être à l’ordre de « CGT Solidarité lutte retraite » et à remettre soit :

  • à remettre à un militant CGT
  • à envoyer ou déposer à une Union Locale CGT
  • à envoyer ou déposer à une Union Départementale  CGT
  • ou tout autre organisme CGT

 

Ou a envoyer directement à

Confédération Générale du Travail

CGT Solidarité lutte retraite

263, rue de Paris

93 516, Montreuil cedex

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