Luttes, grèves, manifs

3 millions dans la rue pour les retraites : encore plus forts pour aller jusqu’au retrait de la loi Woerth, jusqu’à la victoire

Cacher ces manifestants que je ne veux pas voir !

N’en déplaise à MM. Sarkozy, Woerth et Hortefeux, ils étaient bien là dans les rues des villes du pays le 23 septembre 2010, entre 2,5 et 3 millions, avec une participation croissante des salariés du privé. La colère sociale monte de partout devant ces gouvernants qui distribuent avec tant de cynisme des dizaines de milliards d’euros aux plus riches mais font la leçon aux salariés en leur demandant de renoncer à un acquis social historique. Ils seraient plus avisés d’écouter M. de Villepin qui regrette maintenant d’être resté sourd au mouvement populaire en 2006 au moment du CPE, qu’il a dû, rappelons-le, abandonner après le vote du Parlement.

En 2010, Sarkozy et le gouvernement attendent que le mouvement se passe. Mais les luttes peuvent et doivent continuer à s’étendre et à s’intensifier, à converger, parce qu’elles affrontent la même politique au service du Medef et du capital. Retraites, salaires, emploi, formation sont intimement liés.

Les emplois et les salaires font les cotisations pour les retraites dans le système solidaire par répartition que nous défendons. Ils doivent être liés dans la riposte, comme cela se manifeste de plus en plus dans l’essor du mouvement. Exemples.

 Le 23, les étudiants, les jeunes en général étaient plus nombreux dans les cortèges. La propagande officielle essaient de leur mettre dans la tête qu’ils n’auront pratiquement pas de retraite parce qu’ils commenceront à cotiser à 25 ou 30 ans. D’ici cet âge, que vont-ils faire? Etudier pour quelques uns, travailler pour la plupart, souvent les mêmes.

L’âge réel moyen d’entrée dans la vie active se situe entre 21 et 22 ans, mais dans des conditions inacceptables de précarité, de chômage. C’est là le problème véritable.

 Il y a 4 millions de chômeurs dans le pays et le gouvernement propose de mettre en concurrence les salariés âgés de 60 à 62 voire 67 ans avec les jeunes. Il veut continuer à précariser les débuts de carrière comme les fins de carrière. Il a déjà réduit par décret à un trimestre sur deux la prise en compte des années d’apprentissage pour le calcul des retraites. Il veut laisser allonger à 42 annuités la durée de cotisation. Jeunes, étudiants, salariés, le combat est bien le même contre la loi Woerth, pour le droit effectif à la retraite à 60 ans, pour le retour aux 37,5 annuités, pour l’emploi stable et bien rémunéré.

Le report de 65 à 67 ans de l’âge de départ à retraite à taux « plein » sans condition d’annuités est une mesure inique qui va frapper ceux qui ont eu les carrières les plus chaotiques et qui ont déjà les pensions les plus faibles. Parmi eux se trouvent une grande majorité de femmes. Même des parlementaires de droite commencent à être gênés et imaginent des dispositifs spéciaux.

Plus que jamais, l’exigence pour tous, c’est le maintien des repères collectifs fondamentaux des 60 ans et des 65 ans. La prétendue prise en compte de la pénibilité par Woerth est une négation de l’amélioration des conditions de travail. Seuls les salariés invalides, abîmés, inutiles pour le patronat, garderaient la possibilité de partir à 60 ans. En outre, en catimini à l’Assemblée, le gouvernement a ajouté des amendements remettant en cause de la médecine du travail et sa mission de prévention (voir ci-contre).

La lutte pour les conditions de travail et la lutte pour les retraites sont entièrement liées. Le gouvernement spécule sur l’épuisement, la division du mouvement au fil des journées d’action espacées comme en 2003 contre la loi Fillon.

Montrons-lui qu’il se trompe !

Le bras de fer continue et s’intensifie.

 La combattivité progresse.

Des syndicats de plus en plus importants, comme la CGT-Chimie mettent en débat la grève reconductible. La coordination avec les grands services publics, locomotives du mouvement en 1995 et 2003, se développe.

Pour le 12 octobre, l’intersyndicale a décidé d’une nouvelle journée nationale de grève et de manifestation que des manifestations le samedi 2 octobre pourraient préparer.

Communistes, nous appuierons toutes ces actions, parce que c’est là, dans la victoire des luttes que se situe la perspective de changement politique. Pas dans les débats au Sénat : leur importance ne sera que le reflet du rapport de force dans les luttes. Encore moins dans la course lamentable des présidentiables pour 2012 dans laquelle on tente d’enfermer le débat politique, sur fond de consensus large des formations politiques de l’alternance, notamment sur l’allongement de la durée de cotisation et les exonérations de cotisations patronales.

C’est sur des luttes résolues et des objectifs clairs que se gagnera le retrait du projet de loi Woerth pour commencer à inverser la politique antipopulaire du pouvoir !

A propos de Parti Communiste Français-St-Quentin 02

" Face au capital, aujourd'hui, plus que jamais, le peuple a besoin du PCF"

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