Archive | août 2010

Presse Le Post-Pécresse se félicite qu’au Havre on mette les étudiants dans des conteneurs

Qu’est-ce qu’un étudiant ? Pas seulement quelqu’un qui poursuit ses études sans jamais les rattraper. C’est aussi une personne que l’on loge n’importe où, dans n’importe quoi, avec la venue d’une ministre pour fêter ça.

Donc ce lundi après-midi, Valérie Pécresse, qui pour l’instant est encore ministre de l’Enseignement supérieur, va inaugurer au Havre une toute nouvelle « résidence étudiante » comme l’indique son agenda. C’est joli comme terme « résidence étudiante », ça fait cossu.

Bon la réalité est moins reluisante. En fait de « résidence », il s’agit de conteneurs. Oui les gros conteneurs des cargos. Ils ont transporté des marchandises. Maintenant qu’on ne sait plus quoi en faire, l’idée a été d’y cloquer des étudiants.

Notez que ça part d’un bon sentiment. Un conteneur, c’est quand même plus noble qu’une poubelle. Au moins, cela n’a pas auparavant abrité des déchets. Enfin pas toujours.

Donc l’heureux étudiant se verra logé là-dedans :

Logement-conteneur au Havre

Logement-conteneur au Havre (Max PPP)
 

 

N’allez pas croire qu’il puisse se plaindre. En fait l’étudiant havrais est coincé. Il va être obligé de dire qu’il est heureux. Pourquoi ? Parce qu’il aura un « vrai », hum, studio de 25m2, là où ses petits camarades doivent se contenter de 9m2. Privilégié d’habiter dans un rectangle de métal, fallait le faire.

Et puis en plus c’est tout à fait écolo. C’est du recyclage ! Franchement, vous voyez un étudiant dire « je préférerais du béton ». Impossible.

D’autant plus que c’est hyper-tendance, le conteneur. Tiens, si je vous disais que certains trouvent cela beau. Si, si. Il y a même un site, Container.li qui s’amuse à rencenser et encenser les constructions en conteneurs. Si vous n’êtes pas convaincu, vous n’êtes pas moderne et vous moquez de la planète que vous laisserez à vos enfants. On vous aura prévenu.

En outre, comme l’explique Ouest-France, au Havre, le projet a été conçu pour être harmonieux. En simplifiant, les conteneurs métalliques reposent sur une structure métallique qui sert également à recevoir les escaliers et coursives.

Alors, comme ça bêtement, on se dit que métal sur métal, ça doit être joyeux niveau bruit et idéal pour faire Jeanne d’Arc, en cas d’incendie. Pas du tout ! L’architecte est formel : « On a implanté des murs coupe-feu en béton armé. Et des patins en caoutchouc pour empêcher les vibrations. Les étudiants pourront danser et sauter sans embêter leurs voisins. »

On les imagine nos sémillants étudiants dansant et sautant de bonheur d’être dans un containeur Pécresse. Ils risquent toutefois de déchanter en voyant les tarifs : 305€ par mois charge et mobilier compris, à quoi il faut ajouter des majorations de 35% à 10% selon la durée d’occupation. Et l’électricité est en plus, faut pas croire.

Et vous, aimeriez-vous vivre dans un conteneur ?

 

DEJA EN 2009

A Marseille, des gens habitent dans des conteneurs…

 

Un conteneur.

Un conteneur.

© Markus Altmann/Corbis/Markus Altmann

Ne croyez pas qu’il s’agisse de SDF ou de gens qui seraient tellement pauvres qu’ils n’auraient plus rien et auraient choisi d’aller s’abriter dans des conteneurs! Non. C’est l’idée d’un architecte qui veut réaliser des habitations à prix réduit en recyclant ces objets, raconte La Provence.

 

Il parait que ce type d’habitation devrait prochainement se multiplier sur le chemin du littoral à L’Estaque où une première maison constituée de trois modules vient d’être installée…

 

Bon, c’est vrai qu’esthétiquement, ce n’est pas formidable! Mais la maison aura une surface de 260 m2 et l’architecte qui l’a conçue compte bien y habiter bientôt avec sa famille. Ces boîtes qui servaient normalement à transporter de la marchandise par camion mesurent : 12 mètres de long par 2,34 mètres de long et des ouvertures ont été faites pour les fenêtres et les portes.

 

Les conteneurs sont achetés d’occasion au prix de 1500 euros chacun. Ils sont posés sur des fondations et isolés du sol. L’isolation extérieure est assurée avec du bardage métallique et à l’intérieur, les cloisons sont modulables…

 

Le couple qui va servir de cobaye et essuyer les plâtres espère emménager en décembre. L’architecte a expliqué dans La Provence que cela ne donnera pas l’impression de boîtes empilées…Le toit plat est moderne et lorsque la végétation grimpera, l’ensemble s’intègrera bien dans le paysage.

L’architecte espère diminuer de moitié le coût de la construction et elle croît que ce sera facile de déménager… les conteneurs… si le coin ne lui plait plus!

(Source: La Provence)

RETRAITES : A partir du 7 septembre, intensifier la mobilisation JUSQU’A GAGNER LE RETRAIT DU PROJET DE LOI WOERTH -Commençons à inverser la politique antipopulaire du pouvoir !

SAMEDI 7 SEPTEMBRE _17H Place Lafayette (Place aux grenouilles) à Saint Quentin

Ceux qui ont eu la chance de partir en vacances se sont serrés la ceinture. Pour le plus grand nombre, déjà, la rentrée est difficile. Le chômage, la précarité, la déqualification frappent de plus en plus de salariés. 257.000 emplois, notamment industriels, ont été détruits en 2009.

 L’explosion des tarifs de gaz (+14,9%), d’électricité (+3 à 4,5%, le « cadeau » du 15 août !), des transports (+7% pour les Parisiens) va peser lourd. Ecoliers, familles, enseignants abordent la rentrée scolaire dans des difficultés encore aggravées à cause, entre autres, de la suppression de 16.000 postes. Partout, c’est la régression, à l’hôpital public comme au Pôle emploi. 

 

Où va l’argent ? Pas dans les poches des Roms !

Vider les caisses de l’Etat et de la Sécurité sociale au profit du patronat et du capital, faire payer la « crise » aux salariés, au plus grand nombre : rarement le sens de la politique du pouvoir aura été aussi visible.

Elle sape les bases du développement économique et social réel de notre pays.


Cette politique et ses effets sont profondément rejetés. La « popularité » du gouvernement est au plus bas. Depuis des mois, les luttes se multiplient dans les secteurs d’activité les plus divers de la chimie à la justice.


Salariés, retraités, jeunes, nous avons les forces pour inverser cette politique antipopulaire en mettant en échec la loi Woerth contre les retraites.


Le pouvoir veut faire de la fin de la retraite à 60 ans une défaite historique des travailleurs qui lui permette d’accélérer encore le démantèlement des acquis sociaux et démocratiques du pays. Il essaie de passer en force, en précipitant le calendrier, en multipliant les tentatives de division des salariés, de diversion, y compris les plus répugnantes avec les provocations xénophobes de Sarkozy.


Les conditions existent pour faire au contraire de la bataille des retraites le point de convergence de toutes les luttes, de la colère sociale, pour obtenir, enfin, une victoire qui ouvre la perspective de changement politique immédiat.

Pour des millions d’entre nous, c’est une nécessité vitale !


Encore plus nombreux le 7 septembre !Les grèves et manifestations du 24 juin, à 2 millions dans les rues, montrent l’ampleur des capacités de mobilisation. La journée d’action interprofessionnelle du 7 septembre s’annonce au moins aussi forte. Dans beaucoup d’entreprises, la pression monte devant les diktats patronaux : assez de sacrifices, assez de mépris ! Dans les grands services publics, décisifs dans la victoire de 1995, la propagande ne prend pas selon laquelle les « régimes spéciaux » ne seraient pas concernés.


Nous avons l’expérience des luttes de 2003 contre la loi Fillon, des grandes mobilisations du premier semestre 2009, restées sans débouché, aussi du succès de la mobilisation contre le CPE en 2006.


Des objectifs clairs sont seuls efficaces pour faire monter le rapport de force jusqu’à la victoire.

Le mouvement des salariés pour les retraites porte naturellement ces objectifs clairs, partagés et rassembleurs:  le retrait pur et simple du projet de loi Woerth, la défense et la consolidation de la retraite à 60 ans pour tous, du système de retraite par répartition et de son financement solidaire.


La recherche de l’unité des organisations politique et syndicales ne doit pas nuire au rassemblement sur le fond des salariés, des jeunes, des retraités.

On sait que le PS (les « écologistes », aussi la CFDT) accepte l’allongement de la durée de cotisation jusqu’à 41,5 annuités, ce qui rend virtuelle la retraite à 60 ans pour beaucoup. Le PS ne se dégage pas du choix de la « gauche plurielle », responsable de la moitié des exonérations de cotisations sociales patronales. M.Aubry estime publiquement que la plupart devra partir après 62 ans. Etc.

On sait aussi ce que valent les promesses électorales. La « gauche » après 1997 n’est pas revenue sur les lois Balladur-Veil de 1993. La social-démocratie partage la feuille de route de casse sociale de l’Union européenne.


Ne nous trompons pas de perspective. C’est ici et maintenant, à partir des luttes, que tout se joue, pour nos retraites mais aussi pour une alternative politique.  Pas dans les combinaisons pour les élections de 2012.


Dans cet esprit, partant de cette réalité, dans un souci de rassemblement des principaux concernés, les travailleurs, communistes, nous mettons nos analyses, nos propositions et nos actions à la disposition de la lutte présente. Autour des axes et mots d’ordre suivants :


Retrait du projet de loi Woerth.

Pour gagner la bataille des retraites, aucun recul social n’est acceptable ni négociable. Non, le projet Woerth n’est pas une solution, même mauvaise, à un supposé problème des retraites, c’est le problème lui-même. Il est la nouvelle étape des contre-réformes successives, qui depuis les lois Balladur de 1993, s’appliquent à casser les prestations de retraites,à détourner le financement solidaire (cotisations) vers les profits, à développer un système privé de retraite, prélevé sur les salaires nets, inégalitaire, peu sûr et contrôlé par la finance. Le retrait du projet de loi est la condition préalable à la défense et à la reconquête de notre système de retraite. 

Défendre, consolider la retraite à 60 ans pour tous ! Retour aux 37,5 annuités pour une retraite à taux plein.  

Retraite à 55 ans pour les métiers reconnus pénibles.  La prise en compte de la pénibilité doit être un progrès et non une moindre régression.

Financement des retraites par la cotisation sociale. Fin des 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales. Extension des cotisations à tous les modes de rémunérations. 

Il n’y a rien à concéder sur le financement solidaire de notre système de retraite par la cotisation sociale proportionnelle, qui constitue la part socialisée du salaire.

Maintien du code des pensions de la fonction publique .

La victoire ne se jouera pas dans les joutes parlementaires. Une journée n’y suffira pas. La force de la mobilisation du 7 septembre déterminera les suites que nous pourrons donner au mouvement, fonctionnaires, salariés relevant des régimes spéciaux, du privé, jeunes et retraités.

 TOUS CONCERNES – TOUS ENSEMBLE !

Tous dans la rue le 

MARDI 7 SEPTEMBRE 2010

46ème et 47ème morts français : plus que jamais l’exigence du retrait des troupes d’Afghanistan

Si Sarkozy s’est déplacé lui-même à Fréjus pour présider les obsèques des soldats du 21ème régiment d’infanterie de Marine morts le 23 août 2010, ce n’est pas pour consoler les familles. Leur drame est irréparable.

Non, il vient pour préparer l’opinion à d’autres morts, à d’autres sacrifices humains (et financiers – 700 millions d’euros par an).


47 morts mais pour quoi ?

 Sarkozy laisse à d’autres le soin de se départir de la langue de bois guerrière. Il garde pour lui les arguments primaires :

- La guerre pour la paix ?Depuis 9 ans que les troupes françaises suivent l’intervention américaine, la guerre ne cesse de s’intensifier et de s’étendre dans toute l’Afghanistan. Les plus hauts stratèges américains reconnaissent l’impasse militaire.

- La guerre contre le terrorisme ?Al Qaïda reste tout autant invisible. Les Talibans sont renforcés politiquement dans la population. Ils apparaissent pour les défenseurs du pays contre l’envahisseur étranger et ses alliés locaux fantoches.

- La guerre pour le bien du peuple afghan ? De révélations en « fuites », la liste des bavures, des exactions, des morts entraînées par les armées d’occupation s’allonge. Toutes les conditions d’un développement économique et social sont annihilées par les destructions, la corruption qu’amènent la guerre et l’occupation.

Les objectifs véritables de la guerre américaine sont de plus en plus visibles pour l’opinion publique internationale. L’impérialisme américain et ses alliés européens ont besoin de maintenir un état de guerre dans cette région stratégique, qu’ils sont prêts à étendre contre l’Iran. Ils ont besoin à des fins de politiques externes et internes d’instrumentaliser la « menace terroriste ». La participation de la France, avec tout ce que notre pays représente encore internationalement, leur apporte une caution importante.

Devant l’enlisement militaire, l’émoi devant la multiplication des morts dans les armées occidentales, le pouvoir aux Etats-Unis commence à amorcer une modulation de discours, toujours pour poursuivre les mêmes objectifs. Obama évoque une « afghanisation » de la guerre un début de retrait en juillet 2011. Mais déjà le Général Patraeus, commandant des forces internationales (OTAN), a jugé cette date prématurée…   

En France, certains se démarquent du discours de Sarkozy mais en prenant garde de ne pas aller jusqu’au bout.  

On se souvient que c’est le gouvernement de la « gauche plurielle » qui céda en 2001 aux injonctions de Bush d’envoyer un corps expéditionnaire français.

Aujourd’hui certains appellent à une modification des missions de l’intervention internationale. D’autres demandent la tenue d’une « conférence internationale ». D’autres encore agitent l’illusion de la transformation de l’intervention en intervention humanitaire, éventuellement sous l’égide de l’UE (dont les intérêts sont étroitement liés pourtant à ceux de l’impérialisme US).

Pour la paix, dans l’intérêt de la France, dans l’intérêt du peuple afghan, pour notre part, nous n’avons qu’un seul mot d’ordre :


Retrait unilatéral immédiat des troupes françaises d’Afghanistan !

Sortie de la France de l’OTAN !

Pas un sou français pour la guerre US en Afghanistan !

La pression de l’opinion publique aux Pays-Bas est parvenue à gagner le retrait des troupes de ce pays. Gagnons la même chose en France 

Défaillances du réseau SNCF : la CGT-Cheminots tire le signal d’alarme

La CGT-Cheminots a rendu publiques des lettres aux responsables de la SNCF, de RFF (Réseau Ferré de France),

 et de EPSF (Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire) dans lesquelles elle s’inquiète de la détérioration de l’exploitation du réseau ferré national liée selon elle à une « recrudescence de défaillances ».

Entre le 1er juillet et le 22 août 2010 « nous avons eu connaissance de 387 incidents ou faits en rapport avec la sécurité et événements significatifs sur le réseau ferré national, dont 218 relevant de causes internes, imputables au système ferroviaire », explique la CGT-Cheminots.
L’organisation syndicale recense notamment : « 42 déraillements, 10 talonnages d’aiguilles, 14 franchissements de signaux d’arrêt, 12 dérangements de passage à niveau (hors bris de barrières), 30 incidents caténaires, 44 dérangements d’installations de sécurité et 67 incidents divers ».
« Cet état des lieux doit entraîner des mesures urgentes », ajoute le syndicat, qui demande « dans les meilleurs délais » une réunion pour « décider de mesures correctives ».

Pour la CGT-Cheminots, « il y a bien un lien de causalité entre les politiques dogmatiques de libéralisation, les transformations et autres restructurations lourdes menées à la hussarde, les massives suppressions d’emplois et la fragilisation du système ferroviaire que nous dénonçons ».

source : cgt.fr –Frédéric Dayan

« Revenu de Solidarité Active » : le flop prévisible du « RSA Jeunes » -

Le point de vue de la confédération CGT

L’annonce du gouvernement relative à l’extension du bénéfice du RSA aux jeunes de moins de 25 ans à de quoi laisser dubitatif. En effet, les conditions d’ouverture des droits sont si draconiennes que très peu de jeunes pourront bénéficier de cette mesure. Combien sont ils à pouvoir revendiquer deux ans d’activité en équivalent temps plein au cours des trois dernières années ? Le ministre de la Jeunesse et des Solidarités ne se risque surtout pas à avancer un chiffre. Ce qui est sûr, c’est que le gouvernement n’a pour l’heure budgété que 20 millions d’euros. Bien loin des 250 millions d’euros annuels évoqués par l’Elysée il y a un an. Le « RSA jeunes » a donc toutes les chances de connaître le même flop que la prime instaurée en faveur des jeunes chômeurs l’an passé. Encore une fois, le gouvernement semble plus préoccupé à faire de l’agitation médiatique qu’à s’atteler à apporter une réelle solution aux problèmes des jeunes.

Faut-il rappeler que la jeunesse française est l’une des plus maltraitée d’Europe ? La CGT continue de revendiquer la création d’un revenu d’insertion permettant aux jeunes chômeurs de s’inscrire dans une démarche active de recherche d’emploi. Un accompagnement plus soutenu de la part du service public de l’emploi, de vraies offres de formation et des dispositions pour faciliter leur droit au logement sont autant d’éléments qui favoriseraient l’insertion durable des jeunes sur le marché du travail.

Mais encore, il conviendrait de commencer par remettre en cause les dispositions qui contribuent à barrer le chemin des jeunes dans l’accès à l’emploi. Qu’il s’agisse des heures supplémentaires défiscalisées, du non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite ou de la volonté de reporter l’âge légal du départ en retraite, ces mesures constituent bien un manque à gagner de plusieurs centaines de milliers d’emplois pour les jeunes. Il est grand temps que le gouvernement change son fusil d’épaule pour créer de vraies solidarités entre les générations et éviter ainsi de sacrifier sa jeunesse.

La CGT invite les jeunes à prendre leur destin en main en participant massivement à la grande journée nationale interprofessionnelle d’actions du 7 septembre. L’avenir du pays exige des emplois durables et a plein temps pour les jeunes et non un simulacre d’aumône !

Montreuil, le 27 août 2010

Conseil municipal, intervention d’Olivier TOURNAY (PCF) relative à la réforme de l’évaluation des personnels (et leur sous-jacente mise en concurrence)

Conseil municipal du 7 décembre 2009

http://www.dailymotion.com/video/xej5oc

En préambule, j’aimerais que Madame la rapporteur nous éclaire quant à la raison de la présentation  de cette démarche d’évaluation professionnelle au Conseil municipal, si elle n’est pas soumise au vote.

La première question que l’on peut se poser sur ce rapport n°16, c’est son objet : mise en place de la démarche d’évaluation professionnelle dans les services municipaux alors qu’elle existe déjà depuis fort longtemps. Je n’ai qu’à me référer à ce document que vous avez signé Monsieur le Maire en 1998 et diffusé à tout le personnel. Ce n’est donc pas une mise en place mais une modification.

Vous y expliquiez que l’évaluation « doit être l’occasion d’un dialogue constructif » permettant à l’employé « d’exprimer [ses] objectifs personnels et professionnels »[i]

Permettez-moi un rappel historique. Le système d’évaluation et de note chiffrée pouvant auparavant paraitre scolaire et subjectif, Daniel Lemeur, alors maire de Saint-Quentin, instaure l’Avancement Minimum pour Tous.  En clair, chaque employé avance dans son échelon à la même vitesse sauf en cas de sanction disciplinaire ou de rapports circonstanciés et argumentés d’un supérieur hiérarchique. Si l’employé contestait ce dit rapport, il pouvait faire appel devant la Commission Administrative Paritaire, qui statuait en prenant connaissance des arguments de la  hiérarchie et de l’intéressé. Ce système a l’avantage de mettre l’ensemble des agents sur un pied d’égalité. Avec le nouvel outil d’évaluation proposé par la majorité, il n’y aura plus de rapport circonstancié mais de simples cases à cocher. Exemple : dans la rubrique « initiative, exécution, rapidité, finition », l’employé a-t-il ou non atteint les objectifs du poste ?

En instaurant ces cases à cocher comme critères, c’est hélas le retour du subjectif voire de l’arbitraire ! En réalité, la charge de la preuve est désormais inversée. Ce n’est plus au chef de service de prouver que l’employé n’a pas correctement accompli son travail mais à l’employé de prouver le contraire.

Comment se défendre devant un tel outil ?  Car il faut le préciser, la Commission Administrative Paritaire est composé à égalité de représentants syndicaux et d’élus de la majorité, qui comme au conseil municipal , votent comme un seul homme toutes les propositions de l’administration. En cas, d’égalité des voix, c’est le président de la Commission (un élu) qui tranche.

Maintenant, venons-en aux motivations qui animent la majorité. Uniquement une volonté de réduction budgétaire. Effectivement, un employé mettant beaucoup plus de temps à progresser dans les échelons coûte en définitive beaucoup moins cher. Ce sont les employés municipaux qui vont servir de variables d’ajustement budgétaires

Mais ce n’est pas tout. Dans la suite logique des restrictions budgétaires, cette nouvelle évaluation est l’outil de la dégradation des conditions de travail par la mise en concurrence des salariés. La majorité nous fournit le document préalable à l’entretien[ii] que doit remplir l’employé. Il y est demandé par exemple l’avis de l’agent sur ses missions ou ses sources de satisfaction dans le domaine professionnelle. Fort bien. Toutefois, ce document est incomplet. Il manque le second feuillet[iii] qui a été distribué à tous les agents. On y pose cette question qui peut paraitre anodine : « Améliorations pouvant être apportés dans votre équipe ». Anodine, elle ne l’est pas. Cela pourrait augurer d’un monde idéal du travail, or cela cache une réalité bien différente, celle des nouvelles techniques de management qui s’appliquent dans les Services Publics et les collectivités territoriales, comme cela est détaillé sur le site gouvernemental de la performance publique. La majorité instaure tout simplement la mise en concurrence des agents, qui plus est, par la délation. Le projet a beau s’en défendre, il renonce à la qualification de l’agent se rapportant à un poste de travail (acquise par les diplômes, les concours, les formations) pour mettre en avant la compétence qui elle se rapporte l’individu. En conséquence, la mise en concurrence des personnels va être source de conflits internes, de rupture des solidarités professionnelles, de l’isolement aggravé des agents face à leur hiérarchie et des objectifs toujours plus élevés à atteindre.

 

Voilà pour l’opposition la philosophie de cette nouvelle évaluation : restriction budgétaire et mise en concurrence des personnels. Aussi, nous proposons de garder réellement l’Avancement Minimum pour Tous, se traduisant par une évaluation toute au long de l’année concernant le poste de travail et non l’individu, effectuée par du personnel réellement formé (avouez que 2 jours et demi de formation, cela est un peu court) et ayant pour repère la note chiffrée.

Enfin, Monsieur le Maire, vous êtes légaliste : la loi, rien que la loi. Or, le décret d’application[iv] du 6 août 2009 permettant à titre expérimental  la suppression de la note chiffrée dans la fonction publique territoriale  au profit de l’évaluation ne sont  pas parus au Journal Officiel, comme le souligne la circulaire du 19 novembre 2009, les articles 15 et 35 ne sont pas d’application immédiate.  La ville de Saint-Quentin, la communauté d’agglomération, le CCAS  sont  dans la plus parfaite illégalité en ayant contre l’avis de tous les syndicats représentatifs  de ces collectivités, fait décider aux 3 CTP la suppression de la note chiffrée en novembre 2009.

Merci de votre attention.


  

[i] Annexe 1 : principes  d’évaluation en 1998

 

[ii] Annexe 2 : Feuillet 1 pré-évaluation

 

[iii] Annexe 3 : feuillet 2 pré-évaluation

 

[iv] Annexe 4 : Document relatif au décret d’application

 

 

Annexe 1 : principes  d’évaluation en 1998

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Annexe  2 : Feuillet 1 pré-évaluation

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Annexe 3 : feuillet 2 pré-évaluation

 

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Annexe 4 :Document relatif au décret d’application

 

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Angela Davis -Racisme et Capitalisme- Vidéos

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La nouvelle surenchère sécuritaire et xénophobe du Président Sarkozy est évidemment un acte politique calculé dans un contexte bien précis. Cela ne la rend pas moins révoltante mais appelle une analyse et une riposte d’ensemble. Le 7 septembre: Manifestation

La réponse à la surenchère haineuse de Sarkozy : mettre en échec le projet Woerth contre les retraites.

La nouvelle surenchère sécuritaire et xénophobe du Président Sarkozy est évidemment un acte politique calculé dans un contexte bien précis. Cela ne la rend pas moins révoltante mais appelle une analyse et une riposte d’ensemble.

Une chose fait peur aux commanditaires patronaux du pouvoir. Ils sont conscients de l’existence d’un rapport de force latent dans le pays, de la possibilité d’une convergence des luttes susceptible de mettre en échec la politique de régression économique et sociale. La bataille des retraites, dès la rentrée, est l’occasion de cette convergence.

L’ampleur de la mobilisation du 24 juin 2010 annonce une autre encore plus forte au rendez-vous du 7 septembre. On peut envisager (et préparer) une lutte déterminée à partir de cette date avec un objectif simple et clair comme le retrait du projet de loi Woerth, alors que le patronat veut faire de la fin de la retraite à 60 ans une défaite historique des travailleurs.

Le spectacle de la collusion étroite entre les gouvernants et le grand capital, avec l’affaire Bettencourt, favorise la prise de conscience du plus grand nombre.

Dans la période, les discours de « bons pères la rigueur », venant des Fillon et Sarkozy, invitant les travailleurs à de nouveaux sacrifices, ne prennent pas.   

C’est dans cette situation que Sarkozy et ceux qui le conseillent repassent à son autre registre : celui de la haine et de la division nationale.

Plus la diversion sera grossière et dangereuse, plus le pouvoir espère faire passer son projet de casse sociale.

On n’en est plus aux sous-entendus recouverts d’un vernis « républicain » ou laïque, même plus aux « dérapages contrôlés » mais à un discours ouvertement discriminatoire désignant collectivement certaines composantes de la population.


Mesurons le nouveau stade franchi vers une véritable incitation d’Etat à la xénophobie et sa gravité propre.

D’un fait divers, le pouvoir rend tout un groupe responsable. Il convoque une réunion au sommet de l’Etat sur « les problèmes que posent le comportement de certains ressortissants de la communauté des gens du voyage au regard de l’ordre public et de la sécurité ».

A Grenoble le 30 juillet, le Président est allé plus loin que jamais dans l’amalgame « immigration » et « délinquance ».  Du langage de stigmatisation, il passe au langage d’exclusion en réclamant de la déchéance de la nationalité française de certains délinquants « d’origine étrangère » (sans autre précision).

Le terrain avait été préparé. La rhétorique des « bons et des mauvais Français » a été peaufinée depuis des mois, depuis notamment le débat nauséabond sur « l’identité nationale ». Le mot d’ordre d’exclusion de la nationalité française s’est précisé depuis un an avec l’opération Burqa, les recommandations de la mission Gerin-Raoult et les diatribes d’Hortefeux sur le cas médiatisé de la conductrice voilée de Nantes.

Le pouvoir franchit aussi un nouveau pas dans le déploiement de violence policière, dans la provocation répressive, désignée comme une « guerre ». A Grenoble, dans le quartier de la Ville Neuve, l’intervention des forces de l’ordre s’est avérée disproportionnée, complètement inefficace, sauf pour créer un climat de répression collective et susciter un sentiment de peur et d’injustice. A La Courneuve, au début du mois de juillet, l’expulsion de squatteurs africains a été mise en scène de façon ultra-violente. 

Tout indique que le pouvoir va accentuer sa dérive racisante. Les opérations policières contre les gens du voyage, délibérément confondus avec les Roms d’Europe de l’Est dont la situation n’a rien à voir, se multiplient. Besson prépare un projet de loi spécial de « déchéance nationale » pour la rentrée. Hortefeux dissout la police de proximité pour créer des « brigades musclées ». Un processus très grave de détournement des missions de la police nationale et de la gendarmerie, en même temps que d’affaiblissement de leurs moyens, est en cours.

Ecœurant, indigne, dangereux, le pouvoir sarkozyste poursuit plusieurs objectifs politiques.

Sa politique « sécuritaire » vise à détourner la colère sociale devant la mal-vie, le chômage, causés par sa politique économique, vers des boucs émissaires, des déversoirs. Elle encourage tous les extrémismes. Elle cherche à attiser toutes les tensions.

Dans le même temps, le pouvoir se fait passer pour le pompier des incendies qu’il veut déclencher.

Les conditions qui ont mené aux « violences urbaines », limitées, de 2005 existent toujours et sont renforcées. Déjà, Villepin avait décrété l’état d’urgence. Sarkozy et ses adjoints se préparent à aller beaucoup plus loin pour le pays sous leur coupe réglée.

Le pouvoir fait aussi un calcul politique en mettant les thèmes de l’immigration et de la sécurité au cœur du débat public.

Sa manœuvre de diversion pousse la gauche à se souder sur des positions de principe, des valeurs, des questions de société, en effaçant ses divergences fondamentales sur les questions économiques et sociales.

Depuis 2007 (comme ils sont dans l’opposition), il se trouve heureusement très peu de politiciens de « gauche » à accompagner la dérive gouvernementale d’un Besson et la démagogie sécuritaire, en dehors de cas d’élus isolés et irresponsables (Valls, Gerin).

Aujourd’hui, l’attaque présidentielle est si outrancière, viole si profondément les valeurs républicaines que l’immense majorité des militants et sympathisants des organisations de gauche, même du centre, se retrouvent pour la condamner.

Sarkozy joue encore mieux son rôle de personnification de la politique du pouvoir et, pour la gauche, de repoussoir.

Plus encore, ce jeu contribue à renvoyer sur 2012 toute idée de changement politique et à polariser la vie politique sur les élections présidentielles.

Mais les luttes, pour l’emploi, pour la Sécurité sociale, pour le service public… ont besoin d’un débouché immédiat et la bataille des retraites peut et doit être le point de convergence décisif.

Le rassemblement naturel du « peuple de gauche » contre le racisme et la xénophobie ne peut pas se transposer en unité d’organisations de « gauche » et au-delà (écolos-centristes) sur toutes ces batailles. Le rassemblement susceptible de gagner, auquel aspire le mouvement social, ne peut pas se construire en gommant les différences fondamentales entre organisations, en s’alignant, même de façon « plurielle », sur les positions du PS. Cet article n’est pas le lieu de rappeler son accord avec l’allongement de la durée de cotisation, les exonérations de cotisations patronales etc.

La surenchère sécuritaire de Sarkozy est un calcul à plusieurs niveaux.

Pour nous communistes, la riposte doit s’organiser à chaque niveau différent.

- La dénonciation des propos xénophobes, des provocations policières, le rejet de tout dérapage d’où qu’il vienne, le rappel des valeurs de la République doivent être systématiques.Il ne s’agit pas pour nous de positions de témoignage mais d’une expression politique en direction des masses.

Le PCF est l’une des organisations à l’origine de l’appel aux manifestations du 4 septembre.

- Refuser l’exagération des problèmes de violence et d’insécurité dans la bouche de Sarkozy, ce n’est pas non plus nier des réalités dont les causes résident principalement dans la politique qui aggrave la pauvreté, les inégalités sociales et spatiales. Les batailles, les mobilisations doivent être nationales et locales pour les services publics, contre les privatisations, pour le droit au logement, contre les politiques de relégation sociale, pour les instruments de la cohésion nationale. Nous les menons et voulons les mener avec tous les acteurs des villes et des quartiers, politiques (élus), syndicaux, associatifs… La défense de l’école publique est une priorité dans cette rentrée. La défense du service public de la justice et de la police (13.000 suppressions d’emploi de 2007 à 2012), en termes de moyens et de mission, est aussi une préoccupation majeure.

- La politique au service du capital est la cause fondamentale d’insécurité pour les travailleurs dans tous les sens du terme, de peur des lendemains. Aujourd’hui, la bataille pour défendre les retraites est le point de convergence des luttes pour commencer à l’inverser. Face à la diversion sarkozyste, la meilleure réponse est l’amplification de la mobilisation pour les actions de la rentrée à partir de la journée nationale de grève et de manifestation du 7 septembre.

Nous contribuons à ce rassemblement avec nos positions et nos initiatives qui contrecarrent fondamentalement le consensus des partis dominants parce que c’est la condition du succès, du retrait du projet de loi Woerth.

La riposte des travailleurs, leur solidarité de lutte, de classe sont le meilleur antidote à la démagogie haineuse parce qu’elles s’attaquent aux racines du mal. 

Le 7 septembre, tous dans la rue – Pour défendre les retraites : actifs et retraités, même combat !

Craignant les luttes de la rentrée, le pouvoir s’efforce de diviser l’opinion pour faire passer son projet de loi de loi de casse du système de retraite. Il joue les salariés du privé contre les fonctionnaires, les fonctionnaires contre les salariés relevant des régimes spéciaux, les jeunes contre les vieux etc. et, en particulier, les retraités contre les actifs. 

A nouveau, dans son intervention télévisée du 12 juillet, Sarkozy a prétendu que les retraités seraient épargnés, « qu’on ne touchera pas à leur pension de retraite ». Gageons que les retraités ne seront pas naïfs au point de le croire et de tomber dans le piège.

Le pouvoir d’achat des retraites va continuer à décliner.

Les effets des lois précédentes contre les retraites vont continuer à produire leur effet néfaste. Le pouvoir d’achat des retraités ne cesse de diminuer.

Depuis la loi Balladur de 1993, les retraites ne sont plus actualisées suivant l’évolution des salaires mais suivant l’indice des prix. Les revalorisations ont de surcroît lieu avec décalage. Chaque année, les retraites perdent de 1 à 2% de pouvoir d’achat par rapport aux salaires. On mesure le décrochage au bout de 10 ou 20 ans.

Le projet de loi du gouvernement ne corrige pas cette situation, au contraire, en n’assurant pas le financement des retraites pour l’avenir.

Les retraités ne sont pas épargnés non plus par les nouvelles ponctions. Même si elles sont habilement séparées du projet de loi sur les retraites.

La suppression progressive, depuis 2010, de la demi-part pour le calcul de l’impôt des personnes seules ayant élevé au moins un enfant,  principalement des retraités, va amputer globalement leurs revenus de 1,6 milliard d’euros (voir en lien).

Ce n’est pas tout.

Si la loi Woerth sur les retraites passe en septembre, les retraités paieront un maximum de CSG en décembre.

Actuellement les retraités imposables s’acquittent d’une CSG au taux de 6,6%, les retraités non imposables mais redevable de la taxe d’habitation paient 3,8% de CSG, les autres sont exonérés.

Depuis longtemps, le pouvoir a l’intention d’augmenter la CSG des retraités. Le PS l’a également clairement envisagé en avril 2010, directement pour financer les retraites.

Plus prudent, afin de ne dresser les retraités contre le lui en même temps que les actifs, le gouvernement veut procéder en deux temps.

En septembre, on ponctionne les salariés actifs. Si ça passe, en décembre, on se retourne sur les retraités au nom du financement de la « dépendance ».

Ainsi un rapport de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, préparant le futur projet de loi du gouvernement sur la perte d’autonomie, prévoit de porter la CSG des retraités imposables à 7,5% (taux pour les actifs) et la CSG de tous les retraités non imposables à 3,8%. De l’ordre de 3 milliards d’euros au total !

Cette perspective est inacceptable. Communistes, nous nous sommes toujours opposés à l’application de la CSG sur les pensions, les retraités ayant déjà cotisé pour leur retraite pendant leur carrière.

Demain, il n’y pas de raison qu’ils paient pour la « dépendance ».

Pour le gouvernement, il s’agit en fait de transférer une partie des dépenses d’assurance maladie et du financement des allocations d’autonomie (APA) sur les retraités. Dans le même temps, il continue à multiplier les exonérations de cotisation patronale et les cadeaux fiscaux au capital et aux plus riches.

Les retraités ont entièrement intérêt à se battre avec les actifs, à participer massivement aux manifestations à partir du 7 septembre pour les retraites.  

En tentant d’opposer les salariés actifs aux salariés retraités, c’est aussi le fondement et l’esprit mêmes de notre système SOLIDAIRE intergénérationnel que le pouvoir veut briser. C’est peut-être la plus importante raison de le combattre ensemble, de gagner le retrait pur et simple du projet Woerth-Sarkozy.

UN NOUVEAU ROLE POUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ?

 Depuis 1958, la France est gouvernée par une sorte de roi élu par les français et qui « monarchise » la vie politique  et surtout les décisions qui n’ont plus que l’apparence démocratique.

Je propose que l’on revienne à l’élection des députés au suffrage universel par liste et à la proportionnelle et que l’assemblée nationale élise un conseil des ministres pour  exercer la vie politique, la démocratie et les décisions à prendre. Celui-ci rendrait compte à l’assemblée nationale qui voterait les lois et exercerait en permanence le contrôle de l’exécutif.

Donc plus besoin d’un monarque pour nous diriger.

Alors vous allez me dire : que faire du poste de Président ?

La solution est toute trouvée.

Sarkozy est entrain de l’étrenner, de l’essayer, et ça marche !

Il pourrait s’occuper de soutenir les sportifs, d’aller aux grands rendez-vous tels les JO, les championnats d’Europe et du monde. On pourrait lui demander de téléphoner aux athlètes avant les compétitions pour les encourager et après pour les féliciter avec obligation pour les journalistes d’en informer le lecteur ou le téléspectateur.

Dorénavant un rôle plus cool lui conviendrait: Il visiterai les banlieues apportant le réconfort à ceux qui vivent mal dans les cités.

Il pourrait faire de la prévention  et au lieu d’y aller avec un taser on lui donnerait le rameau d’olivier.

Je le vois aussi suiveur du tour de France à temps complet pour aller encourager les coureurs sur la ligne de départ ou d’arrivée. On pourrait aussi lui confier le soin d’apporter la solidarité à tous les victimes des catastrophes dans le monde. Le capital les multipliant actuellement, il est assuré d’avoir du travail et de ne pas être sur la paille.

J’ai pensé à tout cela en voyant avec quel zèle, les perroquets de la télé ne manquaient pas de signaler la présence du vénérable chef d’état actuel, de ses communications téléphoniques à tel ou tel vainqueurs.

Je me suis mis à rêver que notre cher Président actuel, devant  son impopularité, était entrain de préparer sa reconversion et devenir un Président de médailles, de breloques, de badges, mais surtout plus un président qui nous met dans le pétrin comme nous le sommes depuis 2007.

J’ai rêvé alors d’un référendum pour faire du poste de président, un poste pépère, pour un brave bougre qui se contente d’inaugurer les chrysanthèmes.

Mais je me suis réveillé et j’ai vu une milice à l’œuvre poursuivant des malheureux à Montreuil sous Bois, séparant les femmes et les enfants des hommes, comme au bon vieux temps de l’occupation.

Ce n’était pas un cauchemar au réveil mais la réalité de la France de 2010.

Bernard LAMIRAND

http://ber60.over-blog.com/

SECOURS POPULAIRE ET MODEF: UNE AUTRE IMAGE DE LA FRANCE

SELON QUE  VOUS SOYEZ PUISSANT OU MISERABLE

Quelle journée !

L’humain était à la une ce jour du 19 juillet et les bruissements de la vie sociétale remontaient du soupirail dans lequel l’avaient enfermé l’idéologie franchouillarde de Sarkozy.

Il n’avait pas la parole le prince des châteaux et du « Fouquet ».

Ce n’était pas lui et ses sbires, ses connétables, ses perroquets, qui faisaient l’événement.

C’était le « Secours Pop », comme on dit, pour parler du Secours populaire;  cette grande association humaine et fraternelle.

Le partage et la fraternité avait envahit Paris et la région parisienne.

40 000  enfants défavorisés prenaient leur quartier à Paris pour une journée de détente et au même instant une autre organisation, « le Modef », ces paysans prolétaires de la terre, venaient avec leurs fruits et légumes les vendre aux parisiens à un prix acceptable tant pour le producteur que pour le consommateur.

Deux belles initiatives.

Et puis ces enfants, nos enfants, dont les parents n’ont pas les moyens de leur donner des vacances, étaient heureux, une vieille dame qui les accompagnaient était remplie de joie, elle voyait pour la première fois la tour Eiffel. Des enfants visitaient les hauts lieux de Paris:  musées, stade de  France, mer de sable, plage de Paris etc.

 Ils en avaient plein les yeux, plein la tête.

Ils étaient de toutes origines, de lieux où la vie sociale et éducative en a pris un coup sous les coupes sombres des friqués du monde. Il fallait voir ces jeunes intéressés à des choses qui les cultivent, les élèvent, les émancipent.

Et puis, aussi, chose formidable, la présence d’enfants venus d’autres pays, d’autres langues, eux aussi défavorisés: des enfants qui souffrent de cette société capitaliste égoïste et mondialisée.

Dans les lieux parisiens où les paysans de la terre vendaient leurs produits à des prix abordables, des petites gens se précipitaient pour enfin acheter les uns un kilo de pêche, les autres des prunes, des poires, des pomme de terre nouvelles, des tomates et des melons qui sont d’un prix excessif  dans les supermarchés.

Là aussi, fraternité et partage régnaient avec le « Modef »:  organisation paysanne représentative de ces ouvriers de la terre, victimes de l’agroalimentaire et des trusts du commerce.

Mais, en même temps, terrible contraste, à d’autres endroits, en France, la vindicte gouvernementale, celle des possédants, exprimait sa haine du « prochain », de celui qui n’est pas en conformité avec ses normes, et la chasse aux Roms, la chasse à courre, la curée n’épargnait  même pas ces gosses. La dame Morano, s’exprimant à la presse, répondant à une question posée sur ce que vont devenir ces enfants roms là-bas, où on les ramène, tint ce langage:  c’est l’affaire de la Roumanie et concernant l’école, ils iront là-bas dit-elle:  alors qu’elle sait que ces enfants ne sont pas scolarisés dans ce pays pour la plupart.

Quelle morgue celle de ce député de l’Oise, le dénommé Courtial, qui veut transformer l’allocation de rentrée scolaire en bons d’achats parce que les pauvres en font un tout autre usage que les achats scolaires.

Cela me rappelle, ces bigotes, qui, dans le passé, disaient que les bourses scolaires pour les plus pauvres servaient à acheter du vin.

Et, heureusement, un reportage montrait ces familles de conditions modestes, entrain de se creuser la tête pour acheter tout ce qu’il faut pour la entrée scolaire de leurs enfants. Et ils disaient tous, que la prime ne suffisait pas. Cinglant désaveux à ce député des riches.

Oui, une journée qui montre que des hommes et des femmes, dans les associations, montrent autre chose que de la haine et d’une société qui favorise les enfant de riches, de ceux qui font la fiesta à Saint-Tropez à coups de millions d’euros dans une soirée arrosée, et qui a droit à tous les égards de cette classe qui triche, fraude, dissimule et prend le « jet » en guise de roulotte pour se rendre dans ses paradis fiscaux.

Sarko-go-home.

Marianne:255 000 emplois supprimés en France en 2009! – France 2:Lagarde se félicite des bons chiffres de la croissance….

Sur le plateau de France 2, emoticoneChristine Lagarde, Ministre de l’Économiecommentait les « bons » chiffres de la croissance au 2ème trimestre : +0,6 %. Chiffre qu’elle a qualifié de magnifique   : « Ce résultat, très positif, c’est d’abord surtout le résultat d’une politique économique extrêmement équilibrée

Bonus-track : « Ce résultat, très positif, + 0,6 %, plus que ce que nous attendions, et 3 fois plus que le premier trimestre, c’est d’abord surtout le résultat d’une politique économique conduite sous l’autorité du Président de la République et du premier ministre, de manière extrêmement équilibrée, de manière très raisonnable et responsable »

Sur l’Allemagne qui fait un meilleure chiffre :

« L’Allemagne allait très mal en 2009 (…) dans ces circonstances là, quand on est au fond de la piscine, on rebondit beaucoup plus fort, c’est pour ça que l’Allemagne a un chiffre de cette nature…. »

« Je pense que c’est plutôt la consolidation d’un phénomène de croissance, c’est une stabilisation du chômage aussi puisque vous savez que c’est une croissance qui est riche d’emploi. On a au 2ème trimestre créé des emplois, 35 000 emploi supplémentaires »

En intérim surtout.

« Oui mais vous savez, d’abord l’intérim c’est souvent un signe avant-coureur d’une reprise solide et durable »

La Ministre de l’économie d’expliquer ensuite que la destruction d’emploi continue dans l’industrie mais moins vite qu’il y a 3, 6 ou 9 mois.

Sur l’augmentation du prix de l’électricité :

« C’est une augmentation qui est à peu près de l’ordre de 4 € par mois supplémentaires pour environ 90 % des ménages Français(…) c’est une hausse qui est importante, mais pas exorbitante non plus ».

Marie Drucker : « Même maintenant, les Français peuvent le comprendre? »

C. L. : « Ce n’est pas une question de comprendre, c’est une question d’avoir un prix qui reflète les couts. On peut pas être dans un régime subventionnés en termes d’énergie ».
(Source: France 2)

  Dans la presse-Marianne

emoticone255 000 emplois supprimés en France en 2009!

Un document du ministère du travail décrit une situation catastrophique de la situation de l’emploi en France. En 2009, 337 000 postes ont été détruits dans le secteur privé. Après 190 000 en 2008, ces chiffres sont les pires que la France a connu depuis la guerre. Le coût de cette crise qui naît dans la sphère financière est donc avant tout porté par les salariés en général.



255 000 emplois supprimés en France en 2009!

2,1 milliards d’euros de bénéfices au deuxième trimestre pour BNP-Paribas, 1,1 milliard pour la Société générale… Décidément, la vie est belle pour les grosses cylindrées du secteur bancaire. Qu’importe que la croissance tarde à retrouver un rythme supérieur à 1 % ; que la consommation des ménages soit en recul; et qu’enfin le taux de chômage se maintienne au-delà des deux chiffres. Chez les banquiers, on ne se soucie guère de ces petits détails de l’économie réelle. BNP-Paribas affiche, par exemple, une progression de son résultat de 31 %. Pour la finance, la crise c’est du passé.

Mais pas pour les salariés. Jeudi 5 août, la Dares, la direction des études économiques du ministère du travail, a publié le bilan 2009 de l’emploi en France. Le document décrit une situation catastrophique : en 2009, l’économie a détruit 337 000 emplois dans le secteur privé. Un record après une année 2008 elle aussi placée sous le signe de la dégradation, avec un recul de 190 000 postes. En moins de 2 ans , ce sont plus d’un demi million d’emplois qui ont ainsi été rayés des tablettes. Particulièrement touchée, l’industrie a connu, en 2009, un taux de destruction d’emploi historique, proche de 5%, soit 168 000 postes disparus.

Et pour la deuxième année consécutive, ces emplois n’ont pu être compensés, comme c’était le cas dans les périodes précédentes, par le dynamisme du secteur tertiaire. Durant ces deux années, lui aussi a perdu de la substance : -112 000 emplois en 2008 et -121 000 l’année suivante… Moins sensible aux cycles conjoncturels, l’emploi salarié non-marchand (fonction publique, associatifs,…) a cependant joué son rôle d’amortisseur. « L’emploi salarié non-marchand progresse en raison principalement d’emplois aidés plus nombreux face à une mauvaise conjoncture », note la Dares. Et de fait, dans son plan de relance, le gouvernement a renoué avec les emplois aidés dont le principe avait été abandonné à son arrivée au pouvoir en 2007.

Au final, la destruction d’emplois dans l’économie tombe donc à 255 000 en 2009.

Cette profonde dégradation a également poussé ses effets jusqu’à modifier la part des emplois stables (CDI et fonction publique) dans le total de l’emploi. Épargnés au début de la crise, les salariés ayant un emploi stable, ont commencé par être touchés au tournant 2008-2009, alors que la mortalité des entreprises les employant connaissait une forte poussée : ce sont 260 000 CDI qui ont ainsi disparu dans l’économie, tandis que les quelques postes qui se récréent à nouveau fin 2009 sont le plus souvent  en intérim…

Déjà dramatique en soi, cette destruction s’est accompagnée d’un phénomène inattendu : la hausse de la population active. Malgré la dégradation de la conjoncture, déjouant ainsi les ressorts traditionnels qui posent qu’en tel cas les gens sont découragés de se présenter sur le marché du travail, 200 000 personnes ont grossi les rangs des « offreurs de travail » comme disent les économistes.

Plus d’offres de travail (+ 200 000), moins de demandes (255 000 postes détruits en 2009): voilà qui explique au trois quarts l’envolée du chômage, 713 000 personnes supplémentaires inscrites sur les listes du Pôle emploi en 2009, + 20 % sur un an.

En ce sens, la relocalisation de 50 000 emplois espérée par Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie, dans une interview à La Tribune, n’est pas vraiment à l’échelle du problème. Comme le note une étude du Trésor, depuis 1980, l’industrie française a détruit près de 2 millions d’emplois. Le document de Bercy estime que, entre 2000 et 2007, 63 % de ces destructions sont le fait de la concurrence internationale, notamment de la Chine, pour les productions à faible valeur ajoutée, et l’Allemagne pour celles plus intenses en technologie.

Sarko en vacances: ses porte-flingue, Hortefeux et Levebvre…

 Sarko en vacances, ses ténors dérapent tout seuls

 http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Sarko-en-vacances-ses-tenors-derapent-tout-seuls_a152.ht                                                             

Nicolas et Carla Sarkozy sont enfin arrivés au Cap Nègre. Nicolas est déjà très bronzé, à force de partir en weekend prolongé à répétition (la dernière escapade date de 15 jours, déjà au Cap Nègre). Une petite manifestation les attendait sur place, pour l’abolition des privilèges. Il faut dire que le couple présidentiel avait choisi la date anniversaire du 4 août 1789 pour descendre. Mais l’été sera sans trêve. Occuper le terrain… Au gouvernement, on s’acharne à occuper l’espace médiatique sur le terrain de l’insécurité. Le collaborateur Hortefeux est officiellement descendu à Grenoble jeudi 5 août. Officiellement, car en fait, il est venu en catimini la veille au soir, pour patrouiller en secret dans des rues désertes avec les policiers. Il cherchait sans doute des Auvergnats… La veille également, journalistes et caméras étaient conviés à l’aube dans la banlieue de la ville à filmer et commenter l’arrestation dès 6 heures du matin de 5 suspects suite aux violences d’il y a 15 jours. Le dispositif policier était lourd, plusieurs centaines de policiers, dont des troupes d’élite du RAID et du GIGN. Les cinq ont été relâchés de leur garde en vue, faute d’éléments, avant même le délai maximal de 48 heures. «C’est un succès» s’est obstiné à commenter Brice Hortefeux jeudi, alors qu’il installait le tout nouveau Groupe Régionale d’Intervention de l’Isère promis par Sarkozy. Vendredi dernier, Sarkozy promettait pourtant des résultats rapides pour valider son lien entre immigration et délinquance à Grenoble. Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, fraîchement revenu de vacances, a confié que «la question des étrangers, c’est un problème majeur dans notre pays. La délinquance, chacun sait qu’il y a des liens avec l’immigration, chacun le sait. C’est souvent pas correct de le dire, mais c’est une réalité que chacun connaît. (…) quelque chose comme 10 % des détenus sont étrangers. (…) Les mises en cause pour vol à la la tire, c’est 50 % d’étrangers. Je ne parle pas de gens issus de l’immigration, je parle d’étrangers ». L’homme est habitué de ce type d’outrances: de la détection des comportements violents en maternelles au travail pendant les congés maladie. Il s’en est déjà expliqué. Le temps médiatique est trop court pour expliquer longuement. Mieux vaut la formule choc, le raccourci, fusse-t-il dangereux. Conseiller régional des Hauts-de-Seine, Frédéric Lefebvre est surtout agacé de constater que le piège sarkozyen ne fonctionne pas. L’opposition en est restée à critiquer le propre bilan de Sarkozy en matière de lutte contre l’insécurité. Dans la presse et sur les blogs, on s’échine à démonter les erreurs de l’argumentation sarkozyenne. Mardi, Nadine Morano fustigeait Elisabeth Guigou qui aurait beau jeu, selon elle, de critiquer l’extension de la déchéance de nationalité alors qu’elle l’aurait elle-même déjà étendue en 1998 quand elle était ministre de la Justice sous Lionel Jospin. Manque de chance… Mme Morano s’est plantée. Cet élargissement date de 1996, quand le Garde des Sceaux s’appelait Jacques Toubon. En 1998, Mme Guigou a au contraire posé quelques limites, comme l’impossibilité de rendre un condamné apatride. Jeudi soir, le Figaro.fr publiait son brillant sondage du jour avec ce titre triomphant : «Sécurité : les annonces de la majorité plébiscitées». On pouvait y lire que d’après un sondage Ifop, auprès de 1003 personnes, par ordinateur, que Nicolas Sarkozy et sa majorité avaient fait «carton plein» auprès de l’opinion. Et le journal de Sarkofrance d’expliquer que «les dirigeants socialistes, dépassés par leurs troupes, n’ont toujours pas fait leur révolution culturelle, huit ans après l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle.» Bizarrement, le journal n’a pas demandé ce que pensaient les «Français» de la politique de Nicolas Sarkozy en matière de lutte contre l’insécurité, de ses résultats depuis 2002. On pourrait rappeler un autre sondage de l’Ifop, pour France Soir celui-là, qui révélait que près des deux tiers des Français considéraient que l’insécurité était en hausse, 8 ans après la nomination de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur. Bizarrement aussi, les sondeurs de l’Ifop ne demandèrent pas aux sondés s’ils trouveraient justifié de retirer la nationalité française aux évadés fiscaux. Bizarrement, le journal ne précise pas la marge d’erreur de ses interprétations sondagières quand il écrit que les électeurs de gauche plébiscitent aussi les propositions sarkozyennes : sur les 1003 personnes interrogées, combien ont été étiquetées «à gauche» ? … avant qu’il ne nous occupe Les services d’Eric Woerth avaient violemment attaqué Libération, jugé coupable d’«insinuations», d’«amalgame» et de «désinformation», suite à ses révélations sur l’intervention directe d’Eric Woerth alors ministre du Budget pour alléger de 27 millions d’euros les impôts dus sur la succession du sculpteur Cesar. Sur France 2 mercredi, Alain-Dominique Perrin, l’executeur testamentaire, avait qualifié de faux les extraits du courrier de Woerth publiés par le quotidien. Dans la journée de mercredi, l’intégralité du courrier pouvait être consultée sur le site du journal (cf. notre billet de mercredi). Jeudi matin, Libération en profitait pour relancer l’affaire Wildenstein, en publiant des extraits d’un courrier de la veuve du marchant d’art au ministre du budget de l’époque s’inquiétant de son attentisme. L’un des héritiers Wildenstein, Guy, que la veuve accuse d’avoir dissimulé l’héritage de son père, est un animateur du Premier Cercle (encore un !) et des adhérents expatriés de l’UMP aux Etats-Unis. En lisant le Canard Enchaîné du 4 août, la moisson était riche en petites et grandes révélations. 1. Le mari de Christine Lagarde, Xavier Giocanti, se fait épinglé pour sa gestion d’un association entre 2003 et 2005. A l’époque, il dirigeait le Centre de promotion de l’emploi en micro-entreprise (CPEM), association sous le régime de la loi de 1901 qui reçu 1 million d’euros de subventions européennes. Dans une ordonnance datée du 2 mai, révèle le Canard, la Cour européenne de Justice a condamné ladite association à rembourser le million d’euros perçu à l’époque. Motif ? L’association n’était pas à but si non lucratif que cela : soutien logistique caché mais significatif de la mairie de Marseille (8 employés municipaux plus les locaux), «fausses déclarations, violation de la règlementation, gestion fantaisiste. Un festival.» commente l’hebdomadaire satirique. 2. Christian Estrosi, le ministre de l’industrie rattaché à la même Christine Lagarde, n’est pas épargné : trois voitures de fonction; une ex-épouse placée à la tête de l’office HLM en sus de sa fonction d’adjointe au Logement; l’épouse d’Eric Ciotti (ce député qui aimerait sanctionner de deux ans de prison ferme les parents d’enfants délinquants qui ne suivraient pas le plan de probation délivré par le juge) nommée directrice adjointe de la communication de la Ville, en sus de son salaire d’attachée parlementaire de son mari; un job à la communauté urbaine de Nice pour l’un des frères de Fadela Amara; une Légion d’honneur pour une restauratrice amie ; un marché public truqué pour les cantines scolaires de la Ville (153 millions d’euros à la clé), rapidement annulé par le ministre-maire quand le procureur Eric de Montgolfier rappela par écrit les bonnes règles de procédure; et un budget de communication municipale qui frise les 3 millions d’euros par an… Ouf ! Arrêtez là. La liste est suffisamment complète…

                                                                  Par valenton rouge

Marx : en enfer ou au paradis ?

charlymarx.jpg 

Quand Marx meurt, il se retrouve devant Saint-Pierre, le gardien du Paradis.
Saint-Pierre lui dit « A votre façon, vous avez tenté d’améliorer le sort de l’humanité, mais bon, vous êtes beaucoup trop athée, je suis obligé de vous envoyer en enfer ».
Et Marx se retrouve en enfer.
Deux semaines plus tard, Satan passe un coup de fil à Saint Pierre:
- Allo, ça va mon vieux ?
- Oui, ça va… sauf pour le nouveau, là, le Marx que tu m’as envoyé il y a 15 jours
- Ben quoi, c’est quoi le problème?
- Il m’a foutu une de ces pagailles ici, si tu savais: il a créé un syndicat et les démons se révoltent, ils exigent la climatisation, ils crient « non aux cadences infernales ». Je n’en peux plus
- Oui, mais qu’est-ce que tu veux que j’y fasse, moi ?
- Ben je me suis dit que je pourrais te l’envoyer au Paradis quelques temps. L’ambiance là- haut est plus calme, plus sereine, plus lénifiante, tu vois. Ça lui ferait du bien, ça le calmerait.
- Bof, je n’en suis pas sûr, mais bon, si tu veux, je peux te rendre ce service. C’est bien parce que c’est toi qui me le demande.
Et Marx se retrouve au Paradis.
Et Satan n’entend plus parler de Marx. Pendant un mois, deux mois. Au bout du troisième mois, il appelle Saint-Pierre pour avoir des nouvelles:
- Allo, ça va mon vieux ?
- Oui, oui. Mais dis-moi, tu ne m’as pas renvoyé Marx. Ça se passe bien avec lui ?
- Ah oui, super. Tous les anges le trouvent cool. Il est très cultivé tu sais, une conversation toujours passionnante.
- Ah bon! Alors tu veux bien le garder là-haut ?
- Oui, pas de problème, tout le monde s’entend bien avec lui, il est charmant.
- Mais quand même, c’est un athée… ça ne vous pose pas de problème ?
- Ben non, pourquoi ?
- Et Dieu, qu’est-ce qu’il en pense ?
- Dieu ? quel Dieu ?

                                                             site: El Diablo

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Le parti communiste libanais dénonce la nouvelle agression israélienne

Le Bureau politique du Parti Communiste libanais dénonce l’agression israélienne barbare contre l’armée libanaise dans la région de Adaissi au Sud Liban. Il considėre que cette agression contre le Liban, son intégrité territoriale et sa souveraineté n’aurait pu avoir lieu sans le silence douteux de la légalité internationale.


Cette agression a, en effet, eu lieu au vu et su des milliers de soldats de la FINUL. Israël, par son nouveau crime, a fait fi de toutes les résolutions internationales, don’t, en dernier lieu la résolution 1701 qui fut, en fait, une résolution injuste puisqu’elle s’applique aux seules victimes tout en oubliant les vrais criminels et puisqu’elle donne aux Israéliens toute liberté de violer la souveraineté de nos terres.


Le Bureau politique du PCL attire l’attention sur les menaces perpétrées contre notre people et les préparatifs pour une nouvelle guerre. Il appelle les Libanais à la vigilance et à plus de coopération avec la Résistance nationale et l’armée qui sut faire face à cette agression criminelle.


Le Bureau politique s’incline devant les martyrs tombés, tant parmi les militaires que dans les rangs des journalistes, don’t notre Camarade Assaf Abou Rahhal. Il souhaite un prompt recouvrement aux blesses.


Beyrouth, le 3 août 2010


Le Bureau politique du Parti Communiste libanais

Le Bangladesh secoué par une grève historique- La colère de millions d’ouvriers exploités par les multinationales pour moins d’un euro par jour

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


par Steve Davison*, pour le Morning Star (quotidien du PC de Grande-Bretagne)

Les ouvriers les moins bien payés du monde en ont finalement eu assez. Grèves, usines fermées, rues bloquées et émeutes ont secoué la mégapole bouillonnante de Dhaka, au centre du Bangladesh, après que le gouvernement n’a pas répondu aux revendications modestes des travailleurs du textile, pour un salaire minimum mensuel décent.

Près de 3,5 millions de Bangladais ont été brutalement exploités pendant des années par des patrons du textile assoiffés de profit, produisant pour des entreprises connues de tous telles que Wal-Mart, Asdaet Marks and Spencer.

Ces travailleurs ont survécu avec seulement 1 662 taka (15 livres) par mois pendant les cinq dernières années tandis que l’inflation pour les biens de première nécessité, en particulier le riz, le blé et le logement, ont augmenté sans cesse (de 43% dans la même période).

Leurs conditions de travail sont celles du 19ème siècle. Les travailleurs ne sont souvent pas payés à temps et les femmes, qui constituent 80% de la main d’œuvre de l’industrie textile, subissent régulièrement agressions physiques et harcèlements. Cela devait changer.

En dépit du fait que le taux de syndicalisation est très bas, avec près de 100 000 travailleurs syndiqués, les travailleurs non-syndiqués ont joint leurs forces à celles de leurs camarades dans une revendication d’un salaire minimum de 5 000 taka (45 livres) par mois.

Les syndicats majoritaires du secteur textile ont rencontré un soutien massif avec cette simple revendication, même confrontés à l’intimidation anti-syndicale du patronat et de leurs serviteurs, dans l’État et la police.

Le patronat a exigé que le gouvernement réponde aux manifestations des travailleurs par la plus forte des répressions. Des centaines de travailleurs ont été blessés, de nombreux arrêtés et deux dirigeants syndicaux emprisonnés, et tant d’autres sont dans la clandestinité.

Face à la pression croissante, le gouvernement a convoqué une réunion d’urgence avec des propriétaires d’usine et ont « invité » des dirigeants syndicaux au siège de l’Association des exportateurs de textile du Bangladesh où un nouvel accord salarial a été concocté, offrant un salaire minimum de 3 000 taka (27 livres)

Certains syndicats importants ont accepté cette augmentation, mais un certain nombre de syndicats plus progressistes et militants ont rejeté l’accord, disant que tout ce qui est en-dessous de 5 000 taka est juste insuffisant pour que ces travailleurs appauvris puissent vivre.

Le Bangladesh’s Daily Star (le quotidien anglophone à la plus large diffusion dans le pays) a condamné la tournure prise par les négociations:

« Nous trouverons cela surprenant et tout à fait inacceptable que les délégués syndicaux des travailleurs du textile à la négociation sur les salaires aient été choisis par le gouvernement », a-t-il été dit.

« Le cours naturel, évident aurait du être le choix par les travailleurs de leurs propres représentants, qui auraient alors été justement au point sur la question et auraient aidé à trouver un meilleur accord pour leurs compatriotes. L’issue aurait alors été plus réaliste et, donc, acceptable pour tout le monde ».

Treize fédérations syndicales progressistes ont condamné la réunion et ont exigé la ré-ouverture de négociations salariales.

Dans une tentative d’acheter la paix, le gouvernement Bangladais a annoncé des plans pour garantir des aides alimentaires (riz) aux travailleurs qui cousent des vêtements pour Wal-Mart, Tesco et d’autres multi-nationales, tout en sollicitant aussi des prêts de la Banque mondiale pour construire des dortoirs pour les travailleurs – en fait une subvention directe à quelques-unes des entreprises les plus riches du monde.

Le même gouvernement, sur ordre des patrons du textile, est encore en train de poursuivre, avec des inculpations criminelles, 12 dirigeants syndicaux. Si il parvenait à gagner ces procès, cela permettrait au gouvernement d’économiser des millions. Voilà toute la folie de la mondialisation, et de sa course vers le fond.

Le gouvernement essaie aussi d’isoler les travailleurs en créant un écran de fumée d’ « agitateurs extérieurs » dans un climat de peur du terrorisme islamiste et d’enquêtes en cours sur des « crimes de guerre » dans la guerre Pakistan-Bangladesh de 1971. Et il a désormais interdit de délivrer des visas aux ressortissants étrangers.

« De nombreux ressortissants étrangers, avec des visas de touristes, sont impliqués dans des activités syndicales et sont à l’origine de troubles dans le secteur, dans les intérêts de leurs nations respectives », a déclaré un ministre au Daily Star sous couvert d’anonymat.

« Nous veillerons strictement à partir de maintenant à ce qu’aucun ressortissant étranger ne puisse venir au Bangladesh avec un visa de touriste pour être impliqué dans des activités syndicales.

Si ils veulent venir ici à cette fin, ils doivent recevoir des visas d’un type spécial de la part du gouvernement Bangladais. »

Le Daily Star a ajouté que« le gouvernement a une liste des ressortissants étrangers qui sont venus au Bangladesh avec des visas de touriste et qui sont impliqués dans des activités syndicales, avec l’aide de nombreuses ONG ».

Cependant, le gouvernement n’est pas entièrement insensible à la cause des travailleurs, et se trouve dans une position difficile.

Le premier ministre Sheikh Hasina a déclaré aux médias: « Les travailleurs sont payés avec un salaire, je dirais, pas seulement insuffisant mais inhumain. Les travailleurs ne peuvent même pas rester à Dhaka avec les salaires en monnaie de singe qu’ils ont ».

Dans la délégation d’Unite au Bangladesh, j’ai rencontré le ministre du Travail Khondker Mosharraf Hossain.

« Quel gouvernement au monde ne voudrait pas que ses travailleurs soient payés un salaire décent? », a-t-il interrogé.

« Nous aimerions soutenir la revendication des travailleurs du textile, pour un salaire mensuel de 5 000 taka. Dans un monde juste, les travailleurs devraient même être payés plus.

« Le problème que le Bangladesh rencontre est que les multi-nationales de la grande distribution ne paieront pas cette augmentation de salaire. Chaque année, les multi-nationales cassent les prix qu’ils sont disposés à payer par pièce, ce qui pousse les salaires vers le bas. Vous devez contrôler vos multi-nationales, si vous voulez aider les travailleurs du textile. »

Le sentiment d’impuissance de Hossain est tout à fait réel. La vérité, c’est que dans le monde d’aujourd’hui, super-mondialisé, le pouvoir des multi-nationales est plus important que celui des gouvernements, en particulier dans le Tiers-monde.

Et avec l’augmentation des salaires en Chine et au Viet-nam, les travailleurs du Bangladesh sont au bas de la pile.

Bien qu’il n’y ait nul endroit qui soit moins cher au monde, l’organisation patronale YET et l’Association des exportateurs de l’industrie textile du Bangladesh ont menacé de fermer les usines de textile après que les travailleurs ont lancé leur action.

Les travailleurs n’ont pas été intimidés par de telles agissements. Ils continuent à participer aux sit-ins d’usines et aux négociations salariales sur le terrain pour s’assurer des hausses de salaires avant de retourner au travail. Des manifestations de masse et des barrages routiers ont lieu tout le temps.

Les travailleurs, virtuellement sans organisation ni direction nationale, ont essaimé des actions dans tout le pays, où des actions ont lieu par imitation.

Mais la lutte des travailleurs est rendue plus difficile à cause de la confusion régnant dans le mouvement syndical. Bangladesh a plus de 6 000 syndicats, qui sont en lutte constante pour leur survie et en concurrence les uns avec les autres. Des dizaines de syndicats du textile ont un nombre d’adhérents très faible et la plupart sont liés à des partis politiques et à des hommes politiques en particulier.

Peu de cotisations syndicales. Ils luttent plutôt les uns contre les autres pour recevoir des fonds d’Europe et des Etats-Unis. Il n’y a aucune unité mais plutôt une lutte constante pour l’argent.

L’issue de cette lutte historique est encore à écrire. Mais les choses ne seront plus jamais les mêmes. Une fois que les travailleurs les plus opprimés de la terre se lèvent et combattent, ils deviennent un phare pour des millions d’autres travailleurs.

Les travailleurs Bangladais apprendront encore plus dans les jours à venir que les commentateurs politiques en apprendront toute une vie durant. La lutte au Bangladesh pose un nouveau type de syndicalisme – celui qui est fait pour défier et dompter les multi-nationales globalisées.

* dirigeant syndical du syndicat britannique Unite revient tout juste du Bangladesh où il a rencontré des syndicalistes du textile dans le cadre d’une délégation comprenant non seulement des syndicalistes britanniques (Unite) mais aussi des syndicalistes métallurgistes états-uniens (United Steel Workers)

Collectif « Sauvons la médecine du travail » Projet de loi Woerth : la négation de la prise en compte de la pénibilité du travail

 Nous reproduisons ci-dessous un article et un dossier réalisé par les médecins du travail réunis dans le collectif « Sauvons la médecine du travail » sur le volet « pénibilité » du projet de loi contre les retraites.

L’AFP a également interviewé le docteur François Guillon, professeur de médecine du travail à l’hôpital Avicenne: en lien

Très complet, cet article montre comment la loi Woerth constitue la négation même de la prise en compte de la pénibilité du travail.

Les effets de la pénibilité sont mesurables par la réduction d’espérance de vie (sans incapacité) pour une profession. Le projet de loi confond délibérément pénibilité d’un métier avec l’invalidité individuelle résultant d’accidents du travail ou de maladies professionnelles.

Il représente, au lieu de l’« avancée » annoncée, un recul pour tous les travailleurs.

Les salariés exerçant des travaux pénibles, sans handicap constaté, ou avec une invalidité inférieure à 20%, vont devoir travailler deux ans de plus ou pointer plus longtemps au chômage avec des indemnités amputées.

Les « travailleurs usés » que le projet de loi prend en considération, touchés par un taux d’invalidité supérieure à 20% conserveront uniquement la législation actuelle. 20% d’invalidité, cela correspond à un très faible nombre de salariés et à des accidents ou maladies graves : 2 doigts en moins ! Pas les troubles musculo-squelettiques !  

Correspondant à la philosophie du Medef, le projet est aussi une négation de la prévention de la santé au travail. Là où la législation devrait pousser et obliger les entreprises à aménager les conditions de travail et financer des retraites anticipées pour compenser la pénibilité, le projet Woerth permet aux patrons de se débarrasser des travailleurs qu’ils ont exploités au point de ne plus être productifs avant 60, 62 ans. 

En cohérence, à nouveau, le gouvernement tente de dévoyer la mission des médecins du travail à qui l’on confierait la tâche de constater l’invalidité en lieu et place des médecins de la Sécurité sociale. La médecine du travail, telle que son rôle a été définie à la Libération a pour mission de prévenir, dans l’entreprise, pendant toute la carrière des salariés, l’altération de la santé au travail et non de constater après coup les dégâts de l’exploitation patronale.

Cette analyse peut nous être utile à tous dans nos entreprises.

Le gouvernement a prévu d’ouvrir un contrefeu à la remise en cause de la retraite à 60 ans avec la question de la « pénibilité » sur laquelle il laisserait le Parlement obtenir « des concessions ». Cet article nous aide à comprendre que rien n’est négociable en la matière sur les bases du projet de loi et que la remise en cause de la retraite à 60 ans, avec l’allongement de la durée de cotisation, représente un recul pour tous, notamment pour les salariés exerçant des métiers pénibles.

Cet article est compété par un dossier « Retraite et pénibilité » (en lien) qui pose la question de société : Le réel enjeu de civilisation aujourd’hui n’est-il pas d’éradiquer toutes les conditions de travail usantes et dangereuses à court, moyen ou long terme, et dévalorisantes ? Ou alors, qui la Société doit-elle sacrifier et au nom de quels principes ?

A « deux doigts » de la retraite !!

 

Par le collectif « Sauvons la médecine du travail »

Pour faire passer sa réforme des retraites, dont il ne cache pas les motivations conjoncturelles boursières, le gouvernement nous présente son texte comme empreint d’une rare humanité. C’est tout le contraire. Car non seulement le texte d’Eric Woerth se moque de la pénibilité en l‘assimilant au handicap lourd, mais en plus, il ignore les effets induits du recul de deux ans de l’âge d’accès à la retraite sur la santé des salariés, leur possibilité à assumer les tâches de leurs postes de travail, et leur espérance de vie sans incapacité. Et pour comble, selon Sarkozy, ce sont les médecins du travail qui « évalueront l’usure des salariés » afin de leur permettre de « bénéficier » d’une retraite anticipée. Méconnaît-il les procédures en ce domaine, ou bien est-ce un nouveau rôle attribué au médecin du travail en lieu et place de sa mission actuelle, qui est d’éviter toute altération de la santé du fait du travail ?

Eric Woerth veut remplacer les dispositions existantes par une innovation pour les TU (travailleurs usés), et par ce qu’il appelle le « maintien » du dispositif dit des « carrières longues ». Ce « maintien » est un trompe l’œil, puisqu’il « tient compte du relèvement de l’âge légal de la retraite de droit commun. ». C’est-à-dire que les salariés ayant commencé à travailler à 16 ans ne pourront partir qu’à 60 ans. Belle avancée !

De même le dispositif de retraite pour inaptitude, qui n’est qu’évoqué dans le texte, risque d’être décalé de deux ans. Les personnes qui aujourd’hui peuvent partir à taux plein à 60 ans quand leur état physique réduit leur capacité de gain de 50% n’auront sans doute la possibilité de le faire qu’à 62 ans.

Le texte, évidemment, ne revient pas sur la liquidation en cours du droit à la dispense de recherche d’emploi. Avant la loi du 01-08-2008, les bénéficiaires d’allocation de chômage de plus de 57,5 ans pouvaient, pour des raisons de santé, être dispensés de recherche d’emploi. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et la réforme Woerth compte bien n’y rien changer.

De la même façon, la réforme d’Eric Woerth s’accommode sans broncher de la mise en place des « cellules de Prévention de la Désinsertion Professionnelles », dispositif mis en place par la CNAMts sous injonction du Medef pour faciliter le licenciement des salariés en difficulté de santé.

Mais l’innovation de la réforme, c’est la retraite pour usure qui permettrait un départ à 60 ans à taux plein pour les salariés « usés par le travail » (TU). Cette disposition est scandaleusement présentée par le pouvoir comme en rapport avec la pénibilité du travail. En fait, elle n’a rien à y voir. En effet, la pénibilité du travail concerne les différences dans l’espérance de vie sans incapacité des salariés en fin de carrière, selon leurs métiers ou leurs postes de travail. Et la retraite des TU prévue par Eric Woerth ne s’applique qu’aux handicapés graves du travail, c’est-à-dire aux victimes d’accidents du travail (AT) ou de maladies professionnelles (MP) dont le taux d’invalidité permanente (IP) dépasse 20% dans le barème AT-MP.

Pour se justifier, le ministre s’abrite derrière des arguments qui ne tiennent la route ni sur le fond, ni dans leurs modalités.

Il prétend que « Pour être juste il faut qu’il s’agisse d’un droit individuel ». C’est l’inverse ; il est juste que toutes les personnes placées dans une même situation bénéficient des mêmes droits. Or, c’est loin d’être le cas.

Les victimes dont l’IP est comprise entre 10 et 20%, et qui pourtant sont considérées comme des « bénéficiaires de l’obligation d’emploi » (article L.5212-13 du code du travail), et dont certains sont reconnus Travailleurs Handicapés, seront exclus du dispositif.

Pour les malades de l’amiante (tableau 30 du RG) dont les IP moyennes (sauf pour les cancers) sont toutes inférieures aux 20% d’Eric Woerth, le système devient aberrant. En effet ils seront exclus du dispositif TU, mais pourront continuer de « bénéficier » de la cessation anticipée d’activité, et donc partir à 50 ans (avec environ 65% de leur ancien salaire), même si leur IP est inférieure à 5%.

Pour les victimes des maladies professionnelles les plus fréquentes, les troubles musculo-squelettiques (TMS du tab 57), le dispositif TU ne concernera qu’une très faible partie des malades, même si leur handicap ne leur permet plus de travailler. En effet le taux d’IP moyen pour ces maladies est de 10 %, et seules quelques maladies (moins de 1%) ont des taux d’IP moyens supérieurs à 15%.

Ces évaluations d’IP sont réalisées par les médecins conseils de sécurité sociale en fonction d’un barème indicatif. Par exemple, la perte d’un auriculaire (2 phalanges) vaut 4%, et pour 3 phalanges, 8 ou 7% selon la dominance. Celle d’un annulaire vaut 5 à 6% selon dominance pour 3 phalanges, et seulement 3% pour 2 phalanges. La perte de l’index ou du médius vaut 6 à 7% pour 2 phalanges, et de12 à 14% pour 3 phalanges. Il faut perdre les deux phalanges du pouce pour « espérer » dépasser les 20%. Pour la justice, encore un effort, docteur Woerth, d’autant plus que la réparation dans ces cas est forfaitaire, unique et définitive. Elle varie de 814 euros (IP =3%), à 2 442 euros (IP 7%) (D.434-1 CdSS).

Le ministre prétend que sa « prise en compte de la pénibilité » ne doit «pas coûter à la caisse retraite […] car il (le coût) sera assuré par un versement de la branche accidents du travail et maladies professionnelles couvrant à due proportion les dépenses liées au dispositif de départ anticipé: par l’intermédiaire de la branche AT-MP ». C’est cette simplicité qui interdira évidemment les habituels transferts de charges des employeurs vers les caisses maladie.

Mais même dans cette hypothèse naïve, il faut ignorer tous les indicateurs disponibles pour oser affirmer que le recul de deux ans de l’âge de départ à la retraite puisse être sans conséquence financière. C’est au contraire à coup sûr une augmentation du nombre des invalidités et donc de leurs pensions. C’est l’augmentation des pathologies du travail non déclarées et non reconnues qui viendront peser sur les finances de la branche maladie.

Enfin, Eric Woerth présente sa retraite pour TU comme « compatible avec l’objectif d’améliorer les conditions de travail ». Il est certain qu’elle aura pour premier effet de créer un nouveau seuil d’IP à 20%, et donc de limiter l’évaluation des séquelles en deçà sous la pression des employeurs.

En fait, Eric Woerth se moque autant de la prévention que de la pénibilité, car à l’inverse de ses déclarations, c’est la vraie prise en compte de la pénibilité qui serait un facteur de prévention. Car elle encouragerait les employeurs, non pas à contester l’attribution des IP égales ou supérieures à 20%, mais à éradiquer les conditions de travail pénibles ouvrant droit au départ anticipé.

Rabia: « Le Malin »-Une chanson, un texte engagé…SOYONS DES MILLIONS le 7 septembre

larabiafestivallabellerouge2010123479e4b789.jpgQuand le malin montre du doigt on ne voit pas son autre main tournée vers nos droits, notre retraite…LE 7 septembre, il n’y aura pas de délinquants, de sales parents, de gitans, de pauvres, il y aura tout un peuple debout et rassemblé dans la rue
http://www.la-rabia.fr/IMG/mp3/lemalin.mp3

A partir du 7 septembre… Pour gagner, le besoin de l’intervention des communistes !

 

L’affaire Bettencourt a le mérite de mettre en évidence aux yeux du plus grand nombre dans l’intérêt de qui gouvernent nos dirigeants: la classe des possédants. Elle ne saurait faire passer au second plan la lutte principale de la rentrée.

L’imagination d’un Woerth est infinie quand il s’agit d’inventer de nouveaux dispositifs pour diminuer les impôts des fortunés, des actionnaires. Mais le plus beau cadeau que ce gouvernement veut faire au capital, c’est la nouvelle étape du démantèlement de notre système de retraite par répartition avec la loi Woerth.

Il en va de dizaines de milliards d’euros par an. C’est aussi une offensive politique hautement symbolique contre un acquis historique des luttes ouvrières, la retraite à 60 ans. Le pouvoir veut briser le socle de résistance populaire pour engager le pays dans une nouvelle phase, plus violente encore, de régression sociale, à l’image de ce que les gouvernements (de droite ou de « gauche ») font dans les tous les pays de l’UE. 

La journée de grève du 24 juin a été puissante : 2 millions de manifestants. Dans nos entreprises, publiques comme privées, nous savons que le mouvement a des réserves importantes. Mais nous nous souvenons aussi des 2 millions de manifestants du 13 mai 2003 contre la loi Fillon et de l’épuisement du mouvement au fil des journées d’action espacées. Plus fraîches encore dans nos mémoires sont les immenses mobilisations du premier semestre 2009, sans débouché.

Le pouvoir utilise toutes les cartes qu’il a en main. Il précipite le calendrier et le concentre sur le débat parlementaire, à partir du 7 septembre, où tout est bouclé d’avance. Massivement relayé par les media, il s’emploie à dresser les salariés du privé et du public les uns contre les autres, à faire croire aux retraités qu’ils sont épargnés par la réforme, aux salariés relevant des régimes spéciaux qu’ils ne sont pas concernés. Autant de mensonges qu’à notre niveau, avec nos camarades de la RATP, nous tâchons de démonter.

Mais, le gouvernement se repose avant tout sur le consensus des forces politiques dominantes pour laisser prédominer la résignation. Martine Aubry se prononce pour qu’à l’avenir les salariés travaillent jusqu’à 62, 63 ou 66 ans (en meeting à Roubaix le 30 juin), la retraite à 60 ans ne devant rester pour elle qu’une possibilité virtuelle. Le PS (mais aussi la CFDT) se prononcent pour l’allongement de la durée de cotisation jusqu’à 41,5 annuités. Etc. 

Sur de telles positions, on ne construira pas le rassemblement pour gagner le retrait de la loi Woerth !

Les responsabilités de notre parti, le PCF, qui, avec Ambroise Croizat, est à l’origine de notre protection sociale, n’en sont que plus considérables.

La convergence des luttes ne se fera que sur un objectif partagé par tous : la retraite à 60 ans pour tous financée par notre système de retraite solidaire par répartition. Il a fait ses preuves, au grand dam du patronat et de la finance, depuis 1945. Il peut et doit garantir des avancées, le droit effectif au départ à 60 ans, une réelle prise en compte de la pénibilité. Toute concession fait le jeu du pouvoir dans son travail de sape. Par rapport à la durée moyenne des carrières, la durée de cotisation doit revenir à 37,5 annuités. La cotisation sociale doit absolument rester au centre du financement, comme partie socialisée du salaire, comme lien solidaire entre les générations, comme prélèvement direct sur la création de richesse (il n’y en a pas de meilleur pour prendre sur les profits en évitant l’accumulation financière).

Nous nous battons sur ces axes car pour nous, communistes, la question n’est pas de faire un baroud d’honneur au Parlement, de passer pour de bons opposants, de se placer dans la compétition électorale de 2012 pour la présidence et ses accessits, de rentrer dans des schémas de recomposition politique pour cela (« Union de toute la gauche », « Front de gauche », candidatures diverses…).

On ne sache pas que Mme Bettencourt ait hier eu à se plaindre de MM. Fabius ou Strauss-Kahn, de Mme Aubry (la dame des exonérations record de cotisations sociales patronales).

Non, notre but, pour l’alternative à la politique au service du capital, c’est de gagner sur les retraites, c’est de faire converger les profondes résistances dans notre pays.

Dès les lendemains de la rentrée, les 5 et 6 septembre, les agents de l’éducation nationale engagent la « rigueur » imposée à l’école. Un jour avant le mouvement interprofessionnel qui va démarrer le 7 septembre sur les retraites.

Du 10 au 12 septembre, la Fête de l’Huma sera, encore plus que chaque année le grand rendez-vous politique des luttes à la rentrée. Comme chaque année, nous aurons notre stand .

Tout confirme que notre peuple, aujourd’hui plus que jamais face au capital, a besoin du PCF. Au lendemain du « congrès » extraordinaire, nous sommes renforcés dans notre conviction : Des communistes, à toutes les époques, on n’a pas attendu qu’ils sachent s’effacer, mais qu’ils sachent agir

Le régime actuel des gardes à vue en France respecte-t-il la Constitution ?

Le régime actuel des gardes à vue en France respecte-t-il la Constitution ? “Non” ont répondu vendredi les neuf Sages de la rue Montpensier dans une décision qui résonne comme un coup de tonnerre. Le Conseil Constitutionnel a, en conséquence, décidé d’abroger, purement et simplement, tout le dispositif régissant les gardes à vue de droit commun. Si “la garde à vue demeure une mesure de contrainte nécessaire à certaines opérations de police judiciaire”, note le Conseil constitutionnel, “les évolutions depuis 1993 doivent être accompagnées des garanties appropriées encadrant le recours à la garde à vue et assurant la protection des droits de la défense”.

Or le Conseil constate différentes évolutions et notamment “le recours accru à la garde à vue, y compris pour des infractions mineures”, rappelant que leur nombre a dépassé les 790.000 en 2009. Etant donné que “moins de 3% des procédures pénales sont actuellement confiées à un juge d’instruction”, “une personne est désormais le plus souvent jugée sur la base des seuls éléments de preuve rassemblés avant l’expiration de sa garde à vue”, ajoute-t-il. Enfin, il constate une “réduction des exigences” conditionnant l’accès au métier d’officier de police judiciaire, seul habilité à décider du placement en garde à vue, dont le nombre a doublé depuis 1993.

Date butoir : le 1er juillet 2011

Dès lors, en conclut le Conseil constitutionnel, “la conciliation entre, d’une part, la prévention des atteintes à l’ordre public et la recherche des auteurs d’infraction et, d’autre part, l’exercice des libertés constitutionnellement garanties ne peut plus être regardée comme proportionnée”. Le Conseil a donc jugé que les articles 62, 63, 63-1, 63-4, alinéas 1er à 6, et 77 du code de procédure pénale sont contraires à la Constitution.

Pour éviter des “conséquences manifestement excessives” sur le maintien de l’ordre public et la recherche d’auteurs d’infractions, le Conseil a décidé de reporter dans le temps les effets de la déclaration d’inconstitutionnalité au 1er juillet 2011 avec, comme conséquence, que “les mesures prises avant cette date ne pourront être contestées sur le fondement de cette inconstitutionnalité”. Ce délai, durant lequel les règles en vigueur continuent à s’appliquer, doit permettre au Parlement de choisir les modifications de la procédure pénale de nature à remédier à l’inconstitutionnalité constatée, précise la rue Montpensier.

Saisi dans le cadre de la réforme qui permet, depuis le 1er mars, aux justiciables de contester une loi en vigueur, le Conseil constitutionnel n’a pas réexaminé les dispositions exceptionnelles s’appliquant aux affaires de terrorisme, trafic de stupéfiants et criminalité organisée, qu’il avait déjà jugées conformes en 2004. Les avocats, avec des appuis dans le monde judiciaire, politique et l’opinion publique, se battent depuis des mois pour accroître leur rôle lors de la garde à vue.

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