Archive | mai 2010

A propos d’un congrès qui n’en est pas un, tout en étant un -Par Bernard Trannoy (section Bassin d’Arcachon)

Le 21 mai 2010

Extrait du « Texte N°2 – Pistes de travail pour un Parti communiste français transformé » : « En bref, il s’agit ensemble de mettre à plat l’organisation de la direction nationale et de la soumettre à la discussion du Congrès avant la discussion sur les noms. La Commission fera rapidement une proposition d’organigramme soumise au débat. Par cette méthode, nous voulons poser une première pierre, concrète, de changement de notre direction. »


Là encore le flou, le chèque en blanc. Les transformations du parti envisagées sont déconnectées du projet et de la perspective dont le parti se devrait d’être le porteur. Une évidente articulation parti/Projet est à penser. Le parti au service du projet, un projet pour le parti. Alors que ce qui nous ai proposé c’est un parti au service des visées purement électorales d’une nomenklatura.

Des directions qui par ailleurs ne répondent plus ou pas de leurs activités ou de leur non activité.

Quelle production ?

Les seuls dont on a un écho nous parviennent en bas. (La commission agriculture, pêche et forêt – Le collectif entreprises et de temps à autre Communisme et écologie) pour les autres c’est encéphalogramme plat, la mort clinique.

Le site du PCF qui devrait être un lieu de ressources, ne remplit pas son rôle. Mal foutu, mal organisé, son intérêt est faible, voir quasi nul. Heureusement, il y a un certain nombre de site animé par des camarades ou des collectifs de camarades ou proche de ce qui devrait être nos fondamentaux qui présente plus d’intérêt et de richesse.

En fin de compte un congrès pourquoi faire ??? Peut-être une invitation à poursuivre dans la Mélenchonade. Si certains nous proposent de nous limiter au rôle de porteurs de valises du PS, d’autre nous proposent de nous faire les porteurs de valise du très populiste Mélenchon. Quelle différence ??? sur le fond aucune dans les 2 cas c’est la transformation du PCF en auxiliaire.

Le rassemblement pourquoi faire ? Pour quels objectifs ? Ayons un PCF qui s’assume, qui porte un projet. Et là nous créons les conditions de rassemblements. La condition même de rassemblement possible, porteurs de contenus, est à rechercher dans un travail des communistes pour doter notre peuple de l’outil révolutionnaire qui lui fait défaut.

C’est une visée collective que nous devons porter. Pour le moment le FdG n’est qu’un assemblage hétéroclite d’individualités aux visées électoralistes se cantonnant dans une posture de refus, aux visées les plus contradictoires.

Peut-on faire l’impasse sur ce type de rassemblement d’appareils ? Ne justifie-t-il pas un droit d’inventaire. Voyons les résultats hors de l’hexagone :

 Italie « Arco Bello » variante FdG italienne. Résultat bingo, plus de gauche au parlement italien.

 Espagne « Izquierda » variante FdG espagnol. Résultat en baisse. Un processus de désengagement qui ne dit pas son nom, est en cours dans le PCE.

 Allemagne « Die Like » variante FdG allemande, toujours pas de programme.

Non le rassemblement n’est pas une fin en soi. Mais le résultat d’un travail aux niveaux des quartiers et des entreprises, pour faire connaitre, partager et co-élaborer des solutions de sortie de système. Et pour cela l’outil PCF est indispensable.

Regagnons la confiance du monde du travail qui a le sentiment justifié que nous les avons abandonnés dès 1983. Pour cela faire resurgir une identité forte.

Et aidons à sortir d’une culture du refus, du contre, de l’anti Sarko cache sexe. Pour élaborer et mettre en œuvre une stratégie de sortie de système. En fait les gens ne votent pas PS mais contre SARKO.

Le vote PS n’est qu’un vote par défaut, tellement nous avons affadi nos positionnements. Nous ne sommes même plus capables d’hurler aux scandales.

Battre la droite en 2012 Mais pour quoi faire ???????? La gauche est-elle en capacité et en volonté de se doter des moyens de faire autrement ? Pour aujourd’hui la réponse est NON.

Et cela nous devrions avoir le courage de le dire. Il n’est pas question de refuser toutes alliances avec le PS. Mais encore faut-il que le PS assume pleinement ses choix et leurs conséquences ? Notre attitude ne doit en aucun cas lui servir de cache sexe.

Que nous soyons capables devant l’inacceptable de claquer les portes. Il y a des couleuvres que nous n’avons pas à avaler.

Vie du Parti (sans la mise en page)- Invitation à la conférence de section pour notre congrès- Fête des Libertes et tract sur les retraites

 PARTI COMMUNISTE FRANCAIS                                                                                      

Section de St-Quentin-22, rue de la Pomme Rouge  

Tel : 03/23/64/12/71-Mail : pcfquentin@live.fr-http://pcfsaintquentin.unblog.fr                                                                                         

Le 20/05/2010 

Aux Communistes du Saint-Quentinois 


 35ème CONGRES DU PARTI COMMINISTE FRANÇAIS  les 18,19 et 20 Juin 2010 

         CONFERENCE DE SECTION  MERCREDI 2 JUIN à 18 H 00 

 Cher(e) Camarade, 


 Les 18,19 et 20 juin 2010 se tiendra le 35ème Congrès de notre parti, (Congrès dit « d’étape »…) Cinq semaines nous séparent de ce Congrès; la grande majorité des Communistes s’accordent à dire qu’il est quasiment impossible de tenir un tel évènement en si peu de temps et de créer les conditions réelles pour la participation du plus grand nombre de camarades à une réflexion collective. 


Une demande de report de ce Congrès a été proposée pour le mois de décembre 2010 par des membres du Conseil National, de nombreuses Sections et plusieurs Fédérations qui a malheureusement été rejeté par une partie de la Direction Nationale; c’est regrettable car l’ordre du jour de ce Congrès est très chargé. 


 En dehors du remplacement de Marie Georges Buffet, nous aurons à débattre de plusieurs textes importants tels que « les pistes de travail sur  l’évolution de nos choix de Congrès et la poursuite de leur mise en œuvre »  et  » les pistes de travail pour un Parti Communiste transformé ». 

D’autres textes alternatifs pourront également être soumis à la discussion comme le prévoit nos statuts… 


 Dans ce contexte politique actuel sous fond de crise du capitalisme avec tout ce que cela engendre, au moment où la réforme des retraites voulue par le gouvernement est en cours de négociation; après les élections Régionales et à la veille des Cantonales en 2011 et de la Présidentielle de 2012, nous devions prendre le temps et toutes les dispositions nécessaires pour que ce Congrès soit un véritable débat national avec la participation du maximum de Communistes qui ont exprimé fortement lors du 34ème Congrès la volonté nette et incontestable: celle de maintenir un Parti Communiste Français. 


Ce Congrès extraordinaire des 18,19 et 20 juin doit donc réaffirmé la raison d’être du PCF, faire le bilan de la stratégie, de son renforcement et bien sur de son action dans cette période de luttes des classes au plan national et international. 


                     Faire vivre et renforcer le PCF, c’est ce qui nous anime aujourd’hui ! 

 C’est dans cet esprit que nous souhaitons débattre et proposer lors de notre Conférence de Section qui se tiendra le:   

MERCREDI  2  JUIN  2010  à  partir de 17 H 30 

Au siège de la Section, 22, rue de la Pomme Rouge à Saint-Quentin 

Compte tenu de l’importance de cette réunion, nous souhaitons vivement ta participation afin d’avoir un débat le plus large et constructif possible.
 
      Reçois Cher(e) Camarade, nos salutations fraternelles. 
 

                                                                                                               

Pour la Section 

Jean-Luc TOURNAY


 

FETE DES LIBERTES 

DIMANCHE 27 JUIN 2010 

Stade M.Bienfait Quartier Neuville-St-Quentin 

Avec la participation d’Alain BOQUET 

député communiste qui présentera son livre « Un marx et ça repart » Tournoi de Foot, Concert , Tartifflete géante, petite restauration   

Débat sur les retraites …  Début juin la vente des billets de tombola ainsi que la distribution d’un journal   

Vie du Parti (sans la mise en page)- Invitation à la conférence de section pour notre congrès- Fête des Libertes et tract sur les retraites dans Divers clip_image005 Vie de la section : 

CONGRES DU PCF, VIE DE LA SECTION ET DEMOCRATIE … DES DROITS POUR TOUS 

Début mai, la direction de la section a rencontré le secrétaire fédéral ainsi que la trésorière concernant notre demande de timbres et cartes depuis janvier 2010.

Après un échange sur la situation, un accord a été trouvé et notre section c’est vu remettre 300 timbres du parti pour relancer la remise de cartes et de timbres pour St-Quentin.

Malheureusement compte tenu de cette remise tardive nous avons pris un retard pour que les camarades soit à jour et puisse exercer pleinement leur souveraineté d’adhérent du PCF lors de notre congrès. La fédération à donc pris en compte cette situation et permet à partir de la régularisation par la section des cotisations 2009 manquantes que tous les adhérents puissent jouir de leurs droits.

L’ordinateur de la section avec toutes nos données et fichiers est tombé en panne…nous espérons retrouver toutes nos infos en terme d’orga et de finances, mais si tu rencontres un camarade qui n’aurait pas reçu ce courrier (mauvaise adresse ou autre) informe le, de la situation et qu’il reprenne contact avec la section.

Afin de respecter vos droits et étant dans la difficulté pour faire le point sur les versements 2009 (sauf ceux déjà versé à ADF) nous  remettons à jour chaque camarade de la section. Le montant remis en cotisations sur évalue ou sous évalue peut être tes versements, si cela est le cas tu peux te rapprocher de la section afin que la situation soit régularisée.

En tout état de cause, tu es, camarade, à ce jour a jour de tes cotisations pour 2009 et c’est avec plaisir que nous espérons pourvoir échanger avec toi sur l’avenir de notre parti lors de ce congrès et de la conférence de Section

.

Le Comité de Section 

MANIFESTATION JEUDI 27 MAI 

A 17H Place du 8 Octobre 

 Mettre en échec le gouvernement sur les retraites 


Le procédé politique est toujours le même, utilisé pour la contre-réforme Veil-Balladur de 1993, la loi Fillon1 de 2003 ou l’attaque contre les régimes spéciaux en 2007. Les gouvernements fabriquent des déficits en bloquant le moteur du financement des retraites, la cotisation sociale, en multipliant les exonérations pour le patronat, en encourageant les bas salaires. Puis, au nom des déficits sociaux, il dégrade les prestations. Leur objectif, commun au gouvernement et à l’UE (sommet de Les salariés ont à leur disposition tous les arguments pour contrer l’offensive idéologique du pouvoir. 

- Il est absurde de prétendre faire travailler les plus de 60 ans lorsque de 3 à 7 millions de plus jeunes sont au chômage. - Le prétexte démographique, mis à mal par la montée du taux de fécondité en France, ne tieint pas devant les gains de productivité du travail (une comparaison adéquate : 800.000 agriculteurs nourrissent mieux les Français en 2010 que 10 millions en 1945). - Les 7,7 milliards d’euros de déficit fabriqué de la branche vieillesse en 2009, année de « crise », sont à comparer avec les 33 milliards d’euros d’allègements de cotisations sociales patronales. - Avec la « crise » et la chute de la bourse, la capitalisation a du plomb dans l’aile. Les retraités et futurs retraités américains ont vu leur épargne retraite, placée dans des fonds de pension, fondre de 27% en 2008. 

Les salariés sont aussi forts de l’expérience des luttes de 2003, de 2007, de 2009. La démonstration est faite : aucune des promesses des contre-réformes précédentes n’a été tenue, mais le niveau moyen des retraites a baissé de 20% depuis 1993. 

L’entreprise de division entre salariés du privé et du public, contre les régimes spéciaux en 2007, la fonction publique en 2003, en jouant des différences réelles (ex : évolution de carrière, prise en compte des primes), a servi à faire reculer la situation de tous. Elle ne doit plus prendre : tous les salariés ont intérêt à défendre ensemble les régimes de chacun. Les retraites représentent un point de convergence objectif, évident, de toutes les luttes qui montent dans le pays. La question du rassemblement est prioritaire. On peut tirer les enseignements de l’expérience du déroulement de la lutte en 2003 contre la loi Fillon1, celle des grandes journées de mobilisation, espacées, sans revendications convergentes précises, du premier semestre 2009.  

Le 17 janvier, Martine Aubry a lâché qu’elle envisageait le report de l’âge de départ à 62 ans. François Hollande accepte l’idée d’un allongement de la durée de cotisation. Le PS, comme la social-démocratie des autres pays (Espagne), partagent les orientations de l’UE. La perspective pour gagner la nouvelle bataille des retraites ne peut être d’attendre l’alternance en 2012 ou de s’abaisser au niveau des positions du PS. 

Elle se situe dans la mobilisation de masse, avec un soutien très majoritaire, possible pour mettre en échec la nouvelle contre-réforme du gouvernement. L’urgence, c’est d’inverser le processus de démantèlement, précisément c’est : - de défendre le droit à la retraite au plus tard à 60 ans pour tous (55 ans pour les métiers pénibles), 

- de refuser tout allongement de la durée de cotisation. Mais il est aussi nécessaire d’aller plus loin. Le droit à la retraite à 60 ans, à taux plein (75% du salaire brut) est de moins en moins satisfait. L’âge moyen de départ recule chaque année: 61,7 ans avec 72% du salaire en 2009. De nombreuses femmes notamment sont pénalisées. Quant au pouvoir d’achat des retraités, il ne cesse de reculer. Aucune retraite ne devrait se situer en dessous du SMIC. 

Pour améliorer le niveau de retraite, il faut revenir sur les contre-réformes passées. - Les retraites doivent être à nouveau indexées sur l’évolution des salaires (et non sur l’inflation officielle). - Le départ à 55 ans doit être accordé aux métiers pénibles. - Pour des retraites décentes à 60 ans, on peut et on doit revenir, pour commencer, aux 37,5 annuités de cotisation et au calcul sur les 10 meilleures années. Ce mode de calcul des retraites assure la légitimité du système pour les salariés et son lien avec le travail. Il ne faut surtout pas l’abandonner. 

Au centre du financement doit rester et être pleinement rétablie la cotisation sociale, lien solidaire entre travailleurs actifs et retraités. Taxer les revenus financiers, c’est très bien ! Mais on ne peut asseoir les retraites sur cette ressource aléatoire dépendant du capital. La finance ne crée pas de richesses, elle pompe celles créées par le travail. Le besoin de financement actuel du système peut être satisfait rein que par la suppression des 33 milliards d’euros d’allègement de cotisations sociales patronales, dont la moitié de cotisations vieillesse. Elles ne servent qu’à nourrir les profits des grandes entreprises et les dividendes des actionnaires. Même la Cour des comptes a dû reconnaître leur absence d’effet sur l’emploi. 

L’augmentation des salaires, les embauches, dans le privé comme dans la fonction publique, augmentent naturellement les ressources des différents régimes de retraite. 100 euros d’augmentation pour tous les salariés représenteraient 10 milliards d’euros de cotisations retraites supplémentaires.  Des formes de rémunération, notamment pour les patrons eux-mêmes (stock-options…) échappent scandaleusement aux prélèvements sociaux. Enfin, on ne voit pas pourquoi, le cours de l’histoire du progrès social devrait s’interrompre. Quand le besoin s’en fera sentir, il faudra augmenter le taux des cotisations patronales, bloqué depuis 1979. Les gains de productivité, la richesse produite doivent aller aux travailleurs actifs et retraités. 

Là est aussi le choix de société fondamental


CONGRES  « D’ETAPE » du Parti Communiste Français- 18,19 et 20 juin 2010 DEROULEMENT DE LA CONFERENCE DE SECTION  DU MERCREDI 2 JUIN  à  SAINT-QUENTIN
  
Au siège de la Section, 22 rue de la Pomme Rouge


 
O       17 H 30     Accueil des Camarades
 
O       18 H 00     Début des travaux et rapport introductif par le Secrétaire de Section.
 
O       18 H 30     Discussion sur les textes soumis à ce 35ème Congrès ainsi que d’autres propositions de textes pouvant être présentés par des Communistes comme le prévoit nos statuts.
              
O       20 H 00     Pause casse croute conviviale
 
O       20 H 30     Reprise des travaux et validation de nos choix
 
O       21 H 00     Adoption pour d’éventuels ajustements pour la composition de notre Direction de Section.
    Désignation des délégués au Congrès Départemental du Samedi 5 Juin à Quessy-cité et propositions de délégués au Congrès National des 18,19 et 20 juin pour notre Section.
 
O       21 H 30      Clôture de la Conférence de Section autour du verre de l’amitié et de la solidarité!                       

CONGRES : La situation politique exige plus que jamais l’existence d’un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes. 

  

Déclaration d’Alain Bocquet

 Vous aimez les lois ! Qu’attendez-vous pour interdire les licenciements boursiers ou taxer au même niveau que les salaires, les centaines de milliards d’euros de profits financiers des grands groupes ?

Proposition de résolution sur « le respect des valeurs républicaines » – Mardi 11 mai 2010
Déclaration d’Alain Bocquet


Je le déclare solennellement : les députés communistes, républicains, du parti de gauche sont fermement opposés au port du voile intégral, tout comme ils combattent les extrémismes et dérives sectaires et les formes de domination, notamment celles qui conduisent à l’exclusion et au non respect de la dignité des femmes.

Une identité ne saurait être contrainte, une citoyenneté amputée. La citoyenneté doit se vivre pour toutes et tous, partout, à visage découvert.

Votre proposition de résolution, loin de lutter contre l’enfermement des femmes et le respect de leurs droits, est un pas supplémentaire vers la diversion et la division.

Je ne résiste pas à citer des extraits d’une chronique qui éclaire utilement, le fond de vos intentions. Elle s’intitule « La burqa en folie ».

« Et voilà, c’est reparti. Sous aucun prétexte les Français n’auraient voulu rater cette occasion de s’étriper à propos d’un faux problème hissé à la hauteur d’un drame national (…) A la place des hommes éminents qui nous gouvernent, je me serais posé deux questions.

D’abord, n’est-on pas en train, avec notre trop-plein de réglementations sur les moeurs, sur l’habillement, de ressembler à ceux que nous avons le dessein de combattre, ces extrémistes islamiques qui légifèrent à tire-larigot sur tous les détails de la vie quotidienne ? Ensuite, cette question va-t-elle contribuer à pacifier ou à exciter un débat public déjà électrique, pour ne pas dire explosif ? (…) Alors, qu’on ne nous parle pas de la dignité de la femme ! Les deux milles porteuses de burqa, en France, sont des otages de la politique. Elles ne sont qu’un enjeu dérisoire où les droits de la femme comptent peu, mais où comptent beaucoup, en revanche, les élections de 2012, voire de 2017. »

Cette chronique n’est pas parue dans l’Humanité-Dimanche, mais dans Paris-Match sous la plume de Jean-Marie Rouart, de l’Académie française.

A l’évidence, la dignité et les droits des femmes méritent mieux que votre instrumentalisation politicienne du voile intégral. Sans citer toutes les discriminations dont elles font l’objet, je vous rappelle que 2 millions de femmes sont victimes en France de violences conjugales… Malgré cela, la loi votée ici même le 25 février contre les violences qu’elles subissent, est bloquée au Sénat ! Qu’attend le gouvernement ?

Pour ce qui concerne le voile intégral, là où l’appel à l’intelligence plutôt que d’exciter les peurs, l’éducation, le dialogue, la médiation et la pédagogie permettraient d’agir contre son port et sa banalisation, vous préférez l’autoritarisme.

Vous imposez la politique de la force là où la force de la politique prendrait tout son sens.

Ce renoncement à convaincre est symptomatique de votre gestion autoritaire de notre société. Et ce choix constitue en lui-même un échec. Echec d’autant plus grave que les dispositions légales que vous voulez imposer ne règleront rien, quand les moyens existent déjà pour faire face au problème. Le Conseil d’Etat l’a rappelé avec pertinence. Elles ne feront donc que nourrir les rancœurs, les incompréhensions et radicaliser les comportements et favoriser les effets pervers du mimétisme.

Du reste, n’est-ce pas l’un des buts recherchés ?

Finalement, prêts à tout pour maintenir votre domination, vous n’hésitez pas, en confortant les extrémistes les plus radicaux, à crisper les relations sociales et à créer les conditions d’un dérapage. Bien évidemment, il n’est pas question pour nous de penser que gouvernement et majorité agissent par aveuglement.

En janissaire zélé d’un président désavoué par une majorité croissante de Français, l’UMP apporte sa pierre au projet de Nicolas Sarkozy d’enrayer le rejet dont sa politique est l’objet.

Durement sanctionnés aux régionales et mobilisés par l’objectif de faire exploser notre système de retraite, vous allez puiser à l’extrême-droite les moyens de préparer les échéances de 2012, en tentant de débaucher l’électorat Front national. Mais souvenez-vous, il arrive souvent que l’original soit préféré à la copie !

L’économie et la société françaises sont au plus mal : 7 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, les inégalités se creusent avec en haut de la pyramide, un quarteron de patrons et d’actionnaires cumulant stock-options, retraites-chapeaux, dividendes.

Vous aimez les lois ! Qu’attendez-vous pour interdire les licenciements boursiers ou taxer au même niveau que les salaires, les centaines de milliards d’euros de profits financiers des grands groupes ?

Ce que vous voulez en réalité, c’est que la France regarde ailleurs que là où elle souffre. Pourtant, nos concitoyens voient clairement que la France du CAC 40 croule sous les cadeaux fiscaux, tandis que le monde du travail et la jeunesse « black blanc beur » qui subit l’indignité du chômage, accumulent les difficultés.

Cette réalité sape les fondements des valeurs de notre République. Un récent sondage Sofres-logica s’en fait l’écho. Liberté, Egalité, Fraternité : toutes ces valeurs sont en net recul dans notre pays, faute à la crise et au chômage qui déchirent le tissu social et taraudent le projet républicain.

Sous l’effet des tours de vis (et désormais la rigueur) appliqués à l’ensemble des ministères sociaux (de l’école à la santé) ; sous la violence des coups portés aux services publics, la France est en déclin quand l’Europe part à vau-l’eau. Jamais elle n’a subi de tels assauts contre ses acquis et les solidarités construites au prix de luttes tenaces. C’est d’ailleurs cette France qui lutte pour sa dignité et pour un partage équitable des richesses, que vous visez. C’est cette France solidaire, fraternelle, mobilisée pour défendre ses droits, que vous redoutez de voir se rassembler en nombre pour contester vos choix au service des privilégiés.

En travaillant à entamer sa cohésion avec le débat sur le voile intégral, avec le débat délétère sur l’identité nationale, avec cette proposition de résolution et demain un projet de loi, chacun voit bien que votre but est de la soumettre.

Votre démarche stigmatise l’ensemble de la population de confession musulmane et dénie à son immense majorité le droit de vivre paisiblement sa religion, comme toutes les autres, dans le respect des valeurs républicaines et de de la laïcité.

On est loin des propos enjôleurs du candidat Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle qui disait souhaiter « Rassembler le peuple français autour d’un nouveau rêve français, celui d’une République fraternelle où chacun trouvera sa place, où personne n’aura plus peur de l’autre, où la diversité sera vécue non comme une menace mais comme une richesse. »

Les députés communistes, républicains, du parti de gauche refusent donc de se prêter au jeu dangereux qui consiste à agiter les haines, à des fins d’hégémonie ultralibérale et de reconquête électorale. Un jeu d’autant plus dangereux aujourd’hui dans une France et une Union européenne en crise profonde, où les dérives populistes, nationalistes et extrémistes accompagnent comme en Hongrie, en Italie du Nord ou aux Pays-Bas, la soumission complice des Etats et des gouvernements ultralibéraux aux diktats des banques et des marchés boursiers qui mettent, eux plus qu’un voile, mais une véritable chape de plomb sur les aspirations des peuples.

Parce que nous entendons rassembler dans leur diversité les victimes de votre politique de régression sociale et démocratique, nous ne cautionnerons pas une manœuvre qui menace la cohésion nationale. Nous renouvelons l’exigence d’une République laïque ouverte au dialogue, d’une France forte de son histoire et adossée aux valeurs dont elle s’est dotée, pour aborder les enjeux d’aujourd’hui.

Nous ne participerons pas à ce vote-mascarade. Vous n’obtiendrez pas de nous un consensus qui vaudrait pour le projet de loi gouvernemental qui suivra. Nous nous y refusons en parlementaires soucieux d’unir et d’agir avec tous ; en responsables politiques ouverts, femmes et hommes de liberté et de progrès.

Les sirènes de 2012

Depuis plusieurs semaines, M. Mélenchon déclare à qui veut l’entendre qu’il est « disponible pour 2012″, allant même jusqu’à vanter son « caractère » particulièrement adapté à l’échéance présidentielle. Pourquoi pas.

Mais le gouvernement et le patronat, eux, n’attendent pas 2012. Ils privatisent la Poste, mettent en pièce l’éducation nationale et cassent les retraites. Ils licencient et précarisent. Ils nous font payer la crise de la finance et du capitalisme. Dans quel état sera la France, dans quel état serons-nous en 2012 ?

 Allons, camarade Mélenchon, l’urgence n’est pas de trouver un candidat pour 2012 ! C’est maintenant, dans les luttes, dans la bataille pour les retraites, qu’il faut faire front, et rassembler bien au-delà du Front de Gauche, tous ceux qui ont intérêt à changer de système.

Certes, notre combat se mène indissociablement dans la rue et dans les institutions. Mais la haute idée que nous nous faisons de la démocratie s’accorde mal avec ce présidentialisme, cette personnalisation à outrance du pouvoir.

 En 2012, nous élirons un président de la République. Mais nous élirons aussi nos députés. N’est-ce pas là qu’est le vrai pouvoir ?

Nous espérons construire aujourd’hui dans les luttes un front social capable de renverser la droite en 2012. Mais ce n’est pas une affaire de candidature : c’est une question de projet, et d’action.

Et le temps venu, quand il faudra décider d’un(e) candidat(e) capable de porter ce projet, de poursuivre cette action, ce sont les militants qui choisiront celui ou celle pour qui ils feront campagne. Ca aussi, c’est une question de démocratie, et d’efficacité politique.

27 mai 2010 : la liste des manifestations dans toute la France

Source  http://eldiablo.over-blog.org 

Une journée de mobilisation interprofessionnelle aura lieu le 27 mai 2010  à l’appel de la CGT, la CFDT, la FSU, l’UNSA et la CFTC.

Vous prendrez connaissance, ci-dessous de la liste des manifestations à travers la France :

(01) Bourg-en-Bresse: 14h30, Champ de Foire.

(02) Saint-Quentin : 17h, Place du Huit Octobre

(02) Laon : 15 h , Pont de Vaux

(02) Soissons: 17 h 30, Parc Saint-Pierre

(02) Château-Thierry: 17h 30 Place Paul Doumer

(02) Hirson : heure et lieu à définir

(03) Montluçon, Vichy et Moulins: 15h.

(05) Gap: 10h, Préfecture.

(09) Foix: 10h, Allées de Villote.

(12) Rodez: barrages filtrants à partir de 13h30 sur les giratoires des Moutiers et de la Gineste à Rodez.Rassemblement à 14h30 au bas de l’avenue de Bordeaux (près EDF), départ de la manifestation à 15h30.

(13) Marseille: 10h30, Vieux Port.

(14) Caen: 10h30, Place Saint-Pierre.

(18) Bourges: 10h30, Place Séraucourt.

(19) Tulle : 10h, Rond point de Souilhac.

(21) Dijon: 14h30, Place de la Libération.

(22) St-Brieuc: 10h30, Place de la Liberté.

(22) Guingamp: 10h30, devant l’Echiquier.

(22) Lannion: 11h30, devant le Tribunal.

(22) Dinan: 10h30, Esplanade de la Résistance.

(24) Périgueux: 10h, Palais de Justice. Manifestations également à Bergerac et Sarlat.

(25) Besançon: 10h, Place de la Révolution.

(25) Montbéliard: 14h, au départ du Champ de Foire.

(27) Evreux: 14h30 Bel Ebat.

(28) Chartres: 14h30, Place des halles.

(29) Brest: 10h30, Place de la Liberté.

(29) Morlaix: 10h30, Place de la Mairie.

(29) Quimper: 10h30, Place de la Résistance.

(29) Quimperlé: 10h30, Coat Ker.

(31) Toulouse: 14h, Place Arnaud-Bernard.

(33) Bordeaux: 11h, Place de la Victoire.

(35) Rennes: 11h, Place de la gare.

(37) Tours: 10h, Place de la Liberté.

(38) Grenoble: 10h, devant la gare.

(39) Dole: 10h, Place Barberousse.

(39) Lons-le-Saunier: 15h, Place de la Liberté.

(40) Mont-de-Marsan: 10h30, Place des arènes.

(42) St-Etienne: 10h30, Place du peuple.

(42) Roanne: 10h15, Bourse du travail.

(43) Puy-en-Velay: 10h30, Place Cadelade.

(45) Orléans: 10h30, Place du Martroi.

(45) Montargis : 10h30, Place du Pâtis.

(45) Gien : 10h30, Place Jean Jaurès.

(51) Reims: 10 h à la Maison des Syndicats.

(51) Châlons-en-Champagne: 10h, Maison des Syndicats.

(51) Vitry-le-François: 10h, Maison des Syndicats.

(55) Bar-le-Duc: 14h30, Place de La Gare

(57) Metz: 14h30, Place de la gare.

(58) Nevers: 15h, Bourse du travail.

(59) Lille: 14h30, Porte de Paris.

(63) Clermont-Ferrand: 10h, Avenue de la République.

(65) Tarbes: 10h à la Bourse du travail.

(69) Lyon: 10h30, départ de la Manufacture des tabacs.

(71) Chalon-sur-Sâone: 15h, Maison des syndicats.

(74) Annecy: 14h30, Préfecture.

(75) Paris: départ à 14h de Denfert-Rochereau, en direction de Bastille.

(76) Dieppe 10h30, devant la gare.

(76) Le Havre: 10h, Franklin.

(76) Rouen: 10h, Cours Clémenceau.

(79) Niort: 11h30, Place de la Brèche. Manifestation également à Thouars.

(84) Avignon: 10h30, République.

(86) Poitiers: 14h, Promenade des cours.

(87) Limoges: 10h, Place de la République.

(89) Sens: 10h ; Auxerre: 15h.

liste non exhaustive : toute information complémentaire sera la bienvenue

« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire », lire et étudier Lénine: une nécessité pratique

lenine.gifLire et étudier Lénine


 O Militante, revue théorique du PC Portugais (PCP), numéro 305 Mars/Avril


 Le 89ème anniversaire du PCP se déroule dans une situation très complexe et périlleuse tant sur le plan national qu’international, mais aussi pleine de potentialités transformatrices et révolutionnaires. Création de la classe ouvrière portugaise, le PCP est né sous l’influence de la Révolution d’Octobre et doit à Lénine et au léninisme les traits fondamentaux de son identité communiste. C’est une raison de plus pour lire et étudier Lénine, en ne pensant pas à une illusoire et impossible répétition mais comme source d’inspiration pour la réalisation des tâches qui se posent aujourd’hui aux communistes portugais pour renforcer le Parti et dans la lutte pour la rupture et le changement patriotique et de gauche que la situation du pays rend nécessaire.


(Nous renvoyons par ailleurs ici à l’excellente synthèse réalisée par notre camarade italien Andrea Catone à partir d’une critique du livre « Lénine lecteur de Marx »: Le rôle de la lutte théorique: la leçon de Lénine, par Andrea Catone (PRC) 

 Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire »

 Pour ceux qui sont engagés dans la compréhension de la société et dans sa transformation révolutionnaire, lire et étudier Lénine est toujours source de découverte et d’enchantement.

Lénine a une pensée si proche de la vie et un discours si clair et incisif, que ses textes – livres, pamphlets, lettres, télégrammes – écrits il y a plus d’un siècle paraissent toujours revenir d’actualité et retrouver une seconde jeunesse, nous fournissant des armes avec des analyses, des expériences et des enseignements de grande valeur pour la lutte qu’aujourd’hui nous menons contre le capital dans des conditions profondément différentes de celles de son temps. Et c’est pour cela qu’il est si important de trouver la place pour lire et étudier Lénine. Ou si c’est nécessaire, « l’inventer ». Les exigences du travail pratique militant sont particulièrement absorbantes, mais cela ne peut être une excuse pour se dispenser de la lecture et de l’étude du fondateur du premier parti révolutionnaire d’un nouveau type et du premier État des ouvriers et des paysans.


Naturellement, ce n’est pas seulement chez Lénine que l’on trouve de nouvelles sources d’énergie militante et de conviction dans la supériorité du projet communiste, des qualités que nous avons à soigner tout particulièrement en ces temps de contre-révolution et de lutte extrêmement aiguë sur le plan des idées. C’est la même chose avec l’œuvre de Marx, d’Engels, d’Alvaro Cunhal et d’autres révolutionnaires qui, en dominant avec maestria le matérialisme et la dialectique marxiste, ont été à l’avant-garde de leur époque, ont vu plus clair et plus loin, ont dévoilé et ouvert les chemins de l’avenir. Mais puisque c’est de Lénine que nous parlons, nous devons reconnaître sa clairvoyance toute particulière, l’actualité et même l’utilité immédiate d’une œuvre dans laquelle théorie et pratique, intervention conjoncturelle et perspective révolutionnaire, fermeté des principes et souplesse tactique, marchaient main dans la main.


Comme pour tous les géants de la pensée révolutionnaire, l’héritage théorique de Lénine est profondément lié à la vie, à la défense des plus exploités et opprimés, à l’activité transformatrice. Les grandes œuvres de Lénine, du célèbre « Que faire? » (ayant comme thème central la conception du parti révolutionnaire de la classe ouvrière) à « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » (analysant la phase monopoliste du capitalisme et ainsi offrant à la lutte du prolétariat des perspectives de victoire plus nettes), en passant par « Un pas en avant, deux pas en arrière », « Les deux tactiques de la social-démocratie dans la révolution démocratique », « Matérialisme et empirio-criticisme », « La maladie infantile du communisme, le gauchisme », ou « L’État et la révolution », qui sont écrites dans le feu de la lutte pour apporter des réponses aux problèmes nouveaux de la révolution et de la lutte idéologique. L’image célèbre de Lénine dans sa cabane/refuge au bord du lac Razliv rédigeant « L’État et la révolution » à la veille de la Révolution d’Octobre, est bien représentative de la manière d’être de Lénine dans la révolution et de la manière dont il concevait et vivait le lien indissoluble entre théorie et pratique.


Avec Lénine – comme avec Alvaro Cunhal, comme le montrent les deux volumes déjà publiés de ses Œuvres Choisies – on retrouve de fameuses maximes de notre philosophie matérialiste, comme « le marxisme n’est pas un dogme, mais un guide pour l’action », « la pratique est le critère de vérité », « sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire », qui trouvent vie dans toute son action révolutionnaire. C’est une des raisons qui rend son œuvre tellement attirante, et source d’inspiration, et d’autant plus que les grandes questions qu’ils abordent sont des questions qui, bien que sous une forme modifiée, sont d’une actualité flagrante sur le plan de la philosophie, de l’économie politique, de la théorie et de la pratique de la révolution socialiste.


140 années se sont écoulées depuis la naissance de Lénine et 86 depuis son décès prématuré en 1924, alors qu’il y avait encore tant à attendre de son intelligence, de son travail infatigable et de sa sagacité de dirigeant et d’homme d’Etat communiste. Beaucoup plus importante est désormais l’expérience accumulée par le mouvement ouvrier dans sa lutte contre le capital et pour l’édification d’une société nouvelle, société qui correspond justement à cette société dont Lénine et le parti bolchévique ont posé les premières bases. Mais en étant dans un moment historique analogue à celui dans lequel vivait Lénine, l’époque inaugurée par la Révolution d’Octobre du passage du capitalisme au socialisme, les grandes questions que les communistes rencontrent aujourd’hui, différentes dans la forme, sont fondamentalement les mêmes quant à leur contenu. Cela nous renvoie à la lecture et à l’étude de Lénine, non seulement enrichissante du point de vue historique, mais utile en termes d’activité pratique concrète. Des questions d’une actualité brûlante telles que: le parti communiste et ses caractéristiques fondamentales; le rôle et les alliances de la classe ouvrière; l’intransigeance dans le combat contre l’opportunisme de droite et de « gauche »; l’impérialisme et son essence; la question de l’État et de sa nature de classe; la théorie de la révolution; la dictature du prolétariat et la transition vers le socialisme; l’internationalisme; la question nationale; la lutte pour la paix et la coexistence pacifique, sont traitées en profondeur dans l’œuvre de Lénine. Correctement assimilées et en rejetant toute transplantation mécanique, elles sont sources d’inspiration pour les combats de notre temps.

Il ne s’agit pas évidemment de réciter Lénine et de prétendre trouver dans ses écrits, comme dans d’autres classiques du marxisme-léninisme, une réponse immédiate aux problèmes actuels, mais de comprendre et d’assimiler son œuvre. Le combat le plus résolu contre les détracteurs de Lénine et du marxisme-léninisme suppose également le rejet de son interprétation dogmatique, à propos de laquelle le camarade Alvaro Cunhal a écrit: « Un des aspects les plus courants de cet esprit dogmatique est la sacralisation des textes du communisme, la substitution de l’analyse des situations et des phénomènes par la transcription systématique et écrasante des textes classiques posées comme des réponses que seule l’analyse concrète de la situation concrète peut permettre » (1)


Les tâches que se fixe le PCP sont exigeantes et le rythme du travail pratique intense. Et il ne s’agit pas seulement de la nécessité impérieuse de répondre par la lutte à l’offensive violente du capital et des politiques de droite qui servent ses intérêts. Il s’agit de vérifier, tout autour de nous, l’existence d’immenses possibilités pour le renforcement du Parti qui doivent attirer l’attention et rendre nécessaire l’engagement militant des communistes. Pour élargir les rangs du Parti, pour le renforcer dans les entreprises et sur les lieux de travail, pour l’enraciner encore plus dans les masses, pour le doter d’une base financière encore plus solide, condition nécessaire à son intervention indépendante, pour attirer plus d’ouvriers, de femmes et de jeunes pour les idéaux et le projet émancipateur du communisme. Et, à cette fin, nous avons besoin de plus de cadres qui prennent des responsabilités et qui élèvent l’ensemble des militants du parti. Un communiste qui maitrise la théorie marxiste, avec une vision claire du processus historique, est capable d’agir mieux dans son activité militante, avec plus d’initiative et de créativité dans la réponse aux problèmes posés par la lutte, la construction du Parti et son lien avec les masses.

Il faut lire, étudier, visiter et revisiter l’œuvre de Lénine Pour tous ceux qui s’initient à la connaissance de son œuvre, ou à prendre contact avec les principes fondamentaux du marxisme-léninisme, la collection d’articles de Lénine « Karl Marx et le développement historique du marxisme » publiée par les éditions « Avante! » (2) peut être un bon point de départ. Connaître et faire connaître ce merveilleux livre de vulgarisation marxiste est aussi une façon de rendre hommage au dirigeant immortel du mouvement communiste international à l’occasion du 140ème anniversaire de sa naissance.

Notes

(1) « Le Parti aux parois de verre », Ed. Avante, 1985, p 22

(2)«Karl Marx et le développment historique du marxisme», Ed. «Avante!».

Victoire historique des communistes indiens au Parlement des zones tribales de l’État du Tripura: 63% des voix, 100% des sièges!

communistoffice508640sw.jpgArticle d’AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Petit État d’un peu plus de 3 millions d’habitants, le Tripura est un Etat « rouge » au même titre que le Kerala ou que le Bengale occidental voisin.

Gouverné durant les 25 dernières années sur 30 par les communistes – sous la vieille alliance électorale du « Front de Gauche » regroupant essentiellement les deux partis communistes ainsi que deux petits partis de gauche – les élections de 2008 avaient encore renforcé la présence des communistes au Parlement avec 49 sièges sur 60 pour le Front de Gauche dont 46 pour le Parti Communiste d’Inde (Marxiste).

Les élections du 3 mai dernier étaient d’un autre type. En effet, l’Etat du Tripura concentre une importante population indigène (près d’1 million) bénéficiant d’un statut particulier ainsi que de son propre Parlement, le Conseil du District Autonome des Zones Tribales du Tripura, aux compétences larges dans les zones tribales (santé, éducation, protection sociale, politique agraire entre autres) et dont l’objectif officiel est de protéger les coutumes des populations indigènes ainsi que de leur donner la possibilité de se gouverner elles-mêmes.

Il convient de rappeler que c’est bien sous pression communiste que le Parti du Congrès, qui avait toujours freiné des quatre fers sur cette revendication, a dû reconnaître ce Parlement tribal dans les années 1970.

Ce précédent historique et le travail de terrain réalisé par les organisations communistes auprès des populations indigènes pour relayer les revendications des populations indigènes est reconnu et a fait de ces zones tribales un bastion communiste.

Au dernier de scrutin de 2005, les communistes réunis sous la bannière électorale du Front de Gauche avaient déjà obtenu 53% des voix ainsi que 24 des 28 sièges en jeu.

Le scrutin du 3 mai 2010 marque une progression conséquente des communistes qui obtiennent plus de 63% des voix et ont raflé les 27 sièges (1 scrutin a été annulé à cause du décès du candidat de droite).

Sur les 27 nouveaux représentants, 25 sont des élus du Parti Communiste d’Inde (Marxiste), 1 du Parti Communiste d’Inde et 1 du Bloc En Avant

Si le Parti du Congrès a confirmé sa place de deuxième force politique des zones tribales et de l’Etat (dans 18 sur 27 circonscriptions), il est plus que jamais minoritaire.

Des scènes de liesse ont accompagné l’annonce des résultats, avec des drapeaux rouges omniprésents dans les nombreuses manifestations de joie ayant émaillé l’Etat. Gautam Das, membre du Secrétariat de l’Etat et dirigeant du Parti Communiste d’Inde (Marxiste) a « exprimé des salutations chaleureuses aux électeurs (…) Les résultats ont montré que le peuple a voté pour que dure cette atmosphère de paix et d’harmonie, ainsi que pour un développement rapide de la région ».

Un des plus puissants partis communistes au monde, le Parti Communiste d’Inde Marxiste (près d’1 million de militants) et son allié naturel le Parti Communiste d’Inde ont construit leur succès par cet enracinement de masse, ce travail de masse des organisations de base du parti articulé à un travail institutionnel qui les a mené jusqu’à la gestion d’Etats entiers comme le Tripura, le Bengale Occidental et le Kerala.

Saluons ces Partis Communistes qui ont choisi de le rester et qui prennent le parti de la lutte au quotidien!

SORTIE DE LA COMPILATION RESISTANCE A LA DELATION

Téléchargez gratuitement la compilation Resistance à la Délation !

SORTIE DE LA COMPILATION RESISTANCE A LA DELATION

Le collectif toulousain Résistance à la Délation et de nombreux artistes se rejoignent sur le terrain de l’engagement militant et musical avec la sortie de cette compil de soutien.

COMPILATION RESISTANCE A LA DELATION

http://compilationrad.free.fr/

L’Air de rien * Bruit qui court * Kebous * Oaistar * Burning Heads * R.E.P feat. KD’conscience * Les Ramoneurs de menhirs * Brassen’s not dead * Ministères des Affaires Populaires * Ici vous êtes un touriste * Positive Roots Band * Z.E.P (Zone d’Expression Populaire) * Medef Inna Babylone * Les Apaches * Camel&on * O.P.a. * Dr Skott * Sebapola * Les Colporteurs * Tête à clique * La Roulette rustre * Les Pies ki piaff *

+ titre « Qui suis-je? » avec : Kebous (Les Hurlements d’Léo/El Comunero)*Mouss et Hakim*Thomas (L’Air de rien/El Comunero)*Schultz (Parabellum)*Fredo (Les ogres de Barback)*Daguerre*Romain (Eiffel)*ErWan (Les Hurlements d’Léo)*Simon (Debout sur le zinc)

Depuis janvier 2004, le collectif Résistance à la Délation informe la population et mobilise contre les dangers de la loi « Prévention de la Délinquance » (5 mars 2007). Aujourd’hui, il exige l’abrogation de la loi, prévoit d’organiser la désobéissance face à son application et se bat contre les logiques liberticides et sécuritaires de contrôle social.

Le collectif a rencontré à trois reprises l’élue municipale en charge de l’action sociale et de la prévention de la délinquance.

Il demande le vote de la non application de la loi en conseil municipal à Toulouse.

Cette compilation Résistance à la Délation, les clips  » Qui suis-je? » et « Les gens bien » viennent relayer cette lutte menée localement par le collectif.

En effet, le collectif questionne la municipalité sur sa politique de prévention de la délinquance et sur ses engagements pris aux dernières municipales (mars 2008) :

  • contre la loi Prévention de la Délinquance,
  • contre le fichier base élèves et le fichage des populations,
  • contre la vidéosurveillance.

à Patrick…

De : Collectif Résistance à la Délation 31

« La liste des réformes, c’est tout simplement rayer de la carte sociale tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 »

Lu dans la presse communiste : assemblée générale CGT métallurgie du Nord-Pas-de-Calais

Article tiré de Liberté 62, hebdomadaire de la fédération du PCF du Pas-de-Calais, n°905, du vendredi 19 mars 2010

« La liste des réformes, c’est tout simplement rayer de la carte sociale tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 »

Vendredi 12 mars, une assemblée générale des membres de l’USTM CGT du Pas-de-Calais s’est déroulée à la Maison des sociétés d’Arras. L’occasion pour les métallos de la CGT du département de réaffirmer la nécessité de remettre le syndicat « sur ses rails de classe ».


« Depuis ce début d’année, les coups contre la classe ouvrière continuent de tomber à cadence répétée » a souligné Serge Piedplat, secrétaire général de l’USTM CGT du Pas-de-Calais au cours de son intervention devant les membres de cette assemblée générale tendue et concentrée.

« De nouvelles vagues de licenciements sont à prévoir dans les mois à venir »

« De  nouvelles vagues de licenciements sont à  prévoir dans les mois à venir dans l’ensemble des industries  et particulièrement l’automobile » a-t-il déclaré. « Sur ce sujet, ne faut-il pas engager une campagne importante sur le produire en France » a-t-il demandé: « Pour combattre les délocalisations parce qu’elles mettent au chômage des travailleurs exploités pour les remplacer par des travailleurs surexploités, et donc, qu’elles permettent une aggravation de l’exploitation capitaliste! Il suffit de regarder la situation de l’industrie automobile française comme Renault où des productions partent vers l’étranger à l’exemple de Flins, Douai, Sandouville mettent en péril des milliers d’emplois dans les sites de production Renault France ainsi que les équipementiers et sous-traitants. L’emploi automobile dans le Nord et le Pas-de-Calais représente 56.000 emplois. Le patronat automobile se sert de la crise de son système capitaliste pour faire chanter les sous-traitants et équipementiers automobiles produisant en France pour imposer des prix intenables, les pousser ouvertement à délocaliser en Europe de l’est et dans d’autres pays à bas coût salarial. Et quand les équipementiers français seront partis à l’étranger, on constatera avec tristesse qu’on ne peut plus produire d’automobiles en France… et que l’heure est venue de délocaliser « le gros morceau », c’est-à dire les usines-mères. »

Cohérence antisociale des pratiques, projets et réformes du patronat et du gouvernement

Serge Piedplat a insisté sur la cohérence des pratiques, projets et réformes du patronat et du gouvernement: « Pour Kessler, grosse pointure du MEDEF, il déclare que la liste des réformes, c’est tout simplement rayer de la carte sociale tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 et qu’il s’agit de sortir de 1945. » Casse du service et des entreprises publiques, de l’éducation nationale, de l’hôpital, casse des retraites, compressions des salaires, licenciements en masse, augmentation significative du coût des mutuelles, médicaments non remboursés, menaces sur la sécurité sociale, répression du mouvement des sans-papiers, offensive permanente sur les droits syndicaux… marchent de pair » a expliqué Serge Piedplat: « Sans oublier le projet de loi de l’UMP visant à soumettre l’impôt sur les revenus des indemnités journalières versées aux victimes d’accident du travail. Quand on sait que 622 salariés ont péri dans un accident du travail en 2008, que près de 50.000 travailleurs ont une incapacité de travail, que la plupart des accidentés proviennent de la précarité et de la pratique des heures supplémentaires à outrance qui détruisent physiquement les salariés. C’est crapuleux de soumettre cet impôt aux victimes du capital. »

Revenir à un syndicalisme de classe

Evoquant le 49ème congrès national de la CGT, Serge Piedplat a été très critique avec la direction confédérale soulignant notamment chez elle une « orientation réformiste d’adaptation au capital » intégrée à celle du syndicalisme européen de la CES portant, selon lui, sous le titre de « syndicalisme rassemblé », une lourde responsabilité dans la dégradation de l’efficacité des luttes salariales ainsi que leurs acquis. A l’inverse de cette orientation, il a affirmé la nécessité pour la CGT de « s’engager plus concrètement dans l’ensemble des luttes qui se développent dans notre région et dans le pays » a-t-il déclaré: « Notre ambition est de remettre la CGT sur une stratégie offensive qui frappe à la racine du problème, c’est-à-dire à la propriété des capitalistes, au pouvoir car c’est eux qui décident de vie et de mort des travailleurs. Nous devons nous investir par des campagnes de solidarité et de soutien dont les travailleurs ont besoin pour maintenir l’occupation de leurs entreprises et sauver leurs emplois. Cette démarche n’est pas nouvelle, elle n’est pas à inventer, cela s’appelle le syndicalisme de classe qui nous a guidés pendant de nombreuses années, qui a porté des avancées sociales importantes par des luttes déterminantes comme en 1936 et 1968 dans l’ensemble des domaines aussi bien sur l’emploi, les salaires, les conditions de travail, les retraites, les droits syndicaux, j’en passe et des meilleures. Être à côté des travailleurs qui occupent leurs usines menacées. En faisant avancer des idées telles que « usine fermée, usine occupée » sous le contrôle et la direction des travailleurs eux-mêmes. Dans notre région, nous aurons de quoi agir car la casse industrielle, sociale, économique va redoubler de force aussi bien pour les salariés du public comme du privé. Dans ce sens, les métallurgistes du Pas-de-Calais ont toute leur place dans les luttes à venir. »


Suite à leur échange, les membres de l’USTM CGT du Pas-de-Calais réunis en assemblée générale se sont rendus auprès des travailleurs en lutte de Finimétal Biache-Saint-Vaast victimes d’une « chasse aux sorcières » suite à leur grève victorieuse sur les salaires et les primes.

Jérôme Skalski

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JEUDI 27 MAI JOURNEE NATIONALE DE MOBILISATION (appel des syndicats)

Jeudi 27 mai 2010

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent à une journée nationale de mobilisation

jeudi 6 mai 2010

Communiqué commun des organisations syndicales : CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

Emploi, salaires, retraite : tous mobilisés, rassemblés et exigeants !

Dans un contexte économique et social caractérisé par une situation de l’emploi dégradée, des difficultés de pouvoir d’achat et une aggravation des conditions de travail pour de nombreux salariés, dans le public et dans le privé, en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA réaffirment que la sortie de crise passe par des politiques publiques en faveur d’une relance économique intégrant la satisfaction des besoins sociaux.

Avant même que le Président de la République ne réunisse un « sommet social » le 10 mai 2010, le Premier ministre annonce un gel des dépenses de l’Etat pour les 3 ans à venir. Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA condamnent cette annonce et considèrent que la réduction des déficits ne peut être envisagée sans assurer la cohésion sociale et la réduction des inégalités, en particulier par une fiscalité plus redistributive.

Donner la priorité à l’emploi stable, améliorer les salaires et le pouvoir d’achat, réduire les inégalités, réorienter la fiscalité vers plus de justice sociale, investir pour l’emploi de demain par une politique industrielle prenant en compte les impératifs écologiques et par des services publics de qualité restent nos objectifs communs.

Concernant les retraites, elles rappellent que l’emploi « en quantité, en qualité et qualifié, reconnu et valorisé » doit devenir une priorité dans les entreprises et les administrations pour redonner du sens au travail, à la société toute entière. C’est une source de financement incontournable pour assurer le devenir et la pérennité de notre système de retraites par répartition basé sur la solidarité intergénérationnelle. Une plus juste répartition des richesses, la réduction des inégalités, l’égalité entre les Femmes et les Hommes au travail s’imposent aussi pour garantir à tous un bon niveau de vie à la retraite. L’âge légal de départ en retraite à 60 ans doit être maintenu. La pénibilité du travail doit être reconnue et ouvrir des droits à un départ anticipé à la retraite.

La concertation en cours, le calendrier extrêmement serré imposé n’offrent pas une qualité de dialogue social acceptable pour répondre à un tel enjeu de société, d’autant que les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l’âge légal de départ à la retraite et l’allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant.

Pour toutes ces raisons et dans un cadre unitaire, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent les salariés, les retraités, les jeunes et les privés d’emploi à une journée nationale de mobilisation le jeudi 27 mai 2010 pour interpeller ensemble les pouvoirs publics, tous les employeurs et peser sur les choix à venir.

Elles appellent l’ensemble de leurs organisations à se rencontrer pour décider, dans les entreprises et lieux de travail, d’actions unitaires de haut niveau donnant lieu à des grèves et des manifestations interprofessionnelles dans les territoires.

Le 6 mai 2010

Appel à la solidarité par CGT PHILIPS EGP DREUX

untitled.bmpNous nous retournons vers votre solidarité.

Veuillez trouver ci joint la condamnation du syndicat CGT Philips. Encore une attaque du capitalisme contre la classe ouvrière.

Afin de continuer la lutte contre le patronat et la classe bourgeoise, nous avons besoin de renflouer la caisse de notre syndicat CGT Philips Dreux.

Même, si un avis a été donné, par des syndicats réformistes qui accompagnent les licenciements, nous, le syndicat CGT Philips Dreux continuons notre combat avec des salariés sur le terrain juridique pour démontrer que ce PSE n’était pas fondé.

De plus, nous apportons notre soutien aux travailleurs en luttes en France et en Europe afin de construire une vraie convergence des luttes, cela a un coût.

Merci de votre générosité.

Salutations Syndicales et révolutionnaires Manu (CGT PHILIPS EGP DREUX)

Pour vos dons, veuillez les envoyer. Chez manuel Georget, 10 rue des Primevères 28000 Chartres.

Ordres / CGT Philips EGP Dreux

André Gerin et la burqa : « L’Europe se fera en reconnaissant nos racines judéo-chrétiennes ». Sans nous ! Et nous, sans lui !

sarkoburkajetevoisbdc89.jpghttp://vivelepcf.over-blog.fr

Ses déclarations multiples, hétéroclites, intempestives permettent à certains journalistes de présenter André Gerin, député du Rhône, comme un « chef de file » des « orthodoxes » dans le PCF. Est-ce pour mieux déconsidérer notre parti et les communistes qui veulent le faire vivre sur une base de lutte de classe ? 

Disons le tout de suite, rédacteurs de ce site internet, nous ne sommes pas « orthodoxes », ni doctrinaires. Et en rien, André Gerin ne saurait être un repère pour nous.

Ses positions n’engagent que lui-même. Sur de très nombreux sujets, elles l’éloignent de nous et l’isolent de l’immense majorité des communistes.

Des lecteurs nous ont fait part déjà, outrés, de déclarations de Gerin en faveur de la collaboration avec « le capitalisme des métiers et des savoir faire ».

A propos de la burqa, indépendamment de notre opposition à toutes les pratiques sectaires d’où qu’elles viennent, l’initiative menée par le pouvoir apparaît, en ce qui concerne Gerin, de moins en moins comme une erreur et de plus en plus comme un engagement profond, éloigné, contradictoire avec celui des communistes.

Nous reproduisons ci-dessous l’interview donnée par André Gerin à la revue « Familles Chrétiennes », numéro 1687, datée du 12 mai 2010. La conception ethno-religieuse, « judéo-chrétienne », de l’Union européenne qu’il prône, laissant une place, « pas à n’importe quel prix », à l’Islam, nous révulse.

Les passages soulignés le sont par nous.

Le communiste André Gerin et la burqa : « L’Europe se fera en reconnaissant nos racines judéo-chrétiennes »

  • famillechretienne.fr
  • 10/05/2010
  • Par Samuel Pruvot et Emmanuel Pellat

Le projet de loi sur l’interdiction du voile intégral devrait passer le 19 mai en conseil des ministres. À l’origine de ce débat national – virant parfois au pugilat – une initiative du député maire communiste de Vénissieux, André Gerin. Un an après, le président de la mission parlementaire sur le voile intégral persiste et signe.

Le gouvernement ira-t-il selon vous jusqu’au bout de l’interdiction du voile intégral ?

André Gerin: J’ai lu la dernière mouture du projet de loi. Le texte est bon, très équilibré. Il va passer. Il ne stigmatise personne et donne les moyens de lutter contre l’islamisation de nos banlieues. Il ne s’agit pas d’arracher le voile aux femmes ! Cette loi s’adressera d’ailleurs autant aux hommes qu’aux femmes. Elle va permettre à la République française d’être impitoyable avec les imams gourous qui agissent dans notre pays. Tous ces « talibans français » ont du souci à se faire…

La situation est-elle si grave ?

André Gerin: Il existe un vrai système d’enfermement et d’endoctrinement dans certains milieux. Dès l’enfance, et tout au long de l’adolescence, on inculque la charia. Cela pose des problèmes considérables dans les hôpitaux, les écoles, les mairies, etc. Des médecins sont agressés physiquement, des agents de la fonction publique menacés et des élèves contestent les enseignements d’histoire ou de sciences naturelles ! Est-ce acceptable ? Les fondamentalistes ne sont pas forcément nombreux, mais ils ont de l’influence. Dans certains collèges, 50% des filles sont « dispensées » de natation ! Cela dure au moins depuis quinze ans ! Quinze ans que la classe politique est paralysée par un discours de victimisation élaboré par une minorité. Comme si on ne pouvait rien dire à cause de notre passé colonial. Il faut en finir avec la politique de l’autruche !

Pourquoi cette question déchaîne-t-elle autant de passion ?

André Gerin: Parce qu’il s’agit au fond d’un problème de civilisation. C’est tout l’enjeu de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ! La vraie question n’est pas tant de savoir si nous voulons ou non de la Turquie. Mais quelle place sommes-nous prêts à faire à l’Islam ? Le fait que les racines judéo-chrétiennes de l’Europe ne soient pas mentionnées dans la Constitution européenne est symptomatique. Une erreur dommageable. Nous avons du mal à affronter cette question en face. L’Europe de demain se fera en reconnaissant nos racines et en faisant la place aux musulmans qui vivent avec nous. Mais pas à n’importe quel prix.

Samuel Pruvot et Emmanuel Pellat

Retraites public/privé : on ne peut pas les laisser dire !

Mesurons-le ! La fonction publique est la cible de la nouvelle contre-réforme des retraites, avec le report de l’âge de départ, un nouvel allongement de la durée de cotisation, de nouveaux prélèvements injustes…

L’objectif du pouvoir est autant de diminuer les droits à la retraite des fonctionnaires, comme des salariés du privé, que de détruire un élément constitutif du statut de la fonction publique. L’attaque va de pair avec l’offensive générale contre les dépenses publiques et sociales, les services publics de l’Etat, au nom de la « dette publique » creusée par le gouvernement.

Une campagne médiatique de grande ampleur est lancée pour propager des mensonges éhontés sur les soi-disant « privilèges » des fonctionnaires. La même avait sévi pour tenter de justifier le passage de la loi Fillon en 2003. Cela ne les empêche pas de recommencer.

Le quotidien « Aujourd’hui/Le Parisien » publie notamment un tableau de comparaisons qui se veut accablant. Sauf qu’aucune de ses comparaisons n’est valide !

Mensonge 1 : il est faux d’écrire que les fonctionnaires partent plus tôt. L’âge de départ à la retraite des fonctionnaires, en moyenne 59 ans, correspond à l’âge de cessation d’activité. Dans le régime général, 60% des salariés sont hors emploi au moment de valider leur retraite, en moyenne à 61,5 ans. Ils sont pris en charge par l’assurance chômage, sont en préretraite ou en invalidité. L’âge moyen de cessation d’activité des salariés du privé est en fait de 57 ans.

Mensonge 2 : il n’y a pas lieu de faire des comparaisons malveillantes pour laisser entendre que les fonctionnaires paient moins de cotisations. On ne peut pas comparer de taux de cotisations. Cela n’a pas de sens. Les fonctionnaires ne cotisent pas mais subissent une retenue pour pension de 7,85% du traitement brut. L’Etat est à la fois l’employeur et le payeur des retraites. Il n’y a pas lieu d’avoir de caisse particulière alimentée par cotisation. Ce que l’on peut comparer, c’est le niveau des salaires nets du privé et des traitements nets de la fonction publique. Il apparaît alors que les cadres fonctionnaires sont moins bien payés que leurs collègues dans le privé, notamment les débutants (enseignants, à peine 1300 euros!) et que les travailleurs peu qualifiés sont un peu mieux payés en fin de carrière.

Mensonge 3 : il est faux d’écrire que le mode de calcul des pensions avantage les fonctionnaires. Pour les fonctionnaires, elles sont calculées sur les 6 derniers mois. Pour les salariés du privé, maintenant, sur les 25 meilleures années.

Mais dans la moitié des cas aujourd’hui, et cela risque de s’aggraver, les salariés du privé ne finissent pas leur carrière avec leur meilleur poste. Calculer leur retraite sur les derniers mois ne serait pas du tout avantageux (En revanche, il faut retourner au calcul sur les 10 meilleures années, supprimé par les lois Balladur-Veil de 1993).

Dans la fonction publique, les primes ne sont pas prises en compte. Elles peuvent atteindre 40% du revenu. La perte sèche en termes de « taux de remplacement » est très lourde.

Comble de la malhonnêteté, certains journalistes vont jusqu’à omettre que les fonctionnaires n’ont pas de régime complémentaire obligatoire de type AGIRC/ARCCO et comparent retraite des fonctionnaires avec la seule retraite de la CNAV.

Mensonge 4 : certains journaux avancent des comparaisons, intellectuellement malhonnêtes, entre la moyenne des pensions du public et celle du privé. Ils arrivent à prétendre que les fonctionnaires retraités toucheraient jusqu’à 600 euros de plus par mois. Faux, faux et archi-faux !  

A carrière et qualification équivalentes, les fonctionnaires et les salariés du privé touchent actuellement à peu près la même retraite. Dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale, la moyenne de retraite sont encore plus basse. Dans la fonction publique d’Etat, la proportion d’emploi de cadre est 3 fois plus importante que dans le privé.

Les retraités de la fonction publique ont, beaucoup plus souvent, notamment en ce qui concerne les femmes, moins discriminées que dans le privé, pu avoir une carrière relativement complète. L’Etat ne sert d’ailleurs de pension qu’aux fonctionnaires ayant effectué au moins 15 ans de service.

Dans les retraites du privé servies par la CNAV, on retrouve quantité de carrières incomplètes, voire parcellaires, par exemple de salariés passés travailleurs indépendants qui n’ont cotisé que quelques années, de femmes qui sont restées sans emploi très longuement etc… D’où les moyennes très différentes et incomparables au sens strict.

Salariés du privé, fonctionnaires, ne nous trompons pas d’adversaire ! Ceux qui veulent que nous touchions moins de retraite, les uns et les autres, sont les mêmes : les patrons et les capitalistes ! Dans un cas, ils veulent récupérer à leur compte les cotisations sociales qui servent à assurer une retraites aux anciens salariés du privé, dans l’autre, ils veulent récupérer l’argent public de l’Etat qui sert à assurer une retraites aux anciens fonctionnaires.

Nous en avons l’expérience. Depuis 1993, ils « réforment » les retraites en tentant de nous opposer entre nous, de nous opposer aux salariés relevant des régimes spéciaux. Le résultat est là, les retraites ont déjà perdu 20% de pouvoir d’achat.

Le seul alignement que nous pouvons accepter, c’est un alignement par le haut de chaque prestation, tantôt plus favorable dans le privé, tantôt dans le public. Ainsi, la prise en compte de la maternité est meilleure dans le privé (2 ans) que dans le public (1 an pour les enfants nés avant 2004 si la femme était fonctionnaire à ce moment). Pour le calcul des pensions de réversion, le régime privé offre un meilleur taux, 54%, mais dans des cas beaucoup plus restrictifs que le public (50% sans condition de revenu du conjoint survivant). Pour les emplois pénibles, des professions comme les égoutiers, les gardiens de prisons, certains militaires peuvent partir avant 60 ans dans le public. Certains patrons voudraient envoyer en sous-sol ou en Afghanistan des papys ! Ce n’est pas notre cas. Des retraites anticipées doivent être prévues pour toutes les professions pénibles pour maintenir des conditions de vie équivalentes pour tous. Etc…

Les prestations de retraites du privé et de la fonction publique sont grosso modo équivalentes. L’existence du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires tire sa pleine justification de la mission de service public qui est la leur.

Le gouvernement veut utiliser des arguments spécieux sur les retraites pour le détruire, détruire le statut de la fonction publique. Il veut supprimer plus facilement des centaines de milliers d’emplois, privatiser, détruire l’esprit de service public basé sur l’impartialité et les valeurs de la République.

On voit ce que ça donne à France Télécom, que nous soyons salariés, fonctionnaire, usagers ou simple citoyens. Ne laissons pas faire !

Unité public/privé pour défendre nos systèmes de retraite respectifs! Ensemble mettons en échec le projet du gouvernement !  

F. LEPAGE – L’art de manier la langue de bois

http://www.dailymotion.com/video/xcyblz

Dider Le Reste (CGT Cheminots) répond à François CHEREQUE

Monsieur le Secrétaire Général,

Dans le cadre du Grand Rendez‐vous Europe 1 / Le Parisien ‐ Aujourd’hui en France, auquel vous avez participé le Dimanche 25 Avril 2010, vous avez fait des déclarations à propos du conflit social du mois d’Avril à la SNCF qui m’obligent à réagir en tant que premier responsable de la Fédération CGT des Cheminots.

Quand la Direction de la SNCF ou des Ministres du Gouvernement se servent des médias pour diffuser de fausses informations, ou s’attaquer de manière indigne aux cheminots en grève, ces méthodes nous insupportent, mais elles sont malheureusement devenues coutumières. Par contre, lorsqu’il s’agit du premier dirigeant d’une Organisation Syndicale, cela devient incompréhensible et intolérable, notamment dans la période que traverse l’ensemble du salariat, qui a plus que jamais besoin de l’unité des forces syndicales.

Selon vos propos, le mouvement de grève largement suivi par les cheminots du Fret, de la Traction (Conducteurs …) et des Etablissements Commerciaux Trains (Contrôleurs …) aurait été inutile. Il est donc de mon devoir de vous faire connaître quelques éléments que vous semblez ignorer ou occulter.

Dans son budget 2010, la Direction de la SNCF prévoyait entre 1000 et 1800 recrutements pour 5400 départs, soit un bilan négatif de 3600 à 4400 emplois qui se seraient ajoutés aux 22 000 emplois supprimés depuis 2002. Dans le cadre des négociations qui font suite à cette action, ce seront entre 2300 et 3000 jeunes qui vont être recrutés cette année. Pour les cheminots qui vivent la casse de l’entreprise publique, notamment au Fret, et la dégradation de leurs conditions de travail, pour les usagers qui subissent au quotidien la dégradation du Service Public ferroviaire, pour les jeunes en recherche d’emploi, ces effectifs supplémentaires gagnés par l’action sont loin d’être négligeables. Il en va de même concernant les acquis de cette grève sur les organisations du travail et la production qui s’opposent frontalement à la stratégie d’éclatement de l’entreprise publique menée au pas de charge par la Direction de la SNCF.

Il est vrai que les revendications portées par les cheminots en grève à l’appel de la Fédération CGT des cheminots sur les questions d’emplois, de salaires et de défense du Service Public sont d’un autre niveau que les quelques « mesurettes » qui ont servi de prétexte à la CFDT et à son association corporatiste de conducteurs autonomes pour sortir d’une démarche unitaire, que la CGT avait initiée depuis plusieurs mois. Il est une évidence, nous sommes sur des conceptions bien différentes de l’utilité du syndicalisme et du combat syndical. La Fédération CGT des cheminots ne s’inscrit pas dans une démarche syndicale qui se contente d’accompagner socialement la casse du Service Public ferroviaire, la privatisation de l’entreprise publique, la destruction du statut des cheminots et la déréglementation du travail.

Toujours dans cette intervention médiatique, vous affirmez que la CFDT aurait obtenu un accord salarial avant l’action. Il est donc nécessaire de rétablir quelques vérités. La CFDT et l’UNSA ont jugé favorablement des propositions de la Direction SNCF en matière d’augmentation générale de salaire qui représente 0,6 % sur l’ensemble de l’année 2010. La Fédération CGT des cheminots a refusé de signer un tel accord qui entérinait une baisse du pouvoir d’achat des cheminots au regard de la hausse des prix sur les 12 derniers mois. Au‐delà du fait que sur un tel sujet nous avons, je le concède et l’assume, des appréciations très différentes, il ne vous est pas permis de laisser croire qu’un accord aurait été signé car vous connaissez parfaitement le contenu du texte de loi du 21 Août 2008 sur la représentativité syndicale qui établi que les seules signatures de la CFDT et l’UNSA totalisant moins de 30% des voix à la SNCF ne permettent pas la validation d’un accord.

Il est une autre évidence, nous n’avons pas la même approche revendicative en matière de salaire, mais cela ne vous permet pas de faire de fausses déclarations pour masquer le fait que la CFDT cheminots se soit mise au service de la Direction de la SNCF pour essayer de valoriser un recul social pour tous les cheminots.

Les premiers dirigeants de la Fédération CFDT ont tenté de démobiliser les cheminots argumentant sur le fait qu’il fallait garder des forces dans la préparation d’une bataille à mener sur les retraites. Comment des syndicats avisés peuvent‐ils diffuser un discours aussi incohérent ? Les cheminots ne sont pas dupes, ils savent très bien que la pérennité des régimes solidaires par répartition et celle de notre régime spécial de retraite passent avant tout par la défense de l’emploi, par la revalorisation des salaires et par le maintien du Service Public Ferroviaire. De plus, sur cette question majeure des retraites, la CGT n’a aucun conseil à recevoir de votre part, tant sur le contenu revendicatif, que sur la construction de la mobilisation.

Dans une histoire récente, ce ne sont pas l’attitude et la stratégie syndicale de la CFDT en 1995, en 2003, et plus proche de nous, en 2007, qui nous serviront d’exemples. Dans chacune de ces étapes où les différents gouvernements en place ont tenté de remettre en question les acquis des salariés sur le dossier des retraites, votre Organisation Syndicale s’est toujours retirée la première de la lutte en affaiblissant de fait la mobilisation par la rupture de l’unité syndicale, pour s’inscrire dans une position d’acceptation des reculs sociaux.

Enfin, dans votre intervention médiatique, vous avez poussé la délicatesse jusqu’à mettre en cause l’honneur des cheminots en grève, qui, selon vous, auraient du cesser le mouvement pour pallier aux déficiences de l’aviation, suite à l’irruption volcanique en Islande.

Permettez‐moi de vous dire que vous avez franchi le Rubicon lors de cette intervention.

Que les ministres Woerth, Bussereau ou Estrosi profitent de l’occasion pour tenter de stigmatiser de manière grossière les cheminots en grève, nous n’en attendons pas moins d’eux quand on connaît les personnages et ce qui les anime. Mais qu’un dirigeant syndical de votre niveau se mette à aboyer avec les loups, permettez moi de vous dire que c’est purement scandaleux et offensant pour ceux qui se battent sur le terrain revendicatif et utilisent légitimement leur droit constitutionnel de faire grève dans le cadre d’une loi qui a déjà largement contraint ce droit. Tout au contraire, et comme l’ont fait de nombreux citoyens et élus de la République, vous auriez pu, en tant que syndicaliste, écrire au Président de la SNCF qui a tenté dans la période de remettre en cause le droit de grève pour qu’il ouvre dans les plus brefs délais la porte des négociations. Le fait que la fédération CFDT avec son groupe autonome (ex FGAAC) ait abdiqué devant la direction avant même le début du conflit, pas plus que les propos inadmissibles de votre responsable Bruno DUCHEMIN à l’issue de celui-ci, ne vous autorisaient à agir de la sorte.

Monsieur le secrétaire général, permettez moi de vous dire que dans une période où, les salariés ont et auront besoin de l’unité de l’ensemble des forces syndicales, ce sont de telles déclarations qui nuisent grandement à l’image de tout le syndicalisme et à notre capacité de nous rassembler pour servir la cause de tous les salariés.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le secrétaire général, l’expression de mes salutations syndicales.

Didier Le Reste

Secrétaire général

Un membre du CC du KKE s’exprime dans l’Huma (6 mai 2010)

Tribune dans l’Huma du 6 mai 2010

Grèce: leurs mesures visent à réduire le prix du travail

Par Eliseos Vagenas, membre du comité central et responsable de la section des Affaires internationales du Parti communiste grec (KKE).


Quelles propositions après l’adoption du plan d’hyperaustérité imposé par l’Ue et le FMI ?


Les mesures prises par le gouvernement du Pasok (socio-démocrates) constituent une forme de guerre pour écraser le peuple travailleur, une guerre qui conduira une large partie des couches populaires à une paupérisation encore plus vaste, avec une réduction dramatique de leurs revenus et la réduction de ce qui reste encore de leurs droits à la sécurité sociale et du droit du travail. Ces mesures portent sur deux axes  : a) Réduire davantage le prix de la force du travail et assurer que les capitalistes disposeront de travailleurs bon marché. b) Trouver des capitaux, à travers les prêts que le peuple grec paiera encore une fois, pour financer et soutenir les banques, les industriels et les armateurs. Ces derniers feront face quand même à une puissante vague de résistance et des luttes populaires. Ce qui est important pour nous les communistes, c’est que, à travers la lutte contre les mesures antipopulaires, se créent des conditions de contestation, de rupture et de renversement du système capitaliste d’exploitation.

Notre parti croit que Lénine avait raison quand il écrivait, en 1915, dans son article sur « Le mot d’ordre des États-Unis de l’Europe », qu’une telle union serait soit impossible à réaliser, soit réactionnaire. En effet, la Communauté économique européenne (CEE) et ensuite l’Union européenne (UE), avec le traité de Maastricht (pour lequel ont voté pour tous les partis en Grèce sauf le KKE), ont prouvé qu’elle est une union du capital, qui a pour but d’attaquer les droits des travailleurs et de préserver les profits des capitalistes  ! Un de ses outils est aussi la Banque centrale européenne. Nous ne sommes pas censés cultiver l’illusion chez les travailleurs que la nature impérialiste de l’UE peut changer. Encore moins que nous puissions mettre « les gens avant les profits ». En réalité, ce qui compte, c’est de créer un système où il n’existera pas de profits capitalistes ! C’est pour cela que notre parti insiste à la sortie de notre pays de l’Otan et de l’UE et appelle à la constitution en Grèce d’un front de lutte pour le pouvoir populaire, l’économie populaire, le socialisme.

Le KKE propose des mesures particulières dans la situation actuelle de crise capitaliste. Des mesures qui ont pour but de soulager les travailleurs et les chômeurs, comme la taxation du grand capital avec une taxation à 45 % au lieu de 20% aujourd’hui. Nous proposons un faisceau complet de revendications basées sur les besoins modernes des travailleurs. Pourtant, dans le système capitaliste, il peut y avoir quelques conquêtes seulement à travers le développement de la lutte des classes.

 Nous luttons sans cesse pour des conquêtes immédiates et nous allons continuer pour qu’elles soient imposées, par la puissance du mouvement, des mesures qui diminuent la sévérité des problèmes, qui soulagent. Nous soutenons le PAME (Front syndical de lutte), qui englobe tous les syndicats de classe de Grèce.

De plus, nous posons au peuple ouvertement notre proposition alternative, celle d’une économie de socialisation des moyens de production, de planification centrale et de contrôle ouvrier, avec un système de santé exclusivement public, avec un système d’éducation, de santé et de sécurité sociale, qui sera unifié et gratuit pour tous. Une économie qui sera basée sur un autre pouvoir, qui renversera le pouvoir des monopoles et construira des institutions populaires neuves.

8 Mai 2010 – 65ème Anniversaire de la Libération – jour de la Victoire-Nous publions ci-dessous la déclaration, à cette occasion, de la Fédération internationale des résistant – Association antifasciste (la FIR à laquelle appartiennent notamment l’ANACR et la FNDIRP).

Il y a 65 ans, le 8 mai 1945, l’humanité a vu l’effondrement militaire définitif du fascisme allemand.

Cette date marque la victoire sur le régime, méprisant pour l’Humanité, du fascisme hitlérien

  • qui a exclu, poursuivi et emprisonné les adversaires et les opposants politiques,
  • qui, par millions, a assassiné des Hommes uniquement au prétexte de leur appartenance raciale: les Juifs, les Tziganes, les Romanichels et les Slaves,
  • qui, par une occupation, une destruction et une guerre dirigée contre tous les États voisins en Europe et les populations d’autres parties du Monde, a coûté la vie de 50 millions de personnes.

Les plans de l’hégémonie fasciste sur le Monde ont été arrêtés par l’action commune des coalitions anti-hitlériennes.

Ce sont les combattants des forces armées alliées et, plus particulièrement, ceux de l’armée soviétique qui ont porté la charge principale de la guerre sur leurs épaules (27.000.000 de victimes civiles et militaires en U.R.S.S.) qui ont permis de réduire militairement cette menace à néant.

Ce sont les partisans et les combattants de la résistance qui, dans tous les pays occupés par le fascisme allemand, ont risqué leur vie pour la liberté de leur patrie. Ce mouvement de libération nationale réunissait des femmes et des hommes, des communistes et des catholiques, des libéraux et des sociaux-démocrates, des syndicalistes et même des conservateurs.

Nous honorons tous ces patriotes, la contribution de l’alliance antifasciste et des mouvements de libération des peuples nationaux.

Le 8 Mai 1945 est, en cela, le jour de la libération et de la victoire de tous les peuples menacés par le fascisme allemand, des combattants contre le fascisme dans tous les pays, pour tous les pourchassés et les victimes du régime fasciste. Cette vérité historique est de plus en plus refoulée. Les crimes du fascisme sont relativisés, les collaborateurs réhabilités ou transformés en  » héros de la liberté « . La Fédération Internationale des Résistants – FIR – Association Antifascistes se défend contre toutes les tentatives d’instauration d’une conception réactionnaire de l’histoire – marquée par une doctrine totalitarisme et des falsifications de l’Histoire – en Europe.

A l’occasion de cet anniversaire nous rappelons :

Le 8 Mai 1945 marque le début d’une nouvelle politique dans les relations internationales. L’unité de tous les adversaires des nazis a créé la base de la fondation des Nations Unies et la fixation des bases du droit international des peuples qui ont été à l’origine de la poursuite et de la condamnation des principaux criminels de guerre au Tribunal de Nuremberg.

Après la victoire sur le fascisme nazi, les peuples de différents pays ont, pour la première fois, obtenu les droits politiques, économiques, sociaux et culturels qui ont été gravés dans leurs constitutions et dans les bases juridiques. Cela a aussi été d’une grande importance pour le renforcement de la lutte anticolonialiste et des luttes antifascistes dans les pays où de tels régimes ont prévalus.

Aujourd’hui, à la suite de l’effondrement des anciens pays socialistes, le  » droit du plus fort  » est souvent en vigueur dans les relations internationales. Des accords et le droit international – créés sous l’égide de l’ONU – sont bafoués et suspendus. C’est pourquoi nous devons renforcer notre lutte contre les interventions et les empiétements impérialistes, contre une militarisation et pour le rétablissement de l’autorité du droit international et pour les résolutions des Nations Unies.

Le mot d’ordre commun à tous les antifascistes était  » plus jamais ça !  » Cela constitue une obligation aussi bien pour le présent que pour demain. En commun avec les générations d’aujourd’hui nous agissons

  • contre le néo-fascisme, les extrêmes droites et un populisme de droite,
  • contre l’exclusion sociale, la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme
  • contre la guerre, le terrorisme et ses racines sociales.

Sur la base de la communauté d’action contre la barbarie fasciste, les 65 organisations membres de la Fédération Internationale des Résistants -FIR – Association Antifascistes en Europe et d’Israël – participent aux actions :

  • pour la paix et le désarmement
  • pour les droits politiques et sociaux de l’Homme, pour la démocratie.

C’est ainsi, que nous édifions  » un Monde nouveau de Paix et de Liberté ! « 

Le quotidien d’un chômeur à Pôle-Emploi

Monsieur FLECKINGER Daniel

à Pôle-Emploi Site de GAILLAC
10 et 12 rue Hyppolite Rigal
81600 GAILLAC

à Direction Régionale ASSEDIC
rue Marco Polo
31670 LABEGE

et LRAR à Monsieur Eric WOERTH
Ministre du Travail
127 rue de Grenelle
75007 PARIS

Objet : modeste cri d’une personne socialement vulnérable parmi bien d’autres, et dans l’espoir d’un traitement plus humain et d’un meilleur respect de la dignité des chômeurs longue durée.

Mesdames et Messieurs les Chefs de Services, les Directeurs Régionaux, les Directeurs de Cabinets, Monsieur le Ministre du Travail,

Je reviens d’une visite spontanée (malgré le coût des 29km aller et 29km retour avec mon véhicule !) à mon agence Pôle-Emploi de Gaillac (Tarn), et suis effondré une fois de plus, une fois de trop, de ce que j’y ai appris.

Voulant hier, 03 Mai, vérifier par le site internet « Pôle-Emploi.fr » que mon actualisation du 1er Mai avait bien été prise en compte, j’ai vu ma tentative d’accéder à mon dossier refusée. La mention « votre situation ne vous permet pas d’accéder à ce service » m’a vivement inquiété.

J’avais déjà rencontré un tel échec, en Mars dernier, qui s’était avéré cacher une radiation abusive de la part de vos services : radiation d’office de 6 mois alors que j’étais en « Arrêt de Travail » de quinze jours pour cause d’hospitalisation, et que j’avais fourni bien sûr en temps utile les documents nécessaires !

J’avais dû découvrir fortuitement votre décision de radiation, aucune information ne m’ayant été adressée par vos services, 3 semaines après. C’est au moment où je m’apprêtais à utiliser les 150 €uros mensuels de mon ASS que j’avais compris que la situation n’était pas correcte. J’avais de plus appris à ce moment-là que ma déclaration de fin d’« Arrêt de Travail » effectuée le 16 Mars sur le site internet n’avait pas été prise en compte ! J’avais dû alors, le 31 Mars, faire 58 km pour aller à Gaillac, sur les conseils du 3949, et insister lourdement auprès de l’Agent d’accueil pour pouvoir déposer une demande de recours amiable auprès de la Direction d’Agence demandant à être rétabli rétroactivement dans mes 5€ quotidiens à compter du 16 Mars, date de fin de mon « Arrêt de Travail ». Ceci me sera accordé trois semaines plus tard, il y a maintenant un mois à peine !

Vous me direz : « que d’efforts et que de temps perdu pour quelques malheureux €uros ! »

Oui, effectivement ! Mais vous oubliez sans doute, Mesdames et Messieurs, les conditions d’existence des personnes qui sont dans l’obligation de faire appel à vos services ! Se présenter à Pôle-Emploi, et s’y « mettre à nu », formuler les difficultés rencontrées, et y trouver les aides adéquates n’a rien de facile, et ne croyez surtout pas que de tels entretiens soient aussi féeriques que des tours de manège !

J’ai une bonne expérience de l’aide aux personnes en difficultés, car il se trouve que ce fut mon métier ! J’utilise le passé, tant je suis humilié et « brisé » par les épreuves traversées depuis une dizaine d’années.

Educateur Spécialisé, essentiellement dans ce qui était alors les Instituts de Rééducation (aujourd’hui I.T.E.P.), j’ai été cassé par une direction de l’A.S.E.I. qui a usé des méthodes du harcèlement moral et de conduites abusives à mon égard dans le seul but de m’éliminer -j’étais alors représentant du personnel, élu au CHSCT et délégué syndical- : l’Arrêt 20030201 du 14.03.2003 de la Quatrième Chambre de la Cour d’Appel de Toulouse en a reconnu souverainement les faits. La Médecine du Travail me déclarera « inapte définitivement » « avec danger immédiat de maintien au poste » dans cette institution, tant le rouleau compresseur était menaçant pour ma santé !

Malheureusement, depuis mon licenciement prononcé par l’Inspection du Travail du Tarn-et-Garonne en 2002, toutes mes tentatives -et elles ont été plus que nombreuses- ont été négatives. Mon ex-employeur (à l’époque environ 3.500 salariés) ayant une position leader sur le secteur médico-social m’a, de fait, barré tout emploi similaire chez ses organismes confrères. Inutile, pourtant de vous rappeler, Monsieur le Ministre du Travail, que toute « liste noire de salariés à ne pas embaucher » tombe sous le coup de la loi !.

Tous les agents de l’ex-ANPE de Gaillac, devenue Pôle-Emploi, pourraient, je crois, témoigner de mes très bonnes dispositions, de mes nombreuses démarches, et de mon ouverture à toute éventuelle réorientation professionnelle.

J’ai fait trois bilans de compétences (ou assimilés) en 6 ans ! Je pourrais d’ailleurs donner un avis éclairé, et peut-être éclairant, sur le sérieux de certains organismes, et le système « pompe à fric » de certains autres !!

L’un de ces temps de recherche approfondie (sous-traitée à des privés par l’ANPE ou Pôle-Emploi) a débouché, pour mon malheur (je peux le dire rétrospectivement), sur une réorientation dans le Monitorat d’Auto-Ecole avec formation, prétendument prise en charge par différents organismes.

En fait, au final, j’ai dû me lancer dans les sélections, puis dans les deux étapes de la formation BEPECASER, moyennant 4.000,00€ de frais de scolarité, et des milliers de km pour me rendre pendant 9 mois sur les lieux de la formation !

Et, une fois tout ceci amorcé, j’ai appris que je ne pouvais plus bénéficier d’aucune aide, d’aucun secours financier, toutes les enveloppes ayant été épuisées, ou n’étant pas renouvelées !

Cette formation m’a coûté tout compris près de 10.000,00 €uros, pour ne déboucher sur rien. Ayant réussi très honorablement 4 des 5 épreuves, mais éliminé à la 5ème, j’aurais dû reprendre la formation dans la totalité, moyennant, à nouveau, 10.000,00 €uros…

Pôle-Emploi, cette fois-ci, ne m’a pas incité à renouveler !

Pendant cette année noire 2007-2008, j’ai vidé les réserves financières qui me restaient de mes 20 ans de salariat honnête ! Merci les prestataires de services de Pôle-Emploi ! Merci l’accompagnement !

Depuis l’été 2008, mes recherches ont été continues, mes démarches assidues, ma volonté totale…, mais malgré quelques rares directions d’établissements qui ont accepté de me recevoir, rien, plus rien à l’horizon ! Et même plus de réponses à mes derniers courriers !

En Mars 2005, mes droits ASSEDIC A.R.E. se sont éteints, et j’ai basculé en Allocation Spécifique de Solidarité, dans un premier temps évaluée à 14€ quotidiens.

Je gardais espoir de rebondir, et de retrouver une fierté sociale, par le retour à un travail salarié digne de ce nom, c’est à dire conforme à ce que j’aurais dû continuer à connaître si une direction malveillante, et malhonnête, n’avait mis un terme à ma carrière – à défaut de réussir à mettre un terme à ma vie !-.

Il se trouve que j’ai mis en bail des biens m’appartenant, pour pouvoir continuer à vivre sans faire la manche ! Mais étant chômeur, je n’ai pu bénéficier d’aucun prêt bancaire, et ai dû emprunter, auprès d’amis, pour faire les rénovations nécessaires à la location. Je ne peux donc pas déduire de mes revenus fonciers les charges de ces emprunts !

Mais cette réalité, Pôle-Emploi ne la prend pas en compte et a réduit à moins de 5 €uros par jour le montant de mon A.S.S. en Septembre 2009.

Là aussi, j’ai fait le maximum pour « faire avec », « aucun recours n’étant envisageable ! » m’a-t-on dit alors ! Tantôt j’ai espoir, tantôt je désespère devant la réalité de ma situation ! Et pourtant, je ne suis pas le chômeur le plus en difficultés : je suis propriétaire, j’ai encore une voiture, et je suis très entouré. Mais je sais que je suis vulnérable, et que je peux être exposé à des coups durs.

ET EN PLUS, AUJOURD’HUI, j’apprends au guichet de Pôle-Emploi de Gaillac que VOUS avez encore RÉDUIT le montant de mon A.S.S. à DEUX €uros, cette fois-ci ! Savez-vous seulement ce que 2 €uros quotidiens permettent d’acheter? Ceci est humiliant !

Et comment se fait-il que je prenne connaissance de cette décision de façon fortuite, trois semaines après, sans avoir eu communication écrite de la notification, pièce administrative pourtant obligatoire, et souvent indispensable -par exemple réclamée par la CPAM pour l’établissement des Indemnités Journalières- ?

QUE VOULEZ-VOUS en agissant ainsi ? Je ne vais pas faire du chantage au suicide, mais franchement FAIRE DISPARAîTRE UN CHÔMEUR LONGUE DURÉE, DE PLUS DE 50 ANS, est-ce VOTRE RÊVE ? Ou pire, est-ce VOTRE INTENTION ?

Visiblement, je n’ai plus à attendre d’aide de votre part.

Mais je souhaite TEMOIGNER, au delà de mon cas personnel.

Les moyens informatiques et téléphoniques (site internet, 3949, ou boîtes vocale ou mail des Agents-référents) que vous nous imposez maintenant sont de véritables pièges, car sous prétexte de surcharge des systèmes ceux-ci sont fréquemment non-joignables ou saturés. Et quand, par chance, les connexions sont établies et que l’on croit pouvoir procéder en toute sécurité à une déclaration, ou à une démarche, celle-ci s’avère, après coup, ne pas avoir été traitée ou avoir été « égarée » ;
c’est ce qui c’est passé pour moi en Mars 2010 avec ma déclaration de fin de congés maladie.

De plus vous feignez d’ignorer le caractère particulièrement insidieux et délétère de tous les enchaînements des petits évènements, obstacles, soucis administratifs ou financiers, même mineurs, qui par leurs possibles incidences rendent la vie des chômeurs particulièrement difficile, et les mettent sans cesse en tension.

Notre vécu, jour après jour, malheureusement année après année, révèle l’inhumanité cynique et barbare de vos pratiques, et il n’est pas étonnant que même TF1 doive décrire le malaise des personnels de Pôle-Emploi qui s’y sentent très mal, à faire ainsi le « sale boulot » que vous leur imposez. J’ai la chance d’avoir été longtemps du bon côté de la barrière, et de trouver encore la force de répondre, mais comment pensez-vous que puissent réagir des personnes affaiblies, fragilisées par les épreuves, démunies sur le plan des moyens, ou submergées par la pressante question de nourrir leurs enfants ?

Y pensez-vous en traitant de manière purement comptable les dossiers des hommes et des femmes qui s’en remettent à vous ?

Mesdames et Messieurs, Monsieur le Ministre du Travail, je ne suis pas certain d’avoir envie de vous présenter l’expression de mon profond respect, mais je voudrais plutôt vous assurer de mon profond dégoût face à ce que vous participez à faire du service public de l’Emploi !

Dans l’attente, merci de votre nécessaire et indispensable attention,

FLECKINGER Daniel

« PCF Congrès » bâclé (suite) : la commission de transformation, dernière roue du carrosse !

La préparation du « congrès d’étape » extraordinaire de juin s’éloigne de plus en plus des statuts du Parti et des conditions d’une véritable réflexion et de décisions collectives des communistes.

La « Commission de transformation » du Parti a été désignée en janvier 2009. Avant l’annonce du congrès extraordinaire, elle ne s’était réunie qu’une fois officiellement et une fois de façon informelle. Entre temps, elle n’a jamais fonctionné.

Cela n’a pas empêché son « responsable », Patrice Bessac de sortir tour à tour, pour servir d’introduction à la discussion du « congrès » d’étape, trois textes : l’un à la réunion du Conseil national du 28 mars, un avant celle du 16 avril et une version assez modifiée de ce dernier le 16 avril même.

Pour donner une vague caution à ces textes, tombés du ciel, voilà qu’on se préoccupe de réunir maintenant la « Commission ». Entre temps, une réunion avait donc eu lieu le 10 avril. , Patrice Bessac a voulu en convoquer une autre, il y a quelques jours, le… samedi 8 mai.

Nous reproduisons ci-dessous la réaction de José Hernandez, secrétaire de la section d’Albi dans le Tarn et membre de ladite commission.

Il y en a eu beaucoup d’autres et la réunion du 8 mai a été reportée.

Mais tout le reste demeure tel quel : affligeant !

On se souvient que les « transformations » ont remplacé au dernier congrès dans la bouche de l’équipe dirigeante la « métamorphose » du PCF, le mot ayant par trop choqué les communistes qui refusent profondément l’idée d’une rupture avec l’histoire et les fondements du PCF.

Pour continuer dans la même voie, l’opération de la direction se précise.

On a créé une commission alibi dont on voit le sort qu’on lui fait.

Des textes sortent du chapeau de quelques permanents du siège. Celui lu par Bessac, qui est censé servir de base à la discussion du « congrès », est ampoulé d’expressions incompréhensibles, délibérément vague, beaucoup plus imprécis que ses versions précédentes (notamment sur l’objectif de remise en cause des statuts). Dans la préparation du « congrès d’étape », il n’est pas soumis à amendement, de façon déjà anti-statutaire.

Tout laisse à penser, qu’au « congrès d’étape », la direction va sortir un texte beaucoup plus précis pour avancer ses « transformations », valider de force sa « feuille de route » d’ici 2011, continuer à détruire les fondements théoriques, politiques et organisationnels de notre parti, englobé maintenant dans le Front de gauche.

La direction donne d’avance un bel aperçu du Parti transformé selon ses désirs: celui du mépris des statuts du Parti et des communistes !

 

 

 

Lettre de José Hernandez (PCF 81 – Albi) :

 

Bonjour,

Comme je l’avais indiqué après la seconde réunion de la commission, il me semble que les membres de la commission sont considérés par le national comme des « neuneu » ou des imbéciles. Pendant des mois, la commission ne s’est pas réunie, il devait être mis en place un site internet interactif pour que les membres et les communistes puissent intervenir sur la construction d’un projet de transformation, rien n’a été fait et c’est dans la précipitation, à la veille d’un congrès d’étape organisé aussi dans la précipitation que l’on réunit la commission et en plus un samedi 8 mai. Les réunions parisiennes sont organisées pour les Parisiens et non pour les camarades qui habitent en province. On se fout de notre gueule. Les pistes de travail et le projet d’organisation du parti est fait uniquement pour que le national s’approprie tous les moyens. Aucune proposition pour développer le parti à la base (création de cellules dans les quartiers populaires, les entreprises), reconstruction de l’éducation politique des communistes par la mise en place «  d’écoles du parti » élémentaires et fédérales. Recherche de solution pour une véritable bataille idéologique (mettre tout en œuvre pour que  l’huma porté par les communistes redevienne un journal communiste) De l’avis de beaucoup de camarades, on devrait revenir à l’organisation du PCF d’avant le Congrès de Martigues qui a démantelé la structure politique de notre Parti. Comment reconstruire une organisation si on ne fait pas le lien entre l’état de santé du Parti et un  diagnostic ? Entre l’état du parti et la stratégie à mettre en place. Mener une grande campagne nationale de recrutement sur des bases révolutionnaires de changement de société.

L’immense majorité des communistes dans le parti et surtout hors du parti, attendent une organisation politique qui se démarque de toute cette politique politicienne qui gouverne par alternance notre pays depuis des décennies. 

Une organisation qui rassemblent dans un Front populaire Français tous ceux qui veulent en finir avec le capitalisme.

Fraternellement

José Hernandez

Membre de la commission

Secrétaire de section d’Albi

Compte rendu du congrés national de la JC, par Baptiste TUTIN, lors de la derniere réunion des jeunes communistes de St-Quentin

logojc.bmpCompte rendu du congrès de la JC 2010.

Le congrès du MJCF c’est tenu du 15 au 18 avril 2010 à Gennevilliers.

Environ 400 jeunes communistes étaient rassemblés à cette occasion. Le week-end a été riche en bonne ambiance et en débat politique. 38 fédérations étaient représentées.

Je remercie tout d’abord tous les camarades de la section qui m’ont permis d’y participer.

 

Très vite, des différents politique ce sont affichés entre les différentes lignes politiques. D’un coté, le « bloc social-démocrate » avec le Val de Marne, qui rappelons le, est la plus grosse fédération de France (environ 50 délégués), la Seine Saint-Denis et les Yvelines. D’un autre coté, on peut retrouver le courant plus « marxiste » avec les Bouche Du Rhône, la Côte d’Or, les Hauts de Seine, le Nord, Paris et le Pas de Calais.

Les débats ont donc été riches et parfois très animés.

Le vendredi, ils portaient sur les deux premiers textes. Chacun proposait ses amendements et les défendait, puis la parole est donnée à « l’opposition ».

Beaucoup d’amendements de notre ligne sont passés, comme celui sur le désir de suppression du concordat de 1805 en Alsace.

Nous avons clairement réaffirmés la volonté de lutte des classes dès l’introduction du premier texte. Le caractère révolutionnaire du mouvement s’affirme de plus en plus avec ses amendements.

Certains, ont même qualifiés la journée d’historique. En effet la fédération des Bouches du Rhône ayant retirée un amendement majeur, la ligne « marxiste » fait front commun derrière la fédération de Paris. L’amendement, le plus important de ce congrès, est la question du socialisme.

Le clivage reste le même.

Les débats sont très riches, près de 30 minutes de débat rien que pour cet amendement. La plupart des interventions d’opposition sont faites par la fédération du Val de Marne. Pour l’opposition, la théorie marxiste est dépassée, les interventions ponctuées par des citations de Marx ou de Lénine sont inutiles. Ils pensent que le mouvement ne doit pas se baser sur un possible renversement de l’état pour revenir à un état fort. Selon eux, cette théorie a conduit à la montée des régimes dictatorials du bloc soviétique.

Les plus « marxistes » interviennent en rappelant les fondements de la notion de socialisme. Ce n’est qu’un passage obligé afin d’aboutir sur notre idéal à tous, qui n’est autre que la société communiste. Cette dernière est sans état et vise une égalité parfaite.

La commission des textes rejette en bloc l’amendement, mais à la surprise d’un plus grand nombre de congressistes, cet amendement passe avec une large majorité. C’est un soulagement et une explosion de joie pour la ligne marxiste du mouvement (BDR, Loire, Côte d’or).

Une petite pause bien méritée avant de reprendre les débats. Même pour la pause cigarette le débat continue sur la question du socialisme.

Le Val de Marne va alors lancer sont cheval de bataille : le métissage.

Cette question est défendue bec et ongle par les fédérations sociales-démocrates. Ils prétendent que le métissage est une valeur fondamentale car cela brasse les cultures.

Pour nous, cette question n’est rien d’autre qu’une aberration. En effet le métissage tel qu’il est défendu n’est rien d’autre qu’une forme de racisme. On veut promouvoir une personne issue de plusieurs cultures. La ligne de conduite du MJCF ne peut pas se baser sur cette question de métissage.

Le Val de Marne revient à la charge plusieurs fois, à chaque fois, la commission est contre l’ajout des amendements proposés. Le vote suit toujours l’avis de la commission.

Ensuite, vient la question du centralisme démocratique. Cette théorie marxiste, défendue par les Bouche du Rhône, a pour pratique le respect de la ligne de conduite de la nationale pour les fédérations, cela malgré le possible débat démocratique au moment du vote de cette ligne de conduite. Le débat a encore été très vif entre réformiste et marxiste.

La commission rejette cet amendement ainsi que le vote du congrès.

La journée s’achève par une soirée débat avec l’intervention de Pierre Laurent sur les 90 ans du PCF et de la MJCF.

Le lendemain, au retour d’une très courte nuit de sommeil les débats reprennent autour du 3eme texte, celui sur l’organisation du mouvement.

Nous arrivons enthousiaste au débat suite à excellente journée de la veille.

Dès l’entrée dans la salle on remarque l’agrandissement de la délégation du Val de Marne.

Les débats commencent et très vite le clivage e remet en place, mais le rapport de force a complétement changé comparé à la veille. Les sociaux démocrates ont toujours la majorité au vote.

A croire même que la coordination nationale nous en veut, la commission rejette en bloc tous les amendements de la ligne marxiste. Il vont même, inciter à voter contre.

Le débat n’est pas sur des bases démocratique. Les BDR proposent un amendement sur la structuration du mouvement. Le débat fait rage: 2 pour et 2 contre jusque là tout vas bien. Nous allions passer au vote mais une intervention de Pierrick Anoot (secrétaire général) coupe le vote. Il rajoute un argument contre, suivit d’un congressiste, qui en fait de même. Enfin pour clore le débat, la commission exprime son rejet de l’amendement. Puis, 2 membres de la commission expriment leurs argument contre. Ce qui porte le compte à 6 opposants contre 2. Toutes les fédérations de la ligne marxiste sont scandalisés par ces pratiques. Nous demandons l’égalité du pour et du contre mais elle n’est pas accordée. Résultat l’amendement est rejeté. Nous sortons de la salle excédés.

Nous revenons pour voter le texte. Il est à tendance sociale démocrate donc logiquement je vote contre ce texte. Le résultat est serré mais le oui passe à la majorité, le texte est donc adopté.

L’après midi, débat sur les questions lycéennes et jeunes travailleurs, je ne me suis pas trop penché sur la question. Ensuite conférence de l’UEC (union des étudiants communiste) les textes bien marqués à gauche sont rapidement adoptés par l’ensemble de la commission réduite de l’UEC.

Soirée en compagnie de la représentante de l’autorité Palestinienne en France ainsi que la présidente de l’association de solidarité France/Palestine et de Patrick le Hiaryc, directeur du journal « l’Humanité ». Soirée très intéressante avec une lettre de Salah Hamouri directement adressé au congrès du MJCF.

S’en suit une très longue réunion de la commission des candidatures, avec un membre par fédérations. Le but étant de faire la liste de propositions pour le conseil national.

Les débats ce sont finis très tôt le matin.

Le lendemain nous commençons par un bilan statistique du congrès. Bref je passe.

Ensuite, la proposition et le vote pour le conseil national. Les débats tournent principalement autour des candidatures non retenues par la commission. Je reviens sur celle de la Côte d’Or, et du camarade Tennessee Garcia. Il est accusé de fractionnisme et de création de tendance au sein du congrès. Sa candidature n’est pas retenue par la commission même avec les nombreux soutiens qui lui sont accordés.

Nous passons au vote, le dépouillement est très long. Finalement, la liste de 94 camarades est adoptée sans qu’aucun nom ne soit ajouté.

Outré, nous demandons une explication sur le refus de la candidature de Tennessee mais rien n’est donné. Ils n’ont pas voulu aborder le cadre politique par peur d’arriver au clash.

Le nouveau conseil national ce réunit. Pierrick Anoot est reconduit dans ses fonctions de secrétaire général. Il fait un discours, l’appel du congrès et distribué mais il ne parle pas du tout des amendements que la ligne « marxiste » a fait passer.

Le congrès se fini sans que l’International ne soit chanté. Faute de mieux, nous avons pris le micro et nous avons chantés sans que les sociaux démocrate ne bougent (ils avaient faim).

Le congrès se fini alors sur une touche très négative.

Le point positif pour la JC Saint-Quentinoise, c’est que de nombreux contacts ont été pris, du matériel (affiches) a été mis à disposition. Et, enfin, j’ai réussi à avoir des cartes pour 2010.

Maintenant c’est à nous d’agir.

Camarades soyons tous unis dans les luttes pour les plus démunis et l’avancée du vrai socialisme.

BAPTISTE TUTIN

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