Archive | 26 avril 2010

le gouvernement ne recule devant aucun moyen, y compris ceux qui rappellent les plus tristes heures de l’histoire de notre pays, pour détourner la colère des masses, le 1er mai tous ensemble…

Insupportable surenchère haineuse du gouvernement pour diviser les travailleurs

Le plus grand nombre des travailleurs, des retraités, des jeunes subit une vie plus dure, plus chère, craint pour son revenu, son logement, son emploi, sa retraite, son avenir.

Ils ne se trompent pas. Le patronat programme des centaines de milliers de licenciements. Le gouvernement l’encourage et se prépare à liquider des pans entiers des services publics, de la fonction publique, de la Sécurité sociale, notamment du système de retraite solidaire par répartition.

La « solidarité », le rassemblement, voilà exactement ce qui l’effraie ! Il sait que des forces énormes existent dans ce pays pour mettre en échec sa politique au service du profit capitaliste, même prétextée par la « crise ». Par centaines de milliers, dans l’industrie, à la SNCF, dans les hôpitaux, à l’éducation nationale,… les salariés luttent. Le 1er mai annonce le démarrage d’une grande bataille convergente pour les retraites.

Face à cette réalité, le gouvernement ne recule devant aucun moyen, y compris ceux qui rappellent les plus tristes heures de l’histoire de notre pays, pour détourner la colère des masses.

Le bras droit (extrême-droit) de Sarkozy, Brice Hortefeux se lance ainsi dans une surenchère après tous les débats malsains lancés par l’homme sans fidélité, Besson, sur l’identité nationale et l’interminable campagne de haine auto-suggestive à propos de la Burqa.

Hortefeux, suivant de près Le Pen, veut trier les bons et les mauvais Français, « déchoir de leur nationalité » certains. Cela ne manquera pas de rappeler à nos anciens le triste épisode des lois rétroactives de Vichy, par lesquelles les serviteurs du nazisme, contestèrent à certains de nos compatriotes leur qualité de Français.

Qu’on ne se méprenne pas ! Nous n’avons aucune sympathie, et même clairement une totale aversion, pour ces « barbus » qui, se prétendant investis par une religion, mènent une campagne obscurantiste dans notre pays. Ils sont les premiers à se réjouir grassement de la publicité faite à leur prosélytisme par ces ministres indignes. Union d’intérêt dans la haine !

Mais nous ne sommes pas de ceux qui assimilent prêtres et pédophiles, footballeurs et proxénètes, personnes d’origine juive et extrémistes religieux hassidiques qui imposent à leurs enfants le port ridicule du chapeau rond et des bouclettes.

De même, nous refusons tout amalgame entre une frange militante extrémiste, de toute origine, qui fait de l’islam le véhicule de son action politique ultraréactionnaire et nos voisins, nos collègues, souvent nos compatriotes issus des pays où la religion musulmane est dominante (réciproquement pour nos camarades issus eux-mêmes de cette immigration).

Inventer et exciter des haines entre ceux qui ont les mêmes intérêts de classe, les mêmes aspirations à vivre mieux, c’est vieux comme le capitalisme.

A toutes les époques, il s’est trouvé aussi des hommes et des femmes de gauche, aussi de droite, des républicains pour refuser ces pratiques politiques.

Nous faisons appel à eux aujourd’hui pour couper court à cette dangereuse dérive qui fait le lit des extrémistes de droite, de Le Pen aux intégristes de toutes les obédiences.

La polygamie, le mariage légal avec plusieurs épouses, est interdite en France pour tous ; pas le fait d’avoir plusieurs maitresses ou amants. En revanche, l’exploitation de la femme, la captation des allocations familiales destinées à sa famille est illégale. Que la loi, strictement la loi, punisse les uns comme les autres, s’il y a lieu.

Masquer son visage dans les lieux publics est déjà interdit, pour des raisons de bon sens, par la loi. Arrêtons de banaliser, voire d’encourager, la pratique sectaire effrayante de la burqa et battons-nous, rassemblons-nous, pour l’école publique, pour la cohésion nationale, pour le progrès social !

Mais nous ne nous laisserons pas davantage entraîner dans ces débats malsains qui détournent la colère du peuple contre le peuple. Personne n’a jamais songé à ôter leur nationalité française aux grands escrocs de la finance et de la politique…

Honte aux élus, de droite et de gauche (autant pour nous : que Gerin se taise et réfléchisse!) qui, par opportunisme, stupidité ou malveillance accompagnent, consciemment ou non,  le pouvoir sur sa pente fascisante !

Messieurs les ministres Hortefeux, Besson, Monsieur le Président de la République, nous ne vous combattons non parce que vous appartenez aux franges les plus favorisées de notre société, mais nous vous combattons parce que vous défendez les intérêts de ces classes privilégiées qui écrasent le peuple dans toutes ses composantes, tentent de les dresser les unes contre les autres pour maintenir leur domination, compromettent l’avenir de notre nation dont 1789 a commencé à construire l’accomplissement dans la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.  

Et l’internationalisme !

Le 1er mai ; soyons le plus nombreux possible pour défendre les droits des travailleurs, en conquérir d’autres !

Retraites public/privé :Les mensonges éhontés-Samedi 1er rendez vous à 10H30 Place du 8 Octobre à St-Quentin

 Retraites public/privé : on ne peut pas les laisser dire !

Mesurons-le ! La fonction publique est la cible de la nouvelle contre-réforme des retraites, avec le report de l’âge de départ, un nouvel allongement de la durée de cotisation, de nouveaux prélèvements injustes…

L’objectif du pouvoir est autant de diminuer les droits à la retraite des fonctionnaires, comme des salariés du privé, que de détruire un élément constitutif du statut de la fonction publique. L’attaque va de pair avec l’offensive générale contre les dépenses publiques et sociales, les services publics de l’Etat, au nom de la « dette publique » creusée par le gouvernement.

Une campagne médiatique de grande ampleur est lancée pour propager des mensonges éhontés sur les soi-disant « privilèges » des fonctionnaires. La même avait sévi pour tenter de justifier le passage de la loi Fillon en 2003. Cela ne les empêche pas de recommencer.

Le quotidien « Aujourd’hui/Le Parisien » publie notamment un tableau de comparaisons qui se veut accablant. Sauf qu’aucune de ses comparaisons n’est valide !

Mensonge 1 : il est faux d’écrire que les fonctionnaires partent plus tôt. L’âge de départ à la retraite des fonctionnaires, en moyenne 59 ans, correspond à l’âge de cessation d’activité. Dans le régime général, 60% des salariés sont hors emploi au moment de valider leur retraite, en moyenne à 61,5 ans. Ils sont pris en charge par l’assurance chômage, sont en préretraite ou en invalidité. L’âge moyen de cessation d’activité des salariés du privé est en fait de 57 ans.

Mensonge 2 : il n’y a pas lieu de faire des comparaisons malveillantes pour laisser entendre que les fonctionnaires paient moins de cotisations. On ne peut pas comparer de taux de cotisations. Cela n’a pas de sens. Les fonctionnaires ne cotisent pas mais subissent une retenue pour pension de 7,85% du traitement brut. L’Etat est à la fois l’employeur et le payeur des retraites. Il n’y a pas lieu d’avoir de caisse particulière alimentée par cotisation. Ce que l’on peut comparer, c’est le niveau des salaires nets du privé et des traitements nets de la fonction publique. Il apparaît alors que les cadres fonctionnaires sont moins bien payés que leurs collègues dans le privé, notamment les débutants (enseignants, à peine 1300 euros!) et que les travailleurs peu qualifiés sont un peu mieux payés en fin de carrière.

Mensonge 3 : il est faux d’écrire que le mode de calcul des pensions avantage les fonctionnaires. Pour les fonctionnaires, elles sont calculées sur les 6 derniers mois. Pour les salariés du privé, maintenant, sur les 25 meilleures années.

Mais dans la moitié des cas aujourd’hui, et cela risque de s’aggraver, les salariés du privé ne finissent pas leur carrière avec leur meilleur poste. Calculer leur retraite sur les derniers mois ne serait pas du tout avantageux (En revanche, il faut retourner au calcul sur les 10 meilleures années, supprimé par les lois Balladur-Veil de 1993).

Dans la fonction publique, les primes ne sont pas prises en compte. Elles peuvent atteindre 40% du revenu. La perte sèche en termes de « taux de remplacement » est très lourde.

Comble de la malhonnêteté, certains journalistes vont jusqu’à omettre que les fonctionnaires n’ont pas de régime complémentaire obligatoire de type AGIRC/ARCCO et comparent retraite des fonctionnaires avec la seule retraite de la CNAV.

Mensonge 4 : certains journaux avancent des comparaisons, intellectuellement malhonnêtes, entre la moyenne des pensions du public et celle du privé. Ils arrivent à prétendre que les fonctionnaires retraités toucheraient jusqu’à 600 euros de plus par mois. Faux, faux et archi-faux !  

A carrière et qualification équivalentes, les fonctionnaires et les salariés du privé touchent actuellement à peu près la même retraite. Dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale, la moyenne de retraite sont encore plus basse. Dans la fonction publique d’Etat, la proportion d’emploi de cadre est 3 fois plus importante que dans le privé.

Les retraités de la fonction publique ont, beaucoup plus souvent, notamment en ce qui concerne les femmes, moins discriminées que dans le privé, pu avoir une carrière relativement complète. L’Etat ne sert d’ailleurs de pension qu’aux fonctionnaires ayant effectué au moins 15 ans de service.

Dans les retraites du privé servies par la CNAV, on retrouve quantité de carrières incomplètes, voire parcellaires, par exemple de salariés passés travailleurs indépendants qui n’ont cotisé que quelques années, de femmes qui sont restées sans emploi très longuement etc… D’où les moyennes très différentes et incomparables au sens strict.

Salariés du privé, fonctionnaires, ne nous trompons pas d’adversaire ! Ceux qui veulent que nous touchions moins de retraite, les uns et les autres, sont les mêmes : les patrons et les capitalistes ! Dans un cas, ils veulent récupérer à leur compte les cotisations sociales qui servent à assurer une retraites aux anciens salariés du privé, dans l’autre, ils veulent récupérer l’argent public de l’Etat qui sert à assurer une retraites aux anciens fonctionnaires.

Nous en avons l’expérience. Depuis 1993, ils « réforment » les retraites en tentant de nous opposer entre nous, de nous opposer aux salariés relevant des régimes spéciaux. Le résultat est là, les retraites ont déjà perdu 20% de pouvoir d’achat.

Le seul alignement que nous pouvons accepter, c’est un alignement par le haut de chaque prestation, tantôt plus favorable dans le privé, tantôt dans le public. Ainsi, la prise en compte de la maternité est meilleure dans le privé (2 ans) que dans le public (1 an pour les enfants nés avant 2004 si la femme était fonctionnaire à ce moment). Pour le calcul des pensions de réversion, le régime privé offre un meilleur taux, 54%, mais dans des cas beaucoup plus restrictifs que le public (50% sans condition de revenu du conjoint survivant). Pour les emplois pénibles, des professions comme les égoutiers, les gardiens de prisons, certains militaires peuvent partir avant 60 ans dans le public. Certains patrons voudraient envoyer en sous-sol ou en Afghanistan des papys ! Ce n’est pas notre cas. Des retraites anticipées doivent être prévues pour toutes les professions pénibles pour maintenir des conditions de vie équivalentes pour tous. Etc…

Les prestations de retraites du privé et de la fonction publique sont grosso modo équivalentes. L’existence du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires tire sa pleine justification de la mission de service public qui est la leur.

Le gouvernement veut utiliser des arguments spécieux sur les retraites pour le détruire, détruire le statut de la fonction publique. Il veut supprimer plus facilement des centaines de milliers d’emplois, privatiser, détruire l’esprit de service public basé sur l’impartialité et les valeurs de la République.

On voit ce que ça donne à France Télécom, que nous soyons salariés, fonctionnaire, usagers ou simple citoyens. Ne laissons pas faire !

Unité public/privé pour défendre nos systèmes de retraite respectifs! Ensemble mettons en échec le projet du gouvernement !

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