Archive | 11 avril 2010

CONGRES DU PCF: DÉCLARATION DE 5 SECRÉTAIRES FÉDÉRAUX :Le prochain congrès du PCF doit se tenir en décembre 2010

images.jpgChers camarades,

Je vous communique ci-joint et ci-dessous, en lien, sur le site de notre fédération, la déclaration que j’ai rédigé, avec 4 autres secrétaires départementaux, à propos du congrès « d’étape » de juin 2010. Ce texte finalise une des décisions que nous avions pris, ensemble, lors du dernier CN, en présence notamment d’Hervé Poly. Ce sera, je crois, un point d’appui important, pour, à partir d’organisations du parti, faire entendre une autre voix que celle de la direction du PCF, en particulier sur la question du congrès. Le texte a été communiqué, aujourd’hui, à toutes les fédérations du PCF, nous tâchons également d’en assurer la publication dans « l’Humanité », avant le Conseil National de vendredi.

Il va de soi qu’il est à la disposition des organisations du Parti pour être utilisé par les cellules, sections … pour faire monter l’exigence d’un vrai congrès dans des conditions démocratiques et au delà, ce sera aussi, je crois, un atout pour tous les communistes qui veulent faire vivre et renforcer le PCF.

Fraternellement,

Eric Jalade 

http://tarn.pcf.fr/Le-prochain-congres-du-PCF-doit-se.html

bernabe.bmpimages.jpgdallarosaardennes.jpgpoly.bmp Le prochain congrès du PCF doit se tenir en décembre 2010

L’exécutif national du PCF a fait voter par le Conseil national des 27 et 28 mars 2010 la tenue d’un congrès extraordinaire les 18, 19 et 20 juin prochains. Le CN du 16 avril devra en acter les modalités. Il est d’ores et déjà annoncé que l’on fera le point sur « la mise en œuvre » de l’orientation stratégique du Front de gauche, que l’on ouvrira la réflexion sur les échéances électorales à venir, que l’on adoptera une « feuille de route » sur les transformations de notre parti, que l’on procédera au changement de secrétaire national. Tout cela fait beaucoup pour un congrès «d’étape»: en réalité, c’est l’ordre du jour d’un vrai congrès qui est prévu, alors qu’au 34emecongrès, il n’était alors question, à cette occasion, que de procéder au remplacement de la secrétaire nationale.


Nous sommes soucieux de la vie démocratique de notre parti. Nous savons que l’organisation d’un congrès du parti pour que la discussion parte de nos organisations de base (cellules, sections), nécessite du temps, si l’on veut vraiment qu’il se déroule dans des conditions démocratiques, avec la participation réelle des communistes à la réflexion et à l’élaboration de la décision.


C’est impossible avec le calendrier proposé, alors même que les résultats obtenus lors des élections régionales soulignent la nécessité d’un débat approfondi sur les choix stratégiques et les contenus.

Les communistes en expriment le besoin dans les fédérations et les sections. Sans le temps nécessaire, les communistes auront l’impression que l’on tranche à leur place. On ne peut pas, pour nous, dire, de manière aussi caricaturale que dans le rapport du dernier Conseil National, que le Front de gauche s’ancre et s’enracine, que sa démarche est un succès, alors que notre parti perd la moitié de ses élus et que nous ne parvenons pas réellement à incarner le vote sanction contre la politique du pouvoir, ni le relais politique des luttes !


Nous sommes, entre autres, confrontés au défi d’une abstention populaire massive. La reconquête de l’électorat populaire, l’action en direction du monde du travail, doivent être vraiment au centre de nos préoccupations. L’analyse de la société, de ses mutations, de ses violences, du désespoir, du repli sur soi mais aussi des résistances, des solidarités, des potentialités d’interventions citoyennes, celle des recompositions politiques et de nos rapports aux autres formations de gauche, et au mouvement social, celle du rôle et de la place du PCF dans ce contexte est indispensable et mérite de prendre le temps nécessaire, d’autant que la tentation demeure chez certains d’utiliser le Front de gauche pour avancer dans le sens de l’effacement du PCF.

La question de la perspective politique d’ici 2012 comme celle de l’indépendance du Parti sont toujours autant posées. Tenir un congrès bâclé et organisé dans la précipitation donnerait comme signe en direction des communistes, dans cette situation complexe et difficile pour le Parti, celui que les choix stratégiques et la ligne politique ne seraient que l’affaire de quelques initiés.


Aussi, nous demandons le report du congrès « d’étape » de manière à permettre l’implication réelle des communistes. C’est une nécessité pour la cohésion et le renforcement du Parti. D’autre part, un congrès en décembre 2010, année du 90eme anniversaire du congrès fondateur du PCF, aurait une forte portée politique pour réaffirmer l’attachement très majoritaire des militants communistes de poursuivre le PCF dans les conditions actuelles de la lutte des classes.

L’urgence, c’est bien aujourd’hui de mettre le parti en ordre de marche pour la bataille des retraites, de mettre toutes nos forces dans le combat idéologique sur ce sujet. Avec la gravité de la crise et de ses conséquences pour notre peuple, notre parti doit être à l’offensive dans tous les domaines notamment celui de la réforme des collectivités territoriales.


Notre peuple a besoin d’un parti communiste rassemblé dans l’action, plus que jamais à l’écoute des préoccupations populaires, bref, d’un parti révolutionnaire dans la France du XXIe siècle.


  Sylvain Dalla Rosa, secrétaire de la fédération des Ardennes

Hervé Poly, secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais

Frédéric Bernabé, secrétaire de la fédération de Haute-Saône

Eric Jalade, secrétaire de la fédération du Tarn

Alain Bolla, secrétaire de la fédération du Var

293079.gifCellules, section, Fédération, ce texte est à votre disposition…

Rendons aux organisations du PCF leur pouvoir, celui de représenter les communistes

28 notables du courant « refondateur » ont annoncé leur intention de quitter le PCF

Braouezec, Zarka, Martelli, Fraysse… annoncent leur retrait du PCF : pourquoi maintenant ?

28 notables du courant « refondateur » ont annoncé leur intention de quitter le PCF dans la semaine suivant les élections régionales. Leurs déclarations de rupture se succèdent depuis à un rythme régulier : Braouezec, Zarka, Martelli, Fraysse…

A vrai dire, c’est une décision logique qui se situe dans la continuité de leur positionnement. Depuis une quinzaine d’années au moins, ils estiment que le PCF n’a plus de raison d’être. Ils théorisent sur la nécessité du « dépassement de la forme parti », en fait uniquement de la forme « Parti communiste », de la « matrice bolchévique », comme l’écrit Martelli.

Derrière les formules, les communistes ont pu mesurer la dérive politique.

En prétendant promouvoir la « démocratie participative », les « refondateurs » se détournent de l’organisation politique  révolutionnaire qui a seule permis à la classe ouvrière, aux salariés d’intervenir sur le champ politique essentiel, celui de la lutte des classes. Souvent élus ils s’intègrent au contraire dans le cadre institutionnel de la démocratie bourgeoise délégataire.

Ils sont partisans de longue date de l’intégration et du dépassement du PCF dans un « pôle de radicalité », à la « gauche » du PS. L’expérience des « collectifs antilibéraux » en 2006, dont ils ont été ardents supporters, a bien traduit l’esprit de clubs politiciens auquel ramène leur projet. Dans la pratique, cet affichage de « radicalité » coïncide avec une collaboration rapprochée avec le PS dans les cadres institutionnels.

 

Sur les positions de fond, les refondateurs poussent loin le révisionnisme. Le philosophe estimé, Lucien Sève, a théorisé sur le dépassement de l’objectif de propriété collective des moyens de production. Depuis les années 90, il va jusqu’à promouvoir le développement de l’actionnariat salarié. Ses thèses ont servi à justifier justifié les privatisations de l’ère Jospin, cautionnées par Hue, Buffet et Gayssot (France télécom, Air France…).

Logique, le départ des refondateurs ne représente pas non plus un grave affaiblissement pour le PCF. Certes, ces personnalités sont connues. Leur décision est largement relayée dans les media. Elles sont aussi, pour certaines, reconnues dans le Parti pour leur apport passé, notamment en tant qu’intellectuels communistes (Sève, Martelli). Mais les refondateurs n’ont jamais représenté un courant nombreux dans le Parti et notamment parmi les militants. Bien conscients de cette réalité, ils se sont bien gardés, encore au 34ème congrès, de soumettre au vote des communistes leur plate-forme alternative.

Non, la vraie question qui appelle l’attention des communistes est surtout : « pourquoi ils partent maintenant ? ».

Jusqu’à présent, tout en affichant leur rejet de la « forme PCF » et des désaccords avec la direction du Parti, la plupart des personnalités de cette mouvance avait décidé de rester dans le Parti, ne suivant pas les générations précédentes de « rénovateurs » et « reconstructeurs » jusqu’au bout de leur cheminement vers le PS.

Ils ne voulaient visiblement pas se couper des communistes et de l’héritage du Parti, dont ils se réclament. Il faut dire aussi qu’ils doivent principalement au PCF leur notoriété et leurs postes d’élu.

Qu’est-ce qui peut avoir changé aujourd’hui, au lendemain d’élections comme les régionales qui ne sont pas vraiment capitales ?

Et puis pourquoi partir maintenant au moment même où la stratégie de la direction du Parti colle de si près à leurs positions de toujours? Depuis la « Mutation », en passant par la « gauche plurielle », du Congrès de Martigues jusqu’aux collectifs antilibéraux, la direction du PCF les avaient suivis. Aujourd’hui, le « Front de gauche » fait bien directement écho au « pôle de radicalité » et semble le rejoindre.

Justement !

Sans doute les refondateurs ont-ils trouvé un nouveau cadre qui leur permet d’agir et de développer leur ligne en dehors du PCF.

A côté ou dans le « Front de gauche », ils peuvent espérer conserver un lien avec les adhérents du PCF et un cadre pour garder leurs positions d’élus, indépendamment de son appareil. Ceux d’entre eux qui ont des positions dans les fédérations du PCF ont annoncé pragmatiquement qu’ils y resteraient…

En même temps, dans le « Front de gauche », les refondateurs et leurs amis (ex : Clémentine Autain) ont intérêt à exister en tant que tels, avec maintenant leur FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique), pour ne pas être supplantés, dans la recomposition en cours, comme dans la course à 2012 par d’autres comme le Pg.

L’éviction de certains des leurs aux régionales (notamment en Ile-de-France et au second tour en Seine-Saint-Denis et dans le Val d’Oise) aurait été un avertissement.

Indépendamment du PCF, ils peuvent aussi œuvrer à l’élargissement d’un « Front de gauche » tout azimut. Dans une interview au Monde, Braouezec tend de nouvelles perches à des fractions du NPA, du PS et de l’Europe-écologie de Cohn-Bendit que le maire refondateur de Sevran, Stéphane Gatignon a déjà rejoint pour les régionales.

Enfin en quittant de façon bien orchestrée et médiatisée, ils participent à la campagne visant à donner l’idée d’une décomposition du PCF.

Garder, récupérer le mot « communisme », en se débarrassant de toute sa signification historique, en particulier en termes d’organisation, en jetant le PCF, c’est l’objectif politique théorisé par Roger Martelli. Certains pensent y arriver maintenant hors du PCF. D’autres pensent important d’y rester pour continuer à le vider de son identité révolutionnaire et accompagner sa dilution dans le « Front de gauche ».

Au contraire pour nous et, pensons-nous pour de nombreux communistes, le mot « communisme » a trouvé son sens par son histoire et les organisations qui l’ont fait vivre dans le combat de classe et dans la perspective du socialisme.

Nous le revendiquons plus que jamais en lien avec notre bataille pour faire vivre et renforcer le PCF

LIVRY SUR SEINE |
Le blog des idées non-reçue... |
Parcours d'une jeune consei... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MoDem de l'Ariège
| Bernard Ramond - Pour que v...
| la republique c'est l'arrac...