Archive | 2 avril 2010

Conseil national du PCF – 27 et 28 mars 2010 -Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

corinnebecourt.jpgIntervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne


 En Picardie, un autre choix était possible, celui de rassembler les communistes.

Ceux qui se sont réclamés du « Front de gauche » ont préféré en écarter certains camarades en préalable et faire des listes avec des candidats, trouvés difficilement, pour représenter d’autres formations groupusculaires ou inexistantes.

Le président PS de la région, Gewerc, voulait affaiblir durablement le PCF. Il a réussi.

Au 1er tour les listes « Colère et espoir », à l’initiative de communistes dont Maxime Gremetz, n’atteignent pas les 10% nécessaires pour se maintenir ou pourvoir négocier dans de bonnes conditions.

Comme il l’avait annoncé dans la presse, Gewerc a ainsi pu « tenir Gremetz et les élus communistes sortants hors course ».

Mais il a fait d’une pierre deux coups. A la surprise des intéressés, le PS a aussi éliminé le « Front de gauche » entre les deux tours.

Il n’y a plus d’élus communistes au Conseil régional.

Nous devons bien mesurer le gâchis pour le PCF qu’ont représenté les divisions des communistes avec la stratégie du « Front de gauche », telles que des camarades de nombreuses autres régions viennent aussi de les décrire.

En Picardie, si tous les communistes étaient partis unis, nous aurions pu faire 12%, et même plus avec la dynamique que cela aurait créée.

Je fais remarquer quand même aussi que les listes, à l’initiative de communistes, conduites par Maxime Gremetz et Jean-Luc Tournay dans l’Aisne obtiennent 6,26%, celles du Front de gauche, 5,25%. Comme quoi, partir avec une étiquette communiste ne fait pas fuir l’électorat !

En Picardie comme ailleurs en France, les grands vainqueurs sont le PS et l’abstention (sans parler des non-inscrits). Rien ne permet de justifier l’idée d’un succès national du Front de gauche. Surtout pas la perte de la moitié des élus PCF.

L’opération « Front de gauche » ressemble de plus en plus à un remake des « collectifs antilibéraux » préparant un remake de la « gauche plurielle ». L’autonomie vis-à-vis du PS n’a été qu’un leurre.

Mais je ne veux rester que sur ces constats. La campagne à Saint-Quentin a aussi permis de mobiliser les camarades, d’aller à la rencontre des jeunes à la sortie des bahuts, de pousser les débats à l’entreprise comme à « Le Creuset » ou avec les cheminots. Le meeting régional a été un moment fort avec notamment les prises de parole d’un jeune, Baptiste, contre le FN, du secrétaire de la CGT Goodyear sur leur lutte.

Tout cela comptera dans les batailles essentielles à venir, pour les retraites, pour les salaires, pour les services publics. Communistes, j’espère bien, nous allons les mener ensemble et trouver le temps pour cela.

On nous propose aujourd’hui un congrès extraordinaire d’ici la mi-juin.

Les délais sont beaucoup trop courts pour l’ordre du jour proposé. Les vraies questions, les problèmes de fond qui traversent le Parti ne pourront pas être abordés par les communistes eux-mêmes, à la base. Ce n’est pas ça la démocratie dans le parti !

J’entends parler de lancer un « Front populaire du 21ème siècle ». Commençons par soutenir et recréer nos cellules dans les entreprises et les quartiers ! Oui à une campagne de renforcement du Parti qui ne soit pas qu’une formule!

2 commentaires

Conseil Municipal Saint Quentin-Moins de classes : la majorité interpellée (article Courrier Picard)

Une classe est notamment menacée pour la  rentrée prochaine à l'école François-Collery. (photo d'archive) Une classe est notamment menacée pour la rentrée prochaine à l’école François-Collery. (photo d’archive)

Olivier Tournay (PCF) a profité du conseil municipal de lundi pour demander que soient réexaminées les huit fermetures de classes prévues à la rentrée. Des sauvetages sont attendus le 20 avril.

Les huit fermetures de classes prévues pour septembre prochain dans les écoles de la ville ne sont pas encore définitives. Mais elles font déjà beaucoup débattre les édiles.

« À Saint-Quentin, on ferme des classes et l’on investit dans la vidéo surveillance, a lancé Olivier Tournay, élu PCF, qui n’y est pas allé de main morte lundi soir à l’occasion de la réunion du conseil municipal. Nous demandons (…) de réexaminer l’ensemble des mesures de carte scolaire (…), de ne pas fermer la classe lorsqu’elle est nécessaire pour l’accueil des 2 ans et de garder tous les moyens en poste. » Le danger selon l’élu d’opposition, enseignant de profession ? Une baisse du niveau scolaire. « Nous savons très bien que les fermetures vont de pair avec la baisse de l’accueil des toutes petites sections. Or, la scolarisation des élèves de deux ans favorise leur réussite, notamment pour les populations les plus en difficulté. »

« Les prendre au cas par cas »

Pour Olivier Tournay, les fermetures tendent à augmenter les disparités entre quartiers. « Comment garantir les mêmes chances de réussite pour tous lorsque l’on ferme par exemple deux classes dans l’école Schuman, alors que le taux de chômage dans le quartier Europe atteint 23,6 % de la population active ? »

« Il est sûr qu‘il y a des baisses d’effectifs, a répondu Françoise Jacob, adjointe à l’enseignement. Nous nous sommes toujours battus pour qu’il n’y ait pas de fermetures. Au départ, il y en avait vingt de programmées, cela aurait été catastrophique. » Pour la première adjointe Monique Ryo, présidant la séance, les écoles « doivent être prises au cas par cas. C’est la raison pour laquelle nous avons toujours pris leur défense et celle de leurs classes. Et à notre initiative, il y a eu des dispositifs non obligatoires, comme les clubs de lecture ou d’écriture. » De son côté, le chef de l’opposition Jean-Pierre Lançon (PS) imagine déjà un scénario écrit d’avance et mettant en scène Xavier Bertrand. Le socialiste a même évoqué « le fait du prince ». «  » Il  » n’est pas présent ce soir, mais chaque année  » il  » nous sauve quelques classes. Au début, on nous annonce 20 fermetures, puis seulement huit ensuite ! » Ce que les écoles concernées par les fermetures, seraient heureuses de vérifier lors du prochain Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), fixé au mardi 20 avril.

BENJAMIN MÉRIEAU

Conseil Municipal Saint Quentin-Huit classes sur la sellette, une ouverture (article Aisne Nouvelle)

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Conseil Municipal Saint Quentin-Huit classes sur la sellette, une ouverture (article Aisne Nouvelle) dans Conseil Municipal de St Quentin

Les écoles élémentaires Rouché, Collery, Corrette, Henri-Arnould, Laroche, Schuman (2) et Lavisse risquent de perdre une classe. Alors que Quentin-Barré pourrait en gagner une.

Olivier Tournay (PCF) s’en est pris à la carte scolaire et demandé le vote d’une motion. Huit classes seraient sur la sellette pour la rentrée.

Les années se suivent et se ressemblent à Saint-Quentin lorsqu’il s’agit de la carte scolaire… », lançait lundi, lors du dernier conseil municipal, Olivier Tournay, interpellant la majorité municipale sur les fermetures de classes envisagées.
Huit classes seraient en danger, selon le Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et Pegc de l’Aisne (Snuipp02). Trois maternelles pour cinq classes élémentaires sont en jeu, confirment les deux inspectrices de l’Education nationale. L’an passé déjà, la cité des Pastels avait vu six classes disparaître et une seule se créer.
La principale raison de cette probable désaffection vient d’« une chute du nombre d’habitants de la ville et par conséquent d’une réduction du nombre d’élèves, constate Françoise Jacob, adjointe à l’enseignement. Cette année, nous avons 90 enfants de moins ».
Pourtant, Monique Ryo, première adjointe, explique que « la municipalité a toujours pris la défense de nos écoles et de nos classes. La situation de chacune d’entre elles doit être prise au cas par cas ».
Reste que celle-ci nuançait ses propos en précisant qu’« une politique éducative ne se résume pas à vouloir toujours en demander plus ». Sur quoi, Jean-Pierre Lançon, chef de file de l’opposition, lui répondait que « ce n’est pas toujours plus mais toujours moins ! »

L’école Lavisse se mobilise

De son côté, Jean-Pierre Clavère, secrétaire départemental de la Snuipp02, estime qu’une telle situation « hypothèque l’avenir de nos enfants » avant de s’étonner « du paradoxe saint-quentinois. La

 

mairie à majorité UMP ne souhaite pas perdre de classe alors que le gouvernement (UMP) ne cesse de supprimer des postes de fonctionnaires… »
Jusqu’à présent seule l’école Collery avait manifesté son émotion. Cette fois, ce sont les représentants des parents d’élèves de l’école Lavisse qui vont tenter de se mobiliser.
« Nous allons informer les parents au plus vite et aviser des éventuelles actions à mettre en œuvre », prévient Sylvie Pourplanque-Duchaussoy, mère d’un élève de CP. « Il faut savoir que cette école est dans un quartier ZEP et que les élèves déjà en difficulté, en manque de repère éducatif, risquent de voir leurs conditions se dégrader de manière préjudiciable », reprenant, sans le savoir, l’analyse d’Olivier Tournay.
Selon cette dernière, il manquerait six élèves pour maintenir la classe l’an prochain et éviter la fusion de certaines classes (CE1-CE2 ou CM1-CM2). Information que ne confirme pas Patricia Le Botlanne, inspectrice de l’Éducation nationale dans le secteur. « Au départ, 20 classes étaient concernées par une fermeture, rappelle Françoise Jacob. Nous avons réussi à convaincre l’inspection académique d’en sauver douze déjà. Pour le reste, certaines seront très dures à sauver. »
Même si la prévision de fermeture des huit classes n’est pas effective, les deux inspectrices de l’Éducation nationale considèrent « qu’il y a peu de possibilité pour les maintenir… » Seule exception à la règle, l’école Quentin-Barré, elle, pourrait obtenir une classe supplémentaire.

 

Auteur : Aurélien WÄLTI

Article paru le : 2 avril 2010

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