Archive | 30 mars 2010

Saint-Quentin-Conseil municipal du 29 mars 2010-Intervention de M. TOURNAY Olivier-Question orale relative aux fermetures de classes.

diffamationnotesdefraisetsarkozyreferencevignette.jpgConseil municipal du 29 mars 2010  -Intervention de M. TOURNAY Olivier Question orale  relative aux fermetures de classes. Madame la 1ere Adjointe, Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux. 

Les années se suivent et se ressemblent à Saint-Quentin lorsqu’il s’agit de carte scolaire car six fermetures de classes sont décidées : 2 classes en maternelle à Collery et Schuman, 4 en élémentaire à Arnould, Laroche, Schuman et Lavisse.

 Madame l’adjointe à l’enseignement déclarait l’an dernier dans cette même assemblée qu’il ne fallait pas aborder le problème « avec une approche comptable uniquement mais [avec] une approche pédagogique.[1] » Cette année volte-face, dans un entretien avec le Courrier Picard du 10 mars 2010, Madame Jacob  nous explique que c’est cette fois-ci que l’on ne peut rien faire face à la logique comptable, tant pis pour la dimension pédagogique. Je cite : «nous accusons un déficit de moins de 90 enfants scolarisés par rapport à 2008-2009 (…), cela m’étonnerait que l’on passe à travers des suppressions de classes ». Il est bien dommage que la municipalité renonce si rapidement à ses principes. 

Nous savons très bien que les fermetures vont de paire avec la baisse de l’accueil des Toutes Petites Sections. Or, la scolarisation des élèves dès 2 ans favorise leur réussite, notamment pour les populations les plus en difficultés.

D’autre part, ces fermetures contribuent à l’accroissement des effectifs dans l’élémentaire, ce qui tend à augmenter les écarts de réussite entre les élèves. Pour autant, une étude de l’économiste Thomas Piketty, démontre que limiter l’effectif d’une classe à 18 élèves en ZEP diminue de 40 % l’écart des résultats avec les élèves « hors ZEP ».

Comment les mêmes chances de réussite pour tous lorsque l’on ferme sans réagir par exemple deux classes dans l’école Schuman, alors que le taux de chômage dans le quartier Europe culmine 23,6 de la population active ?

Victor Hugo écrivait «  »L’homme a un tyran, l’ignorance (…) Ouvrez une école et vous fermerez une prison. » A Saint-Quentin, on ferme des classes et l’on investit dans la vidéosurveillance.

Alors que le député Bertrand sacrifie à l’Assemblée Nationale la réussite scolaire de ses administrés Saint-Quentinois (et même l’ensemble de ses concitoyens) en ne  remplaçant pas un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, soit pour cette année 16 000 enseignants en moins, nous interpellons une fois de plus la majorité municipale afin qu’elle prenne ses responsabilités. Aussi nous vous soumettons pour la troisième fois consécutive une motion à l’adresse de Madame l’Inspectrice d’Académie, de Monsieur le Recteur et de Monsieur le Ministre de l’Education Nationale.

Motion : A l’adresse de Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de Monsieur le Recteur et de Monsieur le Ministre de l’Education Nationale.

Vous n’êtes pas sans connaître les conséquences scolaires des difficultés sociales  des élèves. La situation à Saint-Quentin est de ce point de vue particulièrement alarmante. C’est pourquoi, nous attirons votre attention sur les mesures de carte scolaire qui risquent de compromettre l’avenir de nos enfants.

Les élèves de deux ans doivent être accueillis à l’école maternelle dans des conditions acceptables.

Les effectifs de classe doivent permettre la réussite de tous les élèves.

Nous vous demandons par conséquent de réexaminer l’ensemble des mesures de carte scolaire à Saint-Quentin, de ne pas fermer la classe lorsqu’elle est nécessaire pour l’accueil des 2 ans et de garder tous les moyens en poste à Saint-Quentin.

En définitive, Madame Jacob, ne désespérez pas, l’opposition vous soutient et estime elle aussi qu’il faut privilégiez la logique pédagogique. Aussi, votez favorablement pour cette motion.

Merci de votre attention.



[1] Conseil municipal du 16 mars 2009

Conseil national du PCF des 27 et 28 mars 2010 – Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

claudefainzang.jpg Après les élections régionales : les communistes n’ont globalement pas de quoi être satisfaits. L’abstention oblige à tout relativiser. Elle a concerné aussi notre électorat et ceux qui auraient le plus intérêt à voter communiste. On ne retrouve pas les voix des cantonales de 2008, où nous avions fait 9% seuls, avec une meilleure participation.

La stratégie du front de gauche n’a pas été une bonne opération pour les communistes. Nous avons encore vécu une période électorale avec effacement du Parti : pas ou peu de tracts et d’affiches du Parti, pas de sigle PCF sur le bulletin de vote du 2ème tour, toutes les forces du Parti mises dans le Front de gauche.

Le nombre d’élus PCF passe de 185 à 95, 11 au lieu de 18 en Ile-de-France. L’Humanité Dimanche n’a pas publié la comparaison, région par région, avec 2004. Elle est éloquente.

NON, il ne faut pas continuer dans cette voie, dans laquelle le rapport de Pierre Laurent enferme pourtant tous les rendez-vous à venir. Ne refaisons pas des collectifs antilibéraux, même si on en change le nom. Pour 2012, il faut commencer à poser le principe d’une candidature communiste. C’est une condition, actuellement, pour promouvoir un projet communiste et pour assurer la cohésion du Parti.

Ne faisons pas comme le Parti communiste espagnol, qui s’est fondu dans la Gauche unie (Izquierda Unida) jusqu’à presque disparaître. Maintenant, nos camarades essaient de se sortir de cette stratégie.

Dans la période, la priorité doit être accordée aux luttes, et pas seulement dans les mots. Pour être efficaces, montrons-nous offensifs dans nos initiatives et nos propositions.

Sur les retraites notamment. Mettons en avant des arguments simples mais convaincants contre les projets du gouvernement.

Faire travailler les plus de 60 ans ? Mais 3 à 7 millions de plus jeunes sont au chômage !

La démographie n’est qu’un prétexte: c’est ne pas tenir compte des gains de productivité du travail.

La capitalisation a du plomb dans l’aile avec la crise et la chute de la bourse. Les retraités et les futurs retraités américains ont vu leur épargne retraite, placée sur des fonds de pension, fondre de 27% en 2008.

Comment laisser parler de « déficit » de la branche vieillesse (7 milliards d’euros en 2009), quand il est fabriqué par les 33 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales ! Posons clairement l’exigence de leur suppression !

La défense de la cotisation sociale, base du financement solidaire, est centrale. Méfions-nous d’effets pervers de la proposition de taxer les produits financiers qui nous en détourneraient. On ne peut pas asseoir le financement de la Sécurité Sociale sur des revenus financiers. La question de la cotisation nous permet aussi de faire le lien avec nos propositions pour l’emploi, les salaires, la réindustrialisation de la France…

Sur la proposition de congrès : il faut être plus clair sur l’objet du congrès de juin 2010 par rapport au congrès de juin 2011.

Si le congrès d’étape a pour but la relève de Marie George Buffet, un jour suffit. Mais 3 jours ! Pour quoi faire ? Une chose m’inquiète : le rapport de Pierre Laurent parle davantage du Front de gauche que du Parti.

Le congrès dont les communistes ont besoin, c’est d’un congrès qui porte sur le Parti, qui ouvre une large réflexion et qui puisse remettre en question le Front de gauche.

Pas d’un congrès pour faire le forcing, pour imposer le Front de gauche en vue des élections à venir (cantonales de 2011, présidentielles et législatives de 2012) et continuer la stratégie d’effacement du PCF.

NON à ce congrès précipité ! Il ne peut pas avoir lieu décemment en juin. Et il faut demander l’avis des communistes sur son ordre du jour.

Conseil national du PCF des 27 et 28 mars 2010 -Intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère

negri.jpgJe fais partie de ceux qui se sont prononcés contre « l’offre politique » qui a ouvert la voie aux listes du Front de gauche pour les régionales.

Je constate aujourd’hui qu’elles n’ont pas répondu aux exigences du mouvement social. Elles n’ont pas non plus répondu aux objectifs affichés : « faire bouger le centre de gravité » de la gauche et gagner « un maximum d’élus communistes ». 

Alors que les luttes n’ont cessé de se développer et de s’étendre à de nouveaux secteurs, le Front de gauche n’a pas été perçu comme un relais.

Le « carton rouge » au gouvernement s’est exprimé avant tout par l’abstention, puis par le progrès relatif du PS et d’Europe écologie [sans parler là du FN].

En termes d’élus, le résultat est navrant pour le PCF qui recule de 185 élus en 2004 à 95 en 2010. En Rhône-Alpes, c’est pire avec la perte de 9 élus sur 15, en Isère, de 2 sur 3.

L’absence de toute ligne d’émancipation du PS est une cause de ce résultat. Avant le 1er tour, l’objectif de victoire de toute la gauche a été systématiquement mis en avant. Après le 1er tour, les négociations pour la fusion des listes se sont faites en défaveur du PCF, y compris au sein du Front de gauche.

Il est indispensable d’analyser le phénomène de l’abstention. Il y a bien perte de confiance dans les représentants politiques mais aussi rejet des jeux politiciens, attente d’une alternative. Quand notamment 69% des ouvriers s’abstiennent, il s’agit d’une abstention de classe qui nous interpelle comme communistes. On ne peut pas nier le problème, comme certains tenants du Front de gauche, en proclamant d’autorité que ceux qui votent FdG seraient les plus « politisés ».

A Saint-Martin d’Hères, l’abstention atteint des sommets dans les quartiers les plus populaires, jusqu’à 72% dans certains bureaux. C’est dans les mêmes bureaux que nous obtenons nos meilleurs scores, de l’ordre de 30%.

Globalement, dans la ville, nous faisons 20,20%. C’est le meilleur résultat du département et je crois même de la région. L’activité continue de la section du PCF a beaucoup joué.

Mais nous faisons la même analyse qu’aux européennes. Les voix du Front de gauche correspondent à la carte des voix communistes mais il en manque un très grand nombre. Les comparaisons avec la cantonale de 2008 et la législative de 2007 le montre nettement, y compris dans les autres communes incluses dans la section.

Quand nous entendons certains dire que sans les partenaires du Front de gauche, nous aurions perdu encore plus d’élus communistes, mes camarades et moi-même nous répondons : « chiche, voyons voir ! »

Il est clair aussi que la présence sur la liste de tous les maires PCF de l’Isère et de la sénatrice ont permis de garder des voix.

J’entends dans le rapport de Pierre Laurent que le Front de gauche doit dépasser le rassemblement de sommet et la collection de sigles. On a encore commencé à l’envers. On l’avait déjà dit à propos des collectifs anti-libéraux. N’avez-vous pas, camarades, l’impression de tourner en rond ?

« Front social », « front populaire », « front intellectuel » ? Je propose que nous avancions enfin en reprenant par le début : faire vivre le PCF, reconstruire l’activité des cellules. Pour cela, il faut sortir de cette stratégie d’effacement du Parti, redonner la priorité à la lutte des classes, redonner confiance dans le PCF. D’ici 2012, libérons-nous des discussions interminables et spécieuses comme en 2006 : affirmons que nous présenterons un candidat PCF !

L’abstention vient souligner le rôle du PCF dans ce que le rapport caractérise, à juste titre, comme une période d’exacerbation de la lutte des classes. Cessons de rester enfermés dans une perspective et une activité institutionnelles ! Dans la bataille des retraites, ne soyons pas « aux côtés » du mouvement en attendant 2012 mais dans le mouvement pour contribuer à gagner tout de suite une rupture !

Cela passe aussi par des positionnements clairs et affirmés en toute indépendance. Il est très important que le PCF réaffirme des positions de référence pour défendre la retraite à 60 ans, pour combattre l’allongement de la durée de cotisation et au contraire exiger son retour à 37,5 années, pour défendre le financement solidaire par répartition par la cotisation sociale.

La reconstitution de l’électorat communiste ne peut être que la conséquence de notre action dans ces batailles se joue la perspective politique.

Il y a matière à nourrir un congrès du Parti. D’autant, la façon dont se sont déroulés ces régionales a mis les communistes en colère un peu partout, que le Front de gauche a divisé le Parti comme jamais.

Mais c’est d’un vrai congrès du PCF dont les communistes ont besoin ! Pas d’un congrès, organisé à la hâte en 2 mois, complètement contrôlé, de fait, par la direction! Pas d’un congrès verrouillé pour ficeler le Parti dans les mêmes choix d’ici 2012 !

Tenons le vrai congrès, sérieusement, avancé à juin 2011 ! D’ici juin 2010, accordons enfin la priorité aux luttes : retraites, hôpital, finances publiques…

Conseil national du PCF – 27 et 28 mars 2010 -Intervention d’Emmanuel Dang Tran, fédération de Paris, dans le débat sur la tenue d’un congrès extraordinaire, dimanche 30 mars (ce débat ne fera pas l’objet de résumés d’intervention dans le supplément « Communistes » de l’Huma)

emmanueldangtran.jpgUn congrès, c’est quelque chose de sérieux pour les communistes, pour le Parti communiste français. Même un congrès extraordinaire, même un congrès « d’étape ». 

Surtout s’il doit durer trois jours et embrasser autant de questions qu’on nous le propose. Aussi bien sur la situation politique en général que concernant le Parti en particulier, il y a bien une exigence de débats approfondis parmi les adhérents. C’est le moins que l’on puisse dire. On ne peut pas dire que la stratégie du Front de gauche s’impose d’elle-même.

Donc vraiment, ce n’est pas sérieux, ce n’est pas responsable de décider d’un congrès du PCF aussi précipité. Deux mois, c’est à peine le temps entre la réunion du CN du 16 avril qui va lancer le processus du congrès et le 17 juin quand sa phase finale doit débuter. Autant dire qu’il se fera sans les communistes.

Convoquer ce congrès aujourd’hui, c’est, de la part de l’équipe dirigeante, qu’elle le veuille ou non, donner un signal de défiance en direction des communistes, un signe qu’elle veut faire passer une stratégie en force, notamment en vue de 2012.

Le congrès d’étape servirait à faire acter la poursuite de la stratégie du Front de gauche sans même que la question soit mise en discussion.

[Remarques. 1. Le texte de résolution finalement adopté par le CN le montre bien. 2. Rappelons que, contrairement aux affirmations du rapporteur, le 34ème congrès n’a pas décidé du « Front de gauche » mais du principe « fronts » et que le partenariat avec Mélenchon s’est conclu, juste quand il a quitté le PS, alors que la phase de discussion de notre congrès était achevée dans les sections].

Le congrès d’étape servirait à forcer la poursuite de « transformations », notamment statutaires, du Parti dans le sens de la « métamorphose » refusée au 34ème congrès. La présentation qu’a faite Patrice Bessac hier, absconde comme plusieurs l’ont fait remarquer, montre qu’il existe un projet déjà bien ficelé. Pourtant la commission créée spécialement l’an dernier sur le sujet ne s’est réunie qu’une seule fois officiellement.

Un autre calendrier est possible.

Tout le monde comprend que le congrès ordinaire, qui devrait avoir lieu en décembre 2011, soit avancé en juin 2011, au vu de l’échéance électorale. D’accord.

Mais rien n’oblige à tenir un congrès extraordinaire en juin 2010, de surcroît au moment de la bataille pour les retraites.

Puisque l’on évoque les décisions du 34ème congrès, une n’a pas été tenue de façon satisfaisante. Chaque année doit être convoquée une assemblée des animateurs de section. Le 5 décembre 2009, cette réunion a été complètement bâclée (pour cause de préparation des élections et de tractations laborieuses avec le Front de gauche). Pourquoi ne pas tenir sérieusement cette réunion à l’automne 2012 en lui donnant l’ordre du jour adéquat ?

Le Conseil national doit adopter un calendrier qui respecte les communistes et tiennent compte des priorités des luttes.

[Remarques.

Claude Fainzang, notamment, a aussi demandé un report de la date du congrès extraordinaire dans son intervention de samedi.

Cette autre proposition de calendrier a été rejetée très largement par le CN avant le vote sur la résolution.

Certains ont évoqué la nécessité de tenir un congrès pour acter le remplacement de Marie-George Buffet par Pierre Laurent. Y a-t-il besoin d’un congrès de trois jours pour cela avec un ordre du jour si chargé ? Cela ne peut-il pas attendre ? Il est bien imaginable de désigner Pierre Laurent par exemple « coordinateur national » en attendant le congrès normal].

Taxe carbone: une fumisterie tuyautée par le Medef !

Eureka ! Les chercheurs du Medef et du gouvernement ont trouvé ! Pour diminuer la pollution au carbone, il faut baisser les salaires et la protection sociale !

Et ils sont rejoints par un autre spécialiste : Michel Rocard, juste nommé par Sarkozy président de la « conférence d’experts ( !) sur la contribution climat-énergie ».

A son tour, il a estimé sur RMC ce 27 juillet que la Taxe-Carbone envisagée serait compensée par un « allègement de charges sociales patronales pour les entreprises ».

Pas besoin d’être savant mathématicien pour comprendre le résultat net de ces trois opérations :

« + 5 – 5 + 6,3 = 6,3 » : le patronat, les profits des capitalistes, vont gagner 6,3 milliards d’euros par an.

« + 5 – 6,3 = – 1,3 » : le budget de l’Etat, les dépenses publiques et sociales, vont perdre 1,3 milliard d’euros par an.

« - 5 = – 5  » : la Sécurité sociale, les retraites, la santé, l’hôpital, vont encore se trouver amputés de 5 milliards d’euros par an de leur financement solidaire par la cotisation sociale.

Pas besoin non plus d’être physicien pour comprendre les conséquences sur la pollution : aucune. Les entreprises les plus « polluantes », notamment les industries, seront davantage pénalisées par la Taxe carbone mais plus avantagée par la suppression de la taxe professionnelles pesant sur leur équipement. (Nous ne rentrons pas dans le débat ici sur la nécessité prioritaire de défendre les filières industrielles nationales).

Enfin pas besoin d’être savant logicien pour traduire simplement le raisonnement des experts à la solde du patronat et du gouvernement : puisque ce seront les assurés sociaux, les salariés, les retraités qui seront pénalisés, il faut croire que c’est parce que c’est eux qui sont responsables de la pollution !

Et puis quoi encore ? Un nouvel impôt sur les ménages à hauteur de 4 milliards d’euros par an!

Dans le même temps, l’autre partie de la taxe carbone pèsera comme sur les ménages, d’abord sur les salariés et les retraités aux revenus les plus modestes mais bien obligés de se chauffer et souvent de se déplacer pour aller travailler. On évoque 15% d’augmentation du prix du gaz, ou 8 centimes d’euro de plus par litre d’essence. Les « compensations » annoncées, de façon vaseuse par Rocard et cie, seront impossibles à fixer et très incomplètes.

Syndicats, consommateurs commencent à réagir avec force sur cet aspect.

Sur l’ensemble de la question, nous pouvons mettre en échec le gouvernement et sa taxe carbone.

  • Refusons tout prélèvement sur les ménages !

  • Refusons toute exonération de cotisations sociales patronales !

  • Refusons de tomber dans le piège hypocrite et cynique qui vise à mettre en avant les questions de protection de l’environnement pour justifier une politique antisociale ! Elles méritent une autre réflexion et d’autres mesures.

    La pollution, ce n’est pas notre protection sociale ! C’est leurs profits !

Une intervention de Jean-Claude DANGLOT, sénateur communiste du Pas-de-Calais


Les plus anciens d’entre nous se souviennent certainement du dicton populaire qui avait cours pendant la « quatrième république » lorsque les gouvernements alternaient et ne tenaient que quelques mois, voire quelques semaines : « Un ministre socialiste arrive c’est donc une nouvelle taxe qui va nous tomber dessus ! » Certes l’histoire ne repasse pas les mêmes plats, dit-on, mais force est de constater que nous vivons, à gauche, une période bien étrange sur le plan des repères…

En effet, Michel Rocard, mandaté par Sarkozy, vient de confirmer, au nom d’un prétendu consensus de personnalités qualifiées s’arrogeant une fois encore le droit de dire ce qui serait bon pour notre pays, que la taxe carbone serait mise en œuvre dès 2010. Cette taxe aurait notamment pour objet de compenser l’allégement de la taxe professionnelle, contre l’avis des associations d’élus. Une fois encore, les principaux contribuables qui paieront la nouvelle taxe carbone seront les ménages puisque celle-ci sera incluse dans le prix des carburants et sur les factures de chauffage. 8 centimes de plus sur le litre de super sans plomb et quelques autres de plus pour le fuel domestique ou le chauffage au gaz, voilà le prix qu’il conviendra de payer, et jusqu’à 300 euros par an ! Venant peu de temps après l’annonce de la hausse des charges locatives liée au financement des économies d’énergie, voici clairement des mesures qui vont continuer à diminuer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles. Les ménages paient déjà un lourd tribut en matière de taxes et il n’est pas inutile de rappeler que c’est la TVA qui grève le plus les budgets populaires. De fait, les salariés les plus modestes, ceux dont les revenus sont trop faibles, bien souvent, pour pouvoir habiter près de leur lieu de travail, seront les premières victimes de cette contribution habilement baptisée « climat énergie ». La cause de la défense de l’environnement doit elle passer par une nouvelle mise en cause de l’égalité devant l’impôt ? S’il faut agir pour l’environnement, ce qui est indispensable, pourquoi ne pas réserver l’allégement de la taxe professionnelle aux seuls investissements éco responsables ? Pourquoi ne pas consacrer une partie des 25 milliards d’euros de la taxe sur les produits pétroliers au financement de la protection de l’environnement, à l’amélioration des performances énergétiques des immeubles et logements ? On peut d’ailleurs se demander comment les 8 milliards d’euros de la taxe carbone pourraient, par miracle, faire demain ce à quoi les 50 milliards d’euros de l’actuelle fiscalité environnementale n’ont pas encore permis de faire ? Je suis intervenu à plusieurs reprises lors du débat sur le « Grenelle de l’environnement » pour défendre ces propositions mais il paraît indécent pour le gouvernement et sa majorité de parler des moyens financiers et de justice sociale lorsque s’agit surtout d’évoquer de manière abstraite les enjeux environnementaux. Les Sénateurs du groupe CRC SPG, , sont clairement opposés à l’instauration d’une nouvelle taxe venant ponctionner un peu plus le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles populaires. Nous réaffirmons notre opposition résolue à la mise en place de la taxe carbone version Sarkozy, Juppé et Rocard. »


Par Jean-Claude Danglot

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