Archive | 25 mars 2010

NON à l’augmentaion du prix du gaz de 9% le 1er avril

Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /2009 18:27

Profits records de GDF-Suez – Baisse minime des tarifs du gaz

Une réduction des tarifs de GDF : pas trop tôt ! Mais cela reste une goutte d’eau (une bulle de gaz) dans ce que la privatisation vole aux ménages, aux salariés et au pays !

Fillon vient d’annoncer une baisse, sans doute de 10%, des prix du gaz domestique.

Les fariboles de la direction de GDF-Suez et du gouvernement pour justifier le maintien voire l’augmentation des tarifs ne pouvaient plus tenir, devant l’action des usagers, des syndicats et également celle des communistes (voir nos tracts).

Ils avaient expliqué leur envolée, de 50% depuis de 2004, de 15,2% pour la seule année 2008, par la hausse des cours du pétrole. Aujourd’hui, le baril est retombé à 42 dollars, loin des 140 dollars qu’il avait atteints pendant quelques jours en 2008 (97$ en moyenne sur l’année).

Pour autant, les ménages, notamment les 7 millions qui se chauffent au gaz, sont très loin du compte. La baisse ne sera applicable qu’à partir d’avril, les trois mois d’hiver, à forte consommation, passés. Les 10% que l’on va leur rendre ensuite sont très loin de compenser les sommes que GDF-Suez privatisée continue de leur prélever injustement.

Jugeons-en ! GDF-Suez vient de rendre publics ses comptes pour 2008. Ses profits sont encore en hausse de 13% pour atteindre la somme colossale de 6,5 milliards d’euros.

Des profits pour qui ? Pour les actionnaires ! Ils vont empocher un dividende exceptionnel de 4,8 milliards d’euros ! Il y aurait de quoi baisser les tarifs du gaz domestique de plus des trois-quarts !

L’examen des comptes 2008 dévoile d’autres données purement et simplement scandaleuses. GDF et Suez ont gaspillé 1,7 milliard d’euros à racheter leurs propres actions en bourse en 2008 : 1 milliard pour GDF, 200 millions pour Suez puis 423 millions pour l’ensemble après la fusion. Uniquement pour soutenir les cours dans l’intérêt toujours des actionnaires !

1,3 milliard d’euros (net) ont aussi été consacrés, encore, à racheter des entreprises étrangères dans le « monopoly » mondial des affaires.

La part qui reste à l’investissement réel est dirigée vers une concurrence absurde et destructrice contre EDF dans le secteur de l’électricité.

Pendant ce temps là, le procès de catastrophe de Mulhouse attire à nouveau l’attention sur les retards, parfois tragiques, dans la maintenance et la rénovation du réseau en France.

Pendant ce temps, on ferme les agences accessibles aux usagers, on leur fait facturer de plus en plus de services jusqu’alors gratuits, etc…  

Pendant ce temps là encore, on dégrade les conditions de travail et de statut des agents de GDF, on recourt de plus en plus à une sous-traitance sous-payée et parfois sous-qualifiée.

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu : la privatisation, l’instauration de la loi du profit capitaliste, c’est la spoliation du peuple ! C’est encore plus évident dans cette période de crise.

Elle n’est pas une fatalité.

Parmi les usagers, les salariés, l’ensemble des citoyens, la conviction, basée sur le vécu, qu’on ne peut plus laisser faire, monte. Un rapport de force se construit pour inverser le mouvement, gagner la renationalisation intégrale de GDF. L’Etat reste le 1er actionnaire de GDF-Suez*.

Le prétexte des directives européennes de mise en concurrence qui ont servi à justifier la privatisation vole en éclats devant les dégâts de la crise, dans tous les pays.

La reconquête du service public au service de l’intérêt général est à l’ordre du jour !

C’est l’un des axes revendicatifs de la grande journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation du 19 mars !

Pour le pouvoir d’achat, parce que ce n’est que justice, exigeons une baisse de 20% rétroactive au début de l’hiver des tarifs du Gaz !

Exigeons des créations emplois statutaires, des augmentations de salaires et de pension, l’amélioration des conditions de travail à GDF !

Pour l’intérêt général, exigeons la renationalisation intégrale de GDF, d’EDF, d’Areva, la nationalisation des activités françaises de Suez et celle de Total ! L’énergie doit relever de la Nation.

* L’Etat reste actionnaire à 35% de GDF-Suez. Mais plutôt que sa part de dividende revienne au budget de la collectivité, le gouvernement préfère la laisser au patronat en se contentant d’être « payé » en actions, dénuée de pouvoir et probablement bientôt de valeur.

Laissons le sauver le Front de Gauche! Pour nous , militants communistes les choses sont plus claires

champagne2.gif 

Patrick Braouezec, député de la Seine-Saint-Denis et un des piliers du courant rénovateur, a décidé de quitter le Parti communiste français après trente-huit ans de militance 

« Pourquoi j’ai décidé de quitter le Parti communiste »

 A ses yeux, le PCF n’est pas capable d’impulser un vrai rassemblement de la gauche critique et de porter un projet novateur. Après son éviction par Marie-George Buffet de la tête de liste régionale en Ile-de-France, l’atmosphère interne est devenue irrespirable pour lui.

D’autres figures de ce courant ont décidé de suivre ce mouvement. Il s’agit de Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine, Patrick Jarry, maire de Nanterre, Roger Martelli, historien, Pierre Zarka, ancien directeur de L’Humanité et Lucien Sève, philosophe.

Pourquoi quittez-vous le Parti communiste français?

Voilà des mois que je m’interroge avec d’autres camarades pour savoir où nous pouvons encore être utiles à construire une alternative de transformation sociale et écologique. Ce qui est sûr, c’est que moi, je pars. D’autres l’ont aussi annoncé. Nous nous réunissons, vendredi 26 mars, pour décider de la manière et du moment d’une sortie collective en mai. Les départs du PCF, toujours à pas de loup, ont été nombreux ces dernières années. Les conditions sont réunies pour qu’il y ait un départ massif de communistes, élus comme militants.

Nous sommes au terme d’un long processus. Avec mes amis refondateurs, on a travaillé longtemps un pied dedans, un pied dehors, pensant qu’on pouvait encore transformer ce parti de l’intérieur. Depuis l’expérience avortée d’une candidature unique à la présidentielle de 2007 et les différentes tentatives de rassemblement qui ont avorté à cause des appareils, il faut se donner d’autres perspectives. Entre une mort annoncée et une vie potentielle dynamique, je choisis la vie.

Pour vous, le PCF est mort ?

Pour moi, la forme « parti » est dépassée. On voit qu’une des qualités d’Europe Ecologie, c’est d’avoir transcendé cette forme politique traditionnelle. Quand vous avez plus de 50% d’une population qui ne va pas voter, et cela d’une manière structurelle ; quand ces pourcentages d’abstention passent à 75 % pour les 18-30 ans ; quand on y ajoute entre 4% et 5% qui votent blanc… il y a, à l’évidence, une crise des formes d’organisation qui n’ont plus rien à voir avec le monde contemporain. Appartenant au PCF, je considère que la forme de mon parti est dépassée et morte. Mais c’est une question qui est posée à l’ensemble des partis.

C’est la fin d’une histoire, celle des rénovateurs dont vous avez été une des figures…

On finit une histoire, celle d’un courant en interne qui n’a pas réussi à transformer le Parti communiste. Mais pour moi, c’est aussi le début d’une autre histoire. Celle de communistes qui, avec d’autres partenaires, souhaitent élaborer un projet politique et une forme d’organisation innovante adaptée à la société d’aujourd’hui. On est dans une période de métamorphose, où l’on voit bien ce qui se défait et l’on sait que ce qui est à construire, à tisser est plus complexe. Créer n’est jamais simple mais c’est enthousiasmant.

Vous allez construire une nouvelle organisation. Une de plus ?

Nous sommes déjà, pour partie, membres de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE). C’est une forme d’association politique qu’il faut faire évoluer. Nous allons nous y investir pour mieux la structurer, la rendre efficace et lisible afin d’être plus présents dans les moments électoraux comme dans les luttes sociales. On veut être un lieu charnière entre tous ceux qui veulent que les choses changent, indépendamment des jeux d’appareils.

Vous restez au sein de la gauche radicale ou vous vous tournez, comme l’ont fait certains de vos amis, vers Europe Ecologie?

Nous partirons avec l’ambition de nous adresser non seulement à l’ensemble des communistes, au Front de gauche parce qu’il constitue, de manière encore trop étriquée, une base militante, aux militants du NPA mais tout autant à la gauche d’Europe Ecologie. Je pense qu’au sein de cette organisation beaucoup ne se reconnaissent pas dans l’orientation donnée par Daniel Cohn-Bendit et sa « coopérative ».

Nous allons tisser des liens aussi avec des socialistes qui craignent que leur parti ne s’engage dans une alternance de plus sans vrai changement. Il faut de la part de la gauche des engagements réels en lien avec le mouvement social et les quartiers populaires qui désespèrent de tout. Nous souhaitons que des militants syndicalistes, des associatifs, des militants des quartiers mais aussi des intellectuels construisent avec nous cette alternative politique. Ce sera le sens du message que nous leur enverrons.

Propos recueillis par Sylvia Zappi

Journal Le monde

L’express

Le député Patrick Braouezec, l’une des figures du courant rénovateur, a décidé de quitter le PCF. Et avec lui une vingtaine de personnalités communistes.

Il l’avait déjà laissé entendre, voilà qui est chose faite. Dans un entretien accordé au Monde, Patrick Braouzec n’y est pas allé par quatre chemins: « Ce qui est sûr, c’est que moi, je pars ». Pour l’ancien maire de Saint-Denis, son futur ex-parti a atteint une « forme dépassée et morte ».

L’élu a peut-être également en travers de la gorge de ne pas avoir mené la liste Front de gauche en Ile-de-France. Il avait reproché au Parti d’avoir imposé Pierre Laurent, le dauphin de Marie-George Buffet. C’est l’une des figures du courant rénovateur qui s’en va et avec lui une vingtaine de personalités du parti communiste.

Vers un nouveau mouvement à l’extrême gauche?

Dans Le Monde, Patrick Braouzec laisse planer le doute quant à son avenir: « C’est (…) le début d’une autre histoire. Celle de communistes qui (…) souhaitent élaborer un projet politique et une forme d’organisation innovante. » Membre de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), il souhaite « faire évoluer » cette association politique, en un « lieu charnière ». « Indépendamment des jeux d’appareils ».

Son ambition? S’adresser « non seulement à l’ensemble des communistes, au Front de gauche, au NPA » mais « tout autant à la gauche d’Europe Ecologie ». Il souhaite aussi tisser des liens avec les socialistes « qui craignent que le PS ne s’engage dans une alternance de plus sans vrai changement ».

Patrice Bessac, porte-parole du PCF, juge ces départs « à contre courant », soulignant que « le Parti Communiste est un des initiateurs du Front de Gauche et que ce dernier a réussi à s’implanter entre le PS et Europe Ecologie ».

Un départ massif de communistes

Patrick Braouezec a prévu une réunion avec ses camarades dissidents ce vendredi 26 mars pour « décider de la manière et du moment d’une sortie collective en mai ». L’appel dénommé « Que faire? Autre chose? Autrement? » réunira une vingtaine de personnalités du Parti, dont les députés PCF, François Asensi (Seine-Saint-Denis) et Jacqueline Fraysse (Hauts-de-Seine) ainsi que l’ancien directeur de L’Humanité, Pierre Zarka. « Aucun membre de la direction du PCF ne sera présent. On a pas été invité », assure le porte-parole du parti communiste.

Pour Patrick Braouezec, c’est le moment de « finir une histoire, celle d’un courant en interne qui n’a pas réussi à transformer le Parti communiste ». Il assure qu’à présent « les conditions sont réunies pour qu’il y ait un départ massif de communistes, élus comme militants ».

Ces départs sonnent-ils le glas du PCF? Pas selon Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche. Interrogé par LEXPRESS.fr, il affirme que « cela ne remet pas en cause l’existence du Parti communiste, et que ces départs ne sont pas vraiment une surprise ».

Le Front de gauche « va les rencontrer pour écouter ce qu’ils ont à dire ». Eric Coquerel se déclare « prêt à élargir le Front de gauche, s’ils en ont envie ». La porte reste donc grande ouverte pour les déçus du PCF.

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