Archive | 10 mars 2010

Election régionale Picardie : Maxime Gremetz affiche la couleur (article courrier picard 4-2-2010)

AMIENS • La tête de liste « Colère et Espoir» a tenu hier soir son meeting régional à MégaCité. 400 personnes y participaient sous les drapeaux rouges avec faucille et marteau de militants PC

 

II ne pourra pas être dit, au cours de cette campagne, que le candi­dat Maxime Gremetz ne remplit plus les salles ! Au moment où se déroulait le match de foot France-Espagne, quelque 400 Picards avaient fait le déplace­ment de l’Aisne, de l’Oise et de la. Somme pour participer au meeting de «Colère et Espoir», sa liste aux régionales.

Première surprise : des militants affichaient la couleur communiste en remuant le traditionnel drapeau rouge avec faucille et marteau, des symboles que l’on ne trouve plus depuis longtemps dans les mee­tings, ni même à la Une de L’Humani­té !

Un spectateur nous confiait qu’il y avait dans la salle beaucoup plus de jeunes que la veille dans le meeting commun qu’avaient tenu Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon à Amiens et auquel il avait assisté. Des jeunes portaient des  tee-shirts  rouges  flanqués « PCF », comme s’ils voulaient affir­mer leur appartenance au parti com­muniste, tout en soutenant Maxime Gremetz, toujours en disgrâce place du Colonel Fabien. À signaler la pré­sence de plusieurs élus communis­tes dans la salle dont Jacques Pecquery, conseiller général de Gamaches.

Le meeting avait beaucoup de « punch », avec des témoignages de plusieurs candidats et candida­tes. Auparavant, Fiodor Rilov, avo­cat, président du Comité de soutien, parlait de ses combats juridiques menés avec Maxime Gremetz pour défendre les droits des travailleurs. Maxime Gremetz a conclu ce mee­ting par son programme. On retien­dra la gratuité des TER pour tous, la création d’un office foncier pour fai­re jouer le droit de préemption de la Région et permettre aux organismes sociaux de construire 20 000 loge­ments en Picardie. Il a redit sa volonté de tout faire pour que le troi­sième aéroport voie le jour dans le Santerre : «Cela représenterait la créa­tion de 50 000 emplois directs et de 50 000 emplois indirects ».

JACQUES BEAL

Picardie:Des pertes industrielles presque irrémédiables

 

[ 09/03/10  ]

Sur un territoire assommé par les effets de la crise et de la mondialisation, la région a investi dans l’aide à l’innovation et dans la formation d’une population souvent sous-qualifiée. Mais cela s’est fait au prix d’une très forte hausse de la pression fiscale.

GUILLAUME ROUSSANGE – DE NOTRE CORRESPONDANT À AMIENS.

regemploi.jpgLa Picardie est encore groggy. Les annonces de 800 suppressions d’emplois à l’usine Goodyear d’Amiens, de la fermeture de l’usine Continental de Compiègne (1.300 salariés) ou de celle de l’usine Nexans à Chauny (220 salariés, Aisne) ont porté des coups très durs à l’appareil de production. Elles ont renforcé le sentiment d’une désindustrialisation inéluctable de la région. Très médiatisées, ces restructurations n’ont pourtant été que l’écume d’une vague, beaucoup plus forte, qui a atteint le tissu des PME-PMI, d’abord orientées vers la sous-traitance.

Le taux de chômage est reparti en flèche. Il est désormais de 11 % sur l’ensemble de la région, soit son plus haut niveau depuis dix ans. L’Aisne est à 13 % et l’Oise, d’habitude moins touchée du fait de la proximité de Roissy et de la région parisienne, est à 9,4 %. La région, qui refuse de croire à la fin de l’industrie picarde, a musclé ses actions en faveur de l’enseignement, des centres de transfert de technologie ou des pôles de compétitivité. Depuis 2004, 305 millions d’euros ont été déversés dans le développement économique. Cette politique a commencé à se faire sentir avec l’installation de deux nouvelles écoles d’ingénieurs dans l’Oise ou la création d’un banc d’essais ferroviaire high-tech dans la Somme.

Cette stratégie de développement a nécessité une forte augmentation des interventions de la collectivité. Entre 2005 et 2009, le montant (en euros par habitant) consacré aux lycées a augmenté de 90 %, de 40,5 % pour la formation professionnelle ou de 45 % pour les TER.

Un « hold-up fiscal » dénoncé

Pour financer ses actions et compenser les transferts de charge de l’Etat, le conseil régional a commencé fortement augmenté la pression fiscale. En cinq ans, le taux des impôts directs régionaux a bondi de 36,9 %. La chambre régionale des comptes s’est en émue en octobre dernier. «  Les marges de manoeuvre de la collectivité se sont réduites depuis 2007, tant pour les dépenses d’investissement que pour les ressources de fonctionnement, du fait d’une pression fiscale globale soutenue », signalent les juges financiers. Des observations qui apportent de l’eau au moulin de Caroline Cayeux. La maire de Beauvais, chef de file de l’UMP, n’a eu de cesse, durant la mandature, de dénoncer « hold-up fiscal opéré par la gauche sur les Picards ».

La majorité a toujours gardé son sang-froid. Sa politique économique n’a rencontré que peu d’opposition. Le constat des faiblesses régionales, en particulier le déficit de formation de sa population, est largement partagé. Et les solutions mises en oeuvre pour faire évoluer le tissu économique vers des secteurs à haute valeur ajoutée (biomatériaux, énergies vertes…) font consensus. La seule voix franchement discordante qui s’est fait entendre pendant la mandature est celle du communiste Maxime Gremetz. Le député picard a régulièrement pointé du doigt «  les renoncements de la majorité socialiste vis-à-vis des subventions accordées aux multinationales, principales responsables des licenciements ».

 

LIVRY SUR SEINE |
Le blog des idées non-reçue... |
Parcours d'une jeune consei... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MoDem de l'Ariège
| Bernard Ramond - Pour que v...
| la republique c'est l'arrac...