Archive | 3 mars 2010

Non au congrès extraordinaire pour imposer le Front de gauche jusqu’aux présidentielles !

marteaufaucillebouge.gifLe Front de gauche d’une élection à une autre élection ou le PCF dans la lutte des classes ?

Invitée sur I-Télé, le 22 février 2010, Marie-George Buffet a été interrogée sur la déclaration de Roland Muzeau, du 10 février. Le député PCF avait envisagé une candidature « du Front de gauche élargi » à l’élection présidentielle de 2012. Le Pg s’était alors empressé de saluer cette position (Voir notre article Muzeau (député PCF), après Mélenchon (PG), pour un « Front de gauche » jusqu’aux présidentielles et au-delà. Non merci ! du 14/02 en lien).

MG. Buffet se garde bien de se prononcer. Mais l’AFP prend le soin de répandre largement une dépêche sous le titre « Buffet n’exclut pas qu’il y ait une candidature Front de gauche en 2012 ».

Car MG. Buffet a indiqué que cette question serait mise à l’ordre du jour du « congrès de juin » : « ce sera le débat que nous allons ouvrir à notre congrès de juin et, bien sûr ce sera une des options qui seront en débat dans le Parti ».

Cette annonce est inacceptable.

Le Conseil national du PCF est l’instance qui peut convoquer un congrès extraordinaire et en fixe l’ordre du jour. Il n’a même pas été informé de la « proposition » de l’équipe dirigeante. Ses membres en sont réduits à interpréter les orientations de la haute direction du PCF au fil des émissions de télévision. C’est inadmissible.

Préparé dans le secret, puis expédié en deux mois et demi, ce « congrès extraordinaire » serait censé définir une ligne politique jusqu’en 2012. Voilà qui s’apparente à un coup de force.

On peut imaginer pourquoi la direction n’a pas osé convoquer un congrès extraordinaire dans des délais décents. Il lui faut attendre le résultat du « Front » aux régionales. Maintenant que les sondages se font plus rassurants, la possibilité s’ouvre d’enfermer le PCF et les communistes dans la logique électorale et électoraliste du « Front de gauche » d’ici 2012.

Le mépris des militants est à son comble. On est en plein dans la campagne des régionales. Beaucoup de communistes s’y sont investis pour défendre le Parti, pour garder des élus, malgré tout, malgré les couleuvres qu’ils n’ont cessé d’avaler pendant la période interminable de préparation des listes du Front. Ils doivent encore supporter l’arrogance du Pg et des groupuscules qui sont encore présentés officiellement comme de simples alliés électoraux. Et voilà qu’on leur fait voir qu’un résultat électoral correct pourra être utilisé pour faire perdurer et structurer le « Front de gauche », contre le PCF.

Le Congrès normal du PCF doit avoir lieu fin 2011, c’est suffisamment tôt !

Sa préparation pourrait commencer en septembre ou en juillet 2011. Est-ce trop tard pour décider de la candidature aux présidentielles qui auront lieu fin avril 2012 ?

Bien sûr que non ! A moins que l’équipe dirigeante du PCF veuille faire, comme les autres partis, de la préparation de l’échéance électorale l’alpha et l’oméga de la vie de notre Parti.

Précipiter le congrès pour imposer le « Front de gauche » et forcer la main aux communistes.

Sans perspective électorale, le « Front de gauche », coalition déséquilibrée entre le PCF qui en représente plus de 90%, les socio-démocrates du PG et des groupuscules divers ne trouve pas de justification, notamment pour les communistes.

C’est une constatation. Sans objet électoral, qu’est-ce qui rassembleraient dans une même organisation les communistes et ces quelques autres ? Un rapport de force trompeur et illusoire par rapport au PS (en fait pour mieux canaliser vers lui) dans les urnes est la raison d’être du Front.

Fin 2008, le principe du « Front », téléphoné avec Mélenchon, est imposé aux communistes en court-circuitant le débat du 34ème congrès du PCF. Ensuite, les européennes et les régionales ont été les seules occasions de leur forcer la main à nouveau.

Le résultat des européennes a pourtant été peu concluant. Seulement après hésitation, il a été présenté comme un succès. Pourtant le « Front » progresse à peine (pas du tout par rapport aux inscrits) sur les listes PCF de 2004. Et la campagne électoraliste (derrière un partisan de Maastricht comme Mélenchon) est passée à côté de la colère exprimée au référendum de 2005 et des attentes des grandes luttes du début 2009.

Avec difficultés, en laissant le moins d’espace à la réflexion collective des communistes (cf. la suppression du CN d’octobre 2009), la direction du PCF est à peu près parvenue à imposer à nouveau le Front de gauche pour les régionales.

A la faveur d’une forte abstention, de la persistance du vote communiste et de l’action des communistes, il semble que les listes du Front s’approcheront des résultats du PCF aux élections locales. Voilà qui ne manquera d’être présenté comme une victoire. Pourtant, le « Front » s’est constitué, dans la douleur, mais sans contenu et sans objectifs précis. Sa campagne superficielle, loin de s’émanciper du PS, n’aura donné aucune piste, aucun point d’appui pour rompre avec la gestion sociale-libérale des régions (cette observation étant à nuancer selon les régions).

Pour continuer le Front, il faudra une relance électorale immédiate. Les présidentielles constituent la troisième étape du « paquet électoral » de Mélenchon. Il faut placer de force les communistes dans cette perspective, embrayer tout de suite après les régionales. C’est l’un des buts perceptibles du congrès extraordinaire.

Ne laissons pas les calculs électoraux esquiver encore les questions de fond !

Pour un parti communiste, les candidatures aux élections doivent relayer l’action dans les luttes, pour l’alternative politique et non l’inverse.

Sinon on fait comme Mélenchon qui, au cœur de la lutte pour La Poste, promet que cela ira mieux en 2012 si la « gauche » fait un bon score.

Dans une majorité des fédérations et des sections, la stratégie du Font de gauche, les tractations avec les « partenaires » pour les régionales, écartant les positions de fond, ont semé la division (des communistes sur 4 listes différentes dans certaines régions !) et un désarroi profond parmi les communistes.

La fuite en avant vers de nouveau calculs électoraux pour les présidentielles, deux ans à l’avance ne résoudra pas le problème. Tout au contraire, c’est la meilleure façon d’aggraver les choser d’éviter les remises en cause de fond salutaires.

Aux communistes, que va-t-on proposer ? De se prononcer sur un choix électoraliste, pire, présidentialiste. 

Faudra-t-il une candidature du « Front de gauche en 2012 qui ne soit pas nécessairement communiste » ou une « candidature du Font de gauche qui soit si possible communiste » ? Dans des débats stériles, Mélenchon, Clémentine Autain voire Besancenot joueront à tour de rôle les alliés ou les repoussoirs.

En marge, certains « Refondateurs » réclameront une « candidature du Front de gauche qui ne soit surtout pas PCF ». Les media promouvront une ou deux candidats potentiels dits « orthodoxes » pour caricaturer l’identité communiste.

De cette soupe, les communistes ne tireront rien de bon. Ce qui ne veut pas dire que nous mettions tous les candidats éventuels sur le même plan ni que la nécessité d’une candidature communiste ne s’impose pas, mais sur la base d’orientations politiques et le moment venu.

Des primaires à la « gauche de la gauche » comme au PS, pendant deux ans, pour mieux esquiver le fond et rentrer dans l’électoralisme ? Cela ne vous dit rien ? Si ! Les communistes ont déjà donné. Pendant plus d’un an en 2006 et 2007, la vie du parti a été polluée par la stratégie des collectifs anti-libéraux tournée vers l’élection présidentielle et déjà la recomposition politique effaçant le PCF dans un nouvel ensemble de « gauche » social-démocrate.

Le « Front de gauche » se situe dans le droit fil de cette expérience. C’est un nouvel avatar de la stratégie de la direction, à l’œuvre depuis au moins le congrès de Martigues en 2000, d’effacement du PCF, de ce qu’il représente, de sa théorie et de son organisation. Le Pg est cette fois l’instrument de la nouvelle étape d’effacement du Parti. Auxiliaire recruté par la direction du PCF, Mélenchon aurait tort d’en rabattre sur ses prétentions démesurées à dépouiller le PCF, y compris en vue de 2012.

Ne rentrons pas dans ce jeu !

Dans ces conditions, nous invitons tous les communistes, quelle que soit l’option qu’ils privilégient, à refuser le coup de force du congrès extraordinaire en juin 2010.

Nous les invitons à refuser que soit mis au centre des débats du Parti la question des présidentielles de 2012 avant le congrès ordinaire (qui peut être avancé, si cela doit être décidé, en juin 2011).

Nous nous prononçons et insistons pour des initiatives du PCF, en tant que tel, réaffirmant son indépendance au service des travailleurs. Elles peuvent et doivent contribuer à ouvrir la perspective politique au moment où la contestation du capitalisme, le mouvement des luttes s’élèvent, à mettre en échec le gouvernement dès à présent. Sur les questions des retraites et des coupes budgétaires dans les dépenses sociales, on attend des positions du PCF indépendantes.

Depuis des années, on impose aux communistes aux élections des choix politiciens qui sapent le fondement du vote communiste, dilapident l’électorat communiste, acquis en des décennies de fidélité à notre parti pris révolutionnaire. La direction de notre parti méprise et gâche cet héritage au lieu de le consolider, de le reconstruire.

L’action dans la lutte des classes, c’est la raison d’être du PCF, c’est ce qu’on attend de lui, loin des calculs électoraux, notamment du « Front de gauche ».

SONDAGE REGIONALES PICARDIE 2010

RESULTAT DU SONDAGE LE PLUS FIABLE:

DIMANCHE 14 MARS

VOTEZ COLERE ET ESPOIR, la liste à l’initiative des communistes conduite par Maxime GREMETZ

 

CONVERGENCES DANS LES LUTTES ET DANS LES ELECTIONS POUR UNE AUTRE POLITIQUE!

Par millions, les salariés résistent et se battent contre la politique du pouvoir au service du patronat, ces luttes ouvrent de nouvelles perspectives politiques 

 

Dans des secteurs cruciaux pour le pays, les luttes pointent et accusent directement la politique du gouvernement SARKOZY et de l’UMP de X BERTRAND, leur choix de livrer toujours plus notre pays à l’appétit de la finance mondiale. 

 

D’un côté, ils organisent la faillite de l’Etat, de la Sécurité sociale, des services publics à coup de dizaines de milliards de cadeaux au patronat et au plus riches. De l’autre côté ils endettent la nation de 150 milliards d’euros (budget 2010) et l’enchaînent aux marchés financiers. 

  

Pour le plus grand nombre des salariés, des retraités, cette politique est synonyme de nouveaux sacrifices : 50.000 chômeurs de plus par mois depuis le début de l’année, des salaires réels en baisse, un accès toujours plus difficile et plus cher aux services publics, l’angoisse pour l’avenir. 

 

Notre région est lourdement touchée par cette politique. Le bassin de l’emploi de Saint-Quentin avec 14,8% de chômeurs est au 5ème rang sur 348 bassins d’emploi. Triste record ! 

 

Les mêmes qui cassent chaque jour les acquis sociaux et démocratiques nationaux essaient de détourner l’attention en agitant le fantasme de « l’identité nationale » menacée. La vie politique se concentre lamentablement sur des rivalités de personnes, à gauche comme à droite, et sur des combinaisons politiciennes pour les élections de 2012 en passant par les régionales. 

 

D’autre part, nous réaffirmons qu’aucune rupture politique n’est possible en restant à la remorque du Parti Socialiste dans les institutions, nationalement comme régionalement.   

 

Ce constat, confirmé par la ratification du Traité de Lisbonne en 2008 du Parti Socialiste mélant ses voix à celles de l’UMP, demeure. Ses orientations ne portent pas de rupture sur le fond avec la politique au service du patronat et du Capital. Son absence d’opposition (plan d’aide aux banques, loi Bachelot, loi LRU…) ou son opposition tronquée (acceptation des directives  européennes sur la concurrence « libre et non faussée » entrainant par exemple la privatisation d’EDF ou bientôt de la Poste) aux contre-réformes les plus graves du gouvernement le montrent. 

Autre constat: les vingt régions de «gauche» n’ont pas constitué depuis 2004 un point d’appui pour s’opposer à la politique du pouvoir, ni au plan national, ni même au plan régional. Au contraire, globalement, elles ont accompagné, dans leurs domaines de compétence la marchandisation des transports, la «régionalisation» des personnels techniques des lycées,la mise en place de la TIPP. L’accord régional de 2004 conclu lors de la fusion des listes de PS – PCF en Picardie comme ailleurs n’a pas été respecté. 

Pour nous communistes, c’est clair : C’est dans les luttes, dans leurs convergences que se situent la perspective politique immédiate de rupture avec la politique qui ruine le pays.Salariés,usagers, citoyens:Rassemblons-nous ! 

 

Utilisons ces élections régionales pour ouvrir une nouvelle perspective, avec un projet audacieux pour la Picardie en rupture complète avec la politique au service du Capital. Si tous ensemble nous le décidons et agissons, nous pouvons gagner ! 


Lutte,Colère et Espoir,C’est l’esprit du rassemblement que nous voulons créer à l’occasion de la bataille des régionales,pour les Picards

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