Archive | janvier 2010

Maxime Gremetz répond au club de la presse de Picardie

Elections Régionales
14 et 21 mars 2010

Pour que chaque citoyen puisse se faire son opinion avant de voter

Celui qui a tenu ses engagements  parle du projet qu’il a pour la Picardie
et qu’il construit au quotidien avec les salariés et les Picards


Il a rassemblé sur sa liste régionale des hommes et des femmes de sensibilités diverses en dehors des tractations des partis politiques

des hommes et des femmes qui eux n’ont pas trahi leurs engagements et qui pour certains ont même été licenciés ou réprimés pour avoir lutté

Se défendre et vivre mieux en Picardie

Battre la droite, et vraiment changer à gauche

Pour cela tenir ses engagements !

http://www.dailymotion.com/video/xc15r3

Casse de la médecine du travail : Darcos essaie encore, même privé du prétexte du « dialogue social » !

 « Une loi avant l’été prochain » pour contre-réformer la médecine du travail, voilà ce qu’a annoncé le ministre du travail, Xavier Darcos. Le projet de loi pourrait être adopté par le Conseil des ministres fin février. Un calendrier proche de la nouvelle attaque annoncée contre la retraite solidaire.

Tout au long de 2009, le gouvernement a tenté de gagner la signature d’au moins un syndicat au projet du Medef pour pouvoir le reprendre au nom du « dialogue social ».

Une dizaine de rendez-vous de « négociations » n’y ont rien fait. Même les centrales syndicales les plus coopératives n’ont pas pu rejoindre le patronat. L’action des collectifs de médecins du travail, notamment de l’Appel « Sauvons la médecine du travail » (http://www.slmt.fr/SLMT/Accueil.html ), y a été pour beaucoup. 

Malgré ce désaveu, point d’appui essentiel pour la bataille à venir, Darcos remet ça. Ce qui prouve à nouveau, si besoin était, combien le « dialogue social », la « culture de la négociation » sont des attrape-nigauds pour les salariés et leurs représentants.

Les axes annoncés par Darcos suivent étroitement les désirs du Medef, tels qu’il les proposait dans son texte.

Point de départ intangible, le nombre de médecins du travail serait destiné à baisser de façon inélucatable. Le gouvernement fait de l’effet de sa politique une fatalité démographique.

A nouveau en conséquence, il prétend recourir à des médecins de ville et remettre en cause la formation initiale pour pallier les manques les plus criants, au mépris d’une spécialité construite depuis la Libération sur la connaissance du lieu de travail, de l’entreprise.

Puisque fatalement selon lui, il n’y aura plus, de toute façon, assez de médecins du travail, le ministre propose de remettre en cause, dans la pratique sinon dans le principe, la visite médicale périodique tous les deux ans.

D’autres professionnels, psychologues, ergonomes, infirmiers, n’ayant pas la même formation et non protégés par le statut de médecin, pourront être substitués aux médecins du travail.

Pour mieux vendre son piège à nigauds, Darcos agite comme son prédécesseur Xavier Bertrand le principe d’une nouvelle « gouvernance » partenariale des services de santé au travail laissant aux représentants des salariés un tiers des places, pouvant aller jusqu’à la moitié tant que le patronat gardera la voix prépondérante.

Il n’y a aucune raison que ce que tous les syndicats ont déjà refusé hier, puisse être imposé aujourd’hui. Les bases d’une mobilisation de grande ampleur des salariés ont été jetées, sur une question primordiale, même si tout est fait pour qu’un grand nombre de salariés ne le mesure pas.

Mais la médiatisation, devant la situation extrême de certaines entreprises, des conditions d’exploitation méprisant la santé des travailleurs qui règnent dans de plus en plus d’entre elles, rend cette lutte d’autant plus d’actualité et rassembleuse.

La coïncidence avec l’attaque contre les retraites peut permettre aussi de lier les batailles, notamment à partir de la question piégée de la « pénibilité ».

Le but étant de mettre en échec gouvernement et Medef tout autant que de gagner la formation du nombre de jeunes médecins du travail dont le monde du travail a besoin.

Réforme Chatel du lycée – Non au dynamitage des Sciences économiques et sociales (SES) commandité par le Medef

 L’enseignement des sciences économiques et sociales (SES) est l’une des premières cibles dans le collimateur de la réforme du lycée du ministre Chatel. Des réductions importantes d’horaires sont prévues, dès la rentrée 2010. Mais au-delà, c’est la nature et l’avenir mêmes de la discipline qui sont remis en cause.

Pour les classes de secondes, les horaires de SES seront réduits, si les décrets Chatel passent, de 2h30 à 1h30 par semaine. Et encore, pour ceux qui en auront !

En effet, les SES en seconde seraient rétrogradées au rang d’« enseignement d’exploration » à choisir en concurrence avec une nouvelle matière créée spécialement, intitulée « principes fondamentaux de l’économie et de la gestion (PFEG) ». Ensuite en terminale, les horaires de SES seront encore abaissés d’une heure dans la filière ES.

Cet appauvrissement de l’offre d’enseignement est la traduction pour les SES de la politique de suppression de 80.000 postes dans l’éducation de 2007 à 2012 (-16.300 pour 2010).

Mais l’attaque contre les SES va beaucoup plus loin.

Les projets de programmes pour les nouvelles secondes révèlent les intentions du pouvoir. Par exemple, l’étude du phénomène du chômage et de ses causes disparaîtrait purement et simplement des cours de SES.

Le gouvernement ne tient visiblement pas à ce que les élèves acquièrent des connaissances et des instruments pour comprendre la société, l’économie et même sa politique !

Dans cet objectif, de toute évidence, la réforme vise à supplanter les SES par la nouvelle matière, ces PFEG qui ressemblent drôlement à une initiation aux critères de gestion patronaux. Le programme des PFEG vise ouvertement à faire rentrer (et à enfermer) les élèves dans la logique, dite « de l’entreprise », en fait du patronat.

Exemple de « thèmes » au programme : « Comment l’entreprise se lance-t-elle sur un nouveau marché ? » ou bien «  A partir d’exemples concrets, on montrera comment l’entreprise mobilise des facteurs (ressources) et les combine pour assurer une production permettant en retour une rémunération pour chacun d’entre eux (salaire, intérêt, profit) ».

Le capitalisme et son idéologie inculqués dès l’école ! C’est ce que réclame de façon récurrente le Medef. En 2008, il lançait une attaque contre les manuels scolaires accusés d’insister sur les « dysfonctionnements » du système que seraient le chômage ou la pénibilité du travail mais de ne pas faire la part belle aux entrepreneurs. Le gouvernement l’exauce.

Optionnelle en seconde, réduite ensuite, décriée par le ministère lui-même, la matière SES sera profondément dévalorisée avec la réforme Chatel, et avec elle toute la filière et le bac ES.

C’est une raison de plus pour qu’enseignants, lycéens, citoyens, nous nous mobilisions pour:

Le retrait de la réforme Chatel

L’arrêt des suppressions d’emplois dans l’éduction nationale et au contraire l’embauche par concours des personnels dont les établissements ont besoin.

La défense des enseignements, dans le pluralisme, qui ouvrent l’esprit critique des élèves parce que c’est le meilleur investissement pour leur propre avenir, pour notre société et aussi pour notre économie.

Ne pas laisser les régions accompagner l’attaque contre le lycée public !

Le développement de la lutte contre les suppressions de postes à l’Education nationale et contre la « réforme » du lycée coïncide avec la campagne des élections régionales.

Encore vaudrait-il mieux parler de « non-campagne » tant les principaux candidats semblent s’entendre pour éviter les questions de fond. L’avenir du lycée en est une dans laquelle les régions sont directement impliquées. La construction, l’entretien des bâtiments et leur fonctionnement matériel sont de leurs compétences.

Les gouvernements successifs depuis des années poursuivent une stratégie d’affaiblissement de la cohérence et de l’unité de l’Education nationale. Les décrets Chatel s’y inscrivent en renforçant considérablement « l’autonomie » des établissements. De nouvelles tentatives de régionalisation de pans de l’enseignement secondaire sont aussi à redouter, après celle des agents techniques (TOS) transférés en 2004.

Du côté de la droite, il n’y a évidemment qu’accompagnement zélé de cette politique à attendre. La tête de liste régionale, Valérie Pécresse, est la ministre de la loi LRU, d’éclatement de l’université, fortement combattue l’an dernier, également dans les lycées.

Du côté de la « gauche », le bilan et les affirmations passées du président PS sortant de la région ne peuvent qu’inquiéter.

Jean-Paul Huchon se vante ainsi d’avoir, avec la droite et l’extrême-droite, malgré des réticences à gauche, accordé une aide spéciale aux lycées privés.

Loin de soutenir la mobilisation de 2003 contre la décentralisation démantelant le service public de l’éducation nationale, il se félicite du transfert des agents techniques à la région.

Il va jusqu’à se prononcer dans un livre écrit en 2008 (« De battre, ma gauche s’est arrêtée ») pour la régionalisation de toute l’éducation nationale :

« Il faudra quand même, un jour, oser poser la question de la régionalisation de l’Education nationale. Je sais bien que je brise, là, un tabou fondamental de la gauche, mais on vient de nous confier les personnels techniques, on va certainement nous confier dans la foulée les personnels administratifs, c’est-à-dire les intendants et les personnes qui font tourner la boutique, qu’est-ce qui empêche que l’on nous confie les professeurs dès lors qu’il existe toujours des programmes élaborés au plan national par une cellule de prospective intelligente de l’Education ? Franchement, je ne vois rien qui puisse s’opposer à cette mutation ! »

Même si le temps de la campagne, Huchon est revenu à des généralités superficielles, il ne faut pas se faire d’illusion. Une victoire de la « gauche » n’exonérera pas, même sur le plan régional, le monde de l’éducation de luttes. Il le sait.

La région peut et doit contrer, par sa politique d’aménagement, les choix de ségrégation des élèves portés notamment par la suppression de la carte scolaire.

La région peut et doit se mobiliser contre toute nouvelle décentralisation de l’éducation nationale, en refusant tout transfert de compétence, en exigeant la reprise en charge des personnels techniques par l’Etat.

La région doit arrêter de détourner l’argent public vers l’enseignement privé qui se nourrit déjà de la politique de sape de l’éducation nationale.

Voilà, à côté des axes de lutte nationaux, des propositions dont les communistes sont porteurs (voir aussi nos propositions pour l’enseignement professionnel).

Pourrez-vous payer le PRIX de votre SANTÉ ?

Tous les services publics de santé, qu’ils relèvent directement ou non de l’AP-HP sont attaqués avec une violence sans précédent par le gouvernement, soutenu par la majorité parlementaire. La tarification à l’acte met une pression indécente sur les personnels, dont le nombre ne cesse de diminuer pour faire toujours plus de travail.

Les suppressions de poste dans les services publics de la santé, ce sont des patients qu’on n’a pas le temps de nourrir, des médicaments qu’on inverse, des conditions d’hygiène sur lesquelles on passe, des heures d’attente pour une chimiothérapie. Ce sont des infirmiers et des aides-soignants à bout, dont certains se suicident. La mort d’êtres humains, de nos amis, de nos proches : voilà le vrai visage de l’immonde rengaine « suppression d’un fonctionnaire sur deux ».

Tous les services publics connaissent cette situation intolérable. Tous leurs personnels se battent avec courage et détermination, à tous les niveaux. Hier, 900 médecins ont rejoint la bataille lancée depuis longtemps par les personnels qui ont vécu très tôt les conséquences de cette politique de la rentabilité financière. Cette solidarité est encourageante et déterminante mais elle doit porter des revendications à la hauteur de la gravité de la situation : ce n’est pas simplement un gel des suppressions de postes qu’il faut obtenir. Il faut reconstruire un service public de la santé où chacun bénéficie du service dont il a besoin et auquel chacun contribue selon ses moyens. Un service public où les personnels travaillent dans des conditions de concentration et de sérénité qui leur permettent de pratiquer une médecine efficace et humaine. Cela suppose de ne pas avoir peur de perdre son emploi, de ne pas avoir peur de ne pas tenir jusqu’à la fin de la journée. Cela suppose un statut de fonctionnaire pour tous les personnels et des moyens pour le fonctionnement, pour la recherche, pour l’équipement.

Le Parti Communiste Français soutient la lutte des personnels de la santé et se bat pour que nous imposions tous ensemble une société humaine où la santé n’a pas de prix.

Réforme des lycées : Gérer la pénurie d’enseignants et développer une logique concurrentielle

Le premier projet présenté par Xavier Darcos en 2008 avait suscité une large opposition. Son rapide retrait s’explique par la peur d’un large mouvement lycéen qui aurait pu compromettre les attaques menées simultanément par le pouvoir contre l’hôpital public.

Aujourd’hui, le gouvernement revient à la charge avec une nouvelle réforme présentée le 9 décembre 2010 par le nouveau ministre Luc Chatel. Le contenu et l’objectif de cette réforme est très semblable au premier projet :

Utiliser tous les moyens possibles pour gérer la pénurie d’enseignants. Celle-ci est nourrie par une politique massive de suppressions de postes depuis 2003 (déjà 60 000) qui conduit à des tensions de plus en plus visibles dans les établissements.

Casser le cadre égalitaire de l’Éducation nationale en développant l’autonomie des lycées. Il s’agit de donner un pouvoir accru au chef d’établissement et accroît les inégalité entre les territoires selon un modèle concurrentiel déjà appliqué à l’hôpital (loi Bachelot) et à l’université (loi LRU).

Préparer la concurrence des futurs travailleurs entre eux par l’individualisation des parcours scolaires dans un système éducatif qui n’est plus conçu que comme un prestataire de service (introduction du « livret de compétence »).

 

Le ministre veut pouvoir compter sur le soutien d’une partie des parents d’élèves et des lycéens en agitant le leurre du « suivi personnalisé », revendication historique portée par plusieurs de leurs syndicats, sans apporter aucun moyen pour l’appliquer.

Rejoignez le comité de soutien de Colère et Espoir en Picardie avec Maxime Gremetz, Jean-Paul Legrand, Jean-Luc Tournay

Rejoignez le comité de soutien de Colère et Espoir en Picardie avec Maxime Gremetz, Jean-Paul Legrand, Jean-Luc Tournay  dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif pdf 4pagestrombinoscope.pdf ( le trombinoscope régional et l’edito par Maxime GREMETZ) 

Soutenir la liste “Colère et espoir”

menée par Maxime Gremetz

aux élections régionales de 2010 en Picardie

Tête de liste Aisne : Jean-Luc Tournay

Tête de liste Oise : Jean-Paul Legrand

Tête de liste Somme : Maxime Gremetz

Je soutiens la liste Colère et Espoir menée par Maxime Gremetz

pour les régionales de 2010 en Picardie

 

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SAINT-QUENTIN L’autre visage de Xavier Bertrand (courrier picard du 23-01-2010)

Xavier Bertrand, député UMP, a eu une violente réaction sur le plateau de Public Sénat, face aux questions d’un journaliste du « Courrier picard ». Loin de l’image d’un élu plein de bonhomie. Les réactions pleuvent sur le Net.

Généralement présenté comme quelqu’un plein de bonhomie, Xavier Bertrand a montré un autre visage lors d’une émission télé. Pas vraiment celui du « gentil » que certains lui connaissent. Le 16 janvier, la rédaction de Saint-Quentin du Courrier picard a été conviée par la chaîne Public Sénat à interviewer le secrétaire général de l’UMP, par ailleurs maire-adjoint de Saint-Quentin et député de l’Aisne. L’émission s’appelle Terrain politique ; elle était enregistrée au musée Lécuyer.

Le Courrier picard a volontiers accepté, et délégué son chef de l’édition de l’Aisne, Nicolas Totet. Sans s’attendre, loin de là, à une telle réaction de la part de Xavier Bertrand. Cette émission propose à un journaliste de la presse locale d’échanger quelques minutes avec un responsable politique, exercice inhabituel pour les journalistes de presse écrite. Aussi Nicolas Totet a-t-il été décontenancé face aux « missiles » du pro de la télé.

« Un peu de respect et d’humilité M. Bertrand ! »

Sur le Net, par courrier, dans la rue, les réactions n’ont pas tardé. Ainsi sur le site de Public Sénat : « Quels mépris, arrogance et volonté d’humilier animent M. Bertrand ! En quelques instants, il a humilié publiquement un homme, car avant d’être un journaliste peut-être controversé, c’est un homme. Celui-ci a subi les assauts incessants de notre ministre (NDLR : ex-ministre), très content de lui, réglant ses comptes avec un sous-fifre manifestement. Une telle morgue n’est pas digne de la fonction qu’il assume. Un peu de respect et d’humilité M. Bertrand, votre fonction vous y oblige. »

Autre réaction sur Public Sénat : « Le mépris de Xavier Bertrand n’a eu d’égal que l’apparent malaise du journaliste invité ».

L’Express. fr s’est emparé du sujet, consacrant un long article titré « La mauvaise presse de Xavier Bertrand à Saint-Quentin ». Là encore, des commentaires : « Quand on pense que M. Bertrand se targue d’être un démocrate ouvert au dialogue, on peut avoir peur ! Finalement, il vaudra mieux, pour la droite et la France, un Copé ou un Villepin qu’un Bertrand. J’ai été vraiment mal à l’aise tellement il s’est acharné sur ce journaliste… On aurait dit une furie ! »
Un flot de réactions

Autre point de vue, celui de Lesiberien : « Comment ose-t-on poser une telle question qui équivaut à dire « Pierre André va mourir » suite à l’annonce de son cancer à la gorge (NDLR : aux cordes vocales en fait) lors des vœux à la mairie, qui va le remplacer et comment s’étonner que son ami se fâche à la suite d’une telle question ? » Christophe, de Floirac en Gironde, écrit sur le site du Courrier picard : « Simplement effaré de voir M. Bertrand agresser votre journaliste sur une question certes gênante mais logique. Stupéfiant. »

L’homme de gauche Emmanuel Mousset (PS), enseignant à Saint-Quentin, a consacré un billet sur son blog. Avec un flot de réactions. Exemples : « Quand Bertrand s’explique les yeux dans les yeux avec un journaliste, là c’est honteux parce qu’il est UMP. Ce n’est quand même pas la faute de Bertrand, si le plumitif a été tétanisé et incapable de répondre. » Autre commentaire : « Je ne supporte pas les airs doucereux et la voix mielleuse de M. Bertrand, qui cachent une vraie dureté et un vrai sectarisme. »

Sur la page Facebook du Courrier picard Saint-Quentin, l’émission fait le buzz. Dans la très grande majorité, pour critiquer l’attitude du député, mais pas seulement. Parmi « les amis » de la rédaction, le jeune UMP Édouard Soufflet écrit : « Xavier vient de tuer (sic) le boss du Courrier picard sur LCP, impressionnant il ne savait plus quoi faire notre journaliste (resic). » Le buzz n’est pas terminé.

C.R.

 

source : http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/L-autre-visage-de-Xavier-Bertrand

1 Commentaire

Suppressions d’emploi dans les trois fonctions publiques, casse du statut avec la « mobilité », projet de loi Chatel contre les lycées…

S’unir pour faire reculer le pouvoir en 2010 !

En 2009, la défense des services publics a constitué un point fort du développement de la convergence des luttes. Elle a été au centre des journées de grève et de manifestations géantes des 29 janvier et 19 mars. Une mobilisation s’étendant à toute la communauté hospitalière a affronté la loi Bachelot, adoptée à la faveur de la diversion des élections européennes, et se consolide contre son application. La population a exprimé massivement, par millions, son opposition à la privatisation de La Poste, où se développent aujourd’hui des dizaines de luttes locales contre les « restructurations ». Pour ne citer que ces exemples.

Redoutant la coïncidence des luttes, le gouvernement a reporté son attaque contre les lycées. Elle revient cette année, à peine ripolinée, avec le projet de loi Chatel visant à dégrader l’offre publique d’enseignement, à creuser les inégalités entre établissements…


A nouveau en 2010, 36.000 suppressions de postes de fonctionnaires d’Etat, dont 16.000 à l’éducation nationale sont programmées, 6.000 dans les hôpitaux. 135.000 emplois auront été détruits depuis 2007 : une véritable saignée !

 

C’est à la fois le symbole et l’instrument majeur d’une politique de sabotage des services publics de l’Etat. L’application de la loi prétendument sur la « mobilité » des fonctionnaires en est un autre, cassant un pan du statut de la fonction publique et remettant en cause la garantie de l’emploi. La réforme territoriale, complétant une décentralisation dévoyée, va accentuer la pénurie de moyens, la remise en cause des missions publiques.

La mise en échec du plan de suppressions d’emploi, la défense du statut, l’opposition au projet de loi Chatel, bien sûr la question des salaires peuvent être, dans la multiplicité des attaques tous azimuts, des axes fédérateurs en 2010 des luttes de chaque secteur de la fonction publique contre la casse de ses moyens et de ses missions.

Pour commencer à gagner, à inverser cette politique.

Les prétextes avancés par le pouvoir pour justifier sa politique n’en finissent pas de tomber. Malgré le support massif des media à sa botte, il ne gagne pas la bataille des idées.

 

Comment justifier de supprimer des postes d’enseignants alors qu’il en manque déjà et que le nombre d’élève va augmenter ? Au lieu des gains de productivité annoncés, c’est purement la disparition de missions de service public, par exemple avec la casse de la DGCCRF (répression des fraudes).

Le dogme du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux ne repose sur rien de rationnel. Même Philippe Seguin avait constaté qu’il s’agissait d’une disposition «dictée par des considérations budgétaires de court terme », résultant d’une « démarche purement quantitative » avant de dénoncer le « renchérissement des coûts » lié à l’externalisation de missions au privé.

L’argument de la soi-disant « contrainte budgétaire » tient encore moins après une année de distribution de milliards d’euros aux banques, aux grands groupes privés, au nom de la « crise ».

Juste quelques chiffres éloquents :

Le coût de la guerre en Afghanistan derrière l’OTAN et les USA est prévu à hauteur de 396,7 millions d’euros en 2010, exactement ce que représente la suppression des 16.000 postes dans l’Education nationale.

Le « bouclier fiscal » qui a profité aux plus riches des riches de récupérer 578 millions d’euros (en 2008), soit à peu de choses le déficit fabriqué des hôpitaux publics (575 millions en 2008 – moins en 2009) au nom duquel on ferme structures de proximité, services, emplois…

La baisse de la TVA sur la restauration prive l’Etat de 2,4 milliards d’euros par an pour un bénéfice négligeable sur l’emploi et les salaires. Le gouvernement a accordé un plan d’aide de 6 milliards d’euros aux firmes automobile qui délocalisent de plus bel.

Toujours plus exorbitantes : les exonérations de cotisations sociales patronales atteindront 33,2 milliards d’euros en 2010 !

Les objectifs réels de la RGPP, la « Révision générale des politiques publiques », de la loi sur la mobilité, de la réforme territoriale… sont ailleurs.

Faire récupérer au patronat et au capital des milliards d’euros en cadeaux fiscaux et exonérations.

Externaliser, privatiser toujours plus de nouvelles activités pour nourrir le profit privé, aux dépens du service public. L’attribution du suivi de 320.000 chômeurs pour 470 millions d’euros à des cabinets privés et autres firmes d’intérim, aux dépens du pôle emploi, tourne au scandale. Pour les « libéraux », une activité à l’hôpital public est un coût mais la même dans une clinique privée, c’est un élément du chiffre d’affaires !

Casser les références sociales que comporte le statut de la fonction publique pour tous les salariés du public et du privé.

Casser l’esprit de service public, les principes de neutralité des agents, d’égalité de traitement, de gratuité qui sont antinomiques avec les « valeurs » de la loi du profit. La dégradation extrême des conditions de travail, de la santé au travail, suivant l’exemple de France Télécom résultent grandement du dévoiement du sens du service public. Pensez qu’un service spécial a été créé aux impôts pour solliciter les riches qui ne pensent pas à profiter de leur « bouclier fiscal ». La culture, la recherche fondamentale, les investissements à long terme comptent parmi les premières victimes de cette logique marchande.

Pour toutes ces raisons, les luttes de la fonction publique, de l’ensemble des services publics concernent les salariés du privé, du public, les retraités, les lycéens, les étudiants, peuvent et doivent rassembler très largement.

En cassant le service public, c’est les bases du développement social et économique de notre pays, de son « modèle » social que le gouvernement veut saper.

Les possibilités d’unité d’action contre les suppressions d’emploi, pour l’Education nationale, contre la casse des statuts, avant la nouvelle attaque générale prévues contre les retraites, sont considérables.

Communistes, nous consacrons tous nos efforts à cet objectif. Tout est fait, notamment par la personnification du pouvoir avec Sarkozy, pour détourner l’attention vers des combinaisons politiciennes en vue de 2012.

Pour nous, l’alternative politique se trouve d’abord, actuellement dans les luttes, dans la construction des convergences d’action, de l’unité des travailleurs à la base que les échéances électorales doivent, seulement ensuite, relayer.

 

 

 

ENCADRE:

Le gouvernement fait pression pour imposer sa logique aux collectivités territoriales : la subir ? Y résister, comme les communistes le proposent ?

Ou la devancer, comme Jean-Paul Huchon, président de région sortant d’Ile-de-France :

Extrait de son livre de 2008 « De battre ma gauche s’est arrêtée » :

« Il faudra quand même, un jour, oser poser la question de la régionalisation de l’Education nationale. Je sais bien que je brise, là, un tabou fondamental de la gauche, mais on vient de nous confier les personnels techniques, on va certainement nous confier dans la foulée les personnels administratifs, c’est-à-dire les intendants et les personnes qui font tourner la boutique, qu’est-ce qui empêche que l’on nous confie les professeurs dès lors qu’il existe toujours des programmes élaborés au plan national par une cellule de prospective intelligente de l’Education ? Franchement, je ne vois rien qui puisse s’opposer à cette mutation ! » – p 125

« Il n’y a aucune raison que des milliers de fonctionnaires de la recherche relèvent de l’Etat » – p 137

Qu’est-ce qui peut bien justifier que la municipalité de Bertrand Delanoë externalise la collecte des ordures dans 3 nouveaux arrondissements, supprime 58 emplois dans les services du nettoiement ?

Sarko d’un côté, Chérèque, Aubry… de l’autre: retraites : ne rien céder dans la bataille idéologique qui reprend!

Défense des retraites : ne rien céder dans la bataille idéologique qui reprend!

Le pouvoir a programmé la prochaine étape du démantèlement du système de retraite solidaire par répartition pour le second trimestre 2010, juste après les régionales. Sarkozy l’a annoncé.

Le débat a rapidement démarré. Le pouvoir cherche visiblement à préparer l’opinion publique à de prochains sacrifices. Dans ce cadre, dirigeants politiques et syndicaux commencent à se positionner.  

Dans les Echos du 8 janvier, François Chérèque, secrétaire de la CFDT, invite à remettre en cause le système même : « il faut être lucide : le système créé en 1945 n’est plus adapté ». On se souvient comment déjà en 2003, la CFDT a ouvertement accompagné la loi Fillon 1. Elle récidive. Comment les acquis sociaux qui étaient possibles dans la France en ruines de 1945 ne le seraient plus aujourd’hui ? Chérèque n’y pense pas tant il est soumis aux tenants de l’idéologie dominante. Les pistes qu’il met en avant méritent d’autant plus d’attention et de méfiance.

Il n’écarte pas, tout au contraire, la retraite par points. Ce système est entièrement défavorable aux salariés. Il revient à compter sur le même plan toutes les années de carrières, même les plus mauvaises, alors que le calcul se fait encore sur les 25 meilleures années dans le privé. Quant à la valeur du point, à sa revalorisation éventuelle, elles pourraient être fonction de la situation des caisses et du bon vouloir de leurs gestionnaires. Danger extrême !

Chérèque ne s’émeut de la remise en cause de la retraite à 60 ans que pour les ouvriers qui ont commencé à travailler tôt. Autant dire qu’il se déclare prêt à des négociations de complaisance sur, par exemple, la pénibilité, pour acter une régression générale. Le laissera-t-on servir de cheval de Troie au nom de l’unité des centrales syndicales ?

Les déclarations de Martine Aubry à la radio le 17 janvier ont à leur tour semer le trouble. Dans une de ses réponses, elle a ouvertement envisagé le report de l’âge du droit de départ à la retraite de 60 à 61 voire 62 ans. Elle a ainsi lâché que le PS acceptait l’un des aspects probables de la contre-réforme à venir de Fillon-Sarkozy, avec l’allongement de la durée de cotisation (41 ans en 2012, etc.) et le détournement d’argent public vers des aides à la capitalisation sur les marchés financiers.

Il y en a assez d’entendre parler du « tabou de la retraite à 60 ans » que les media nous invite à transgresser comme un interdit sexuel. De qui se moque t-on ?

Au centre de la question des retraites, il n’y a qu’un élément : la volonté du patronat de remettre la main entièrement sur ce qu’il a dû céder en 1945 : le système solidaire entre salariés actifs et retraités, la part du salaire socialisée, autrement dit la cotisation sociale (les fameuses « charges »). C’est toujours dans l’intérêt du patron, du capitaliste de payer moins de salaire, au travailleur individuel, comme aux travailleurs collectivement. Les travailleurs et leurs représentants n’ont aucune raison de l’accepter.

Au fil des exonérations de cotisations patronales, dont le gouvernement Jospin et Martine Aubry, au nom des compensations des 35 heures, portent une responsabilité écrasante, avant d’avoir ouvert la voie à la droite, les patrons vont profiter en 2010 de 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales dont la moitié de cotisations vieillesse.

Cela fait bien plus que le déficit pour 2009, pourtant année de « crise ».

La défense de la cotisation sociale, lien solidaire entre les travailleurs actifs et retraités est au cœur de la défense de notre système. Il n’y a pas à transiger !

Si les taux sont insuffisants pour garantir le pouvoir d’achat de nos aînés, il faut les monter au lieu d’alimenter les profits et les dividendes des nantis, en commençant par remettre en cause les allègements qui n’ont alimenté que les profits mais créé aucun emploi (voir même les rapports de la Cour des comptes de feu Philippe Seguin).

Il est d’une importance capitale, notamment pour les communistes, dont l’apport fut décisif dans la conquête de notre système de retraite, d’être intransigeants.

Les dernières années ont montré la profondeur des interrogation au sein de la direction de la CGT et notamment du responsable aux retraites, Jean-Christophe Le Duigou, économiste qui se dit plus marxiste mais « keynésien ».

L’objectif, affiché par la CGT, d’une retraite à 60 ans avec un taux de remplacement de 75% pour tous est tout à fait louable. Mais comment est-il financé si la référence au travail, aux années de cotisations, aux 37,5 ans sont abandonnés ?

Il n’est de création de richesse que par le travail, de revenu légitime pour les travailleurs que par le salaire. C’est la base de notre système. Qui va payer les sommes correspondant aux années d’études, de formation, comme c’est proposé ?

L’expérience des grandes luttes de 2003, puis de celles pour les régimes spéciaux que le pouvoir avait la nécessité d’abattre pour reprendre l’attaque sur le régime général, a suscité un trouble chez beaucoup de camarades cégétistes. Sur le fond et sur la forme.

Pourquoi ces journées d’action si espacées en 2003 ? Pourquoi cette recherche de l’unité avec la CFDT malgré les désaccords de fond ? Pourquoi en 2007, cette acceptation, venue d’en haut, de négociations sur la base de la remise en cause de l’essentiel des régimes spéciaux, notamment des 37,5 annuités ?

Le débat, les interrogations sont revenus au récent congrès de la CGT à propos de la « maison commune » des retraites proposée par Le Duigou devant le risque de rabaissement à un plus petit dénominateur commun, de la  déconnection entre retraite, cotisation et travail. 

Ces débats sont ouverts dans le monde syndical comme politique. Ils sont d’actualité et même pressants.

La « crise » et la chute des bourse aura montré à quel point la capitalisation, prélevée sur le salaire net, est un leurre même au niveau de l’Etat avec le Fonds de réserves pour les retraites qui accuse 12 milliards d’euros de moins-values.

Mais sur cet aspect, comme sur les autres, la bataille idéologique ne fait que commencer et va se tendre.

Communistes, nous saurons être fidèles aux acquis de nos anciens. Parce qu’ils sont plus actuels et progressistes que jamais !

Droit à la retraite au plus tard à 60 ans pour tous ! Retour au calcul sur les 10 meilleures annuités de 37,5 ! Financement centré sur la cotisation sociale, entièrement rétablie 

Le cas espagnol est, sur bien des points, précurseur avec la « Gauche unie » effaçant le PCE, du « Front de gauche » en France. Au bout de 23 ans, le résultat est accablant pour le PCE. La stratégie électoraliste, même parée de « radicalité » et « d’anticapitalisme », a conduit a détruire l’organisation de classe et de masse, dont les travailleurs, le mouvement syndical, le pays ont besoin. Des signes de réveil communiste, de renforcement du PCE, contre IU, annoncent une évolution encourageante.

 L’expérience Izquierda Unida n’a laissé aux communistes espagnols qu’un désert

Article d’AC  pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

            9 mars 2008, le soir des élections législatives, le verdict tombe: 3,8% pour Izquierda Unida (la « Gauche unie »), encore moins qu’en 2004. Alors que la crise du capitalisme touche de plein fouet les travailleurs, que le PSOE poursuit sa dérive libérale, IU s’écroule.

Soutien inconditionnel au PSOE localement mais silence sur la politique libérale qu’il mène nationalement, appareil d’élus pléthorique mais absence dans les mouvements sociaux, mouvement « unitaire » mais sans autre organisations à unir que le Parti communiste d’Espagne (PCE) tout en pratiquant une chasse aux sorcières contre les communistes : Izquierda Unida a poussé toutes ses contradictions à leur paroxysme.

L’expérience Izquierda Unida (« Gauche unie »), après 23 ans d’existence, semble avoir fait son temps.

En son sein, les « anti-communistes » menés par l’ancien leader de IU, Gaspar Llamazares, parlent de fonder un nouveau mouvement politique, « La Gauche » ou « La Nouvelle Gauche » qui couperait définitivement les ponts avec le passé communiste.  Les « communistes » essaient de sortir le PCE du piège dans lequel il s’est enfermé avec IU.

Entre les deux, une bonne partie de l’appareil s’accroche aux tentatives de refondation d’IU engagées par son coordinateur général, Cayo Lara et encouragée par le Parti de la gauche européenne (PGE).

Le 18ème congrès du PCE en novembre 2009 a confirmé une évolution vers la reprise d’autonomie mais sans trancher définitivement. Les membres du PCE resteront-ils prisonniers d’une formation qu’ils ont eux-mêmes créée, enfermés dans les calculs politiciens, les perspectives électoralistes et les projets de recomposition politique à la remorque de la social-démocratie?

Comment en est-on arrivé là? L’expérience espagnole ne peut que retenir l’attention des communistes français. 

Au début était l’eurocommunisme 

            Au sortir de la dictature, le Parti Communiste d’Espagne incarne le parti de la Résistance, il est un parti de masse (plus de 200 000 militants en 1977) et un parti de classe, lié organiquement au syndicat des Commissions Ouvrières (CC.OO) dont le secrétaire-général est alors le dirigeant communiste Marcelino Camacho. 

Mais en particulier sous l’impulsion de son secrétaire général, Santiago Carrillo, le PCE va vite embrasser un nouveau cours, clairement réformiste.

Cette évolution s’inscrit dans le mouvement eurocommuniste, promu par l’Italien Berlinguer et dont Carrillo va se faire le théoricien avec son livre Eurocommunisme et Etat. Les partis communistes sont invités à se démarquer radicalement des régimes socialistes d’Europe de l’Est jusqu’à les condamner. Carrillo les incitent à participer de manière constructive à la création d’une autre Europe, à renoncer à la perspective de rupture révolutionnaire pour faire le choix du dépassement réformiste du système capitaliste, à privilégier pour cela le champ des institutions, à concentrer leurs efforts sur les échéances électorales et sur la lutte parlementaire, à rechercher une hégémonie sur ce terrain, dans la pratique, par la participation aux exécutifs locaux et nationaux dans le cadre de l’union de la gauche.

Ce bréviaire du réformisme va inspirer la ligne du PCE de 1978 à 1982, et va aboutir, paradoxe apparent, à un désastre électoral. Alors que Carrillo avait lancé la « rénovation » du PCE pour décoller électoralement, il contribue à l’affaiblir dramatiquement. Ayant obtenu près de 10% des voix en 1977 et 1979, le parti tombe à 4% en 1982. L’échec de Carrillo emmène à son remplacement en 1982 par Iglesias, la suite de ses dérives à son expulsion en 1985. Carrillo doit alors mener son projet à bien à l’extérieur du PCE. Il fonde un nouveau Parti avec une fraction du clan dirigeant eurocommuniste, le Parti des Travailleurs d’Espagne, qui est un échec cuisant. La direction du nouveau parti rejoint en bloc le PS, excepté Carrillo, à cause de son engagement communiste antérieur.



Comment les militants communistes ont été trompés par la nature du projet Izquierda Unida


            Carrillo avait entrepris la mutation idéologique du PCE ses successeurs vont engager la transformation, autant dire le dépassement de l’organisation PCE elle-même.

Critiques de gauche de Carrillo (les radicaux dont Iglesias et Anguita) et critiques de droite (les rénovateurs) se rejoignent sur un point: le PCE est arrivé au bout de son histoire, une nouvelle formation devait naître de ses cendres. Prenant pour arguments le mauvais résultat de 1982 et la signature d’un appel par une dizaine d’organisations pour la sortie de l’Espagne de l’OTAN en 1986, la direction du PCE lance une plate-forme unitaire de gauche. Les organisations signataires décident de concourir ensemble aux élections législatives suivantes. Izquierda Unida-IU est née.

Pour calmer les craintes des militants du PCE de voir leur parti disparaître, la direction du PCE développe l’argumentation suivante :

-                    IU est présentée comme une coalition électorale et non une nouvelle organisation politique, les partis conservant leur autonomie organisationnelle. Ils ne sont censés se rassembler que de manière ponctuelle et conservent le droit de sortir de la coalition. Renforcement organisationnel du parti et rassemblent électoral derrière IU ne seraient pas contradictoires.

-                    IU est présentée comme la réponse à la nécessité d’une dynamique unitaire. Les élections de 1982 ont nourri une pédagogie du déclin: le parti serait trop faible pour peser tout seul, pour rassembler des voix. La dynamique unitaire se transformera en dynamique électorale qui permettra d’atteindre une masse critique permettant de faire basculer le centre de gravité de la vie politique espagnole à gauche. Peu importe que IU n’ait pas de définition idéologique ni de but clair, l’important c’est le mouvement, aller de l’avant.

-                    L’indépendance par rapport au PS. IU, assurent ses promoteurs, ne sera pas un appendice du PS, ni sa caution de gauche. Il maintiendra son autonomie, critiquera le PS nationalement quand cela est nécessaire, refusera de dépendre de lui localement pour conquérir des places institutionnelles. Les seules alliances possibles seront ponctuelles et basées sur un contenu.

Ce discours rassure mais il est déjà marqué par la centralité de la question électorale et par l’absence totale de toute référence aux luttes. Héritiers en cela de l’eurocommunisme de Carrillo, les fondateurs d’IU vont auréoler leurs visées institutionnelles et électorales d’une phraséologie radicale et anti-PSOE.

De la coalition électorale à la création d’une nouvelle organisation politique

Izquierda Unida est lancée pour les élections de 1986, mais obtient un mauvais résultat (4,63%). En 1986, Izquierda Unida est bien unitaire, elle peut sembler radicale. Mais unie autour d’un projet de société clair et alternatif, elle ne l’est pas et ne le sera jamais. Il suffit de voir la composition même de la coalition: monarchistes alternatifs et républicains de gauche, « marxistes-léninistes » ayant quitté le PCE et rénovateurs qui y sont restés, humanistes et sociaux-démocrates: Izquierda Unida est un fourre-tout d’organisations groupusculaires, tout sauf une organisation révolutionnaire.

 Bien que le PCE représente 9/10ème des membres de Izquierda Unida, les autres organisations servent d’alibi à la participation électorale sous une autre bannière que celle du parti. L’illusion unitaire ne perdurera pas. Entre 1987 et 1989, quatre des sept organisations fondatrices quittent la coalition, craignant que celle-ci ne porte atteinte à leur autonomie. Elles voient juste, à l’approche des législatives de 1989, Izquierda Unida est transformée en un « mouvement politique et social » et récupère l’ensemble des compétences politiques et électorales, et à terme toutes les compétences des partis fondateurs. Une organisation politique parallèle au PCE est ainsi créée. IU n’a déjà plus rien d’une simple coalition électorale.


Un moteur purement électoral et institutionnel

Et le résultat électoral remporté par IU va étouffer toute contestation au sein du PCE: plus de 9,07% en 1989 et 17 sièges, 9,55% en 1993 et 18 sièges et enfin 10,54% et 21 sièges en 1996. Entre temps, le parti réalise un score historique aux européennes de 1994 avec 13,44% des voix.

Izquierda Unida est à son apogée, mais son succès, purement électoral, est dû – outre l’attrait pour le nouveau et l’illusion unitaire – à la conjonction de deux facteurs conjoncturels exceptionnels: le niveau de la colère contre le gouvernement social-libéral de Felipe Gonzalez et la personnalité charismatique du leader de IU, Julio Anguita. Le maire de Cordoue parle bien et ne mâche pas ses mots, il peste contre les socialistes et sait prendre un langage de lutte. Il devient même, un temps, la personnalité politique préférée des espagnols.

Sur un point aussi, Anguita est inflexible : l’indépendance par rapport au PS. IU ne conquerra aucune municipalité si elle doit dépendre du PS, elle ne taira pas son opposition. Anguita reprend la théorie italienne du « sorpasso ». Selon lui, il existerait deux gauches en Espagne: une social-démocrate et réformiste, et une autre radicale et révolutionnaire. La dynamique de rassemblent anti-capitaliste portée par IU permet d’envisager le dépassement électoral (sorpasso) de la gauche social-démocrate par la gauche radicale. Une fois que la gauche radicale aura pris le leadership de la gauche espagnole, elle imposera son programme et ses idées à l’ensemble de la gauche.

Mais quel programme de IU, quelles idées? Unis autour du plus petit dénominateur commun idéologique (la gauche) et galvanisés par une perspective électoraliste et institutionnelle (le sorpasso): IU n’est ni la gauche radicale ni la gauche révolutionnaire décrite par Anguita.


Un château construit sur du sable: démolition de l’organisation du PCE et épuisement de la dynamique électorale 

Cet « âge d’or » d’Izquierda Unida cache la réalité la plus préoccupante. IU rompt le lien entre les communistes et le mouvement ouvrier et l’organisation communiste entame sa décomposition.

Les dirigeants communistes historiques sont écartés du syndicat des CC.OO et sont remplacés par des nouvelles têtes apolitiques (réformistes). L’organisation du PCE à l’entreprise disparaît tandis que les effectifs du Parti fondent (à peine plus de 50 000 militants à la fin des années 1980). En déstructurant le PCE, IU sape, paradoxalement, les bases de son succès. Le recul du PCE, seule organisation de masse à la fondation de IU, seule organisation restante au début des années 2000, ne peut qu’aboutir à l’affaiblissement électoral de IU. IU se révèlera être un château construit sur du sable.

Anguita a-t-il sciemment démoli l’organisation du PCE pour mieux pouvoir liquider un parti qui faisait obstacle à son rêve d’un nouveau mouvement radical et anti-capitaliste? Rien n’est moins sûr diront ces partisans. Pourtant, en 1994, il est avéré que Anguita avait préparé un discours annonçant la dissolution du PCE devant les militants réunis lors de la fête du PCE. Seules les réticences exprimées par une partie de la direction de IU et du PCE, craignant une rébellion de la base, l’a contraint à faire marche arrière. Dans le même temps, l’opposition affichée d’Anguita aux positions liquidatrices exprimées par le courant Nouvelle Gauche, dont les leaders rejoindront en 1997 le PSOE, lui donnent la légitimité de dirigeant « communiste » d’Izquierda Unida.

Dans la période suivante, le roi est nu face au redressement du PSOE et au retournement des médias. Le PS se refait une virginité politique dans l’opposition à partir de 1996 tandis que les médias accusent Anguita, avec sa rhétorique anti-PSOE, d’avoir facilité l’arrivée au pouvoir par Aznar et le Parti populaire. C’est la théorie de la « pince », Gonzalez, le socialiste, pris dans la tenaille d’Anguita, le radical de gauche, et d’Aznar, l’homme de droite.

Izquierda Unida ne s’en remettra pas. Aux Européennes de 1999, le score est divisé par trois par rapport à 1994 (5,77%). Aux législatives de 2000, le résultat est catastrophique (5,45%). Affaibli également par des ennuis de santé récurrents, Anguita cède la main sur un constat d’échec. Il laisse à son successeur, Gaspar Lllamazares, le soin de redéfinir la stratégie d’IU.


La boucle est bouclée


L’illusion du « sorpasso » s’est effondrée : IU ne concurrencera jamais pas le PSOE sur son terrain électoral. Succès électoral en feu de paille, PCE en ruine : IU ne survit plus que par son appareil d’élus, en péril.

Du coup, Llamazares opère, logiquement, un virage à 180 degrés. IU est structurellement amenée à se ranger inconditionnellement derrière le PSOE : soutien aux politiques social-libérales du gouvernement Zapatero dès 2004, participation aux exécutifs locaux socialistes afin de consolider ses positions institutionnelles. Dans le même temps, Llamazares contractait des alliances régionales contre-nature avec des formations écolo-nationalistes en Catalogne et aux Asturies, enfoncé dans des calculs opportunistes.

La boucle est bouclée, le discours présenté aux militants du PCE en 1986 est contredit point par point. La dynamique s’est essoufflée depuis longtemps. D’unité il y en a plus depuis le départ de tous les groupes et groupuscules opportunistes (le PASOC et Gauche Républicaine quittent IU en 2001 et 2002). La coalition électorale est devenue parti politique supplantant le PCE. Enfin, la conception d’IU s’est révélée conduire de l’indépendance proclamée par rapport au PSOE à la soumission inconditionnelle.

Ce dernier virage ne fait que discréditer davantage IU qui baisse encore en 2004 (4,96%) et en 2008 (3,77%). Llamazares déjà affaibli lors des « primaires » de 2007 où il ne réalise que 62% des voix face à la secrétaire du Parti Communiste du Pays Valencien, Marga Sanz est renversé lors de l’Assemblée Fédérale de 2008 où la ligne « Renforçons le Parti Communiste d’Espagne » l’emporte avec 44%. Cayo Lara qui s’inscrit plutôt dans la lignée historique de Julio Anguita succède à celui qui était perçu par les communistes comme un liquidateur et un anti-communiste.

Mais ce changement est encore bien loin de marquer le « renforcement du PCE » tant le bilan est sans appel: 22 ans de IU ont laissé un désert.


Comment renforcer le PCE dans le désert laissé par IU ? 

Car le PCE est, au début des années 2000, plus affaibli que jamais. A peine 10 000 militants dans tout le pays (12 000 aujourd’hui), dont la moitié pour l’Andalousie où l’organisation a moins souffert grâce au maintien d’une ligne communiste. IU a coupé le PCE des luttes sociales et des lieux de travail. Exemple extrême, les militants communistes ne pouvaient même plus participer aux manifestations avec le drapeau du PCE sous peine d’exclusion. L’enchevêtrement des deux organisations parallèles – PCE et IU – a créé des situations inextricables et cocasses, nuisant dans tous les cas à la vitalité du Parti communiste. Dans certaines régions (Asturies et Castille-Leon par exemple), les fédérations d’IU en sont arrivées à expulser les fédérations communistes qui les avaient elles-mêmes créées!

Au XVIIème Congrès du PCE, la direction du parti prenait acte de la dérive social-démocrate d’IU et tirait le bilan des erreurs commises au nom de l’unité. Le Parti a apporté son soutien aux fédérations communistes malmenées par les appareils d’IU, annoncé la récupération de l’ensemble des compétences du PCE, exceptées les élections. Un processus de reconstruction du PCE est engagé.

Depuis 2005, le PCE tente de se réimplanter dans les entreprises, impulse et participe aux luttes des travailleurs. Le travail effectué dans certaines régions (Andalousie, Pays Valencien, Castille-Léon etc.) porte ses fruits en termes de croissance des effectifs militants et de revitalisation des organisations de base.

Le XVIIIème Congrès qui s’est tenu en novembre 2009 a confirmé cette orientation mais toujours sans sonner l’heure de la sortie d’Izquierda Unida.

 

Mais le débat est enfin ouvert, porté notamment par plusieurs membres de la direction nationale du PCE et le journal La Republica. Les bouches s’ouvrent. Aussi difficile soit-il, le bilan de vingt-trois ans de démolition de l’organisation communiste commence à être tiré. Des anciens camarades reviennent. La rupture avec IU, et non la transformation de IU, la priorité absolue à accorder aux luttes et au renforcement de l’organisation apparaissent de plus en plus comme des nécessités.

Aujourd’hui, alors que le modèle libéral espagnol, promu par les gouvernements socialistes et conservateurs successifs, est en crise, que la colère des travailleurs espagnols monte face au chômage massif, aux gels des salaires, à la casse des acquis sociaux, à la précarisation du travail, le mouvement social est au plus bas et la paix sociale est paradoxalement assurée par les deux syndicats, le socialiste UGT, et l’ancien syndicat communiste passé entre les mains des réformistes, les CC.OO.

cartel_CRISIS_PCE.png Les militants du PCE ressortent leur drapeau de la poche, réinvestissent le terrain des luttes, reparaissent aux portes des entreprises. La direction du PCE a lancé la campagne de masse « Pour que les travailleurs ne paient pas la crise » qui a permis au parti de renouer avec le terrain revendicatif.

Il a organisé une manifestation nationale à Madrid le 12 décembre dernier. Les communistes sont toujours là, mais ils ont perdu 23 ans. L’état du mouvement ouvrier et de la lutte des classes en Espagne s’en ressent durement.

Tout cela au nom de « l’Izquierda Unida », de la « Gauche Unie » dépassant, non le capitalisme, mais la lutte des classes et le parti communiste.

Par Vive le Parti Communiste Français

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de -Conseil national du PCF – 15 janvier 2010

J’entends dans le rapport et dans l’intervention de Marie-George cette invitation: « le temps viendra pour l’analyse, maintenant tout pour la campagne ».

C’est trop facile de placer les communistes devant le fait accompli. Et c’est impossible.

A huit semaines du scrutin, dans plusieurs régions, les tractations politiciennes se poursuivent encore. Celles pour les places éligibles au 2ème tour vont bientôt commencer.

Les communistes ne peuvent pas se lancer dans la campagne comme si de rien n’était. Presque partout – j’entends les exceptions comme le Nord-Pas-de-Calais – la préparation des listes a suscité malaise, colère, divisions, dans le parti.

En Ile-de-France, nous avons des communistes présents sur trois listes différentes alors qu’il n’y a pas de liste communiste. Je rappelle que cinq têtes de liste départementale du « Front de gauche » sur huit ont été cédées à nos « partenaires ».

Les communistes ne peuvent pas davantage faire semblant d’ignorer les prétentions (a priori démesurées) et les calculs de Mélenchon. Il les proclame partout.

Il y a à peine quelques semaines, il proposait à Cohn-Bendit une combine à la radio, au nom du « Front de gauche », presque en notre nom.

Mélenchon a un projet d’OPA, hostile, sur le PCF. Les communistes ne peuvent pas s’abstenir de la repousser, y compris et même notamment pendant la campagne électorale. Comme ils ne peuvent pas ne pas s’interroger sur la stratégie qui amène la direction à lui ouvrir le chemin avec tant de complaisance.

Dans l’ordre normal des choses, les campagnes électorales sont un moment pour relayer la politique du parti.

Pour ces régionales, après déjà les européennes, c’est l’inverse : les élections servent d’instrument pour tenter [presque coûte que coûte] de faire passer une autre stratégie politique, celle de la recomposition électoraliste rimant avec la décomposition du PCF.

Aussi, pour préserver l’avenir du Parti, la campagne ne peut se concevoir que comme une campagne visible, identifiable du PCF. Sur la forme de façon indispensable mais surtout sur le fond. Et le fond doit être les propositions et les actions qui font l’utilité du vote communiste.

Les négociations politiciennes font perdre de vue à certains l’ampleur des luttes qui se poursuivent et se développent dans le pays, contre la politique du gouvernement. La bataille pour le service public de La Poste se poursuit malgré le vote du Parlement. Nous étions ce matin même avec les grévistes, majoritaires, de notre centre de distribution de Paris 15. Les agents de la RATP analysent l’épisode du RER A, en tirent les enseignements. La combativité ne baisse pas. Pareil pour les hôpitaux où les conditions de convergence qui existaient contre la loi Bachelot existent contre son application. Les camarades des Hauts-de-Seine mentionneront sans doute le succès de la grève, de toutes les catégories, de plus de 20 jours à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne.

La manifestation des Contis à Amiens, telle qu’on vient de la relater ici, fait réfléchir. Communistes, nous ne pouvons pas nous contenter d’être présents « aux côtés » de ceux qui luttent. Notre raison d’être, c’est de contribuer, sur la base d’un contenu politique, à ce que les luttes gagnent, construisent l’alternative, c’est de rechercher les convergences de lutte, l’unité d’action.

Tout le contraire de la démarche ouvertement électoraliste de Mélenchon, pour ne citer que lui mais on pourrait citer certains soi-disant « anticapitalistes », qui renvoie tout à 2012.

La situation politique, dans le moment de la campagne des régionales, invite à développer des axes de luttes pour l’hôpital, contre les agences régionales de santé, pour les transports publics, contre la logique de la concurrence et des appels d’offre (comme l’a mentionné le rapport), pour les lycées contre la loi Chatel, etc. 

Dans la même période, une grande bataille idéologique reprend sur la question des retraites. Après avoir sabordé le système solidaire, le patronat et le pouvoir veulent le couler, essayer d’en finir notamment avec la cotisation sociale. Force est de constater que certains comme Chérèque leur emboîtent déjà le pas. Notre rôle est essentiel dans cette lutte.

Une réflexion pour finir sur un article de l’Huma de ce matin à propos des dissensions internes graves au sein de die Linke en Allemagne. Plusieurs expériences étrangères doivent nous alerter. En Espagne, la « Gauche unie », Izquierda unida, après une illusion électorale passagère, suivie d’une dure retombée, a presque tué le PCE. En Allemagne, dans des conditions très spéciales, die Linke a fait un bon score électoral. Mais les problèmes de fond ressurgissent déjà. Dont le plus grave : l’affaiblissement des partis communistes.

Liste des manifestations et rassemblements du 21 janvier 2010 (en cours)

Aisne : Laon: rassemblement à 10h00 cité administrative, manifestation jusqu’à la Préfecture puis à 15h30 devant la mairie de Saint-Quentin à l’appel des syndicats signataire du texte national, afin de déposer une motion.

 

•(01) Bourg en Bresse: manifestation à 14h30 au Champ de foire.

•(03) Moulin: 15h, Conseil Général. •

(05) Gap: Rassemblement à 10h devant la cité Desmichels et devant l’IA (pour l’Education). Convergence au rond point du Cèdre (création d’une zone franche anti RGPP) puis défilé jusqu’au Conseil Général. •

(06) Nice: 9h, Place Masséna. •

(08) Charleville-Mézières: rassemblement à 10h30 Place Ducale. Manifestation jusqu’à la Préfecture.

•(09) Foix: 14h, Allées de Villote.

•(13) Marseille: rendez-vous à 10h30 devant l’inspection académique. Le cortège se rendra à la mairie de Marseille en passant par la Canebière et le Vieux-Port. Il sera rejoint par le cortège unitaire des retraités. Une manifestation unitaire est également organisée à Arles.

•(14) Caen: ◦AG « fonction publique » à 9h à l’université. ◦Manifestation 11h, Place du Théâtre direction Préfecture. ◦AG « lycées » l’après-midi. •

(16) Angoulême: 10h Place de la Gare. •(18) Bourges: 10h30, Place séraucourt. •

(18) Vierzon: 10h30, forum République St-Amand : devant l’Hôpital. •

(20) Ajaccio: rassemblement à 10h, Préfecture

•(21) Dijon: ◦14h : AG Education à la Bourse du travail de Dijon ◦15h30 : à l’issue de l’AG, RV place Wilson pour départemental en cortège ◦16h30 : rassemblement place du Bareuzai pour manifestation (avec tractage en direction des usagers des services publics).

•(22) Saint-Brieuc: rassemblement et manifestation à 10h30 Place de Robien.

•(23) Guéret: 9h. Centre de Gestion de la Fonction publique territoriale de la Creuse.

•(24) Périgueux: ◦10h. AG-DEBAT en intersyndicale sur les services publics, Grande salle de la Bourse du travail. ◦11h. 30 manifestation.

•(25) Besançon: manifestation à 14h Place de la Révolution. AG Fonction publique (horaire et lieu sur http://www. sd25. FSU. fr/) •

(25) Montbéliard: AG Fonction publique : 10h15 Ateliers municipaux (Faubourg de Besançon).

•(26) Valence: manifestation à 14h30 Champ de Mars. •(27) Évreux: Manifestation à 14h 30, Préfecture.

•(28) Chartres: Manifestation à 14h 30, Place des halle.

•(29) Brest: 10h30, place de la Liberté. •(29) Quimper: 10h30, Préfecture : place de la Résistance

•(29) Morlaix: 10h30, Sous Préfecture.

•(30) Nîmes: Manifestation à 14h30, Maison Carrée. Initiative prévue le matin à Alès. AG Fonction Publique le soir à Nîmes.

•(31) Toulouse: ◦12h-14h Convergence des différents secteurs Place du Capitole avec stands d’accueil et de débats, diffusion de tracts, prises de parole. ◦14h: manifestation unitaire

•(32) Auch: manifestation 10h Escaliers d’Etigny.

•(33) Bordeaux: Rassemblement place de la République à 11h, défilé jusqu’à la Préfecture.

•(34) Montpellier: 14h30, rassemblement pour manifestation au départ du Peyrou.

•(35) Rennes: Rassemblement 11h devant la Préfecture de Région, rue Martenot. Manifestation jusqu’à Esplanade Général de Gaulle avec des haltes et des interventions devant des services publics (Education nationale, Trésor-Impôts, DRAS, Poste).

•(36) Châteauroux: Rassemblement 10h00 place de la République. Puis manifestation avec notamment les salariés du privé de MEAD qui connaissent une 2ème vague de licenciements (162) et la fermeture définitive de l’usine.

•(37) Tours: 10h, lieu?

•(38) Grenoble: départ à 14h de la gare SNCF.

•(39) Dole: 10h Place Barberousse

•(39) Lons-Le-Saulnier: 14h30 Place de la Liberté.

•(40) Mont-de-Marsan: 10h30, Place de la Caserne Bosquet (Maison des Syndicats).

•(42) Saint-Étienne : ◦AG à 8h45 à la Bourse du Travail. ◦Manifestation à 10h30 (Bourse- Préfecture) ◦Audience auprès du Préfet à 11h45 Lecture de la plateforme unitaire devant la Préfecture.

•(43) Puy-en-Velay: 11h, Conseil Général.

•(44) Nantes: manifestation, Préfecture, 10h30.

•(45) Orléans: manifestation à 10h30 Place du Martroi.

•(46) Cahors: Rassemblements à Cahors à 10h00. Devant la mairie pour les personnels territoriaux, Place Charles de Gaulle pour les autres. La manifestation, au départ de la Place Charles de Gaulle rejoindra la mairie et le cortège se rendra à la Préfecture.

•(47) Agen: ◦10h Assemblée générale Education à l’IUFM. ◦12h pique nique à l’IUFM. ◦14h manifestation au départ de la place de la Préfecture.

•(48) Mende: Manifestation 11h La chicanette. •

(49) Angers: Assemblée Générale à 9h00, suivie d’une conférence de presse et d’une manifestation en direction de la Préfecture.

•(51) Reims: 10h, lieu? •

(52) Chaumont: Assemblée débat à 14h Marché couvert de Chaumont Avec les 3 fonctions publiques : enseignement, hôpitaux et collectivités territoriales. puis dépôt motion à Chatel des employés communaux pour le Maire, des enseignants pour le ministre et des hospitaliers pour le président de du CA de l’hôpital de chaumont Usagers des services publics invités manifestation en fonction du monde.

•(54) Nancy: rassemblement à 14h30 Place Dombasle.

•(55) Bar-le-Duc: rassemblement à 14h30 Préfecture, puis manifestation ves l’Inspection d’Académie covoiturage à partir de Verdun parking du 8 mai départ 13h30.

•(56) Lorient: 11h, Sous-Préfecture.

•(57) Metz: départ de la manifetsation à 14h00 de la place de la gare.

•(58) Nevers: manifestation au départemental de la Préfecture à 15h.

•(59) Lille: manifestation à 14 h 30 au départ de la Porte de Paris.

•(62) Béthune: 10h15, Sous-Préfecture.

•(62) Boulogne-sur-Mer: 10h15, Sous-Préfecture.

•(62) Lens: 10h15, Sous-Préfecture.

•(63) Clermont-Ferrand: 10h, Place Delille.

•(64) Bayonne: 10h30, Place Sainte-Ursule.

•(64) Pau: 11h, Complexe de la République.

•(66) Perpignan: Manifestation 10h Place de la Victoire.

•(68) Mulhouse: 16h, Place de la Réunion.

•(69) Lyon: Manifestation à 10h30 Place Jean Macé (Lyon 7) pour aller vers la Préfecture.

•(70) Vesoul: manifestation à 10h Place Edwige Feuillères.

•(71) Mâcon: 16h à la Cité Administrative.

•(72) Le Mans: 10h30, Maison des Syndicats.

•(73) Chambéry: Manifestation à 14h au départ de la Place de la Sasson.

•(75) Paris: départ de la manifestation à 14h30 place de la République, en direction de Richelieu-Drouot.

•(76) Rouen: ◦rassemblement à 10h30 Cour Clémenceau pour manifestation. ◦AG à 14h30 à la Halle aux Toiles. •(76) Dieppe: ◦9h00 AG Éducation, Maison des Associations ◦10h30, rassemblement à la Sous-Préfecture pour manifestation.

•(76) Le Havre: ◦9h00 AG Éducation, Franklin. ◦10h30 rassemblement au Cercle Franklin pour manifestation. ◦14h00 à Franklin, AG Fonction publique.

•(79) Niort: ◦Rassemblement des personnels de l’Education à 11h devant l’Inspection Académique. ◦Manifestation fonction publique à 11h30 Place de la brèche.

•(80) Amiens: ◦rassemblement à 10h au Lycée Robert de Luzarches. ◦rassemblement à 14h00, Hôtel de ville.

•(82) Montauban: 14h30, Place des Fontaines.

•(83) Toulon: 10h30 Place de la liberté.

•(84) Avignon: 10h, Cours Jean Jaurès/Cité Administrative/Mairie.

•(85) La-Roche-sur-Yon: 14h, Préfecture.

•(86) Poitiers: rassemblement à 11h30 devant la Préfecture.

•(88) Épinal: ◦9h Bourse du travail. Assemblée des grévistes toutes fonctions publiques. ◦11h manifestation RDV Préfecture.

•(89) Auxerre: ◦AG à la Maison des Syndicats à 10h30 ◦manifestation à 11h45, avec les lycéens (lieu?).

Conseil national du PCF – 15 janvier 2010-Intervention de Corinne Bécourt, fédération de l’Aisne

La défense de l’industrie en France, dans toutes les branches, de l’emploi industriel doit être une priorité nationale. Cela apparaît encore plus nettement dans notre région.

Fin novembre, sur les trois départements de Picardie, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits, classés en catégorie A, s’établissait à 90 063, en hausse de 25% en un an.

Pour ne citer que trois entreprises: Nexans dans l’Aisne, Goodyear dans la Somme, Continental dans l’Oise illustrent la situation.

D’un côté, le patronat industriel expérimente toutes les méthodes, pressions, chantage, illégalité pour imposer des formes d’exploitation invivables, supprimer des emplois et à court terme des activités en France.

De l’autre, les salariés avec leurs syndicats, résistent avec courage et détermination, mobilisent la population, marquent des points importants. Mais il manque quelque chose.

Les responsabilités politiques sont directement posées. Nexans a reçu 58 millions d’euros en juillet du « Fonds stratégique d’investissement » créé par le gouvernement mais liquide les 220 ouvriers de Chauny en décembre.

Lors de la manifestation de soutien aux Contis, le 13 janvier à Amiens, nous avons beaucoup discuté.

La situation d’abord qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est celle-ci : ils sont actuellement payés à 65% de leur salaire ; l’entreprise démonte les machines pour les envoyer en Roumanie ; les 1200 lettres de licenciements sont tombées. 1200 VIES BROYEES !

Ensuite, j’ai été frappée des réactions, au milieu de la foule, vis-à-vis des responsables politiques de gauche qui ont pris la parole. Elles étaient sceptiques, dures, même si leur présence était appréciée en même temps.

Le rejet de ce que représentent les dirigeants politiques était facilement palpable mais pourtant j’ai perçu l’attente d’une vraie alternative politique. Je n’ai peut-être jamais autant distribué d’autocollants avec le marteau et la faucille.

La démarche nationale du Front de gauche, ne répond pas à ces attentes. Là où il y a besoin de clarté, de repères, de propositions de lutte, elle fait tout comme si on voulait brouiller les pistes. Je ne vous referai pas mon intervention à ce sujet du dernier CN.

Pour les régionales en Picardie, la situation est encore plus confuse qu’ailleurs. Il y a des communistes éparpillés sur 5 listes de « gauche ».

Je regrette que des partisans du Front de Gauche aient préféré l’union avec des groupuscules au rassemblement des communistes de Picardie, avec comme seul argument préalable, « tous sauf Gremetz et les Communistes en Somme ».

Pourtant, ils avaient fortement participé au succès du Parti en 2004, 11%, le meilleur score national. Reprenant les mêmes orientations communistes suivies depuis 2004, la liste « Colère et Espoir » cherche à réitérer ce résultat et à maintenir l’audience communiste.

Il y a des faits encourageants. A Saint-Quentin, une quinzaine de jeunes des 5 lycées sont venus à la rencontre de notre section. Des jeunes décidés, engagés. Leur geste était mûrement réfléchi. Une nouvelle JC s’est constituée. (Vous pouvez consulter les infos sur notre blog http://pcfsaintquentin.unblog.fr )

Nous avons voulu marquer cet événement et la remise de leur première carte d’adhérent lors d’une soirée forte de sens avec la participation de notre camarade Monica Bernatets qui fêtait ces 60 ans d’adhésion et de militantisme au PCF.

Séisme ravageur en Haïti, Comment aider: http://www.secourspopulaire.fr

logospf150.gifhttp://www.secourspopulaire.fr/

Un violent séisme s’est abattu ce mardi 12 janvier sur Port-au-Prince, en Haïti, laissant présager des milliers de victimes. Aussitôt, le Secours populaire se mobilise pour venir en aide aux victimes

Le séisme, de magnitude 7, est le plus violent observé en Haïti depuis 200 ans. Il a été suivi de plusieurs répliques. Le nombre de victimes n’est actuellement pas connu mais pourrait atteindre plusieurs milliers, qui plus est dans le pays le plus pauvre du continent américain. Les dégâts matériels sont énormes, et rendent les communications extrêmement difficiles.

Appel aux dons

Le Secours populaire français appelle à la générosité du public, sans qui aucune aide n’est possible, pour soutenir ses actions de solidarité.

Nos partenaires en Haïti ont été contactés afin d’identifier les besoins des sinistrés. L’aide sera possible grâce aux fonds débloqués et à la mission de solidarité en cours de préparation.

Nos actions en Haïti

La solidarité du Secours populaire parvient en Haïti depuis mai 1980, sous forme de soutien aux enfants, reconstruction d’une école, aide à la pisciculture,…

En 2004, le pays a été touché par une crise politique, des intempéries cycloniques, puis en octobre par le cyclone « Jeanne ». Le SPF a à chaque fois répondu présent, en partenariat avec Concert-Action et Prodeva. Des aides ont été apportées à l’agriculture (achat de semences, reconstitution de cheptel,…) ; des maisons ont été reconstruites.

En août 2008, les Caraïbes ont été dévastées par les ouragans « Gustav » et « Hanna ». Une nouvelle aide a été apportée pour la reconstruction et la reprise de l’activité agricole (réhabilitation de pistes, achat de semences et d’outils agricoles,…). Un partenariat s’est également mis en place avec l’Organisation populaire pour le développement des ruelles Roland des Gonaïves, pour soutenir une école.

En plus des interventions suite aux urgences, le Secours populaire a mené plusieurs projets de développement : prévention des désastres, accès aux soins, soutien d’un foyer d’enfants orphelins.

Le bilan financier de ces actions s’élève à ce jour à 300.000 €.

Vous pouvez effectuer un don financier :http://www.secourspopulaire.fr

Manif de soutien aux 6 de Contis – Amiens – 13 janvier 2009

 

http://www.dailymotion.com/video/xbuo7s

 

 

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ADIEU MANO SOLO

Image de prévisualisation YouTube

Par Sophie Delassein

Sale début d’année, triste hiver 2010. Après l’incomparable Lhasa, nous apprenons ce matin même la disparition de l’indomptable Mano Solo, des suites de plusieurs anévrismes. Il avait 46 ans.

Pour ceux, très rares, qui ne le connaissaient pas, Mano Solo, était le fils du dessinateur Cabu, et d’Isabelle Monin, une militante écologiste (créatrice de la revue « La gueule ouverte ») ; elle a elle-même annoncé la nouvelle ce dimanche, sur le forum de Manosolo.net :

« Il ne viendra plus.Il ne viendra plus nous invectiver.

Il ne viendra plus nous encourager.

Il ne viendra plus nous donner tout ce qu’il avait : son talent, sa force, son élan, sa générosité.

Il ne viendra plus le raoul, l’incomparable Mano Solo.

Il ne me dira plus « Isabelle je t’aime »… Mon petit Mano. »

Né en 1963 à Châlons-sur-Marne, ce garçon élevé dans un milieu très politisé, vire mauvais garçon à l’adolescence, entre drogue et délinquance. Il est déscolarisé dès l’âge de 15 ans. A 17 ans, il intègre en tant que guitariste les Chihuahuas, un groupe tendance punk-rock. Au cours des années 80, il peint beaucoup, signant ses toiles Boredom en hommage aux Sex Pistols. On le retrouve à New York où ses œuvres sont exposées, puis assistant décorateur pour le cinéma, ou signant des dessins dans «les Nouvelles Littéraires». Il monte aussi un fanzine, « la Marmaille Nue », qui existera trois ans.

En 1993, il est révélé en tant qu’auteur compositeur avec l’album « La Marmaille nue ». Sa musique ? On parle de rock alternatif mêlé au musette. La violence est partout présente dans ces chansons qui font grand bruit. Un artiste à part est né. Il a 30 ans, il est atteint du SIDA. Il ne le cachera pas. Plus tard, il regrettera d’en avoir fait état, pour la simple raison que sa maladie prend le pas sur sa musique. Mano Solo devient un emblème :

« J’ai deux nouvelles, une bonne et une mauvaise. La bonne, c’est que je ne suis plus séropositif. La mauvaise, c’est que j’ai le sida !»

2009 : des avancées importantes pour « faire vivre et renforcer le PCF » en 2010, contre la stratégie de décomposition du parti

untitled.bmpIl y en a qui pensent, y compris ouvertement parmi les dirigeants actuels ou passés du parti, que le PCF a fait son temps, qu’il doit disparaître.

Beaucoup d’autres, dont vraisemblablement une grande majorité de ceux qui se disent communistes, estiment au contraire que le PCF, ce qu’il représente par sa théorie, sa forme d’organisation, son histoire, est plus nécessaire que jamais dans la lutte des classes, pour combattre la politique du capital et porter une perspective révolutionnaire.

Chacun son opinion ! Mais le problème, c’est quand les premiers tentent d’imposer leur point de vue aux seconds et d’entraîner le PCF dans leur objectif de faire « autre chose » qu’un parti communiste ou de le noyer dans autre chose.

Et notre responsabilité, de militants communistes, de responsables d’organisations du PCF conséquents, c’est d’agir pour que les communistes ne soient pas écartés, pour qu’ils puissent défendre leur parti, continuer à le faire vivre et à le renforcer.

En décembre 2006, la réaction massive des communistes a fait échouer la tentative d’effacer le PCF derrière une candidature aux présidentielles issues des personnalités et des groupuscules des « collectifs antilibéraux ».

En décembre 2007, à l’assemblée nationale extraordinaire du PCF, les communistes finissaient de repousser les projets de « remise en cause de l’existence même du parti » lancés par la direction après les élections de 2007. L’appel « Pas d’avenir sans PCF », initié par la fédération de la Haute-Saône et la section de Paris 15, signé par des milliers de camarades et sympathisants, a joué un rôle important dans ce résultat. 

En décembre 2008, au 34ème congrès du PCF, les débats à la base ont imposé l’affirmation du maintien du PCF et la suppression de l’objectif de sa « métamorphose ». L’action de plusieurs organisations du Parti, avec ensuite le texte alternatif « faire vivre et renforcer le PCF », y a largement contribué, comme à développer, dans la suite d’appels et de textes précédents, une perspective, en positif, de revitalisation du PCF.

Le 34ème congrès s’est conclu avec une résolution floue et délibérément confuse. Comme cela était prévisible, la direction, globalement reconduite malgré la montée d’affrontement de personnes et de groupes, n’a pas abandonné ses objectifs d’effacement, de dilution du PCF.

En marge du congrès, au mépris des communistes qui le préparaient, la direction sortante avait déjà lancé l’option du « Front de gauche », étroitement coordonnée avec le divorce de Mélenchon d’avec le PS (à la veille de leurs noces d’argent !).

 

L’année écoulée 2009 nous amène à un double constat.


1- Le premier est que « Front de gauche » s’est bien confirmé être le nouvel avatar de la stratégie d’effacement du Parti.

Les européennes ont été marqué par une campagne électoraliste tournant le dos aux luttes, par la part belle laissée à l’OPA du PG  par la mise en retrait des positions communistes sur l’Europe au profit des thèses démagogiques de l’ancien chantre de Maastricht Mélenchon. Le résultat électoral ne progresse pas par rapport au seul PCF en 2004.

L’interminable préparation des élections régionales, puisque les élections sont la chose qui compte avant tout pour le « Front », illustre encore plus nettement le processus de décomposition dans lequel cette stratégie conduit le Parti.

On laisse le PG, des transfuges de divers partis, de multiples petits groupes plumer la volaille communiste, région par région. Dans le même temps, on arrive dans certaines régions à avoir des candidats PCF sur trois listes différentes (mais aucune communiste !).

Dans le pari électoraliste incertain du « Front », le PCF joue le mauvais rôle et est perdant à tous les coups. Il est d’ores et déjà assuré de perdre la moitié de ses sièges. Si le résultat est potable, ce sera grâce aux « autres ». S’il est mauvais, ce sera à cause de lui. Etc.

Pendant ce temps, le soutien politique, réel et efficace, aux luttes, l’impulsion de batailles nationales que l’on peut attendre seulement des communistes, sont délaissés par la direction du PCF.

Avec ces partenaires constitués pour la circonstance, le « Front de gauche » n’a rien même d’une alliance électorale mais tout d’une nouvelle formation en devenir, une formation « chapeau » aboutissant à diluer et supplanter progressivement le PCF, son organisation et ses positions historiques, son nom même, pour continuer sa « métamorphose » en formation politique ordinaire, institutionnalisée, électoraliste, dans une aile vaguement « gauche » d’une gauche d’accompagnement du système.

Le spectacle politicien lamentable des négociations pour les listes donne une idée du modèle !

On retrouve exactement les objectifs des directions du parti depuis au moins le congrès Martigues en 2000, précisément les perspectives avancées en 2007 et refusées par les communistes.

Il ne faut laisser aucune illusion sur le « Front de gauche » et son emballage.

Où est le caractère « unitaire » avec des partenaires récemment inventés et insignifiants, sans contenu préalable ?

Où est l’émancipation vis-à-vis de la social-démocratie ? L’allégeance au PS est réaffirmée avec insistance, pour les exécutifs régionaux comme d’ici 2012. Et puis qu’est donc Mélenchon d’autre qu’un socio-démocrate opportuniste, qui ne le cache pas et qui fait maintenant ses avances à Cohn-Bendit ? Le « Front de gauche », c’est une composante de la social-démocratie.

Le fait que, dans certaines régions, des élus PCF sortants s’allient dès le 1er tour avec le PS, ou bien que Robert Hue, toujours précurseur de la liquidation du PCF se range directement derrière Huchon, ne doivent pas créer d’illusions d’optique.

Enfin quelle caution de « gauche » peut représenter le ralliement probable de morceaux d’un NPA déjà en pleine crise ? La mutation de la LCR-NPA se poursuit vers « l’autre gauche » mais toujours dans l’anticommunisme, comme ses alliances électorales privilégiées avec le PdG en attestent encore.

La crise qui traverse le PCF s’est poursuivie en 2009, avec ses lourdes conséquences sur les perspectives ouvertes par les luttes, parce que les mêmes causes, la même stratégie sont restées à l’œuvre. Mais sa poursuite n’est pas une fatalité.

2- Notre deuxième constat pour 2009 est que, sur la lancée des congrès précédents, des résistances se développent et s’organisent dans le Parti, qu’une démarche de reconquête progresse pour « faire vivre et renforcer le PCF ».

- L’épisode, inachevé, des marchandages pour les listes aux régionales a exaspéré nombre de communistes, y compris au niveau des directions départementales. Il a éclairé la réalité des objectifs du « Front de gauche », sur la tromperie du 34ème congrès.

Pour beaucoup, il est inimaginable de poursuivre sur ce mode jusqu’en 2012, avec à la clef un nouvel effacement du parti et l’absence de candidat communiste.

Par exemple, dans les grandes fédérations du Nord de la France, pas seulement dans celle du Pas-de-Calais, opposante historique à la « mutation », des voix s’élèvent pour refuser de laisser le drapeau du PCF dans la poche.

- L’année 2009 a été marquée aussi par des avancées très importantes du côté des organisations qui ont porté les appels et les textes alternatifs des congrès précédents (33ème et 34ème).

Une démarche se développe en se précisant et se précise en se développant.

A Malakoff le 19 mars 2009, une rencontre nationale a rassemblé des camarades de 30 fédérations et de fixer cette démarche dans un texte de référence, dans la suite du texte du 34ème congrès  « faire vivre et renforcer le PCF » (25% des votes internes):

Défense et reconquête du PCF, à partir des organisations du parti et de l’action militante sur des positions de classe, contre la poursuite de la stratégie de liquidation. (lien vers la déclaration de Malakoff).

Il était décisif de couper court à certaines ambiguïtés que la préparation précipitée du congrès n’avait pas levées et qui servaient à attaquer la démarche.

« Faire vivre et renforcer le PCF » est l’opposé d’une démarche de tendance, qui accepterait dans les faits l’abandon de l’identité communiste du PCF, encore moins d’une tendance de complaisance, derrière untel ou unetelle, pour jouer dans la recomposition en cours et la lutte des places.

Le cadre d’échange et de coordination voulu part des préoccupations des militants et des organisations du Parti dans la lutte, vise à les aider à agir directement dans le parti.

La démarche de « réseau » ainsi définie à Malakoff a été ouverte à tous.

En quelques mois, les choses se sont décantées. Les animateurs de « groupes », « un pied dans, un pied hors du parti » (voire des transfuges d’autres partis !), retournent à leur propre ligne. Certains se rangent derrière les refondateurs pour les régionales, d’autres vont avec le POI-PT…

En marge, des « personnalités » continuent à suivre leur stratégie individuelle, souvent déroutante, mais qui n’engage plus qu’elles-mêmes.

En 2009, de nouveaux progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre de la démarche précisée à Malakoff : dans le mouvement des luttes comme dans le débat interne au PCF.

L’échange d’analyses a permis de développer l’action et la propagande de chacun, sur le logement, pour le retrait des troupes d’Afghanistan, sur l’hôpital, aboutissant à une pétition au printemps contre la loi Bachelot, mise à la disposition de toutes les organisations du parti et correspondant à un besoin des militants (non satisfait au moment de la campagne des européennes).

Réalisée par la section de Saint-Quentin, une affiche a été éditée et diffusée. Elle répond, comme l’a montré son succès à la Fête de l’Huma, à une attente large des camarades, notamment des jeunes communistes.

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Un stage de formation a été organisé près de Béziers grâce en particulier aux camarades de la section : un succès pour une première initiative de ce type.

A la Fête de l’Huma, la démarche a fait un pas qualitatif supplémentaire, très important, avec la diffusion d’un texte de masse sur la situation du PCF (en lien : pour être plus forts face à la politique du capital, faire vivre et renforcer le PCF), signé de quatre organisations du parti (fédérations de la Haute-Saône et du Tarn, sections de Saint-Quentin et de Paris 15), de responsables d’autres organisations du PCF et de membres du CN.

C’est là aussi qu’une pétition nationale, largement reprise nationalement, sur La Poste a été lancée avec un contenu beaucoup plus efficace politiquement que les initiatives de la « gauche unie ».

Au Conseil national du PCF, mieux et plus largement qu’après le 33ème congrès, des camarades apportent la contradiction à la stratégie actuelle de la direction, démontent le danger du Front de gauche, mais toujours en partant des préoccupations des organisations communistes de base et de propositions d’action.

Dans le court espace de débat laissé aux communistes pour les régionales, une argumentation a servi à défendre, selon les réalités régionales, la proposition de listes PCF de rassemblement.

L’ensemble de ces initiatives a permis le développement de nombreux contacts « transversaux ». Des communistes isolés, déroutés, parfois écartés, trouvent un point d’appui pour réinvestir leur parti.

Ce bilan, non exhaustif, traduit les avancées essentielles réalisées en 2009 dans l’élargissement, la définition d’une mobilisation des communistes (et au-delà) pour la défense et la reconquête du PCF.

Il traduit un début de mise en œuvre qui appelle, devant l’urgence de la situation politique générale et de la situation du Parti, un développement rapide.

En 2010, il faudra donner plus d’ampleur et de visibilité aux prises de position et initiatives engagées.

La campagne des régionales demande des analyses, des synthèses sur des enjeux de lutte comme les transports et les lycées. La nouvelle bataille des retraites s’annonce.

Un congrès extraordinaire du PCF pourrait se tenir avant la fin de l’année, sans doute dès juin. Des évolutions rapides, des basculements sont à attendre dans la situation de désordre actuel.

Partout, il y a écho que les communistes qui ont mis en échec le projet de liquidation en 2007, attendent des points d’appui conséquents pour « faire vivre et renforcer le PCF », comme l’attendent aussi des salariés en lutte. 

Raison encore plus impérieuse pour développer la démarche de Malakoff, en continuant à mettre l’accent sur le mouvement réel, les luttes.

Par Vive le Parti Communiste Français

Communiqué de la CGT-Educ’action Créteil suite au décès du jeune poignardé dans un lycée du Kremlin Bicêtre

 Suite au décès dramatique du jeune poignardé vendredi 8 janvier 2010 au lycée Darius Milhaud au Kremlin Bicêtre, la CGT-Educ’action, seconde organisation syndicale du 2nd degré de l’académie de Créteil, s’associe au choc et à la douleur que ressentent les proches et les enseignants de l’élève.


Elle tient à exprimer sa solidarité avec tous ceux qui luttent au quotidien dans les établissements contre la dégradation des conditions d’accueil et d’études des jeunes.
Elle réaffirme l’urgence de mettre fin au cycle de la baisse des moyens et des suppressions de postes dans l’Education Nationale.

Dès vendredi, la CGT-Educ’action 94 (lire le communiqué : http://cgt.educaction94.free.fr/spip.php ?article1719) rappelait que le lycée Darius Milhaud ne dispose que de 12 surveillants équivalents temps plein pour 1600 élèves ! Les personnels ne réclament ni vidéo-surveillance (système qui a d’ailleurs dans cette histoire démontré son inefficacité !), ni « portique de sécurité », mais des personnels d’enseignement et des personnels non enseignants en nombre suffisant et formés !
La multiplication des gadgets pour masquer le manque de moyen est devenue intolérable. C’est ce qu’ont exprimé les personnels du lycée Lucie Aubrac à Pantin, en refusant l’installation d’une Equipe Mobile de Sécurité dans leurs locaux (lire le communiqué : http://cgteduc93.free.fr/ ?Refus-de-l-equipe-mobile-de).
Il y a urgence : comme tous les ans les incidents se multiplient, comme tous les ans les personnels alertent le Rectorat sur l’imminence d’un drame. Ainsi, alors qu’un autre jeune a été blessé au lycée Suger à Saint-Denis, les personnels demandent la nomination d’un CPE à temps plein et le retour du demi-poste de surveillant supprimé à la rentrée 2009 (lire le communiqué : http://cgteduc93.free.fr/ ?Expression-des-personnels-des).

Maintenant que le drame est survenu, maintenant que les élèves, les familles et les personnels sont sous le choc de ce gâchis, nous interpellons en urgence le Recteur et le Ministre.

Nous demandons à ce que le Recteur nous reçoive en urgence sur les questions de violences scolaires, demandes répétées depuis maintenant un an et demi (lire notre courrier du 17 octobre 2008 : http://www.cgteduccreteil.org/spip.php ?article1539). La CGT-Educ’action a des propositions pour la vie scolaire et l’amélioration des conditions de travail. Nous demandons à ce que le Ministre renonce aux suppressions de postes pour la rentrée 2010 et qu’il embauche des personnels titulaires et formés pour les enseignements et pour la vie scolaire. La CGT-Educ’action appelle d’ailleurs à la grève le 21 janvier 2010 sur ces questions. La multiplication des contre-réformes, comme la généralisation du bac pro en 3 ans ou la réforme du lycée, ne fait qu’accentuer la dégradation des conditions de travail.

La CGT-Educ’Action exige l’augmentation des postes de surveillants, et l’affectation de personnels qualifiés, entre autres des éducateurs, intégrés à des équipes pédagogiques stables.
Elle exige l’augmentation des personnels d’enseignement et de personnels non enseignants. Elle exige une autre politique de l’emploi dans l’éducation nationale et dans tous les services publics !
Parce qu’un jeune délinquant a été un mineur en danger, elle veut une autre politique publique en matière de protection de l’enfance, de la prévention de la délinquance, des politiques pénales en général ! Elle demande ainsi qu’un travail de réflexion en équipe pluridisciplinaire soit entrepris à titre de prévention (Education nationale, ASE, PJJ, Juge des Enfants…).
La Courneuve, le 9 janvier 2010

PANDEMIE DE SUICIDES DANS LES PRISONS DE FRANCE

129ème suicide ou mort suspecte en détention 2009

Le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison ne diminue pas.
Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison,
10 fois plus qu’en milieu libre.
Nous souhaitons la vérité sur la réalité des chiffres quant aux conditions et lieu réel du décès.

Maison d’Arrêt de Rouen
Suicide de David Goudalle, 21 ans, en détention provisoire, par pendaison le 31 décembre 2009
Centre de Détention d’Ecrouves
Suicide de Richard, 40 ans, par pendaison le 25 décembre 2009
Centre Pénitentiaire de Mont de Marsan

Suicide d’un homme de 30 ans environ par pendaison le 20 décembre 2009

Centre Pénitentiaire de Mont de Marsan
Suicide d’un homme de 25 ans par pendaison le 18 décembre 2009

Centre pénitentiaire de Fresnes
Mort suspecte de José De Matos, 41 ans le 8 décembre 2009

Suicide d’un homme d’une quarantaine d’années par pendaison le 28 novembre 2009.
Maison d’arrêt de Nanterre
Suicide d’un homme de 21 ans par pendaison le 21 novembre 2009.

Centre de Détention de Neuvic 
Mort suspecte d’un homme, 26 ans, par intoxication médicamenteuse, le 19 novembre 2009.
Maison d’arrêt de Nantes 
Mort suspecte d’un homme, 25 ans, par overdose médicamenteuse, le 15 novembre 2009

 


Soit, 1 suicide toutes les 60 heures environ en 2009 !!

Nous savons que ces chiffres ne reflètent pas la réalité.

Mais tant que ça se passe derrière les murs de la « déchetterie humaine » de cette société criminogène, ça n’émeut personne entre les beaux discours oiseux et sans suite des différents ministres qui se succèdent.

Leur solution-miracle: il faut augmenter le nombre de prisons.

 

http://www.prison.eu.org/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=68Comme a dit quelqu’un: « Ces cons croient guérir la maladie en agrandissant les cimetières! » Bien envoyé…

« Le niveau d’une démocratie se mesure à la manière dont elle traite ses prisonniers », a dit quelqu’un d’autre
Source : http://xarlo.over-blog.com

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