Archive | décembre 2009

Selon que vous serez puissant ou misérable…Temoignage:Mort en prison, Justin, 77 ans, ne savait plus pourquoi il était là

Par Etienne Noël | Avocat | Sur rue 89

Il s’appelait Justin, il avait 77 ans ; il est mort, comme un chien, seul dans sa cellule du vieux centre de détention de Liancourt dans l’Oise, le 26 novembre 2009 ; il a été retrouvé inanimé, à 23h10 par le surveillant qui effectuait sa ronde, saignant au niveau du visage ; le décès à a été constaté à 23h30.

 

Ce drame, c’est l’échec désastreux de tous les intervenants qui ont joué un rôle dans la procédure de suspension de peine qui devait aboutir à la remise en liberté de Justin pour raison médicale.

 

Ce texte a été voté au sein de la loi du 4 mars 2002, dite loi Kouchner, afin de permettre aux personnes détenues dont le pronostic vital est engagé ou dont l’état de santé est incompatible avec la détention de voir la peine qu’elles purgent suspendue pour une durée indéterminée. Le but : leur permettre de finir leur jours en liberté ou de se voir prodiguer des soins jusqu’à retour en meilleure santé.

Justin était âgé, malade, handicapé en fauteuil roulant, sénile ; il ne pouvait plus dire quelle peine il purgeait ; il avait du mal à reconnaître les personnes qui venaient le rencontrer.

L’épreuve des toilettes, à l’autre bout de la cellule

Il comprenait difficilement les explications que je lui donnais afin de lui expliquer que la procédure compliquée qui était en œuvre devait permettre de le remettre en liberté, chez une amie de vingt ans ; à chaque visite, il fallait le lui expliquer à nouveau.

Justin se déplaçait, comme de nombreux autres détenus de Liancourt, en fauteuil roulant ; il ne marchait pratiquement plus, sinon quelques pas dans sa cellule et très lentement, lorsqu’il éprouvait le besoin de se rendre sur les toilettes, à l’autre bout de sa cellule.

Généralement, il y arrivait trop tard, et il appartenait aux codétenus ou aux surveillants de nettoyer.

Il avait besoin d’aide pour tout le reste, soit le reste de la toilette, s’habiller, se déplacer à l’extérieur de sa cellule ainsi que tout ce qui concernait ses repas, à l’exception du geste consistant à porter les aliments à sa bouche.

Malgré tout cela, Justin, à l’issue de l’audience du 10 juillet 2009, devant le tribunal de l’application des peines, n’a pas obtenu la suspension de peine qu’il demandait !

 

Pour le parquet, nous sommes tous « soumis aux outrages du temps »

Ce jour-là, comme cela m’arrive beaucoup trop souvent, j’ai poussé son fauteuil roulant dans la salle d’audience aménagée en détention, je l’ai installé à côté de moi. J’étais confiant, je me disais que les juges allaient bien voir que la place de Justin n’était pas en prison. Ils allaient bien voir que Justin était incapable d’aligner une phrase compréhensible.

L’administration pénitentiaire avait émis un avis favorable au motif, que j’ai partagé, qu’il n’appartenait pas aux surveillants de nettoyer la cellule tous les jours après les accidents de parcours vers les toilettes.

Malgré ce tableau affligeant, d’une tristesse inouïe, le parquet s’est retranché derrière les expertises pour réclamer le rejet de la requête au motif que « l’âge n’est pas en soi une raison justifiant une remise en liberté » et que nous étions tous « soumis aux outrages du temps » !

Heureusement, le tribunal d’application des peines, par sa décision, rendue le 7 août, n’a pas rejeté la demande, mais a ordonné un complément d’expertise, confié aux mêmes experts, afin d’apprécier la compatibilité de l’état de santé de Justin avec la détention. Comme si ça ne sautait pas aux yeux !

Des rapports bâclés mais qui engagent la vie d’un homme

Le dossier de Justin a donc été renvoyé à l’audience du 19 octobre.

Ce jour là, le dossier a, à nouveau, été renvoyé…les experts n’étaient pas passés.

Le 16 novembre 2009, lorsque je suis venu voir Justin à Liancourt, Justin m’a dit que les docteurs n’étaient pas encore venus… Il n’avait vu personne.

 

Puis, plus aucune nouvelle jusqu’à ce que je reçoive, il y a quelques jours, mi-décembre, un certificat de décès de Justin.

Personne ne m’avait prévenu qu’il était décédé depuis plus de trois semaines.

J’obtiens les PV relatant les circonstances du décès de Justin.

J’apprends qu’il était en phase terminale, en surveillance spéciale depuis le 15 novembre, qu’il saignait de la bouche quelques jours avant son décès, qu’un surveillant, la nuit de celui-ci, vers 20h20, l’a vu allongé sur son lit, a bien vérifié qu’il respirait toujours, avant de le retrouver, à 23h05, par terre, inanimé, ne ventilant plus.

Qu’en ont pensé les experts qui ont examiné Justin dans le cadre de la procédure de suspension de peine ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont totalement failli à leur mission.

Un expert a jugé son état compatible avec la détention !

Ce que je sais c’est que souvent, les rapports que j’ai lus dans de telles procédures qui engagent le reste de la vied’un homme ne dépassaient pas une page, de véritables torchons, à peine plus long qu’une ordonnance pour un rhume.

Il y eut même un expert pour affirmer que le pronostic vital n« était pas engagé et que son état de santé était compatible avec la détention !

Voilà, je ne sais comment intituler ce texte ni quel est réellement son but ; peut-être déverser un trop plein d’amertume suite au décès de Justin. Un élément de plus qui entretient ma révolte et qui m’a poussé à jeter ce que j’ai sur le cœur et qui s’accumule depuis plus de douze années que je passe mes journées en prison ; je le dois à Justin, à Jeff, à Christian, à Jacky, aux deux Thierry, à Jean-François, à Idir, à Malik, à Nordine, et à tous les autres qui sont sortis de prison en bon ou mauvais état, ou… morts.

 Selon que vous serez puissant ou misérable…

PAPON, haut fonctionnaire de Vichy, récusé par De Gaulle puis réintégré jusqu’à devenir préfet de police de Paris au moment de l’assassinat des algériens en octobre 61 et puis de l’assassinat des manifestants de Charonnes en février 62…Cet homme rattrappé de justesse par la justice condamné pour complicité de crimes contre l’humanité et libéré après 3 ans pour raisons de santé. Il a fini sa vie tranquilement; chez lui, alors que tant de personnes après 15, 20, 25 ans de prison en sont toujours à attendre leur libération conditionnelle. Selon que vous serez puissant ou misérable…

Joyeuses fêtes de fin d’année à tous et pour nos voeux…2010

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La Jeune Garde

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Dénonçons la manœuvre dangereuse sur « l’identité nationale » destinée à faire faire passer la politique antipopulaire !

Dans sa tribune au Monde du 9 décembre 2009, Sarkozy a craché le morceau. Il a osé comparer le résultat du référendum suisse contre les minarets, pour lequel il est plein d’indulgence, avec le NON du peuple français en 2005 au projet de constitution européenne.

Le débat sur « l’identité nationale » a bien pour but de détourner la colère d’une majorité de travailleurs de l’opposition à sa politique au service de la mondialisation capitaliste.

Le procédé n’est pas nouveau. Le recours de la bourgeoisie au chauvinisme, au nationalisme, à la dénonciation d’une prétendue « crise de civilisation » sont vieux comme sa trahison des intérêts du peuple et de la Nation.

Non, la référence n’est pas déplacée : ceux qui préféraient « Hitler au Front populaire » sont bien les mêmes qui entreprirent à Vichy la soi-disant « révolution nationale », réactionnaire et raciste, sous la protection des nazis.

 

Au référendum de 2005, comme dans les luttes sociales actuelles, une large majorité de la population exprime son rejet de la politique de casse des acquis sociaux et démocratiques nationaux mise en œuvre au nom de l’Europe et de la mondialisation. Elle refuse la mise en concurrence des peuples les uns contre les autres, la casse de l’appareil productif en France et des délocalisations, au moyen de la « libre » circulation des capitaux et des marchandises.

Il est maintenant nécessaire de brouiller les repères, pour certains de ceux qui ont trahi le vote des Français en ratifiant le Traité de Lisbonne dans leur dos, qui bafouent la souveraineté des peuples telle qu’elle s’exprime fondamentalement dans le cadre national. On notera que ce sont les mêmes aussi qui finissent de jeter la défense du pays dans les mains de l’OTAN et de l’impérialisme américain.

Le concept nouvellement inventé « d’identité nationale » est subtilement pervers.

Quand des géographes, comme Fernand Braudel, parlaient « d’identité de la France », ils faisaient la photographie d’un pays dans son ensemble, à un moment donné.

Le concept « d’identité nationale » a, quant à lui, la faculté de se rapporter aussi bien à un pays qu’aux individus qui l’habitent tout en agitant le leurre d’une référence figée, éternelle.

L’odieux intitulé du ministère de « l’identité nationale et de l’immigration » suffit à indiquer l’esprit et le bouc émissaire de l’opération. Monter les travailleurs les uns contre les autres, encore plus en période de crise, est une vieille recette du capitalisme plus que jamais d’actualité à l’heure de la concurrence généralisée.

Les travailleurs immigrés, sinon leurs enfants (le plus souvent français), sont désignés comme symboles et même causes de la mondialisation capitaliste dont ils sont autant les victimes que les travailleurs français, sinon davantage encore. Sans parler des sans papiers dont la trajectoire est la correspondance (in)humaine de la liberté de circulation des capitaux.

Certaines différences culturelles apparentes, des problèmes parfois particuliers, qu’il n’est pas question de nier, sont tournés insidieusement en éléments à charge. Alors que les conséquences, bien réelles, des difficultés sociales que la population immigrée subit sont ignorées ou mal traitées.

Il y aurait des bons et des mauvais étrangers (comme par hasard toujours les pauvres), des bons et des mauvais français ! Honte à ce gouvernement qui viole les principes républicains !

Heureusement, il est obligé de donner dans la caricature à force d’essayer de flatter de bas instincts visiblement moins répandus dans la population française que dans ses propres rangs. La circulaire envoyée par le ministre Besson veut faire la norme d’une image de Français à la « Superdupont » qui n’existent pas, dans laquelle personne ne se reconnaît.

Non, MM. Besson, Fillon et Sarkozy, les Français ne sont pas des « veaux » !

Ils comprennent que supprimer 30.000 emplois d’enseignants par an, laisser les sous-produits commerciaux américains envahir nos écrans, l’anglais supplanter dans notre propre pays notre langue dans la recherche, l’économie, la publicité… que tout cela, ce n’est pas défendre la culture française dans sa diversité. Ils voient bien qu’agiter les symboles, Marseillaise et drapeau tricolore ne compense pas la politique d’abandon des acquis nationaux.

 Le danger d’une telle opération n’en est pas moins réel à terme car elle en prélude d’autres.

 Le plus dangereux est que le concept « d’identité nationale », porté par le gouvernement de la France, vient apporter un couvert de respectabilité, une validation à certaines formes larvées de racisme.

Un droitier extrême comme l’UMP Eric Raoult est passé maître dans cette duplicité, du double langage. La valeur républicaine de laïcité, sinon celle de la défense de l’égalité hommes/femmes, est ainsi détournée et instrumentalisée pour donner une caution à des sentiments mal placés de méfiance et soupçon à l’égard de voisins, notamment, dans cette période, originaires de pays musulmans. Par bêtise ou bien par opportunisme et démagogie, des élus de « gauche » donnent dans le jeu, par exemple en montant en épingle, et en alimentant le problème de la burqa. Sarkozy, Copé et l’UMP s’en frottent les mains.

 Il n’est pas du tout contradictoire – il est même très cohérent – que cette dérive viennent de ceux-là mêmes qui contrefont les principes de la laïcité républicaine. Ils ne manquent pas une occasion de vanter les origines judéo-chrétiennes de la France. Sarkozy a osé affirmer au Vatican que le curé ou le pasteur étaient supérieurs à l’instituteur dans la transmission des valeurs morales (discours de Latran). D’autres dévoient habilement la laïcité en offrant de faire rentrer l’islam dans la République, et donc les autres religions avec, contre la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905.

 Concept pervers, terrain glissant, relents nauséabonds : voilà de quoi raviver l’extrême droite autant que les intégristes de toute obédience. N’est-ce pas aussi le but recherché, par delà les calculs électoraux immédiats, que de pyromanes se faire passer pour pompiers ?

 Au déversoir de haine que le gouvernement essaie d’instituer, la réaction des démocrates et des républicains se doit d’être ferme sans complaisance.

 

- Exigeons la dissolution du ministère de « l’identité nationale et de l’immigration » porteurs d’amalgames injustifiables et intolérables !

- Exigeons l’arrêt du débat organisé par l’Etat, notamment dans les préfectures, sur « l’identité nationale » ! Ils déconsidèrent les institutions républicaines autant qu’ils donnent un cadre officiel aux pires dérives.

- Défendons sans concession la conception française de la Nation, héritée de la Révolution française, une conception strictement politique basée sur la citoyenneté, à l’opposé des modèles ethniques ou communautaristes ! Elle est la matrice de la cohésion nationale du pays, de « l’intégration », sans cesse attaquées par le capitalisme et la politique à son service, de recul organisé des services publics, de la protection sociale, du droit au logement… Bien sûr et heureusement, la conception française de la Nation influe sur la culture de chacun, ne serait-ce que par la langue, l’éducation, la Loi, mais elle ne saurait établir une norme culturelle s’imposant à la vie privée.

- Défendons enfin la laïcité, c’est-à-dire à la fois la liberté de conscience et le renvoi strict de la religion dans la sphère privée !

 Communistes, comme d’autres certainement, nous associons ces positions au combat contre la politique antipopulaire, et en ce sens anti-nationale, menée au service du capitalisme mondialisé. 

La défense et la reconquête des services publics nationaux, de la protection sociale conquise en 1945, de l’appareil de production en France, répondant au mieux aux besoins des populations, sont des conditions de l’épanouissement social et démocratique de la nation. Comme la défense, la reconquête, le développement des moyens d’expression de la souveraineté populaire, de la souveraineté nationale, par exemple contre l’application des traités et des directives de l’UE.

Les capitalistes, adeptes de la mondialisation, de l’UE supranationale, de l’Europe des régions, veulent détruire les nations parce qu’elles sont aujourd’hui le cadre qu’ils contrôlent le moins, où les peuples de travailleurs peuvent les combattre en s’épaulant les uns les autres. A l’opposé du nationalisme, du colonialisme, des conceptions des idéologues de « l’identité nationale », le combat pour la défense et la liberté de la Nation s’inscrit dans le combat émancipateur. Nous le pensons plus que jamais parce que nous sommes internationalistes.

 Nous n’oublions pas qu’aux dures heures de l’histoire de France, comme en 1871 ou dans la Résistance, un grand nombre des meilleurs défenseurs de la nation française, des libertés de notre peuple, étaient des étrangers, des immigrés.

Ministère des Affaires PopulairesMAP

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Jeanne Moreau lit deux lettres à Hortefeux

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Faire vivre et renforcer le PCF: « Identité nationale », Burqa,… : où va André Gerin ? Notre total désaccord avec ses positions

André Gerin fait partie de ceux qui revendiquent leur liberté de parole et leur positionnement personnels. Nous n’avons nulle intention de le contredire sur ce point.

Mais son étiquette de député du PCF est systématiquement mise en avant par les media notamment sur des questions qui polluent actuellement le débat politique comme la Burqa ou « l’identité nationale ». Par ailleurs, dans les débats internes au parti, il s’est trouvé signer des textes que nous avons portés de notre côté.

Aussi, dans la période, nous tenons à ne laisser aucune ambiguïté sur nos désaccords profonds avec plusieurs positions qu’André Gerin diffuse, comme c’est son bon droit.

 Ne pas rentrer dans le jeu des diversions malsaines, burqa, identité nationale, immigration, utilisées par le pouvoir pour faire passer sa politique de casse sociale.

Toutes les craintes que nous avions exprimées lors du déclenchement du débat sur la Burqa initié par André Gerin, en juin 2009, se confirment (voir article du 25 juin 2009 sur le site « Faire vivre et renforcer le PCF)).

 D’un problème marginal, sans rapport avec les préoccupations essentielles des travailleurs, (ce qui ne veut pas dire qu’il ne soit pas grave pour les victimes), le pouvoir a réussi à faire une diversion omniprésente. La publicité médiatique a dopé le prosélytisme et davantage de femmes sont concernées.

 D’un phénomène sectaire qui faisait la quasi-unanimité contre lui, il a réussi à faire une question divisant le monde politique et la société et plaçant effectivement l’immigration originaire des pays où la religion musulmane est dominante au cœur de la polémique sur une éventuelle loi spéciale.

 Le débat sur la Burqa enfonce aussi un nouveau coin dans la laïcité républicaine quoiqu’affirment ses instigateurs.

Des dignitaires religieux sont devenus consultants de la mission parlementaire présidée par André Gerin, y compris le mielleux prédicateur islamiste Tariq Ramadan. A l’opposé des principes de laïcité, la mission retient comme critère la conformité ou non de la Burqa avec les préceptes religieux. Pour la Burqa, c’est non, mais quel précédent d’intrusion des religieux dans les affaires de la République ! André Gerin va même jusqu’à affirmer (Figaro du 26 novembre 2009) que « tout dispositif législatif devra être accepté par les responsables du culte musulman qui prônent un islam apaisé ».

 Enfin, comme nous le dénoncions, l’irruption de la question de la Burqa rentre précisément dans le jeu de Nicolas Sarkozy et de l’UMP.

Le Président l’a aussitôt intégrée à son discours de juin au Congrès de Versailles. Assez logiquement, André Gerin s’est retrouvé conduit à saluer «  ses propos positifs et pondérés » (journal Lyon-capitale du 23 juin).

Le pouvoir a pu embrayer sur la campagne, encore bien plus nocive, sur « l’identité nationale ».

 Imaginons que l’affaire de la Burqa soit restée celle d’hommes de droite comme le député nationaliste Jacques Myard, auteur de la première proposition de loi, jamais le pouvoir sarkozyste n’aurait pu ainsi la monter en épingle.

Sur « l’identité nationale », comme sur la Burqa, nous avons exprimé notre position : il faut dénoncer et couper court à ces débats malsains pour pouvoir affronter les vrais problèmes et la politique du gouvernement (voir notre article : Dénonçons la manœuvre dangereuse sur « l’identité nationale » destinée à faire faire passer la politique antipopulaire ! )

Peut-être André Gerin s’est-il laissé entraîner dans une affaire dont les prolongements dépassent des intentions initiales visant à défendre la liberté de femmes et la laïcité.

Mais outre que, comme s’était prévisible, le résultat est inverse, nous constatons que son initiative sur la Burqa s’inscrit dans une continuité de positions sur les questions de l’immigration que nous réprouvons complètement. 

Sur « l’identité nationale », André Gerin accompagne le débat malsain voulu par le gouvernement. A ceux qui redoutent une dérive pétainiste, il répond « qu’ils sont en décalage complet avec les attentes profonde des milieux populaires » (Figaro du 29 octobre 2009). Dans son dernier discours comme maire de Vénissieux, le 16 juin dernier, il fait le même parallèle détestable que le pouvoir entre « identité nationale » et immigration : « face à la mondialisation qui favorise le laisser-faire, le terrorisme – un choc aggravant – détruit la confiance en la civilisation, l’immigration non maîtrisée met en péril le creuset d’intégration civique et met en cause l’identité nationale du peuple français. »

Ce n’est pas non plus la première fois que Gerin se laisse utiliser comme caution de gauche au double langage sur la laïcité et l’immigration de certains milieux de droite

L’extrémiste UMP Eric Raoult est devenu maître en la matière. On le retrouve rapporteur de la mission parlementaire sur la Burqa. En 2007, Gerin lui avait demandé de préfacer son livre « Les Ghettos de la république » avant de le dédicacer dans sa mairie du Raincy.

 Pour André Gerin, les solutions aux problèmes des banlieues ne seraient ni de gauche, ni de droite. Quand il suit M. Raoult et d’autres, ses recettes ne sont plus des solutions mais elles sont bien de droite, même si l’on peut penser effectivement qu’une certaine droite républicaine ne les préconiserait pas.

Ne citons qu’un exemple parmi beaucoup d’autres, plus que déconcertants, du livre, les « Ghettos de la République ».

Page 125, on peut lire : « Prenons le débat sur l’immigration. Droite et gauche ont agi de la même façon depuis trente ans en noyant le poisson ou en évitant de dire la réalité. On a refusé de reconnaître que des différences importantes existaient dans les modes de vie, les cultures et les traditions entre le monde musulman et la culture judéo-chrétienne. Tout le monde s’est tu. Après avoir évoqué dans un discours de 1991 les fameuses « odeurs », Jacques Chirac a dû pratiquement se renier et s’excuser d’avoir usé d’un tel terme. Cela lui a valu une campagne de dénigrement incroyable. Pourtant il n’avait dit que la vérité. Mais nous étions incapables de l’entendre. Moi-même j’ai dû dire à l’époque « il parle comme le Front national » ».

Le propos est encore pire que celui de Chirac lui-même puisqu’il place les « odeurs » juste après les « différences de culture » entre le monde musulman et le monde judéo-chrétien. Raoult, qui a pris la précaution d’écrire une préface sans aspérités, a dû boire du petit lait.

Les propos d’André Gerin n’engagent que lui mais on comprend l’émoi de camarades, de sympathisants qui lisent dans les journaux qu’il serait le porte-parole des communistes qui combattent la liquidation du PCF.

En dehors des questions liées à la burqa sur lesquelles on entend et lit principalement André Gerin en ce moment, il s’exprime également sur quantité d’autres sujets, de façon souvent contradictoire. Notre préoccupation n’est pas de retrouver une cohérence dans ses positions mais de nous dégager de propos qui pourraient semer le trouble sur nos propres conceptions.

Aucune alliance imaginable avec une partie du capital !

De façon récurrente, André Gerin fait l’apologie « du capitalisme des métiers et des savoir faire », allant jusqu’à considérer les « capitaines d’industrie » comme des « alliés », les chambres de commerce et l’UIMM comme des partenaires. Nous sommes totalement en désaccord avec de tels points de vue, erronés et nuisibles pour le mouvement ouvrier.

Des camarades de la RATP les ont condamnées telles qu’elles sont apparues dans un article du Nouvel économiste (10 avril 2008). Dans le même article, André Gerin affirme aussi son axe de gestion municipale privilégiant les entreprises privées aux services publics municipaux quand « elles sont moins chères ». Inconcevable !

Dernièrement, le 26 novembre 2009, aux côtés des ministres Lagarde et Estrosi pour les états-généraux de l’industrie, le journal Le Progrès relate qu’il s’est taillé un franc succès devant un parterre de 560 patrons en affirmant qu’il « faut aider le petit capital ». Etc.

Nous aurons d’autres occasions d’aller au fond des choses mais toute notre réflexion, qui essaie d’être marxiste, nous amène à ne pas établir de distinction de nature entre le capitalisme financier et le capitalisme industriel, qui sont entièrement solidaires. Il n’y a pas un « bon » capitalisme, qui serait productif (et patriote !). De la même façon, nous voulons pousser la réflexion sur la déconcentration des grandes entreprises et la multiplication de PME (hors artisanat) sous-traitantes, relais de l’exploitation pour le grand capital, bien loin du discours dominant sur la pauvre petite entreprise qu’il faudrait aider à tout prix, auquel André Gerin emboîte le pas.

 Sur un autre point enfin, nous tenons à bien préciser que les positions d’André Gerin n’engagent que lui-même. Le dimanche 20 mars 2009, il présidait avec Daniel Gluckstein dans sa ville de Vénissieux, le meeting régional du PT-POI (Parti ouvrier indépendant ex- des travailleurs). A l’issue du meeting, il lançait un appel national commun avec cette organisation historiquement anticommuniste, qui tente depuis des années d’égarer les camarades qui réprouvent la ligne d’abandon de la direction du PCF.

Dans le PCF, les positions et la stratégie personnelle d’André Gerin n’engagent que lui-même.

Dans l’interview au Figaro du 29 octobre 2009, après avoir affirmé sa volonté de s’emparer du débat sur « l’identité nationale », André Gerin indique qu’il « est toujours candidat à la candidature pour prendre la direction du parti ».

Six mois avant le début des travaux du 34ème congrès, il avait déjà fait de même et s’était déclaré dès mars 2008 « candidat au poste de Marie-George Buffet ».

Une semaine avant le début de la phase finale du congrès, il se ravisait estimant alors que « Marie-George Buffet devait rester » (Huma du 8 décembre 2008) avant de rechanger d’avis en rejoignant la liste alternative du congrès. 

Entre temps, après s’être opposé à l’idée, il s’était rallié en septembre 2008 à la démarche du texte alternatif de congrès, qui allait devenir « Faire vivre et renforcer le PCF », dont nous avons été l’une des organisations du PCF parties prenantes pour continuer à combattre la stratégie d’effacement des postions communistes et du parti qui les porte.

Aujourd’hui, le constat doit s’imposer à ceux qui partageant cette démarche de rassemblement des communistes.

Les stratégies personnelles et les positions incohérentes de certaines « personnalités » sont plus un handicap qu’un atout, malgré l’accès facile que les media leur offrent, même plutôt à cause de celui-ci.

Cela, malgré aussi l’exigence apportée au contenu des appels, déclarations communs auxquels ils ajoutent leurs noms.

Sur la base de ces textes, l’action pour « faire vivre et renforcer le PCF » ne peut partir que d’organisations du parti et de militants impliqués dans les luttes sociales et politiques essentielles, en un mot, dans la lutte des classes.

Après le 34ème congrès du PCF, dans une situation de crise persistante du parti, plusieurs avancées importantes ont été réalisées dans ce sens en 2009

De notre côté, nous nous inscrivons pleinement dans le processus de coordination de ces organisations du PCF.


Car plus que jamais, les travailleurs, le pays ont besoin d’un PCF renforcé sur des positions de classe pour construire les convergences de luttes, mener nationalement la bataille pour, sans distinction et sans tomber dans les entreprises de diversion du pouvoir, mettre en échec sa politique au service du capital.

Vive le PCF: Soirée d’accueil des jeunes communistes -Intervention de Monica Bernatets et Article de l’Aisne Nouvelle_

monica.jpgSaint Quentin, le 17 décembre 2009 Tout d’abord je veux remercier la section de Saint Quentin pour cette invitation. C’est avec plaisir et émotion que je viens fêter ici le  60ème anniversaire de mon adhésion au Parti le 19 décembre 1949. Plaisir et émotion car je sais qu’ici je trouve des camarades qui se battent comme des lions, contre vents et marées, pour que notre Parti garde ses valeurs révolutionnaires. Et pour preuve, entre autres, que cette lutte est bénéfique, ce sont les adhésions de nos jeunes lycéens à qui je vais avoir l’immense honneur de remettre les cartes de la JC aujourd’hui.             Je constate avec joie que vous avez entendu la voix du grand écrivain marxiste Bertold Brecht  qui disait : « il faut avoir honte de ne rien faire pour changer le monde, comme on aurait honte de traverser la rue tout nu ». Oui, une fois que l’on a pris conscience de la volonté du pouvoir en place , au service du grand capital, de rogner petit à petit tous les acquis sociaux des  luttes de tous les camarades qui nous ont précédés , que ce soit dans le domaine de l’emploi, de l’éducation nationale, de la santé, du logement, etc. c’est vrai que ce n’est plus possible de rester inactif sans avoir honte. Bravo, bravo de l’avoir compris ! D’avoir compris que la lutte des classes est toujours à la base de toute politique, du fait des intérêts contradictoires portant sur la répartition de la richesse, de la propriété et du pouvoir.             En ce qui vous concerne en premier lieu, c’est-à-dire les efforts hélas souvent fructueux du pouvoir, de priver  la jeunesse étudiante de conditions favorables à son épanouissement : suppression de postes d’enseignement, augmentant ainsi le nombre d’élèves par classe, suppression des parties des programmes les plus aptes à éveiller les esprits et notamment la philosophie, l’histoire, le contenu des textes en langues vivantes, en lettres modernes, etc. La droite dure et pure qui nous gouverne actuellement sait trop bien que le savoir est un outil de révolution, un des atouts principaux pour construire une société, le passé nous l’a toujours montré, et cet outil il veut le confisquer. 

            En second lieu, bien sûr, la lutte quotidienne aux côtés de tous les jeunes qui n’ont pas la chance d’être des lycéens, pour l’emploi, le véritable emploi et pas les petits emplois que je veux appeler « d’infortune » qui conduisent les jeunes d’incertitude en incertitude pour finir chômeurs à vie,  sans logement digne de ce nom, parfois SDF , humiliés , victimes d’une ségrégation sociale, toujours, et d’un  racisme croissant quand il s’agit de nos frères maghrébins , maliens et tous les autres.             De plus s’impose la lutte pour le peuple palestinien auquel nous devons prendre part dans la mesure de nos moyens, là aussi nous aurions honte d’assister, sans rien faire, à l’humiliation d’un grand peuple que le gouvernement d’Israël, soutenu par les gouvernements occidentaux et les USA, veut priver d’une terre qui est la sienne. Parallèlement veiller à ce que cette lutte ne fasse pas renaître l’antisémitisme en France. Personnellement, j’ai adhéré à France-Palestine et, comme je suis juive, aussi à l’Union des Juifs de France pour la Paix, mouvement qui se bat pour l’existence de la Palestine et contre le gouvernement fasciste d’Israël.             Là je vais m’arrêter pour vous féliciter encore de votre choix. Dans le combat que vous allez mener, j’en suis sûre, sur tous les fronts, vous ferez certainement le choix de rejoindre notre Parti, Et, comme notre grand écrivain et poète Aragon, vous direz : « chaque matin je me repose la question de mon choix politique et … je ré adhère au Parti ! » Monica Bernatets 

Cure de jouvence chez les communistes

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Vive le PCF: Soirée d'accueil des jeunes communistes -Intervention de Monica Bernatets et Article de l'Aisne Nouvelle_ dans Divers

Les membres fondateurs de la nouvelle Jeunesse communiste de Saint-Quentin ont été accueillis jeudi dans le local du PCF.

Après quelques années de sommeil, la section saint-quentinoise de la Jeunesse communiste (JC) est en phase de réveil. À l’origine, une quinzaine de lycéens et d’étudiants, dont certains ont fait connaissance lors de la dernière Fête de l’Humanité, décidant le mois dernier de pousser la porte du local du Parti communiste français (PCF), rue de la Pomme-rouge.

« On les a reçus et écoutés au cours d’une réunion », explique Corinne Bécourt, membre du conseil national du PCF. « Nous avons eu de bons échanges sur les idées. On voyait vraiment qu’ils avaient une vraie réflexion sur les valeurs et la politique. Ils savent ce qu’ils viennent faire chez nous. »
Les motivations de ces jeunes, âgés de 15 à 20 ans et dont la carte de membre leur a été remise jeudi par Monica Bernatets – qui fête aujourd’hui le 60e anniversaire de son adhésion -, reprennent les grands thèmes de l’engagement communiste post-1991 : contre le racisme, le capitalisme et les réformes d’un gouvernement de droite, notamment sur l’Éducation nationale. « Les idées du PCF m’ont plu. Elles doivent être véhiculées par les jeunes parce qu’ils écoutent davantage d’autres jeunes », assure Baptiste, étudiant en histoire à Amiens après avoir été « le coco de Saint-Jean-et-La-Croix. »
« Le PS ne me correspondait plus »
Pour lui, comme pour les autres, le choix du PCF, aujourd’hui dans une conjoncture difficile, reste celui d’un militantisme de gauche.
 À 17 ans, Loïs confesse une passion pour « les défis ». « Faire remonter le parti en est un », affirme cet élève du lycée Condorcet. « Le PS ne me correspondait plus. On a souvent une image négative du communisme à cause de l’URSS et du stalinisme. Moi, je parle plutôt du communisme qui combat le système capitaliste.
« Ce renfort de jeunesse fait énormément plaisir. C’est important par rapport à la situation économique actuelle, notamment en Picardie », assure Jean-Luc Tournay, secrétaire de la section locale, lui-même membre d’une JC dès l’âge de 14 ans. Et pas surpris de voir le PCF faire rêver. « S’ils viennent chez nous, c’est parce qu’on a décidé d’avoir une ligne un peu plus révolutionnaire que le parti. » Celle de Maxime Gremetz, donc, le député de la Somme qui monte une liste dissidente pour les élections régionales de mars. Un rappel utile à l’heure d’une campagne pour laquelle ces petites mains pourraient s’avérer précieuses.
Pour l’heure, aucun organigramme n’a été défini au sein de la nouvelle section. Ce devrait être le cas en début d’année prochaine lors des premières actions que la JC saint-quentinoise compte mener contre les réformes du lycée.

Auteur : Guillaume BALOUT
Article paru le : 21 décembre 2009

           

 

SAINT-QUENTIN -Quinze lycéens ont pris leur carte au PC (Presse Courrier Picard)

quinzelyceensontprisleurcarteaupcmedium.jpgInfo régionale

Samedi 19 Décembre 2009

« Engagez-vous, camarades ». Les lycéens se sont vu remettre leur carte jeudi au siège du PCF en présence d’une militante depuis 60 ans (à dr).

15 lycéens s’engagent dans la jeunesse communiste, mouvement périphérique au PCF. L’illustration que la jeune génération s’implique bien en politique. Et ne souhaite pas rester inactive surtout en cette période de crise.

La politique, un truc de vieux à l’embonpoint proéminent, une chose ringarde et inutile excepté pour faire plaisir à l’ego de certains et certaines ?

À Saint-Quentin, les jeunes UMP démontrent le contraire en multipliant les initiatives. Parfois futiles, comme la caravane UMP cet été débutant son parcours sur la plage de l’Hôtel de ville. Parfois plus profondes, telle la participation au livre blanc de la candidate aux régionales Caroline Cayeux.

Et voici que de l’autre côté de l’échiquier politique, le PCF trouve du sang neuf, très neuf. 15 lycéens se sont vu remettre jeudi au siège de la section locale leur carte à la jeunesse communiste. Un mouvement indépendant du parti mais qui entretient des liens de consanguinité.

Corinne Bécourt, membre du conseil national du PCF, se souvient du jour où les jeunes ont frappé à la porte de la section : « Ils étaient motivés, connaissaient beaucoup de choses sur le parti ». Un engagement nullement dû à une crise d’adolescence ou à une idée passagère donc, mais une démarche pensée, réfléchie « alors que ce n’est pas si évident que cela, à une époque où l’on dit  » tous pourris » d’adhérer à un parti. »

« Staline, nous n’avons pas connu »

L’avenir du PCF, s’incarne entre autres en Aurélien, 20 ans, scolarisé au lycée Condorcet. « Quand je suis devenu majeur, j’ai commencé à m’intéresser davantage aux choses de la vie et donc à la politique. » Les idées de la droite étant « confuses » pour lui, il a étudié celles des partis de gauche, s’est documenté dans des bouquins, auprès d’amis.

Non, il ne souhaite pas être élu, car il n’accepte pas la notion de « chef ». Mais il aimerait faire passer ses idées par des actions. D’ailleurs, sans qu’on le lui demande, il se lance : « Il faut arrêter de dire que c’est la crise, la crise, cela fait des années qu’elle existe… »

À ses côtés, Loïs, 17 ans, a lui eu « la chance d’avoir un papa communiste » dirait-on pour pasticher le titre d’un film. Mais il ne veut pas apparaître comme le fiston influencé; il a lu les idées de l’UMP, du PS… « Je n’ai pas accroché. Ma lecture, c’est le manifeste du PC, Karl Marx… ».

Lui aussi, c’est l’action, l’action, l’action. « Nous l’URSS, Staline, on n’a pas connu, ce n’est pas ce que nous défendons », souligne-t-il, signifiant par là que les idées évoluent, au parti de la faucille et du marteau.

À ses côtés jeudi, Gwenaëlle, 15 ans, en est au stade de se forger une culture politique. En toute modestie, elle confie que ce sont des amis qui l’ont incitée à adhérer au mouvement : « Je suis venu à une réunion, ça m’a plu. »

Jeudi, pour la remise de leur carte, le parti a invité une camarade de la section de Chauny, Monica Bernabets, qui contemplait du haut de ses 60 ans de Parti communiste, ces petits jeunes plein d’ardeur.

Une femme qui a abrité dans sa cave deux Algériens recherchés par l’OAS, qui a mené plusieurs grèves, milité lors de multiples campagnes électorales. Un modèle de lutte pour les lycéens. Alors non, la politique n’est décidément pas qu’un truc de vieux à l’embonpoint proéminent.

CYRIL RAINEAU

Coup de jeune chez les communistes:Du renfort rue de la Pomme rouge (Presse l’Union)

Saint-Quentin  

Coup de jeune chez les communistes:Du renfort rue de la Pomme rouge (Presse l'Union) dans Faire Vivre et Renforcer le PCF

Agés de 15 à 20 ans, les jeunes lycéens disent s’être regroupés pour pouvoir agir « plus efficacement ».

En sommeil depuis plusieurs années, la section locale des Jeunes communistes vient d’être réveillée par une quinzaine d’étudiants motivés.

CORINNE BECOURT a longtemps craint de ne plus les revoir. Il faut dire que par deux fois, la militante communiste avait dû annuler la rencontre : le 11 novembre, d’abord (jour férié oblige), puis une semaine plus tard, à cause, cette fois, de la grippe. « Après ça, beaucoup n’auraient pas pris la peine de revenir », note la Saint-Quentinoise, mais pas eux.
Mieux : jeudi soir, la quinzaine de lycéens et d’étudiants intéressés a officiellement adhéré à la section locale des jeunes communistes. Ils ont reçu leur première carte de membre des mains de la Chaunoise Monica Bernabets, qui – pour la petite histoire – fête aujourd’hui ses… 60 ans de vie commune avec le PCF ! Tout un symbole.
Déjà des luttes
Imaginé en septembre, en marge de la fête de l’Humanité, le projet a été concrétisé en deux temps trois mouvements par une bande « de copains », âgés de 15 à 20 ans. « En discutant entre nous, on s’est aperçu que nous avions les mêmes idées », raconte Aurélien Antraygues, élève de bac pro au lycée Condorcet.
Sous l’impulsion de Loïs Mauroy et Baptiste Tutin, ils ont fini par se lancer, histoire de réveiller une section en sommeil depuis maintenant plusieurs années. « On veut montrer aux gens qu’on existe et qu’on a vraiment envie de faire bouger les choses, assure Florent Flament, du lycée d’ameublement Colard Noël. On se dit qu’ensemble, on arrivera plus facilement à mobiliser qu’en restant chacun de notre côté. »
Un cadeau de Noël
La lutte contre les discriminations et la réforme des lycées devraient motiver leurs toutes premières actions. Pour cela, ils pourront compter sur le soutien logistique du PCF et, notamment, sur l’octroi d’un bureau dans les locaux du parti. « Si les deux entités vont rester indépendantes, les liens entre nous seront forcément très forts », insiste Corinne Becourt.
Pour les militants du cru, ce renfort massif ressemble en tout cas à un joli cadeau de Noël. « C’est formidable, confirme le secrétaire de section Jean-Luc Tournay. Je crois que de nos jours, on ne peut que se féliciter de voir des jeunes s’engager de la sorte en politique. »
Les nouveaux adhérents – qui espèrent très vite élargir leurs rangs – ont prévu de se réunir au moins deux fois par mois, dès le début de l’année prochaine.
Rue de la Pomme rouge, la relève semble, d’ores et déjà, assurée…
Aurélien AVIGLIANO

Lutte et soutien:Entreprises …Barelec, Nexan, Bas le Bourget…

getattachment4.jpgSoutien de M Gremetz,Député, président du groupe Communiste au Conseil Régional, de Jean-luc Tournay,Conseiller Régional et d’Olivier Tournay,Conseiller Municipal de Saint-Quentin lors d’une rencontre début novembre avec les élus Syndicaux et salariés des entreprises en difficultés  menacées de licenciements ou de fermeture.

Notamment à Barelec à etreux,Nexans à Chauny et aux Bas le Bourget à Fresnoy le Grand.
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Aisne Nouvelle

Étreux  

« Il faut passer à l’offensive »

Le député et conseiller régional Communiste de la Somme Maxime Gremetz a passé une journée dans l’Aisne à la rencontre des salariés confrontés aux difficultés de leurs entreprises. Il est venu à la rencontre des délégués du personnel de chez Barelec. Pour lui, les salariés doivent faire pression sur le groupe Patelec pour sauvegarder l’emploi, à défaut de quoi le droit du travail s’appliquera.


En redressement judiciaire jusqu’au 21 décembre prochain, les 64 salariés de chez Barelec attendent leur sort sans vraiment y croire. Maxime Gremetz a souhaité rencontrer une poignée de délégués de l’usine pour leur redonner confiance et les conseiller dans leur lutte. Pour lui, les méthodes des grands groupes sont toutes identiques. Il va demander au ministre chargé de l’Industrie, Christian Estrosi que les dirigeants du groupe soient convoqués à Paris et rendent des comptes.
Préserver les emplois
Pour lui, « il faut se battre dans un premier temps pour préserver les emplois. Il ne faut rien envisager d’autres ». Ce combat passe par la mise en place d’une procédure du droit du travail qui consiste à obliger le groupe à reclasser les 64 salariés à défaut de quoi de lourdes sanctions financières s’appliqueront.
Convaincu que la meilleure défense était l’attaque, pour lui, «il faut passer à l’offensive. Soyons toujours à l’initiative» La situation Barelec reste au point mort. Le groupe Allemand Léoni, repreneur potentiel a visité le site mais depuis plus rien. Tous ont jusque la fin du mois pour se faire connaître à défaut de quoi la liquidation sera prononcée.
Toutefois, l’espoir demeure, « si vous

êtes toujours en redressement, c’est que rien n’est perdu » leur a expliqué Maxime Gremetz prenant comme références quelques combats sociaux qu’il a mené avec succèssur son département de la Somme.

Auteur : Joëlle BRAILLON

La crise démonte le piège des retraites par « capitalisation ». Sachons nous en souvenir !

ocdefdsdepension.jpg« Les fonds de pension ont vu la valeur de leurs investissements baisser de 23% en 2008, soit de quelque 5.400 milliards de dollars ».

 

Voilà ce qu’a dû reconnaître l’OCDE, l’organisation d’analyses économiques réunissant 30 puissances capitalistes occidentales.

 Avec la chute durable des bourses, l’épargne que les futurs retraités y ont placée s’est volatilisée.

Dans les pays où se système est dominant, comme les Etats-Unis, les salariés ne peuvent plus partir en retraite à l’âge qu’ils avaient prévu, sinon avec des pensions amputées d’un quart, d’un tiers, en fonction des placements financiers de leurs fonds de pension.

Certains approchent la faillite et réduisent même les pensions servies aux actuels retraités.

Des anciens sont renvoyés vers des jobs d’appoint, même après 70 ans, et vers la misère des minima sociaux.

A chaque contre-réforme des retraites en France, la capitalisation est présentée comme la planche de salut. La réalité de la crise actuelle, les affaires Kerviel ou Madoff doivent s’inscrire dans la mémoire collective.

Confier ses retraites à la bourse, aux marchés financiers, moyennant de surcroît de lourdes commissions, c’est laisser les capitalistes nous ruiner à tout moment.

Au contraire, le système de retraite solidaire par répartition, la Sécurité sociale ont protégé les droits des retraités et des salariés en France.

Les retraites en France restent payées, directement sans accumulation financière, par le travail, seul facteur de production de richesse, via les cotisations sociales. Ces dernières représentent la part socialisée des salaires de l’ensemble des salariés. C’est un système vertueux, basé sur la solidarité entre générations de travailleurs, dont le gouvernement et l’idéologie dominante font tout pour nous faire oublier les principes.

Tous les produits que nos banques et autres institutions financières privées essaient de nous refiler jouent sur l’illusion du bas de laine individuel.

Les salariés ont tout à perdre à la capitalisation.

D’abord, ils doivent rogner sur leur revenu actuel, quand ils le peuvent encore.

Ensuite, comme on vient de le voir, cette épargne, loin d’être préservée, est placée sur les marchés et peut s’envoler.

Enfin, les fonds de pension sont l’instrument d’une exploitation accrue des salariés eux-mêmes, d’une pression destructrice sur l’économie « réelle », exigeant des taux de profit à court terme colossaux sur les entreprises, poussant aux délocalisations etc.

Le gouvernement prépare une nouvelle grande contre-réforme des retraites pour la fin du premier semestre 2010 : une loi Fillon n°2.

Evidemment aucune promesse de Fillon n°1 en 2003 n’a été tenue. Entre temps, la casse des régimes dits « spéciaux » en 2007 n’a servi qu’à lever un obstacle politique à la suite du démantèlement du régime général et des privatisations.

En 2010, après la crise, l’argument mensonger des bienfaits de la capitalisation pourra encore moins prendre. Les arguments tout aussi mensongers sur les effets fatidiques du vieillissement (exagéré) de la population, sur les déficits (fabriqués) de la Sécu, seront produits à nouveau immanquablement.

Mais la vérité peut et doit surgir plus crûment encore qu’en 2003.

En repoussant l’âge du départ, en augmentant le nombre d’années de cotisation,…

En démolissant le système de retraite que les travailleurs, leurs organisations syndicales, avec le parti et un ministre communistes, Ambroise Croizat, ont permis de faire concéder au patronat à la Libération,

il s’agit ni plus ni moins que de détourner l’argent des retraites, la cotisation sociale, vers le profit capitaliste.

Ce qui a presque été gagné en 2003 pourra l’être en 2010 : la convergence des luttes sur un sujet qui concerne tout le monde doit mettre en échec le gouvernement.

PS :

Le « Fonds de réserves pour les retraites », créé par la « gauche plurielle » et curieusement validé par certains syndicats, coule au rythme des fonds de pension. Il a perdu 8 à 10 milliards d’euros en deux ans, étant placé à 55% en actions. Dire qu’il a servi à justifier les privatisations !

Où va le NPA ?

Contrairement à feue la LCR, le NPA ne se dit ni communiste, ni révolutionnaire. C’est sans doute pour cela que ces premiers mois d’existence sont obnubilés par des préoccupations électorales, loin de la priorité affichée aux luttes.

Il faut dire que l’opportunité de créer le NPA est venue directement d’un résultat électoral, celui d’Olivier Besancenot aux présidentielles de 2007, et des espoirs de développement rapide qu’une exceptionnelle publicité ont suscités.

Les européennes de 2008 et les derniers « baromètres du JDD » ont commencé à traduire les limites de cette dépendance médiatique.

Le pari de la transformation rapide en parti de masse a clairement échoué pour l’instant. La LCR revendiquait 3500 adhérents en 2008. Le NPA annonce 8000 adhérents en novembre, après 9000 au congrès fondateur de février. Mais seulement 4000 à 4500 ont participé au récent vote interne sur la stratégie électorale aux régionales.

Parmi les « nouveaux » qui participent à la vie du NPA, on retrouve des adhérents de toute une série de groupes ou groupuscules préexistants, de la fraction « Etincelles » de LO à d’obscurs « prométhéens », en passant par certains écologistes ou « alternatifs ».

Ce n’était peut-être pas la cible première de la recherche de renforcement. Cela n’aide pas à devenir un parti de masse et à sortir de l’art, typiquement gauchiste, de la division interne.

Trois tendances, à peu près égales, sont ressorties du vote sur les régionales, tel que ses résultats ont été communiqués le 7 décembre 2009. Le point commun aux trois positions, A, B et C soumises au vote, est la condamnation impitoyable du PCF. Sans surprise, dans aucune des trois motions, on ne trouvera d’opposition à l’Europe des régions ou au principe de supranationalité européenne.

Les positions B et C ont le mérite de la clarté.

La position B, défendue notamment par les « Etincelles », proposait de présenter des listes autour de la LCR, actant l’échec des négociations unitaires.

Dans son programme « anticapitaliste », elle met en avant, entre autres, les positions les plus identitaires de l’extrême-gauche : l’interdiction des licenciements, la régularisation de tous les sans papiers et leur droit de vote à toutes les élections, aussi, l’opposition à la légalité de l’Etat, la recherche de formes « d’auto-organisation des travailleurs et populations en lutte ». On en passe, des propositions acceptables comme d’autres dont on connaît la nocivité gauchiste dans les luttes.

Cette motion 100% trotskyste a obtenu 28,5%.

La position C rejoint très précisément celle de Christian Piquet qui a déjà rejoint le Front de gauche sous le nom de « Gauche unitaire ». Dure uniquement envers le PCF, indulgente vis-à-vis du PG, elle proposait au NPA « d’aboutir à des listes unitaires de la gauche antilibérale », à l’unité « à gauche du PS », se satisfaisant du résultat des négociations « unitaires ». Quasiment aucun axe programmatique n’est avancé. Visiblement, l’unité des organisations tient lieu de ligne. La ligne politique est donc celle du Front de gauche : être l’aile gauche d’une gauche institutionnelle à vocation majoritaire dans la perspective de 2012.

Cette motion, 99% « front de gauche », a obtenu 31,5%.

La position A était défendue par Besancenot, Krivine et la majorité de la direction. Elle n’obtient que 36,3% officiellement.

Ce résultat traduit un vrai désaveu.

La direction du NPA a probablement souffert de son ambiguïté, sinon de sa contradiction interne. Très proche sur le fond de la position C, elle portait malgré tout l’idée de candidatures NPA indépendantes dans toutes les régions.

La direction du NPA a participé à toutes les négociations « unitaires » qui ont animé le microcosme des organisations de la « gauche de la gauche » dont elle souhaite l’unité.

Mais elle estime ne pas pouvoir aller jusqu’à des listes unitaires aux régionales à cause de « déclarations hostiles » du PCF et de la nécessité de rompre avec les pratiques de cogestion avec le PS dans les régions.

Pourtant dans les négociations, elle a consenti à peu près à toutes les concessions qu’on lui demandait, notamment à ne pas exclure d’emblée la participation à des exécutifs régionaux de « gauche ».

Difficile à suivre, d’autant que les quelques axes de programme avancés « anticapitalistes et écologiques » ne vont pas très loin (jamais le mot « nationalisation » par exemple) et ne sauraient heurter les autres composantes du Front.

C’est sûr : aller d’ores et déjà avec le Front de gauche aux élections, ce serait vider le NPA de sa raison d’être, ne pas lui laisser le temps de capitaliser ses positions « anticapitalistes ».

Mais le manque de souffle et de conséquence de l’aventure NPA risque de transparaître déjà aux régionales.


Le NPA se dirige, suite au vote, vers des listes unitaires avec le PG dans les régions où le PCF fera alliance dès le 1er tour avec le PS : Lorraine, Bretagne… S’émanciper du PS avec les socialistes du PG qui viennent de le quitter mais refuser d’aller avec le PCF là où il se présente dans le « Front de gauche » ? Voilà qui n’est pas bien lisible non plus !

Ne pas suivre la même ligne nationale dans toutes les régions pourra coûter aussi cher au NPA qu’au PCF.

Contrairement à l’épisode des collectifs antilibéraux, à tort ou à raison, le NPA va aussi endosser le mauvais rôle de diviseur Et puis Besancenot ne pourra pas être candidat dans toutes les régions à la fois et les media semblent attirés maintenant par Mélenchon.

Depuis 25 ans au moins, la LCR de Krivine a fait le choix de « l’autre gauche », de la « petite gauche », à gauche du PS et toujours contre le PCF historique.

En 1988, elle soutenait Juquin. Très tôt, elle a pris le virage de la priorité aux questions « sociétales ». Dès 1992, la direction de la LCR a avancé l’idée d’abandonner la référence communiste pour passer ensuite au « 100% à gauche ». Ces dernières années, la crise et la défaillance du PCF lui ont ouvert un espace politique du côté du monde du travail. Avec Olivier Besancenot, elle l’a un peu occupé médiatiquement. Mais l’évolution de fond, que l’ont peut qualifier de réformiste, n’a pas changé.

A peine né, le NPA fait face à une crise existentielle prévisible. La position B ramène au petit parti trotskyste. Les positions A et C, dans la suite de l’évolution de la LCR, conduisent tout droit à l’intégration dans le « Front de gauche ».

Parions que le NPA, dès le lendemain des régionales, se transformera en caution « anticapitaliste » d’un « Front de gauche », lui-même caution électorale d’une social-démocratie recomposée.

On est loin du parti de classe et de masse que seul le PCF a été et doit redevenir.

 Rédaction de vivelepcf

JEUNNESSE COMMUNISTE

logopcfstq.bmpPARTI COMMUNISTE FRANÇAIS  -Section de Saint-Quentin 22 rue de la Pomme Rouge 

pcfquentin@live.fr- Le blog de la section :  http://pcfsaintquentin.unblog.fr

Saint-Quentin le 10/12/2009

Aux communistes du Saint-Quentinois                           

 INVITATION 

Chèr(e) camarade,

Vendredi 4 décembre à 18H30, une quinzaine de jeunes ont franchi la porte du siège du PCF à Saint Quentin. Agés de 15 à 20 ans, en majorité lycéens à Condorcet, H.Martin et Colard Noel, le déroulement de la réunion a montré leur engagement et leur motivation.

C’est pourquoi nous t’invitons le

JEUDI 17 DECEMBRE A 19H A LA SECTION -22 Rue de la Pomme Rouge

A la remise de leur première carte d’adhérent au mouvement de
la Jeunesse Communiste par notre camarade Monica Bernabets (de Chauny) qui fêtera à cette même date ses 60 ans d’engagement au Parti Communiste Français

Cette rencontre se terminera par le verre de l’amitié.

Bienvenue à tous ces jeunes et gageons qu’à Saint Quentin ce mouvement va s’amplifier

Jean Luc TOURNAY 

Secrétaire de la section du PCF St-Quentin

Conseiller Régional

Corinne BECOURT 

Membre du Bureau de section

Membre du Conseil National du PCF

SENAT :La fiscalisation des accidentés du travail votée

INFO – FRANCE - Budget

La fiscalisation des accidentés du travail votée

L'hémicycle du Sénat

L’hémicycle du Sénat

Le Sénat a voté lundi une mesure qui vise à soumettre à l’impôt les indemnités versées aux accidentés du travail

Les sénateurs, qui examinaient le projet de loi de finances 2010, ont voté cette mesure que les députés avaient déja adoptée le 13 novembre dernier et qui concerne aussi les victimes de maladie professionnelle.

Cette mesure, qui limite la part de fiscalisation à 50% du revenu, s’appliquera à partir de 2011 sur les indemnités versées en 2010.

L’Assemblée avait alors voté un amendement, dont l’initiative revenait à Jean-François Copé, le président du groupe UMP du Palais-Bourbon, malgré la vive opposition de la gauche et de quelques élus de la majorité.

Le vote du Sénat  intervient le jour où paraît dans Le Parisien un sondage IPSOS réalisé pour la FNATH-Association des accidentés de la vie, qui affirme que 65% des personnes interrogées se déclarent opposées à une telle fiscalisation.

EELECTIONS REGIONALES / Et ils eurent beaucoup de différends… (article Aisne Nouvelle)

 

 


EELECTIONS REGIONALES / Et ils eurent beaucoup de différends… (article Aisne Nouvelle) dans ELECTIONS: Un moyen pas un objectif

Maxime Gremetz (Colère et espoir, à gauche) et Caroline Cayeux (UMP, à droite) ont débattu jeudi soir à Saint-Quentin.

 

Finalement, l’union n’aura pas lieu. Dénoncé par le Front national dans un faire-part satirique, le mariage entre Caroline Cayeux et Maxime Gremetz n’a pas été conclu à l’issue de leur débat public jeudi à l’espace Henri-Matisse de Saint-Quentin.

 

 

En conflit avec Claude Gewerc, président socialiste du Conseil régional de Picardie avec lequel il avait fait alliance en 2004, le député communiste de la Somme se retrouve aujourd’hui avec le même adversaire que la maire de Beauvais, candidate de l’UMP. « Non, la droite reste mon adversaire le plus sérieux », corrige-t-il, critiquant toutefois une politique régionale « qui n’est pas de gauche ». « Vous avez pourtant voté les budgets jusqu’en 2006 », rétorque son opposante avant de qualifier la majorité sortante de « danger ». « Les Picards ont été ponctionnés, taxés et ont trinqué. »
Visiblement soucieuse de vertu, celle qui est aussi conseillère régionale se voit d’abord « prendre un certain nombre de mesures symboliques », à commencer par « la réduction du train de vie de la région qui fait exploser les dépenses de communication. »

« Les programmes ! Les programmes ! »

Son interlocuteur en fait également volontiers son affaire avant de déplacer le débat sur le terrain national. « Le président de la République a dit que c’était une élection nationale. On est donc bien obligés de parler du bilan du gouvernement », explique-t-il, reprochant à l’équipe de François Fillon « d’étatiser au lieu de décentraliser. » « La France est l’un des pays qui s’en sort le mieux en Europe grâce au plan de relance », réplique la

 

représentante de l’UMP, défendant les projets de réforme des collectivités locales et de la taxe professionnelle au moment où l’assistance perd patience et réclame « les programmes » sur l’air des lampions.
Entre deux moments de flottement, Maxime Gremetz répète à l’envi son refus de soutenir financièrement les firmes multinationales, rappelant les déboires actuels des salariés chaunois de Nexans, « jetés comme des Kleenex ». « C’est de la démagogie ! Vous stigmatisez toujours les entreprises qui font travailler les Picards », s’emporte Caroline Cayeux, s’arrêtant enfin à ses projets après plus d’une heure de débat.
Elle veut ainsi « combler le retard pris sur les grands travaux » à l’instar du canal Seine-Nord-Europe, où « il faut développer la formation pour les nouveaux métiers des trois plateformes prévues en Picardie ». Son adversaire vise les mêmes objectifs. Mais là où elle n’a pas l’intention de « toucher à la pression fiscale », lui recherche l’aide de l’Etat qui, « s’il joue le jeu », pourrait par exemple conduire à « la gratuité du train. » « Il faut renégocier notre contrat de plan Etat/région qui est l’un des plus mauvais de France. » « Quoiqu’il arrive, il faudra faire des choix douloureux », conclut Caroline Cayeux. « Que monsieur Gewerc soit renvoyé dans ses foyers ! »
Jeudi, c’était donc le candidat socialiste qui n’était pasà la noce.

Auteur : Guillaume BALOUT
Article paru le : 7 décembre 2009

 

 

Autre photos du débat :

 

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Une nouvelle « jeunesse communiste » à Saint Quentin, prête pour la lutte

Première réunion des Jeunes Communistes à Saint Quentin 

Vendredi 4 décembre à 18H30, une quinzaine de jeunes  ont franchi la porte du siège du PCF à Saint Quentin.

Agés de 15 à 20 ans, en majorité lycéens à Condorcet, H. Martin et Colard Noel, le déroulement de la réunion a montré leur engagement et leur motivation.

La discussion a porté sur leurs attentes, la forme d’organisation et surtout les luttes.

Il a été décidé :

  • D’une remise officielle de leur carte d’adhérent à la JC avant les fêtes de fin d’année.
  • La création d’une boite mail de contacts
  • Les moyens pratiques mis à disposition par la section (imprimerie-locaux)
  • La préparation d’un tract sur la réforme des lycées.
  • La mise en place dès janvier du partage des tâches
  • De se réunir une fois par mois le samedi après midi et les mercredis (hors vacances scolaire) à la section de 15H30 A 18H00

Cette réunion s’est conclue à 20H30  par le verre de l’amitié

Bienvenue à tous ces jeunes et gageons qu’à Saint Quentin ce mouvement va s’amplifier 

             Il est de tout temps où les hommes ont eu à mener des luttes pour assurer leur émancipation, pour se libérer d’un oppresseur, d’une dépendance. Ce temps, cette « préhistoire » comme la nommait Marx, n’est pas encore révolue. Le temps en est encore à « l’exploitation de l’homme par l’homme ».

Aujourd’hui, à l’heure de la crise du capitalisme, à l’heure où le monde n’a jamais été aussi riche, il est bien que la jeunesse puisse s’exprimer et lutter contre toutes les formes d’exploitations et ouvrir ainsi  le chemin d’une nouvelle société

Jean Luc TOURNAY Secrétaire de la section du PCF St-Quentin  -Conseiller Régional                                                                      

 Corinne BECOURT Membre du Bureau de section -Membre du Conseil National du PCF-

                                                                                                                     

1 Commentaire

Après la grève du 24 novembre à la Poste, on peut toujours gagner !

Tous les éléments existent pour engager une bataille décisive pour l’avenir du service public de La Poste :

la bataille pour gagner le retrait du projet de loi de transformation de la Poste en SA et de mise en concurrence de toute la distribution du courrier, pour commencer à inverser le processus de privatisation.

 La grève du 24 novembre, les assemblées générales, les initiatives prises partout en France par les militants syndicalistes ne peuvent que nous renforcer dans cette conviction.

Le rejet de la politique du gouvernement et du PDG Bailly est massif et hautement conscient. La volonté d’agir est grande, d’agir efficacement en se donnant tous les moyens pour gagner.

 Les taux de grévistes à Paris, où les principaux syndicats appelaient à la grève reconductible, ont atteint par exemple les 35%, dépassant 50% dans plusieurs centres de distribution, 43% aux services financiers. Le 25 novembre, constatant les disparités dans les formes de mobilisation nationale, les assemblées de salariés optaient pour ne pas reconduire la grève et garder des forces. Plusieurs luttes locales sur des objectifs précis continuent.

 Pour la suite, la perspective de convergences de lutte pour le service public s’impose plus que jamais.

Par la voix de la Cour des comptes, le pouvoir attaque à nouveau le statut de la SNCF et des cheminots et demande que les TER ne soient plus confiés à la SNCF au nom de la concurrence. Le 20 octobre, un premier mouvement contre l’éclatement de l’entreprise et notamment le démantèlement du fret, toujours au nom de la concurrence, a été bien suivi.

Le 24 novembre, les enseignants défilaient à côté des postiers contre les suppressions d’emploi, contre le sabotage de l’offre publique d’éducation.

Dans les mêmes termes, les personnels des hôpitaux affrontent les suppressions d’emploi, le déclin organisé de l’offre publique de soins, dans l’intérêt de la concurrence privée.

La grève des employés de plusieurs banques vient aussi souligner l’importance du maintien de la Banque postale comme banque de dépôt publique de référence et la nécessité de sa réintégration dans l’établissement public.

On pourrait citer tous les services publics attaqués par la politique de privatisation et de marchandisation.

Novembre/décembre 2010 après novembre/décembre 1995 ! Ce n’est pas une vue de l’esprit mais un objectif que, militants politiques, communistes, nous voulons contribuer à réaliser.

 Des millions de salariés, de jeunes, de retraités, une majorité de la population sont opposés à la destruction du service public « à la française » en général, dont ils subissent déjà lourdement les conséquences, sont attachés au service public postal en particulier.

La « votation » du 3 octobre l’a confirmé. C’est son mérite.

Maintenant la question imminente est comment transformer en action cet état d’esprit, comment créer les conditions pour que cette majorité soutienne activement la lutte des postiers.

 Car c’est eux qui sont décisifs !

Il est bien évident que ce ne sont pas les parlementaires de « gauche », minoritaires, qui arracheront la victoire. Comme l’ont fait les sénateurs communistes, ils ne peuvent qu’éclairer les intentions du gouvernement, faire gagner du temps pour ceux qui luttent.

Ce n’est pas davantage l’attente d’une alternance électorale « à gauche » en 2012 qui répond à l’exigence pressante. En 1996, on a déjà donné dans le jeu des promesses parlementaires avec France Télécom. En 1997, Jospin, à peine élu, privatisait !

 La bataille de la Poste est beaucoup trop sérieuse pour être laissée aux arrière-pensées politiciennes. L’union avec la « gauche » qui approuve le traité de Lisbonne et les directives de marchandisation des services publics n’est pas en mesure de prolonger les 55% de NON de 2005 à la Constitution européenne. Elle ne peut pas se traduire en propositions et en actions pour gagner.

Nous le voyons bien dans la carte pétition des « comités » qui refuse de demander le retrait du projet de loi, de mettre en cause la concurrence européenne, qui continue de demander gentiment à Sarkozy un référendum sans même préciser sur quelle question.

Aujourd’hui, la priorité politique que nous faisons nôtre, est de construire les convergences de lutte entre salariés des services publics et de renforcer le soutien, politique et pratique, des populations au mouvement des postiers.

La section du PCF a rassemblé plus de 1500 signatures, collectées dans les autres entreprises et les quartiers, pour le retrait immédiat de la loi Lagarde.

 Nous continuons prendrons de nouvelles initiatives parce que La Poste est une bataille essentielle qu’ensemble nous pouvons gagner ! La grève du 24 novembre a été une nouvelle étape encourageante.

Hier soir, sur France Inter, le patron du PG a tenté un coup d’esbroufe: proposer un accord à Daniel Cohn-Bendit pour le deuxième tour des régionales, histoire de griller la priorité aux socialistes. Ou de révéler la tentation centriste d’Europe éco? (presse Marianne)

Mélenchon tente d’étouffer le PS en s’alliant… avec les écolos!

Gérald Andrieu – Marianne | Jeudi 3 Décembre 2009 à 08:55 | Lu 3869 fois

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Hier soir, sur France Inter, le patron du PG a tenté un coup d’esbroufe: proposer un accord à Daniel Cohn-Bendit pour le deuxième tour des régionales, histoire de griller la priorité aux socialistes. Ou de révéler la tentation centriste d’Europe éco?



(photo: Marie-Lan Nguyen - Wikimedia commons - cc)

(photo: Marie-Lan Nguyen – Wikimedia commons – cc)

Mélenchon, on l’ignorait, est un catcheur. Hier soir, sur France Inter, alors que Daniel Cohn-Bendit était l’invité des « Questions du mercredi », le patron du Parti de gauche, également dans les studios, a tenté une prise inattendue et pour le moins déconcertante. Une prise que l’on pourrait baptiser le « coup de la tenaille » ou le « passage à l’étouffoir ». De qui ? Du PS, pardi ! Mais aussi d’Europe écologie…

L’ancien sénateur socialiste a proposé à l’animateur d’Europe écologie rien de moins que de prendre à revers le Parti socialiste : « Je ne suis pas venu là simplement pour enfiler des perles. J’ai quelque chose à proposer [à Daniel Cohn-Bendit], là, maintenant, sur ce plateau. Lui et moi et les Verts, nous le Parti de gauche et le Front de gauche, on a un souci. On n’est pas là pour faire du témoignage dans l’histoire. (…) Comment peut-on faire pour réussir notre opération qui est que nous voulons un vrai changement à l’occasion de ces régionales. Au premier tour, il faut qu’on soit autonome. Vous avez décidé d’être autonome. Nous avons décidé d’être autonome par rapport au Parti socialiste et par rapport à la droite — ça va de soi — et par rapport au MoDem car il n’y aura pas d’alliance ou que ce soit, ni vous, ni nous, au premier tour. Nous, on se sera compté, le Front de gauche, au premier tour. On arrive au deuxième tour. Et là, tout se joue. Nous pouvons, si nous voulons, avoir un accord préalable au deuxième tour. C’est-à-dire que nous, le Front de gauche, et vous, les Verts, nous pouvons nous entendre et à ce moment-là nous sommes la majorité à gauche. Moi je suis prêt à le faire quel que soit celui de nous deux qui est devant l’autre. Si c’est vous, c’est vous. Si c’est nous, c’est nous. Peut-être que ça sera souvent vous, on verra.  En attendant, si l’on est ensemble, on est partout majoritaire, on est partout devant, en tête de la gauche. Il y a une condition : pas de MoDem. »

Mais la condition posée par Méluche ne passe pas : « Pourquoi je ne suis pas pour l’exclusion du MoDem ?, réplique Cohn-Bendit, Parce que c’est une lubie. Moi, je ne sais pas où est le MoDem aujourd’hui. » Et finalement de trancher: « Je ne ferai pas d’accord préalable sur le dos d’un tiers. » Le patron du Parti de gauche a du mal à encaisser d’être renvoyé dans les cordes : « Alors, c’est du témoignage ! Je ne vois pas la différence entre toi et Besancenot ! » Et de conclure à son tour : « Si [Daniel Cohn-Bendit] ne veut pas [de cet accord], si les Verts n’en veulent pas, il n’y a qu’à donner les clés au Parti socialiste ou à la droite et nous, on fait de la figuration. »


Cette (fausse ?) tentative d’accord entre le Front de gauche et l’alliance des écologistes mérite d’être décryptée. En clair, il faut revoir au ralenti les images de la prise qu’a essayé d’exécuter Jean-Luc Mélenchon :

  • 1°/ Le dirigeant du PG a beau afficher depuis quelque temps sa conversion à l’écologie, sa proposition ne s’est faite strictement à aucun moment sur la base des idées et fleure bon la stratégie électoraliste à papa. Une manière de faire en total désaccord avec ce qui avait prétendument guidé son choix de quitter le PS. De quoi déstabiliser les formations qui lui sont alliées et ses sympathisants. De quoi, aussi, offrir une arme redoutable à ses frères-ennemis : le PS et le NPA sauront lui rappeler, le moment venu, cette tentative de rapprochement avec Cohn-Bendit… Mélenchon, lui, aura beau jeu d’expliquer qu’il ne s’agissait là que d’une fausse main tendue pour mettre en évidence la tentation centriste d’Europe éco.

  

  • 2°/ Jean-Luc Mélenchon fixe comme condition de ce rapprochement Front de gauche – Europe écologie qu’il n’y ait pas d’alliance avec le MoDem. Mais le dirigeant du PG a-t-il lu quelque part que la mode automne-hiver était aux œillères ? N’a-t-il pas remarqué que nombre de militants et de dirigeants centristes trouvent refuge du côté d’Europe écologie ? Ou peut-être feint-il tout simplement de ne pas voir que la frontière entre MoDem et Europe éco est aussi fine que du papier à cigarette, pour mieux mettre en évidence sa porosité une nouvelle fois ? 

  

  • 3°/ L’alliance des écologistes ne fait pas qu’attirer à elle les centristes. En cette période préélectorale, elle est (elle, ses électeurs et ses idées) l’objet de toutes les convoitises. Même Nicolas Sarkozy a annoncé vouloir faire de l’écologie la pierre angulaire de sa campagne. Jean-Luc Mélenchon, à son tour, on l’a vu, a fait mine de vouloir récupérer à son compte l’aura dont jouit l’écologie en ce moment. Il est étonnant de constater cet attrait que peut avoir Europe écologie aujourd’hui sur l’ensemble de la classe politique quand on sait comment tous analysaient son score le 7 juin au soir : une bulle ! Depuis, la bulle grossit et grossit encore et encore. Et chaque nouvelle tentative de récupération du phénomène Europe écologie lui fait prendre un peu plus d’ampleur. Jusqu’à l’éclatement ? Réponse au mois de mars. 



Article réactualisé à 9h15

Vous n’entendrez pas Maxime Gremetz promettre un coup de poing à Sarkozy

original20830demi.jpgVendredi, les auditeurs de France Info auraient dû entendre une interview de Maxime Gremetz, député de la Somme. Un entretien enregistré dans le cadre de l’émission de Phillipe Vandel « Tout et son contraire« .

Pourquoi l’interview n’a pas été diffusée? En raison d’un « problème technique » a indiqué France Info au Canard Enchaîné.

Pourquoi? Qu’il avait-il dans cet entretien?

Pour le Canard Enchaîné, les raisons de la déprogrammation d’une interview de Maxime Gremetz, prévue dans le cadre du magazine « Tout et son contraire », restent floues. Le Canard laisse entendre que les propos de Gremetz sur le comportement de Sarkozy ont peut-être été jugés trop virulents et dérangeants par France Info.

Que raconte donc Gremetz dans l’émission ? En 2003, alors que Sarkozy est ministre de l’Intérieur, Gremetz lui demande un petit coup de main pour aider un couple de sa circonscription à adopter une petite Marocaine. Sarkozy lui répond : « T’inquiète pas », mais « là-dessus arrive la canicule ». A cette occasion, Gremetz, membre de la commission d’enquête parlementaire, critique Sarkozy. Gremetz poursuit : « Et puis un jour, je vois Sarkozy à la buvette et je lui dis : dis donc, ma petite gamine, elle est toujours pas arrivée ? »

Sarkozy lui rétorque vigoureusement : « Toi, comme les autres, tu dois savoir qu’avec moi c’est donnant-donnant. Toi, avec ta petite, tu vas te faire foutre ! »

Gremetz ajoute : « La vérité, il faut toujours la dire, fût-ce au président de la République ». Puis, son ultime réponse à Sarkozy : « et je lui ai dit autre chose : maintenant, tes gars, ils sortent de la buvette parlementaire, c’est notre buvette ! Et toi aussi. Et si on n’était pas là (à l’Assemblée), ce serait mon poing dans la figure ! Maintenant, quand tu me vois sur un trottoir, change de trottoir ! « .

Colére et Espoir-REGIONALES:Contre la droite, et sans le PS (Le courrier Picard)

contreladroiteetsanslepsreference.jpgREGIONALES Contre la droite, et sans le PSJean-Luc Tournay, Maxime Gremetz et Jean-Paul Legrand, têtes de listes.

« On va nous entendre. » La liste Colère et espoir de Maxime Gremetz, qui présentait ses chefs de file départementaux mardi, promet une campagne régionale combative.

Objectif premier : « battre la droite ». Ou plutôt, non. Premier objectif : gagner. Pour cela, Maxime Gremetz présente ses chefs de file départementaux. L’ancien métallo devenu député conduira bien sûr lui même la campagne de la Somme.

Pour l’Oise, c’est Jean-Pierre Legrand, 52 ans, maire-adjoint de Creil, qui a été désigné. Le directeur de cabinet du maire de Montataire pendant 14 ans est actuellement en cours de licenciement « pour l’avoir rejoint ». L’ancien délégué CGT textile Jean-Luc Tournay, conseiller régional sortant et secrétaire du PCF de Saint-Quentin, s’occupe de l’Aisne.

Les autres noms de la liste Colère et espoir seront présentés « avant la fin de l’année ». Et les candidatures affluent, selon Maxime Gremetz.

Le plus dur sera de choisir selon un critère : la diversité. Les jeunes et les représentants d’une région métissée ne seront pas oubliés, assure-t-il. Diversité d’horizon aussi, avec des représentants du monde syndical et associatif. Diversité politique enfin. Des sans parti, des sensibilités variées et d’anciens élus socialistes se seraient manifestés.

« Je sens que le mouvement est là »

D’ailleurs, à l’écouter, ils sont nombreux à proposer leur aide pour sa campagne. « Je n’ai jamais vu ça. Quand ils voient la gestion de la Région, les promesses non tenues, ils me disent : « il n’y a que sur vous que l’on peut compter ». Il y a même des gens de droite. Je sens que le mouvement est là. »

À son palmarès, le score le plus important d’une liste communiste aux régionales de 2004 avec 10,86%.

Mais son plus grand fait d’arme est, selon lui, d’avoir su, avec ses camarades, quitter ce poste pour passer dans l’opposition, lorsque « les accords signés, comme de ne plus donner d’argent aux multinationales, a été bafoué ». Ce coup de colère de 2006 est, pour lui, la preuve de « sa droiture ». Et c’est là-dessus que les militants comptent construire leur campagne.

Car si l’objectif est d’éviter que « la droite ne reprenne le pouvoir en Picardie », c’est contre le parti du président Claude Gewerc que Maxime Gremetz est le plus prolixe. Cette fois, pas question d’une nouvelle alliance « dont je sais qu’elle ne sera pas respectée ». Si toutefois l’occasion devait se présenter.

Il cite un récent sondage qui, contre les 29 % de la liste de droite (UMP/Nouveau centre/MPF/CNPT) de Caroline Cayeux, donne 22 % à la liste PS/PRG, « ce qui est peu pour un président sortant », et 12 % à Colère et espoir « sur mon seul nom puisque les autres ne sont pas connus ». Ce qui lui fait dire : « Le premier tour n’est joué pour personne. Et si c’était Claude Gewerc qui devait se désister pour nous ? »

« Le troisième aéroport ou une ligne TGV passant par Amiens »

Bref, il croit en la victoire. Espère « amplifier » le mouvement né en 2004 « en mettant en œuvre les principes qui ont permis ce succès ».

Par exemple, faire que la Région s’engage contre les licenciements boursiers ou « oser à nouveau de grands projets pour la Picardie, comme le troisième aéroport ou une ligne de TGV passant par Amiens, qui seraient créateurs d’emplois. »

« Le pire est à venir, il faut une équipe pour l’éviter », renchérit Jean-Luc Tournay. « Les combats de la gauche ont été abandonnés pour de la politique politicienne », regrette Jean-Paul Legrand qui veut gagner, « pas seulement les élections, mais aussi les luttes ».

Et justement, Maxime Gremetz est de toutes les luttes, autre argument que citent ceux qui l’ont rejoint, et lui le premier. « Aux côtés des travailleurs dans les conflits sociaux, des sans-papiers, dans les quartiers… »

Alors, certes, et c’est lui qui le dit, il a « mauvais caractère », est « passionné ». Il entend en faire son meilleur atout. Après Creil, avant Amiens, il en fera encore la démonstration ce soir, lors du débat contre Caroline Cayeux organisé à l’espace Matisse de Saint-Quentin. « Je suis prêt à débattre avec ceux qui le veulent » sauf « le Front national bien sûr ». On va l’entendre.

M. T.

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