Archive | 19 novembre 2009

Conseil Régional de Picardie………même pas peur ! Par notre camarade Jean Luc Belpaume

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise !

Les Picardes et les Picards tant en 2008 qu’en 2009 ont subit la crise de plein fouet : fermetures d’entreprises, délocalisations, chômage, endettement, maladie, etc. n’ont eues de cesse de progresser dans notre Région.

Pour autant, certains ont continué de dépenser sans compter, le rapport de la chambre régionale des comptes de Picardie, la lettre du vice président Arnaud CARON, le fait pour le président C. GEWERC de ne pas vouloir débattre et proposer au vote un budget pour 2010 ne viendra pas nous contredire.

Encore un exemple des dépenses qui auraient pu être évitées, nous allons siéger en session du conseil Régional de Picardie le vendredi 27 novembre 2009. Dans les quelques dossiers, nous seront amenés à prendre ACTE du rapport n°0202-08-1 dit « Article 28 » !

Cela concerne l’information relative aux marchés (inférieur à 206 000 € HT) passés par le Président du Conseil régional de Picardie, au cours de l’année 2008.

Depuis des années, le groupe Communiste et Républicain dénonce l’utilisation de l’argent public qui est faite pour les cigares, les grosses voitures, les frais de réceptions exorbitants, les déjeuners dits « de travail », les frais de carburant, etc.

Comment ne pas être écoeurés alors que nous avons en tant qu’élu-e-s des indemnités pour nous dédommager des frais inhérents au bon déroulement de notre mandat, de voir 51 000 euros soit plus de 334 000 francs, être dépensés en déjeuners dits « de travail » dans les restaurants (environ 90% des dépenses sont dans les restaurants d’Amiens), alors qu’il existe une restauration (gratuite) au Carré de la République (qui a été achetée 1 million d’euros) à Amiens.

Nous n’y avons jamais mis les pieds, nous nous payons nos repas et nos boissons….

Comment le vice président (vert) en charge des finances, peut-il faire un courrier pour alerter sa majorité des problèmes financiers de la Région et vouloir malgré la crise en Picardie, imposer le 27/11/09 en session de faire voter  la TIPP régionale  2010 (Taxe intérieure sur les Produits Pétroliers), (ils ont inventé la Taxe Carbone avant SARKOZY) au plafond, alors que les ouvriers de notre région font le plus grand nombre de kilomètres entre le domicile et le lieu de travail des régions de France récupérant ainsi plus de 20 millions d’euros et dans le même temps accepter que nous puissions dépenser avec les véhicules de la Région plus de 185 000 euros (environ 1 213 000 francs) en carburant pour la seule année 2008 !

Les Picardes et des Picards ne peuvent pour certains acheter un véhicule, la Région en achète pour 129 875 € en 2008!

Nous ne calculons même pas l’explosion du budget sur la communication, pour ne pas dire « la sur-communication » !

La fin du mandat, aura été laborieuse pour cette majorité, il faudrait penser à redescendre sur terre…….ce qui ne sera pas facile, vu qu’ils ont acheté une montgolfière en 2008 pour 80 267 €, l’altitude, le manque d’oxygène explique peut-être ce comportement désinvolte de la gestion des deniers publics ?

Nous dénonçons encore et nous le ferons à chaque fois que nécessaire car nous ne pouvons tolérer ce train de vie princier, alors que les Picardes et les Picards souffrent !

Jean-Luc BELPAUME

Député suppléant

Conseiller Régional de Picardie

Débat Caroline Cayeux (UMP) – Maxime Gremetz (PCF) : Nous n’avons pas les mêmes valeurs……et soutien aux sans-papiers

Avec 200 personnes présentes, la salle du cinéma théâtre était trop petite mardi soir au point que de nombreuses personnes ont suivi debout le premier grand débat de la campagne des élections régionales. D’un côté le député communiste, Maxime Gremetz et de l’autre Caroline Cayeux, maire de Beauvais.
Le public a été passionné par ce débat qui a abordé les grandes questions qui touchent à la vie des Picards que ce soient sur les grands projets comme le 3ème aéroport ou le canal seine-nord, les subventions publiques aux multinationales, le développement économique et l’emploi, la formation, ou encore l’état des finances de la région après les révélations de la cour des comptes. Le débat a été non seulement franc et courtois, mais l’on a pu assister à un échange sérieux et argumenté animé par des journalistes du Courrier Picard et de Oise-Hebdo. On a même vu un Maxime Gremetz en pleine forme parler des grands hommes de la terre Picarde faire remarquer à Madame Cayeux que contrairement à ce qu’elle pensait Jules Verne n’était pas natif de Picardie ou encore non sans malice les deux adversaires échanger brièvement quelques mots en Picard. La salle a été conquise par cette forme de débat comme il en existait autrefois les participants  applaudissant à tout rompre tour à tour la chef de file de l’UMP ou le député communiste. Un vrai débat démocratique où chacun a pu exposer ses arguments afin que les citoyens se fassent leur propre opinion.
Sur le coup des 23h30, Maxime Gremetz s’est ensuite rendu accompagné de Jean-Paul Legrand,  Fadhila Kezzoul, Habib Abba-Sidick,  Habib Kchok tous les quatre maires-adjoints de Creil et Djamel Benkherouf, maire-adjoint de Nogent sur Oise dans les locaux de l’agence d’intérim occupée par les travailleurs sans papier. Le député a été très chaleureusement reçu et a apporté son total soutien à ces travailleurs pour qu’on leur délivre des papiers. A défaut de vrais papiers, le député leur a remis symboliquement  une copie de sa carte de député. Il leur a offert également une copie du manuscrit de « La Marseillaise » de Rouget de l’Isle. Toute l’assemblée composée d’une soixantaine de travailleurs  et les élus a entonné la Marseillaise sous les applaudissements fraternels et dans une ambiance extrêmement chaleureuse traduisant la solidarité active avec la juste lutte de ces travailleurs surexploités pour obtenir enfin leur régularisation. Formidable moment d’espoir et de dignité !

Vu sur le blog de notre camarade Jean-Paul LEGRAND

POLITIQUE INDUSTRIELLE? Accompagner le déclin pour nourrir les profits du Medef ou gagner le développement pour répondre aux besoins du pays

 Il n’y a pas d’un côté un « bon » capitalisme, « productif dans l’économie réelle », et un «mauvais » capitalisme financier sujet à des «dérives ». Non ! Il n’y a qu’un seul capitalisme qui par définition recherche à tirer de l’exploitation du travail un profit maximal, forcément financier (dividendes, de rachat d’actions…) pour les possédants. Il est nécessaire de le rappeler !

Dans la période actuelle, en France, cette quête de profits passe par la destruction de pans entiers de la production industrielle, la suppression de centaines de milliers d’emplois, l’intensification de l’exploitation des salariés restant en activité.

La « crise », la propre crise du capitalisme lui-même, sert à la fois de prétexte et d’instrument au Medef, aux grandes entreprises « françaises » pour l’accélération du processus. Ils l’ont préparée depuis des années à coup de restructurations, d’éclatement des grandes unités de production, d’externalisations, de développement de la sous-traitance, de débuts de délocalisation.

Aujourd’hui les conséquences sont extrêmement graves pour le pays, dramatiques pour les salariés. 15% de l’emploi industriel a été détruit pendant que le chômage partiel, la précarité et la « flexibilité »ont encore été accrus. Ce qui n’empêche pas les profits des entreprises industrielles de se porter toujours bien en attendant, eux, des jours encore meilleurs: 35 milliards d’euros pour celles du CAC 40 sur les six premiers mois de 2009.

Pilier fondamental de l’économie, dans un grand pays développé, l’industrie en France ne répond plus globalement à la demande en France (encore moins aux besoins réels de développement et de consommation non satisfaits).

L’exemple emblématique de ce recul est le secteur automobile, dans un des rares pays du monde disposant de la maîtrise de toute la filière. En 2004, cette industrie dégageait un solde commercial positif de 13 milliards d’euros. En 2008, pour la première fois depuis la guerre, le solde commercial est devenu négatif de 2,9 milliards d’euros. Pour le seul premier semestre de 2009, le trou atteint déjà 2,6 milliards d’euros. La responsabilité principale est à chercher dans la stratégie de PSA et de Renault, puissamment aidés par l’Etat, de favoriser la délocalisation de leurs sous-traitants et de leurs propres productions, grâce à l’UE, dans les pays à bas coûts de production.

Dans de nombreux secteurs, la destruction de l’outil industriel risque de conduire rapidement à une

perte de potentiel et de savoir-faire lourde à remonter.

L’insistante campagne idéologique pour convaincre les travailleurs que la France n’aurait plus vocation à produire des biens de base mais devrait se diriger uniquement vers la haute-technologie est battue en brèche par les faits : le recul dans tous les secteurs dans le cadre d’une concurrence tout aussi vive.

La défense de l’industrie en France, dans toutes les branches, de l’emploi industriel est une priorité nationale. Il faudrait être naïf pour compter sur le pouvoir au service du Medef pour la mener.

Au sujet de l’industrie, Sarkozy est le roi de l’esbroufe. Les métallurgistes de Gandrange en savent quelque chose. Sa politique se situe strictement dans la continuité et l’aggravation de celle de ses prédécesseurs. Elle s’inscrit entièrement dans l’encouragement des délocalisations, de la mise en concurrence généralisée des travailleurs, que portent l’UE, le Traité de Lisbonne, l’OMC (dirigée par le PS, Lamy…).

Dans ce cadre, au nom de la « compétitivité », le pouvoir continue à distribuer toujours plus d’aides au patronat, aux dépens des dépenses publiques et sociales, de la consommation populaire, pourtant moteur d’une croissance saine. Aux 90 milliards d’euros par an issus des cadeaux précédents, il se permet d’ajouter 12 milliards d’euros avec la suppression de la taxe professionnelles dans le budget 2010. Ces « aides » se retrouvent, même celles qui transitent par les PME, dans les profits des grands groupes. Pourtant, comme l’admet même la Cour des comptes, les exonérations de cotisations sociales patronales n’ont aucun effet perceptible sur l’emploi… mais plombent la Sécurité sociale.

Cette logique de la concurrence et du moins disant social touche la commande publique de l’Etat comme des régions. Ainsi l’Ile-de-France a choisi en 2006 le groupe canadien Bombardier, dont la production en France est minime, plutôt qu’Alstom pour le « marché du siècle » de 4 milliards d’euros du renouvellement des trains de banlieue.

En termes de politique de formation et de recherche, les effets d’annonce cachent de nouveaux cadeaux financiers sans objectifs précis ni contrôle avec les « pôles de compétitivité » ou la remise en cause des bacs professionnels.

Depuis la « crise », les interventions du gouvernement, au volontarisme certes bien mis en scène, sont toujours rentrées dans le jeu du patronat, par exemple en refusant d’imposer un repreneur réel pour Molex ou Continental.

 

A quoi servent les 6,5 milliards de prêts à taux avantageux pour les constructeurs automobiles ?

Qu’attendre maintenant des « états généraux de l’industrie » de Sarkozy sinon le piège, la tentative d’intégrer les salariés et leurs organisations syndicales à la cogestion de la crise, à la recherche d’un « moindre mal » qui légitime l’ensemble d’une politique d’accompagnement de la casse progressive de l’industrie et de recul social ?

A cette logique, depuis des mois, des mouvements de lutte hautement responsables, malgré la détresse des salariés, menés avec les organisations syndicales, se développent et opposent une perspective de résistance.

Les salariés de la SBFM dans le Morbihan ont réussi à créer le rapport de force pour obliger Renault, leur donneur d’ordre à assumer ses responsabilités. A Marseille, la mobilisation se construit contre l’abandon des chantiers de réparation navale. Les Molex à Villemur-sur-Tarn, par leur long mouvement, ont fait la démonstration de la stratégie destructrice de leur patron et de la complicité du gouvernement. Etc…

Ces luttes, ce potentiel de résistance rejoint les mobilisations des agents des services publics.

Le lien est direct. Les services publics sont une condition du développement industriel. SNCF, RATP, EDF, GDF, Poste, France Telecom, fonction publique : d’importantes possibilités de convergences de lutte avec les salariés de l’industrie existent dans les semaines qui viennent. Notamment pour imposer d’autres choix en faveur de l’industrie !

Le refus de la logique du dumping social :

  • Pour la hausse du SMIC à 1600 euros net et le rétablissement dune échelle mobile des salaires.

- Pour l’indemnisation à 100% du chômage partiel.

  • Pour la suppression des avantages fiscaux et « sociaux » aux heures supplémentaires.

     

Remise en cause de toutes les aides publiques aux entreprises :

- Extinction de toutes les exonérations de cotisations sociales patronales (32 milliards d’euros pour 2009).

- Pas d’aide en nature sans contrepartie, contrôle et réversibilité.

  • Remplacement de la taxe professionnelle par un dispositif équivalent pesant sur la plus-value des entreprises.

Développement de la recherche et de la formation sous tutelle publique.

Des droits nouveaux pour les salariés et la collectivité :

- Nous faisons nôtre les propositions de la CGT d’attribuer aux CE un droit de veto suspensif sur les plans de licenciements et de restructuration.

- De constituer des comités interentreprises entre sous-traitants et donneurs d’ordres.

- Le maintien et le développement des filières industrielles, répondant aux potentiel et aux besoins du pays, ne peut pas se faire sans l’intervention démocratique des salariés et de la collectivité.

Nous nous prononçons pour la (re)nationalisation d’entreprises industrielles centrales, dans des secteurs clefs, comme l’automobile, les chantiers navals, la métallurgie, l’aéronautique…

Le gouvernement est prêt à prendre des participations pour renflouer le capital mais pas à laisser à la collectivité des moyens d’action sur la stratégie de développement industriel.

 

Une véritable politique industrielle implique enfin le refus de l’application de nombre de directives européennes de délocalisation et de mise en concurrence des travailleurs et l’essor d’une logique de coopérations entre pays d’Europe et d’ailleurs.

Oyez Saint-Quentinois, notre charte-la Charte décalée et gratinée de la rédaction du Courrier picard….H i hi hi

SAINT-QUENTIN Oyez Oyez Saint-Quentinois, notre charte

Après la Charte consensuelle de la Ville pour mieux vivre ensemble, la Charte décalée et gratinée de la rédaction du Courrier picard. En trente articles, nos espoirs pour une vie meilleure dans la Cité. Nos lecteurs sont invités à réagir.

Article 1

Tous ensemble, et sans tousser sur le prix (220 000 €), nous vénérerons la statue de Maurice Quentin de La Tour place de l’hôtel de Ville et nous nous abstiendrons de dérober son pastel.

Article 2

Tous ensemble, nous nous engageons à toujours sourire aux caméras de vidéoprotection-vidéosurveillance qui veilleront au quotidien à notre sécurité.

Article 3

Tous ensemble, nous testerons les suspensions de notre VTT place de la gare, bien plus adaptée à la pratique du vélo avec ses bosses et dénivelés qu’un terrain boueux dans les bois d’Holnon.

Article 4

Tous ensemble, nous effectuerons nos achats dans les derniers magasins du centre ville et admirerons les vitrines vides de la rue d’Isle comme preuve que le commerce, ça s’en va et peut être, peut-être, ça revient.

Article 5

Tous ensemble, nous éviterons joyeusement, sur les trottoirs, les déjections de nos amis les chiens qui eux aussi ont le droit de vivre en harmonie dans une ville qui leur sourit.

Article 6

Tous ensemble, nous remplirons le chèque de nos impôts locaux en nous disant, tel Charlie Oleg derrière son orgue à Tournez manège, « c’est formidable ».

Article 7

Tous ensemble, nous irons, avec lenteur, aux buffets dressés pour les cérémonies officielles et avalerons nos bouchées de manière raffinée comme il sied en cette occasion.

Article 8

Tous ensemble, nous répéterons, sans souffler, à nos amis que non, Saint-Quentin n’est pas dans les Yvelines mais en Picardie, entre Lille et Paris.

Article 9

Tous ensemble, nous affirmerons que Quentin de La Tour est vraiment un immense peintre et qu’il mériterait au Louvre plus que le petit emplacement qui lui est réservé.

Article 10

Tous ensemble, nous irons faire notre marché le samedi, sans se plaindre des prix, ni oublier de serrer la main de Xavier Bertrand, forcément présent.

Article 11

Tous ensemble, nous retrousserons nos manches, pelle et pioche à la main, pour aller terminer nous-mêmes les travaux de la place de l’hôtel de ville et des rues attenantes.

Article 12

Tous ensemble, nous irons soutenir les équipes sportives de la ville, volley, basket et foot, tant il est vrai qu’elles ont besoin de supporters.

Article 13

Tous ensemble, nous danserons sur la place de l’hôtel de ville, le jour où le carillon jouera Billie Jean de Michael Jackson.

Article 14

Tous ensemble, nous mettrons sur le dos de la crise et seulement sur le sien, le taux de chômage de 13,7 % du bassin saint-quentinois, tant il est vrai qu’avoir eu comme maire adjoint, un ministre du Travail, ça ne résout pas tout ma bonne dame.

Article 15

Tous ensemble, nous chanterons un slam quand nous aurons un procès-verbal sur le pare-brise de notre véhicule, placé là par la police municipale. Si c’est mis, c’est que c’est justifié. En vers et contre tous…

Article 16

Tous ensemble, nous réclamerons à la Sécurité sociale le remboursement à 100 % du parking payant de l’hôpital.

Article 17

Tous ensemble, nous préserverons les friches industrielles pour les archéologues du futur.

Article 18

Tous ensemble, nous irons lire la plaque sous la statue de la place du 8 octobre pour enfin cesser de répondre « je ne sais pas » quand on nous demande ce qu’elle fait là cette statue.

Article 19

Tous ensemble, nous réclamerons la fin de la fuite des cerveaux étudiants à Amiens, Lille, Paris ou autres, et pour cela, demanderons la création d’une faculté spéciale avec des cours magistraux de rigolothérapie tant il est vrai qu’on a des spécialistes à Saint-Quentin.

Article 20

Tous ensemble, nous n’oublierons pas de profiter du parc d’Isle, peut-être le seul vrai trésor de Saint-Quentin. Et nous en profiterons pour utiliser, plus de deux minutes, ces affreux engins posés là pour faire du sport et qui ne servent qu’à faire rire les enfants.

Article 21

Tous ensemble, nous aguicherons les entreprises, ferons les yeux doux aux patrons, pour espérer voir fleurir les boîtes de toutes sortes au parc des autoroutes et autres zones industrielles.

Article 22

Tous ensemble sur la plage de l’hôtel de ville, l’été, nous plongerons, tête en avant dans le grand bassin en hurlant que le maire de Paris, et tant d’autres, ont copié sur l’idée de Xavier Bertrand et pas l’inverse.

Article 23

Tous ensemble, nous accepterons d’aller nous faire dérouiller par des vachettes chaque année à Intervilles tant il est vrai que, si c’est drôlement cher, ça rapporte en terme d’image à la ville. Même si nous attendons toujours l’entreprise qui dira : « J’ai eu envie de m’installer à Saint-Quentin en voyant l’autruche saint-quentinoise se prendre un gadin devant Tex. »

Article 24

Tous ensemble pris en alcoolémie au volant, nous ferons nôtre, cet aphorisme du regretté Jean Yann, « l’alcool au volant, supprimons le volant ! ».

Article 25

Tous, ensemble, nous réclamerons un repreneur pour les anciens immeubles désertés des Babou, Oriels et autres. Une banque, un coiffeur pour changer.

Article 26

Tous ensemble, nous promettons d’aller buller à la base urbaine de loisirs, pour éviter qu’elle ne coule à peine arrivée à quai.

Article 27

Tous ensemble, nous irons nous asseoir sur les genoux du père Noël présent chaque année au village organisé sur la place. Et nous lui demanderons des emplois, de l’argent, la fin des délocalisations, l’arrêt des violences conjugales. Et Ensemble, nous tirerons sur sa barbe pour vérifier qu’il ne s’agit pas de Pierre André.

Article 28

Tous ensemble, nous réclamerons l’abdication de Geneviève de Fontenay, au profit de Rachel Legrain-Trapani, tant il est vrai que, quand on s’attaque à elle, on s’attaque à nous Saint-Quentinois.

Article 29

Tous ensemble nous serons solidaires de Jeannot la frite et de sa baraque menacée par le projet de requalification de la gare et réclamerons qu’il soit installé dans la future base urbaine de loisirs.

Article 30

Tous ensemble, nous commémorerons, le 17 novembre, en ayant une pensée pour Igor, figure et amuseur de la ville, inhumé ce matin à l’église Saint-Jean-Baptiste.

Guadeloupe : Appel à la grève générale de L’UGTG !

Nou tini dwa OSI

Wi, Travailleurs, Peuple de Guadeloupe, nou osi nou tini dwa, menm dwa ki tout fanm é nonm si latè, dwa fè soley kléré pou nou é zanfan an nou !

Wi, Travailleurs et Peuple de Guadeloupe, pendant 44 jours ansanm-ansanm nou mizé angajman, jouné travay é espwa pou chanjé lavi.

Jodijou awa, nous ne pourrons accepter que SARKOZY et son ministre des Colonies Marie-Luce PENCHARD réinvestissent dans la pwofitasyon, réinstallent les profitants sur leur trône.

Nou kay roupran chimen pou kontinyé lalit !

Travailleurs, Peuple de Guadeloupe, SARKOZY é banélo’ay désidé fè nou pran on 6 pou on 9. Neuf mois après la signature du protocole du 4 mars 2009, yo ka kontinyé fè jé épi Travayè é Pèp Gwadloup.

Yo sinyé, fo yo rèspekté sa yo sinyé

  • Aujourd’hui, les manipulations opérées par l’Etat français remettent en cause l’Accord Interprofessionnel sur les salaires conclus le 26 février 2009 (Accord BINO) :
    Ainsi, dès avril 2010, près de 30.000 Travailleurs (qui travaillent dans les entreprises n’ayant pas adhéré à l’Accord BINO) perdront la quote-part de 50 € pris en charge actuellement par les Collectivités (Région, Département).
    En Avril 2012, les mêmes Travailleurs perdront 100 € de plus, correspondant à l’arrêt du versement du RSTA par l’Etat.
    Ce tour de passe-passe a été rendu possible par la suppression de la clause de convertibilité qui prévoit la prise en charge des 200 € d’augmentation par les entreprises à la fin des aides des Collectivités et de l’Etat ;
  • Le fameux plan d’urgence pour la formation et l’insertion des jeunes est en panne et ne constitue en rien une priorité pour Mme PENCHARD, qui n’en a pas dit un mot alors que 6 jeunes sur 10 sont au chômage ka féré chyen é pentiré syèl.
  • L’Etat Colonial met donc tout en œuvre pour organiser le retour de la pwofitasyon organisée par la même équipe, la même confrérie ; les VION, VIAL-COLLET, ANGELE, KOURY…
  • A la baisse des prix, l’Etat rétorque développement de la concurrence par l’arrivée de nouvelles enseignes commerciales ; et port en eaux profondes pouvant recevoir 1 million de containers par an. Dès lors, comment peuvent-ils nous faire avaler la pilule du développement agricole et de la diversification quand tout est mis en œuvre pour le bétonnage des terres agricoles é pou manjé an nou pousé si bato.
  • L’opacité demeure sur les prix des carburants malgré plusieurs rapports, notamment celui de l’autorité de la Concurrence. Et pourtant, ce sont 110 millions d’euros que TOTAL réclame aujourd’hui à l’Etat Français pour manque à gagner, compte tenu du gel des prix que nous avons obtenu en Février 2009.

Mme PENCHARD a donc décidé de faire payer cette somme par les Guadeloupéens, en augmentant l’essence de 22 centimes avant le 31 décembre 2009.

Et ce sont les mêmes cadeaux fiscaux et sociaux qui sont proposés aux bons amis. Défiscalisation encore et toujours pour l’Hôtellerie alors que 85% des richesses de ce secteur repartent à l’étranger pour gonfler les poches des actionnaires.

Et dans cette reconquête de la pwofitasyon, les Travailleurs sont la cible privilégiée. Nombre de patrons voyous ont donc profité pour licencier, laissant croire aux conséquences du mouvement LKP. En réalité, la quasi-totalité des entreprises ayant déposé le bilan sont en redressement judiciaire depuis plusieurs années et le plus souvent à la demande de la Caisse Générale en Sécurité Sociale pour non paiement des cotisations sociales. Les entreprises de Guadeloupe sont championnes de France du non paiement des charges sociales dixit le Directeur de la Sécurité Sociale.

E sé konsa, yo éséyé fè kwè kè sé LKP ki fèmé CORA, MATCH et ECOMAX.

En vérité, le Groupe Belge SISB a programmé de quitter la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane depuis plus de 2 ans padavwa yo paka gannyé asé lajan ankò. C’est donc à une grande banque, BNP PARIBAS, et un illustre cabinet d’expertise DELOITTE qu’il a confié cette étude qui a pris le nom de Projet TOPAZE. Et durant ces deux dernières années, les investisseurs financiers, industriels ont été contactés, reçus pour évaluer leur intérêt et leurs potentiels. Plusieurs investisseurs sont venus aussi en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane visiter les locaux du Groupe SISB notamment courant 2008. Voilà la vérité !!

Travailleurs, Jeunes, Retraités, Chômeurs, la confiance acquise depuis Janvier 2009 reste intacte. Nous devons refuser le mépris, l’arrogance et la fatalité. Nou ni rézon !!

Nou pa fèt pou sèvi sèwpiyè pou pon moun. Annou roupran chimen a lalit. Partout, dans les villes, les campagnes, les quartiers, les entreprises, nou kay rantré an rézistans pou :

  • L’application pleine et entière de l’ensemble des dispositions de l’Accord BINO ;
  • L’application pleine et entière des dispositions du protocole du 04 mars 2009 ;
  • L’arrêt des licenciements dans tous les secteurs d’activité ;
  • La réouverture des hôtels KALENDA et ANCHORAGE ;
  • L’ouverture des négociations sur les salaires, la formation, les conditions de travail dans toutes les branches professionnelles aboutissant à la signature de conventions collectives ou d’accords de branche ;
  • L’arrêt de la répression antisyndicale ;
  • La défense des terres agricoles et le développement de la production locale ;
  • La sauvegarde des emplois dans le secteur des produits pétroliers, de la sécurité privée et des services bancaires ;
  • La négociation d’un plan de santé publique privilégiant la prévention, l’éducation thérapeutique et la lutte effective contre les maladies cardio-vasculaires, le diabète, l’hypertension artérielle, le Sida…
  • Le respect de l’ensemble des dispositions statutaires et réglementaires relatives à la Fonction Publique Territoriale ;
  • L’organisation d’un Transport Public de voyageur efficace et le respect des droits des transporteurs ;
  • La signature d’un Protocole d’Accord pour une complémentaire santé gérée par un organisme Gwadloupéyen…..
  •  

Nou paka fè déyè !! Nou osi nou adan !!

L’UGTG avec toutes les organisations et mouvement du LKP appelle tous ses militants et adhérents à la grève.

Tous en grève les Mardi 24 et Mercredi 25 Novembre 2009

MARDI 24 NOVEMBRE : Sanblé douvan les entreprises

MERCREDI 25 NOVEMBRE 9vè : Gran déboulé masif dans les rues de Pointe-à-Pitre
Sanblé douvan Bik a Mitiyalité à 9vè

Jou nou ké mété a jounou péké vwè jou !

Lapwent, 18/11/09
U.G.T.G.

Source : http://ugtg.org

MARDI 24 NOVEMBRE:Ecole, collège, lycée, université, le monde de l’éducation appelle à faire grève mardi 24 novembre

Budget, salaires, exercice du métier, formation des maîtres… L’Ecole n’est pas au beau fixe. Le SNUipp et la FSU appellent à une journée de grève le mardi 24 novembre, et à débattre des suites à donner à cette action.

Ecole, collège, lycée, université, le monde de l’éducation appelle à faire grève mardi 24 novembre. Dans le contexte actuel, la FSU a décidé « de prendre ses responsabilités ». Le projet de budget 2010 reste toujours marqué par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Une décision du président de la République qui soulève de plus en plus d’opposition dans l’opinion publique . Alors que la crise a conduit nombre de révisions des politiques, ce dogme restera-t-il intouchable alors qu’il frappe de plein fouet l’Education nationale ?

Une Education nationale qui affichera un déficit record de 16 000 postes en moins. L’école, pour sa part, après les remises en cause de la réussite de tous (RASED, Maternelle, Aide personnalisée…) et la déstabilisation professionnelle provoquée par Xavier Darcos, ou encore la tentative de mise en place des EPEP, voit disparaitre 9182 postes de PE2. Cette mesure, consécutive de la réforme de la formation et du recrutement, touche directement aux décharges de direction et aux stages de formation continue. Ces suppressions ne seront pas contrebalancer par la création de 2 182 emplois que le ministre affiche au titre de l’évolution démographique (+ 5 766 élèves attendus à la rentrée prochaine). Pourtant, l’an dernier, alors que le nombre d’élèves augmentait, le ministère n’ a pas utilisé tous les emplois budgétaires programmés. Selon la loi de finance, 1 232 postes n’ont pas été consommés.

Un récent sondage BVA-PEEP indiquait que 51 % des parents d’élèves interrogés jugeaient négativement la politique éducative du gouvernement. Avec en plus la baisse drastique de plus de 50% des crédits pédagogiques. C’est la poursuite d’une logique d’appauvrissement de l’école qui se poursuit, génératrice de détérioration des conditions d’exercice du métier. L’exact opposé de l’enthousiasme des participants à l’université d’automne du SNUipp. Des salles combles, une passion pour l’école et une recherche de toutes les transformations nécessaires pour construire une école de la réussite de tous. Ces ambitions rendent d’autant plus vives les exigences en matière de formation tout comme la nécessité de créer des postes pour faire face à la hausse des effectifs, transformer l’école avec plus de maîtres que de classes, enrichir toute la palette culturelle de l’école. Mille fois oui, l’avenir des élèves comme la formation ou la reconnaissance de qualification des enseignants appellent un engagement du plus grand nombre dans la journée de grève du 24 novembre.

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