Archive | 6 novembre 2009

Henri ALLEG sur France 3, lundi 9 novembre à 22h50

 L’émission de France 3 « Ce soir ou jamais » sera consacrée, sans originalité, lundi 9 novembre à partir de 22h50 à la « chute du Mur de Berlin ».

Plus ou moins mal entouré par Elie Barnavi, Emmanuel Todd, Jacques Rupnik, Roland Dumas, notre camarade Henri Alleg est invité et pourra apporter un contre-poison à la caricature de l’histoire, à l’anticommunisme primaire, au matraquage idéologique ambiant au service d’un capitalisme et d’une UE à son service en mal de légitimation.

Henri Alleg (Londres, 1921). Pseudonyme de Harry Salem.

 En 1940, il s’installe en Algérie et milite au sein du Parti Communiste Algérien. En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain. Il entre dans la clandestinité en 1955, date d’interdiction de son journal en Algérie. Il continue cependant à transmettre des articles en France dont certains seront publiés par l’Humanité.

 Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10eme D. P. au domicile de Maurice Audin, son ami arrêté la veille et qui sera torturé à mort. Henri Alleg est séquestré un mois à El-Biar où il est torturé et subit un interrogatoire mené après une injection de penthotal. Il est ensuite transféré au camp de Lodi où il reste un mois puis à Barberousse, la prison civile d’Alger.

C’est là qu’il écrira La Question, dissimulant les pages écrites et les transmettant à ses avocats. Dans La Question, il raconte sa période de détention et les sévices qu’il y a subi, en pleine guerre d’Algérie. Tout d’abord publié en France aux Éditions de Minuit, l’ouvrage est immédiatement interdit en mars 1958. Nils Andersson le réédite en Suisse, quatorze jours après l’interdiction (Lausanne, La Cité, 1958).

Malgré son interdiction en France, ce livre a considérablement contribué à révéler la pratique de la torture en Algérie.

Trois ans après son arrestation, Henri Alleg est inculpé d’« atteinte à la sûreté extérieure de l’État » et de « reconstitution de ligue dissoute » et condamné à dix ans de prison. Transféré en France, il est incarcéré à la prison de Rennes. Profitant d’un séjour dans un hôpital, il en profite pour s’évader. Aidé par des militants communistes, il rejoindra la Tchécoslovaquie.

Il revient en France après les Accords d’Évian puis en Algérie où il participe à la renaissance du journal Alger républicain.

Bibliographie (extrait) :
* La Question (Minuit, 1958).
* Prisonniers de guerre (Minuit, 1961).
* Victorieuse Cuba. De la guérilla au socialisme (Minuit, 1963).
* Les Problèmes du Tiers-monde (Institut Maurice Thorez, 1969).
* La Guerre d’Algérie (Temps actuels, 1981).
* La Guerre d »Algérie 2. Des promesses de la paix à la guerre ouverte (Temps actuels, 1981).
* La Guerre d’Algérie 3. Des complots du 13 mai à l »indépendance. Un État vient au monde (Temps actuels, 1981).
* Étoile rouge et croissant vert (Temps actuels, 1983).
* S.O.S. America (Messidor / Temps actuels, 1985).
* La Grande aventure d’Alger républicain, Henri Alleg, Boualem Khalfa, Abdelhamid Benzine (Messidor, 1987).
* L’U.R.S.S. et les juifs (Messidor, 1989).
* Requiem pour l’oncle Sam (Messidor, 1991).
* Le Siècle du Dragon. Un reportage et quelques réflexions sur la Chine d’aujourd’hui et (peut-être) de demain (Le Temps des cerises, 1994).
* Un grand bond en arrière. Reportage dans une Russie de ruines et d’espérance (Le Temps des cerises, 1997).
* Quarante ans après la guerre d’Algérie. Retour sur La Question, entretien avec Gilles Martin (Le Temps des cerises / Aden, 2001).
* Mémoire algérienne. Souvenirs de luttes et d’espérances (Stock, 2005).

Identité Nationale:Jusqu’où Eric Besson va-t-il couvrir notre pays de honte ?

Pour masquer l’échec de sa politique, Nicolas Sarkozy a décidé de faire une nouvelle fois monter en ligne son petit ministre des sales besognes, pour cette fois redéfinir « ce que c’est qu’être français ? ». Un colloque de synthèse aurait lieu en février sur le sujet !

On croît rêver, mais c’est plutôt un cauchemar.

Peut-être le ministre espère-t-il y décréter ce qui distinguera les « bons » des « mauvais » Français. C’est inacceptable, c’est le retour du pétainisme le plus nauséabond.

En renvoyant, vers une mort probable, 3 Afghans dans leur pays en guerre, Eric Besson vient déjà de piétiner l’une des traditions fondatrices de notre République, le droit d’asile.

Ira-t-il jusqu’à inventer le livret du bon français, délivré en Préfecture par le ministère de l’Identité nationale ? A quand les meetings de l’UMP où l’on entonnera « Maréchal nous voilà ! » ?

Les propos du ministre sont scandaleux. Ils sont indignes de la France et de ses valeurs républicaines d’Egalité, de Liberté et de Fraternité.

La limite du supportable est dépassée. Tous les démocrates doivent s’unir d’urgence pour faire stopper cette inquiétante dérive.

VERMANDOIS (02) Les éboueurs attachés à leurs étrennes

VERMANDOIS (02) Les éboueurs attachés à leurs étrennes

Opposés à l’interdit des élus de la communauté, les éboueurs veulent continuer à vendre leurs calendriers. La création d’une section CGT semble à l’origine de cette histoire.

L’interdiction de la distribution des calendriers des éboueurs (Le Courrier picard du 16 octobre) fait réagir. L’affaire stupéfie par exemple le président de la caisse de l’amicale des pompiers de Saint-Quentin, attaché à cette tradition qui maintient aussi des liens avec la population. Rappelons que dans une lettre datée de mardi et adressée aux agents du service déchets ménagers de la communauté (53 villages des cantons de Le Catelet, Bohain et Vermand), le vice-président Francis Passet parle de « vente illégale » des calendriers. L’argument est balayé d’un revers de la main par le cégétiste Georges Varenne aux côtés hier soir à Bohain de trois éboueurs, en compagnie d’Yvon Brin, responsable de la coordination départementale de la fonction publique territoriale. « Les calendriers se font partout. J’aimerais bien savoir en quoi cela serait illégal. Pourquoi ne pas interdire les pourboires chez le coiffeur et la quête à la messe ? » ironise Georges Varenne.

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(Deux employés du service nettoiement montent au créneau.

Ils tiennent à la vente de leurs calendriers.)

 

Des élections « oubliées »

Dans un premier temps, les éboueurs ont respecté la décision injuste à leurs yeux, mais entendent bien redistribuer les calendriers à travers les cantons dès lundi. Ce week-end, la CGT va adresser un mail à chaque maire pour connaître sa position : du président de la communauté, le maire UMP de Bellicourt Marcel Leclère, au maire communiste de Lehaucourt Raymond Froment, en passant par le socialiste de Prémont, Michel Collet. Selon la tradition dans le Vermandois, les éboueurs ont commandé en mai dernier les calendriers et doivent les payer eux-mêmes en décembre.

Autant dire qu’ils ne tiennent pas à les garder sur les bras d’ici les fêtes de fin d’année. Et évidemment la vente en porte-à-porte, sans forcer les usagers bien entendu, met un peu de beurre dans les épinards. « Les années précédentes, ça me rapporte 600 à 700 euros. C’est très important pour moi, pour payer les jouets de mes enfants et ça m’aide pour mon chauffage », indique un chauffeur rémunéré 1 300 € net, prime comprise, après dix ans d’ancienneté.

Un collègue éboueur auxiliaire, sous contrat renouvelé depuis douze ans, perçoit autour de 1000 € net. Au-delà de cette interdiction « qui crée de la zizanie entre les éboueurs », Georges Varenne et Yvon Brin débusquent un autre contentieux avec le président Marcel Leclère. « Le bât blesse depuis qu’une section CGT a été créée en avril. Le président, pourtant un ancien député suppléant, a oublié les élections du comité technique paritaire en novembre 2008. On a fait intervenir le préfet pour des élections fixées au 5 novembre », éclaire Georges Varenne. Et Yvon Brin de préciser : « On est intervenus pour d’autres problèmes aux espaces verts et pour le personnel des musées… »

NICOLAS TOTET

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