Archive | octobre 2009

Aller beaucoup plus loin que le Front de Gauche – Tribune de J.P. Legrand (PCF – Creil – Oise)

 L’appel que j’ai signé le 8 octobre dernier avec de nombreux militants et élus et qui a été rendu public contribue clairement au débat afin que les communistes choisissent l’unité et le rassemblement à l’occasion des élections régionales. Dans tout le pays, les militants communistes n’ont pas attendu des directives venues d’en haut pour faire connaître leur sentiment et il se dégage une dynamique en faveur de la constitution de listes de large rassemblement conduite par une(e) communiste dans chaque région dès le premier tour. Dans l’Oise, l’appel qui circule , contribue au débat , suscite des échanges libres et francs qui posent des questions de fond. Notamment celle du bilan du Conseil régional sortant, celle de l’identité communiste aujourd’hui, ou encore celle de la politique régionale et des candidats qui seraient capables de la porter et de la mettre en oeuvre dans l’unité une fois élus.

On semble s’orienter vers l’ouverture et la main tendue à nos camarades « Communistes en Somme » afin de rassembler toute la force communiste et permettre aux Picards d’avoir à leur disposition un programme, une liste de combat pour ancrer la future assemblée régionale bien à gauche. Il serait en effet suicidaire de ne pas retrouver ces camarades, de ne pas créer les conditions dès maintenant pour travailler en commun à la mobilisation des Picards. Car on ne souhaite pas jouer « petits bras », une grande ambition peut guider l’action et la mobilisation des communistes et de milliers de progressistes en Picardie : conquérir une assemblée régionale qui soit enfin une assemblée de combat avec une présence communiste et progressiste forte, déterminée et unie, pour ne pas renouveler les divisions que l’on a connues ces dernières années et qui ont conduit l’exécutif régional à accompagner la crise.

Ce texte que nous avons rendu public, parce que nous considérons que le débat n’est pas seulement interne mais concerne aussi les citoyens, pose la question du rassemblement. Le débat est en cours et cela est primordial qu’il ne se fasse pas en vase clos. Des camarades ont évoqué le « Front de gauche » pour caractériser ce rassemblement. Je comprends leur volonté. Cependant le Front de Gauche est une construction fort limitée face aux ambitions que nous avons. Il ne s’agit pas de cantonner notre rassemblement au seul Front de Gauche. Il s’agit de créer les conditions d’un rassemblement majoritaire dont le contenu permette à des citoyens dans leur diversité politique, syndicale, associative de se retrouver pour réaliser ensemble un programme de combat contre la destruction capitaliste et pour des mesures de transformations démocratiques donnant de réels moyens d’intervention aux salariés notamment dans l’utilisation des fonds publics pour le développement économique, en faveur de l’emploi et de la formation ce que le Conseil régional sortant n’ a pas mis en oeuvre.

Il ne faut enfermer personne dans une construction comme le Front de gauche actuel qui est limitée à quelques organisations et qui contrairement à toute analyse sérieuse n’a pas créé une dynamique de rassemblement populaire, mais seulement une alliance circonstancielle et électorale limitée à des organisations dont l’influence reste réduite et qui à tout moment peut voler en éclat car elle est loin d’être portée par un courant démocratique de masse et de classe. Plus que ce type de front, il est urgent d’organiser une offensive populaire de classe permettant aux gens de se positionner non plus sur la défensive mais sur des initiatives créatrices de luttes, de propositions, là où ils vivent et travaillent. En ce sens, il faut ouvrir largement notre démarche à des salariés en lutte qui quotidiennement sont confrontés à l’exploitation et à la répression patronale, à des hommes et des femmes déçus du Parti socialiste, à des militants d’extrême-gauche qui veulent en finir avec le capitalisme, à des élus très divers extrêmement inquiets des conséquences de la suppression de la Taxe professionnelle, à des citoyens qui dégoûtés de la politique politicienne veulent un vrai changement, à ces personnes des quartiers populaires qui si nous n’allons pas à leur rencontre risquent de se tromper de colère en votant Front national. Parmi tous ces gens, il y a des milliers de citoyens en Picardie qui accueilleraient avec un très grand intérêt l’annonce de l’unité des communistes picards, de la constitution d’une liste sur des bases de combat ,et qui se mobiliseraient en faveur de celle-ci.

Espoir, colère et combat, c’est l’esprit, je crois, du rassemblement que nous pouvons créer à l’occasion de la bataille des régionales, bien au delà d’accords d’états majors. Ne faisons rien qui conduirait à coller des étiquettes sur les gens ou qui les enfermerait dans des schémas politiciens et inversement n’entreprenons rien qui nierait l’identité communiste et celle de ceux qui sont prêts à participer avec nous à une belle et enthousiasmante bataille si nous savons nous unir dans l’intérêt de notre région et des Picards et celui de notre pays.

A Creil, le 22 octobre, Jean-Paul LEGRAND

 

Les communistes de la section du PCF de Saint-Quentin,  réunis en assemblée générale le 30 octobre, ont également validé cet appel, à  une trés large majorité .

Luttes : LES NEXANS MAINTIENNENT LA PRESSION

Nexans / un volet social à rediscuter

Luttes : LES NEXANS MAINTIENNENT LA PRESSION  dans Divers

Les Nexans s’attendaient à de « grandes annonces » hier avec l’ouverture du volet social…

CHAUNY (Aisne). Les Nexans ont entamé hier le volet social de leur plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Des propositions à minima selon les syndicats. Place à la « négo ».

 

CA ne va pas assez vite. Tout du moins au goût de certains Nexans qui avaient souligné en rouge la date d’hier sur leur agenda. Une date synonyme de l’ouverture du volet social du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), synonyme de la fermeture de deux sites Nexans à Chauny, soit 220 salariés sur le carreau.
À leur retour sur les coups de 18 heures à l’usine, les délégués syndicaux étaient très attendus par les collègues. Avec au final une pointe de déception dans leurs rangs.
« Le minimum prévu par la loi »
« La direction nous a demandé un avis sur le volet économique du plan » expliquait David Quillet, délégué CGT. Et de poursuivre : « au final, nous n’avons pas donné d’avis pour la bonne et simple raison que le cabinet d’experts Secafi-Alpha doit rendre ses conclusions le 19 novembre. Il nous est donc impossible de se prononcer sur le chapitre économique. Un rapport qui sera livré vraisemblablement de manière incomplète. Car en trois semaines, le cabinet n’a reçu qu’un document de la direction par mail, mercredi à 18 h 21 pour être précis ».
Pour les représentants syndicaux, c’est clair : il est impossible de dissocier les volets économiques et social.
Bien sûr, le côté social a été dévoilé par la direction de Nexans (voir encadré). « Elle nous a présenté un cadre global et s’est limitée au minimum prévu par le code du travail sur tous les points. Nous allons nous réunir en commission spécifique mardi et mercredis prochains, un organe réunissant les élus syndicaux de Nexans France et Nexans Copper. Après quoi, on se retrouvera le 19 novembre pour discuter en comité central d’entreprise (CCE) de l’ensemble de ces points. Car nous allons bien sûr négocier » poursuivait David Quillet.
En attendant ces prochains rendez-vous, les Nexans vont continuer d’occuper le terrain : jeudi prochain, ils iront donner le bonjour au Medef à Saint-Quentin et participeront le vendredi 13 novembre (à 10 heures sur la place Bouzier de Chauny) à un rassemblement départemental contre les fermetures d’usines à l’appel de l’union locale CGT.
Entre-temps, ils se seront échauffés le mardi 10 novembre avec un déplacement en bus au siège de Clichy. Pour faire quoi ? « Tout peut arriver » lâchait énigmatique David Quillet.
Pour la petite histoire, la rue Mozart à Clichy vient tout juste de se remettre de la dernière visite des Nexans. Le nettoyage de leurs œuvres (tags, autocollants…) de jeudi dernier a pris trois jours. Les quelques carreaux cassés du siège n’ont d’ailleurs pas encore été remplacés…
 

Ludovic

BARBAROSSA

Source : L’UNION

Non, résolument, Nexans, Rohm and Haas, MBK, NCS, Tergal Fibres, Etirex, BSL, Saint Gobain… ne doivent pas supprimer un seul emploi. ! Par UL CGT LAON

Pour le maintien des sites et des emplois industriels dans l’Aisne

Non, résolument, Nexans, Rohm and Haas, MBK, NCS, Tergal Fibres, Etirex, BSL, Saint Gobain… ne doivent pas supprimer un seul emploi. !

Il est possible que des solutions alternatives puissent être trouvées dans chacune de ces entreprises, dans chaque bassin d’emplois. Les salariés en lutte aujourd’hui ont raison de défendre leur emploi, leur entreprise, mais aussi les entreprises sous traitantes, en travaillant avec la CGT à ces solutions.

Alors, TOUS ENSEMBLE, salariés du privé comme du public, privés d’emploi, retraités, jeunes, moins jeunes, défendons ensemble nos emplois, nos usines, notre richesse.

Chaque fermeture, chaque délocalisation appauvrit notre pays, fait disparaître les services publics (hôpitaux, postes, écoles, etc…) et met en péril nos acquis sociaux (sécu, retraites…).

Chaque maintien, chaque développement de site industriel est une issue pour tous les salariés et notamment, ceux qui ont déjà perdu leur emploi.

Pour le maintien des sites et des emplois industriels dans l’Aisne

C’est pourquoi, vous rejoindrez

le VENDREDI 13 NOVEMBRE 2009

la Manifestation Départementale

à CHAUNY qui partira

Place Bouzier à 10h00.

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Conseil national du PCF des 24 et 25 octobre 2009 – Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

Une nouvelle fois, la réunion du CN largement en dehors des réalités de la lutte des classes dans le pays, du développement d’un rapport de force pour commencer à rompre avec la politique du pouvoir. Le terme détestable, je l’avais déjà dit, « d’offre politique », traduit par lui-même le caractère politicien de la démarche proposée pour les élections régionales.

La perspective proposée reste toujours la même : le rassemblement institutionnel de la « gauche » dans les exécutifs régionaux en attendant 2012.

La stratégie proposée aussi : la poursuite du processus d’effacement du PCF au nom d’un « Front de gauche », sans contenu, élargi à rien, associant le PCF aux mêmes petits partenaires qu’en juin, pour ne pas dire groupuscules.

La bataille actuelle de La Poste, illustre exactement l’impasse que représente la stratégie reprise dans « l’offre ».

Que propose-t-on aux postiers qui étaient dans l’action à près de 100.000 le 22 septembre, qui poursuivent de multiples luttes locales, aux centaines de milliers d’usagers, qui, pour reprendre le mot du rapport, ont manifesté leur disponibilité à agir ?

On leur répond « union de la gauche ». On les renvoie aux parlementaires de gauche, à un référendum virtuel. On ne gagnera pas cette bataille de La Poste, c’est-à-dire le retrait du projet de loi, en esquivant les questions qui dérangent le PS, la mise en concurrence par les directives européennes qu’ils ont approuvées, l’expérience de l’ouverture du capital de France Télécom par la « gauche » ou de la loi Quilès, etc.

Les collectifs de défense de La Poste ont un penchant à l’alignement des sigles d’organisation, comme les collectifs antilibéraux ou le Front de gauche mais pas davantage à la mise en avant des axes de lutte décisifs. Le PG de Mélenchon donne le ton en renvoyant dès le titre de son tract au futur « gouvernement de gauche qui rétablira le service public postal ». D’ici là…

Alors que la journée d’action des cheminots du 20 octobre a été un vrai succès qui en annonce d’autres, que les syndicats enseignants appellent à une grève le 24 novembre, on en a parlé, que les salariés de l’industrie sont mobilisés, ne devrions-nous pas mettre au centre de nos préoccupations la convergence des luttes, notamment autour de La Poste, en portant les contenus pour gagner ?

La même logique pourrait et devrait inspirer notre préparation des élections régionales. Ce n’est pas le cas.

Le texte proposé exclut d’emblée l’option qui y correspond et qui devrait être un choix naturel : celle de présenter, en tant que PCF, partant des positions communistes, des listes de rassemblement, largement ouvertes au mouvement social.

J’entends qu’on veut élargir le Front de gauche à des syndicalistes, des personnalités du monde associatif. Mais qu’est-ce qui nous empêche de le faire, comme nous l’avons toujours fait, sur des listes présentées par le PCF ? Rien sinon la poursuite d’un schéma de recomposition politique et de reclassement politique d’ici 2012.

Rien d’autre ne peut expliquer l’option du « Front de gauche » où le PCF a tout à perdre et qui rentrent dans les calculs de Mélenchon, et peut-être demain du NPA.

Que soit proposée et défendue, ici comme dans les régions, l’option de se ranger dès le 1er tour sur les listes dirigées par le PS, me paraît au contraire logique et cohérent. Mais c’est un choix que je ne peux que rejeter, par rapport à la situation nationale et aux bilans des régions de gauche, du moins ceux que je connais.

En Ile-de-France, le bilan de la majorité Huchon est éloquent. Huchon tend la main au Modem. Mais même sans le Modem, son programme et son action sont « sociales-libérales ». Partisan entre autres de la régionalisation de l’éducation nationale, Huchon cherche aussi à s’emparer de la propriété des infrastructures de la RATP pour organiser la mise en concurrence, malgré l’opposition de la CGT et des autres syndicats. Les conseillers régionaux, dont les communistes, élus en 2004 sur la liste de la « gauche populaire et citoyenne », préfiguration du « Front de gauche », ont tout cautionné dans l’exécutif. C’est à méditer !

Pour finir, puisque mon temps est compté : il n’est pas acceptable que les communistes ne puissent pas se prononcer sur la base d’un bilan des régions de gauche et de la participation des élus de leur parti. Il n’est pas acceptable que soit éliminée l’option de listes de rassemblement présentées par le PCF sur des positions communistes. Il faudra l’imposer dans les conférences régionales. Il n’est pas acceptable que le contenu de la campagne se limite à quelques formules générales. Ce devrait être le point de départ de notre réflexion, avant les combinaisons de liste.

Encore un point [le président de séance presse l’orateur]: dans notre rejet de la réforme territoriale, nous devons absolument expliciter notre refus de l’Europe des régions.

Maxime Gremetz remet les pendules à l’heure. (France Bleue Picardie) Bilan de la gauche à la Région Picardie

Ecoutez son interview sur France Bleue Picardie et son commentaire sur le bilan de la gauche à la région !

les lundis sur TF1 !

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Maxime, France Bleu Picardie le 19 octobre 2009
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Quand l’opposition épingle la consultation

Quand l'opposition épingle la consultation dans Conseil Municipal de St Quentin

Les deux opposants, Jean-Pierre Lançon et Olivier Tournay, ne sont nullement convaincus par les résultats de cette consultation.

 

La consultation, lancée par Pierre André aux Saint-Quentinois, avait à peine démarré que déjà des élus de l’opposition affichaient clairement leur scepticisme à son égard. Les résultats, dévoilés il y a quelques jours, ne les ont pas faits fléchir. Jean-Pierre Lançon (PS), chef de l’opposition, et Olivier Tournay (PCF), conseiller municipal, s’en expliquent.

 

- Les résultats de la consultation ont été dévoilés dernièrement. Vous ont-ils surpris ?
Jean-Pierre Lançon : « Pas du tout ! 70 000 euros ont été déboursés au final pour rien d’étonnant dans les réponses. »
Olivier Tournay : « Je ne suis pas surpris du tout par les résultats. »

- Qu’est-ce-qui motive de telles affirmations ?
J.-P. L. : « Cette consultation n’est qu’une bonne opération de communication. Les questions sont biaisées puisque bon nombre d’entre elles appellent à répondre par l’affirmative et qu’elles ont été orientées en fonction des projets de la ville. »
O.T. : « Les questions sont spécieuses, incomplètes et tronquées. »

- Qu’entendez-vous par là ?
J.-P.L. : « Quand on demande aux citoyens s’ils souhaitent voir la rénovation des trottoirs et chaussées, on n’imagine pas qu’ils vont dire non, enfin ! Et dans ce cas, il s’agit bien de compétences municipales naturelles. Prenons un autre exemple, celui des radars automatiques. Même en croyant au bon sens civique des Saint-Quentinois, qui aurait pu imaginer qu’ils y seraient favorables ? »
O.T. : « Une partie des questions posées relèvent du bon sens. Il est normal qu’on arrive à des taux « très utiles » ou « utiles ». J’ajouterai enfin que certaines questions ont fait l’objet de délibérations au conseil municipal. C’est le cas de la vidéosurveillance qui a déjà été votée. Il aurait été très drôle que les gens disent non lors de la consultation. »

- Il n’empêche que, selon le cabinet d’étude Immar, le taux de retour est plus élevé que la moyenne.
J.-P.L. : « Les citoyens ont envie qu’on leur demande leur avis. Seul hic : on leur fait croire qu’ils sont consultés alors qu’ils ne le sont pas. Ils ont repris ce que disait l’opposition avant la consultation. La construction d’un nouveau parking souterrain n’est pas jugée indispensable. Nous avons soulevé lors d’un conseil municipal que celui du centre-ville n’était pas saturé. Pareil pour l’aménagement du quai Gayant. Concernant l’aménagement de la place de la Gare, nous avons également fait des propositions. C’est une thématique qui a été jugée très utile par les votants. »
O.T. : « On nous dit qu’il y a eu un retour de 18 %. Mais j’aimerais bien savoir ce qui se cache derrière ce chiffre. On utilise le terme de démocratie participative mais je ne suis pas convaincu. Le seul que j’appelle ainsi, ce sont les élections municipales. »

- Y a-t-il d’autres points que vous déplorez dans cette consultation ?
J.-P.L. : « Pour certains sujets, les opérations sont non chiffrées. Ils ne nécessitent pas forcément des sous. Par ailleurs, cette consultation mêle des projets globaux qui intéressent tous les Saint-Quentinois et des projets plus particuliers qui en intéressent qu’une partie. Prenez la rénovation du gymnase Corette : le type qui n’y met jamais les pieds s’en fiche. Pareil pour la création d’une nouvelle halte-garderie. Cette thématique n’intéresse pas celles qui ne sont pas mères. Il aurait fallu cibler uniquement les choses qui sont en création pure. »
O.T. : « J’ai l’impression qu’elle fait

un peu « catalogue ». Il fallait des projets, alors on a pioché dans différents domaines. La dernière fois, c’était 35. Cette fois, on est monté jusqu’à 52. Il y a des thématiques qui n’ont rien à voir avec la compétence de la ville. Prenons l’exemple du contournement de Saint-Quentin : ce n’est pas le conseil municipal qui va décider ça. »

 
REPERES
> La consultation de la municipalité s’est déroulée du 18 juin au 13 septembre.
> 52 projets, répartis selon 7 thèmes, ont été soumis à consultation.
> 35 000 dossiers ont été envoyés sur la base du fichier des listes électorales, 32 400 ont été effectivement reçus.
> 5 347 questionnaires ont été renvoyés par courrier, 416 ont été validés par Internet.
Ce qui porte le nombre total de réponses à 5 763.
1706, soit 30 % d’entre eux, ont été commentés.
 

 

EMPLOI, PATRIMOINE, MUSIQUE : LE TRIO QUI FÂCHE
Quelques sujets, sur les 52 abordés par cette consultation, n’ont pas manqué d’irriter l’opposition.
La conservation de la basilique
Si le chef du PS reconnaît que la conservation de la basilique reste nécessaire, il déplore néanmoins que tous les efforts soient concentrés dans son sens. « Le patrimoine ne se limite pas à la basilique, s’indigne-t-il. Il y a le palais de justice, le théâtre Jean-Vilar… Il y a d’ailleurs plus de personnes qui fréquentent ce dernier que la basilique. Mais on ne veut rien faire pour lui. »
Même constat pour Olivier Tournay qui regrette que cet édifice ne soit pas réhabilité pour des raisons financières.
La création d’une salle de musique actuelle
Les deux opposants désapprouvent que ce projet ait été jugé parmi les « moins » utiles. « Elle est réclamée par les jeunes. Il faut que le maire ait une vision globale : veut-il que ces derniers n’aient rien pour eux » ? s’interroge Jean-Pierre Lançon. Olivier Tournay se veut, quant à lui, plus alarmiste : « Bien qu’il y ait eu une promesse orale et que le projet semble bien avancé, je suis plutôt pessimiste. Quand on voit la programmation musicale, ça ne m’étonne pas. On veut quelque chose de populaire, toucher le plus grand nombre au risque de laisser tout un pan de côté. À Saint-Quentin, on a une vision étriquée de la culture ! »
L’accompagnement à l’emploi
C’est de loin le point qui irrite le plus les deux hommes. « On lui accorderait un budget de 500 000 euros. À peine plus que celui d’un spectacle de plein air, type « Star Academy ». C’est une goutte d’eau si l’on se réfère à la totalité du budget, qui plus est quand on sait que le chômage explose dans les quartiers à Saint-Quentin. »
Le budget dédié aux actions d’accompagnement à l’emploi est qualifié de « pauvre » par le chef du PS. « Il y a des échelles de valeur différente et des questions qui se posent. Par exemple, combien de petites entreprises artisanales locales accèdent à des chantiers afin de favoriser l’emploi ? Nous attendons des réponses ! »

Auteur : Nasséra LOUNASSI (photos : Gaël HERISSE)
Article paru le : 27 octobre 2009

REGIONALES EN PICARDIE- Communiqué de presse « Colère et Espoir »

Communiqué de Presse

 La bataille des communistes a payé

 Lors de sa réunion des 24 et 25 octobre derniers, le Conseil national du PCF s’est rangé à la volonté d’une très grande partie des communistes de France qui souhaitaient voir leur parti présenter des listes au 1er tour des élections régionales de 2010. Cette décision, arrachée à une direction nationale résignée, est le résultat de la bataille menée par tous ceux qui sont encore persuadés que le PCF est un outil indispensable au service du progrès social. A cet égard, la mobilisation depuis plusieurs mois des communistes de Picardie en faveur d’une liste de large rassemblement conduite par un(e) communiste au 1er tour des élections régionales dans notre région a été déterminante. A la veille de la campagne électorale qui s’engage, les communistes de Picardie vont être amenés à prendre un certain nombre de décisions. En 2004 aux élections régionales, ils ont décidé démocratiquement de présenter une liste communiste de large rassemblement conduite par Maxime Gremetz. Cette liste a recueilli 10.86% au premier tour, le score le plus élevé réalisé par les communistes sur l’ensemble du territoire national. Ce succès est le fruit du travail des communistes de Picardie qui, à travers leur combat quotidien, ont fait la démonstration de l’efficacité de leur action. Nous sommes convaincus qu’un tel succès peut être réitéré et même dépassé lors des élections régionales de 2010 comme le confirme un tout récent sondage. Toutefois, cela n’est envisageable qu’à une condition : que tous les communistes de Picardie, sans exclusive, s’unissent autour d’un projet faisant la démonstration à travers des propositions concrètes et immédiatement applicables qu’il est possible, même à l’échelon régional, de prendre le contre-pied du capitalisme. D’autant que la déception est grande face aux renoncements de la majorité sortante et de son président M. Gewerc qui ont renié tous leurs engagements et se sont, pour l’essentiel, contentés d’accompagner une crise du système libéral qui frappe notre région avec une immense violence. De plus, nous restons persuadés de la nécessité de nous tourner vers tous ceux qui dans notre région partagent la conviction qu’il existent des solutions alternatives au libéralisme qui peuvent être mises en oeuvre dès aujourd’hui. C’est pourquoi, nous souhaitons que, comme en 2004, où la liste Colère et Espoir aux élections régionales était composée de représentants du monde associatif, de syndicalistes, de personnalités de la société civile, la liste présentée par les communistes en Picardie aux élections régionales de 2010 soit ouverte à tous les progressistes, et ce, qu’ils appartiennent à une organisation politique ou non. Dépassant ainsi l’horizon du seul Front de gauche, nous voulons oeuvrer pour l’unité de tous les communistes sans aucune exclusive et offrir une main tendue à tous les progressistes. Mobiliser l’ensemble des forces de progrès en Picardie au soutien d’une liste de combat à gauche présentée par le PCF, tel est notre engagement, telle est notre détermination pour les prochaines élections régionales.

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Front de Gauche- Régionales 2010-Conseil National du PCF, 24 et 25 octobre 2009, intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne

Conseil National du PCF, 24 et 25 octobre 2009, intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne

 

Depuis 2004, 20 régions sont gérées par la gauche. En quoi cela a-t-il changé la vie ? En quoi les régions ont-elles servi de points d’appui pour s’opposer à la droite au pouvoir ?

En Picardie, aucune mesure forte n’a été prise mais les cadeaux aux grandes entreprises ont été maintenues, de nouvelles taxes crées. Au total, un bilan a minima de l’exécutif social-démocrate, le choix du « moins pire ».

Partant de ces bilans, le Conseil national devait lancer le débat dans le parti lors de sa réunion prévue les 25 et 26 septembre. Elle a été annulée empêchant les communistes de disposer du temps et des éléments pour se prononcer à partir d’un contenu sur les différentes stratégies pour les élections : union avec le PS dès le 1er tour, listes présentées par le PCF de rassemblement sur des bases de lutte. Le débat a été confisqué.

Aujourd’hui, une « offre nationale » à sens unique nous est proposée : le « Front de gauche » au 1er tour pour rassembler derrière le PS au 2nd tour. Toujours après des rencontres d’appareil, on continue la même stratégie, celle des collectifs antilibéraux, celle de l’effacement du point de vue communiste, au nom d’alliances avec des groupuscules qui n’existent que sur internet, d’élus socialistes dissidents.

Depuis 1997, on connaît le résultat, notamment aux présidentielles de 2007.

Où les avez-vous vus les ouvriers, les salariés, ceux des quartiers populaires dans les « ateliers de la gauche » ?

Au nom de quoi devrions-nous faire la part belle à Mélenchon et à son PG ? A Saint-Quentin, il n’y a pas un seul PG à l’horizon ? Faut-il inventer le PG partout où il n’existe pas ou bien faire vivre et renforcer le PCF ?

Cessons l’effacement du Parti, de l’organisation qui concrètement est dans les luttes avec ses militants qui savent ce que sait que pratiquer le rassemblement dans l’action.

Nous n’avons jamais décidé, encore au congrès, de nous fondre dans une nouvelle structure, d’arrêter de nous présenter aux élections comme communistes, de cesser de permettre aux salariés, aux électeurs d’utiliser le vote communiste.

En 2004, en Picardie, les listes présentées par le PCF, ouvertes au monde du travail, ont obtenu le meilleur résultat du PCF en France, 12%. Notre démarche a prouvé que partir sous son drapeau, avec notre projet, n’est pas suicidaire, si on l’assume.

Des positions claires, de défense des services publics contre la concurrence « libre et non faussée », de maintien et de développement du potentiel industriel, etc… seuls les communistes les défendent de manière conséquente.

Le succès de 2004, nous le devons à une campagne collective de terrain, menée par les militants communistes, dont Maxime Gremetz, notre tête de liste. Cette année de nouveau il serait irresponsable de se passer de l’atout que représentent Maxime, notamment dans le monde ouvrier et chez les syndicalistes, comme les 300 communistes de Somme écartés de leurs droits dans le parti, de façon injustifiable.

Sur ce point, j’interpelle aujourd’hui toute la direction du Parti, pour avoir une réponse qui puisse être identifiée par les communistes comme un signe fort de rassemblement.

Chercher des alliances avec des groupuscules insignifiants mais tenir à l’écart des centaines de militants et de sympathisants communistes : personne ne le comprendrait dans le Parti, dans son électorat, en Picardie et ailleurs.

Oise hebdo du 21/10/09 :Les communistes pour une liste unitaire de large rassemblement conduite par un communiste  » Maxime Gremetz »

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Deux décrets ressuscitent le décret créant EDVIGE

Communiqué du Collectif « Non à EDVIGE »
Paris le 20 octobre 2009

Datés du 16 octobre, jour de la sainte Edwige, et publiés le 18 octobre, deux décrets ressuscitent le décret créant EDVIGE, pourtant retiré le 20 novembre 2008, après une mobilisation de près de 250 000 citoyens et 1300 organisations

Il est indéniable que cette mobilisation n’a pas été totalement ignorée, qu’il s’agisse de l’abandon nécessaire d’une mesure phare, celle qui consistait à ficher la vie sexuelle et l’état de santé, considérées comme des données sensibles au sens de l’article 8 de la loi du 6 janvier 1978, ou du mélange des finalités, aujourd’hui distinctes dans deux textes différents, ou bien encore de la traçabilité de l’accès aux données et à leur effacement mieux garantis.

Pour autant, de nombreuses dispositions qui avaient fait réagir perdurent. Ainsi,

- le fichage des mineurs dès 13 ans sur la base de la présomption d’atteinte à la sécurité publique ou des mineurs dès 16 ans pour les enquêtes administratives liées à la sécurité publique,

- le recueil de données sensibles comme les « activités publiques » ou les « motivations politiques, religieuses, philosophiques ou syndicales », considérées comme pouvant être incompatibles avec l’exercice de certaines fonctions ou missions, sans que soient mieux précisées ces « motivations »,

- ou bien encore « l’origine géographique » qui pourrait conduire à stigmatiser des populations non seulement au regard de leur origine ethnique, mais également au regard de leur résidence dans certains quartiers.

Les organisations membres du Collectif « Non à EDVIGE » déplorent et dénoncent le fait que des décrets ont été signés dans la précipitation, alors que de nombreux représentants de l’État et parlementaires, y compris de la majorité présidentielle, avaient convenu que la création de tout fichier portant atteinte aux libertés et aux droits fondamentaux devait être du ressort de la loi.

Ils considèrent que ces deux décrets ne répondent en rien aux objections qui avaient été émises à l’encontre d’EDVIGE. Ils appellent donc à une mobilisation de même ampleur. Ils se réservent par ailleurs le droit de former des recours contre ces décrets devant le Conseil d’État. Ils réclament qu’un large débat démocratique s’instaure sur la question du fichage

Régionales, réunion des secrétaires fédéraux

Vous pouvez retrouver l’intégralité du texte sur le site national du PCF: Info Hebdo n°386 

Vie du Parti 

Réunion des secrétaires fédéraux : Une partie de l’introduction de Jacques Chabalier

Pour en revenir à l’élection régionale proprement dite je voudrais maintenant en venir à des propositions, sur les modalités avec lesquelles les communistes vont être amenés à prendre leur décision. Ce sont bien sûr des propositions , nous sommes dans une phase d’élaboration.

Notre souci commun doit être d’organiser le débat le plus large possible dans le parti, pour que chacun se sente acteur et impliqué dans les choix qui seront faits. Tout doit être mis entre les mains des adhérents. Ce n’est pas une affaire de spécialistes, c’est l’affaire de tous, élus et militants.

C’est l’engagement que nous avons pris ensemble.

Le Conseil National débattra donc les 24 et 25 octobre de notre offre nationale. Ce sera l’ordre du jour unique de cette réunion.

Le texte qui sera discuté et adopté au cours de cette séance pourrait être envoyé à tous les adhérents, avec l’intégralité des travaux du CN, par le biais d’un numéro spécial de Communistes.

Dans les deux ou trois semaines qui suivront ce Conseil National, entre le 26 octobre et les différentes dates des conférences régionales autrement dit , pourraient se tenir des assemblées générales de section permettant aux communistes de s’informer des propositions du CN et d’en discuter.

Les secrétaires fédéraux, dont je ne perds jamais une occasion de rappeler qu’ils sont toutes et tous invités au CN et les membres du CN seront particulièrement sollicités pour participer à ces réunions.

Dans cette même période devront se réunir tous les conseils départementaux pour élire, selon nos statuts, les délégué(e)s aux conférences Régionales.

Nous savons que nous avons à prendre des décisions importantes dans un calendrier resserré.

Il apparaît donc nécessaire que ces conférences permettent la participation d’un nombre important, en tout cas représentatif, de délégués.

A la base forfaitaire de 5 délégués par fédération, s’ajouterait donc en fonction du nombre d’adhérents de chaque région, une répartition d’un délégué par tranche de 30 40 50 ou 60 adhérents. Pour l’Ile de France, la tranche s’élèverait à 1 délégué pour 80 adhérents pour garder le nombre de délégués participants en dessous de 500.

Vous avez à disposition un tableau récapitulatif du nombre de délégués par Région et par département, il sera plus éloquent que tout discours.

Il conviendra naturellement de définir l’ordre du jour de ces conférences : elles auront à discuter de l’offre nationale élaborée par le CN, en examinant la manière dont cette offre pourra se mettre en œuvre dans la Région qui les concerne.

Elles auront donc à formuler , à partir d’un examen des réalités régionales, les contours de la proposition politique soumise à la consultation des communistes de leur région.

Il est proposé que ce vote ait lieu aux mêmes dates pour tous, une semaine après la fin des conférences.

Nous proposons les jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 novembre.

A l’issue du débat, les conférences devront adopter le bulletin de vote qui sera envoyé aux communistes qui auront à se prononcer.

Ce bulletin de vote comprendrait, dans toutes les Régions, donc pour tous les communistes, un résumé de l’offre nationale de notre parti.

Il comprendrait en dessous un résumé de la proposition majoritaire émanant de la conférence régionale, et, éventuellement, celles minoritaires au sein de la conférence, mais que les camarades qui les soutiennent souhaiteraient soumettre au vote.

Les communistes pourraient ainsi voter avec tous les éléments en main, leur vote exprimant leur choix pour leur circonscription électorale.

Statutairement, participent au vote les adhérents détenant la carte du parti communiste français depuis plus de trois mois avant la date du scrutin, à jour de leurs cotisations, c’est-à-dire pour les trois derniers mois , au moins, qui précèdent le scrutin.

Autrement dit pour un vote en Novembre il faut veiller à ce que le votant soit à jour jusqu’en Octobre au moins. Il a bien sûr la possibilité de se mettre à jour au moment du vote.

En cas de discussions ou de litiges, nous proposons que la référence, qui fasse loi en quelque sorte, soit les listes de cotisants que les ADF peuvent nous fournir en temps et en heure.

Pour permettre au vote de se dérouler dans des conditions de transparence optimales, les statuts prévoient à l’échelle de chaque région, la mise en place de commissions électorales désignée par le ou les exécutifs des territoires concernés. Les dispositions seront donc à prendre pour cela.

Dernier point à l’ordre du jour des conférences, le renouvellement des comités régionaux ; je ne développe pas ce point. Je dirai seulement que le tour des Régions que nous avons réalisé montre, malgré les difficultés rencontrées parfois pour les faire vivre, leur intérêt pour développer les initiatives du parti au plan régional, ou simplement comme lieu de débats et d’échanges d’expérience pour permettre aux acteurs du parti dans les Régions de faire le point et lever les difficultés qu’ils peuvent rencontrer.

J’ajouterai quand même que tant pour la composition des comités Régionaux que plus encore sans doute pour la désignation de leur secrétaire, nous devrons travailler à la parité ; cette responsabilité n’est quasiment assurée que par des hommes, il faudra absolument y remédier.

Concernant les candidatures aux élections régionales, nous savons que les communistes ne pourront se prononcer en novembre : leur nombre, leur place dépendront, quelque soit d’ailleurs le choix stratégique définitif, des négociations avec nos partenaires.

Nous devrons d’ailleurs envisager sans doute une seconde série de conférences régionales en décembre ou début janvier au plus tard, il paraît difficile d’être plus précis aujourd’hui ; et puis l’essentiel sera aussi alors de rentrer de plain pied dans la campagne !

Il sera cependant absolument nécessaire que les conférences de novembre décident de nos chefs de file régional et départementaux.

Au passage, j’évoquais à l’instant la parité à propos des secrétaires de comité régionaux , nous avons le même problème pour les chefs de file : je renvoie donc au paragraphe précédent.

Je termine en disant qu’à partir de ce que seront les choix nationaux et régionaux des communistes pour les élections de Mars nous pourrions tenir une grande initiative visible, nationale et populaire, pour faire connaître du grand public nos choix c’est-à-dire, car c’est bien sûr cela l’essentiel, notre ambition pour ces collectivités et pour les populations qui y résident.

Cette initiative pourrait se tenir le 5 décembre après midi, nous préciserons ultérieurement le lieu et le déroulé.

Elle pourrait être précédée, le matin, de la réunion des animateurs de section que nous avons décidée lors de notre 34 congrès : sur la base d’une note d’étape concernant les transformations du parti, elle pourrait discuter de la manière de mener ce chantier à bien.

Régionales…Quel vilain ce mélanchon !!!!

Régionales : mise au point du PCF

Dans un communiqué , le PCF estime que « les déclarations surprenantes faites par Jean Luc Mélenchon dimanche soir sur France 3 nous amènent à faire les précisions suivantes.

Jean Luc Mélenchon salue un accord pratiquement scellé entre le NPA, le PCF et Le Parti de gauche. La vérité oblige à dire qu’un désaccord sérieux persiste sur la volonté de construire des majorités de gauche excluant, certes, toute compromission avec le Modem, mais prenant toutes leurs responsabilités jusque dans les exécutifs, dans l’application des mesures qu’elles auront portées devant les électrices et les électeurs.

Reporter cette question au soir du premier tour n’est ni possible, ni sérieux, ni efficace. Toute ambiguïté sur cette question ne permettrait pas de redonner confiance et espoir de changement à nos concitoyens.

Le PCF entend poursuivre ses efforts pour le rassemblement à gauche le plus large, sur la base à la fois de contenus rompant avec les logiques libérales dominantes et d’objectifs politiques clairement partagés.

Quant à la deuxième déclaration de candidature du premier responsable du Parti de Gauche en une semaine, cette fois en Ile deFrance, elle apparaît peu acceptable du point de vue du respect mutuel due aux partenaires et à leur militants. La démocratie et la concertation sont préférables à l’auto proclamation, elles sont aussi nécessaires à la confiance mutuelle et à celle de nos électrices et de nos électeurs », dit encore le PCF, dans un communiqué intitulé « Le rassemblement ne fait pas bon ménage avec les coups de forces médiatiques ».

GREVE JEUDI 22 OCTOBRE, « pour le développement industriel et de l’emploi » APPEL DE LA CGT SERVICES PUBLICS

La fédération CGT des services publics a décidé de se joindre à la mobilisation du 22 octobre pour le développement de l’emploi industriel.

Dans son préavis de grève envoyé à Eric Woerth, la CGT des services publics précise : « sans développement économique, il ne peut y avoir de financement suffisant pour des services publics à la hauteur des besoins sociaux. De même que sans services publics de qualité il ne peut y avoir de véritable développement économique.
Pour la CGT, il est urgent de mettre en oeuvre une stratégie de développement industriel. Les collectivités territoriales, leurs agents, les organisations syndicales, les usagers sont concernés à plusieurs titres par cette question. Qu’il s’agisse de l’aménagement des territoires ; de l’accueil des entreprises et de leurs salariés avec des services publics, notamment relevant de la Fonction publique territoriale, de qualité ; des finances locales ; etc.…
C’est la raison pour laquelle la fédération CGT des Services Publics dépose un préavis de grève pour la journée du 22 octobre 2009 de 00 heures à 24 heures « pour le développement industriel et de l’emploi » pour l’ensemble des personnels de son champ de syndicalisation, dont les personnels des collectivités territoriales.
 »

FRET SNCF : Tromperie sur la marchandise…

Le gouvernement  a annoncé « un engagement national pour le fret ferroviaire » à hauteur de 7 milliards d’euros. La SNCF parle quant à elle d’un schéma directeur pour « un nouveau transport écologique de marchandises » doté d’un milliard d’euros. Ces investissements devraient permettre de créer un réseau d’autoroutes ferroviaires, le doublement du transport combiné, le TGV fret, l’amélioration de la desserte des ports et la création d’opérateurs ferroviaires privés de proximité. Dans le même temps, dans la presse, à la télévision, une campagne médiatique à fort budget et au slogan pour le moins ambigu : « le rail, une nouvelle route pour la France », fait état de ces projets. Mais cette vaste opération de communication cache une toute autre réalité. 

Les camions sur les trains : FAUX !

De 2004 à 2008, les plans de restructuration successifs de la SNCF et du gouvernement ont mis chaque année 1 500 000 camions sur les routes. Durant cette période, le volume de trafic fret réalisé par la SNCF a baissé de 12 milliards de tonnes par kilomètres. Les autres entreprises ferroviaires, sur trois ans d’ouverture à la concurrence en ont réalisé une dizaine de millions. Sur la base du volume des trafics réalisés en 2008, l’abandon des dessertes locales programmé par la SNCF pour 2010 et 2011, afin d’investir un milliard d’euros dans de nouveaux projets, ajoutera annuellement l’équivalent de 1 200 000 camions supplémentaires. A l’horizon 2020, au prix de multiples conditions économiques qui ne sont pas finalisées, les projets du gouvernement et de la direction SNCF prévoient un report modal de 1 400 000 camions sur les trains, soit à peine le rattrapage des « dégâts environnementaux » réalisés dans les deux prochaines années.

Pour la CGT, ces projets ne sont pertinents que s’ils s’appuient sur une politique de développement de tous les trafics plutôt qu’en substitution de ceux existants. Ainsi, l’exemple de l’autoroute ferroviaire entre Perpignan et Luxembourg qui transporte actuellement 40 camions par jour est éclairant. La cadence serait doublée en 2013, soit 80 camions alors qu’en 2009, le poste frontière du PERTHUS avec l’Espagne en voit passer 800 en moyenne. La situation est identique pour l’Autoroute Ferroviaire Alpine entre AITON (Savoie) et ORBASSANO (Italie), où l’immense majorité des camions continue à emprunter le tunnel routier du Mont Blanc.

L’Etat investit 7 milliards : FAUX !

 La réalité, c’est que l’Etat annonce un plan dont le coût est estimé à 7 milliards d’euros, mais les financements reposeront sur les régions, des contrats de partenariats publics/privés, RFF, la SNCF et éventuellement sur le grand emprunt.

Dans le dossier présenté à la presse le 16 septembre par le Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (dossier disponible sur le site du ministère), l’engagement de l’Etat est pour le moins sujet à caution. Ainsi, dans la partie financement des projets on relève : « l’Etat cofinancera dans le cadre des contrats de projets Etat Région… l’Etat accompagnera le plan d’investissement… l’Etat mettra en place des aides remboursables… l’Etat participera… »

Aucun engagement financier ferme n’est donc formellement acté. Pire, dans cette enveloppe, prés dès deux tiers (4,5 milliards) concernent des investissements déjà arrêtés par le passé et non réalisés par défaut des budgets promis par l’Etat.

En vérité, à raison de 200 millions d’euros par an pendant 5 ans, seul le milliard investit par la SNCF est clairement financé. Mais au prix de l’abandon des dessertes locales, d’une nouvelle suppression de près de 6 000 emplois et via le recours à des filialisations. En quelque sorte, l’avenir se ferait au détriment de l’existant et de la réponse aux besoins immédiats de transport !

FRET SNCF : un enjeu de société…

Les besoins en ce domaine sont pourtant bien réels. En 2008, le transport intérieur de marchandises, tous modes confondus, représentait 250 milliards de tonnes par kilomètre. Seulement 24 ont été transportés par le ferroviaire. L’enjeu du report modal, par conséquent du développement du mode ferroviaire et fluvial, se situe à ce niveau et ce, dès maintenant.

Non contente de porter un coup fatal à sa messagerie ferroviaire et à ses dessertes locales via le quasi abandon de sa technique du wagon isolé (60 à 70%), la direction de la SNCF privilégie les trafics internationaux de transit, considérés comme rentables.

 Le comble, c’est que la SNCF se voit par ailleurs, sommée d’aider financièrement à s’installer des entreprises ferroviaires de proximité de droit privé. Dès lors, quid de la sacro sainte concurrence libre et non faussée chère au traité européen de Lisbonne, à moins que le but ne soit précisément de mettre les cheminots et leurs droits sous la coupe des lois du marché. Des éléments qui ne sont pas sans incidences sur vos conditions de transport, votre sécurité et la qualité de service public que vous êtes en droit d’attendre de la part de cette entreprise publique. Ce repli, s’il devait voir le jour, au mépris du « Grenelle de l’Environnement », ne manquerait pas d’avoir de graves conséquences économiques, sociales et environnementales.

Par conséquent, il ne saurait être fait l’impasse sur ce qui se décide aujourd’hui pour FRET SNCF. D’autant que le transport international de voyageurs, à la veille de sa libéralisation et à un moment où le Secrétaire d’Etat aux transports se dit favorable à l’ouverture à la concurrence des trains régionaux de voyageurs (TER), prend la même voie.

…avec des répercussions sur les voyageurs

Avec moins de marchandises transportées par le fer le coût des infrastructures, payé au travers de péages par la SNCF et RFF, va se reporter sur les trains de voyageurs. Les conséquences pourraient se traduire pour les usagers par une augmentation du prix des billets (et/ou des impôts locaux), et sur l’offre puisque la direction SNCF vient d’annoncer qu’elle n’entend plus assumer financièrement les liaisons corail, laissant aux collectivités locales le soin de payer ou à l’Etat de décider de leurs éventuelles suppressions. On voit bien que le service public sera le grand perdant de cette stratégie.

Non seulement cette politique libérale des transports va à l’encontre des questions posées par le réchauffement climatique avec l’émission de CO2 des véhicules mais avec la taxe carbone, nouvel impôt qui augmentera dans les années à venir, ce sont les ménages qui seront appelés à payer d’une part les conséquences du transfert de millions de wagons de marchandises sur les routes et d’autre part, les exonérations importantes obtenues par les entreprises.

SAINT-QUENTIN Les Nexans font dans l’indiscrétion

source :  courrier picard

 

Place de l'Hôtel-de-Ville en fin de matinée hier. Les Nexans n'ont croisé sur leur route aucune autorité politique.

Place de l’Hôtel-de-Ville en fin de matinée hier. Les Nexans n’ont croisé sur leur route aucune autorité politique.

Tambours assourdissants, carottes lancées dans la cour de la sous-préfecture, jeu du chat et de la souris avec la police pour investir la place de l’Hôtel-de-Ville. La centaine de salariés de Nexans manifestant hier a innové dans l’action.

Une pancarte parmi d’autres dans la manifestation des Nexans hier. Collées sur une feuille blanche, cinq photos d’enfants, accompagnées d’une bulle de BD destinée à donner la parole à chacun des bouts de choux : « RDV au pôle emploi », « Quel avenir ? », « Merci » peut-on y lire au-dessus d’un « Joyeux Noël ».

Cette pancarte illustre à elle seule la colère et le désarroi des salariés du groupe Nexans. Lequel fermera ses deux sites de Chauny, entraînant le licenciement de 220 personnes.

Hier, une centaine de Nexans, soutenus par quelques ex-Tergal industries (usine de Gauchy fraîchement liquidée), ont bruyamment manifesté à Saint-Quentin. Une action bariolée qui consistait autant à alerter la population que les autorités politiques et administratives. Mais de politiques, ils ne rencontreront point.

Leur combat, débuté voici plusieurs semaines, empruntera d’autres chemins qui les mèneront, souhaitent-ils, à obtenir la levée de la fermeture des usines de Chauny. Le 22 octobre, une délégation de salariés et d’élus se rendra au siège à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

Carottes à la sous-préfecture

Hier, la première étape de la manifestation devait être la permanence du député et secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand. Des policiers les attendaient, ils ont esquivé le lieu : « Ça ne sert à rien ». Pour plus de visibilité, la place de l’Hôtel-de- Ville était une scène plus adaptée. Au son de percussions sur des tonneaux, de sirènes et trompettes assourdissantes, le cortège a tourné autour de l’Hôtel-de-Ville, improvisant le parcours et négociant l’accès à la place avec la police chargée d’encadrer la manifestation.

Au passage, les passants étaient invités à prendre un tract de la CGT ou de la CNT (confédération nationale du travail) détaillant les revendications.

On ne sait combien d’autocollants au nom de leur entreprise les Nexans avaient en stock, mais ils ont marqué de leur empreinte leur venue. Vitrines de commerces, panneaux de circulation, voitures en stationnement ont eu droit à leur(s) autocollant(s).

Et pour les Saint-Quentinois qui dormaient dans leur appartement situé sur la route du cortège, le réveil fut brutal tant le bruit des tonneaux résonnait. Du son et encore du son aussi avec les motos pilotées par des salariés, s’escrimant à brûler leurs pneus pour mieux enfumer l’espace.

À l’hôtel de ville, la porte étant bloquée par des policiers, seule une délégation a pu y pénétrer. Personne officiellement pour les recevoir, ils ont donc distribué leurs tracts aux employés de la mairie. Porte close également à la sous-préfecture dont la grille a été recouverte d’autocollants.

Et puis il y a eu ces carottes, jetées dans la cour de cette même sous-préfecture. Mais pourquoi donc ces légumes ? Reprenons le tract de la CGT avec ce dessin de Nicolas Sarkozy et sa bulle type BD : « Ils ont les betteraves, les Picards. Mais moi, je leur mets des carottes. » Samedi, les Nexans et leur famille se réunissent devant l’hôtel de ville de Chauny.

CYRIL RAINEAU

Saint-Quentin – Opposition – Olivier Tournay (PCF) : « le maire fait ce qu’il veut » (courrier picard)

 

« Par la presse, par le Net, nous essayons de relayer nos positions. »

Olivier Tournay : « Par la presse, par le Net, nous essayons de relayer nos positions. »

Seul communiste du conseil, Olivier Tournay, 32 ans, épluche les dossiers pour mieux attaquer.

La parole de l’opposition est-elle audible face à un maire et une majorité toute puissante ?

« Notre position est complexe. C’est lui qui a la majorité, qui a presque toujours la parole, il fait ce qu’il veut. Mais nous mettons des coups de projecteur sur des projets sur lesquels nous sommes en désaccord. Toutefois, quand nous intervenons, nous savons que nous sommes en minorité. Il a gagné l’élection, les règles sont connues.
Reste que, quand des sujets nous interpellent, nous appuyons sur le fait que notre politique serait complètement différente. »

Vous avez attaqué le maire-président de la communauté d’agglomération sur ses frais de représentation. Il a qualifié vos propos de diffamatoires. Est-il plus agressif depuis à votre égard ?

« (D’un ton sec) Ce n’est pas mon problème. Ce qui m’intéresse, c’est le débat. Je constate que vis-à-vis de nous et de sa majorité, il fait preuve de peu d’ouverture. Je n’aimerais pas être à la place des élus de la majorité qui n’ont pas leur mot à dire. »

Dans vos interventions, vous faites référence à des chiffres, des citations, des ouvrages, des documents. Certains de vos collègues sont-ils fainéants ou ont-ils peur ?

« Je ne vois pas de quoi vous parlez. Nous travaillons de manière collective en fonction des affinités de chacun sur tel ou tel sujet. Chacun a sa manière d’aborder les choses, politiquement ou psychologiquement. Nous avions élaboré ensemble un projet qui a permis d’amener à cette union de différents partis de gauche. Si le projet ne nous convenait pas, cela aurait été impossible. Et puis être avec la gauche du PS, ça aide. Les prochaines municipales ne sont pas pour tout de suite. Si un projet d’union nous intéresse, on verra. »

Propos recueillis par CYRIL RAINEAU

Grand Corps Malade: Le blues de l’instituteur…Des idées en chanson

Paroles Grand Corps Malade
Titre : Le blues de l’instituteur

Album : Enfant de la ville


Allez entrer les enfants et arrêter de vous chamailler,
Avancer dans le calme je sais que vous en êtes capables,
Asseyez tranquillement, chacun sa place, ça y est,
Ecoutez-moi mais ce matin, n’ouvrez pas vos cartables.
On va pas faire de grammaires, de géométries et de conjugaisons.
On parlera pas de compléments d’objet et encore moins de Pythagore.
Ce matin pas de contrôle et personne n’aura raison.
Aujourd’hui aucunes notes et personne aura tort.
Les enfants écoutez-moi, je crois que je ne vais pas bien.
J’ai mal quand je vois le monde et les Hommes me font peur.
Les enfants expliquez-moi, moi je ne comprend plus rien.
Pourquoi tant d’injustice, de souffrance et de malheurs.
Hier soir une fois de trop j’ai allumer la télévision,
Sur les coups de 20H, c’était les informations.
Et tout à coup dans la pièce s’est produit comme une invasion,
De pleurs et de douleurs, c’était pire qu’une agression.
Hier soir l’actualité comptait beaucoup plus de morts,
Que de cheveux sur le crâne de Patrick Poivre d’Arvor.
C’est comme tous les jours un peu partout sur Terre.
Je crois qu’il fait pas bon vivre au Troisième millénaire.
Comme aux pires heures de l’Histoire, les hommes se font la guerre,
Des soldats s’entretuent sans même savoir pourquoi.
S’ils s’étaient mieux connus, ils pourraient être frères.
Mais leur président se sentait les plus forts c’est comme ça.
Et puis il y a toutes ces religions qui prônent chacune l’amour,
Mais qui fabriquent de la haine, des assassins, des terroristes.
Pour telle ou telle croyance, des innocents meurent chaque jour,
Tout ça au nom de Dieu, on sait même pas s’il existe.
Les enfants désolé, on vous laisse l’Humain en sale état,
Il faut que vous le sachiez alors aujourd’hui j’essaie.
Les certitudes des grandes personnes provoquent parfois des dégâts.
En fait l’adulte est un grand enfant qui croit qu’il sait.
J’ai mal au ventre les enfants quand je vois l’argent mis dans les armes.
Dans les fusées, les sous-marins et dans les porte-avions.
Pendant que des peuples entiers manquent d’eau, comme nos yeux
manquent de larmes.
Et voient leur fils et leur filles mourir de malnutrition.

Apparemment la nature elle-même a du mal à se nourrir,
Les homme sont pollués l’air et même pourris la pluie.
Quand tu aura plus d’eau nul part, faudra garder le sourire.
Et même l’odeur des forêts sera tombée dans l’oubli.
Les enfants vous savez ce que c’est des ressources naturelles,
Si vous savez pas c’est pas grave de toute façon y’en a presque plus.
Les mots humain et gaspillage sont des synonymes éternels.
L’écologie à l’école serait pas une matière superflue.

Les enfants désolé on vous laisse la Terre en sale état,
Et bientôt sur notre planète on va se sentir à l’étroit.
Gardez vos doutes, vous seuls pourrez nous sortir de là,
L’enfant est un petit adulte qu’il sait qu’il croit.

Bah alors les enfants vous êtes bien sages tout à coup,
J’ai un peu cassé l’ambiance mais je voulais pas vous faire peur.
Ce que je veux vous faire comprendre c’est que je compte sur vous,
Ne suivez pas notre exemple et promettez moi un monde meilleur.

Allez les enfants c’est déjà l’heure de la récréation,
Allez courir dans la cour, défoulez-vous, profitez-en.
Criez même si vous le voulez vous avez ma permission.
Surtout couvrez-vous bien, dehors il y a du vent.

Renaud, Camarade bourgeois

 

Pris sur le net 

 Pour le plaisir

http://www.dailymotion.com/video/x4ryrg

En lire plus …

Contribution pour les régionales de Corinne BECOURT, membre du Conseil National du PCF- Article de l’Humanité sur les ateliers

REGIONALES EN PICARDIE: 

Pour  faire vivre et renforcer le PCF….. 

Sans remonter à 1981… 

1997, la gauche plurielle au gouvernement, le coût de notre participation 

1999, « Bouge l’Europe» avec Robert Hue, la Mutation, puis 2002 

2007 : les collectifs anti-libéraux jusqu’aux présidentielles 

Et dernièrement le «front de gauche » aux Européennes 

  

Dans les cellules, les sections, de quels éléments disposons-nous pour faire un choix en toute connaissance de cause, quels rappels historiques afin de ne pas reconduire les mêmes erreurs ? A moins que l’on se positionne sur le point de vue : ce n’était pas des erreurs mais une réelle stratégie, le PCF est condamné à disparaître…  J’entends même parfois qu’il n’y aurait plus d’ouvriers dans notre pays. Les communistes ont tranché lors de la Conférence nationale de décembre 2007, puis au dernier congrès. Ils refusent cette stratégie de destruction, de sabordage du PCF. Un autre moyen semble être utilisé : « transformer » le parti, le vider de son contenu pour se diluer comme en Allemagne et au niveau européen dans un nouveau parti de gauche, une nouvelle coalition de gauche. La direction est loin de mettre tout sur la table. Les éléments dont nous disposons sont rares et partiels. On nous fait clairement comprendre qu’il y aurait une ligne et que bien sûr il faut la suivre, mais certainement pas une ligne claire ! 

Exemple pour les régionales de mars 2010, la direction du Parti navigue à vue… Un jour, à la fête de l’Huma, on tend gentiment la main au PS, le mois d’après, au  Front de Gauche avec une déclaration attrape-tout où il n’y a aucune référence à l’Europe (voir pièce jointe). Le conseil national des 25 et 26 septembre sur ce sujet a été annulé, preuve de la difficulté dans laquelle se trouve la direction nationale. Les enjeux de pouvoirs et de places pèsent lourd. Je le dis clairement : les élections sont pour moi un moyen et non pas un objectif, ou bien nous devenons comme le PS un parti électoraliste. Notre stratégie doit être définie clairement en fonction de l’attente des communistes et du peuple pour combattre le capitalisme et commencer à rompre avec ses choix. Le prochain Conseil National se déroulera donc les 24 et 25 octobre pour valider (plutôt acter) les propositions de la direction nationale (l’exécutif). Les 10 « ateliers » sur toute la France, ouverts à tous vents, loin de nos idéaux et de nos objectifs immédiats, loin des militants, loin des préoccupations de ceux qui luttent, sans débats au sein de nos organisations, (voir pièce jointe) ne font pas le compte. 

On n’aborde pas nationalement la question des élections régionales sur la base d’une ligne politique claire, répondant à la situation politique du moment, point de repère pour les camarades dans chaque région. Du coup, la cacophonie règne, au détriment du parti et de sa lisibilité. Dans certaines régions, des accords se mettent déjà en place avec le PS et dans d’autres avec le Front de gauche. Le Pas-de-Calais et le Nord partiraient sans doute avec une liste communiste. Et la Picardie ? Dans l’Oise, le débat est entamé avec la contribution de plusieurs camarades et des comptes rendus d’AG de section (en pièces jointes deux contributions). 

Dans la Somme, au niveau de la fédération, aucun retour n’existe, sauf de la direction fédérale elle-même qui milite pour l’union avec le PS dés le 1er tour (des rencontres auraient d’ailleurs déjà eu lieu ?). Il y a bien sûr aussi la position contraire des 300 communistes en Somme. Le temps est plus que venu de réhabiliter ces camarades ainsi que Maxime Gremetz et de leur rendre leurs droits au sein du PCF. Ils se prononcent pour une liste à l’initiative des communistes au premier tour. Dans l’Aisne, nous venons de recevoir le journal départemental, l’hypothèse Front de Gauche y est largement défendue et Maxime rendu coupable de tous les maux. Le compte rendu du dernier comité fédéral d’ailleurs ne permet pas le débat. De Saint-Quentin, nous étions excusés à cette réunion en raison du montage de la Fête de l’Huma. 

Dans le journal fédéral, l’annonce est faite de la prochaine réunion du « Comité régional ». Mais quelle légitimité pour celui-ci ? Alors qu’il n’y a eu aucune élection de cette instance depuis 6 ans et que le débat n’est pas engagé dans le parti.  Le débat se tient donc entre dirigeants, exécutif pour le national (le conseil national servant de chambre d’enregistrement), le comité régional (composé de qui ?), et les secrétaires fédéraux : rencontres avec les autres partis, réunions……….puis il y aura urgence  et on fera voter précipitamment les communistes sur des options qu’ils n’auront pas discutées. Concernant notre projet pour les régions : les socialistes, le parti de gauche etc… auront leur mot à dire dans des ateliers organisés par le PCF (le programme de la « gauche », ou est le notre ?). Une dernière remarque à ce sujet, Mélenchon et son parti ont déjà écrit et fait  « un manifeste pour les élections régionales ».  A se demander s’il ne vaut pas mieux être extérieur au Parti pour y faire valoir son avis ! 

Au sujet des consultations internes, je demande que, comme lors des élections européennes, le vote soit organisé au niveau des sections ou des cellules et non centralisé à la fédération comme cela s’était produit. Je ne vois pas pourquoi il y aurait une géométrie variable en fonction des élections Mon point de vue sur les régionales à ce stadeLe congrès n’a pas décidé de nous fondre dans une nouvelle structure qui remplacerait le PCF mais d’agir avec d’autres partis de gauche dans le cadre des actions à mener et en gardant chacun son indépendance. 

Pour autant, depuis les Européennes, quasiment chaque cantonales, municipales, législative… est menée au nom du « front de Gauche ». Nous avons rejeté un die-Linke français ou une « gauche unie » à la méthode italienne. C’est le projet de Mélenchon. D’ailleurs la campagne des européennes à montré clairement où il voulait en venir et lui a servi de piédestal. Merci aux communistes qui ont fait le boulot ! Nous sommes communistes et le PCF ne doit pas se taire pour ne parler que d’une seule voix : celle du Front de gauche qui supplanterait le parti L’identité et les positions communistes sont toujours d’actualité. Elles doivent apparaître le plus clairement pour se développer, y compris lors des échéances électorales. Sur l’UE, « l’Europe des régions », la défense des services publics nationalisés contre la concurrence « libre et non faussée » (voir nos batailles pour la Poste ou la SNCF), pour la défense du potentiel industriel, personne d’autre que les communistes ne défendra nos positions. Il est important qu’elles apparaissent. Si tout le monde parle de changer la société, communistes, nous mettons un contenu derrière cette phrase : appropriation des moyens de productions, nationalisations, autogestion,… Quel projet pour la Picardie et les Picards, quelles ambitions pour les régions au niveau national ? 

Quel bilan de la gauche au pouvoir au niveau régional ? 20 régions gérées  par la « gauche » depuis 2004 : en quoi cela a-t-il changé la vie, en quoi les régions ont-elles servi de point d’appui pour s’opposer à la droite au pouvoir ? Aucune mesure forte, les aides aux grandes entreprises maintenues, de nouvelles taxes créées : un bilan a minima, un bilan conforme à ce que l’on peut attendre de la social-démocratie. En Picardie aussi. C’est pourquoi je me prononce pour la constitution au premier tour d’une liste de rassemblement à l’initiative des communistes. Avec un rassemblement qui commence par le rassemblement des communistes et s’appuie sur l’expérience du succès de 2004. Concernant Maxime Gremetz, Jean Luc TOURNAY et Jean Luc Belpaume, ils ont rempli jusqu’au bout le mandat que leur avait remis les communistes lors de la conférence régionale de 2004, à travers leurs votes et leurs prises de positions mais aussi en étant sur le terrain, à coté du peuple. 

Je rappellerai que la décision de ne plus les reconnaître comme groupe communiste n’a pas été le choix des adhérents de l’Aisne. Je regrette profondément que cette décision n’ait pas été prise sans un débat ni une consultation du Conseil départemental et des communistes. Cela n’a fait que nous diviser un peu plus et renforcer les incompréhensions. J’affirme aussi que les communistes n’ont pas eu tous les éléments nécessaires afin de mieux comprendre cette situation. Nos élus ont préparé un bilan avec les éléments à l’appui ainsi que les pistes à mettre en débat pour notre projet. Je souhaiterais que ces informations soient communiquées à tous par le biais de la fédération. Que l’on aime ou pas Maxime Gremetz, les sentiments personnels non rien à faire dans notre débat, sa personnalité, son image de fidélité à nos idéaux ont beaucoup contribué à ce que nous fassions prés de 12% lors des régionales de 2004. Aux dernières législatives, alors que la fédération du PCF de la Somme présentait un candidat contre lui (mais  il a pu compter sur le soutien de très nombreux communistes dont  celui d’Alain Bocquet, député du Nord, président du groupe communiste à l’Assemblée nationale), il a remporté cette législative  avec prés de 66% des voix. Comme quoi le fait de ne pas mettre son drapeau dans la poche et de partir avec son étiquette, ne conduit pas à la catastrophe. 

Pour finir, je pense qu’il est temps et largement temps de se préoccuper de l’unité de tous les communistes pour l’avenir du Parti afin d’être en capacité de changer vraiment et en profondeur la donne, dans les luttes comme pour cette prochaine échéance électorale. Cette unité peut se regagner par un débat constructif, sans faire abstraction des points de vue différents, en n’évitant aucune question, mais aussi en laissant hors jeu les rancœurs, pour que vive le PCF parce que le pays en a besoin. Fraternellement Corinne BECOURT 

  Point sur  les Européennes : je vous transmets quelques éléments de l’analyse que nous avions faite lors du Comité fédéral de juin et qui n’étaient pas repris dans Communiste 02 : Une abstention majoritaire, et un basculement à droite Ces deux constatations n’en font qu’une, surtout si l’on retient aussi que c’est un phénomène qui ne se limite pas à un ou quelques pays, mais affecte l’ensemble des pays d’Europe 

Le 1er mai, l’Humanité titrait « 72% des Français soutiennent les revendications ». Ces derniers mois ont été marqués par des luttes de grande ampleur dans notre pays, dans un contexte de crise du capitalisme. A plusieurs reprises, le 29 janvier, le 19 mars, les travailleurs ont manifesté par millions. Le soutien à ce mouvement qui met en cause directement la politique du Président et du gouvernement et ses contre-réformes n’a cessé de s’étendre.  Force est de constater que ce mouvement de fond, qui porte la perspective d’une alternative politique, ne s’est pas retrouvé dans la campagne des élections européennes. C’est l’autre enseignement de l’abstention qui atteint des sommets, parfois 75%, dans les villes ouvrières et les quartiers populaires.     

Pour autant, en aucun cas, le gouvernement ne peut se prévaloir de l’expression d’un soutien majoritaire à sa politique. Ses partisans se sont logiquement davantage mobilisés. L’UMP arrive largement en tête mais son résultat, 28% des exprimés, ne représente guère qu’un Français sur 8.  Un  élément  positif est constant : l’engagement des militants communistes dans la campagne, nous savons faire. Le plus négatif :  alors que pour le NON au référendum nous avions su convaincre, cette fois si le taux d’abstention est lamentable, effectivement comment demander au peuple de ce prononcer contre le dernier traité, contre cette Europe qui détruit, qui casse  et deux ans après les solliciter pour élire des députés qui siégerons à ce parlement et donc par la même, à travers leurs votes ils cautionnaient cette institution qu’ils avaient rejeté massivement. C’est dans les villes et les départements les plus ouvriers (Nord, Pas de calais) ou nous avons le moins gagné, voir perdu le plus de voix, sauf Tergnier pour l’Aisne, mais le nom de Desallangre y est pour quelque chose, la population n’y a pas trouvé son compte, n’y ses repères 

Ont nous à exposé les résultats des élections en terme de pourcentage, donc positif, alors que si on y regarde de plus prés en terme de voix  le score reste à peu prés identique que lors des européennes 2004, alors que l’on aurait pu croire que l’alliance avec d’autres nous aurait, si ce n’est projeté vers le haut, permis un résultat électorale plus conséquent. Européennes 2004, le PCF présente ses propres listes: 3 élus communistes avec l’Outre mer  1.009.976 voix, Européennes 2009 «front de gauche»: 3 élus communistes avec l’Outre mer, 1 041 755 voix   31779 VOIX de plus que le PCF en 2004 

D’autre part, comme l’a dit Olivier Tournay lors de son intervention, nous revendiquons un bon score !  quelles voix avons-nous gagnées, est-ce le PCF, Mélenchon, le Front de Gauche, pour qui les gens ont voté ? personne ne peut  dire aujourd’hui  qu’elle est le score du PCF ? Dans la finalité, nous y avons perdu en terme de voix, de clarté, de visibilité, nous avons permis à un autre parti, créé par un seul homme, représentant dans notre département une dizaine de personnes (ancien socialiste qui a voté pour Maastricht) de se mettre en haut de l’affiche  Nous les avons laissés nationalement, parler en notre nom Sous prétexte de cette campagne, nous avons démontré notre incapacité  à être dans les luttes, pas du fait des communistes bien sûr, mais de notre direction nationale qui n’a pas su ou voulu mener ces combats  Pendant que les manifs s’organisaient, nous invitions à des débats, sur les élections européennes  et pourquoi ? Deux députés communistes Européens, deux PG, un ex NPA, 

Cela valait-il le coup ?

L’Humanité

 

Le débat sur l’alternativeà l’honneur dans le Sud-Est

Gauche . Des personnalités de nombreuses forces progressistes inaugurent aujourd’hui, à Marseille et à Grenoble, les dix ateliers nationaux.

Des représentants de toute la gauche ou presque ont rendez-vous aujourd’hui en PACA et en Rhône-Alpes. Les dix « ateliers du projet de la gauche » lancés à l’initiative du Parti communiste débutent ce week-end à Marseille sur le thème du « Nouveau mode de développement » et à Grenoble sur celui de « La démocratie et les libertés ». La qualité du panel des intervenants montre que les forces participantes n’ont pas pris cette invitation à la légère. Dans l’Isère, le PS a dépêché Arnaud Montebourg. Il interviendra aux côtés, entre autres, du constitutionnaliste Dominique Rousseau, de la secrétaire confédérale de la CGT, Maryse Dumas, du magistrat Serge Portelli, de la députée européenne du Front de gauche Marie-Christine Vergiat, du maire (Parti de gauche) de Grigny (Rhône) René Balme, ou encore de la sénatrice Nicole Borvo Cohen-Seat (PCF). Dans la cité phocéenne, la secrétaire nationale du PS à l’Écologie, Laurence Rossignol, fera le déplacement, aux côtés de Gilles Lemaire, du conseil scientifique d’ATTAC (par ailleurs ex-secrétaire national des Verts), de représentants de la Gauche unitaire et de la CGT, et de Pierre Laurent, coordinateur national le PCF, qui sera aussi présent l’après-midi à Grenoble.

Pour le PCF, l’enjeu est important. Le résultat des élections européennes, peu favorable dans son ensemble à la gauche, a montré la difficulté de ses composantes à se retrouver sur des orientations communes. La focalisation sur des primaires à gauche et la tentation d’une partie de celle-ci de privilégier le « dialogue » avec le centre ont ensuite mis en évidence le manque d’« un projet clair et mobilisateur qui constitue une alternative à la politique de Nicolas Sarkozy et une issue à la crise », selon le PCF. Mais les évolutions les plus récentes du débat à l’intérieur du camp progressiste montrent que les lignes ne sont pas figées. Au PS, Martine Aubry met l’accent sur l’importance du travail sur le projet politique. Et le large succès de la votation citoyenne sur La Poste a montré le potentiel d’un rassemblement « à condition qu’on parte des contenus et non pas d’exclusives ou de contours d’alliances déterminées a priori », estime Pierre Laurent.

À l’intérieur du Front de gauche, partagé sur l’opportunité d’inviter le PS à ces ateliers, le débat évolue également. La Gauche unitaire s’est dite immédiatement favorable à la proposition de Marie-George Buffet « que ces ateliers soient coorganisés par le Front de gauche ». Mais le Parti de gauche refusait de s’associer à ce qui pourrait ressembler à l’élaboration de plates-formes communes incluant le PS dans l’optique des régionales. Les discussions se poursuivent donc, mais les trois organisations pourraient tomber d’accord pour coorganiser ces ateliers à partir de celui sur la formation, le 13 octobre à Toulouse.

Pour le PCF, ces ateliers doivent avant tout permettre d’« acter les points forts qui se dégagent, les points d’accord comme les désaccords, explique Pierre Laurent. C’est sur cette base que le Conseil national du PCF du 24 octobre élaborera son offre politique nationale en vue des régionales ». Laquelle sera soumise aux conférences régionales du PCF, qui se tiendront les 7 et 14 novembre, avant le vote des militants dans les régions.

Sébastien Crépel

Contribution à la réflexion collective impérative afin de sortir du bourbier politique régional 

A quelques mois des élections régionales de 2010, et compte tenu du contexte peu reluisant des divisions politiques régionales à gauche, il est urgent et impérieux de prendre le temps du débat afin de définir une ligne politique juste, claire, respectueuse et rassembleuse de tous les communistes picards et surtout, conforme à l’intérêt du peuple. L’exercice n’est pas simple tant les tensions ont été vives et la rupture consommée mais, face à la crise capitaliste systémique et ses conséquences que subissent de plein fouet les salariés picards, face à la politique menée par le gouvernement actuel représentant les intérêts des riches et qui, pour ce faire, détruit toutes les conquêtes sociales de notre pays, les intérêts supérieurs de notre peuple et des salariés doivent primer et créer les conditions d’une discussion poussée et d’un rapprochement vital. Il serait indécent vis à vis de tous ceux pour lesquels nous nous battons et qui souffrent des attaques des forces de l’argent, mais aussi suicidaire pour la vraie gauche, que cette situation de division perdure et que nous ne cherchions pas à y remédier. Aussi, quelles que soient les difficultés, les tensions passées et actuelles, j’ai confiance en l’intelligence de tous et c’est pourquoi je m’adresse à vous. Mais bien évidemment, pour avancer vers une solution, il faut bien comprendre les raisons pour lesquelles nous en sommes là. Aussi, un bref rappel historique s’impose et ceci, d’autant plus que le danger existe que les camarades à la base perdent de vue les tenants et les aboutissants et en soient ainsi réduits à être spectateurs ou soldats d’une « guerre de chefs » (telle qu’elle existe et résume tristement la vie politique d’autres partis…) et risquent au final l’écœurement ! L’ÉLECTION RÉGIONALE DE 2004 ET LE BON RÉSULTAT DU PARTI : Aux dernières élections régionales de 2004, après désignation démocratique par 85% des communistes picards, la liste communiste conduite par Maxime Gremetz obtenait environ 11% des voix et le meilleur score du parti sur toute la France. Dans un contexte de sanction de la droite au pouvoir et malgré les différences d’analyse et d’objectifs entre le PS et le PCF, la gauche remportait la quasi totalité des régions. Se posait alors la question de la répartition, au niveau national, de la Direction des exécutifs régionaux. Le PS étant majoritaire mais l’apport des voix communistes ayant souvent été nécessaire et décisif afin d’atteindre la majorité absolue, la revendication raisonnable et légitime du PCF d’obtenir une Direction de région (en l’occurrence la Picardie, déjà dirigée de 1979 à 1983 par notre camarade Raymond Maillet) a été mise sur la table des négociations avec le PS. Or, l’intransigeance et l’hégémonisme d’un PS sombrant de plus en plus dans la gestion du système capitaliste, ont abouti à un refus ! 

LE CŒUR DU CONFLIT : LE GLISSEMENT À DROITE, L’INTRANSIGEANCE ET LA VOLONTÉ HÉGÉMONIQUE DU PS : En fait, c’est l’absence d’une réelle négociation nationale avec le PS qui a abouti fatalement à des discutions régionales défavorables au PCF. Cette attitude déloyale et hégémonique du PS aurait dû être dénoncée par notre Direction nationale avec fermeté et conviction plutôt que de se résigner et de s’effacer vis à vis du PS. Cela nécessiterait donc un vrai débat car on touche ici au cœur du conflit qui dure depuis 2004 et qui a cristallisé les divergences. Ainsi, en résumant et en utilisant des termes quelque peu excessifs (mais il y a eu tellement d’excès que je m’en autorise quelques-uns…), fallait-il « s’aplatir une fois de plus devant le PS » (se compromettre pour quelques places diront certains) afin de participer « coûte que coûte » à l’exécutif dans le but d’être « constructif » et par devoir vis à vis de nos électeurs ou au contraire, en « découdre » avec un PS se « droitisant », méprisant et faisant preuve d’hégémonisme, en ne s’associant pas à l’exécutif (en faisant le jeu de la droite diront d’autres) pour faire respecter d’autant plus les voix communistes souhaitant un réel changement de politique ? S’il n’était pas forcément simple de trancher à l’époque (mais encore une fois, le débat reste ouvert ou doit se rouvrir avant ces élections), il apparaît clairement que c’est de cette attitude du PS que découlent les problèmes qui ont suivi : éclatement du groupe communiste au Conseil Régional, combat d’idées très vif mais aussi malheureusement trop souvent réduits aux personnes, division anormale et contre productive aux dernières élections législatives dans la Somme, etc… UNE DIABOLISATION CONSTANTE DE TOUS CEUX QUI RÉSISTENT ET EN PREMIER LIEU DE MAXIME GREMETZ : A l’intransigeance du PS a répondu une autre intransigeance, celle de Maxime Gremetz et de certains communistes, d’autres communistes optant pour la gestion de la région et le compromis. Alors que le débat était d’ordre politique et aurait dû être tranché par les adhérents, le conflit a trop souvent été résumé à un problème de personnalité (piège classique en politique). Ainsi, afin de se « débarrasser » d’un adversaire politique influent et inflexible, les pires coups tordus ont été portés à notre camarade Maxime Gremetz et à travers lui, au PCF tout entier, par la droite tout d’abord mais aussi plus récemment et plus étonnamment par le PS, notamment avec l’abject et lamentable « pièce de théâtre » (heureusement filmée !) de la fausse agression d’un élu régional… Aussi, arrivé à ce niveau de la politique, face à ce qu’il faut bien qualifier de véritable complot et à une telle injustice subie par notre camarade, un soutien clair et solidaire du parti aurait été logique, politiquement justifié et responsable, et enfin, humainement la bienvenue ! Sans insister plus, ce silence assourdissant est pour moi choquant… Certes, si Maxime Gremetz, comme tout un chacun, a des qualités et des défauts (que je n’aurais pas la prétention de juger), ces méthodes méprisables utilisées contre notre camarade ont un objectif politique évident : permettre la réélection sans heurt du PS à la tête de la région ! 

DANS CES CONDITIONS, QUEL AVENIR ? QUELLE DOIT ÊTRE LA LIGNE DE CONDUITE DU PCF ? De manière générale, je pense qu’elles doivent être les mêmes que pour toutes les élections et devraient faire l’objet depuis fort longtemps d’un grand débat à l’intérieur du parti. Car la question de la participation ou non à différents exécutifs (jusqu’au plus haut niveau qu’est le gouvernement) hante le parti et les camarades au point souvent d’être un frein à la mise en mouvement du parti lors des élections. N’entendons-nous pas régulièrement dire : « Si c’est pour repartir une nouvelle fois avec le PS et se faire avoir, je ne suis pas d’accord et ce sera sans moi !… » Et cette question se pose aussi tout autant à notre électorat dont on mesure bien le risque de radicalisation d’une partie de celui-ci à force d’esquiver le débat de fond ou plutôt de ne pas aller au bout du débat. Il est vrai que ce sujet sensible et récurrent divise. Il déchaîne souvent les passions, rappelle un passé douloureux et fait référence implicite à nos relations avec le PS, au point d’occuper souvent trop de temps dans les réunions (au détriment de l’analyse politique et surtout des décisions d’actions) mais sans déboucher malheureusement ! L’efficacité voudrait pourtant qu’à défaut de trancher définitivement dans un sens ou dans l’autre (ce ne serait d’ailleurs politiquement pas raisonnable, l’histoire n’étant jamais écrite d’avance), on rappelle et on élabore une fois pour toutes, les raisons de notre combat politique, les critères et conditions de participation aux différents exécutifs, les limites dépendant évidemment du contexte politique du moment et qu’il convient d’apprécier le plus justement possible. Cela permettrait à coup sûr de clarifier les esprits ainsi que notre attitude, en la rendant plus compréhensible et moins zigzagante. Ma contribution à cette réflexion générale que j’aimerais voir s’engager, peut se résumer en ces quelques points suivants : 1) Rapidement dit, en dénonçant les guerres, les injustices, l’exploitation, les inégalités générées par le système capitaliste, le PCF lutte pour et avec le peuple et son action a pour but de faire émerger une société meilleure pour les citoyens. Ainsi, nous sommes un parti constructif et pas uniquement contestataire. En conséquence, lorsque les conditions le permettent, nous participons aux différents exécutifs afin d’obtenir des avancées sociales significatives pour le peuple, ou toutes améliorations conformes à nos objectifs. 2) Décemment, nous ne pouvons pas offrir comme perspective aux gens l’attente du moment où nous seront majoritaires pour qu’ils voient enfin se concrétiser notre politique ! Le partage du pouvoir avec d’autres forces politiques doit donc s’envisager naturellement, mais uniquement s’il en découle des retombées positives suffisantes pour les citoyens. 3) Des conditions doivent malgré tout être remplies pour participer à un exécutif : a) Que nous puissions réaliser, aux postes d’élus que nous occupons alors, ce pour quoi nos électeurs nous ont mandatés ainsi que nos objectifs fondamentaux, dans l’intérêt du peuple et du pays. Pour retrouver une confiance durable de la part des électeurs, mais aussi parce que certaines dérives sont écœurantes et démobilisatrices, le professionnalisme et la personnalisation excessive en politique, les alliances et combines politiciennes uniquement pour atteindre ou se maintenir au pouvoir, sont des pièges et tendances malsaines qui doivent être résolument combattus. b) Notre participation, si elle a lieu, ne peut se faire (en nombre et en responsabilité) que sur la base de notre résultat électoral, ni plus, ni moins (l’appréciation du résultat pouvant se faire localement ou à l’échelon supérieur sur la base d’une négociation plus globale). Trop souvent avons-nous accepté des postes secondaires et en trop faible proportion. Aussi, les négociations doivent-elles se faire au grand jour, le peuple étant souverain et aucune partie de l’électorat ne devant être sous-représentée ou oubliée. Cela suppose donc d’accepter le fait que nous ne puissions influencer la politique menée qu’à hauteur de notre score électoral ! c) Aucune participation ne saurait se satisfaire d’un chantage à la « solidarité majoritaire » restreignant la liberté de parole et de critique qui doivent rester totales, sans aucune autolimitation. Tout élu est le porteur de la voix des citoyens qui l’ont choisi et qui doivent être informés clairement des différentes approches, visions et solutions proposées aux problèmes rencontrés. Les électeurs doivent rester le plus possible acteurs de la vie politique, y compris et surtout en dehors des périodes électorales. Les différences politiques ne doivent pas être hypocritement masquées, au risque de brouiller encore plus les « cartes » pour les électeurs. De la même manière, nos votes dans les exécutifs doivent être conformes au mandat des électeurs et à l’analyse qu’en font les communistes. d) Une participation qui est acceptée et s’effectue en toute transparence, peut aussi s’arrêter de la même manière si les conditions ne sont plus remplies pour travailler et gérer efficacement selon nos mandats, et ceci, sans que cela se transforme en drame pour le parti. Encore une fois, toute position claire, logique, et non électoraliste peut aisément être comprise par les électeurs. En résumé, participation à un exécutif n’est pas synonyme de compromission, mais cela demande un effort certain à nos élus afin de bien le faire ressentir aux électeurs qui, au final, jugeront surtout sur le bilan du travail réalisé ! LA DEMARCHE DU FRONT DE GAUCHE ET L’ATTITUDE DU PS : Nous sommes engagés dans un processus de rassemblement de la gauche antilibérale et anticapitaliste, à travers le front de gauche. Cette démarche essentielle ouvre enfin un espoir et une perspective à la gauche du PS pour un vrai changement de politique. Ceci alors qu’il existe de fortes potentialités et que le mécontentement est bien présent vis à vis de ce capitalisme mondialisé et inhumain (résultat du référendum de 2005, mobilisation massive lors des grèves de l’hiver et du printemps derniers, PS en recul électoral…). Comprenant le danger, les médias censurent scandaleusement les positions du front de gauche, pendant que d’autres manœuvrent pour brouiller les pistes ou cherchent à orienter la vie politique vers des voix sans issue pour le peuple. Ainsi en est-il des positions actuelles du PS, des verts et de quelques autres qui tentent de se présenter comme l’opposition incontournable et officielle à Sarkozy, tout en évitant le débat de fond pour remettre en cause le système capitaliste inégalitaire et enfin répondre aux attentes du peuple. Ils proposent même un remède pire que le mal qui, à travers leur proposition de « primaire » à l’étasunienne, personnaliserait encore plus la vie politique plutôt que d’analyser et de remédier au divorce entre eux et le peuple ! D’ailleurs, nous devrions réagir vivement à ce piège et ce danger pour le pays, tout en maintenant le cap dans la voix du front de gauche, avec un discours clairement rassembleur de la vraie gauche. Dans ce contexte de régression sociale tous azimuts, de perte de repère pour le peuple, tout zigzag serait une erreur et une faute politique ! 

MAIS CONCERNANT LES PROCHAINES ÉLECTIONS RÉGIONALES, QUELLE ATTITUDE ADOPTER ? Aussi, pour les élections régionales, certains proposent une alliance directe avec le PS pour le 1er tour en justifiant d’une bonne gestion… Or, d’une part, cela masquerait les divergences politiques au niveau national avec le PS. D’autre part, dans un contexte de crise du capitalisme, c’est oublier que ce sera essentiellement sur les positions et propositions nationales (celles qui sont grosso-modo connues) que les gens se détermineront ! Etant donné les options actuelles du PS, cette alliance est évidemment inimaginable et impossible. De plus, cela brouillerait une fois de plus les pistes de réflexion, recréerait des illusions sur la volonté du PS de combattre le capitalisme, nous noierait dans une alliance « fourre-tout » allant jusqu’à la droite et au final, serait suicidaire pour le parti et négatif pour le peuple ! Pour ces mêmes élections, certains autres tentent d’ignorer notre camarade député Maxime Gremetz, en supposant d’emblée impossible tout rapprochement des positions, indiquant aussi qu’il n’aurait pas soutenu la liste front de gauche aux européennes, etc… N’y a-t-il pas ainsi confusion entre causes et conséquences ? Avec rancœurs diverses ?… Mais c’est justement à ce contexte de division fratricide anormal et à cette antériorité auxquels il faut mettre absolument un terme afin d’envisager un avenir plus radieux. Il serait inimaginable et contradictoire de vouloir rassembler les antilibéraux, les anticapitalistes, en faisant des exclusives. Il y en a assez de l’éparpillement des vraies forces de gauche, des divisions organisées et artificielles ! L’éclatement du groupe communiste au Conseil Régional, déjà insupportable (et ridicule vu depuis notre électorat), ne peut plus durer. Partir divisés pour ces élections, c’est à coup sûr ne pas être compris par nos électeurs, aller à la catastrophe, et « dérouler le tapis rouge » aux partisans du capitalisme. Aussi, sans tarder, une discussion de fond avec tous les communistes ainsi qu’une consultation, y compris par un vote démocratique, devraient s’engager impérativement et aboutir rapidement, dans l’intérêt de notre peuple (encore une fois, c’est la seule chose qui doit nous guider !), à une démarche claire qui pour moi devrait être une liste unique de front de gauche rassemblant tous les communistes. La stratégie élective du parti ne doit en aucun cas échapper aux communistes de terrain en étant seulement une affaire d’élus ! En conclusion, comme la quasi-totalité des communistes et des gens de gauche, je souhaite vivement que l’intelligence prime sur les rancœurs et les divisions passées. Ce serait à désespérer s’il ne pouvait pas en être ainsi ! Gérard TOLLET Section de MÉRU (Oise) 

Identité et unité des communistes ! Concernant les futures échéances régionales, les communistes seront consultés prochainement. Il nous faut favoriser l’expression du maximum d’adhérents. Que celle-ci soit formalisée au sein de compte rendus et portée à la connaissance de l’ensemble du parti. Cependant est-il prévu que les élus communistes sortants du conseil régional de Picardie présentent un bilan d’activité aux communistes et à la population ? Ce bilan sera-t-il débattu avec les gens ? Par exemple il serait important de connaître quelles ont été les interventions des conseillers régionaux communistes sortants en faveur de l’emploi et en soutien aux luttes des travailleurs notamment dans la dernière période qui a connu une avalanche de mauvais coups. Il y a en permanence la problématique posée à l’ensemble des élus communistes : comment gérer sans tomber dans la collaboration de classe, sans accompagner la politique du capital d’autant que le Parti a été beaucoup affaibli ces dernières années, cette problématique essentielle est posée à l’ensemble des élus régionaux car on ne peut pas dire que la majorité des régions conduites par le PS en collaboration avec des élus communistes soient devenues des pôles non seulement de résistance mais aussi de luttes pour la transformation sociale. Par exemple, des élus communistes régionaux qui participent à l’exécutif ont fait savoir qu’ils ont proposé qu’un contrôle des fonds publics versés aux entreprises soit entrepris mais se sont vus opposer un refus de la part du Président socialiste de la Région sous prétexte qu’il ne fallait pas inquiéter les patrons en raison de la crise. Cela n’est pas étonnant de la part des socialistes mais n’est-il pas de la responsabilité des élus communistes avec le parti d’alerter les gens, les salariés et de les mobiliser et de refuser l’orientation du Président Gewerc sur une question aussi cruciale. On ne peut pas être solidaire d’une telle orientation qui accompagne le capital. Et c’est le mérite de Maxime Gremetz de l’avoir dénoncée dès le début du mandat régional quelque soit par ailleurs les appréciations que les uns et les autres peuvent porter sur notre camarade. Les 6 mois à venir peuvent être l’objet d’une belle et grande campagne offensive des communistes qui redonne espoir aux gens. Dans notre région, n’ y a –t-il pas urgence à engager un vaste débat populaire avec l’ensemble de la force communiste sans aucune exclusive alors que toutes les forces politiques se positionnent, que la droite confortée par la division à gauche est à l’offensive, que le PS amorce une crise sans précédent accentuée par le rôle des Verts qui annoncent leur décision de présenter une liste en Picardie et surtout que la situation devient insupportable pour des millions de gens tout particulièrement en Picardie frappée très durement par les fermetures d’entreprises ? Ne devons nous pas agir pour que les communistes de la Région dans leur diversité se mobilisent en faveur d’une liste de combat, une liste communiste largement ouverte à des travailleurs et des élus engagés dans les luttes et qui porte les couleurs du progrès et du communisme c’est-à-dire de la démocratie poussée au plus loin, étendue à toutes les sphères de la société. Une liste qui se présente libérée d’une conception politicienne et trop vécue à gauche qui est celle d’alliances en dehors du mouvement populaire. Une liste de colère et d’espoir constructive qui montre que le communisme c’est l’alternative au capitalisme, se démarquant de la gestion social-démocrate des régions qui dans l’ensemble est une gestion d’accompagnement de la crise et non de lutte contre le capitalisme. Parce que n’en déplaise aux politiciens de tout poil, le communisme c’est ce grand mouvement que l’on doit préparer et qui se donne comme objectif la démocratie dans laquelle chaque individu s’implique, où chacun a le droit réel à l’information et à la formation, le droit de diriger les affaires de la cité, de l’entreprise, et du pays. Le communisme c’est la mise en commun des intelligences dans la coopération pour résoudre les problèmes posés à la société. Le communisme c’est redonner du sens au travail qui ne doit pas être vu sous l’angle d’une marchandise mais sous celui de son utilité sociale ! Le communisme c’est la lutte permanente contre l’égoïsme, l’avidité et l’adoration du pouvoir, c’est le don de soi pour le bien de la société, pour l’intérêt général. Aujourd’hui affirmer l’identité communiste, en pleine crise du système capitaliste, c’est affirmer le refus sans concession aucune de ce qui réduit l’homme à une marchandise, à une variable d’ajustement, à un coût. Quand des salariés qui luttent obtiennent des primes de licenciements plus élevées que ce que les patrons avaient prévu, c’est la preuve que la lutte paie. Mais en rester là ce serait admettre que seul les capitalistes doivent avoir le pouvoir et peuvent décider. Or la question centrale est celle de qui doit décider et qui doit posséder l’entreprise ? Le communisme pose la question de l’autogestion et de la propriété sociale, il est en cela une réponse de civilisation. Le communisme de notre temps c’est poser ces questions dès maintenant au cœur des luttes, ce n’est pas seulement élaborer des propositions économiques c’est surtout qu’elles soient construites et portées par les gens eux-mêmes afin qu’ils deviennent les acteurs de la transformation. Nous sommes au seuil de choix cruciaux : ou bien élever la civilisation vers plus d’humanité ou bien subir les nouvelles dominations d’un capitalisme à l’agonie qui risque de plonger le monde dans une techno –barbarie. A refuser de regarder la réalité en face, les politiciens continuent leurs petits jeux de partage du pouvoir faisant comme si le monde était toujours le même, comme si la crise que nous vivons n’était que passagère. Mais ce sont des centaines d’entreprises en Picardie qui vont fermer ou sont menacées, avec des milliers de gens dont la vie va basculer vers un le monde de la précarité, du chômage, de souffrances pour eux et leurs familles. Ces gens en ont assez des pratiques politiciennes, ils ont besoin d’espoir et donc de compréhension théorique liée à une pratique de solidarité agissante. Pas d’un catalogue de propositions économiques même si il ne faut pas négliger d’avancer celles-ci mais encore devons nous le faire dans le concret des situations, au sein des luttes et non de façon indifférenciée sans tenir compte de la spécificité des situations. Car c’est dans la pratique des luttes que les propositions théoriques prennent du sens. Plus les communistes s’éloigneront des pratiques malsaines et des discours convenus de l’établissement politique, plus ils exerceront leur esprit critique, plus ils se formeront à comprendre l’évolution réelle du capitalisme et non ce qu’en dit la télévision ou la majorité des organisations politiques, plus ils seront utiles et en capacité d’agir avec tous ceux qui refusent le système qui les écrase. C’est de cette façon qu’ils sont et seront porteurs d’espoir. De cet espoir qui manque tant et qui est tant attendu par les gens ! Car les élections doivent servir la lutte pour l’émancipation, pas les intérêts des politiciens et d’un système qui n’a pour objectif que de maintenir le peuple dans une soumission au capital. Soyons donc audacieux, débattons, le PCF doit il se dissoudre dans des alliances électorales ou s’affirmer comme force révolutionnaire dans une crise dont les effets dévastateurs vont bousculer totalement la société et y compris les anciens schémas politiques, en particulier au sein d’une crise sans précédent de la gauche ? Quelles orientations économiques régionales et quelle politique économique doit-on entreprendre pour le développement de la Picardie ? Quelles institutions démocratiques doit-on inventer pour donner plus de pouvoir aux forces du travail et de la création ? Certains ont cru pouvoir parler de « Front de gauche » pour les régionales. S’il s’agit d’alliances électoralistes, je n’en suis pas. On connaît le risque d’une telle démarche, les places se faisant très chères pour être candidat sur des listes du parti socialiste vu la probabilité que ce parti perde beaucoup de sièges, certains politiciens de « gauche » vont essayer de se recycler sur des listes « Front de gauche » pour appliquer les mêmes recettes sociale-démocrates qu’ils ont toujours mises en œuvre. Il faut être lucide sur ce genre de manœuvre et on connaît la ficelle, justement il ne faut pas manger de ce pain-là ! Le PS paie ses positions démagogiques et les gens sont de plus en plus lucides sur cette gauche mollasse qui fait en définitive le jeu du capital. Ce n’est pas le moment pour les communistes de venir au secours d’un PS qui va payer son social-libéralisme. Ce serait une profonde erreur stratégique qui ne s’expliquerait que par des positions politiciennes de tentative de sauvetage de postes d’élus régionaux au détriment des principes, de nos principes communistes et je ne désespère pas des militants qui sont très nombreux à vouloir affirmer notre identité et qui savent que c’est là la voie à suivre pour l’avenir. 

Car nous pouvons gagner cette région, devenir la première force à gauche, si nous présentons une liste communiste de large ouverture et de rassemblement sur des bases de lutte anticapitaliste résolue et de propositions constructives. Oui nous sommes ouverts mais pas pour des combinaisons politiciennes qui ne peuvent créer que des illusions. Oui nous sommes ouverts à tous ceux qui n’ont pas été corrompus par le système politique et qui veulent sincèrement la transformation de la société, c’est cela l’ouverture communiste, celle qui privilégie les forces de lutte dans leur plus totale diversité. Car ce qui compte c’est d’abord et avant tout le mouvement populaire et ses capacités à intervenir. Cela doit être la préoccupation majeure des communistes quand il y a une élection. Le mot d’ordre du communisme c’est aussi : assez des manœuvres électorales qui aboutissent à l’abstention et à l’écœurement des citoyens, priorité à la démocratie du peuple, pour le peuple, par le peuple ! Pour cela c’est aux gens de décider des questions à débattre, pas aux machines électorales et aux médias qui utilisent des armes idéologiques afin que le peuple ne débatte pas des causes de la crise et de son alternative communiste. Cessons d’être sous l’emprise idéologique de la bourgeoisie, le capitalisme est en grande difficulté, la bataille des idées est fondamentale pour mobiliser les gens sur un projet véritablement révolutionnaire qui place l’autogestion au cœur de notre démarche, pas sur des montages de petite envergure et des manœuvres électoralistes. Pour cela le parti communiste a une grande responsabilité pour que dès maintenant on crée les conditions de multiples rencontres dans les quartiers, dans les entreprises non pour débattre des élections régionales en elles-mêmes, mais de comment ces élections pourront être aussi un moment de la lutte pour combattre le capitalisme et construire une autre société. Ainsi, quelle différence entre le débat démocratique sur le projet de constitution européenne en 2005 et l’absence de démocratie dans la campagne des européennes de 2009 ! En quoi la campagne des régionales pourra favoriser le développement d’un mouvement populaire transformateur ? A Creil nous envisageons d’aller à la rencontre des habitants et de débattre avec eux de nos propositions constructives autour de notre projet de port fluvial, de développement d’une plate forme de transports des marchandises, axé sur les atouts historiques que sont notamment notre rivière Oise et le rail dans cette agglomération.  Un mouvement populaire majoritaire ne se construit pas sur du vide, il faut travailler à un contenu résolument anticapitaliste c’est-à-dire à un contenu communiste sous peine d’entrainer les gens dans de graves impasses comme nous l’avons vécu ces dernières décennies. Oui il faut faire front mais commençons déjà par rassembler tous les communistes en Picardie sans exclusive aucune afin de surmonter les divisions actuelles. Ainsi je ne partage pas l’idée qu’il faudrait accepter la division des élus communistes au niveau régional et je n’admets pas l’ostracisme exercé par certains à l’égard de notre député communiste, Maxime Gremetz sans lequel il ne me semble pas concevable de rassembler toute la force communiste afin que celle ci à son tour rassemble les Picards et permette que l’on gagne cette région, qu’on l’ancre efficacement et durablement à gauche avec une présidence communiste. Car cela est possible vu la configuration à gauche, le fait que les Verts présenteront leur liste, que le PS se retrouvera en grandes difficultés. Il faut y croire, le PCF peut convaincre et rassembler très largement les Picards, mais au diable les divisions, cessons les polémiques dans la famille communiste, rassemblons nous ! J’ai écouté attentivement les militants de l’Oise lors de l’assemblée de rentrée le 3 septembre à Montataire. Une forte volonté unitaire s’est exprimée notamment en direction de nos camarades « Communistes en Somme ». Je pense qu’ils y seront sensibles et j’espère que nous allons tous ensemble contribuer à l’unité. Cela est une bonne chose, c’est la voie de l’unité, de la mobilisation, la voie du succès. Pour cela il est important que les militants communistes se préoccupent de ces questions dès maintenant et il est primordial qu’ils le fassent en lien direct avec la population, qu’ils soient exigeants quant au bilan des élus sortants, quant au programme régional, quant à l’idéal pour lequel nous combattons, quant à l’unité des communistes. 

Jean-Paul LEGRAND Membre du comité départemental de L’Aisne du PCF  président des élus communistes de Creil 

Les ateliers de la gauche
Les dix rendez-vous !
 
1.     Mis en ligne : 10 octobre 

Les communistes ont présenté dix rendez-vous qu’ils proposent au Front de gauche de coorganiser, et d’ouvrir aux autres forces de progrès. Face aux ravages de la politique de la droite, la gauche se doit de mettre en débat et en chantier d’urgence d’autres solutions, en écoutant les salariés, les syndicats, les associations, les élus et les partis politiques, qui sont méprisés par le gouvernement. La direction communiste se propose d’agir sur deux fronts. Toutes les informations : www.lesateliersdelagauche.fr Premièrement, porter sans attendre des propositions face à la crise en distribuant par millions un quatre pages édité à cet effet, comme en a décidé le dernier conseil national. Le PCF demande des mesures d’urgence dans quatre domaines : la mise en chantier immédiate de la construction d’un grand pôle public et bancaire et financier pour déve­lopper un nouveau type de crédit pour l’emploi et la formation et l’élar­gissement du débat sur le système financier international à tous les pays, et non confiné au G20 ; la remise en débat immédiate au Parlement des trois propositions de loi communistes pour stopper les licenciements boursiers et relancer les salaires ; le retrait du projet de changement de statut de La Poste et l’ouverture de débats pluralistes télévisés sur l’ave­nir du service public postal ; enfin l’ouverture d’une réflexion de la même ampleur que le Grenelle de l’environnement sur l’état d’urgence qu’impo­se les suicides au travail. Dans une seconde étape, à partir du 10 octobre et jusqu’au 22, les communistes proposent à leurs partenaires du Front de gauche (Parti de gauche, Gauche unitaire, République et socialisme) de coorganiser dix ateliers thématiques nationaux du projet pour déboucher sur des plates-formes communes partagées, en vue des élections régionales. Des ate­liers que le PCF continue à proposer d’ouvrir à toute la gauche sociale et politique (contre l’avis du Parti de gauche qui ne souhaite pas y inclure le PS), car le but est d’aboutir à un « Front de gauche élargi » à ambition majoritaire. Pour Marie-George Buffet : « Il faut que le Parti de gauche y participe, si on veut donner l’exemple de ceux qui n’enferment pas la gau­che dans le marasme des alliances, mais donnent du contenu et du sens en travaillant sérieusement sur les grands choix qui peuvent fonder une politique de gauche. » Au vu des conclusions de ce travail, le conseil national du PCF formulera une « offre politique nationale » en vue des régionales, le 24 octobre. 

D’ici là, les ateliers se pencheront sur « le nouveau mode de développe­ment » le 10 octobre à Marseille et le 19 à Bordeaux, sur la démocratie le 10 à Grenoble et le 20 à Ivry, sur l’éducation et la recherche le 13 à Toulouse, sur les services publics et le climat le 15 à Orléans et à Paris, sur l’utilisation de l’argent le 20 à Villeurbanne, sur la fiscalité le 22 à Angers, et sur le « temps libéré », le même jour, à Montreuil Déclaration unitaire FASE, GU, Alternatifs, NPA, PCF, PCOF, PG 

Les partis et mouvements réunis ce jour, lundi 28 septembre, dans le cadre d’un groupe de travail sur les Régionales ont fait la déclaration suivante : Dans une situation marquée par une offensive accélérée de la droite et du patronat contre l’ensemble des droits sociaux et des droits démocratiques, nous appelons à soutenir et à contribuer aux mobilisations et aux luttes de façon les plus larges et les plus unitaires possible dans la perspective d’une confrontation politique et sociale avec le pouvoir et le patronat. L’enjeu est de faire subir, enfin, une défaite à ce pouvoir réactionnaire. Les sujets ne manquent pas : la privatisation de la Poste, la multiplication des plans de licenciements, le travail du dimanche, la précarisation du travail et des conditions de vie, la remise en cause du droit aux études pour tous et toutes, l’augmentation du forfait hospitalier, la mise au pas des libertés publiques, les expulsions massives de travailleurs immigrés… Beaucoup de manifestations, d’initiatives sociales et politiques, se mettent en place en cette rentrée. Nous les soutenons ensemble comme la votation citoyenne contre le changement de statut de la Poste, la manifestation pour le droit des femmes du 17 octobre, les marches pour l’emploi, contre la précarité et les licenciements ou les initiatives en riposte au sommet « climat » de Copenhague… La crise du capitalisme, économique et écologique, continue ses ravages démentant les discours trompeurs sur la reprise et la moralisation de celui-ci. Les États ont distribué des centaines de milliards d’euros ou de dollars aux responsables de la crise financière. Ils demandent maintenant à la population et au monde du travail de payer cette facture, de payer l’addition pour les banques, de payer à la place des pollueurs. La crise écologique s’accentue, alimentée par la logique productiviste du capitalisme : réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles et des terres cultivables, pollutions. Cette crise conduit à la mise en danger des moyens d’existence de millions d’être humains et menace gravement la biodiversité. Il y a urgence et les belles déclarations des gouvernants ne sont pas suivies d’actes conséquents. Nous voulons rompre avec cette logique toujours plus folle du capitalisme productiviste. Nous voulons une politique qui remette en cause la logique du profit pour satisfaire les besoins élémentaires et durables de la population. 

Face à un capitalisme de plus en plus brutal et sauvage et à un gouvernement bien décidé à accélérer le rythme de ses attaques, rien ne doit détourner de la nécessaire construction d’une alternative à logique du système capitaliste et productiviste. Sur cette base, il faut œuvrer à gagner la majorité des travailleurs et des citoyens aux perspectives ouvertes par une gauche de combat. Voilà nos priorités. Or, Face à la détermination du pouvoir Sarkozyste, nous assistons au contraire à un nouveau glissement à droite de la gauche d’accompagnement avec la tentative de construction d’une coalition de centre-gauche PS/MODEM/Europe Ecologie et le projet de primaires. C’est à dire d’une gauche qui va toujours plus vers la droite et risque de favoriser ainsi les futures victoires électorales de cette dernière comme le prouve malheureusement la situation italienne. Dans ce contexte, les forces qui composent la gauche antilibérale et anticapitaliste ont le devoir de tout faire pour battre la droite et offrir une autre voie : un débouché politique qui permette de mettre en œuvre un programme traduisant dans les régions les exigences populaires issues des mobilisations, un programme régional véritablement alternatif au libéralisme et au productivisme. Il s’agit, ensemble, non seulement de contrecarrer l’offensive politique de la droite et du libéralisme pour défendre les exigences du monde du travail, encourager les résistances mais plus fortement inverser le rapport de forces dans les urnes et dans les luttes. 

A ce stade, nous savons que des approches différentes existent entre nous sur plusieurs points. Ils sont connus et nous n’avons pas cherché à les esquiver au cours de notre rencontre. Nous ne pouvons préjuger des décisions souveraines de chacun de nos partis. Mais nous décidons de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d’aller ensemble aux régionales. C’est pourquoi les partis et courants politiques réunis ce jour se sont mis d’accord pour une prochaine réunion de notre groupe de travail sur les Régionales le mercredi 7 octobre. Il aura pour première tache d’élaborer un calendrier qui permettra d’organiser les discussions sur tous les points à régler afin de trouver un accord 

C’est un premier pas mais il est important car les enjeux de ces élections sont non seulement régionaux mais nationaux. Ensemble, nous pouvons contribuer à inverser le rapport de force entre la droite, le patronat et les classes populaires dans les luttes et dans les urnes. Signataires : Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche unitaire, Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche (PG). On également assisté à cette réunion au titre d’observateurs, des délégations du Forum social des quartiers populaires (FSQP) et de Lutte ouvrière (LO). 

 

 

 

Mot d’accueil de Martine Prissette,secrétaire de cellule, lors du repas des Communistes de Gauchy

Soirée du 10 octobre 2009 à Gauchy

50 participants, une soirée conviviale  autour d’un délicieux  repas,

Merci aux militants 

 

Bonjour à vous tous

Merci d’être venu, ne croyez pas que vous avait choisi de venir. On vous à choisi, car il ne fallait pas que vous soyez plus grande, plus belle, plus intelligente, plus classe que Moi Moi Moi !!! Mais surtout il faut que vous m’idolâtriez. Sinon comme Coluche avait dit « Circulés il n’y a rien à voir !». Coluche serait là, cela ferait mal, car il défendrait le droit à l’information et dénoncerait les magouilles du Gouvernement qui nous donne chaque matin une envie de plus de le liquider, car l’on vient d’apprendre qu’un copain, un voisin, un jeune qui vient de perdre sont emploi et qui va être expulsé ou qu’il n’a pas pris une bonne filière scolaire et que pour cela il est pénaliser. Comme maintenant ont a des primes pour le mérite dans les établissements scolaire les principales vont de plus en plus sélectionner leurs recrues ! Bonjours ! « La casse » combien de jeunes auront comme avenir le précaire et l’inégalité pour subvenir à leur besoin. Ha! Mais vous allez me dire, « il y a le RSA pour les moins de 25 ans (sous qu’elles conditions d’attribution?). Voici la politique de ces Messieurs Dames du gouvernement ! Je ne dirais pas un gouvernement mais plutôt un retour à le Royauté! A la noblesse lorsque l’on voit X.B. en grand connétable avec sa cour pour les 500 ans de St-Quentin ! Combien cela coûte à la ville !! Se servant généreusement des associations pour faire passer la pilule (des réformes qui nous emmènent tous droit dans le mur !) Mais grâce à leur communication, car ils ont le droit à l’image et être cité dans les médias ! Eux ils nous montrent par cela qu’ils sont sur le terrain pour serrer les mains de ce qui ont le sésame pour les approcher, ces hommes et ces femmes escorter par des gardes du corps ou des services d’ordres. Rappelez-vous là venu du nain Sarko 1er à St-Quentin ! Oui, il y a une vidéo qui montre comment les policiers ont chargé les manifestants qui voulait s’approcher des champs Elysées ! Molestant au passage Olivier Tournay qui avait eu le tord de filmé, cette charge héroïque (500 policiers armés contré 100 personnes qui ne sont pas préparer à une telle attaque). Et combien cela à coûté à la société ? Donc a nous !! Mais cela n’est pas grave car il donne toujours plus aux banques, au patron, au riche pour qu’ils soient exonérés de I.S.F pendant ce temps la dette de l’état augmente chaque seconde ! Qui va payer ? Encore nous !! Il faut savoir que la dette de la sécu avec laquelle il nous culpabilise (car à leur avis, ont dépense trop pour se soigner.) Combien de copains ne vont pas chez le dentiste ou l’ophtalmologiste, car ils ne peuvent pas payer le non remboursement des prothèses dentaire ou des lunettes? D’autre ne peuvent même plus se payer une complémentaire santé car elle augmente trop par le désengagement de la sécu (l’état) ! Mais les problèmes de santé vont augmenter par les complications résultant du manque de soin les gens n’ose plus allez chez leur Docteur. Sarko nous emmène à l’américanisation Totale! Où pour se soigner, il faudra une assurance c’est pour cela qu’il est avec X.B (rappelez vous qu’il est Assureur-Voleur). Plusieurs boulots pour pouvoir vivre à crédit et laisser les dettes aux héritiers! Nos enfants n’ont pas le droit aux études supérieurs car il faut payer l’inscription à la fac, la chambre au CROUS (quand il arrive d’en avoir). Les bourses ne couvrent pas leur frais d’où les petits boulots (Voir au noir) ! Toujours plus pour les gros travailler plus pour les engrosser, mais vous ne voyez rien de cela ! Bien au contraire avec la suppression de la taxe professionnelle, vous allez passer au tiroir caisse encore une fois de plus ! Une fois de trop ! La taxe carbone ! Saviez-vous que sur ces taxes (alcool, tabac, carburant il y a un pourcentage pour renflouer le trou de la sécu, mais cette argent n’est pas reversé et les patrons qui ne sont pas en reste eux ne payant pas leur charge patronales (partout de plus en plus allégées) ! Bien sûr ce n’est pas les petits patrons mais ceux qui sont au 4.40 plus de frics à place en Bourse ou dans leur paradis Fiscales. Je pourrais vous parlez encore des heures de ceux qui font que je suis militante pour dénoncer ce capitaliste à l’outrance qui nous à amenée la crise : – Tergal Fibres liquidés ! – La poste ou les agents femme préfère être en congés parentales pour ne pas souffrir de la cadence de Travail ! – L’hôpital ou il y a des accidents pour manque de personnel ! Je voudrais saluer des Militants de toujours exemple pour beaucoup, Robert Scuttenaire et d’autre que j’oublie et j’aurai une pensée pour Bernard Paillot. Ils m’ont amené à être ce que je suis, une communiste ! Et le devenant plus chaque jour ! Lisez l’Huma qui nous dit la vérité sur notre vie de prolétaire. Et j’ai lu le Manifeste du parti Communiste avec l’introduction de Patrick le Hyaric (Directeur de l’humanité). Ce Manifeste à 160 ans et il demande déjà de s’unir et d’avoir l’unité des classes laborieuses pour combattre le capitaliste.

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