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Ouyapacours en lutte pour remplacer les profs absents- Par Marie d Ornellas-Rue89

| Sur toute sa scolarité, un enfant perdrait l’équivalent d’un an de cours en absences de professeurs non remplacés, d’après l’Inspection générale de l’Education nationale. Pour dénoncer cet état de fait, l’association de parents d’élèves FCPE a lancé mercredi le site Internet Ouyapacours. Qui pourrait bien réveiller la polémique sur les suppressions de postes d’enseignants.

Le principe est simple : les élèves ou leurs parents peuvent signaler les heures et jours de cours non assurés en raison de l’absence de l’enseignant. Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, explique la démarche : « Nous ne cherchons pas à fliquer les professeurs. Leurs noms ne sont d’ailleurs pas donnés sur le site. Ils ont le droit d’être en congés maladie. C’est normal. »

Quel est donc le véritable objectif du site Ouyapacours ? « Plus que de prévenir des absences, nous dénonçons la politique gouvernementale d’abandon des remplacements et nous réclamons la transparence.

Ce site va nous permettre d’établir des listes de carence et chaque semaine, les fédérations départementales de la FCPE présenteront des cahiers de doléances aux inspections d’académie locales afin qu’ils nous proposent une solution. Car l’Etat se doit d’assurer les heures minimum de cours aux élèves. »

 A la FCPE Seine-et-Marne, où le site a été créé il y a déjà un an, le succès a été immédiat. En une journée, douze déclarations étaient enregistrées. Philippe Minetto, le secrétaire général, raconte : « Nous avons très rapidement reçu un appel du rectorat qui nous a demandé pourquoi on faisait cela. Ça les a dérangés. Depuis, à chaque réunion avec le recteur, nous demandons le nombre d’heures non assurées faute de remplacements. On nous dit que ces derniers nous seront transmis. Mais nous les attendons toujours.

» 10% des heures de cours non-assurées sur un an La FCPE Seine-et-Marne a donc mené son enquête. Sur une classe de quatrième du collège Nicolas Fouquet à Mormant, 10 % des heures de cours n’ont pas été assurées en un an : « La situation est dramatique.

Et encore nos chiffres ne représentent que la partie submergée de l’iceberg. Le rectorat connaît forcément le nombre d’heures mais il ne veut pas les communiquer. Car si ces chiffres étaient publiés, ils montreraient qu’il faut arrêter de supprimer des postes mais en créer. Le ministre veut faire la guerre au décrochage scolaire mais il faut d’abord y mettre les moyens humains et assurer les cours. En supprimant des postes, ils ont créé ce problème de carence. C’est l’avenir de nos gamins que l’on sacrifie avec cette politique. » Entre 2007 et 2010, plus de 50 000 postes auront été supprimés dans l’Education nationale.

Pour l’année 2009, 13 500 postes ont été supprimés dans le primaire et le secondaire. 16 000 le seront en 2010, comme l’avait annoncé Xavier Darcos, ancien ministre de l’Education, dans un article de La Tribune, le 24 juin 2009. Sauf que l’effectif des élèves augmente : 16 000 de plus au collège pour la rentrée 2009 et 17 000 en primaire. Par conséquent, une partie des remplaçants sont affectés aux postes supprimés. C’est la cas en Charente, où il n’y a plus de remplaçants disponibles, ou encore dans le Vaucluse, où ces derniers sont en carence dans cinq disciplines. Autre problème : les postes de remplaçants sont également visés par le grand nettoyage de l’Education nationale. En 2009, 3000 ont sauté dans le secondaire. « Nous ne voulons pas d’une garderie nationale »

Interpellé sur ces questions, Xavier Darcos avait envisagé la création d’une agence de remplacement dans le cadre d’un service minimum d’accueil. Le nouveau ministre, Luc Chatel, a laissé tomber l’idée. Pour Jean-Luc Hazan, la solution n’était de toute façon pas adéquate : « L’idée de cette agence était d’assurer l’accueil des élèves. Nous ne voulons pas d’une garderie nationale mais d’une éducation nationale. Un enseignant doit être remplacé par un enseignant. » Jean-Jacques Hazan s’insurge également contre des délais inégaux et trop longs : « Au primaire, un professeur des écoles est remplacé immédiatement. Mais au secondaire, l’Education nationale estime qu’une absence de moins de deux semaines n’est pas à recenser. A partir de trois semaines, on commence à se dire qu’il faudrait y songer.

C’est un scandale. Plus généralement, on veut nous faire croire que tout va bien, qu’il ne sert à rien de remplacer les absents. Et après on trouve anormal que nos jeunes trainent dans les rue. Nous ne pouvons pas accepter cette politique du gouvernement. »

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