Archive | mars 2009

Dixième Rencontre Internationale des Partis communistes et ouvriers

 »Proclamation de Sao Paulo – Le socialisme est l’alternative! » São Paulo, 23 novembre 2008

Traduit par A.C. depuis le Portugais pour vivelepcf.com  »

Le monde est confronté à une grave crise économique et financière de grande ampleur. Une crise du système capitaliste, indissociable de sa nature propre et de ses contradictions insolubles, qui est probablement la plus grave crise depuis la Grande Dépression commencée avec le krach de 1929. Comme toujours ce sont les travailleurs et le peuple qui en sont les principales victimes. La crise actuelle est l’expression d’une crise plus profonde, intrinsèque au système capitaliste qui démontre ses limites historiques et l’exigence de son dépassement révolutionnaire. Elle représente aussi un danger de régression sociale et démocratique et constitue, comme l’Histoire l’a démontrée, une base pour des mouvements autoritaires et militaristes, ce qui nécessite une vigiliance accrue des partis communistes et des forces anti-impérialistes. Alors que des milliards d’argent public sont mobilisés pour sauver les responsables de la crise – le grand capital, la haute finance et les spéculateurs – ce qui s’annonce pour les ouvriers, les paysans, les couches moyennes, tous ceux qui vivent de leur travail et qui étouffent sous le poids des monopoles, c’est plus d’exploitation, de chômage, de baisses de salaires et de retraites, d’insécurité ; la faim et la pauvreté. De puissantes campagnes idéologiques de diversion cherchent à cacher les causes réelles de la crise et à barrer la voie à la recherche de solutions qui seraient dans les intérêts des masses populaires, qui favoriseraient l’émergence d’un nouveau rapport de force, un nouvel ordre international en faveur des travailleurs, des forces populaires, basé sur la solidarité internationale et l’amitié entre les peuples. Les grandes puissances capitalistes, à commencer par les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Japon, au moyen d’organisations internationales qu’ils contrôlent – le FMI, la Banque mondiale, la Banque Centrale Européenne, l’OTAN entre autres – et aussi en se servant de l’ONU pour poursuivre leurs intérêts particuliers, travaillent frénétiquement sur des « solutions » qui ne font que semer les germes des crises à venir, et cherchent à sauver le système à court-terme et à renforcer les mécanismes de l’exploitation et de l’oppression impérialiste En ayant recours à des boucs-émissaires, et en insistant sur des solutions éculées de « régulation », d’ « humanisation » et de « réforme » du capitalisme, ils veulent changer les apparences pour que rien ne change. Les partis du Capital se sont empressés d’adopter les dogmes du « Consensus de Washington » qui ont alimenté la brutale financiarisation de l’économie. La social-démocratie, masquant sa capitulation devant le néo-libéralisme et sa transformation en un pilier de l’impérialisme, tente un retour tardif à des modes de « régulation » de type keynésien qui laissent intact la nature de classe du pouvoir et les rapports de propriété, et qui visent objectivement à éluder la question de l’affirmation d’alternatives révolutionnaires pour les travailleurs et les peuples. Mais cette perspective n’est pas une fatalité. Comme d’autres moments dans l’histoire l’ont déjà démontrés, les travailleurs et les peuples peuvent, s’ils sont unis, déterminer le cours des événements économiques, sociaux, et politiques, arracher d’importantes concessions au capital dans l’intérêt des masses, empêcher une évolution vers le fascisme et la guerre et ouvrir la voie à de profondes transformations de nature progressiste et même révolutionnaires Sur le plan international, le tableau est celui de luttes de classe toujours plus aigues. L’humanité traverse un des moments les plus difficiles et les plus complexes de son histoire, une crise économique globale, qui coincide simultanément avec une crise énergétique et alimentaire et une sérieuse crise environnementale ; un monde avec de profondes injustices et inégalités, des guerres et des conflits. Ce tableau nous laisse à un carrefour de l’histoire, où deux tendances contradictoires se manifestent. D’un côté, de grandes menaces sur la paix, la souveraineté, la démocratie, les peuples et les droits des travailleurs et de l’autre côté un immense potentiel de luttes et d’avancées pour la cause de l’émancipation des travailleurs et des peuples, la cause du progrès social et de la paix, la cause du socialisme et du communisme. Les partis communistes et ouvriers réunis lors de cette dixième rencontre, à Sao Paulo, saluent les luttes populaires qui se développent partout dans le monde contre l’exploitation et l’impression impérialistes, contre les attaques croissantes sur les conquêtes historiques du mouvement ouvrier, contre l’offensive militariste et anti-démocratique de l’impérialisme. En soulignant que la faillite du néo-libéralisme ne représente pas seulement l’échec d’une politique de gestion du capitalisme mais l’échec du capitalisme lui-même, et sûrs de la supériorité des idéaux et du projet communistes, nous affirmons que la réponse aux aspirations émancipatrices des travailleurs et des peuples peut seulement se trouver dans la rupture avec le grand capital, avec les blocs et les alliances impérialistes, dans de profondes transformations de nature émancipatrice et anti-monopoliste. Avec la conviction profonde que le socialisme est l’alternative, la voie vers une indépendance véritable et totale des peuples, pour l’affirmation des droits des travailleurs et le seul moyen de mettre fin aux crises destructrices du capitalisme, nous en appelons à la classe ouvrière, aux travailleurs et aux peuples du monde entier pour qu’ils se joignent à la lutte des communistes et des révolutionnaires et, unis autour de leurs intérêts de classe et de leurs justes aspirations, qu’ils prennent en main la construction d’un futur de prospérité, de justice, de paix pour l’Humanité. En ce sens, les conditions émergent pour une convergence des résistances, des luttes populaires en un grand mouvement contre les politiques capitalistes mises en oeuvre dans cette crise et les agressions impérialistes qui menacent la paix. Certains qu’un autre monde est possible, libre de l’exploitation et de l’oppression de classe du capital, nous proclamons notre engagement à poursuivre la voie historique pour la construction d’une société nouvelle libérée de l’exploitation et de l’oppression de classe : le Socialisme.

São Paulo, 23 novembre 2008

Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des professeurs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger

Un cadeau sympathique, non ? Sauf qu’il va surtout profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée. Ces écoles, très cotées étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont des > établissements publics, d’autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San  Francisco.
Au diable l’avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.
A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an (pas vraiment le SMIC) pour décrocher 4 500 euros d’aide. Environ un  quart des élèves français bénéficient d’une bourse. Mais pour Sarkozy, ce n’était pas assez. Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale… quels que soient les revenus des  parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite.
« J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarkozy,  le 20 juin dernier, devant la communauté française d’Athènes. Mais j’ai voulu commencer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français ». Encore merci !
Mais générosité pour qui ? A Londres, l’une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d’euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d’un million. Jusqu’alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d’attirer leurs cadres vers l’étranger. Ces boites, comme « Darty » ou « Auchan », rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expatriations si l’Etat régale ? Un coût qui fait boum ! Au Quai d’Orsay, l’Agence française de l’enseignement à l’étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s’est bien gardé d’en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du « Canard ». D’ici dix ans, appliquée du lycée jusqu’au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l’Etat la  bagatelle de 713 millions d’euros par an !
Intenable ! La vraie priorité, c’est l’ouverture de nouveaux  établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s’est lancé la dedans ? Peut-être parce qu’il se sent personnellement  concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha… Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n’a pas nié ces menus « inconvénients ». Son cabinet songe d’ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle… mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarkozy n’en veut pas. « Je tiens beaucoup à la gratuité », s’entête-t-il à chaque déclaration à l’étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !
A DIFFUSER LARGEMENT. Ce ne sont pas les médias qui nous le diront. Et puisqu’il faut faire des économies à l’Education Nationale, je vous laisse juges.
Tout va bien. Surtout pour certains. Il n’y a plus d’argent ?


Mireille B.-T.
Université de Provence

Aix-en-Provance

SPECIAL 19 mars

 

DES PROPOSITIONS DE RUPTURE immédiate

AVEC LA POLITIQUE AU SERVICE DU MEDEF !

Mettre en échec les projets du gouvernement et gagner  l’annulation des 13500 suppressions de poste dans l’éducation nationale en 2009, le retrait de la Loi Bachelot contre l’hôpital public, de la loi Boutin contre le logement social, l’arrêt de la RGPP et le retrait du projet de loi sur la « mobilité » (Révision générale des politiques publiques qui désorganise les services de l’Etat et remet en cause le statut de la fonction publique), l’abandon définitif du projet de changement de statut et de privatisation de La Poste…

Ce sont des préalables à toute véritable réforme, allant dans le bon sens.

Orienter l’argent vers les moteurs de la croissance , la consommation populaire et l’investissement :

Les 15 milliards d’euros par an de « paquet fiscal » pour les plus riches, les 21 milliards, déjà, pour les banques peu regardantes, les 33 milliards par an d’exonérations de cotisations sociales patronales aux dépens de la Sécu (condamnées même par la Cour des comptes), les 94 milliards d’euros de profits en 2008 pour les entreprises du CAC40, les 320 milliards de garantie d’emprunt garantie au profit des banques… ASSEZ DE GACHIS!

Demandons entre autres:

- la baisse des tarifs des services publics, en particulier de GDF et EDF.

- une baisse du taux normal de TVA et sa suppression pour les produits de première nécessité

- un plan de construction de 900.000 logements véritablement sociaux en 5 ans, plutôt que de renflouer les promoteurs et de livrer l’argent des livrets A aux banques.

- un plan d’urgence pour l’hôpital public (embauches, formations, équipement…).

- une revalorisation du SMIC à 1500 euros net, de l’ensemble des salaires et retraites de 10% (inflation et gains de productivité captés par les profits).

- paiement à 100% du salaire lors des périodes de chômage partiel financé sur les dividendes aux actionnaires.

Gagner de premières mesures structurelles contre la « loi » du capitalisme. Battons-nous pour:

- gagner un droit de veto suspensif sur les plans de suppressions d’emplois

- la constitution d’un pôle public financier dirigeant l’épargne populaire et le crédit vers le développement économique, autour de la « Banque » postale, réintégrée à l’établissement public de La Poste, de la Caisse des dépôts et impliquant la renationalisation des principales banques.

- la défense et la reconquête des monopoles publics pour les activités d’intérêt général relevant des services publics (énergie, transports, eau, courrier et télécommunications…), rejet des directives européennes et renationalisations intégrales des opérateurs historiques.

- un plan de défense de l’industrie, sanctionnant les délocalisations, impliquant des relocalisations correspondant à la réponse aux besoins nationaux, mobilisant les salariés, les populations des bassins d’emplois pour imposer des choix d’intérêt public aux industriels dont des (re)nationalisations démocratiques.

Voici la liste complète des manifestations syndicales

http://www.dailymotion.com/video/k2FMtXpBL2xddOVPFl

(musique : MAP)

Jeudi 19 mars 2009 :

Après leur victoire contre le Medef, merci aux travailleurs guadeloupéens, à l’avant-garde de nos luttes !

Après plus de 6 semaines de grève, les travailleurs guadeloupéens ont gagné sur quasiment toutes leurs revendications. Ils ont ouvert une brèche dans le front qui unit patronat et gouvernement. Ils les ont battus sur le fond. Oui, de l’argent, il y en a, pour satisfaire les revendications ! Oui, répondre aux besoins, notamment augmenter les salaires, c’est commencer à apporter une solution à la crise que nourrit la politique du pouvoir.

Hausse des bas salaires de 200 euros net par mois, des autres salaires de 6%, des minima sociaux, diminution des prix des produits de première nécessité et des carburants, gels des loyers… : les exigences des salariés guadeloupéens rejoignent celles de tous les salariés français. Eux aussi se battent pour le maintien et le développement de l’investissement productif. 

Leur victoire appelle immédiatement celle des travailleurs martiniquais et réunionnais.

Elle est d’autant plus éclatante qu’elle a été gagnée sur une classe dominante arrogante, à la fois imbue de ses privilèges néocoloniaux et avide de se débarrasser de tout les acquis sociaux pour s’aligner sur les conditions d’exploitation des îles avoisinantes.

Le Medef et les possédants n’ont toujours pas digéré que le SMIC dans les DOM soit porté dans les années 90 au niveau de la métropole. Ils n’ont toujours pas digéré que les populations martiniquaise et guadeloupéenne votent NON aux référendums de 2003 par lesquels le gouvernement tentait de remettre en cause le statut de département des DOM.

La confiance et la dignité renforcées des travailleurs guadeloupéens avec ce mouvement sont les meilleurs gages de la défense des nouvelles conquêtes sociales que le patronat ne manquera pas de tenter de leur reprendre. Car tout n’est pas gagné bien sûr. Leur financement n’est pour l’instant prévu que pour trois ans et une partie importante des augmentations de salaires est couverte par une baisse des cotisations patronales aux dépens de la Sécurité sociale (« les charges »).

Le niveau d’organisation du mouvement, autour en particulier des organisations syndicales dont la CGTG, le soutien massif de la population, de la jeunesse ont été les conditions de la persévérance jusqu’à la victoire.

Cette démonstration représente une aide inestimable pour tous les salariés des autres DOM comme de métropole. Merci aux grévistes antillais!

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 Le 19 mars 2009, en grève, tous ensemble !

Communiqué

Appel des organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé. Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le SMIC, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… À cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités. La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade. Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels. Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays. En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications: – défendre l’emploi privé et public, – lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales, – exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités, – défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées. Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00. Paris, le le 23 Février 2009

 

http://www.dailymotion.com/video/k50y490pVg3fplZ0Q0

http://www.dailymotion.com/video/x8no34

 

Les 32 jours d’Eric Besson : contrôles au faciès, rafles, déportations

lundi 9 mars 2009, par jesusparis

 

16 janvier, nomination d’Eric Besson au ministère … Six semaines plus tard, c’est un relevé non exhaustif dans sa méthode, incomplet d’un point de vue géographique, mais indicatif d’une situation. Le relevé porte sur les arrestations, placements en rétention de mineurs et d’adultes, menaces d’expulsion et expulsions exécutées.

Avec quelques faits hors du champ défini de RESF, de notre point de vue significatifs de pratiques dangereuses du point de vue des libertés (situation dans certains CRA, blocage du retour d’immigrés pourtant en situation régulière, rafle policière à proximité du consulat du Mali).

Ce qu’il en ressort :

-  la fréquence des arrestations de parents, en France depuis de nombreuses années, ayant un travail et ayant construit une vie familiale stable, leurs enfants allant à l’école. Ils sont arrêtés, menacés d’expulsion, et in fine, relâchés en raison des mobilisations, des soutiens et des garanties qui sont présentées.
-  les expulsions de pères de familles, fabrique d’enfants demi-orphelins, de conjoint privés d’affection et de soutien, un acharnement particulier sur des pères frappés de double peine.
-  les appels quasi automatiques des préfectures sur les décisions des tribunaux d’annulation d’APRF et d’OQTF

En bref, une grande continuité de l’action du ministère et de l’appareil de l’Etat, dressé à la chasse à l’étranger, dressé à la fabrication de sans papiers par le refus du renouvellement de titre de séjour, par le refus de délivrer un titre au mineur présent depuis plusieurs années quand il devient majeur….

Une grande continuité aussi dans l’indifférence aux situations humaines, malgré le discours répétitif mais creux de l’examen attentif, voire bienveillant, des dossiers, et cela malgré les coquetteries du ministre qui ne souhaite pas hériter en plus du titre de ministre, celui de ministre de la rafle et du drapeau mais qui est en train de concourir pour celui de la casse des familles.

Pour les sigles voir le lexique à la fin

13 janvier

METZ – Arrestation dans le train et mise en rétention au CRA de Metz de M. LY Amadou, mauritanien, à Marseille depuis 2002. Père d’un enfant de 5 ans. Extrait au 15ème jour de rétention pour un passage « devant le JLD », lui dit-on, mais en fait emmené, saucissonné de la tête aux pieds, menotté dans le dos et scotch sur la bouche, directement porté dans l’avion. EXPULSE à Nouakchott, sans avoir pu contacter sa famille. Mr LY avait fourni un contrat de travail, refusé car l’emploi n’entrait pas dans « la liste ».

14 janvier

ZONE D’ATTENTE ORLY. 6 mois d’exil et 3 jours de RETENTION pour une mère de 5 enfants, Mme Guilene Nkagosso Menghat, congolaise, en situation régulière en France, mère de 5 enfants scolarisés à Joué-Lès-Tours, empêchée de rentrer sur le territoire français depuis juillet 2008. Les autorités françaises ont décidé que son passeport congolais était falsifié. Arrêtée en juillet 2008, elle a été réexpédiée au Maroc et condamnée à un mois de prison ferme. Elle perd alors le bébé qu’elle attendait. Janvier 2009, nouvelle tentative, nouvelle arrestation, nouvelle menace d’expulsion. 17 janvier. Transférée dans un hôpital en raison de son état de santé, elle est LIBEREE après médiatisation et interventions.

PARIS – Arrestation de M. HU, Zuilin, Père d’un bébé d’un an né en France. LIBERE de sa garde à vue avec APRF.

PARIS – Arrestation de Mr LIN Guoguanj (déjà arrêté le 19/12/2008). Presque 10 ans en France, marié. 2 enfants : 13 ans et 6ans, ce dernier né en France. LIBERE à l’issue de sa garde à vue.

15 janvier

ZONE D’ATTENTE ORLY – WILLIANA 12 ANS 4 jours de prison administrative. Williana venue rejoindre son père français a débarqué à Orly. Alléguant un problème de passeport, la PAF décide de la renvoyer. Menace bloquée par le dépôt d’une demande d’asile, elle est cependant retenue en zone d’attente. Le 19 janvier Williana comparait devant le JLD escortée par deux policiers l’arme au côté. Le Juge des libertés (sic) et de la détention du TGI de Créteil déclare légal et légitime de ne pas la rendre à son père. Interventions communiqués de presse à 14h : à 15 heures Williana est LIBEREE, elle peut enfin retrouver son père.

PARIS – Arrestation de Meng Luo REN, jeune majeur de 18 ans et 4 mois. Ses parents auront dix ans de présence en juin et étaient sur le point de déposer un dossier pour eux et Meng Luo. LIBERE avec APRF à l’issue de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation M. Heming ZHU, arrivé en France en 2003. Il a une fille de 4 ans et un fils de 16 ans tous deux scolarisés.

16 janvier

PARIS – Arrestation de M. RUAN Hanli, dix ans de présence en France, un fils de 4 ans, né en France, et scolarisé. Sa femme est également en France depuis plus de 10 ans. LIBERE à l’issue de sa garde à vue

PARIS – Arrestation et mise en rétention de M. Wenjun HUANG, 6 ans de présence en France. Marié, sa femme entrée en France en 2003, 1 fille Céline, 3 ans, bientôt scolarisée. LIBERE le 20 janvier par la CA du JLD.

PARIS – Luigi BOWANDO, 21 ans, congolais arrêté et placé en centre de rétention à Bobigny. Arrivé en France à 13 ans, il a un CAP de poseur de sol. Son père est en situation régulière, ses 3 frères et sœurs, tous nés en France, sont de nationalité française ainsi que sa compagne. LIBERE le 24 janvier au bout de 8 jours de rétention.

17 janvier

LAON – Neuf mineurs afghans arrêtés. Neuf mineurs afghans arrêtés en 48 heures dans l’Aisne… au total 17 Afghans dont cinq conduits « dans un centre » (CRA) « en attendant que la Préfecture étudie leur situation ». Les policiers remettent les mineurs à l’Établissement Départemental de l’Enfance et de la Famille de Laon (EDEF) pour une prise en charge et placent en garde à vue les adultes.

AUBERVILLIERS – Placement en rétention à Bobigny de M. Dieuler Nicolas, haïtien, 8 années de présence en France, deux enfants scolarisés de 11 ans et 5 ans. LIBERE, au bout de 15 jours de rétention à Bobigny.

18 janvier

PARIS – Arrestation et mise en rétention de RACHDI, Badre, 22 ans, marocain, entré régulièrement en France, à l’âge de 14 ans, vit avec son père en France depuis 37 ans. Scolarisé de 2001 à 2007. LIBERE le 30 janvier, au bout de 12 jours de rétention.

19 janvier

BORDEAUX – Arrestation de M. KOKOEV, ossète, en France avec sa femme et sa fille depuis février 2007, Persécutés en Ossétie ils ne sont reconnus ni par la Géorgie ni par la Russie. L’OFPRA a refusé leur demande de statut de réfugié suivie par la CNDA.

PARIS – Arrestation de M. LIN Xiaomeng, en France depuis 5/6ans, père d’un petit garçon né en 2003 à Bagnolet, qui est scolarisé. LIBERE avec APRF à l’issue de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation et mise en rétention à Vincennes de Monsieur SONG Zai Yi, en France en 2004 avec visa, pour rejoindre son épouse, arrivée en 2000, un enfant d’un an. A l’audience du JLD, deux vices de forme sont signalés. M. SONG est maintenu en CRA. 07/02, M. Song est présenté à l’embarquement refuse de monter, son expulsion prévue dans les 4 jours prochains se fera sous escorte ! LIBERE le 9 février par la cour d’appel de Paris à son 20ème jour de rétention !

LAGNY (77) – ARRESTATION en gare de Lagny (77) et placement en rétention de David Nzongo étudiant congolais. En France depuis octobre 2004 avec un visa étudiant, titulaire d’un BTS en comptabilité Gestion, l’administration lui refuse en 2006 le changement de son statut pour un titre salarié (il avait une proposition d’embauche en CDI). Elle met aussi en cause de la validité de son Pacs. LIBERE le 26 janvier au bout de 7 jours de rétention.

20 janvier

LYON (69) – Arrestation et mise en rétention de TERKOUCHE Massinissa, jeune majeur, algérien, 20 ans, arrivé en France en janvier 2003 avec son père. Sa mère et son petit frère sont en France. LIBERE par le JLD le 21 janvier

MULHOUSE – ARRESTATION à Saint Louis de M. Qamil DASHI, kosovare, père de 4 enfants, en France depuis octobre 2006.

LA COURNEUVE (93) – Arrestation et mise en rétention de Monsieur SONG Rai Yi. En France depuis 2004, il a rejoint son épouse arrivée en 2000. En juin 2008 ils ont un enfant, Johny. 6 février : le JLD a confirmé la rétention pour M.Song et l’a prolongée de 5 jours. Un laissez passer a été obtenu.

 ??? - Arrestation lors d’un contrôle d’identité et mise en rétention au CRA du Mesnil Amelot de M. BEAUVOIR Ernso, Haïtien, entré en France en 2000, père de 3 enfants scolarisés. Débouté de l’asile en 2001, il demande un réexamen de sa situation depuis le centre de rétention. LIBERE au bout de 4 jours et assigné à résidence en appel de la décision initiale du Juge des Libertés et de la Détention qui le maintenait en rétention.

CHAMPIGNY (94) – Arrestation et mise en rétention au Mesnil Amelot de M. Semedo Cabral Jean, Capverdien. Il habite Champigny et ses 2 enfants sont scolarisés à l’école Jean Jaurès ; il est en France depuis 8 ans. Importante mobilisation locale et interventions. 6 février 2009 : menace d’expulsion de M. Cabral qui, amené à l’avion, refuse d’embarquer. LIBERE le 8 février après 20 jours d’emprisonnement mais qui devra répondre de son refus d’embarquer devant le tribunal et risque donc la prison.

21 janvier

PARIS – Arrestation de Mr DIASOLO Namani, Congolais, père d’un enfant de 5 ½ ans scolarisée en maternelle. Il s’occupe aussi de la fille de sa compagne, 3 ans. LIBERE le 22 janvier à l’issue de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation et placement en rétention au CRA du Mesnil-Amelot le 22 janvier d’Amar CHIKRI, 18 ans depuis le 6 janvier, Le 30 janvier, 150 lycéens et une quinzaine d’enseignants du lycée Voltaire (11°) se rassemblent devant la Préfecture de Police de Paris pour demander la libération de leur copain et de leur ancien élève. Amar a quitté l’établissement en juin 2008, la solidarité a cependant fonctionné à plein. Une délégation de profs et d’élèves a été reçue par le directeur du service des étrangers qui leur a expliqué qu’en raison du « passé judiciaire » (délits mineurs non encore jugés, la préfecture se substitue à la justice !) de ce jeune, il comptait mener la procédure à son terme. 31 janvier EXPULSION d’Amar. A son arrivée il est remis à la police marocaine.

22 janvier

LYON – ARRESTATION à domicile et aux premières heures de la famille Hamaïdi à St Priest (69). Riane, 12 ans, Ghada Malek, 7 ans, et Mohamed Yacine 5 ans, tous trois scolarisés à l’école Edouard Herriot à St Priest-69- (CM2 CP et maternelle). M et Mme HAMAIDI ont quitté leur pays l’Algérie où ils étaient victimes de violence et de menaces. Ils ont dû y séjourner à plusieurs reprises entre 2003 et 2006 en raison des refus de leurs demandes d’asile politique. Ils reviennent en mai 2006 et font une demande de régularisation… Rejetée. OQTF fin 2007 et interpellation à domicile du père le 22 novembre 2008, ensuite relâché. 22 janvier : interpellation de toute la famille conduite au centre de rétention de Lyon. Après deux jours de rétention, la famille Hamaïdi est assignée à résidence Mi février la PAF est venue apporter les billets d’avion à la famille qui ne s’est bien sûr pas présentée à l’aéroport. Ils sont depuis sous notre protection !

LYON – Le 22 janvier la famille Nekaa échappe de justesse à une arrestation au Foyer à Meyzieu (69). Le comité de soutien décide de prendre moralement et concrètement la famille Nekaa sous sa protection. Depuis la police est revenue deux fois au foyer… Soi-disant pour demander des informations sur la famille… Qui heureusement n’était pas présente sur les lieux. Une banale histoire de sans-papiers ?

Un père algérien qui vient demander le droit d’asile en France en 2004 car il est menacé par des extrémistes religieux en tant que musicien. A son arrivée, il tombe malade, victime d’un infarctus du myocarde et doit se faire opérer à Lyon. Il doit alors suivre un traitement à vie. Il retourne en Algérie mais reviendra en France en juin 2006 avec ses 4 enfants et sa femme car les soins sont inaccessibles pour lui dans son pays. Il bénéficie alors d’une régularisation à titre médical dans le cadre des accords franco-algériens de 1968. La famille est désormais dans une perspective d’intégration, un réel projet de vie se dessine : le papa trouve un travail et les enfants Ismaïl, Hadjer, Brahim et Aya sont alors scolarisés. Les enfants apprennent rapidement le français, ils aiment l’école. Brahim et Hadjer se prennent au jeu de la réussite scolaire et ont des projets d’études longues.

Juillet 2008, la fin d’un rêve ?

La famille reçoit une Obligation de Quitter le Territoire Français, le titre de séjour n’est pas renouvelé. Le papa ne peut plus travailler. Tout va alors très vite. Les enfants paniqués informent leurs profs à la rentrée scolaire 2008 d’un risque d’expulsion. Aujourd’hui, pour éviter une arrestation, nous en sommes réduits à « cacher » cette famille, à ne pas la laisser se déplacer ensemble. Les enfants doivent pouvoir grandir sans être cachés, vivre au grand jour comme n’importe quels enfants.

ZONE d’ATTENTE ROISSY – Djessy 12 ans, placée en zone d’attente à son arrivée à l’aéroport munie d’un passeport falsifié. Les deux femmes « se présentant comme sa mère et sa tante » sont menottées et placées en garde à vue pour « aide au séjour ». Même drame pour Judelcia, 5 ans et même attente pour sa maman enceinte de 8 mois et demi. Trois jours et trois nuits seules en zone d’attente à Roissy pour des enfants de 5 et 12 ans avant d’être « LIBEREES » le 25 janvier et rendues à leur famille après avoir comparu au JLD de Bobigny encadrées par une escorte de gendarmes.

PARIS – Arrestation de M. ZHOU Jihang en France le 20/09/1999, marié en France en 2004, sa femme est arrivée en 2002, 2 enfants nés en France, l’aîné, né en 2004, est scolarisé en maternelle. LIBERE avec un APRF à l’issue de sa garde à vue

MONTCEAU LES MINES – ARRESTATION d’Ogima Tsasa Nduka en France depuis 1991, débouté de sa demande d’asile Placement au CRA de Mesnil Amelot. Sa compagne arrivée mineure en 2003 en France prise en charge par l’ASE est française. Ils ont un fils de 15 mois NEPHTHALI. 9 février : Ogima Tsasa Nduka menotté et scotché est monté de force dans l’avion pour Kinshasa : le pilote refuse l’embarquement. 24 février : EXPULSION d’Ogima, au 32ème jour de rétention.

23 janvier

PARIS – Arrestation de M. ZHOU Ankang Marié et père de 2 enfants, l’un en 1ère bac pro maintenance, le second élève de 4°. La dernière OQTF de Monsieur ZHOU expirait en septembre 2008. Il est sur le point d’obtenir une promesse d’embauche. LIBERE de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation de M. HU Bin, en France depuis 1999, deux enfants scolarisés de 7 et 19 ans. Emmené menotté chez lui, pour que la police récupère son passeport ! LIBERE de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation de M. WARAHENA, Sampath à Noisy-le-Grand 93160, lors d’un contrôle routier, en France depuis 2001. Père de 2 filles de 6 ans et 1 an, nées en France, Sadali est en CP. Il vient d’obtenir de son employeur les documents pour une procédure de régularisation comme travailleur salarié LIBERE avec APRF à l’issue de sa garde à vue.

ARRESTATION et placement en rétention au CRA du Mesnil Amelot de Pierre LAPOINTE, père de Beverly 4 ans et de Davidson (3 ans), débouté de l’asile après avoir fui Haïti il y a 9 ans. Il travaille comme peintre depuis son arrivée, et à ce titre, a sollicité un titre de séjour salarié en décembre 2008, demande sans réponse. Il est soutenu par son employeur. EXPULSE le 20 février au bout de 27 jours de rétention.

PARIS – ARRESTATION de M. Zhenhua CHEN lors d’un contrôle d’identité. Placement au CRA de Vincennes. Le couple a enfreint la loi de l’enfant unique en Chine et subi de lourdes sanctions : amende (plus de 10 000 euros), interdiction d’école pour les enfants, perte du travail pour les parents. Mme Chen a été emprisonnée trois semaines et on a tenté de lui faire subir une stérilisation. Ils se sont enfuis en France en 2006, mais n’ont pas obtenu l’asile. Mme Chen est rentrée précipitamment en Chine dans des conditions précaires et dangereuses suite à la mort de son père. Mr Chen vit donc seul ici avec ses 2 enfants de 14 et 15 ans Yidan et Bin scolarisés. LIBERATION de M. Chen le 13 février, au bout de 21 jours de rétention.

24 janvier

BONDY (93) – ARRESTATION de M. UGUR Mehmet, placé au dépôt Cité de Paris. En France depuis bientôt 3 ans avec sa femme et ses enfants : une petite fille Ezgi âgée de moins de 2 ans née en France et un garçon Yunus Emre âgé de 8 ans scolarisé à l’école élémentaire Jean Rostand de BONDY. 26 janvier 2009 M. UGUR LIBERE.

GRENOBLE – ARRESTATION en préfecture puis placement en rétention de Patricia Sadjue Bakakeu, étudiante camerounaise à l’IUT 2 de Grenoble. Son expulsion est programmée pour le lendemain mais Patricia a réussi à refuser l’embarquement.

Ousmane Diarra Communiqué de l’AME Bamako

« Depuis quelques jours nous observons à l’aéroport de Bamako Sénou que des travailleurs immigrés maliens régularisés par le travail (titre de séjour 3 mois) venus en visite au Mali sont empêchés par les compagnies aériennes de reprendre le vol retour vers la France. D’après les personnes ressources approchées il s’agit de l’application d’une circulaire transmise aux compagnies aériennes qui indique la démarche à suivre concernant les voyageurs détenteurs d’un titre de séjour de 3 mois ; surtout régularisés par le travail. »

26 janvier

PAU – ARRESTATION à son domicile de la famille arménienne Abrahamian (les parents et 2 enfants, Arman 9 ans et Narek 22 mois). La police a utilisé deux voitures : l’une pour emmener la mère et le bébé au commissariat de la police aux frontières pendant que l’autre conduisait le père à proximité de l’école pour qu’il récupère Armen à la garderie. 29 janvier : la famille Abrahamian a été EXPULSEE vers Erevan en avion spécialement affrété pour la circonstance sans avoir pu faire valoir ses droits devant la justice !

PARIS – Mr et Mme REN Xongfa arrêtés ensemble, placés en garde-à-vue, leurs enfants (11 et 5 ans, scolarisés) seraient à la rue et/ou seuls si parents proches et voisins n’avaient pas pris le relais. LIBERES à l’issue de leur garde à vue le 27 janvier.

CLICHY sous BOIS (93) – ARRESTATION de Ramazan OZCAN, père de famille kurde de nationalité turque, placé ensuite au CRA de Bobigny. En France depuis 2000, sa femme en situation régulière, un fils Mickael Jiyan Ozkan bientôt un an..En cas de retour il risque d’être enrôlé de force pendant 15 mois au minimum pour faire son service militaire. 12 février : un vol est retenu pour expulser M. OZCAN. Intensification de la mobilisation et des interventions. LIBERE le 12 février au bout de 14 jours de rétention.

27 janvier

PARIS – M. Manangkil, philippin, en France depuis 2001, ayant un travail et deux enfants scolarisés dans notre pays depuis septembre 2007 pour l’aînée et septembre 2008 pour le plus jeune. OQTF exécutable jusqu’au 22 février. LIBERE à l’issue de sa garde à vue, avec un rappel à quitter le territoire.

28 janvier

VITRY (94) – ARRESTATION à la Gare d’Austerlitz de Carlos GRANADOS père de 2 filles de 7 et 2 ans. Placé en rétention au CRA du Mesnil Amelot. Carlos vit avec sa compagne et travaille depuis 9 ans en France. Sa fille Valéria y a fait toute sa scolarité. Ils n’ont plus d’attache en Colombie. L’école et la ville se mobilisent plusieurs fois. 2 février : maintien en rétention par le juge de la cour d’appel qui refuse l’assignation à résidence : le passeport aurait dû être déposé aux autorités administratives avant l’audience. 6 février : M. Granados LIBERE par le TA de Melun au bout de 10 jours de rétention. APRF annulé.

VERNEUIL L’ETANG (77) – Pétition pour Jusuf et Erblina et ses frère et sœur kosovares, tous trois nés en France. Erblina est scolarisée en maternelle. Jusuf son père a été arrêté, enfermé en centre de rétention mais il a refusé d’embarquer et est traduit devant la justice. 19 février 2009. Au TGI, la juge a décidé de reporter le verdict jusqu’en novembre 2009 pour lui laisser le temps d’essayer d’être régularisé.

ORSAY (91) – ARRESTATION de Monsieur CHEN Chao-Yang, 31 ans, à Orsay dans le restaurant japonais où il travaille. Il est en France depuis 2002, marié, un fils de 4 ans scolarisé à la maternelle Maurice Thorez à Ivry où résident les Chen. Il a reçu une OQTF en 2004.

PARIS – Arrestation de M. SUN Bo en France depuis 2002, 1 enfant de 4 ans scolarisé. Il a une OQTF exécutable. LIBERE à l’issue de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation de M. HUANG Jianguo en France depuis 2001, débouté de sa demande de réfugié, 1 fille Sophie 4 1/2 ans, scolarisée à l’école maternelle. LIBERE de sa garde à vue.

RENNES – Chef d’entreprise bientôt père et menacé d’expulsion, LIBERE le 2 janvier, Hassan ressortissant irakien de 42 ans vient à nouveau d’être renvoyé au CRA. Après plus de 17 ans passés en France ce responsable d’une petite entreprise de bâtiment comptant deux employés et dont la compagne attend un enfant est toujours sous la menace d’une expulsion. En 2007 lors d’une interpellation il donne le nom d’un ami syrien pour éviter un nouveau passage au poste de police. Il sera condamné à de la prison ferme “pour fausses informations sur son identité dans le but de volontairement faire échec à une mesure d’éloignement” et à un an d’interdiction du territoire. Une double peine qui, cinq ans après la promesse de Nicolas Sarkozy alors ministre de l’intérieur, n’a manifestement pas été abolie. Sa peine purgée il est placé en centre de rétention. Mais tout se complique lorsque le consulat irakien en novembre 2008 sur un simple échange téléphonique ne reconnaît pas sa nationalité. Ce qui se traduit par une nouvelle accusation d’usurpation d’identité et renvoie Hassan en prison. L’administration française fait des recherches auprès des pays voisins de l’Irak. En vain. Il est de nouveau placé au centre de rétention de Rennes le 2 janvier. Puis LIBERE. Le juge reproche à la préfecture de ne pas avoir fait de recherches auprès de la préfecture de police de Paris où sa carte d’identité irakienne aurait été conservée après un contrôle en 1995 ! Mais quelques jours plus tard convoqué par la police de Saint-Nazaire il est de nouveau renvoyé au CRA de Rennes. En fin de semaine le juge des libertés devrait se prononcer sur le prolongement ou non de sa rétention. En cas de renvoi en Irak sans compter les dangers encourus dans ce pays c’est une entreprise avec ses deux employés qui disparaîtra et une jeune mère et son bébé qui se retrouveront sur la paille.

Révolte matée au centre de rétention du Mesnil-Amelot.

Un début de révolte aurait éclaté dans la nuit de jeudi 29 à vendredi 30 janvier au CRA du Mesnil Amelot (77). Des retenus se sont indignés de l’état dans lequel un étranger d’origine algérienne aurait été ramené au centre après avoir refusé un embarquement.  » scotché, menotté et ils l’ont étouffé avec une serviette pour qu’il ne fasse pas de bruit dans l’avion. Il voulait parler au pilote ils ne l’ont pas laissé. » « Rien à signaler » selon la préfecture. La préfecture de Seine-et-Marne nous a assuré n’avoir été informée d’aucun trouble particulier par le CRA du Mesnil Amelot. D’après plusieurs retenus « l’Algérien » aurait finalement été EXPULSE dimanche.

PARIS – ARRESTATION et placement en rétention au CRA du Mesnil Amelot de Saad, égyptien et homosexuel. Demandeur d’asile en raison des risques qu’il encourt dans son pays eu égard à son orientation sexuelle, il a déposé un recours devant la CNDA début janvier 2009 et attend sa convocation. Le consulat d’Egypte a délivré un laisser passer consulaire. Très fragile psychiquement Saad a déjà fait une tentative de suicide et a été hospitalisé en psychiatrie à l’hôpital TENON. LIBERÉ au bout de 13 jours de rétention pour raisons de santé par le Préfet de Police, sur avis médical du CRA.

PARIS – Arrestation et mise en rétention au CRA de Cité de M. Cun CEN, en France depuis 2000, père d’un petit garçon, de 18 mois, débouté de sa demande d’asile en 2001. Déjà arrêté et placé en rétention en 2007. LIBERE le 31 janvier par la CAA du JLD.

AMIENS – ARRESTATION de Mohamed TURKI, tunisien marié avec Alice il y a 2 ans. Ils habitent à Amiens avec Agathe (12ans) l’enfant d’Alice. Echec de la 1ère tentative d’expulsion le 30 janvier Emmené ensuite au CRA de Oissel puis ramené à ROISSY le 31 janvier pour une 2ème tentative d’expulsion. EXPULSE ! Son épouse prend alors un billet pour TUNIS espérant être dans le même avion. Mohamed est enfermé dans sa camisole de force et menotté ; sa femme proteste et se retrouve menacée d’être débarquée de l’avion.

30 janvier

MARSEILLE – La famille kurde SAN a quitté la Turquie, où la minorité kurde subit des persécutions, et s’est installée à Marseille après avoir transité par l’Italie. Elle est installée à Marseille depuis septembre 2008 et, malgré des conditions matérielles difficiles, elle a créé des liens et s’est engagée sur la voie d’une intégration volontaire. EXPULSION de M. SAN à Rome. Quatre enfants de 3, 8, 10 et 13 ans, et leur maman se retrouvent seuls.

PARIS – Arrestation et mise en rétention au CRA de Vincennes de M. DIENG Conté, sénégalais, en France depuis 1999, 2 filles nées en France de 5 et 3 ans. Demande d’asile pour protection contre excision et rejet le 25/07/2008, LIBERE le 10/02 avec une lettre du Préfet lui enjoignant de quitter le pays par ses propres moyens d’ici une semaine.

1er février

MARSEILLE – ARRESTATION et placement au centre de rétention du Canet de Guvan Yldiz, turc, arrivé en France à l’âge de 16 ans pour rejoindre ses parents. Depuis il vit à Marignane. Plusieurs stages de langue française et des premiers emplois dans le bâtiment témoignent de son insertion. En Turquie il n’a plus personne. Seule la prison l’attend car il n’a pas effectué son service militaire. Il réussit à refuser d’embarquer une première fois avec l’aide de sa famille et de proches. EXPULSE le 17 février, au bout de 15 jours de rétention.

3 février

IVRY sur SEINE (94) – ARRESTATION de Dimitru MALENCIUC, Moldave marié père de Valéria, 8 ans, en CE2, déjà arrêté, placé en CRA en juin 2007. Suite à son refus d’embarquement, il a été condamné à une interdiction de territoire de trois années, mais remis en liberté car sa situation prouvait une parfaite intégration. LIBERE le 6 février.

BEAUVAIS – On signale :
-  des contrôles d’identité répétés en garde de Beauvais (Oise).
-  l’arrestation lundi après midi de Monsieur ZHOU Guang Ying de LA COURNEUVE (Seine ST Denis). Placé en rétention à Oissel le 04 février et LIBERE par le JLD pour vice de forme lors de son arrestation.

CORSE – Abdellatif HEDHLI boulanger de profession résidant à Calvi depuis près de 10 ans parfaitement intégré est menacé d’expulsion jeudi 5 février 2009 à 12H00 à l’aéroport de BASTIA ! La PAF viendra le prendre à son domicile à 8 heures.

PARIS – ARRESTATION de Garba SANGARE avec son passeport en cours de validité à Bastille. Mis en rétention au Dépôt de la Cité En France depuis 1990, Garba est salarié du nettoyage depuis des années mais n’a pu bénéficier de la régularisation article 40 à laquelle il avait légitimement droit. Il a épuisé tous ses recours, un vol pour BAMAKO est prévu. Interventions actives des élus JP Brard et D. Goldberg et forte mobilisation militante. LIBERE le 18 février au bout de 16 jours de rétention. La préfecture de Bobigny lui concède une autorisation provisoire de séjour de 3 mois.

PARIS – Arrestation de M. BOULEGHLEM Rabah, marocain, en France depuis 2000, père de 4 enfants. Il était professeur en faculté de physique chimie, à son arrivée en France il a demandé l’asile politique qui lui a été refusée. LIBERE de sa garde à vue le soir même avec APRF.

ECHIROLLES (38) – ARRESTATION et placement en rétention au CRA de Lyon de Yazid Zarour, étudiant et auxiliaire de vie d’Olivier Morel, professeur d’Anglais et tétraplégique depuis sa naissance nécessitant la présence d’un tierce personne à son domicile. Olivier se retrouve seul et ses amis l’ont rejoint pour ne pas le laisser ainsi cette première nuit. Yazid se retrouve seul dans ce centre de rétention. LIBERE suite à la mobilisation des amis d’Olivier Morel.

4 février

PARIS – Arrestation et mise en rétention de M. HU Lihu, en France avec sa femme et deux filles depuis 1999, ayant bénéficié en 2004-2006 d’un titre de séjour maladie l’autorisant à travailler. Et depuis, une OQTF en septembre 2007, contestée mais perdue. LIBERE par le JLD au bout de 17 jours de rétention.

5 février

VAL de MARNE – ARRESTATION et placement en rétention d’Issa TRAORE, ivoirien, en France depuis 2002, Rejet en janvier 2007 de sa demande auprès de la Préfecture de Paris. Depuis pas de démarches. N’en a pas fait en tant que futur parent d’enfant français. Sa compagne ressortissante français est enceinte de 7 mois et la naissance est prévue pour le 9 avril 2009. M. TRAORE a fait une reconnaissance prénatale. LIBERE, le 20 février au bout de 15 jours de rétention.

PARIS – Une arrestation ordinaire
Venus de Cholet à Paris pour un rendez-vous avec leur avocat, les parents sont accompagnés de leur fils (la grande fille est restée à la maison). Un policier contrôle les papiers du conducteur et du véhicule en règle, puis l’identité des passagers. Les parents sont emmenés au poste de police et aussitôt mis en garde à vue jusqu’au lendemain 17 heures. Madame sort libre mais fait un malaise. Elle se retrouve dans un autre commissariat. Il faudra un long moment avant de la localiser. Le mari est placé en rétention puis LIBERE par le JLD. D’origine arménienne il est né en Turquie. Il se marie avec une femme d’origine Kurde. Musulmane elle est persécutée du fait d’avoir épousé un chrétien. Ils ont trois enfants. De 2000 à 2005 les persécutions s’abattent sur la famille : la sœur et la fille cadette du père sont enlevées. En juin 2005 ils s’enfuient vers la France, déposent une demande l’asile et multiplient les démarches. Les jeunes sont scolarisés. Le père reçoit une autorisation de travail. Il tient son emploi pendant 8 mois. Mais les décisions de l’OFPRA et de la CNDA tombent : refus de l’asile. Où iront-ils ? Il ne peut pas retourner en Turquie sa femme ne peut aller en Arménie.

PARIS – Arrestation et mise en rétention de M. CHENG Liang Fa en France depuis 10 ans, père de CHENG Kairui scolarisé en 1re MHS au lycée Edmond Rostand dans le 18e. LIBERE de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation et mise en rétention de M. DJIENTCHEU Léon, en France depuis 2001, débouté de sa demande d’asile. Sa compagne, en situation régulière vit à Caen avec leur fille, Larissa, 9 ans, et son premier enfant, Borel, 11 ans, scolarisés tous deux. Léon DJIENTCHEU participe à l’entretien et à l’éducation de Borel et Larissa et leur rend visite dès qu’il le peut. Arrestation suite à un vol, mais n’a pas été poursuivi pour ce délit mineur. EXPULSE le 28 février au bout de 22 jours de rétention.

6 février

LYON – Messaoud BENAïSSA menacé d’expulsion. Il est père d’Aziza scolarisée en 3ème à Vénissieux et d’Abdel aujourd’hui français, qui prépare un BTS en alternance. Il est également en charge de ses parents, âgés, pas en très bonne santé et qui ne pourraient en aucun cas s’occuper des deux enfants si Messaoud était EXPULSE. Messaoud BENAÏSSA, algérien, en France depuis 2001 avec deux de ses enfants après avoir fui les islamistes. Demande d’asile territorial refusée. Il a obtenu un titre de séjour le 24 avril 2005. Le 15 juillet 2008, la préfecture du Rhône refuse de le renouveler et lui délivre une OQTF. LIBERE.

MALAKOFF (92) – Deuxième ARRESTATION en un mois de Victor David MORENO ENORIO, péruvien en France depuis 2005, avec sa compagne, en France depuis 2003 et leur fille de 4 mois. Le 9 février : au JLD de Créteil, annulation du maintien en rétention de Victor qui devrait sortir. La préfecture fait appel. Victor est emmené vers le CRA de Choisy-Le-Roi. 16 heures : Victor est LIBERE 11 février. Il comparait libre et ressort libre de l’audience de la cour d’appel de Paris. Moreno n’a qu’un mois de relative tranquillité devant lui. Officiellement pour préparer son départ. De fait pour entamer la demande de régularisation.

ANGERS – ARRESTATION et emprisonnement d’Ammar Amedjar, marocain, sa femme réside en France depuis qu’elle a 1 an et possède une carte de résident. Ils se sont mariés en 2005 au Maroc. Après le mariage, elle rentre en France où vit toute sa famille pour faire une demande de regroupement familial. Pas de réponse. Elle fait des allers-retours avec le Maroc au moins 2 fois par an. En mars 2008, lassé d’attendre ce regroupement familial, Ammar entre en France avec un visa et décide de rester près de sa femme et de sa fille. En juin 2008, à quelques jours de la naissance de leur seconde fille, la police l’interpelle à son domicile, le place en rétention à Rennes et tente de l’expulser. Il refuse, passe en comparution immédiate. Il est LIBERE mais condamné à un mois de prison pour refus d’embarquement. Peu après, la police l’interpelle à son domicile et l’expulse. Il revient clandestinement en septembre. Le 6 février à la veille des vacances scolaires, il est arrêté à moins de 100 m de l’école où il vient de déposer sa petite fille. Il est emprisonné. Il est emprisonné et l’APRF d’Ammar confirmé par le tribunal administratif de Nantes qui estime que la reconduite ne mettrait pas en danger la préservation de la famille ! La levée d’écrou est prévue pour le 28 février, une conférence de presse programmée devant la prison. Dans la nuit, Ammar est conduit au CRA du Mesnil Amelot, loin de ses soutiens. Le Préfet d’Angers réfléchit.

8 février

ISSY les MOULINEAUX (92) – INTERPELLATION de Kimy, 7 ans, de sa soeur de 18 ans et sa mère, enfermées au commissariat. Les policiers étaient intervenus pour une affaire de tapage. Constatant que la mère, en France depuis 8 ans, est sans papiers, la police l’interpelle avec ses deux filles. Heureusement Alexandra la fille aînée en Terminale BEP a le réflexe de prévenir l’une de ses profs militante du RESF. Une heure après l’interpellation, les appels se multiplient, fraîchement reçus d’abord, plus amènes ensuite, jusqu’à l’annonce vers 13h30 de la libération prochaine de la famille. Au cabinet du ministre, le conseiller de permanence est sur messagerie et n’a donc rien à dire. A 15 heures la famille sortait du commissariat sous les applaudissements de la petite troupe des militants RESF et des journalistes du Parisien et de Fréquence Paris plurielles.

9 février

PARIS – ARRESTATION de M. El Keria père de deux enfants (5 ans et 3 ans) scolarisés en maternelle à l’école Chaptal et placement en rétention au CRA de Vincennes. M. et Mme El Keria sont venus d’Algérie en 2003. Les enfants sont tous les deux nés en France. Leur fils de 3 ans souffre d’une malformation congénitale des deux pieds pour laquelle il vient d’être opéré à l’hôpital Trousseau. Depuis leur arrivée en France M. et Mme El Keria tentent vainement d’obtenir leur régularisation. LIBERE le 11 février par le JLD de Paris

PARIS – Arrestation et mise en rétention de M. Jerry PENA, Philippin, en France depuis 2004, père d’Arny en 6e à Paris 17ème. Sa femme est en France depuis 1999. LIBERE le 11/02 par le JLD de Paris.

PRIVAS – M. Barkous SE CACHE : la police est venue le chercher à son domicile mais fort heureusement il ne s’y trouvait pas ce matin-là. M. Barkous tunisien travaille en France depuis 1996 où il a rejoint son père qui y réside et y travaille depuis 1972 ! Marié depuis 1997, il s’est installé avec sa femme en situation régulière en 2000. M. Barkous a trois enfants : Oumaïma (10 ans) Ayoub (7 ans) et Amine (3ans) ; les deux derniers sont nés en France. Rassemblement devant la préfecture de Privas le 13 février.

11 février

ARRESTATION et placement en rétention de M. CIHAN au CRA de Metz. Nesemi CIHAN, en France depuis 1987, est conjoint de française et père de trois enfants français scolarisés en lycée, collège et maternelle, soutien de famille pour sa mère et son frère handicapé, tous deux restés en Turquie. Il a toujours travaillé et toujours subvenu aux besoins de sa famille. Il a été condamné à deux reprises une fois à six mois de prison et une seconde fois à sept ans d’emprisonnement. Il a purgé sa peine et a retravaillé dès sa sortie. Depuis sa libération en 2007 M. CIHAN a repris sa place au sein de la famille à Paris et une expulsion aujourd’hui détruirait tout le travail accompli depuis plus d’un an. M CIHAN a actuellement plusieurs promesses d’embauche tant dans le bâtiment que dans la confection. Le 24 février, il est amené à Roissy, il réussit à refuser d’embarquer et est ramené le soir même au CRA de METZ. Des élus parisiens se mobilisent. Le 26 février, le JLD saisi pour interruption de la rétention par la GAV, décide le maintien en rétention. Nouvelle TENTATIVE d’EXPULSION à Bâle –Mulhouse, le 27 février, au 32ème et dernier jour de sa rétention qui se termine à 15 h. Monsieur Cihan a refusé d’embarquer. Le Tribunal correctionnel de Mulhouse a condamné M. Cihan à 4 mois de prison ferme. Nous avons entendu des propos du type : « Vous ne pouvez pas jouer à ce jeu là indéfiniment. Les peines de prison deviendront de plus en plus lourdes. Vous devez retourner en Turquie. »

LEVALLOIS PERRET (92) – ARRESTATION sur son lieu de travail et placement en rétention au CRA de Palaiseau de M. LIN Shixiong, 27 ans, est arrivé en France à 21 ans, marié en 2007. Son épouse n’a pas de titre de séjour. Leur fille Juliana née en France le 05/03/2006 est inscrite pour la rentrée 2009 en petite section maternelle à Paris. EXPULSE le 20 février au bout de 8 jours de rétention : le nouveau préfet des Hauts de Seine n’a pu consulter son dossier en raison d’une panne informatique.

MARSEILLE – ARRESTATION et placement en rétention de M. DEMIREL père de deux enfants. Arrivé en France en 2000, Mohamed DEMIREL est marié et père de deux enfants (6 et 3 ans scolarisés à l’école maternelle la Gradière à Marseille). Toutes leurs demandes de régularisation (asile car d’origine kurde tout comme au titre de leur vie privée et familiale) ont été rejetées depuis leur arrivée. M. Demirel a refusé déjà à quatre reprises d’être expulsé : trois fois en 2007, en l’espace de quinze jours, lors d’un premier passage au CRA du Canet. Il refuse à nouveau le 18 février. LIBERE le 27 février au bout de 15 jours de rétention.

12 février

PARIS – Arrestation de Mme Caiqin XU épouse JIN, en France depuis 2000. Maman de deux filles scolarisées. LIBEREE à l’issue de sa garde à vue avec APRF.

PARIS – Arrestation de M. ZHANG Xin en France depuis 2001, sa conjointe est en France depuis 2001 ; un fils, né en Chine le 18/09/1991, arrivé en 2005 et scolarisé au LP Jean Jaures dans le 19°. LIBERE à l’issue de sa GAV avec APRF.

PARIS – Arrestation de M. Bodoblo NGUESSAN. Ivoirien, sa précédente arrestation date du 09 janvier, relâché le 10/01 sans APRF. Bodoblo a 2 enfants, l’aînée scolarisée en maternelle. Sa compagne est enceinte de 8 mois. LIBERE à l’issue de sa garde à vue.

13 février

DRANCY (93) – ARRESTATION et placement en rétention au CRA d’Oissel de Madame Selogee TSOGOO. Elle a été déboutée du droit d’asile. Sa fille de 15 ans Chimev OTGONBAYAR est scolarisée à Drancy.

PARIS – ARRESTATION et placement en rétention de Wei Guo Qiu arrivé en France en 2002 dans l’Oise. Marié en France en 2004, père de 3 enfants dont 2 filles, 3 ans et 6 ans, scolarisées. Sa femme est en France depuis près de 10 ans. Cette famille s’apprête d’ailleurs à demander de nouveau sa régularisation en mai prochain. 16h47 : M. WEI LIBERE.

14 février

PARIS – Mamba, lycéenne de 18 ans, orpheline de père (depuis 1990) et de mère (depuis 1997), scolarisée au lycée Hector Guimard (Paris 19°), vivant depuis 3 ans chez sa soeur et son beau-frère, tous deux en situation régulière, a reçu une obligation à quitter le territoire.

PARIS – Arrestation de M. AKO, camerounais, en France depuis 2004, père d’un enfant en maternelle. Sa femme est en situation régulière, lui a reçu une OQTF en juillet 2007, il est en train de monter son dossier de régularisation. LIBERE à l’issue de sa garde à vue.

UNE GREVE DE LA FAIM AU CRA DE PALAISEAU

Le samedi soir, les retenus entament une grève de la faim. 20 retenus sur 24 refusent de s’alimenter. C’est, pour eux expliquent-ils, la seule façon de s’opposer aux arrestations dans la rue, aux reconduites à la frontière alors qu’ils sont en France pour la plupart depuis plusieurs années, (l’un d’eux depuis 18 ans), que leur famille est en France et qu’ils n’ont rien à se reprocher. La situation semble assez tendue. La grève se poursuit jusqu’au 20 février, quand l’un des grévistes, Modibo SISSOKO, est emmené à l’aéroport pour être EXPULSE. En France depuis 20 ans, Modibo a été amené à Roissy pour être EXPULSE, l’administration ayant obtenu un laissez passer. Très affaibli, ayant perdu 9 kilos, il a cependant été scotché, ligoté, et malmené. Puis ramené au CRA, le commandant de bord ayant refusé de l’embarquer. 23 février. EXPULSION de Modibo, trop fatigué pour résister aux 6 gendarmes qui le ceinturent.

15 février

PARIS – ARRESTATION de Rabah SILAKHAL, algérien, père de 2 enfants nés en France (l’aînée est en CP à l’école de la rue de la Mare à Paris). Il a été transféré à la gendarmerie de Roissy en France (Val d’Oise). Sa femme est en France depuis 2000 lui depuis 2002. Il est sous le coup d’une OQTF datant d’avril 2008 (sa femme aussi). Le TA a confirmé les 2 OQTF en octobre dernier. 16 février : LIBERE ! Mais toujours pas régularisé…

16 février

COQUELLES – ARRESTATION et placement en rétention au CRA de Coquelles de Trésor Mulongo BALYSAWA 20 ans, congolais, pris en charge par l’ASE jusqu’en septembre 2009. Il a eu une OQTF en mai 2008 confirmée en octobre par le TA (appel en cours). Il est hébergé et scolarisé aux Orphelins d’Auteuil dans le 16e (CAP restauration). Il y a un RV pris avec l’ambassade. 19 février : LIBERE, toujours pas régularisé.

16 février

MARSEILLE – INTERPELLATION et placement en rétention d’Hamid Belkhir compagnon sans-papiers accueilli par la communauté Emmaüs de Marseille Pointe Rouge : perquisition aux fins de recenser la présence d’éventuels compagnons sans papiers. Garde à vue d’un responsable de la communauté. EXPULSE le 24 février.

17 février

CHARLEVILLE-MEZIERES – ARRESTATION dans les Ardennes et placement en rétention au CRA de Lesquin de Mme STITIEVA, tchétchène, en France depuis le 28/12/07, avec ses 2 enfants (10 et 7 ans), habitant Paris. Elle est au CRA avec son fils Magomed, qui n’a pas encore 7 ans. C’est le directeur de l’école qui a été prévenu et a donné l’alerte. 25 février 2009 : LIBERES après 8 jours de prison.

CHEVILLY LARUE (94) – La famille Idris (père mère et fils jeune majeur), après 6 mois d’espoir et deux Récépissés de demande de titre de séjour de 3 mois sans autorisation de travail, se voit délivrer 3 OQTF, signées par le sous préfet de Nogent sur Marne, nommé sous-préfet intérimaire de l ’Haÿ les Roses (94).

18 février

AUBERVILLIERS – ARRESTATION et placement en rétention au CRA du Mesnil Amelot de Saber NAJAH, 18 ans et trois mois, tunisien, élève au Lycée Georges Brassens de Villepinte (93). Maintenu en rétention par le JLD, il est LIBERE et assigné à résidence le 25 février au bout de 7 jours de rétention. APRF annulé au TA le lendemain, en présence de nombreux soutiens (une vingtaine de camarades autour de lui).

LAGNY (77) – ARRESTATION et placement en rétention de Dadier Luela, congolais, père de Keren, élève de CP à Lagny sur Marne, sa compagne est enceinte. Il a du travail. Le 22 février, il refuse d’embarquer dans l’avion qui doit l’expulser vers Kinshasa. LIBERE le 23 février : « dispensé de peine » par la procureure, en raison de sa situation « qui contient des motifs de régularisation ».

ORLEANS – ARRESTATION et placement en rétention à Cercottes de M. LOKI que la préfecture voudrait l’expulser vers le Congo. Son beau fils est en 5ème au collège Jeanne d’Arc et son fils de 5 ans en maternelle à Olympia Cormier. La préfecture a pris contre lui un Arrêté de reconduite à la frontière. La représentante de la préfecture a pu dire devant le tribunal, que M LOKI vivait à la charge de sa compagne (évidemment sans titre de séjour et droit au travail il ne peut pas sortir officiellement des feuilles de paye !) ; de prétendre (sans honte) que la famille entière pouvait se reconstituer au Congo et enfin que la grossesse de Madame n’était pas assez avancée pour qu’on en tienne compte ! LIBERE le 19 février. Le tribunal a cassé l’APRF et demandé à la préfecture de réexaminer la situation.

PARIS – ALERTE : RAFLE EN COURS RUE PELLEPORT A DEUX PAS DU CONSULAT DU MALI

PARIS – ARRESTATION et placement au CRA de Vincennes de Rachid Mameri. Deux jours plus tard, il est assigné à résidence par le JLD. Sofiane 4 mois, son fils, est dans la salle d’audience dans les bras de sa jeune maman française sous chimiothérapie. Le parquet fait appel, le lendemain, l’assignation à résidence est rejetée, la Cour d’appel décide de le remettre en rétention. Au moment du verdict, M Mameri a son bébé dans les bras, la maman, prise de malaise, a du être évacuée. Le juge menace de placer l’enfant à l’assistance publique, Rachid gardera son bébé dans les bras pendant des heures, entouré de gendarmes et policiers. Finalement, le préfet décide non seulement de libérer immédiatement M. Mameri, mais en plus de lever son APRF et de le convoquer dans 15 jours (le 6 mars) pour examiner sa situation administrative. En tant que père d’enfant français, pouvant prouver vivre auprès de lui depuis sa naissance, Monsieur Mameri peut et doit être régularisé. LIBERE le 19 février.

SETE – ARRESTATION et placement en rétention de Hassan EL BOUYAHYAOUI, 22 ans, arrivé en France en juin 2003, scolarisé jusqu’en juillet 2007 au CFA de Lézignan Corbières. Echec au CAP, refus de séjour et OQTF confirmée en mars 2008. Depuis, il a obtenu de pouvoir se réinscrire pour repasser son CAP. LIBERE le 20/02 par décision du juge du TA qui n’a pas annulé son APRF.

NIMES – Arrestation de Mme Ouassila Sellaoui, algérienne, en France depuis 2003, son mari titulaire d’une carte de résident, et son père en France depuis 1962. Elle est mère de deux enfants Samia, 5 ans, et Wiam, 4 ans, nées en France, scolarisées. Placée en garde à vue, elle est LIBEREE avec une OQTF.

19 février

VALENCIENNES – ARRESTATION et placement en rétention de Nathan, jeune majeur lycéen au lycée Alexis de Toqueville de Cherbourg. La préfecture du Nord a émis à son encontre un APRF et fixé le Cameroun comme pays d’accueil. Nathan est LIBERE au JLD le 22 février 2009. 24 février 2009 : au TA de Lille : APRF annulé, une autorisation provisoire de séjour (sans durée précisée) et 600 € à verser par l’état.

20 février

BLOIS – ARRESTATION et placement en rétention au CRA de Rennes de Ramela HAKOBYAN, mère de trois enfants scolarisés à Blois. A la suite d’un malaise, elle a passé la nuit à l’hôpital de Rennes et samedi matin elle a été présentée au juge des libertés qui a ordonné sa libération immédiate. Le procureur de la République dépose un recours. Le 23 février, Mme HAKOBYAN, séparée de son mari et de ses trois enfants est maintenue en rétention. LIBEREE le 25 février au TA de Nantes, au bout de 5 jours de rétention et de séparation de sa famille. APRF annulée sur le fond.

21 février

GRIGNY (91) – Arrestation à la gare de M. YILMAZ Türkmen, et placement en rétention au CRA de Palaiseau. En France depuis 2000, père de deux enfants nés en France : Ahmet, élève de grande section et Elodie. Son employeur a déposé un dossier de demande de régularisation par le travail toujours en cours d’instruction. En novembre 2008, arrêté en préfecture, il avait été menacé d’expulsion et refusé d’embarquer. LIBERE le 23 février 2009.

VERSAILLES – Arrestation lors d’un contrôle routier et mise en rétention à Oissel d’Abdou Lamine, étudiant nigérien, en DEUST EMI à l’université d’Orsay, arrêté deux fois dans le campus d’Orsay. LIBERE le 24 février par le JLD de Rouen.

23 février

LYON (69) – Arrestation à Meyzieu et placement en rétention d’Alexandre MKRTICHYAN, arrivé en France en 2003, père de Nina, 4 ans et Nicolas, 2 ans. Sa mère et sa femme l’ont rejoint en 2004. Famille géorgienne, mais d’origine arménienne, ils ont subi les pires persécutions, (un frère d’Alexandre mort dans la guerre abkhaze, son père mort des suites de blessures en rapatriant le corps de son premier fils, un second frère mort assassiné devant chez eux) et des agressions et racket. L’asile leur a été refusé. Alexandre est malade. Plusieurs certificats médicaux attestent que les persécutions subies l’ont profondément marqué et qu’il ne peut pas être renvoyé dans son pays pour raison médicale. Malgré cela le TA a validé l’OQTF, le vendredi 27 février.

Lexique

APRF : Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière (décision préfectorale qui permet d’expulser).

OQTF : Obligation à Quitter le Territoire Français (décision préfectorale qui permet d’expulser).

JLD : Juge des Libertés et de la Détention, il contrôle formellement la légalité et la régularité de l’interpellation et de la rétention ou de la détention.

TA : Tribunal Administratif , il juge si une décision administrative, comme la délivrance d’un OQTF, s’est faite suivant les règles de droit.

CCA : Cour d’appel administrative.

Racisme et stigmatisation les armes à diviser de la classe capitaliste


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La France de Sarkozy

Le gouvernement continue sur sa lancée pour la politique d’immigration ; il a toujours pour but la stigmatisation de l’étranger et de l’immigré et veut intégrer définitivement les électeurs d’extrême droite à son parti.

L’immigration « choisie » prônée par Sarkozy n’est pûrement et simplement qu’un tri sélectif de l’immigration, qui vise une rentabilité sur le marché du travail pour les pays d’accueil. Cette immigration choisie démunie les pays d’origine d’hommes et de femmes indispensables à leur développement et induit qu’il y aurait des personnes dignes de vivre en France alors que d’autres devraient avoir comme seule perspective les miettes des grands états coloniaux.

Dans la même lignée, le ministère de l’ Immigration, de l’ Intégration, de l’ Identité Nationale et du Co-développement dont a hérité Brice Hortefeux, un ami de plus de trente ans de Nicolas Sarkozy, a remplacé tous les services qui s’occupaient des étrangers et qui étaient jusqu’alors sous la tutelle de 4 ministères. Remarquons que les mots « immigration » et « identité nationale » sont séparés par deux autres,  « intégration » et «co développement». Belle ruse que celle-ci ! Comme le dit Gérard Noiriel, historien français et précurseur de l’histoire de l’immigration en France : « L’association entre immigration et identité nationale est un classique du discours nationaliste depuis le XIXe siècle, qui présente toujours l’immigration comme une menace pour la nation ». Cette formulation induit de manière implicite que les problèmes d’intégration seraient dû à l’immigration et à l’identité nationale qui serait bafouée. Comme-ci sortir le drapeau tricolore et glorifier son pays allait changer la vie des jeunes et des exclus et que cela pourrait contribuer à les intégrer à la société capitaliste.
Chaque personne devrait donc rentrer dans le moule et acquérir l’identité française. Cette même identité Française qui poussait les CRS aux ordres de Sarkozy à réprimer durement les manifestants du mouvement anti CPE ou les lycéens du mouvement Fillon, ou encore cette identité Française qui était le moteur de la colonisation?

A l’identité Française nous préférons notre identité de communiste, nous préférons l’ internationalisme au nationalisme. Les jeunes et les salariés des 4 coins du globe font tous parti du même camp et ont les mêmes intérêts : chasser la classe capitaliste du toit du monde. 

Pour cet été, le gouvernement veut faire voter un  énième projet de loi contre les étrangers par le Parlement. Il compte sûrement profiter de la période estivale pour essayer de le faire passer inaperçu. Ce texte porte de nouveaux coups au regroupement familial (le droit pour un étranger en situation régulière de faire venir sa famille en France) ainsi qu’à l’asile.
De plus Sarkozy a aussi pour projet d’obliger les candidats à l’immigration la maîtrise de la langue française avant de venir en France.

Toutes ces mesures entreprisent par le gouvernement Fillon nient bien entendu les valeurs de notre pays, de notre peuple et de notre histoire, qui sont  la fraternité, la solidarité et contredisent le fait que la France soit une Terre d’accueil, quoi que puisse en penser Sarkozy.
Si la société que nous voulons est une société colorée et riche de  multiples cultures, il faut le refaire savoir et cultiver les différences plutôt que de les opposer.

Ce matraquage médiatique et les projets de lois qui se succèdent n’ont pour seul but de diviser pour mieux régner. Les tenants du pouvoir sont conscients que c’est en faisant germer le racisme qu’ils pourront au mieux imposer leurs intérêts à l’ensemble de la population. Dès lors, il est nécessaire de s’unir et de faire face aux préjugés véhiculés par la droite !

Unité de classe face aux préjugés véhiculés par la droite.

La droite, fortement lié aux intérêts de la classe capitaliste doit nécessairement masquer la réalité de la lutte des classes. Devant la réalité si cruelle du système capitaliste, les classes dirigeantes savent qu’elles doivent à tout prix vider l’esprit des travailleurs de tout sentiment de révolte. Pour se faire, elles ont trouvé une arme imparable : la stigmatisation des étrangers, des femmes, des chômeurs, des jeunes, des homosexuels, des personnes d’autres croyances, etc… et cela afin de faire germer le racisme dans les esprits des plus exploités.

A force de dresser les salariés les uns contre les autres, ceux-ci oublient les véritables responsables des salaires de misère, de la précarité du travail, des délocalisations.. Les vrais responsables sont les propriétaires, ceux qui détiennent les grands secteurs de l’économie et qui veulent toujours plus de profits, au détriment de la majorité de la population.

Face à cela il est urgent de faire barrage aux préjugés et à la banalisation du racisme.

L’immigration n’est pas un problème, c’est une richesse. Les véritables problèmes sont la précarité, le manque de logements, les insuffisances des systèmes de santé, le chômage… Des problèmes qui concernent la majorité de la population. Pour y faire face, il faut dépasser le capitalisme afin de laisser place à une société sans privilégiés, une société sans classe, à une économie démocratiquement gérée par les travailleurs et débarrassée de tous les parasites pilleurs qui sont la cause des problèmes imputés à l’immigration. La révolution socialiste mondiale est la seule issue.

Le rassemblement – intervention de Henri MARTIN

 pour la réunion nationale des vétérans du 17 octobre

Henri Martin, militant anticolonialiste,

Actuellement le monde entier peut constater que le prix du pétrole peut diminuer de moitié sans que les multinationales qui dirigent cette production soient en faillite, c’est donc que les profits sont immenses.

C’est pourtant au secours de ces multinationales que les gouvernements capitalistes veulent en premier réagir en en imposant la majorité de la population.

Le Président Français de la banque centrale européenne a déjà déboursé 150 milliards d’euros (la moitié du budget français) pour dépanner quelques banques amies.

La nocivité du régime capitaliste éclate au grand jour et frappe la majorité de la population en premier ceux qui produisent les biens nécessaires à la vie de tous.  Cette majorité est mécontente, proteste, mais ne peut prendre conscience spontanément des véritables responsables de l’aggravation de sa situation.

Le rôle d’une force politique organisée est donc indispensable pour aider à cette prise de conscience pour trouver des véritables solutions conformes à l’intérêt de la majorité de la population. Ce doit être le rôle du parti.

Déjà nous avons joué un rôle important dans la mobilisation de 55% des électeurs Français contre une constitution légalisant l’exploitation capitaliste, alors que la majorité des députés prétendait que c’était le meilleur mode de production. Bien sûr, le gouvernement a pu par la suite réussir à faire adopter sous l’appellation « traité » 98% de cette constitution rédigée par Giscard d’ Estaing. Mais surtout parce que la direction du PS a laissé faire au nom de sa solidarité avec les autres, PS européens.

Nous avions donc remporté cette bataille du référendum sans avoir le soutien du PS ce qui montre la répercution de nos idées et il me semblait que nous en avions tiré une leçon, en écrivant dans la base commune « l’expérience de la gauche plurielle a été marqué à plusieurs reprise par une surdité de notre part vis-à-vis du mouvement social et progressiste » puis «  Nous n’avons pas su prolonger la dynamique de 2005 en proposant immédiatement après la victoire du non (55%) un objectif, un cadre et une méthode susceptible d’éviter la confusion qui a marquée l’échec de cette tentative ».

Malgré cette phrase autocritique, qui est un minimum de regret par rapport a l’importance des privatisations que nous avons laissé faire entre 1997 et 2002, je pense qu’actuellement nous repartons dans la confusion en transformant le terme « gauche » en formule miracle, contre l’exploitation capitaliste.

Car que devient l’indépendance du parti dans ces conditions.

Dans la situation actuelle ou l’injustice de la société éclate, faire réellement du nouveau c’est aider les travailleurs a conquérir des droits politiques et économiques en leur faveur, afin d’être des citoyens à part entière.

Ce sont quand même eux qui produisent les biens nécessaires à la vie de toute la nation et pourtant ils sont traités en citoyens de seconde zone.

A la libération se sont les travailleurs qui ont relevé les usines, redémarré la production contre les dirigeants d’entreprises qui s’étaient mis au service de l’occupant nazi.

C’est donc vers ces travailleurs qu’il faut tourner d’urgence nos efforts, Paul Boccara a fait des propositions très intéressantes pour les aider a conquérir des droits politiques et économiques et tout simplement à conserver un travail, avant de songer à des alliances de sommet avec des gens qui n’ont pas l’habitude de tenir leurs promesses.

Pour aider ces travailleurs il faut donner du tonus au parti et non réduire sa force en l’inféodant totalement et durablement à d’autres forces politiques qui ne sont pas animées par l’idée de faire passer les intérêts du peuple avant les leur.

Il faut aussi arrêter de participer à l’offensive idéologique du grand capital pour discréditer notre histoire, alors qu’il se tait sur sa collaboration avec les nazis et sur les guerres coloniales.

De même il faut rappeler que lorsque nous n’étions pas au gouvernement, à l’élection présidentielle de 1995, Robert Hue avait gagné 600 000 voix et 2% sur l’élection précédente, au moment ou le candidat Jospin était en recul de 11% et perdait plus de 3 millions de voix sur le score de Mitterrand en 1988.

Par la suite lorsque nous avons été au gouvernement, Robert Hue est tombé à 3,37%. Les faits montrent donc que lorsque nous nous alignons sur les positions du PS, nos électeurs nous abandonnent.

Pour terminer je veux dire :

Chaque fois que nous ne sommes pas d’accord avec le PS, nous sommes accusés immédiatement d’être des antisocialistes bornés. Mais lorsque nous organisions des manifestations contre la guerre d’Algérie, faite par des gouvernements socialistes, non seulement nous agissions contre une guerre injuste, contre un peuple qui voulait à juste titre être indépendant, mais nous agissions aussi pour sauver la vie de tous ces jeunes Français, parmi lesquels des fils des militants socialistes. Ce qui était évidemment tout autre chose qu’un acte sectaire et antisocialiste.

7 juin « Elections Européennes »- Le vote communiste: le vote Jacky Hennin

TRACT DE LA FEDE DU NORD/PAS DE CALAIS

http://www.pcf-harnes.org/file/documents_divers/TractPCF_elections_europe.pdf

Le 8 mars, ce n’est pas la Saint-Valentin ou la Fête des mères ! Mais une journée de lutte pour le droit des femmes, des travailleuses

L’idéologie dominante s’efforce de réduire la portée du 8 mars. Le 8 mars, ce n’est pas la Saint-Valentin ou la Fête des mères ! Mais une journée de lutte pour le droit des femmes, des travailleuses.

La Journée des femmes existe depuis 1910. Elle a été instituée à l’initiative de Clara Zetkin qui allait devenir une des fondatrices du Parti communiste allemand. Le 8 mars a été reconnu officiellement pour la première fois par un Etat, en l’occurrence l’URSS, en 1921, à l’initiative de Lénine pour commémorer une manifestation des ouvrières de Pétrograd en 1917 « pour le pain et pour le retour des hommes du Front ». En 1977, l’ONU officialise le 8 mars comme « Journée internationale des femmes 

Ne laissons pas le capitalisme faire des femmes les (premières) victimes de sa crise!

Les femmes sont les premières à subir le chômage, l’extension de la précarité, la dégradation du statut du travail causés par la politique menée au service du MEDEF depuis 20 ans.

Elles forment ainsi 83% des salariés à temps partiel, 80% des « travailleurs pauvres » (payés en dessous du SMIC), 83% des titulaires de retraites inférieures au minimum vieillesse. Leurs rémunérations sont en moyenne inférieures de 19% à celles des hommes, de 11% à qualifications égales.

L’égalité entre hommes et femmes reste un combat.

Si en France, l’égalité est acquise sur le plan légal, ce n’est pas le cas partout dans le monde.

L’égalité réelle, même en France, reste encore à conquérir. Les progrès risquent toujours d’être remis en cause.

Le renforcement de l’exploitation capitaliste, maintenant avec la crise, tend à aggraver les inégalités, à renforcer les positions persistantes de discrimination dont les femmes sont victimes.

Ainsi la contre-réforme des retraites pénalise spécialement les femmes, aux carrières plus chaotiques. Ainsi le sous-emploi ramène la conception du salaire d’appoint dans le couple ou le monopole féminin des tâches domestiques.

Les exploiteurs capitalistes et les réactionnaires se retrouvent toujours, le plus souvent dans les mêmes personnes.

Sarkozy veut diminuer la durée du congé de maternité. Il supprime les subventions au planning familial, attaque l’école maternelle dans ses moyens et ses fondements mêmes.

La question de l’égalité hommes/femmes est une question profondément politique. Les affirmations de principe et les grands symboles rentrent vite en contradiction avec la réalité les choix des gouvernements: possibilités d’extension de la précarité (ex : horaires éclatés), du travail du dimanche, démantèlement des services publics, austérité des dépenses publiques et sociales …

Pour l’égalité homme/femme et l’amélioration de la situation de tous: nous avançons des propositions de mesures concrètes :

 1– Emploi/Salaire: Etablissement et application du principe d’égalité des rémunérations, de l’accès à la formation continue. Revalorisation du SMIC 1500 euros net par mois et rattrapage immédiat des salaires pour tous. Interdiction du temps partiel imposé. Pénalisation accrue des contrats précaires. Retrait de la contre-réforme des retraites. Réduction réelle du temps de travail.

 2– Défendre et développer les services publics: notamment création d’un service public national de la petite enfance, engageant un plan d’urgence de construction de crèches, de développement des formations dans les écoles de puériculture, instaurant la gratuité des crèches. A l’heure actuelle, seuls 8% des enfants de moins de 3 ans peuvent être gardés en crèches collectives : il manque 350.000 places. Des moyens supplémentaires doivent être accordés aux écoles maternelles dont la conception, au sein de l’éducation nationale, doit être préservée. Retrait de la loi Bachelot.

 3– Affirmer les droits des femmes: contraception libre et remboursée à 100%: défense du droit à l’IVG avec des moyens nouveaux, la création de nouveaux centres… Allongement du congé de maternité à 24 semaines et du congé de paternité à un mois. 

 4– Défense de la laïcité contre l’ingérence du religieux dans le politique et contre tous les intégrismes.

Appel pour l’arrêt des expulsions et la baisse des loyers

Le 15 mars, qui marque la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions risque cette année d’être dramatique pour un nombre croissant de familles et de personnes.

De nombreux locataires rencontrent des difficultés pour payer leur loyer, leurs charges car ils n’ont jamais été aussi élevés. Demain l’huissier peut frapper à n’importe quelle porte. Plus de la moitié des Français craignent de perdre un jour leur logement, ce n’est pas un hasard.

La flambée des loyers et de l’immobilier, conjuguée à la baisse des revenus ont rendu difficile, voir impossible, l’accès à un logement durable pour les demandeurs de logement, les jeunes, les migrants, les salariés modestes. Le pouvoir d’achat des ménages est réduit par le poids de la charge logement. L’offre de logements à loyer compatible est très nettement insuffisante. Les formes d’habitat précaire se développent, les marchands de sommeil font fortune et la crise du logement s’étend.

De plus, la récente Loi Boutin sur le logement accélère les expulsions par la réduction des délais pouvant être accordés par le juge, et attaque le droit à un logement stable des locataires dans les HLM comme dans le parc locatif privé. Elle accélère la privatisation des HLM et ponctionne des fonds destinés au logement (1%, Livret A) pour compenser les coupes sombres dans le budget logement de l’Etat. Elle vient au secours des milieux de l’immobilier et ampute de nombreux droits des mal-logés et des sans logis. Elle doit être abrogée.

Pour exiger :

  • L’arrêt immédiat des expulsions locatives,
  • Le droit à un logement stable, à la place de la précarisation des locataires,
  • La baisse des loyers, des charges et la taxation de la spéculation immobilière, pour rendre le logement accessible à tous,
  • La réalisation massive de vrais logements sociaux, et en attendant, l’application de la loi de réquisition.

1er signataires : AC, ACDL, AFVS, AITEC, ATTAC, CAL, CDSL, CGT, CNL, Collectif SDF Alsace, Coordination anti-démolition HLM, COPAF, CSF, DAL fédération, FSU, HIC Europe, IPAM, LDH, Militant, No-vox, Union Syndicale Solidaires …

  • Ainsi que : NPA, PCF, les verts,…

Corinne Bécourt membre du conseil national du parti communiste

L’Aisne Nouvelle 

Corinne Bécourt membre du conseil national du parti communiste dans Conseil National du PCF

Agrandir la photo
Corinne Bécourt milite pour un PC qui ne renie pas ses racines.

Ce n’est pas encore un poids lourd du parti communiste, mais qui sait ? À 46 ans, et après 20 ans de militantisme, Corinne Bécourt a été élue en décembre dernier au conseil national du parti communiste.

Au départ, Corinne Bécourt n’avait jamais véritablement songé à se rendre une fois par mois, tel un métronome, dans les mythiques locaux de la place du colonel Fabien.
Pourtant, dimanche dernier, et pour la troisième fois, elle a à nouveau quitté la cité des Pastels et pris le train. Direction Paris, au siège du Parti Communiste (PC). Dossier sous le bras, elle a rejoint les 220 membres qui composent le conseil national du PC. Elue en décembre dernier, elle a débattu avec ses camarades des élections européennes, de la situation en Guadeloupe, de la manifestation du 19 mars et du budget du parti. Les grandes orientations du parti se jouent ici, et ces interrogations deviennent presque son quotidien. « Au départ, je ne voulais pas m’y investir car c’est énormément de travail. Mais avec le soutien de mes camarades de section, je me suis dit pourquoi pas », commente désormais Corinne.

Militante depuis 20 ans

Battre le pavé, distribuer des tracts, participer aux réunions, assister à des meetings ou encore se retrouver une fois par an pour le traditionnel rendez-vous de la fête de l’Huma, ça, elle le faisait déjà depuis bien longtemps. Mais désormais, cette travailleuse sociale du centre Artois-Champagne, a acquis une autre « envergure ». Qu’elle le veuille ou non, pour de nombreux militants communistes Saint-Quentinois, elle représente la voix « de la France d’en bas ». Mais pas d’inquiétude, le rôle lui tient à cœur.
De gauche depuistoujours, « à mes 18 ans en 1981, Mitterand représentait l’espoir » ;

communiste depuis vingt ans, « un jour un démarcheur est venu sonner à ma porte pour que je m’abonne à l’Huma. J’ai souscrit et un mois après je prenais  ma carte au PC », Corinne Bécourt est persuadée que les choses changent à Saint-Quentin. Une section communiste vient d’ailleurs d’être créée dans le centre-ville. « Nous sommes en position pour sortir la tête de l’eau. » Elle veut y croire.
Et si l’alliance entre le PC et le PS, lors des élections municipales, n’était d’ailleurs qu’une stratégie politique ? Le but étant de permettre à ces derniers de reprendre au moment venu le siège de maire, que Pierre André avait pris au communiste Daniel Le Meur en 1995. Mais ils jureront que non.

Auteur : Damien LE-THANH
Article paru le : 4 mars 2009

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Moi, Modibo, expulsé « comme un animal »

Témoignage. Depuis Bamako où il a été expulsé depuis une semaine, Mobido Sissoko, 41 ans dont vingt en France, témoigne de son expulsion, alors qu’il était en grève de la faim.

Il a le souffle court, parle lentement. Gêné. Depuis une semaine, Modibo Sissoko est de retour à Bamako, capitale du Mali, après vingt ans d’absence. Il souffle : « J’ai rien ici. Je connais pas. » Et s’inquiète : « Comment je vais récupérer mes affaires qui sont restées en France ? ». À quarante et un ans, cet homme a vécu autant à Paris qu’à Bamako. Arrivé en 1989 en France, il a travaillé pendant vingt ans dans le bâtiment. Plusieurs fois licencié parce que sans papiers, il avait néanmoins obtenu de son dernier employeur une promesse d’embauche, indispensable à sa demande de régularisation par le travail. Rendez-vous était fixé en préfecture le 12 mars.

Mais fin janvier, Modibo Sissoko est arrêté à proximité de son foyer à Viry-Chatillon. À la suite d’un refus d’embarquer, il est sous le coup d’une interdiction du territoire français de trois ans prononcée par le tribunal de grande instance de Lyon en 2007. Il a beau montrer sa convocation en préfecture, rien n’y fait, Modibo est placé au centre de rétention administrative (CRA) de Palaiseau, en attendant sa probable expulsion. Le 14 février, les retenus du centre votent la grève de la faim. « Dans le centre, les sans-papiers sont traités comme des criminels, explique Modibo. On remplit les caisses de l’État en payant des impôts et après on est traités comme des chiens. »

Vendredi 20 février, Modibo est « extrait », comme dit le vocabulaire officiel, du CRA pour être « éloigné du territoire ». Mais le commandant de bord le débarque. Selon la préfecture, son comportement n’était pas de nature à ce que le vol se déroule sereinement. Selon le Réseau Éducation sans frontières (RESF), le commandant de bord aurait refusé d’embarquer sans assistance médicale une personne affaiblie par une semaine de grève de la faim. Modibo est ramené au CRA. Son répit est de courte durée. Deuxième tentative d’expulsion le lundi. Modibo Sissoko, escorté par six policiers, dit alors avoir été violemment « agressé » : « J’avais les pieds scotchés au siège, les mains menottées dans le dos. J’étais attaché comme un animal. Plié en deux, je n’arrivais pas à respirer. »

Au point que plusieurs passagers interviennent. L’Association malienne des expulsés (AME) qui a accueilli Modibo à l’aéroport a recueilli le témoignage de l’un d’entre eux, prêt à témoigner devant la justice. « Il a été touché violemment, confirme Alassane Dicko, secrétaire permanent de l’association, employant un euphémisme par peur des poursuites. L’un des passagers nous a dit qu’il hurlait comme une bête. » Les passagers organisent une collecte : 560 euros pour que Modibo ne rentre pas sans rien à Bamako.

Depuis son « rapatriement » comme il dit, Modibo dit « avoir mal partout », particulièrement au dos. Il doit aller voir un médecin aujourd’hui. L’Association malienne des expulsés s’inquiète du changement de nature des expulsions : « Depuis décembre, les expulsés ont changé, remarque Alassane Dicko. Nous voyons arriver de plus en plus de gens qui étaient depuis très longtemps en France, quinze ans, même vingt-deux ans la semaine dernière. L’un vient de sortir du bureau, il a sa femme et ses enfants en France, il ne comprend pas ce qui lui arrive. »

Marie Barbier

Moi, Modibo, expulsé http://l’humanité

Grève générale en Guadeloupe : le point de la situation par Jean marie NOMERTIN [LKP]

Grève générale en Guadeloupe  : le point de la situation par Jean marie NOMERTIN [LKP]  dans Luttes, grèves, manifs rien

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Voilà ce qu’ils n’arrivent pas à comprendre : toute la mesure de ce mouvement.

En temps normal il nous aurait fallu nous excuser de commencer un meeting non programmé, non prévu, à 22H45. Mais il s’agit cette fois d’un meeting que vous qui êtes présents ce soir nous avez imposé ! Et c’est là toute la différence par rapport au temps d’avant !

Et il est important de le comprendre ! Vous êtes là depuis un certain temps et nous n’avons encore jamais eu à nous excuser, à venir vous voir pour vous dire que tel ou tel meeting se fera ou ne se fera pas ; que s’il se fait ce sera à telle ou telle heure. Vous restez là, parce que vous voulez savoir ce qui se passe !

Et c’est aussi pourquoi nous disons que ce mouvement est réellement chouké an didan tout goudron a tout chimen ki an péyi la sa ! (ce mouvement est puissamment enraciné dans ce pays). Et nous disons que nous n’aurions pas pu commencer ce meeting si les camarades de retour de la sous préfecture (négociations sur les prix des produits de première nécessité), n’étaient pas venus pour nous permettre de donner une explication détaillée des choses.

Il nous faut aussi comprendre que notre grève est à un carrefour !

Et c’est à nous de lui indiquer la bonne voie à prendre ! Nous, et pas le préfet ! Nous et pas le recteur ; et encore moins les chefs d’établissement scolaire.

Nous le disons en direction de tous ceux qui reprennent le travail : pa ni pwoblem, reprenez donc le travail… Mais lorsque nous travaillons, vous êtes les premiers à dénoncer la surcharge de travail et le manque d’effectifs. Et aujourd’hui, alors que la moitié des personnels est en grève, vous souhaitez travailler, travailler plus que n’importe quel autre jour. Zô pli enmé travay ki pon moun !

A ceux là, nous le redisons, prenez vos responsabilités ! Car toutes les centrales syndicales ayant appelé à la grève, il n’y aura pas ces jours-ci des syndicats pour vous défendre dans l’entreprise.

Nous le disons aussi parce qu’il nous appartient de comprendre là où nous allons aujourd’hui. Raymond GAMA (intervenant précédent) l’a dit : toutes les Assemblées que nous avons convoqué ont rassemblé au minimum 400 personnes. Mais il en a oublié une, celle ayant réuni les Femmes (dimanche 1er mars 2009 à Lauricisque – PàP). Il y avait effectivement bien plus de 400, certains ont avancé le chiffre de 600 femmes présentes dimanche à trois heures de l’après-midi à Lauricisque.
Dans ces réunions, les personnes présentes apportent des idées, prennent des initiatives…

Et c’est là toute la différence aujourd’hui !

C’est parce que nous avons, en tant que dirigeants, des comptes à vous rendre que les camarades partis en négociations à la sous préfecture étaient obligés de venir là ce soir vous donner des explications. Ils auraient pu rester plus longtemps…

Nous disons que sur les marges arrières et sur les prix des grossistes, il nous faut les faire reculer sur le prix des marchandises. A moins qu’ils ne produisent des documents nous prouvant que leurs bénéfices, leurs marges sont moindres. Et à ce moment là nous laisserons tomber…

Mais ce n’est pas parce que, comme certains l’avancent, que nous avons déjà gagné 200 euro, que nous avons déjà baissé le prix de l’eau, le prix des carburants… que nous devons considérer que les pwofitasyon ont pris fin.

Nous disons NON ! Ce mouvement doit nous permettre d’arracher tout ce que nous devons contre les pwofitasyon ! Et c’est cette décision que le LKP a pris !

puce-96d77 dans Luttes, grèves, manifsSur Basse-Terre, l’eau baisse de 3%. Pour nous c’est insuffisant, pais elle baisse déjà de 3%
puce-96d77Pour les transporteurs, on est parti de 0 euro. On en est ce soir à 35 000 euro. nous sommes à la moitié du chemin. Ils doivent faire un geste supplémentaire. Car il est inadmissible que des personnes qui pendant un siècle, de génération en génération, ont permis à un système de fonctionner vaille que vaille, puissent du jour au lendemain se retrouver sans aucun revenu ; alors qu’on leur a fait acheter des cars neufs et qu’ils ont des mensualités à payer !
Il faut donc que chacun prenne la dimension du problème et surtout du drame social vécu par ces transporteurs.

Nous redisons que cette grève est à un carrefour.

Car lorsque le préfet a annoncé en pleine négociations que le travail devait reprendre ce lundi matin, il ne faisait que tester notre détermination.
Nous lui avons dit et avons dit en présence des journalistes présents qu’il devait nous adresser le document promis (le projet de protocole) ; et qu’une rencontre aurait lieu cet après-midi à 18H00 aux Affaires maritimes.

Que s’est-il passé entre temps ?

Le préfet nous a dressé le document à 15H00 (twzè’d lapwémidi) ! 14 pages à quinze heures ! Sachant que nous devions nous réunir pour l’étudier ensemble…

puce-96d77La première faute qu’on trouve dans ce document c’est qu’y figure parmi les signataires, le nom de Jean-claude MALO, alors que ce dernier a démissionné de lAssociation des maires de Guadeloupe ! Comment une personne ayant démissionné du poste qu’il occupait peut-il être invité par le préfet à venir signer un tel document ? !

puce-96d77Deuxième faute contenue dans ce document : elle prote sur l’aide du Conseil général. Le préfet fait figurer le mot « euro » sans indiquer le montant exact de la somme que la collectivité départementale met sur la prime relative au RSA.

Comment prendre ces gens au sérieux ? !

Sans oublier tous les oublis, alors que nous avons discuté, toutes les omissions ; tout ce qu’il a transcrit à sa manière ; sans compter tout ce qui y figure et qu’il n’avait pas à écrire, car nous ne le lui avions pas demandé et que c’est par ailleurs inutile.

Les camarades ont donc dû rester là et travailler sur ce document avant de le lui retourner en lui précisant que nous nous rencontrerons aux Affaires maritimes seulement demain. Et que si les documents sont en concordance avec nos revendications ; alros seulement nous signerons une suspension du conflit. Mais que nous ne changerons pas de ligne tant que nous n’avons pas le bon document !

Et nous disons que c’est extrèmement grave. Car voilà des gens (un préfet et un secrétaire général de préfecture chargé de prendre des notes) qui traitent les travailleurs de fainéants ; qui affirment que les travailleurs ne foutent rien ; qu’on les paie à ne rien faire… qui se révèlent être incapables de transcrire point par point ce qu’ils ont écrit ou qu’ils étaient censés écrire entre la journée de samedi à dimanche matin !

Comment peuvent-ils venir critiquer demain un fonctionnaire de catégorie C ou B, quand eux, agents de catégorie A ou de catégorie super A, font de pareils fautes et sont incapables de produire un document ? ! Alors que nous lui avons demandé à chaque fois de nous lire ce qu’il avait acté et que nous lui indiquions les modifications à effectuer.

Nous affirmons qu’il s’agit d’une bande d’incompétents qui ont pour unique objectif de mater les travailleurs et de leur imposer la reprise du travail !

Leur problème c’est d’arriver à faire croire qu’il y aurait un petit groupe d’irréductibles de trois ou quatre individus présents dans les organisations et qui seraient seuls à tenir la grève ! Et parvenir ainsi à monter le peuple contre le collectif.

Mais c’est bien eux que nous démasquons et les démystifions : si la grève perdure, c’est eux et eux seuls qui en portent la responsabilité !

Nous le disons, Oui camarades, nous nous levons tous les jours tôt le matin depuis plusieurs semaines. Mais il y a une dernière accélération à porter et nous nous devons de le faire à fond !

Nous reconduisons donc la même opération que ce matin ; à la même heure ; au même endroit ! Et nous bloquerons comme nous l’avons fait jusque là ! Jusqu’à ce qu’ils nous entendent, nous répondent et satisfassent nos revendications. C’est la condition pour une suspension de la grève !

Mais nous disons aussi qu’il y a plusieurs autres rendez-vous de fixés !

puce-96d77Demain mardi 03 janvier à 10H00 : rendez-vous important en préfecture. Et c’est important pour tout le monde ; y compris pour les petits artisans et petits patrons, même ceux n’ayant pas encore signé l’accord. : nous allons dicuter avec les banques, l’IEDOM et les organismes de crédit.
Pour nous il est important que ces entreprises bénéficient de facilités de crédit au niveau de ces institutions bancaires. Mais il est encore plus important à nos yeux que chaque client, chaque usager puisse savoir réellement que les frais doivent baisser (agios, accès au crédit). Et qu’ils aient aussi une information détaillée sur ce qui se passe !
A titre d’exemple, voilà une quinzaine de jours, Europe 1 indiquait que la France détenait le record en matière de taux de crédit. Mais en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane et à la Réunion, il est doublement plus cher. Et c’est la BDAF et la Caisse d’Epargne qui abuse le plus dans ce domaine !
Nous exigeons une baisse immédiate !

Nous devons passer cette phase !

Ansanm nou ké lité ! Ansanm nou ké gannyé !

Les rendez-vous du Mardi 3 Mars 2009 :

puce-96d7708H00 : Vélodrome de Gourde liane : LKP : Opération caddie gratuit.

puce-96d7710H00 à la préfecture : LKP-Etat-Institutions bancaires et organismes de crédit : Accès au crédit – Taux de crédit – Droit à l’information des usagers.

puce-96d7715HOO à la préfecture : LKP-Etat : Contrats aidés.
puce-96d77°° RDV à 14H00 au Palais de la Mutualité : Bus prévu (réservation).

puce-96d7716H00 à la sous préfecture : LKP-Grande distribution-Etat : Prix des produits de première nécessité.

Source : UGTG

Intervention d’Eric Jalade, fédération du Tarn.

Conseil National des 28 février et 1er mars 09 

 

 

Avec la montée des luttes et la perspective du 19 mars, nous avons intérêt à être au diapason du mouvement populaire. Veillons bien à être en phase avec la colère qui monte dans le pays contre la politique du gouvernement. Les idées libérales, voire celles qui  visent à aménager  ou à « moraliser » le capitalisme sont en perte de crédibilité elles sont contestées comme jamais.

Je crois donc qu’il existe un espace inédit pour le rayonnement et la diffusion de nos idées, du marxisme, pour le PCF.

Je partage l’idée évoquée dans le rapport de J. Chabalier d’être à nouveau présents devant les entreprises – comme en janvier- , notamment dans les secteurs comme l’automobile, qui fait partie des filières où l’emploi est particulièrement menacé, comme le sont aussi dans notre département l’industrie textile ou la filière bois, par exemple. 

Mais il faut que l’on mène des batailles visibles, concrètes, qui popularisent nos propositions en  faveur de l’emploi et des salaires. 2/3 exemples dans ce sens : 

  Ainsi, la proposition de loi des députés communistes, à l’initiative d’Alain Bocquet –exigeant que les dividendes des entreprises soient affectés à la rémunération des salariés mis en chômage partiel – peut faire l’objet d’initiatives répondant aux attentes du monde du travail. Nous l’avons utilisée sous forme de pétition dans notre département, avec la perspective d’une remise de pétitions et d’un rassemblement en préfecture ; 

- A partir de la proposition de loi à l’initiative d’André Gerin, contre les délocalisations et pour favoriser les relocalisations industrielles ; 

- Pour la nationalisation de certains secteurs stratégiques (notamment du secteur bancaire et du crédit) et l’exigence concomitante de nouveaux droits pour les salariés. 

Concernant les élections européennes, et sur les axes de campagne, je m’étonne que ne soit pas abordé de manière plus conséquente la lutte pour la paix, contre l’OTAN. Le budget de la Défense fait apparaître une hausse très nette des crédits affectés aux OPEX, de même que celui consacré au surarmement, notamment à la dissuasion nucléaire. Ces dépenses sont la conséquence directe de l’alignement de la France sur l’OTAN et les Etats-Unis. Nous devons prendre des initiatives contre la guerre et la présence française en Afghanistan, pour exiger la sortie de la France de l’OTAN. 

En menant bataille sur cet aspect, on est clairement au cœur des enjeux de société : l’argent pour la guerre, pour le surarmement nucléaire ou pour répondre aux besoins des populations  notamment pour le service public, pour l’emploi.

Parenthèse sur ce point, alors que le commerce extérieur de notre pays évolue de manière catastrophique – conséquence de l’affaissement industriel de notre pays -, le seul secteur qui se porte bien, c’est celui de l’armement, des marchands d’armes. 

Enfin, sur la manière d’aborder la campagne, j’espère que nous parviendrons à élargir réellement ce front (des éléments positifs ont été donnés par M. Laurent). Néanmoins, on peut avoir des inquiétudes, notamment par rapport au MRC, l’importance qu’il accorde à l’Etat-Nation ne devrait pas faire problème pour nous. Sur les discussions et les rapports avec le NPA, ils sont d’une toute autre nature, celui-ci cherchant à établir une hégémonie sur l’espace politique à la gauche du PS. 

Sur la constitution des listes, veillons bien à ce que les chefs de file des communistes soient bien des candidats capables de rassembler les communistes. 

Ne donnons pas de signes, notamment dans notre circonscription, où nous serons avec une candidate communiste derrière Jean-Luc Mélenchon, qui laisseraient à penser qu’il s’agit finalement d’un coup, voire d’un ballon d’essai en vue d’une recomposition politique. 

Nous devons avoir l’ambition d’une reconquête, en influence, en forces organisées de notre parti, pas pour nous-mêmes, mais pour contribuer à donner un débouché politique aux luttes et promouvoir une réelle alternative à la fois en France et en Europe. 

Les Wampas : Georges Marchais, reviens !

http://www.dailymotion.com/video/k1NsR76XktXH2NXaP1

Alain BOCQUET, Député Communiste, dépose une proposition de loi visant à affecter les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel

EXPOSE DES MOTIFS

Madame, Monsieur,

La crise qui résulte de la financiarisation de l’économie et de l’explosion de la spéculation boursière, frappe très lourdement le monde du travail. Fermetures et délocalisations d’entreprises, arrêts de productions, suppressions de milliers d’emplois intérimaires, chômage technique… tout est mis à profit et en œuvre, à grande échelle, pour faire supporter par les salariés une situation provoquée par les comportements et les excès des marchés financiers. Partout dans le monde les Bourses s’affolent et des milliards d’euros partent en fumée. Plus qu’une crise financière, c’est l’échec d’un système économique et financier qui saute aux yeux. Mais ce n’est pas au monde du travail de régler la facture de la faillite de ce système.

De plus, on ne peut pas d’un côté, au nom de cette crise, dilapider des milliards d’euros aux frais du contribuable, pour venir au secours des milieux bancaires et boursiers. Et de l’autre rester sourd aux difficultés grandissantes de milliers de salariés et de leurs familles aujourd’hui condamnés au chômage technique et à la diminution de leur pouvoir d’achat.

C’est encore plus inaceptable quand on sait que le coût du chômage partiel repose en partie sur les contribuables puisque l’Etat se substitue aux entreprises pour assumer une part conséquente de la charge financière qu’il entraîne.

Comment ne pas déclarer là aussi « l’urgence » pour tous ces salariés victimes d’arrêts temporaires d’activité, et à qui l’on impose une diminution de salaire alors qu’ils ne demandent qu’à travailler ?

Comment ne pas prendre des mesures immédiates pour maintenir leur rémunération en pareille circonstance, alors que les grands groupes annoncent toujours des profits en hausse : + 12% pour les entreprises du CAC 40.

Les salariés ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’un capitalisme exclusivement soucieux de ses intérêts propres et de ses profits.

Renault qui brise l’outil de production de Sandouville et impose le chômage technique, ne garantit pas l’intégralité des salaires de ses personnels alors que le groupe réalise 2,4 milliards d’euros de bénéfices en 2007.

La presse, mais elle n’est pas la seule, l’a noté avec beaucoup de netteté : “les dividendes de Renault permettraient de financer une masse salariale de 30.000 salariés. Pour Renault, les dividendes distribués en 2007 ont été de 860 Millions d’euros, soit de 3,80 € par action. Ils représentent 32 % du résultat net annuel consolidé et semblent être maintenus pour l’année 2009, malgré les difficultés économiques rencontrées. Prenons l’hypothèse d’un salaire moyen de 1500 € sur 13 mois avec les charges sociales, soit un salaire annuel de 28.275 €, la distribution de dividendes de l’année dernière permettrait de financer une masse salariale annuelle de 30.000 personnes. Ce chiffre est à comparer avec le plan de restructuration actuel de 4900 salariés.”

1 % des dividendes des actionnaires de Renault suffirait à maintenir le salaire des 20 000 employés du constructeur, concernés par le chômage technique à 100 %. Il en va de même pour le groupe PSA-Citroen qui a enregistré une multiplication par cinq de ses profits entre 2006 et 2007 pour atteindre 885 millions d’euros.

Dans la sidérurgie, ArcelorMittal a versé 2,2 Milliards d’euros de dividendes aux actionnaires en 2008. Et d’ores et déjà on annonce le versement de 1,8 Milliards de dividendes pour 2009.

Dans l’industrie pharmaceutique, l’entreprise Pfizer prétend supprimer 1061 emplois en 2009 alors que son bénéfice net a triplé au troisième trimestre. Avec un cash-flow qui pourrait atteindre 13 Milliards d’euros, ce groupe a de quoi voir venir la crise. En 2007, Pfizer a versé 5,5 Milliards d’euros à ses actionnaires.

La crise n’est pas la même pour tout le monde quand, avec l’oreille favorable du gouvernement, grand patronat et milieux d’affaires multiplient les pressions et les décisions pour en tirer des avantages et une rémunération supplémentaires. Le diktat des dividendes toujours en faveur des mêmes, est insupportable au monde du travail.

Cette proposition vise à apporter une réponse immédiate, d’urgence, en faveur des salariés privés d’activité durant des périodes imposées de chômage partiel. Il s’agit ici de garantir l’intégralité de leur rémunération par l’affectation en priorité, des dividendes des entreprises.

Ce que l’Etat est capable de faire en peu de temps pour le système bancaire, boursier et le CAC 40, il doit le réaliser pour tous ces salariés. C’est le sens de cette proposition de loi.

Article 1er

Après le 1er alinéa de l’article L.232-12 du code de commerce, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Les sommes distribuables sont au préalable, et prioritairement, affectées à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés qui, tout en restant liés à leur employeur par un contrat de travail, subissent une perte de salaire imputable soit à la fermeture temporaire de la société qui les emploie, soit à la réduction de l’horaire de travail habituellement pratiqué. »

Article 2

L’article L.5122-1 du code du travail est ainsi complété :

« A l’exception des salariés dont l’employeur a constitué un bénéfice distribuable visé par les articles L.232-10 et suivants du code de commerce, pour lesquels la rémunération est intégralement garantie par les sommes distribuables ainsi prioritairement affectées. »

« Faisons bouger la France !» : « Faisons plier Bachelot ! »

Bachelot est invitée par Béatrice Schönberg à l’HEGP ce soir (3 mars) à l’émission de France 2

Dans les programmes télé, on lit que l’émission de France 2, « ils font bouger la France » du mardi 3 mars à 20h35 sera « exceptionnelle » et aura lieu « en direct dans un hôpital ».

Cet hôpital, c’est l’Hôpital « Européen » Georges Pompidou. Béatrice Schönberg s’est bien gardée de l’annoncer à l’avance de peur sans doute que ceux qui font avancer tous les jours l’hôpital, qui combattent la loi Bachelot, n’aillent à la rencontre de la ministre, principale invitée. Il faut ajouter que le déroulé prévu de l’émission a tout de la provocation contre les agents hospitaliers et de la propagande pour le pouvoir. Sous le titre « les dossiers noirs de l’hôpital », les séquences s’intitulent « hôpital attention danger ! », « le blues de l’infirmière » et « le match public/privé… où se faire soigner ? ».

La mise sous la coupe réglée du pouvoir du service public de l’audiovisuel, dénoncée par les salariés de France-Télévisions se confirme. A France 2 comme ailleurs, Bachelot va s’appliquer à dénigrer l’hôpital public pour mieux l’asphyxier. Depuis le Plan Juppé de 1995, les gouvernements successifs organisent la pénurie de moyens pour l’hôpital public. Les fermetures de lits, de services et d’hôpitaux de proximité, les suppressions de poste n’ont cessé de dégrader les conditions de travail et de fonctionnement, de saper les bases du pilier du système de santé national.

Le projet de loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoires » et la politique du gouvernement passent à une nouvelle étape. – 20.000 postes de fonctionnaires hospitaliers seraient supprimés d’ici 2012. S’il y a bien un secteur où il ne faut pas supprimer d’emplois ! – De nouveaux hôpitaux généraux vont être conduits à fermer avec la définition de « territoires de santé » dans lesquelles ne subsistera à terme qu’un hôpital public. -

Le projet de loi poursuit la transformation de l’hôpital public en entreprise avec des objectifs de rentabilité financière, des praticiens rémunérés au rendement… Cette logique conduit les hôpitaux publics à la faillite parce que la « rentabilité » financière est incompatible avec ses missions sanitaires de service public pour lesquelles le gouvernement rationne les financements avec une tarification arbitraire des actes (« tarification à l’activité »).

Le projet de loi organise une concurrence déloyale entre le secteur public et le secteur privé. Au sein des « agences régionales de santé » qu’il veut instituer, les moyens du public profiteront au privé mais le privé n’a pas les obligations du public en termes de recherche, de formation, d’accueil de tous les patients, de prise en charge des pathologies lourdes… La part du privé dans les actes chirurgicaux courants est déjà passée en 10 ans de 30 à 60%.

Le dénigrement systématique de l’hôpital public par le gouvernement lui-même vise aussi à accroître les « parts de marché » de ceux qu’il sert.

Transformer toujours plus l’accès aux soins en source de profits pour les capitalistes voilà le vrai visage de la politique du pouvoir.

Aux Etats-Unis, la santé marchandisée coûte au pays 15% du PIB contre moins de 10% en France où la qualité des soins et l’espérance de vie sont bien supérieurs.

Ce gâchis financier s’en va s’envoler en bourse, aux dépens des patients, des soignants, du pays et de son économie. Des prédateurs comme la Générale de santé, premier groupe de cliniques privées en France, côté en bourse, sont aux aguets. Ses profits ont doublé en 2008 à 87,2 millions d’euros, dont une large part reversée aux actionnaires. La crise « financière » fait la démonstration aux yeux de tous de la nocivité de ces choix. Le rapport de force existe pour défendre et reconquérir notre système de santé et l’hôpital public qui en est le cœur.

Les moyens financiers existent ! Le sous-financement de l’hôpital public est estimé à 800 millions d’euros par an. Comparons ce chiffre aux 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales qui sont pour la plupart allés alimenter les profits des grands groupes capitalistes !

Rendez à la Sécurité sociale, à l’assurance maladie, à l’hôpital l’argent qui leur revient, celui du travail, la part socialisé des salaires que représente la cotisation sociale ! Comparons ce chiffre aux 25 milliards d’euros d’argent public déjà accordés aux banques privées pour renflouer leurs placements douteux.

Pas d’argent public pour le secteur privé lucratif !

Exigeons l’arrêt immédiat de toute activité libérale à l’hôpital public, ainsi que tout dépassement d’honoraire !

Exigeons l’arrêt de tout versement de fonds publics au secteur privé lucratif et l’interdiction de la cotation en bourse d’une structure de soin. Partout dans le pays, des mobilisations se construisent pour défendre l’hôpital. Des semaines, des mois pour obtenir un rendez-vous, des urgences saturées, des hôpitaux de plus en plus éloignés, des soins de plus en plus mal remboursés : la colère monte.

 . Le 19 mars, soyons tous dans la rue pour faire plier Bachelot et Sarkozy !

CN des 28 février et 1er mars – Intervention de Corrine Bécourt

A St Quentin, une cellule s’est créée avec 15 jeunes militants.  Ils s’investissent dans l’activité du Parti et ont publié leur 1ier journal de cellule. 

 Pour autant, très attachés à la section, aux camarades, ils expriment leur désaccord avec les orientations électoralistes nationales, les privatisations de la gauche, l’abandon des fondamentaux comme la lutte de classe etc…

Sur la démocratie, dans toutes les instances du Parti les décisions sont actées après un VOTE, au CN nous devons impérativement faire de même.

Les communistes s’interrogent sur leur direction et ne veulent pas se contenter d’une liste de noms. Ils souhaitent savoir quelles fonctions occupent les dirigeants du Parti, lieu, activité militante, mandats d’élus.

CN des 28 février et 1er mars – Interventions d’Emmanuel Dang Tran (1 et 2)

J’interviens pour alimenter le débat ici et, à travers le résumé dans l’Huma, pour alimenter le débat dans tout le Parti.

Si une chose ne peut plus durer dans le fonctionnement de notre CN, c’est bien la tenue de réunions comme celle d’aujourd’hui qui ressemble malheureusement à de nombreuses autres. Je me souviens des discussions oiseuses interminables sur les collectifs antilibéraux.

Aujourd’hui, c’est tout simplement exaspérant ! Les luttes se développent après le 29 janvier dans le contexte de crise aiguë. Une journée d’action décisive est programmée pour le 19 mars. Et la direction exécutive choisit de consacrer une journée de notre temps à régler des questions internes. Ce matin, j’ai entendu se lamenter longuement sur l’image du Parti. Quelle image donne-t-on, effectivement !

Maintenant, on veut la cacher plutôt que la changer.

Avec son projet de « Charte » du CN, après avoir cherché à sélectionner les intervenants, la direction exécutive revient à la charge pour essayer de supprimer la parution dans l’Humanité du résumé des interventions des membres du CN.

La transparence des débats lui est-elle donc insupportable ? Il faut le croire.

Ces résumés rendent compte à des dizaines de milliers de communistes de nos discussions. Mais pas seulement ! Ils placent chaque membre du CN devant ses responsabilités vis-à-vis des camarades. Surtout il place nos débats de direction, la prise de décision sous le regard des communistes.

La direction exécutive se sent-elle si faible dans ses choix devant toute expression de contradiction ?

Si vous maintenez votre projet, pour l’instant une « question à l’étude », de supprimer le compte-rendu des réunions du CN, je demande un vote spécial.

Les communistes ne resteront pas sans voix devant ce coup de force.

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, sur les « transformations du Parti ».

Patrice Bessac situe son rapport dans le cadre des suites des décisions du congrès. C’est précisément le contraire.

Au congrès, les communistes ont manifesté sans ambiguïté leur volonté de continuer le PCF, de maintenir son identité, de renforcer son organisation. Cela s’est traduit précisément par le rejet du mot « métamorphose » du texte de résolution. Est resté le mot « transformations ».

Comme les partisans affichés de la « métamorphose » ont été intégrés en nombre dans la Comité exécutif national, la commission « transformations » sera-t-elle le moyen de faire passer la « métamorphose » malgré l’avis des communistes ? Je le redoute.

La constitution de cette « commission », rappelons-le, a été introduite en fin de processus de congrès par la direction sortante elle-même. Les noms que l’on nous propose aujourd’hui le confirme : une commission décidée d’en-haut et composée d’en haut.

Le contenu du rapport de Patrice me le confirme.

Il envisage l’avenir du parti sous l’angle de la sociologie électorale, sinon de l’étude de marché politique, bien loin de la lutte des classes !

Il estime que la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Là je suis d’accord !

Mais il n’y a pas besoin de faire une commission pour commencer à corriger les choses.

Un exemple : on nous annonce que les communistes seront consultés sur les candidatures aux européennes à la fin du mois de mars mais elles seront proclamées au meeting du 8 mars. Bonjour la démocratie !

Combien des fois, ces dernières années, les candidats, les élus ont été désignés sans ou même contre les communistes concernés ?

Ce que nous devons faire c’est tirer le bilan de 10 ans de transformation, de la casse méthodique des cellules, de la priorité donnée au rôle dans les institutions et aux élus, dont de plus en plus fonctionnent en dehors de toute organisation du Parti – là il y a problème.

Cela fait 10 ans que les communistes expriment, d’une façon ou d’une autre, leur refus de la disparition du Parti, de l’abandon de son identité, de sa dilution, (comme étape intermédiaire ?) dans une recomposition politique à gauche.

Ce qui ne passe décidément pas dans un processus encore un peu démocratique, le groupe dirigeant tente à nouveau de le faire passer par la méthode autoritaire en tentant d’étouffer administrativement les voix d’opposition.

Ce n’est pas acceptable

Conseil national du PCF des 28 février et 1er mars 2009

   

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère dans la discussion sur la situation politique

Le développement des luttes, de leur convergence, marqué par l’immense mobilisation du 29 janvier, l’approfondissement de la crise, appellent une alternative politique immédiate. L’attente est forte à l’égard du PCF.

La perspective politique que nous portons ne peut pas se réduire aux élections européennes. Je souhaite un bon score électoral, sur la base du vote communiste. Mais n’inversons pas l’ordre des choses ! Ce n’est pas le résultat des élections européennes qui changera la face politique de la France et de l’Europe, qui apportera « le bonheur » comme le conclut le rapport.

La perspective ne se dégagera pas davantage du rassemblement de toute la gauche dans la période avec des appels communs avec le PS.

La question prioritaire, c’est comment nous contribuons aux convergences de luttes pour faire plier Sarkozy. Les Antillais, le monde universitaire ouvrent des brèches. Hôpital, logement, emploi, salaires nous pouvons, nous devons aider à gagner par nos propositions, par nos initiatives politiques.

Le gouvernement a peur des victoires qui en entraîneront d’autres.

Parmi les batailles prioritaires, rassembleuses parce que d’intérêt général, je veux insister sur deux : la défense de la fonction publique et la lutte contre la casse de l’industrie.

1- Un rapport de force existe pour obtenir le retrait, pur et simple, du projet de loi sur « la mobilité dans la fonction publique ». La mobilisation a été forte le 29 janvier, après celles de 2008. Le gouvernement a déjà dû reporter trois fois l’examen par l’Assemblée du texte voté par le Sénat.

Faisons en sorte que le grave danger du texte soit de plus en plus largement perçu !

Le projet de loi porte la casse du statut de la Fonction Publique que Maurice Thorez a fait voter en 1946 et qui avait été écrit avec les organisations syndicales. Il met en cause les principes fondamentaux que ce statut garantit :

- l’égalité d’accès à la fonction publique et d’égalité de traitement des usagers.

- l’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif.

- la continuité des services sur l’ensemble du territoire.

Le projet de loi organise la précarisation de l’emploi public avec le recours au temps partiel contraint et la possibilité de mise en disponibilité d’office (qui n’est autre qu’un licenciement sans indemnité chômage). Il est directement à relier avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), dont il est l’outil indispensable. La RGPP : c’est un plan de suppression de 200 000 emplois (+ 20 000 dans la fonction publique hospitalière) d’ici 2012.

De la recherche de l’efficacité sociale, le gouvernement veut passer à la recherche de la performance individuelle au service du profit financier. Du fonctionnaire sous statut au service de l’intérêt général, il veut passer à l’intérêt patronal.

En s’attaquant à la fonction publique, aux services publics en général, c’est l’épine dorsale de l’économie et de la société française, celle qui fait aussi « l’attractivité de la France » pour des entreprises étrangères, que le pouvoir sabote.

2- En Isère, nous sommes cruellement confrontés à la volonté de démantèlement de l’industrie : licenciements, chômage partiel, chez Caterpillar, ST Microelectronics, Tyco, Schneider, Arkema-Total, SEB-Calor, Valéo, A. Raymond…

Ca ne peut pas continuer ! Localement nous avons pu travailler avec les communistes de Caterpillar et la CGT. L’expression du PCF a été littéralement « dévorée » par les travailleurs parce qu’elle disait NON à la résignation, NON à l’alibi de la crise que les salariés devraient payer sans fin, NON à l’inéluctabilité des délocalisations et de la mondialisation. Et disait OUI à la lutte pour leur emploi et leurs salaires.

OUI, le monde du travail a la force d’imposer d’autres choix politiques !

Le rapport de force au plan National comme en Guadeloupe, Martinique existe. Mettons-le en œuvre. Là est notre responsabilité de PCF. C’est par ce front populaire de lutte que les batailles politiques peuvent se gagner et le PCF doit être l’outil de ces victoires.

Retrait unilatéral de la France de l’OTAN !

Le gouvernement français doit cesser de nous impliquer

dans sa logique de guerre impérialiste 

 

Pour préparer les esprits à une réintégration de plus en plus probable de
la France dans la structure militaire intégrée de l’Alliance atlantique, dont de Gaulle avait claqué la porte en 1966, M. Sarkozy a affirmé que « le moment approche » d’expliquer aux Français l’importance du lien avec les Etats-Unis. « L’alliance avec les Etats-Unis et l’alliance avec l’Europe ne mettent pas en cause l’indépendance de mon pays », a-t-il assuré devant
la Conférence sur la sécurité de Munich (sud de l’Allemagne). 

 

Le cap fixé, reste le sommet de l’Otan du 1er au 5 avril 2009. A l’occasion de ses 60 ans l’Otan doit effet tenir un important sommet à Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne). Comme à chacun de ces sommets, les dirigeants des états membres prendront des décisions lourdes de conséquences à notre place. En effet, l’Otan est en guerre, et ses états membres avec, c’est ainsi que nous sommes des millions à être impliqués malgré nous dans les conflits en Irak ou en Afghanistan. 

 

L’Otan a été créé en 1949 dans la logique de la « guerre froide » pour contrer l’URSS et ses alliés, or depuis 1989 sans contrepoids et sans adversaire désigné, l’Otan a les coudées franches pour n’être qu’une coalition militaire au service des riches et des puissants. Cela a d’abord commencé par l’ex-Yougoslavie où sous couvert d’opération humanitaire, l’Alliance atlantique est intervenue pour la première fois de son histoire. Résultat en 1999, un pays européen,
la Serbie, était bombardé par l’Otan et c’était avec la participation de
la France. 

 

Ensuite, la stratégie d’ingérence de l’OTAN s’est transformée en protection active des intérêts de ses membres hors de ses frontières (Afghanistan, Irak) : installation de bases militaires au Moyen-Orient, protection des approvisionnements en pétrole, etc. 

 

En Europe, l’OTAN aggrave les tensions, alimente la course aux armements avec le prétendu bouclier » antimissile, un arsenal nucléaire gigantesque et sa doctrine de première frappe nucléaire ». La politique de l’Union Européenne est de plus en plus liée à l’OTAN. L’expansion actuelle et potentielle de l’OTAN en Europe de l’Est (Ukraine et Géorgie notamment), ainsi que ses opérations « hors zone » font courir un danger à la paix mondiale. 

 

Le conflit Géorgien en est un exemple clair. Toute progression de l’implantation de l’OTAN augmente les risques de guerre, y compris le danger du recours aux armes nucléaires. Le déploiement des missiles antimissiles américains installés en république tchèque a créé des tensions internationales préoccupantes. 

Ce sommet est particulièrement important pour
la France, car ce devrait être l’occasion pour notre pays de réintégrer pleinement la structure militaire de l’Alliance (commandement intégré)
. Nicolas Sarkozy et ses conseillers sont dans la phase finale d’un processus qui mettra fin à plus de quatre décennies d’une « exception » française au sein de l’Alliance atlantique. L’Elysée prépare, ainsi que le chef de l’Etat l’avait annoncé à l’été 2007, le retour de
la France dans les structures militaires intégrées de l’OTAN. Dans cette perspective, Paris a obtenu l’accord de Washington pour que deux commandements de l’Otan soient attribués à des généraux français. 

 

L’allégeance aux USA s’inscrit directement dans l’intégration européenne, dans
la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’UE
. En témoigne la tribune que le président Sarkozy et la chancelière Angela Merkel publient dans « Le Monde » et
la Süddeutsche Zeitung : « Pour répondre aux crises et aux conflits, affirme ce texte, les alliances fondées sur des valeurs communes, comme l’Union européenne et l’OTAN, prennent une importance accrue. » « Il est dans notre intérêt de faire de la construction européenne et du partenariat atlantique les deux faces d’une même politique de sécurité« , ajoute cette déclaration commune. 

 

Déjà en février 2008, Hervé Morin, ministre de la défense, affirmait lors d’un sommet informel à Munich : « c’est le moment où les Européens décident d’assumer leur part du fardeau ». Il précisait: « l’OTAN et l’UE sont pour nous les deux volets d’une même politique de sécurité et de défense. Nous pouvons – et je dirais même nous devons – agir de front vers le renforcement de l’Europe de
la Défense et vers la mise en place d’une OTAN plus réactive
et plus flexible. » Tout cela en se saisissant de « toutes les opportunités et les instruments qui nous sont offerts par le traité de Lisbonne », c’est-à-dire notamment de l’augmentation des crédits militaires de chaque pays et l’affirmation de la vocation de l’UE à « avoir recours à une capacité opérationnelle s’appuyant sur des moyens civils et militaires dans les missions en dehors de l’UE… ». 

 

A l’approche du sommet, les Américains font le forcing… Commandant en chef des forces de l’Otan à Mons (Belgique), le général américain John Craddock réclame un bataillon de plus par région (l’Afghanistan est divisé en cinq secteurs. « Le combat en Afghanistan ne sera ni facile ni bref », a reconnu le secrétaire américain à
la Défense Robert Gates, se disant néanmoins convaincu que l’Otan saurait « relever le défi » et que le sommet tenu en avril pour le 60e anniversaire de l’Otan serait l’occasion de le démontrer. 

 

Nous refusons que le gouvernement français leur emboîte le pas. L’engagement militaire renforcé de
la France au coté des USA en Afghanistan Comme le retour de notre pays au sein du commandement intégré de l’OTAN expose le pays, à un engrenage menaçant l’intégrité de l’ensemble du peuple français. 

 

En Afghanistan, comme pour toute autre crise régionale, nous opposons à toute réponse militaire qui constitue non une solution mais un problème supplémentaire. Nous voulons en finir avec la logique de domination économique, de rapports basés sur la supériorité militaire, le recours à la force armée, conceptions d’un capitalisme exacerbé telles que les USA les mettent en pratique. Nous devons démocratiser et démilitariser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de coopérations pacifiques afin de construire un monde plus sûr et plus juste. 

 

Dans cette perspective nous demandons dans l’immédiat : 

 

Le retrait des troupes françaises en Afghanistan 

Le maintien de
la France hors du commandement militaire intégré de l’OTAN 

 

Et finalement la sortie unilatérale de
la France de l’OTAN et de
la Politique européenne extérieure et de sécurité commune PESC.
 

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