Archive | 10 mars 2009

Dixième Rencontre Internationale des Partis communistes et ouvriers

 »Proclamation de Sao Paulo – Le socialisme est l’alternative! » São Paulo, 23 novembre 2008

Traduit par A.C. depuis le Portugais pour vivelepcf.com  »

Le monde est confronté à une grave crise économique et financière de grande ampleur. Une crise du système capitaliste, indissociable de sa nature propre et de ses contradictions insolubles, qui est probablement la plus grave crise depuis la Grande Dépression commencée avec le krach de 1929. Comme toujours ce sont les travailleurs et le peuple qui en sont les principales victimes. La crise actuelle est l’expression d’une crise plus profonde, intrinsèque au système capitaliste qui démontre ses limites historiques et l’exigence de son dépassement révolutionnaire. Elle représente aussi un danger de régression sociale et démocratique et constitue, comme l’Histoire l’a démontrée, une base pour des mouvements autoritaires et militaristes, ce qui nécessite une vigiliance accrue des partis communistes et des forces anti-impérialistes. Alors que des milliards d’argent public sont mobilisés pour sauver les responsables de la crise – le grand capital, la haute finance et les spéculateurs – ce qui s’annonce pour les ouvriers, les paysans, les couches moyennes, tous ceux qui vivent de leur travail et qui étouffent sous le poids des monopoles, c’est plus d’exploitation, de chômage, de baisses de salaires et de retraites, d’insécurité ; la faim et la pauvreté. De puissantes campagnes idéologiques de diversion cherchent à cacher les causes réelles de la crise et à barrer la voie à la recherche de solutions qui seraient dans les intérêts des masses populaires, qui favoriseraient l’émergence d’un nouveau rapport de force, un nouvel ordre international en faveur des travailleurs, des forces populaires, basé sur la solidarité internationale et l’amitié entre les peuples. Les grandes puissances capitalistes, à commencer par les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Japon, au moyen d’organisations internationales qu’ils contrôlent – le FMI, la Banque mondiale, la Banque Centrale Européenne, l’OTAN entre autres – et aussi en se servant de l’ONU pour poursuivre leurs intérêts particuliers, travaillent frénétiquement sur des « solutions » qui ne font que semer les germes des crises à venir, et cherchent à sauver le système à court-terme et à renforcer les mécanismes de l’exploitation et de l’oppression impérialiste En ayant recours à des boucs-émissaires, et en insistant sur des solutions éculées de « régulation », d’ « humanisation » et de « réforme » du capitalisme, ils veulent changer les apparences pour que rien ne change. Les partis du Capital se sont empressés d’adopter les dogmes du « Consensus de Washington » qui ont alimenté la brutale financiarisation de l’économie. La social-démocratie, masquant sa capitulation devant le néo-libéralisme et sa transformation en un pilier de l’impérialisme, tente un retour tardif à des modes de « régulation » de type keynésien qui laissent intact la nature de classe du pouvoir et les rapports de propriété, et qui visent objectivement à éluder la question de l’affirmation d’alternatives révolutionnaires pour les travailleurs et les peuples. Mais cette perspective n’est pas une fatalité. Comme d’autres moments dans l’histoire l’ont déjà démontrés, les travailleurs et les peuples peuvent, s’ils sont unis, déterminer le cours des événements économiques, sociaux, et politiques, arracher d’importantes concessions au capital dans l’intérêt des masses, empêcher une évolution vers le fascisme et la guerre et ouvrir la voie à de profondes transformations de nature progressiste et même révolutionnaires Sur le plan international, le tableau est celui de luttes de classe toujours plus aigues. L’humanité traverse un des moments les plus difficiles et les plus complexes de son histoire, une crise économique globale, qui coincide simultanément avec une crise énergétique et alimentaire et une sérieuse crise environnementale ; un monde avec de profondes injustices et inégalités, des guerres et des conflits. Ce tableau nous laisse à un carrefour de l’histoire, où deux tendances contradictoires se manifestent. D’un côté, de grandes menaces sur la paix, la souveraineté, la démocratie, les peuples et les droits des travailleurs et de l’autre côté un immense potentiel de luttes et d’avancées pour la cause de l’émancipation des travailleurs et des peuples, la cause du progrès social et de la paix, la cause du socialisme et du communisme. Les partis communistes et ouvriers réunis lors de cette dixième rencontre, à Sao Paulo, saluent les luttes populaires qui se développent partout dans le monde contre l’exploitation et l’impression impérialistes, contre les attaques croissantes sur les conquêtes historiques du mouvement ouvrier, contre l’offensive militariste et anti-démocratique de l’impérialisme. En soulignant que la faillite du néo-libéralisme ne représente pas seulement l’échec d’une politique de gestion du capitalisme mais l’échec du capitalisme lui-même, et sûrs de la supériorité des idéaux et du projet communistes, nous affirmons que la réponse aux aspirations émancipatrices des travailleurs et des peuples peut seulement se trouver dans la rupture avec le grand capital, avec les blocs et les alliances impérialistes, dans de profondes transformations de nature émancipatrice et anti-monopoliste. Avec la conviction profonde que le socialisme est l’alternative, la voie vers une indépendance véritable et totale des peuples, pour l’affirmation des droits des travailleurs et le seul moyen de mettre fin aux crises destructrices du capitalisme, nous en appelons à la classe ouvrière, aux travailleurs et aux peuples du monde entier pour qu’ils se joignent à la lutte des communistes et des révolutionnaires et, unis autour de leurs intérêts de classe et de leurs justes aspirations, qu’ils prennent en main la construction d’un futur de prospérité, de justice, de paix pour l’Humanité. En ce sens, les conditions émergent pour une convergence des résistances, des luttes populaires en un grand mouvement contre les politiques capitalistes mises en oeuvre dans cette crise et les agressions impérialistes qui menacent la paix. Certains qu’un autre monde est possible, libre de l’exploitation et de l’oppression de classe du capital, nous proclamons notre engagement à poursuivre la voie historique pour la construction d’une société nouvelle libérée de l’exploitation et de l’oppression de classe : le Socialisme.

São Paulo, 23 novembre 2008

Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des professeurs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger

Un cadeau sympathique, non ? Sauf qu’il va surtout profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée. Ces écoles, très cotées étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont des > établissements publics, d’autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San  Francisco.
Au diable l’avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.
A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an (pas vraiment le SMIC) pour décrocher 4 500 euros d’aide. Environ un  quart des élèves français bénéficient d’une bourse. Mais pour Sarkozy, ce n’était pas assez. Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale… quels que soient les revenus des  parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite.
« J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarkozy,  le 20 juin dernier, devant la communauté française d’Athènes. Mais j’ai voulu commencer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français ». Encore merci !
Mais générosité pour qui ? A Londres, l’une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d’euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d’un million. Jusqu’alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d’attirer leurs cadres vers l’étranger. Ces boites, comme « Darty » ou « Auchan », rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expatriations si l’Etat régale ? Un coût qui fait boum ! Au Quai d’Orsay, l’Agence française de l’enseignement à l’étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s’est bien gardé d’en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du « Canard ». D’ici dix ans, appliquée du lycée jusqu’au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l’Etat la  bagatelle de 713 millions d’euros par an !
Intenable ! La vraie priorité, c’est l’ouverture de nouveaux  établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s’est lancé la dedans ? Peut-être parce qu’il se sent personnellement  concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha… Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n’a pas nié ces menus « inconvénients ». Son cabinet songe d’ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle… mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarkozy n’en veut pas. « Je tiens beaucoup à la gratuité », s’entête-t-il à chaque déclaration à l’étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !
A DIFFUSER LARGEMENT. Ce ne sont pas les médias qui nous le diront. Et puisqu’il faut faire des économies à l’Education Nationale, je vous laisse juges.
Tout va bien. Surtout pour certains. Il n’y a plus d’argent ?


Mireille B.-T.
Université de Provence

Aix-en-Provance

SPECIAL 19 mars

 

DES PROPOSITIONS DE RUPTURE immédiate

AVEC LA POLITIQUE AU SERVICE DU MEDEF !

Mettre en échec les projets du gouvernement et gagner  l’annulation des 13500 suppressions de poste dans l’éducation nationale en 2009, le retrait de la Loi Bachelot contre l’hôpital public, de la loi Boutin contre le logement social, l’arrêt de la RGPP et le retrait du projet de loi sur la « mobilité » (Révision générale des politiques publiques qui désorganise les services de l’Etat et remet en cause le statut de la fonction publique), l’abandon définitif du projet de changement de statut et de privatisation de La Poste…

Ce sont des préalables à toute véritable réforme, allant dans le bon sens.

Orienter l’argent vers les moteurs de la croissance , la consommation populaire et l’investissement :

Les 15 milliards d’euros par an de « paquet fiscal » pour les plus riches, les 21 milliards, déjà, pour les banques peu regardantes, les 33 milliards par an d’exonérations de cotisations sociales patronales aux dépens de la Sécu (condamnées même par la Cour des comptes), les 94 milliards d’euros de profits en 2008 pour les entreprises du CAC40, les 320 milliards de garantie d’emprunt garantie au profit des banques… ASSEZ DE GACHIS!

Demandons entre autres:

- la baisse des tarifs des services publics, en particulier de GDF et EDF.

- une baisse du taux normal de TVA et sa suppression pour les produits de première nécessité

- un plan de construction de 900.000 logements véritablement sociaux en 5 ans, plutôt que de renflouer les promoteurs et de livrer l’argent des livrets A aux banques.

- un plan d’urgence pour l’hôpital public (embauches, formations, équipement…).

- une revalorisation du SMIC à 1500 euros net, de l’ensemble des salaires et retraites de 10% (inflation et gains de productivité captés par les profits).

- paiement à 100% du salaire lors des périodes de chômage partiel financé sur les dividendes aux actionnaires.

Gagner de premières mesures structurelles contre la « loi » du capitalisme. Battons-nous pour:

- gagner un droit de veto suspensif sur les plans de suppressions d’emplois

- la constitution d’un pôle public financier dirigeant l’épargne populaire et le crédit vers le développement économique, autour de la « Banque » postale, réintégrée à l’établissement public de La Poste, de la Caisse des dépôts et impliquant la renationalisation des principales banques.

- la défense et la reconquête des monopoles publics pour les activités d’intérêt général relevant des services publics (énergie, transports, eau, courrier et télécommunications…), rejet des directives européennes et renationalisations intégrales des opérateurs historiques.

- un plan de défense de l’industrie, sanctionnant les délocalisations, impliquant des relocalisations correspondant à la réponse aux besoins nationaux, mobilisant les salariés, les populations des bassins d’emplois pour imposer des choix d’intérêt public aux industriels dont des (re)nationalisations démocratiques.

Voici la liste complète des manifestations syndicales

http://www.dailymotion.com/video/k2FMtXpBL2xddOVPFl

(musique : MAP)

Jeudi 19 mars 2009 :

Après leur victoire contre le Medef, merci aux travailleurs guadeloupéens, à l’avant-garde de nos luttes !

Après plus de 6 semaines de grève, les travailleurs guadeloupéens ont gagné sur quasiment toutes leurs revendications. Ils ont ouvert une brèche dans le front qui unit patronat et gouvernement. Ils les ont battus sur le fond. Oui, de l’argent, il y en a, pour satisfaire les revendications ! Oui, répondre aux besoins, notamment augmenter les salaires, c’est commencer à apporter une solution à la crise que nourrit la politique du pouvoir.

Hausse des bas salaires de 200 euros net par mois, des autres salaires de 6%, des minima sociaux, diminution des prix des produits de première nécessité et des carburants, gels des loyers… : les exigences des salariés guadeloupéens rejoignent celles de tous les salariés français. Eux aussi se battent pour le maintien et le développement de l’investissement productif. 

Leur victoire appelle immédiatement celle des travailleurs martiniquais et réunionnais.

Elle est d’autant plus éclatante qu’elle a été gagnée sur une classe dominante arrogante, à la fois imbue de ses privilèges néocoloniaux et avide de se débarrasser de tout les acquis sociaux pour s’aligner sur les conditions d’exploitation des îles avoisinantes.

Le Medef et les possédants n’ont toujours pas digéré que le SMIC dans les DOM soit porté dans les années 90 au niveau de la métropole. Ils n’ont toujours pas digéré que les populations martiniquaise et guadeloupéenne votent NON aux référendums de 2003 par lesquels le gouvernement tentait de remettre en cause le statut de département des DOM.

La confiance et la dignité renforcées des travailleurs guadeloupéens avec ce mouvement sont les meilleurs gages de la défense des nouvelles conquêtes sociales que le patronat ne manquera pas de tenter de leur reprendre. Car tout n’est pas gagné bien sûr. Leur financement n’est pour l’instant prévu que pour trois ans et une partie importante des augmentations de salaires est couverte par une baisse des cotisations patronales aux dépens de la Sécurité sociale (« les charges »).

Le niveau d’organisation du mouvement, autour en particulier des organisations syndicales dont la CGTG, le soutien massif de la population, de la jeunesse ont été les conditions de la persévérance jusqu’à la victoire.

Cette démonstration représente une aide inestimable pour tous les salariés des autres DOM comme de métropole. Merci aux grévistes antillais!

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 Le 19 mars 2009, en grève, tous ensemble !

Communiqué

Appel des organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé. Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le SMIC, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… À cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités. La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade. Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels. Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays. En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications: – défendre l’emploi privé et public, – lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales, – exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités, – défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées. Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00. Paris, le le 23 Février 2009

 

http://www.dailymotion.com/video/k50y490pVg3fplZ0Q0

http://www.dailymotion.com/video/x8no34

 

Les 32 jours d’Eric Besson : contrôles au faciès, rafles, déportations

lundi 9 mars 2009, par jesusparis

 

16 janvier, nomination d’Eric Besson au ministère … Six semaines plus tard, c’est un relevé non exhaustif dans sa méthode, incomplet d’un point de vue géographique, mais indicatif d’une situation. Le relevé porte sur les arrestations, placements en rétention de mineurs et d’adultes, menaces d’expulsion et expulsions exécutées.

Avec quelques faits hors du champ défini de RESF, de notre point de vue significatifs de pratiques dangereuses du point de vue des libertés (situation dans certains CRA, blocage du retour d’immigrés pourtant en situation régulière, rafle policière à proximité du consulat du Mali).

Ce qu’il en ressort :

-  la fréquence des arrestations de parents, en France depuis de nombreuses années, ayant un travail et ayant construit une vie familiale stable, leurs enfants allant à l’école. Ils sont arrêtés, menacés d’expulsion, et in fine, relâchés en raison des mobilisations, des soutiens et des garanties qui sont présentées.
-  les expulsions de pères de familles, fabrique d’enfants demi-orphelins, de conjoint privés d’affection et de soutien, un acharnement particulier sur des pères frappés de double peine.
-  les appels quasi automatiques des préfectures sur les décisions des tribunaux d’annulation d’APRF et d’OQTF

En bref, une grande continuité de l’action du ministère et de l’appareil de l’Etat, dressé à la chasse à l’étranger, dressé à la fabrication de sans papiers par le refus du renouvellement de titre de séjour, par le refus de délivrer un titre au mineur présent depuis plusieurs années quand il devient majeur….

Une grande continuité aussi dans l’indifférence aux situations humaines, malgré le discours répétitif mais creux de l’examen attentif, voire bienveillant, des dossiers, et cela malgré les coquetteries du ministre qui ne souhaite pas hériter en plus du titre de ministre, celui de ministre de la rafle et du drapeau mais qui est en train de concourir pour celui de la casse des familles.

Pour les sigles voir le lexique à la fin

13 janvier

METZ – Arrestation dans le train et mise en rétention au CRA de Metz de M. LY Amadou, mauritanien, à Marseille depuis 2002. Père d’un enfant de 5 ans. Extrait au 15ème jour de rétention pour un passage « devant le JLD », lui dit-on, mais en fait emmené, saucissonné de la tête aux pieds, menotté dans le dos et scotch sur la bouche, directement porté dans l’avion. EXPULSE à Nouakchott, sans avoir pu contacter sa famille. Mr LY avait fourni un contrat de travail, refusé car l’emploi n’entrait pas dans « la liste ».

14 janvier

ZONE D’ATTENTE ORLY. 6 mois d’exil et 3 jours de RETENTION pour une mère de 5 enfants, Mme Guilene Nkagosso Menghat, congolaise, en situation régulière en France, mère de 5 enfants scolarisés à Joué-Lès-Tours, empêchée de rentrer sur le territoire français depuis juillet 2008. Les autorités françaises ont décidé que son passeport congolais était falsifié. Arrêtée en juillet 2008, elle a été réexpédiée au Maroc et condamnée à un mois de prison ferme. Elle perd alors le bébé qu’elle attendait. Janvier 2009, nouvelle tentative, nouvelle arrestation, nouvelle menace d’expulsion. 17 janvier. Transférée dans un hôpital en raison de son état de santé, elle est LIBEREE après médiatisation et interventions.

PARIS – Arrestation de M. HU, Zuilin, Père d’un bébé d’un an né en France. LIBERE de sa garde à vue avec APRF.

PARIS – Arrestation de Mr LIN Guoguanj (déjà arrêté le 19/12/2008). Presque 10 ans en France, marié. 2 enfants : 13 ans et 6ans, ce dernier né en France. LIBERE à l’issue de sa garde à vue.

15 janvier

ZONE D’ATTENTE ORLY – WILLIANA 12 ANS 4 jours de prison administrative. Williana venue rejoindre son père français a débarqué à Orly. Alléguant un problème de passeport, la PAF décide de la renvoyer. Menace bloquée par le dépôt d’une demande d’asile, elle est cependant retenue en zone d’attente. Le 19 janvier Williana comparait devant le JLD escortée par deux policiers l’arme au côté. Le Juge des libertés (sic) et de la détention du TGI de Créteil déclare légal et légitime de ne pas la rendre à son père. Interventions communiqués de presse à 14h : à 15 heures Williana est LIBEREE, elle peut enfin retrouver son père.

PARIS – Arrestation de Meng Luo REN, jeune majeur de 18 ans et 4 mois. Ses parents auront dix ans de présence en juin et étaient sur le point de déposer un dossier pour eux et Meng Luo. LIBERE avec APRF à l’issue de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation M. Heming ZHU, arrivé en France en 2003. Il a une fille de 4 ans et un fils de 16 ans tous deux scolarisés.

16 janvier

PARIS – Arrestation de M. RUAN Hanli, dix ans de présence en France, un fils de 4 ans, né en France, et scolarisé. Sa femme est également en France depuis plus de 10 ans. LIBERE à l’issue de sa garde à vue

PARIS – Arrestation et mise en rétention de M. Wenjun HUANG, 6 ans de présence en France. Marié, sa femme entrée en France en 2003, 1 fille Céline, 3 ans, bientôt scolarisée. LIBERE le 20 janvier par la CA du JLD.

PARIS – Luigi BOWANDO, 21 ans, congolais arrêté et placé en centre de rétention à Bobigny. Arrivé en France à 13 ans, il a un CAP de poseur de sol. Son père est en situation régulière, ses 3 frères et sœurs, tous nés en France, sont de nationalité française ainsi que sa compagne. LIBERE le 24 janvier au bout de 8 jours de rétention.

17 janvier

LAON – Neuf mineurs afghans arrêtés. Neuf mineurs afghans arrêtés en 48 heures dans l’Aisne… au total 17 Afghans dont cinq conduits « dans un centre » (CRA) « en attendant que la Préfecture étudie leur situation ». Les policiers remettent les mineurs à l’Établissement Départemental de l’Enfance et de la Famille de Laon (EDEF) pour une prise en charge et placent en garde à vue les adultes.

AUBERVILLIERS – Placement en rétention à Bobigny de M. Dieuler Nicolas, haïtien, 8 années de présence en France, deux enfants scolarisés de 11 ans et 5 ans. LIBERE, au bout de 15 jours de rétention à Bobigny.

18 janvier

PARIS – Arrestation et mise en rétention de RACHDI, Badre, 22 ans, marocain, entré régulièrement en France, à l’âge de 14 ans, vit avec son père en France depuis 37 ans. Scolarisé de 2001 à 2007. LIBERE le 30 janvier, au bout de 12 jours de rétention.

19 janvier

BORDEAUX – Arrestation de M. KOKOEV, ossète, en France avec sa femme et sa fille depuis février 2007, Persécutés en Ossétie ils ne sont reconnus ni par la Géorgie ni par la Russie. L’OFPRA a refusé leur demande de statut de réfugié suivie par la CNDA.

PARIS – Arrestation de M. LIN Xiaomeng, en France depuis 5/6ans, père d’un petit garçon né en 2003 à Bagnolet, qui est scolarisé. LIBERE avec APRF à l’issue de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation et mise en rétention à Vincennes de Monsieur SONG Zai Yi, en France en 2004 avec visa, pour rejoindre son épouse, arrivée en 2000, un enfant d’un an. A l’audience du JLD, deux vices de forme sont signalés. M. SONG est maintenu en CRA. 07/02, M. Song est présenté à l’embarquement refuse de monter, son expulsion prévue dans les 4 jours prochains se fera sous escorte ! LIBERE le 9 février par la cour d’appel de Paris à son 20ème jour de rétention !

LAGNY (77) – ARRESTATION en gare de Lagny (77) et placement en rétention de David Nzongo étudiant congolais. En France depuis octobre 2004 avec un visa étudiant, titulaire d’un BTS en comptabilité Gestion, l’administration lui refuse en 2006 le changement de son statut pour un titre salarié (il avait une proposition d’embauche en CDI). Elle met aussi en cause de la validité de son Pacs. LIBERE le 26 janvier au bout de 7 jours de rétention.

20 janvier

LYON (69) – Arrestation et mise en rétention de TERKOUCHE Massinissa, jeune majeur, algérien, 20 ans, arrivé en France en janvier 2003 avec son père. Sa mère et son petit frère sont en France. LIBERE par le JLD le 21 janvier

MULHOUSE – ARRESTATION à Saint Louis de M. Qamil DASHI, kosovare, père de 4 enfants, en France depuis octobre 2006.

LA COURNEUVE (93) – Arrestation et mise en rétention de Monsieur SONG Rai Yi. En France depuis 2004, il a rejoint son épouse arrivée en 2000. En juin 2008 ils ont un enfant, Johny. 6 février : le JLD a confirmé la rétention pour M.Song et l’a prolongée de 5 jours. Un laissez passer a été obtenu.

 ??? - Arrestation lors d’un contrôle d’identité et mise en rétention au CRA du Mesnil Amelot de M. BEAUVOIR Ernso, Haïtien, entré en France en 2000, père de 3 enfants scolarisés. Débouté de l’asile en 2001, il demande un réexamen de sa situation depuis le centre de rétention. LIBERE au bout de 4 jours et assigné à résidence en appel de la décision initiale du Juge des Libertés et de la Détention qui le maintenait en rétention.

CHAMPIGNY (94) – Arrestation et mise en rétention au Mesnil Amelot de M. Semedo Cabral Jean, Capverdien. Il habite Champigny et ses 2 enfants sont scolarisés à l’école Jean Jaurès ; il est en France depuis 8 ans. Importante mobilisation locale et interventions. 6 février 2009 : menace d’expulsion de M. Cabral qui, amené à l’avion, refuse d’embarquer. LIBERE le 8 février après 20 jours d’emprisonnement mais qui devra répondre de son refus d’embarquer devant le tribunal et risque donc la prison.

21 janvier

PARIS – Arrestation de Mr DIASOLO Namani, Congolais, père d’un enfant de 5 ½ ans scolarisée en maternelle. Il s’occupe aussi de la fille de sa compagne, 3 ans. LIBERE le 22 janvier à l’issue de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation et placement en rétention au CRA du Mesnil-Amelot le 22 janvier d’Amar CHIKRI, 18 ans depuis le 6 janvier, Le 30 janvier, 150 lycéens et une quinzaine d’enseignants du lycée Voltaire (11°) se rassemblent devant la Préfecture de Police de Paris pour demander la libération de leur copain et de leur ancien élève. Amar a quitté l’établissement en juin 2008, la solidarité a cependant fonctionné à plein. Une délégation de profs et d’élèves a été reçue par le directeur du service des étrangers qui leur a expliqué qu’en raison du « passé judiciaire » (délits mineurs non encore jugés, la préfecture se substitue à la justice !) de ce jeune, il comptait mener la procédure à son terme. 31 janvier EXPULSION d’Amar. A son arrivée il est remis à la police marocaine.

22 janvier

LYON – ARRESTATION à domicile et aux premières heures de la famille Hamaïdi à St Priest (69). Riane, 12 ans, Ghada Malek, 7 ans, et Mohamed Yacine 5 ans, tous trois scolarisés à l’école Edouard Herriot à St Priest-69- (CM2 CP et maternelle). M et Mme HAMAIDI ont quitté leur pays l’Algérie où ils étaient victimes de violence et de menaces. Ils ont dû y séjourner à plusieurs reprises entre 2003 et 2006 en raison des refus de leurs demandes d’asile politique. Ils reviennent en mai 2006 et font une demande de régularisation… Rejetée. OQTF fin 2007 et interpellation à domicile du père le 22 novembre 2008, ensuite relâché. 22 janvier : interpellation de toute la famille conduite au centre de rétention de Lyon. Après deux jours de rétention, la famille Hamaïdi est assignée à résidence Mi février la PAF est venue apporter les billets d’avion à la famille qui ne s’est bien sûr pas présentée à l’aéroport. Ils sont depuis sous notre protection !

LYON – Le 22 janvier la famille Nekaa échappe de justesse à une arrestation au Foyer à Meyzieu (69). Le comité de soutien décide de prendre moralement et concrètement la famille Nekaa sous sa protection. Depuis la police est revenue deux fois au foyer… Soi-disant pour demander des informations sur la famille… Qui heureusement n’était pas présente sur les lieux. Une banale histoire de sans-papiers ?

Un père algérien qui vient demander le droit d’asile en France en 2004 car il est menacé par des extrémistes religieux en tant que musicien. A son arrivée, il tombe malade, victime d’un infarctus du myocarde et doit se faire opérer à Lyon. Il doit alors suivre un traitement à vie. Il retourne en Algérie mais reviendra en France en juin 2006 avec ses 4 enfants et sa femme car les soins sont inaccessibles pour lui dans son pays. Il bénéficie alors d’une régularisation à titre médical dans le cadre des accords franco-algériens de 1968. La famille est désormais dans une perspective d’intégration, un réel projet de vie se dessine : le papa trouve un travail et les enfants Ismaïl, Hadjer, Brahim et Aya sont alors scolarisés. Les enfants apprennent rapidement le français, ils aiment l’école. Brahim et Hadjer se prennent au jeu de la réussite scolaire et ont des projets d’études longues.

Juillet 2008, la fin d’un rêve ?

La famille reçoit une Obligation de Quitter le Territoire Français, le titre de séjour n’est pas renouvelé. Le papa ne peut plus travailler. Tout va alors très vite. Les enfants paniqués informent leurs profs à la rentrée scolaire 2008 d’un risque d’expulsion. Aujourd’hui, pour éviter une arrestation, nous en sommes réduits à « cacher » cette famille, à ne pas la laisser se déplacer ensemble. Les enfants doivent pouvoir grandir sans être cachés, vivre au grand jour comme n’importe quels enfants.

ZONE d’ATTENTE ROISSY – Djessy 12 ans, placée en zone d’attente à son arrivée à l’aéroport munie d’un passeport falsifié. Les deux femmes « se présentant comme sa mère et sa tante » sont menottées et placées en garde à vue pour « aide au séjour ». Même drame pour Judelcia, 5 ans et même attente pour sa maman enceinte de 8 mois et demi. Trois jours et trois nuits seules en zone d’attente à Roissy pour des enfants de 5 et 12 ans avant d’être « LIBEREES » le 25 janvier et rendues à leur famille après avoir comparu au JLD de Bobigny encadrées par une escorte de gendarmes.

PARIS – Arrestation de M. ZHOU Jihang en France le 20/09/1999, marié en France en 2004, sa femme est arrivée en 2002, 2 enfants nés en France, l’aîné, né en 2004, est scolarisé en maternelle. LIBERE avec un APRF à l’issue de sa garde à vue

MONTCEAU LES MINES – ARRESTATION d’Ogima Tsasa Nduka en France depuis 1991, débouté de sa demande d’asile Placement au CRA de Mesnil Amelot. Sa compagne arrivée mineure en 2003 en France prise en charge par l’ASE est française. Ils ont un fils de 15 mois NEPHTHALI. 9 février : Ogima Tsasa Nduka menotté et scotché est monté de force dans l’avion pour Kinshasa : le pilote refuse l’embarquement. 24 février : EXPULSION d’Ogima, au 32ème jour de rétention.

23 janvier

PARIS – Arrestation de M. ZHOU Ankang Marié et père de 2 enfants, l’un en 1ère bac pro maintenance, le second élève de 4°. La dernière OQTF de Monsieur ZHOU expirait en septembre 2008. Il est sur le point d’obtenir une promesse d’embauche. LIBERE de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation de M. HU Bin, en France depuis 1999, deux enfants scolarisés de 7 et 19 ans. Emmené menotté chez lui, pour que la police récupère son passeport ! LIBERE de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation de M. WARAHENA, Sampath à Noisy-le-Grand 93160, lors d’un contrôle routier, en France depuis 2001. Père de 2 filles de 6 ans et 1 an, nées en France, Sadali est en CP. Il vient d’obtenir de son employeur les documents pour une procédure de régularisation comme travailleur salarié LIBERE avec APRF à l’issue de sa garde à vue.

ARRESTATION et placement en rétention au CRA du Mesnil Amelot de Pierre LAPOINTE, père de Beverly 4 ans et de Davidson (3 ans), débouté de l’asile après avoir fui Haïti il y a 9 ans. Il travaille comme peintre depuis son arrivée, et à ce titre, a sollicité un titre de séjour salarié en décembre 2008, demande sans réponse. Il est soutenu par son employeur. EXPULSE le 20 février au bout de 27 jours de rétention.

PARIS – ARRESTATION de M. Zhenhua CHEN lors d’un contrôle d’identité. Placement au CRA de Vincennes. Le couple a enfreint la loi de l’enfant unique en Chine et subi de lourdes sanctions : amende (plus de 10 000 euros), interdiction d’école pour les enfants, perte du travail pour les parents. Mme Chen a été emprisonnée trois semaines et on a tenté de lui faire subir une stérilisation. Ils se sont enfuis en France en 2006, mais n’ont pas obtenu l’asile. Mme Chen est rentrée précipitamment en Chine dans des conditions précaires et dangereuses suite à la mort de son père. Mr Chen vit donc seul ici avec ses 2 enfants de 14 et 15 ans Yidan et Bin scolarisés. LIBERATION de M. Chen le 13 février, au bout de 21 jours de rétention.

24 janvier

BONDY (93) – ARRESTATION de M. UGUR Mehmet, placé au dépôt Cité de Paris. En France depuis bientôt 3 ans avec sa femme et ses enfants : une petite fille Ezgi âgée de moins de 2 ans née en France et un garçon Yunus Emre âgé de 8 ans scolarisé à l’école élémentaire Jean Rostand de BONDY. 26 janvier 2009 M. UGUR LIBERE.

GRENOBLE – ARRESTATION en préfecture puis placement en rétention de Patricia Sadjue Bakakeu, étudiante camerounaise à l’IUT 2 de Grenoble. Son expulsion est programmée pour le lendemain mais Patricia a réussi à refuser l’embarquement.

Ousmane Diarra Communiqué de l’AME Bamako

« Depuis quelques jours nous observons à l’aéroport de Bamako Sénou que des travailleurs immigrés maliens régularisés par le travail (titre de séjour 3 mois) venus en visite au Mali sont empêchés par les compagnies aériennes de reprendre le vol retour vers la France. D’après les personnes ressources approchées il s’agit de l’application d’une circulaire transmise aux compagnies aériennes qui indique la démarche à suivre concernant les voyageurs détenteurs d’un titre de séjour de 3 mois ; surtout régularisés par le travail. »

26 janvier

PAU – ARRESTATION à son domicile de la famille arménienne Abrahamian (les parents et 2 enfants, Arman 9 ans et Narek 22 mois). La police a utilisé deux voitures : l’une pour emmener la mère et le bébé au commissariat de la police aux frontières pendant que l’autre conduisait le père à proximité de l’école pour qu’il récupère Armen à la garderie. 29 janvier : la famille Abrahamian a été EXPULSEE vers Erevan en avion spécialement affrété pour la circonstance sans avoir pu faire valoir ses droits devant la justice !

PARIS – Mr et Mme REN Xongfa arrêtés ensemble, placés en garde-à-vue, leurs enfants (11 et 5 ans, scolarisés) seraient à la rue et/ou seuls si parents proches et voisins n’avaient pas pris le relais. LIBERES à l’issue de leur garde à vue le 27 janvier.

CLICHY sous BOIS (93) – ARRESTATION de Ramazan OZCAN, père de famille kurde de nationalité turque, placé ensuite au CRA de Bobigny. En France depuis 2000, sa femme en situation régulière, un fils Mickael Jiyan Ozkan bientôt un an..En cas de retour il risque d’être enrôlé de force pendant 15 mois au minimum pour faire son service militaire. 12 février : un vol est retenu pour expulser M. OZCAN. Intensification de la mobilisation et des interventions. LIBERE le 12 février au bout de 14 jours de rétention.

27 janvier

PARIS – M. Manangkil, philippin, en France depuis 2001, ayant un travail et deux enfants scolarisés dans notre pays depuis septembre 2007 pour l’aînée et septembre 2008 pour le plus jeune. OQTF exécutable jusqu’au 22 février. LIBERE à l’issue de sa garde à vue, avec un rappel à quitter le territoire.

28 janvier

VITRY (94) – ARRESTATION à la Gare d’Austerlitz de Carlos GRANADOS père de 2 filles de 7 et 2 ans. Placé en rétention au CRA du Mesnil Amelot. Carlos vit avec sa compagne et travaille depuis 9 ans en France. Sa fille Valéria y a fait toute sa scolarité. Ils n’ont plus d’attache en Colombie. L’école et la ville se mobilisent plusieurs fois. 2 février : maintien en rétention par le juge de la cour d’appel qui refuse l’assignation à résidence : le passeport aurait dû être déposé aux autorités administratives avant l’audience. 6 février : M. Granados LIBERE par le TA de Melun au bout de 10 jours de rétention. APRF annulé.

VERNEUIL L’ETANG (77) – Pétition pour Jusuf et Erblina et ses frère et sœur kosovares, tous trois nés en France. Erblina est scolarisée en maternelle. Jusuf son père a été arrêté, enfermé en centre de rétention mais il a refusé d’embarquer et est traduit devant la justice. 19 février 2009. Au TGI, la juge a décidé de reporter le verdict jusqu’en novembre 2009 pour lui laisser le temps d’essayer d’être régularisé.

ORSAY (91) – ARRESTATION de Monsieur CHEN Chao-Yang, 31 ans, à Orsay dans le restaurant japonais où il travaille. Il est en France depuis 2002, marié, un fils de 4 ans scolarisé à la maternelle Maurice Thorez à Ivry où résident les Chen. Il a reçu une OQTF en 2004.

PARIS – Arrestation de M. SUN Bo en France depuis 2002, 1 enfant de 4 ans scolarisé. Il a une OQTF exécutable. LIBERE à l’issue de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation de M. HUANG Jianguo en France depuis 2001, débouté de sa demande de réfugié, 1 fille Sophie 4 1/2 ans, scolarisée à l’école maternelle. LIBERE de sa garde à vue.

RENNES – Chef d’entreprise bientôt père et menacé d’expulsion, LIBERE le 2 janvier, Hassan ressortissant irakien de 42 ans vient à nouveau d’être renvoyé au CRA. Après plus de 17 ans passés en France ce responsable d’une petite entreprise de bâtiment comptant deux employés et dont la compagne attend un enfant est toujours sous la menace d’une expulsion. En 2007 lors d’une interpellation il donne le nom d’un ami syrien pour éviter un nouveau passage au poste de police. Il sera condamné à de la prison ferme “pour fausses informations sur son identité dans le but de volontairement faire échec à une mesure d’éloignement” et à un an d’interdiction du territoire. Une double peine qui, cinq ans après la promesse de Nicolas Sarkozy alors ministre de l’intérieur, n’a manifestement pas été abolie. Sa peine purgée il est placé en centre de rétention. Mais tout se complique lorsque le consulat irakien en novembre 2008 sur un simple échange téléphonique ne reconnaît pas sa nationalité. Ce qui se traduit par une nouvelle accusation d’usurpation d’identité et renvoie Hassan en prison. L’administration française fait des recherches auprès des pays voisins de l’Irak. En vain. Il est de nouveau placé au centre de rétention de Rennes le 2 janvier. Puis LIBERE. Le juge reproche à la préfecture de ne pas avoir fait de recherches auprès de la préfecture de police de Paris où sa carte d’identité irakienne aurait été conservée après un contrôle en 1995 ! Mais quelques jours plus tard convoqué par la police de Saint-Nazaire il est de nouveau renvoyé au CRA de Rennes. En fin de semaine le juge des libertés devrait se prononcer sur le prolongement ou non de sa rétention. En cas de renvoi en Irak sans compter les dangers encourus dans ce pays c’est une entreprise avec ses deux employés qui disparaîtra et une jeune mère et son bébé qui se retrouveront sur la paille.

Révolte matée au centre de rétention du Mesnil-Amelot.

Un début de révolte aurait éclaté dans la nuit de jeudi 29 à vendredi 30 janvier au CRA du Mesnil Amelot (77). Des retenus se sont indignés de l’état dans lequel un étranger d’origine algérienne aurait été ramené au centre après avoir refusé un embarquement.  » scotché, menotté et ils l’ont étouffé avec une serviette pour qu’il ne fasse pas de bruit dans l’avion. Il voulait parler au pilote ils ne l’ont pas laissé. » « Rien à signaler » selon la préfecture. La préfecture de Seine-et-Marne nous a assuré n’avoir été informée d’aucun trouble particulier par le CRA du Mesnil Amelot. D’après plusieurs retenus « l’Algérien » aurait finalement été EXPULSE dimanche.

PARIS – ARRESTATION et placement en rétention au CRA du Mesnil Amelot de Saad, égyptien et homosexuel. Demandeur d’asile en raison des risques qu’il encourt dans son pays eu égard à son orientation sexuelle, il a déposé un recours devant la CNDA début janvier 2009 et attend sa convocation. Le consulat d’Egypte a délivré un laisser passer consulaire. Très fragile psychiquement Saad a déjà fait une tentative de suicide et a été hospitalisé en psychiatrie à l’hôpital TENON. LIBERÉ au bout de 13 jours de rétention pour raisons de santé par le Préfet de Police, sur avis médical du CRA.

PARIS – Arrestation et mise en rétention au CRA de Cité de M. Cun CEN, en France depuis 2000, père d’un petit garçon, de 18 mois, débouté de sa demande d’asile en 2001. Déjà arrêté et placé en rétention en 2007. LIBERE le 31 janvier par la CAA du JLD.

AMIENS – ARRESTATION de Mohamed TURKI, tunisien marié avec Alice il y a 2 ans. Ils habitent à Amiens avec Agathe (12ans) l’enfant d’Alice. Echec de la 1ère tentative d’expulsion le 30 janvier Emmené ensuite au CRA de Oissel puis ramené à ROISSY le 31 janvier pour une 2ème tentative d’expulsion. EXPULSE ! Son épouse prend alors un billet pour TUNIS espérant être dans le même avion. Mohamed est enfermé dans sa camisole de force et menotté ; sa femme proteste et se retrouve menacée d’être débarquée de l’avion.

30 janvier

MARSEILLE – La famille kurde SAN a quitté la Turquie, où la minorité kurde subit des persécutions, et s’est installée à Marseille après avoir transité par l’Italie. Elle est installée à Marseille depuis septembre 2008 et, malgré des conditions matérielles difficiles, elle a créé des liens et s’est engagée sur la voie d’une intégration volontaire. EXPULSION de M. SAN à Rome. Quatre enfants de 3, 8, 10 et 13 ans, et leur maman se retrouvent seuls.

PARIS – Arrestation et mise en rétention au CRA de Vincennes de M. DIENG Conté, sénégalais, en France depuis 1999, 2 filles nées en France de 5 et 3 ans. Demande d’asile pour protection contre excision et rejet le 25/07/2008, LIBERE le 10/02 avec une lettre du Préfet lui enjoignant de quitter le pays par ses propres moyens d’ici une semaine.

1er février

MARSEILLE – ARRESTATION et placement au centre de rétention du Canet de Guvan Yldiz, turc, arrivé en France à l’âge de 16 ans pour rejoindre ses parents. Depuis il vit à Marignane. Plusieurs stages de langue française et des premiers emplois dans le bâtiment témoignent de son insertion. En Turquie il n’a plus personne. Seule la prison l’attend car il n’a pas effectué son service militaire. Il réussit à refuser d’embarquer une première fois avec l’aide de sa famille et de proches. EXPULSE le 17 février, au bout de 15 jours de rétention.

3 février

IVRY sur SEINE (94) – ARRESTATION de Dimitru MALENCIUC, Moldave marié père de Valéria, 8 ans, en CE2, déjà arrêté, placé en CRA en juin 2007. Suite à son refus d’embarquement, il a été condamné à une interdiction de territoire de trois années, mais remis en liberté car sa situation prouvait une parfaite intégration. LIBERE le 6 février.

BEAUVAIS – On signale :
-  des contrôles d’identité répétés en garde de Beauvais (Oise).
-  l’arrestation lundi après midi de Monsieur ZHOU Guang Ying de LA COURNEUVE (Seine ST Denis). Placé en rétention à Oissel le 04 février et LIBERE par le JLD pour vice de forme lors de son arrestation.

CORSE – Abdellatif HEDHLI boulanger de profession résidant à Calvi depuis près de 10 ans parfaitement intégré est menacé d’expulsion jeudi 5 février 2009 à 12H00 à l’aéroport de BASTIA ! La PAF viendra le prendre à son domicile à 8 heures.

PARIS – ARRESTATION de Garba SANGARE avec son passeport en cours de validité à Bastille. Mis en rétention au Dépôt de la Cité En France depuis 1990, Garba est salarié du nettoyage depuis des années mais n’a pu bénéficier de la régularisation article 40 à laquelle il avait légitimement droit. Il a épuisé tous ses recours, un vol pour BAMAKO est prévu. Interventions actives des élus JP Brard et D. Goldberg et forte mobilisation militante. LIBERE le 18 février au bout de 16 jours de rétention. La préfecture de Bobigny lui concède une autorisation provisoire de séjour de 3 mois.

PARIS – Arrestation de M. BOULEGHLEM Rabah, marocain, en France depuis 2000, père de 4 enfants. Il était professeur en faculté de physique chimie, à son arrivée en France il a demandé l’asile politique qui lui a été refusée. LIBERE de sa garde à vue le soir même avec APRF.

ECHIROLLES (38) – ARRESTATION et placement en rétention au CRA de Lyon de Yazid Zarour, étudiant et auxiliaire de vie d’Olivier Morel, professeur d’Anglais et tétraplégique depuis sa naissance nécessitant la présence d’un tierce personne à son domicile. Olivier se retrouve seul et ses amis l’ont rejoint pour ne pas le laisser ainsi cette première nuit. Yazid se retrouve seul dans ce centre de rétention. LIBERE suite à la mobilisation des amis d’Olivier Morel.

4 février

PARIS – Arrestation et mise en rétention de M. HU Lihu, en France avec sa femme et deux filles depuis 1999, ayant bénéficié en 2004-2006 d’un titre de séjour maladie l’autorisant à travailler. Et depuis, une OQTF en septembre 2007, contestée mais perdue. LIBERE par le JLD au bout de 17 jours de rétention.

5 février

VAL de MARNE – ARRESTATION et placement en rétention d’Issa TRAORE, ivoirien, en France depuis 2002, Rejet en janvier 2007 de sa demande auprès de la Préfecture de Paris. Depuis pas de démarches. N’en a pas fait en tant que futur parent d’enfant français. Sa compagne ressortissante français est enceinte de 7 mois et la naissance est prévue pour le 9 avril 2009. M. TRAORE a fait une reconnaissance prénatale. LIBERE, le 20 février au bout de 15 jours de rétention.

PARIS – Une arrestation ordinaire
Venus de Cholet à Paris pour un rendez-vous avec leur avocat, les parents sont accompagnés de leur fils (la grande fille est restée à la maison). Un policier contrôle les papiers du conducteur et du véhicule en règle, puis l’identité des passagers. Les parents sont emmenés au poste de police et aussitôt mis en garde à vue jusqu’au lendemain 17 heures. Madame sort libre mais fait un malaise. Elle se retrouve dans un autre commissariat. Il faudra un long moment avant de la localiser. Le mari est placé en rétention puis LIBERE par le JLD. D’origine arménienne il est né en Turquie. Il se marie avec une femme d’origine Kurde. Musulmane elle est persécutée du fait d’avoir épousé un chrétien. Ils ont trois enfants. De 2000 à 2005 les persécutions s’abattent sur la famille : la sœur et la fille cadette du père sont enlevées. En juin 2005 ils s’enfuient vers la France, déposent une demande l’asile et multiplient les démarches. Les jeunes sont scolarisés. Le père reçoit une autorisation de travail. Il tient son emploi pendant 8 mois. Mais les décisions de l’OFPRA et de la CNDA tombent : refus de l’asile. Où iront-ils ? Il ne peut pas retourner en Turquie sa femme ne peut aller en Arménie.

PARIS – Arrestation et mise en rétention de M. CHENG Liang Fa en France depuis 10 ans, père de CHENG Kairui scolarisé en 1re MHS au lycée Edmond Rostand dans le 18e. LIBERE de sa garde à vue.

PARIS – Arrestation et mise en rétention de M. DJIENTCHEU Léon, en France depuis 2001, débouté de sa demande d’asile. Sa compagne, en situation régulière vit à Caen avec leur fille, Larissa, 9 ans, et son premier enfant, Borel, 11 ans, scolarisés tous deux. Léon DJIENTCHEU participe à l’entretien et à l’éducation de Borel et Larissa et leur rend visite dès qu’il le peut. Arrestation suite à un vol, mais n’a pas été poursuivi pour ce délit mineur. EXPULSE le 28 février au bout de 22 jours de rétention.

6 février

LYON – Messaoud BENAïSSA menacé d’expulsion. Il est père d’Aziza scolarisée en 3ème à Vénissieux et d’Abdel aujourd’hui français, qui prépare un BTS en alternance. Il est également en charge de ses parents, âgés, pas en très bonne santé et qui ne pourraient en aucun cas s’occuper des deux enfants si Messaoud était EXPULSE. Messaoud BENAÏSSA, algérien, en France depuis 2001 avec deux de ses enfants après avoir fui les islamistes. Demande d’asile territorial refusée. Il a obtenu un titre de séjour le 24 avril 2005. Le 15 juillet 2008, la préfecture du Rhône refuse de le renouveler et lui délivre une OQTF. LIBERE.

MALAKOFF (92) – Deuxième ARRESTATION en un mois de Victor David MORENO ENORIO, péruvien en France depuis 2005, avec sa compagne, en France depuis 2003 et leur fille de 4 mois. Le 9 février : au JLD de Créteil, annulation du maintien en rétention de Victor qui devrait sortir. La préfecture fait appel. Victor est emmené vers le CRA de Choisy-Le-Roi. 16 heures : Victor est LIBERE 11 février. Il comparait libre et ressort libre de l’audience de la cour d’appel de Paris. Moreno n’a qu’un mois de relative tranquillité devant lui. Officiellement pour préparer son départ. De fait pour entamer la demande de régularisation.

ANGERS – ARRESTATION et emprisonnement d’Ammar Amedjar, marocain, sa femme réside en France depuis qu’elle a 1 an et possède une carte de résident. Ils se sont mariés en 2005 au Maroc. Après le mariage, elle rentre en France où vit toute sa famille pour faire une demande de regroupement familial. Pas de réponse. Elle fait des allers-retours avec le Maroc au moins 2 fois par an. En mars 2008, lassé d’attendre ce regroupement familial, Ammar entre en France avec un visa et décide de rester près de sa femme et de sa fille. En juin 2008, à quelques jours de la naissance de leur seconde fille, la police l’interpelle à son domicile, le place en rétention à Rennes et tente de l’expulser. Il refuse, passe en comparution immédiate. Il est LIBERE mais condamné à un mois de prison pour refus d’embarquement. Peu après, la police l’interpelle à son domicile et l’expulse. Il revient clandestinement en septembre. Le 6 février à la veille des vacances scolaires, il est arrêté à moins de 100 m de l’école où il vient de déposer sa petite fille. Il est emprisonné. Il est emprisonné et l’APRF d’Ammar confirmé par le tribunal administratif de Nantes qui estime que la reconduite ne mettrait pas en danger la préservation de la famille ! La levée d’écrou est prévue pour le 28 février, une conférence de presse programmée devant la prison. Dans la nuit, Ammar est conduit au CRA du Mesnil Amelot, loin de ses soutiens. Le Préfet d’Angers réfléchit.

8 février

ISSY les MOULINEAUX (92) – INTERPELLATION de Kimy, 7 ans, de sa soeur de 18 ans et sa mère, enfermées au commissariat. Les policiers étaient intervenus pour une affaire de tapage. Constatant que la mère, en France depuis 8 ans, est sans papiers, la police l’interpelle avec ses deux filles. Heureusement Alexandra la fille aînée en Terminale BEP a le réflexe de prévenir l’une de ses profs militante du RESF. Une heure après l’interpellation, les appels se multiplient, fraîchement reçus d’abord, plus amènes ensuite, jusqu’à l’annonce vers 13h30 de la libération prochaine de la famille. Au cabinet du ministre, le conseiller de permanence est sur messagerie et n’a donc rien à dire. A 15 heures la famille sortait du commissariat sous les applaudissements de la petite troupe des militants RESF et des journalistes du Parisien et de Fréquence Paris plurielles.

9 février

PARIS – ARRESTATION de M. El Keria père de deux enfants (5 ans et 3 ans) scolarisés en maternelle à l’école Chaptal et placement en rétention au CRA de Vincennes. M. et Mme El Keria sont venus d’Algérie en 2003. Les enfants sont tous les deux nés en France. Leur fils de 3 ans souffre d’une malformation congénitale des deux pieds pour laquelle il vient d’être opéré à l’hôpital Trousseau. Depuis leur arrivée en France M. et Mme El Keria tentent vainement d’obtenir leur régularisation. LIBERE le 11 février par le JLD de Paris

PARIS – Arrestation et mise en rétention de M. Jerry PENA, Philippin, en France depuis 2004, père d’Arny en 6e à Paris 17ème. Sa femme est en France depuis 1999. LIBERE le 11/02 par le JLD de Paris.

PRIVAS – M. Barkous SE CACHE : la police est venue le chercher à son domicile mais fort heureusement il ne s’y trouvait pas ce matin-là. M. Barkous tunisien travaille en France depuis 1996 où il a rejoint son père qui y réside et y travaille depuis 1972 ! Marié depuis 1997, il s’est installé avec sa femme en situation régulière en 2000. M. Barkous a trois enfants : Oumaïma (10 ans) Ayoub (7 ans) et Amine (3ans) ; les deux derniers sont nés en France. Rassemblement devant la préfecture de Privas le 13 février.

11 février

ARRESTATION et placement en rétention de M. CIHAN au CRA de Metz. Nesemi CIHAN, en France depuis 1987, est conjoint de française et père de trois enfants français scolarisés en lycée, collège et maternelle, soutien de famille pour sa mère et son frère handicapé, tous deux restés en Turquie. Il a toujours travaillé et toujours subvenu aux besoins de sa famille. Il a été condamné à deux reprises une fois à six mois de prison et une seconde fois à sept ans d’emprisonnement. Il a purgé sa peine et a retravaillé dès sa sortie. Depuis sa libération en 2007 M. CIHAN a repris sa place au sein de la famille à Paris et une expulsion aujourd’hui détruirait tout le travail accompli depuis plus d’un an. M CIHAN a actuellement plusieurs promesses d’embauche tant dans le bâtiment que dans la confection. Le 24 février, il est amené à Roissy, il réussit à refuser d’embarquer et est ramené le soir même au CRA de METZ. Des élus parisiens se mobilisent. Le 26 février, le JLD saisi pour interruption de la rétention par la GAV, décide le maintien en rétention. Nouvelle TENTATIVE d’EXPULSION à Bâle –Mulhouse, le 27 février, au 32ème et dernier jour de sa rétention qui se termine à 15 h. Monsieur Cihan a refusé d’embarquer. Le Tribunal correctionnel de Mulhouse a condamné M. Cihan à 4 mois de prison ferme. Nous avons entendu des propos du type : « Vous ne pouvez pas jouer à ce jeu là indéfiniment. Les peines de prison deviendront de plus en plus lourdes. Vous devez retourner en Turquie. »

LEVALLOIS PERRET (92) – ARRESTATION sur son lieu de travail et placement en rétention au CRA de Palaiseau de M. LIN Shixiong, 27 ans, est arrivé en France à 21 ans, marié en 2007. Son épouse n’a pas de titre de séjour. Leur fille Juliana née en France le 05/03/2006 est inscrite pour la rentrée 2009 en petite section maternelle à Paris. EXPULSE le 20 février au bout de 8 jours de rétention : le nouveau préfet des Hauts de Seine n’a pu consulter son dossier en raison d’une panne informatique.

MARSEILLE – ARRESTATION et placement en rétention de M. DEMIREL père de deux enfants. Arrivé en France en 2000, Mohamed DEMIREL est marié et père de deux enfants (6 et 3 ans scolarisés à l’école maternelle la Gradière à Marseille). Toutes leurs demandes de régularisation (asile car d’origine kurde tout comme au titre de leur vie privée et familiale) ont été rejetées depuis leur arrivée. M. Demirel a refusé déjà à quatre reprises d’être expulsé : trois fois en 2007, en l’espace de quinze jours, lors d’un premier passage au CRA du Canet. Il refuse à nouveau le 18 février. LIBERE le 27 février au bout de 15 jours de rétention.

12 février

PARIS – Arrestation de Mme Caiqin XU épouse JIN, en France depuis 2000. Maman de deux filles scolarisées. LIBEREE à l’issue de sa garde à vue avec APRF.

PARIS – Arrestation de M. ZHANG Xin en France depuis 2001, sa conjointe est en France depuis 2001 ; un fils, né en Chine le 18/09/1991, arrivé en 2005 et scolarisé au LP Jean Jaures dans le 19°. LIBERE à l’issue de sa GAV avec APRF.

PARIS – Arrestation de M. Bodoblo NGUESSAN. Ivoirien, sa précédente arrestation date du 09 janvier, relâché le 10/01 sans APRF. Bodoblo a 2 enfants, l’aînée scolarisée en maternelle. Sa compagne est enceinte de 8 mois. LIBERE à l’issue de sa garde à vue.

13 février

DRANCY (93) – ARRESTATION et placement en rétention au CRA d’Oissel de Madame Selogee TSOGOO. Elle a été déboutée du droit d’asile. Sa fille de 15 ans Chimev OTGONBAYAR est scolarisée à Drancy.

PARIS – ARRESTATION et placement en rétention de Wei Guo Qiu arrivé en France en 2002 dans l’Oise. Marié en France en 2004, père de 3 enfants dont 2 filles, 3 ans et 6 ans, scolarisées. Sa femme est en France depuis près de 10 ans. Cette famille s’apprête d’ailleurs à demander de nouveau sa régularisation en mai prochain. 16h47 : M. WEI LIBERE.

14 février

PARIS – Mamba, lycéenne de 18 ans, orpheline de père (depuis 1990) et de mère (depuis 1997), scolarisée au lycée Hector Guimard (Paris 19°), vivant depuis 3 ans chez sa soeur et son beau-frère, tous deux en situation régulière, a reçu une obligation à quitter le territoire.

PARIS – Arrestation de M. AKO, camerounais, en France depuis 2004, père d’un enfant en maternelle. Sa femme est en situation régulière, lui a reçu une OQTF en juillet 2007, il est en train de monter son dossier de régularisation. LIBERE à l’issue de sa garde à vue.

UNE GREVE DE LA FAIM AU CRA DE PALAISEAU

Le samedi soir, les retenus entament une grève de la faim. 20 retenus sur 24 refusent de s’alimenter. C’est, pour eux expliquent-ils, la seule façon de s’opposer aux arrestations dans la rue, aux reconduites à la frontière alors qu’ils sont en France pour la plupart depuis plusieurs années, (l’un d’eux depuis 18 ans), que leur famille est en France et qu’ils n’ont rien à se reprocher. La situation semble assez tendue. La grève se poursuit jusqu’au 20 février, quand l’un des grévistes, Modibo SISSOKO, est emmené à l’aéroport pour être EXPULSE. En France depuis 20 ans, Modibo a été amené à Roissy pour être EXPULSE, l’administration ayant obtenu un laissez passer. Très affaibli, ayant perdu 9 kilos, il a cependant été scotché, ligoté, et malmené. Puis ramené au CRA, le commandant de bord ayant refusé de l’embarquer. 23 février. EXPULSION de Modibo, trop fatigué pour résister aux 6 gendarmes qui le ceinturent.

15 février

PARIS – ARRESTATION de Rabah SILAKHAL, algérien, père de 2 enfants nés en France (l’aînée est en CP à l’école de la rue de la Mare à Paris). Il a été transféré à la gendarmerie de Roissy en France (Val d’Oise). Sa femme est en France depuis 2000 lui depuis 2002. Il est sous le coup d’une OQTF datant d’avril 2008 (sa femme aussi). Le TA a confirmé les 2 OQTF en octobre dernier. 16 février : LIBERE ! Mais toujours pas régularisé…

16 février

COQUELLES – ARRESTATION et placement en rétention au CRA de Coquelles de Trésor Mulongo BALYSAWA 20 ans, congolais, pris en charge par l’ASE jusqu’en septembre 2009. Il a eu une OQTF en mai 2008 confirmée en octobre par le TA (appel en cours). Il est hébergé et scolarisé aux Orphelins d’Auteuil dans le 16e (CAP restauration). Il y a un RV pris avec l’ambassade. 19 février : LIBERE, toujours pas régularisé.

16 février

MARSEILLE – INTERPELLATION et placement en rétention d’Hamid Belkhir compagnon sans-papiers accueilli par la communauté Emmaüs de Marseille Pointe Rouge : perquisition aux fins de recenser la présence d’éventuels compagnons sans papiers. Garde à vue d’un responsable de la communauté. EXPULSE le 24 février.

17 février

CHARLEVILLE-MEZIERES – ARRESTATION dans les Ardennes et placement en rétention au CRA de Lesquin de Mme STITIEVA, tchétchène, en France depuis le 28/12/07, avec ses 2 enfants (10 et 7 ans), habitant Paris. Elle est au CRA avec son fils Magomed, qui n’a pas encore 7 ans. C’est le directeur de l’école qui a été prévenu et a donné l’alerte. 25 février 2009 : LIBERES après 8 jours de prison.

CHEVILLY LARUE (94) – La famille Idris (père mère et fils jeune majeur), après 6 mois d’espoir et deux Récépissés de demande de titre de séjour de 3 mois sans autorisation de travail, se voit délivrer 3 OQTF, signées par le sous préfet de Nogent sur Marne, nommé sous-préfet intérimaire de l ’Haÿ les Roses (94).

18 février

AUBERVILLIERS – ARRESTATION et placement en rétention au CRA du Mesnil Amelot de Saber NAJAH, 18 ans et trois mois, tunisien, élève au Lycée Georges Brassens de Villepinte (93). Maintenu en rétention par le JLD, il est LIBERE et assigné à résidence le 25 février au bout de 7 jours de rétention. APRF annulé au TA le lendemain, en présence de nombreux soutiens (une vingtaine de camarades autour de lui).

LAGNY (77) – ARRESTATION et placement en rétention de Dadier Luela, congolais, père de Keren, élève de CP à Lagny sur Marne, sa compagne est enceinte. Il a du travail. Le 22 février, il refuse d’embarquer dans l’avion qui doit l’expulser vers Kinshasa. LIBERE le 23 février : « dispensé de peine » par la procureure, en raison de sa situation « qui contient des motifs de régularisation ».

ORLEANS – ARRESTATION et placement en rétention à Cercottes de M. LOKI que la préfecture voudrait l’expulser vers le Congo. Son beau fils est en 5ème au collège Jeanne d’Arc et son fils de 5 ans en maternelle à Olympia Cormier. La préfecture a pris contre lui un Arrêté de reconduite à la frontière. La représentante de la préfecture a pu dire devant le tribunal, que M LOKI vivait à la charge de sa compagne (évidemment sans titre de séjour et droit au travail il ne peut pas sortir officiellement des feuilles de paye !) ; de prétendre (sans honte) que la famille entière pouvait se reconstituer au Congo et enfin que la grossesse de Madame n’était pas assez avancée pour qu’on en tienne compte ! LIBERE le 19 février. Le tribunal a cassé l’APRF et demandé à la préfecture de réexaminer la situation.

PARIS – ALERTE : RAFLE EN COURS RUE PELLEPORT A DEUX PAS DU CONSULAT DU MALI

PARIS – ARRESTATION et placement au CRA de Vincennes de Rachid Mameri. Deux jours plus tard, il est assigné à résidence par le JLD. Sofiane 4 mois, son fils, est dans la salle d’audience dans les bras de sa jeune maman française sous chimiothérapie. Le parquet fait appel, le lendemain, l’assignation à résidence est rejetée, la Cour d’appel décide de le remettre en rétention. Au moment du verdict, M Mameri a son bébé dans les bras, la maman, prise de malaise, a du être évacuée. Le juge menace de placer l’enfant à l’assistance publique, Rachid gardera son bébé dans les bras pendant des heures, entouré de gendarmes et policiers. Finalement, le préfet décide non seulement de libérer immédiatement M. Mameri, mais en plus de lever son APRF et de le convoquer dans 15 jours (le 6 mars) pour examiner sa situation administrative. En tant que père d’enfant français, pouvant prouver vivre auprès de lui depuis sa naissance, Monsieur Mameri peut et doit être régularisé. LIBERE le 19 février.

SETE – ARRESTATION et placement en rétention de Hassan EL BOUYAHYAOUI, 22 ans, arrivé en France en juin 2003, scolarisé jusqu’en juillet 2007 au CFA de Lézignan Corbières. Echec au CAP, refus de séjour et OQTF confirmée en mars 2008. Depuis, il a obtenu de pouvoir se réinscrire pour repasser son CAP. LIBERE le 20/02 par décision du juge du TA qui n’a pas annulé son APRF.

NIMES – Arrestation de Mme Ouassila Sellaoui, algérienne, en France depuis 2003, son mari titulaire d’une carte de résident, et son père en France depuis 1962. Elle est mère de deux enfants Samia, 5 ans, et Wiam, 4 ans, nées en France, scolarisées. Placée en garde à vue, elle est LIBEREE avec une OQTF.

19 février

VALENCIENNES – ARRESTATION et placement en rétention de Nathan, jeune majeur lycéen au lycée Alexis de Toqueville de Cherbourg. La préfecture du Nord a émis à son encontre un APRF et fixé le Cameroun comme pays d’accueil. Nathan est LIBERE au JLD le 22 février 2009. 24 février 2009 : au TA de Lille : APRF annulé, une autorisation provisoire de séjour (sans durée précisée) et 600 € à verser par l’état.

20 février

BLOIS – ARRESTATION et placement en rétention au CRA de Rennes de Ramela HAKOBYAN, mère de trois enfants scolarisés à Blois. A la suite d’un malaise, elle a passé la nuit à l’hôpital de Rennes et samedi matin elle a été présentée au juge des libertés qui a ordonné sa libération immédiate. Le procureur de la République dépose un recours. Le 23 février, Mme HAKOBYAN, séparée de son mari et de ses trois enfants est maintenue en rétention. LIBEREE le 25 février au TA de Nantes, au bout de 5 jours de rétention et de séparation de sa famille. APRF annulée sur le fond.

21 février

GRIGNY (91) – Arrestation à la gare de M. YILMAZ Türkmen, et placement en rétention au CRA de Palaiseau. En France depuis 2000, père de deux enfants nés en France : Ahmet, élève de grande section et Elodie. Son employeur a déposé un dossier de demande de régularisation par le travail toujours en cours d’instruction. En novembre 2008, arrêté en préfecture, il avait été menacé d’expulsion et refusé d’embarquer. LIBERE le 23 février 2009.

VERSAILLES – Arrestation lors d’un contrôle routier et mise en rétention à Oissel d’Abdou Lamine, étudiant nigérien, en DEUST EMI à l’université d’Orsay, arrêté deux fois dans le campus d’Orsay. LIBERE le 24 février par le JLD de Rouen.

23 février

LYON (69) – Arrestation à Meyzieu et placement en rétention d’Alexandre MKRTICHYAN, arrivé en France en 2003, père de Nina, 4 ans et Nicolas, 2 ans. Sa mère et sa femme l’ont rejoint en 2004. Famille géorgienne, mais d’origine arménienne, ils ont subi les pires persécutions, (un frère d’Alexandre mort dans la guerre abkhaze, son père mort des suites de blessures en rapatriant le corps de son premier fils, un second frère mort assassiné devant chez eux) et des agressions et racket. L’asile leur a été refusé. Alexandre est malade. Plusieurs certificats médicaux attestent que les persécutions subies l’ont profondément marqué et qu’il ne peut pas être renvoyé dans son pays pour raison médicale. Malgré cela le TA a validé l’OQTF, le vendredi 27 février.

Lexique

APRF : Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière (décision préfectorale qui permet d’expulser).

OQTF : Obligation à Quitter le Territoire Français (décision préfectorale qui permet d’expulser).

JLD : Juge des Libertés et de la Détention, il contrôle formellement la légalité et la régularité de l’interpellation et de la rétention ou de la détention.

TA : Tribunal Administratif , il juge si une décision administrative, comme la délivrance d’un OQTF, s’est faite suivant les règles de droit.

CCA : Cour d’appel administrative.

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