Archive | 9 mars 2009

Racisme et stigmatisation les armes à diviser de la classe capitaliste


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La France de Sarkozy

Le gouvernement continue sur sa lancée pour la politique d’immigration ; il a toujours pour but la stigmatisation de l’étranger et de l’immigré et veut intégrer définitivement les électeurs d’extrême droite à son parti.

L’immigration « choisie » prônée par Sarkozy n’est pûrement et simplement qu’un tri sélectif de l’immigration, qui vise une rentabilité sur le marché du travail pour les pays d’accueil. Cette immigration choisie démunie les pays d’origine d’hommes et de femmes indispensables à leur développement et induit qu’il y aurait des personnes dignes de vivre en France alors que d’autres devraient avoir comme seule perspective les miettes des grands états coloniaux.

Dans la même lignée, le ministère de l’ Immigration, de l’ Intégration, de l’ Identité Nationale et du Co-développement dont a hérité Brice Hortefeux, un ami de plus de trente ans de Nicolas Sarkozy, a remplacé tous les services qui s’occupaient des étrangers et qui étaient jusqu’alors sous la tutelle de 4 ministères. Remarquons que les mots « immigration » et « identité nationale » sont séparés par deux autres,  « intégration » et «co développement». Belle ruse que celle-ci ! Comme le dit Gérard Noiriel, historien français et précurseur de l’histoire de l’immigration en France : « L’association entre immigration et identité nationale est un classique du discours nationaliste depuis le XIXe siècle, qui présente toujours l’immigration comme une menace pour la nation ». Cette formulation induit de manière implicite que les problèmes d’intégration seraient dû à l’immigration et à l’identité nationale qui serait bafouée. Comme-ci sortir le drapeau tricolore et glorifier son pays allait changer la vie des jeunes et des exclus et que cela pourrait contribuer à les intégrer à la société capitaliste.
Chaque personne devrait donc rentrer dans le moule et acquérir l’identité française. Cette même identité Française qui poussait les CRS aux ordres de Sarkozy à réprimer durement les manifestants du mouvement anti CPE ou les lycéens du mouvement Fillon, ou encore cette identité Française qui était le moteur de la colonisation?

A l’identité Française nous préférons notre identité de communiste, nous préférons l’ internationalisme au nationalisme. Les jeunes et les salariés des 4 coins du globe font tous parti du même camp et ont les mêmes intérêts : chasser la classe capitaliste du toit du monde. 

Pour cet été, le gouvernement veut faire voter un  énième projet de loi contre les étrangers par le Parlement. Il compte sûrement profiter de la période estivale pour essayer de le faire passer inaperçu. Ce texte porte de nouveaux coups au regroupement familial (le droit pour un étranger en situation régulière de faire venir sa famille en France) ainsi qu’à l’asile.
De plus Sarkozy a aussi pour projet d’obliger les candidats à l’immigration la maîtrise de la langue française avant de venir en France.

Toutes ces mesures entreprisent par le gouvernement Fillon nient bien entendu les valeurs de notre pays, de notre peuple et de notre histoire, qui sont  la fraternité, la solidarité et contredisent le fait que la France soit une Terre d’accueil, quoi que puisse en penser Sarkozy.
Si la société que nous voulons est une société colorée et riche de  multiples cultures, il faut le refaire savoir et cultiver les différences plutôt que de les opposer.

Ce matraquage médiatique et les projets de lois qui se succèdent n’ont pour seul but de diviser pour mieux régner. Les tenants du pouvoir sont conscients que c’est en faisant germer le racisme qu’ils pourront au mieux imposer leurs intérêts à l’ensemble de la population. Dès lors, il est nécessaire de s’unir et de faire face aux préjugés véhiculés par la droite !

Unité de classe face aux préjugés véhiculés par la droite.

La droite, fortement lié aux intérêts de la classe capitaliste doit nécessairement masquer la réalité de la lutte des classes. Devant la réalité si cruelle du système capitaliste, les classes dirigeantes savent qu’elles doivent à tout prix vider l’esprit des travailleurs de tout sentiment de révolte. Pour se faire, elles ont trouvé une arme imparable : la stigmatisation des étrangers, des femmes, des chômeurs, des jeunes, des homosexuels, des personnes d’autres croyances, etc… et cela afin de faire germer le racisme dans les esprits des plus exploités.

A force de dresser les salariés les uns contre les autres, ceux-ci oublient les véritables responsables des salaires de misère, de la précarité du travail, des délocalisations.. Les vrais responsables sont les propriétaires, ceux qui détiennent les grands secteurs de l’économie et qui veulent toujours plus de profits, au détriment de la majorité de la population.

Face à cela il est urgent de faire barrage aux préjugés et à la banalisation du racisme.

L’immigration n’est pas un problème, c’est une richesse. Les véritables problèmes sont la précarité, le manque de logements, les insuffisances des systèmes de santé, le chômage… Des problèmes qui concernent la majorité de la population. Pour y faire face, il faut dépasser le capitalisme afin de laisser place à une société sans privilégiés, une société sans classe, à une économie démocratiquement gérée par les travailleurs et débarrassée de tous les parasites pilleurs qui sont la cause des problèmes imputés à l’immigration. La révolution socialiste mondiale est la seule issue.

Le rassemblement – intervention de Henri MARTIN

 pour la réunion nationale des vétérans du 17 octobre

Henri Martin, militant anticolonialiste,

Actuellement le monde entier peut constater que le prix du pétrole peut diminuer de moitié sans que les multinationales qui dirigent cette production soient en faillite, c’est donc que les profits sont immenses.

C’est pourtant au secours de ces multinationales que les gouvernements capitalistes veulent en premier réagir en en imposant la majorité de la population.

Le Président Français de la banque centrale européenne a déjà déboursé 150 milliards d’euros (la moitié du budget français) pour dépanner quelques banques amies.

La nocivité du régime capitaliste éclate au grand jour et frappe la majorité de la population en premier ceux qui produisent les biens nécessaires à la vie de tous.  Cette majorité est mécontente, proteste, mais ne peut prendre conscience spontanément des véritables responsables de l’aggravation de sa situation.

Le rôle d’une force politique organisée est donc indispensable pour aider à cette prise de conscience pour trouver des véritables solutions conformes à l’intérêt de la majorité de la population. Ce doit être le rôle du parti.

Déjà nous avons joué un rôle important dans la mobilisation de 55% des électeurs Français contre une constitution légalisant l’exploitation capitaliste, alors que la majorité des députés prétendait que c’était le meilleur mode de production. Bien sûr, le gouvernement a pu par la suite réussir à faire adopter sous l’appellation « traité » 98% de cette constitution rédigée par Giscard d’ Estaing. Mais surtout parce que la direction du PS a laissé faire au nom de sa solidarité avec les autres, PS européens.

Nous avions donc remporté cette bataille du référendum sans avoir le soutien du PS ce qui montre la répercution de nos idées et il me semblait que nous en avions tiré une leçon, en écrivant dans la base commune « l’expérience de la gauche plurielle a été marqué à plusieurs reprise par une surdité de notre part vis-à-vis du mouvement social et progressiste » puis «  Nous n’avons pas su prolonger la dynamique de 2005 en proposant immédiatement après la victoire du non (55%) un objectif, un cadre et une méthode susceptible d’éviter la confusion qui a marquée l’échec de cette tentative ».

Malgré cette phrase autocritique, qui est un minimum de regret par rapport a l’importance des privatisations que nous avons laissé faire entre 1997 et 2002, je pense qu’actuellement nous repartons dans la confusion en transformant le terme « gauche » en formule miracle, contre l’exploitation capitaliste.

Car que devient l’indépendance du parti dans ces conditions.

Dans la situation actuelle ou l’injustice de la société éclate, faire réellement du nouveau c’est aider les travailleurs a conquérir des droits politiques et économiques en leur faveur, afin d’être des citoyens à part entière.

Ce sont quand même eux qui produisent les biens nécessaires à la vie de toute la nation et pourtant ils sont traités en citoyens de seconde zone.

A la libération se sont les travailleurs qui ont relevé les usines, redémarré la production contre les dirigeants d’entreprises qui s’étaient mis au service de l’occupant nazi.

C’est donc vers ces travailleurs qu’il faut tourner d’urgence nos efforts, Paul Boccara a fait des propositions très intéressantes pour les aider a conquérir des droits politiques et économiques et tout simplement à conserver un travail, avant de songer à des alliances de sommet avec des gens qui n’ont pas l’habitude de tenir leurs promesses.

Pour aider ces travailleurs il faut donner du tonus au parti et non réduire sa force en l’inféodant totalement et durablement à d’autres forces politiques qui ne sont pas animées par l’idée de faire passer les intérêts du peuple avant les leur.

Il faut aussi arrêter de participer à l’offensive idéologique du grand capital pour discréditer notre histoire, alors qu’il se tait sur sa collaboration avec les nazis et sur les guerres coloniales.

De même il faut rappeler que lorsque nous n’étions pas au gouvernement, à l’élection présidentielle de 1995, Robert Hue avait gagné 600 000 voix et 2% sur l’élection précédente, au moment ou le candidat Jospin était en recul de 11% et perdait plus de 3 millions de voix sur le score de Mitterrand en 1988.

Par la suite lorsque nous avons été au gouvernement, Robert Hue est tombé à 3,37%. Les faits montrent donc que lorsque nous nous alignons sur les positions du PS, nos électeurs nous abandonnent.

Pour terminer je veux dire :

Chaque fois que nous ne sommes pas d’accord avec le PS, nous sommes accusés immédiatement d’être des antisocialistes bornés. Mais lorsque nous organisions des manifestations contre la guerre d’Algérie, faite par des gouvernements socialistes, non seulement nous agissions contre une guerre injuste, contre un peuple qui voulait à juste titre être indépendant, mais nous agissions aussi pour sauver la vie de tous ces jeunes Français, parmi lesquels des fils des militants socialistes. Ce qui était évidemment tout autre chose qu’un acte sectaire et antisocialiste.

7 juin « Elections Européennes »- Le vote communiste: le vote Jacky Hennin

TRACT DE LA FEDE DU NORD/PAS DE CALAIS

http://www.pcf-harnes.org/file/documents_divers/TractPCF_elections_europe.pdf

Le 8 mars, ce n’est pas la Saint-Valentin ou la Fête des mères ! Mais une journée de lutte pour le droit des femmes, des travailleuses

L’idéologie dominante s’efforce de réduire la portée du 8 mars. Le 8 mars, ce n’est pas la Saint-Valentin ou la Fête des mères ! Mais une journée de lutte pour le droit des femmes, des travailleuses.

La Journée des femmes existe depuis 1910. Elle a été instituée à l’initiative de Clara Zetkin qui allait devenir une des fondatrices du Parti communiste allemand. Le 8 mars a été reconnu officiellement pour la première fois par un Etat, en l’occurrence l’URSS, en 1921, à l’initiative de Lénine pour commémorer une manifestation des ouvrières de Pétrograd en 1917 « pour le pain et pour le retour des hommes du Front ». En 1977, l’ONU officialise le 8 mars comme « Journée internationale des femmes 

Ne laissons pas le capitalisme faire des femmes les (premières) victimes de sa crise!

Les femmes sont les premières à subir le chômage, l’extension de la précarité, la dégradation du statut du travail causés par la politique menée au service du MEDEF depuis 20 ans.

Elles forment ainsi 83% des salariés à temps partiel, 80% des « travailleurs pauvres » (payés en dessous du SMIC), 83% des titulaires de retraites inférieures au minimum vieillesse. Leurs rémunérations sont en moyenne inférieures de 19% à celles des hommes, de 11% à qualifications égales.

L’égalité entre hommes et femmes reste un combat.

Si en France, l’égalité est acquise sur le plan légal, ce n’est pas le cas partout dans le monde.

L’égalité réelle, même en France, reste encore à conquérir. Les progrès risquent toujours d’être remis en cause.

Le renforcement de l’exploitation capitaliste, maintenant avec la crise, tend à aggraver les inégalités, à renforcer les positions persistantes de discrimination dont les femmes sont victimes.

Ainsi la contre-réforme des retraites pénalise spécialement les femmes, aux carrières plus chaotiques. Ainsi le sous-emploi ramène la conception du salaire d’appoint dans le couple ou le monopole féminin des tâches domestiques.

Les exploiteurs capitalistes et les réactionnaires se retrouvent toujours, le plus souvent dans les mêmes personnes.

Sarkozy veut diminuer la durée du congé de maternité. Il supprime les subventions au planning familial, attaque l’école maternelle dans ses moyens et ses fondements mêmes.

La question de l’égalité hommes/femmes est une question profondément politique. Les affirmations de principe et les grands symboles rentrent vite en contradiction avec la réalité les choix des gouvernements: possibilités d’extension de la précarité (ex : horaires éclatés), du travail du dimanche, démantèlement des services publics, austérité des dépenses publiques et sociales …

Pour l’égalité homme/femme et l’amélioration de la situation de tous: nous avançons des propositions de mesures concrètes :

 1– Emploi/Salaire: Etablissement et application du principe d’égalité des rémunérations, de l’accès à la formation continue. Revalorisation du SMIC 1500 euros net par mois et rattrapage immédiat des salaires pour tous. Interdiction du temps partiel imposé. Pénalisation accrue des contrats précaires. Retrait de la contre-réforme des retraites. Réduction réelle du temps de travail.

 2– Défendre et développer les services publics: notamment création d’un service public national de la petite enfance, engageant un plan d’urgence de construction de crèches, de développement des formations dans les écoles de puériculture, instaurant la gratuité des crèches. A l’heure actuelle, seuls 8% des enfants de moins de 3 ans peuvent être gardés en crèches collectives : il manque 350.000 places. Des moyens supplémentaires doivent être accordés aux écoles maternelles dont la conception, au sein de l’éducation nationale, doit être préservée. Retrait de la loi Bachelot.

 3– Affirmer les droits des femmes: contraception libre et remboursée à 100%: défense du droit à l’IVG avec des moyens nouveaux, la création de nouveaux centres… Allongement du congé de maternité à 24 semaines et du congé de paternité à un mois. 

 4– Défense de la laïcité contre l’ingérence du religieux dans le politique et contre tous les intégrismes.

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