Archive | 5 mars 2009

Appel pour l’arrêt des expulsions et la baisse des loyers

Le 15 mars, qui marque la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions risque cette année d’être dramatique pour un nombre croissant de familles et de personnes.

De nombreux locataires rencontrent des difficultés pour payer leur loyer, leurs charges car ils n’ont jamais été aussi élevés. Demain l’huissier peut frapper à n’importe quelle porte. Plus de la moitié des Français craignent de perdre un jour leur logement, ce n’est pas un hasard.

La flambée des loyers et de l’immobilier, conjuguée à la baisse des revenus ont rendu difficile, voir impossible, l’accès à un logement durable pour les demandeurs de logement, les jeunes, les migrants, les salariés modestes. Le pouvoir d’achat des ménages est réduit par le poids de la charge logement. L’offre de logements à loyer compatible est très nettement insuffisante. Les formes d’habitat précaire se développent, les marchands de sommeil font fortune et la crise du logement s’étend.

De plus, la récente Loi Boutin sur le logement accélère les expulsions par la réduction des délais pouvant être accordés par le juge, et attaque le droit à un logement stable des locataires dans les HLM comme dans le parc locatif privé. Elle accélère la privatisation des HLM et ponctionne des fonds destinés au logement (1%, Livret A) pour compenser les coupes sombres dans le budget logement de l’Etat. Elle vient au secours des milieux de l’immobilier et ampute de nombreux droits des mal-logés et des sans logis. Elle doit être abrogée.

Pour exiger :

  • L’arrêt immédiat des expulsions locatives,
  • Le droit à un logement stable, à la place de la précarisation des locataires,
  • La baisse des loyers, des charges et la taxation de la spéculation immobilière, pour rendre le logement accessible à tous,
  • La réalisation massive de vrais logements sociaux, et en attendant, l’application de la loi de réquisition.

1er signataires : AC, ACDL, AFVS, AITEC, ATTAC, CAL, CDSL, CGT, CNL, Collectif SDF Alsace, Coordination anti-démolition HLM, COPAF, CSF, DAL fédération, FSU, HIC Europe, IPAM, LDH, Militant, No-vox, Union Syndicale Solidaires …

  • Ainsi que : NPA, PCF, les verts,…

Corinne Bécourt membre du conseil national du parti communiste

L’Aisne Nouvelle 

Corinne Bécourt membre du conseil national du parti communiste dans Conseil National du PCF

Agrandir la photo
Corinne Bécourt milite pour un PC qui ne renie pas ses racines.

Ce n’est pas encore un poids lourd du parti communiste, mais qui sait ? À 46 ans, et après 20 ans de militantisme, Corinne Bécourt a été élue en décembre dernier au conseil national du parti communiste.

Au départ, Corinne Bécourt n’avait jamais véritablement songé à se rendre une fois par mois, tel un métronome, dans les mythiques locaux de la place du colonel Fabien.
Pourtant, dimanche dernier, et pour la troisième fois, elle a à nouveau quitté la cité des Pastels et pris le train. Direction Paris, au siège du Parti Communiste (PC). Dossier sous le bras, elle a rejoint les 220 membres qui composent le conseil national du PC. Elue en décembre dernier, elle a débattu avec ses camarades des élections européennes, de la situation en Guadeloupe, de la manifestation du 19 mars et du budget du parti. Les grandes orientations du parti se jouent ici, et ces interrogations deviennent presque son quotidien. « Au départ, je ne voulais pas m’y investir car c’est énormément de travail. Mais avec le soutien de mes camarades de section, je me suis dit pourquoi pas », commente désormais Corinne.

Militante depuis 20 ans

Battre le pavé, distribuer des tracts, participer aux réunions, assister à des meetings ou encore se retrouver une fois par an pour le traditionnel rendez-vous de la fête de l’Huma, ça, elle le faisait déjà depuis bien longtemps. Mais désormais, cette travailleuse sociale du centre Artois-Champagne, a acquis une autre « envergure ». Qu’elle le veuille ou non, pour de nombreux militants communistes Saint-Quentinois, elle représente la voix « de la France d’en bas ». Mais pas d’inquiétude, le rôle lui tient à cœur.
De gauche depuistoujours, « à mes 18 ans en 1981, Mitterand représentait l’espoir » ;

communiste depuis vingt ans, « un jour un démarcheur est venu sonner à ma porte pour que je m’abonne à l’Huma. J’ai souscrit et un mois après je prenais  ma carte au PC », Corinne Bécourt est persuadée que les choses changent à Saint-Quentin. Une section communiste vient d’ailleurs d’être créée dans le centre-ville. « Nous sommes en position pour sortir la tête de l’eau. » Elle veut y croire.
Et si l’alliance entre le PC et le PS, lors des élections municipales, n’était d’ailleurs qu’une stratégie politique ? Le but étant de permettre à ces derniers de reprendre au moment venu le siège de maire, que Pierre André avait pris au communiste Daniel Le Meur en 1995. Mais ils jureront que non.

Auteur : Damien LE-THANH
Article paru le : 4 mars 2009

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