Archive | 3 mars 2009

Intervention d’Eric Jalade, fédération du Tarn.

Conseil National des 28 février et 1er mars 09 

 

 

Avec la montée des luttes et la perspective du 19 mars, nous avons intérêt à être au diapason du mouvement populaire. Veillons bien à être en phase avec la colère qui monte dans le pays contre la politique du gouvernement. Les idées libérales, voire celles qui  visent à aménager  ou à « moraliser » le capitalisme sont en perte de crédibilité elles sont contestées comme jamais.

Je crois donc qu’il existe un espace inédit pour le rayonnement et la diffusion de nos idées, du marxisme, pour le PCF.

Je partage l’idée évoquée dans le rapport de J. Chabalier d’être à nouveau présents devant les entreprises – comme en janvier- , notamment dans les secteurs comme l’automobile, qui fait partie des filières où l’emploi est particulièrement menacé, comme le sont aussi dans notre département l’industrie textile ou la filière bois, par exemple. 

Mais il faut que l’on mène des batailles visibles, concrètes, qui popularisent nos propositions en  faveur de l’emploi et des salaires. 2/3 exemples dans ce sens : 

  Ainsi, la proposition de loi des députés communistes, à l’initiative d’Alain Bocquet –exigeant que les dividendes des entreprises soient affectés à la rémunération des salariés mis en chômage partiel – peut faire l’objet d’initiatives répondant aux attentes du monde du travail. Nous l’avons utilisée sous forme de pétition dans notre département, avec la perspective d’une remise de pétitions et d’un rassemblement en préfecture ; 

- A partir de la proposition de loi à l’initiative d’André Gerin, contre les délocalisations et pour favoriser les relocalisations industrielles ; 

- Pour la nationalisation de certains secteurs stratégiques (notamment du secteur bancaire et du crédit) et l’exigence concomitante de nouveaux droits pour les salariés. 

Concernant les élections européennes, et sur les axes de campagne, je m’étonne que ne soit pas abordé de manière plus conséquente la lutte pour la paix, contre l’OTAN. Le budget de la Défense fait apparaître une hausse très nette des crédits affectés aux OPEX, de même que celui consacré au surarmement, notamment à la dissuasion nucléaire. Ces dépenses sont la conséquence directe de l’alignement de la France sur l’OTAN et les Etats-Unis. Nous devons prendre des initiatives contre la guerre et la présence française en Afghanistan, pour exiger la sortie de la France de l’OTAN. 

En menant bataille sur cet aspect, on est clairement au cœur des enjeux de société : l’argent pour la guerre, pour le surarmement nucléaire ou pour répondre aux besoins des populations  notamment pour le service public, pour l’emploi.

Parenthèse sur ce point, alors que le commerce extérieur de notre pays évolue de manière catastrophique – conséquence de l’affaissement industriel de notre pays -, le seul secteur qui se porte bien, c’est celui de l’armement, des marchands d’armes. 

Enfin, sur la manière d’aborder la campagne, j’espère que nous parviendrons à élargir réellement ce front (des éléments positifs ont été donnés par M. Laurent). Néanmoins, on peut avoir des inquiétudes, notamment par rapport au MRC, l’importance qu’il accorde à l’Etat-Nation ne devrait pas faire problème pour nous. Sur les discussions et les rapports avec le NPA, ils sont d’une toute autre nature, celui-ci cherchant à établir une hégémonie sur l’espace politique à la gauche du PS. 

Sur la constitution des listes, veillons bien à ce que les chefs de file des communistes soient bien des candidats capables de rassembler les communistes. 

Ne donnons pas de signes, notamment dans notre circonscription, où nous serons avec une candidate communiste derrière Jean-Luc Mélenchon, qui laisseraient à penser qu’il s’agit finalement d’un coup, voire d’un ballon d’essai en vue d’une recomposition politique. 

Nous devons avoir l’ambition d’une reconquête, en influence, en forces organisées de notre parti, pas pour nous-mêmes, mais pour contribuer à donner un débouché politique aux luttes et promouvoir une réelle alternative à la fois en France et en Europe. 

Les Wampas : Georges Marchais, reviens !

http://www.dailymotion.com/video/k1NsR76XktXH2NXaP1

Alain BOCQUET, Député Communiste, dépose une proposition de loi visant à affecter les dividendes des entreprises à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés subissant des périodes de chômage partiel

EXPOSE DES MOTIFS

Madame, Monsieur,

La crise qui résulte de la financiarisation de l’économie et de l’explosion de la spéculation boursière, frappe très lourdement le monde du travail. Fermetures et délocalisations d’entreprises, arrêts de productions, suppressions de milliers d’emplois intérimaires, chômage technique… tout est mis à profit et en œuvre, à grande échelle, pour faire supporter par les salariés une situation provoquée par les comportements et les excès des marchés financiers. Partout dans le monde les Bourses s’affolent et des milliards d’euros partent en fumée. Plus qu’une crise financière, c’est l’échec d’un système économique et financier qui saute aux yeux. Mais ce n’est pas au monde du travail de régler la facture de la faillite de ce système.

De plus, on ne peut pas d’un côté, au nom de cette crise, dilapider des milliards d’euros aux frais du contribuable, pour venir au secours des milieux bancaires et boursiers. Et de l’autre rester sourd aux difficultés grandissantes de milliers de salariés et de leurs familles aujourd’hui condamnés au chômage technique et à la diminution de leur pouvoir d’achat.

C’est encore plus inaceptable quand on sait que le coût du chômage partiel repose en partie sur les contribuables puisque l’Etat se substitue aux entreprises pour assumer une part conséquente de la charge financière qu’il entraîne.

Comment ne pas déclarer là aussi « l’urgence » pour tous ces salariés victimes d’arrêts temporaires d’activité, et à qui l’on impose une diminution de salaire alors qu’ils ne demandent qu’à travailler ?

Comment ne pas prendre des mesures immédiates pour maintenir leur rémunération en pareille circonstance, alors que les grands groupes annoncent toujours des profits en hausse : + 12% pour les entreprises du CAC 40.

Les salariés ne peuvent pas être la variable d’ajustement d’un capitalisme exclusivement soucieux de ses intérêts propres et de ses profits.

Renault qui brise l’outil de production de Sandouville et impose le chômage technique, ne garantit pas l’intégralité des salaires de ses personnels alors que le groupe réalise 2,4 milliards d’euros de bénéfices en 2007.

La presse, mais elle n’est pas la seule, l’a noté avec beaucoup de netteté : “les dividendes de Renault permettraient de financer une masse salariale de 30.000 salariés. Pour Renault, les dividendes distribués en 2007 ont été de 860 Millions d’euros, soit de 3,80 € par action. Ils représentent 32 % du résultat net annuel consolidé et semblent être maintenus pour l’année 2009, malgré les difficultés économiques rencontrées. Prenons l’hypothèse d’un salaire moyen de 1500 € sur 13 mois avec les charges sociales, soit un salaire annuel de 28.275 €, la distribution de dividendes de l’année dernière permettrait de financer une masse salariale annuelle de 30.000 personnes. Ce chiffre est à comparer avec le plan de restructuration actuel de 4900 salariés.”

1 % des dividendes des actionnaires de Renault suffirait à maintenir le salaire des 20 000 employés du constructeur, concernés par le chômage technique à 100 %. Il en va de même pour le groupe PSA-Citroen qui a enregistré une multiplication par cinq de ses profits entre 2006 et 2007 pour atteindre 885 millions d’euros.

Dans la sidérurgie, ArcelorMittal a versé 2,2 Milliards d’euros de dividendes aux actionnaires en 2008. Et d’ores et déjà on annonce le versement de 1,8 Milliards de dividendes pour 2009.

Dans l’industrie pharmaceutique, l’entreprise Pfizer prétend supprimer 1061 emplois en 2009 alors que son bénéfice net a triplé au troisième trimestre. Avec un cash-flow qui pourrait atteindre 13 Milliards d’euros, ce groupe a de quoi voir venir la crise. En 2007, Pfizer a versé 5,5 Milliards d’euros à ses actionnaires.

La crise n’est pas la même pour tout le monde quand, avec l’oreille favorable du gouvernement, grand patronat et milieux d’affaires multiplient les pressions et les décisions pour en tirer des avantages et une rémunération supplémentaires. Le diktat des dividendes toujours en faveur des mêmes, est insupportable au monde du travail.

Cette proposition vise à apporter une réponse immédiate, d’urgence, en faveur des salariés privés d’activité durant des périodes imposées de chômage partiel. Il s’agit ici de garantir l’intégralité de leur rémunération par l’affectation en priorité, des dividendes des entreprises.

Ce que l’Etat est capable de faire en peu de temps pour le système bancaire, boursier et le CAC 40, il doit le réaliser pour tous ces salariés. C’est le sens de cette proposition de loi.

Article 1er

Après le 1er alinéa de l’article L.232-12 du code de commerce, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« Les sommes distribuables sont au préalable, et prioritairement, affectées à la garantie de l’intégralité des salaires des salariés qui, tout en restant liés à leur employeur par un contrat de travail, subissent une perte de salaire imputable soit à la fermeture temporaire de la société qui les emploie, soit à la réduction de l’horaire de travail habituellement pratiqué. »

Article 2

L’article L.5122-1 du code du travail est ainsi complété :

« A l’exception des salariés dont l’employeur a constitué un bénéfice distribuable visé par les articles L.232-10 et suivants du code de commerce, pour lesquels la rémunération est intégralement garantie par les sommes distribuables ainsi prioritairement affectées. »

« Faisons bouger la France !» : « Faisons plier Bachelot ! »

Bachelot est invitée par Béatrice Schönberg à l’HEGP ce soir (3 mars) à l’émission de France 2

Dans les programmes télé, on lit que l’émission de France 2, « ils font bouger la France » du mardi 3 mars à 20h35 sera « exceptionnelle » et aura lieu « en direct dans un hôpital ».

Cet hôpital, c’est l’Hôpital « Européen » Georges Pompidou. Béatrice Schönberg s’est bien gardée de l’annoncer à l’avance de peur sans doute que ceux qui font avancer tous les jours l’hôpital, qui combattent la loi Bachelot, n’aillent à la rencontre de la ministre, principale invitée. Il faut ajouter que le déroulé prévu de l’émission a tout de la provocation contre les agents hospitaliers et de la propagande pour le pouvoir. Sous le titre « les dossiers noirs de l’hôpital », les séquences s’intitulent « hôpital attention danger ! », « le blues de l’infirmière » et « le match public/privé… où se faire soigner ? ».

La mise sous la coupe réglée du pouvoir du service public de l’audiovisuel, dénoncée par les salariés de France-Télévisions se confirme. A France 2 comme ailleurs, Bachelot va s’appliquer à dénigrer l’hôpital public pour mieux l’asphyxier. Depuis le Plan Juppé de 1995, les gouvernements successifs organisent la pénurie de moyens pour l’hôpital public. Les fermetures de lits, de services et d’hôpitaux de proximité, les suppressions de poste n’ont cessé de dégrader les conditions de travail et de fonctionnement, de saper les bases du pilier du système de santé national.

Le projet de loi Bachelot « Hôpital, patients, santé, territoires » et la politique du gouvernement passent à une nouvelle étape. – 20.000 postes de fonctionnaires hospitaliers seraient supprimés d’ici 2012. S’il y a bien un secteur où il ne faut pas supprimer d’emplois ! – De nouveaux hôpitaux généraux vont être conduits à fermer avec la définition de « territoires de santé » dans lesquelles ne subsistera à terme qu’un hôpital public. -

Le projet de loi poursuit la transformation de l’hôpital public en entreprise avec des objectifs de rentabilité financière, des praticiens rémunérés au rendement… Cette logique conduit les hôpitaux publics à la faillite parce que la « rentabilité » financière est incompatible avec ses missions sanitaires de service public pour lesquelles le gouvernement rationne les financements avec une tarification arbitraire des actes (« tarification à l’activité »).

Le projet de loi organise une concurrence déloyale entre le secteur public et le secteur privé. Au sein des « agences régionales de santé » qu’il veut instituer, les moyens du public profiteront au privé mais le privé n’a pas les obligations du public en termes de recherche, de formation, d’accueil de tous les patients, de prise en charge des pathologies lourdes… La part du privé dans les actes chirurgicaux courants est déjà passée en 10 ans de 30 à 60%.

Le dénigrement systématique de l’hôpital public par le gouvernement lui-même vise aussi à accroître les « parts de marché » de ceux qu’il sert.

Transformer toujours plus l’accès aux soins en source de profits pour les capitalistes voilà le vrai visage de la politique du pouvoir.

Aux Etats-Unis, la santé marchandisée coûte au pays 15% du PIB contre moins de 10% en France où la qualité des soins et l’espérance de vie sont bien supérieurs.

Ce gâchis financier s’en va s’envoler en bourse, aux dépens des patients, des soignants, du pays et de son économie. Des prédateurs comme la Générale de santé, premier groupe de cliniques privées en France, côté en bourse, sont aux aguets. Ses profits ont doublé en 2008 à 87,2 millions d’euros, dont une large part reversée aux actionnaires. La crise « financière » fait la démonstration aux yeux de tous de la nocivité de ces choix. Le rapport de force existe pour défendre et reconquérir notre système de santé et l’hôpital public qui en est le cœur.

Les moyens financiers existent ! Le sous-financement de l’hôpital public est estimé à 800 millions d’euros par an. Comparons ce chiffre aux 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales qui sont pour la plupart allés alimenter les profits des grands groupes capitalistes !

Rendez à la Sécurité sociale, à l’assurance maladie, à l’hôpital l’argent qui leur revient, celui du travail, la part socialisé des salaires que représente la cotisation sociale ! Comparons ce chiffre aux 25 milliards d’euros d’argent public déjà accordés aux banques privées pour renflouer leurs placements douteux.

Pas d’argent public pour le secteur privé lucratif !

Exigeons l’arrêt immédiat de toute activité libérale à l’hôpital public, ainsi que tout dépassement d’honoraire !

Exigeons l’arrêt de tout versement de fonds publics au secteur privé lucratif et l’interdiction de la cotation en bourse d’une structure de soin. Partout dans le pays, des mobilisations se construisent pour défendre l’hôpital. Des semaines, des mois pour obtenir un rendez-vous, des urgences saturées, des hôpitaux de plus en plus éloignés, des soins de plus en plus mal remboursés : la colère monte.

 . Le 19 mars, soyons tous dans la rue pour faire plier Bachelot et Sarkozy !

CN des 28 février et 1er mars – Intervention de Corrine Bécourt

A St Quentin, une cellule s’est créée avec 15 jeunes militants.  Ils s’investissent dans l’activité du Parti et ont publié leur 1ier journal de cellule. 

 Pour autant, très attachés à la section, aux camarades, ils expriment leur désaccord avec les orientations électoralistes nationales, les privatisations de la gauche, l’abandon des fondamentaux comme la lutte de classe etc…

Sur la démocratie, dans toutes les instances du Parti les décisions sont actées après un VOTE, au CN nous devons impérativement faire de même.

Les communistes s’interrogent sur leur direction et ne veulent pas se contenter d’une liste de noms. Ils souhaitent savoir quelles fonctions occupent les dirigeants du Parti, lieu, activité militante, mandats d’élus.

CN des 28 février et 1er mars – Interventions d’Emmanuel Dang Tran (1 et 2)

J’interviens pour alimenter le débat ici et, à travers le résumé dans l’Huma, pour alimenter le débat dans tout le Parti.

Si une chose ne peut plus durer dans le fonctionnement de notre CN, c’est bien la tenue de réunions comme celle d’aujourd’hui qui ressemble malheureusement à de nombreuses autres. Je me souviens des discussions oiseuses interminables sur les collectifs antilibéraux.

Aujourd’hui, c’est tout simplement exaspérant ! Les luttes se développent après le 29 janvier dans le contexte de crise aiguë. Une journée d’action décisive est programmée pour le 19 mars. Et la direction exécutive choisit de consacrer une journée de notre temps à régler des questions internes. Ce matin, j’ai entendu se lamenter longuement sur l’image du Parti. Quelle image donne-t-on, effectivement !

Maintenant, on veut la cacher plutôt que la changer.

Avec son projet de « Charte » du CN, après avoir cherché à sélectionner les intervenants, la direction exécutive revient à la charge pour essayer de supprimer la parution dans l’Humanité du résumé des interventions des membres du CN.

La transparence des débats lui est-elle donc insupportable ? Il faut le croire.

Ces résumés rendent compte à des dizaines de milliers de communistes de nos discussions. Mais pas seulement ! Ils placent chaque membre du CN devant ses responsabilités vis-à-vis des camarades. Surtout il place nos débats de direction, la prise de décision sous le regard des communistes.

La direction exécutive se sent-elle si faible dans ses choix devant toute expression de contradiction ?

Si vous maintenez votre projet, pour l’instant une « question à l’étude », de supprimer le compte-rendu des réunions du CN, je demande un vote spécial.

Les communistes ne resteront pas sans voix devant ce coup de force.

 

Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, sur les « transformations du Parti ».

Patrice Bessac situe son rapport dans le cadre des suites des décisions du congrès. C’est précisément le contraire.

Au congrès, les communistes ont manifesté sans ambiguïté leur volonté de continuer le PCF, de maintenir son identité, de renforcer son organisation. Cela s’est traduit précisément par le rejet du mot « métamorphose » du texte de résolution. Est resté le mot « transformations ».

Comme les partisans affichés de la « métamorphose » ont été intégrés en nombre dans la Comité exécutif national, la commission « transformations » sera-t-elle le moyen de faire passer la « métamorphose » malgré l’avis des communistes ? Je le redoute.

La constitution de cette « commission », rappelons-le, a été introduite en fin de processus de congrès par la direction sortante elle-même. Les noms que l’on nous propose aujourd’hui le confirme : une commission décidée d’en-haut et composée d’en haut.

Le contenu du rapport de Patrice me le confirme.

Il envisage l’avenir du parti sous l’angle de la sociologie électorale, sinon de l’étude de marché politique, bien loin de la lutte des classes !

Il estime que la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Là je suis d’accord !

Mais il n’y a pas besoin de faire une commission pour commencer à corriger les choses.

Un exemple : on nous annonce que les communistes seront consultés sur les candidatures aux européennes à la fin du mois de mars mais elles seront proclamées au meeting du 8 mars. Bonjour la démocratie !

Combien des fois, ces dernières années, les candidats, les élus ont été désignés sans ou même contre les communistes concernés ?

Ce que nous devons faire c’est tirer le bilan de 10 ans de transformation, de la casse méthodique des cellules, de la priorité donnée au rôle dans les institutions et aux élus, dont de plus en plus fonctionnent en dehors de toute organisation du Parti – là il y a problème.

Cela fait 10 ans que les communistes expriment, d’une façon ou d’une autre, leur refus de la disparition du Parti, de l’abandon de son identité, de sa dilution, (comme étape intermédiaire ?) dans une recomposition politique à gauche.

Ce qui ne passe décidément pas dans un processus encore un peu démocratique, le groupe dirigeant tente à nouveau de le faire passer par la méthode autoritaire en tentant d’étouffer administrativement les voix d’opposition.

Ce n’est pas acceptable

Conseil national du PCF des 28 février et 1er mars 2009

   

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère dans la discussion sur la situation politique

Le développement des luttes, de leur convergence, marqué par l’immense mobilisation du 29 janvier, l’approfondissement de la crise, appellent une alternative politique immédiate. L’attente est forte à l’égard du PCF.

La perspective politique que nous portons ne peut pas se réduire aux élections européennes. Je souhaite un bon score électoral, sur la base du vote communiste. Mais n’inversons pas l’ordre des choses ! Ce n’est pas le résultat des élections européennes qui changera la face politique de la France et de l’Europe, qui apportera « le bonheur » comme le conclut le rapport.

La perspective ne se dégagera pas davantage du rassemblement de toute la gauche dans la période avec des appels communs avec le PS.

La question prioritaire, c’est comment nous contribuons aux convergences de luttes pour faire plier Sarkozy. Les Antillais, le monde universitaire ouvrent des brèches. Hôpital, logement, emploi, salaires nous pouvons, nous devons aider à gagner par nos propositions, par nos initiatives politiques.

Le gouvernement a peur des victoires qui en entraîneront d’autres.

Parmi les batailles prioritaires, rassembleuses parce que d’intérêt général, je veux insister sur deux : la défense de la fonction publique et la lutte contre la casse de l’industrie.

1- Un rapport de force existe pour obtenir le retrait, pur et simple, du projet de loi sur « la mobilité dans la fonction publique ». La mobilisation a été forte le 29 janvier, après celles de 2008. Le gouvernement a déjà dû reporter trois fois l’examen par l’Assemblée du texte voté par le Sénat.

Faisons en sorte que le grave danger du texte soit de plus en plus largement perçu !

Le projet de loi porte la casse du statut de la Fonction Publique que Maurice Thorez a fait voter en 1946 et qui avait été écrit avec les organisations syndicales. Il met en cause les principes fondamentaux que ce statut garantit :

- l’égalité d’accès à la fonction publique et d’égalité de traitement des usagers.

- l’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique comme de l’arbitraire administratif.

- la continuité des services sur l’ensemble du territoire.

Le projet de loi organise la précarisation de l’emploi public avec le recours au temps partiel contraint et la possibilité de mise en disponibilité d’office (qui n’est autre qu’un licenciement sans indemnité chômage). Il est directement à relier avec la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), dont il est l’outil indispensable. La RGPP : c’est un plan de suppression de 200 000 emplois (+ 20 000 dans la fonction publique hospitalière) d’ici 2012.

De la recherche de l’efficacité sociale, le gouvernement veut passer à la recherche de la performance individuelle au service du profit financier. Du fonctionnaire sous statut au service de l’intérêt général, il veut passer à l’intérêt patronal.

En s’attaquant à la fonction publique, aux services publics en général, c’est l’épine dorsale de l’économie et de la société française, celle qui fait aussi « l’attractivité de la France » pour des entreprises étrangères, que le pouvoir sabote.

2- En Isère, nous sommes cruellement confrontés à la volonté de démantèlement de l’industrie : licenciements, chômage partiel, chez Caterpillar, ST Microelectronics, Tyco, Schneider, Arkema-Total, SEB-Calor, Valéo, A. Raymond…

Ca ne peut pas continuer ! Localement nous avons pu travailler avec les communistes de Caterpillar et la CGT. L’expression du PCF a été littéralement « dévorée » par les travailleurs parce qu’elle disait NON à la résignation, NON à l’alibi de la crise que les salariés devraient payer sans fin, NON à l’inéluctabilité des délocalisations et de la mondialisation. Et disait OUI à la lutte pour leur emploi et leurs salaires.

OUI, le monde du travail a la force d’imposer d’autres choix politiques !

Le rapport de force au plan National comme en Guadeloupe, Martinique existe. Mettons-le en œuvre. Là est notre responsabilité de PCF. C’est par ce front populaire de lutte que les batailles politiques peuvent se gagner et le PCF doit être l’outil de ces victoires.

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