Archive | 1 mars 2009

Retrait unilatéral de la France de l’OTAN !

Le gouvernement français doit cesser de nous impliquer

dans sa logique de guerre impérialiste 

 

Pour préparer les esprits à une réintégration de plus en plus probable de
la France dans la structure militaire intégrée de l’Alliance atlantique, dont de Gaulle avait claqué la porte en 1966, M. Sarkozy a affirmé que « le moment approche » d’expliquer aux Français l’importance du lien avec les Etats-Unis. « L’alliance avec les Etats-Unis et l’alliance avec l’Europe ne mettent pas en cause l’indépendance de mon pays », a-t-il assuré devant
la Conférence sur la sécurité de Munich (sud de l’Allemagne). 

 

Le cap fixé, reste le sommet de l’Otan du 1er au 5 avril 2009. A l’occasion de ses 60 ans l’Otan doit effet tenir un important sommet à Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne). Comme à chacun de ces sommets, les dirigeants des états membres prendront des décisions lourdes de conséquences à notre place. En effet, l’Otan est en guerre, et ses états membres avec, c’est ainsi que nous sommes des millions à être impliqués malgré nous dans les conflits en Irak ou en Afghanistan. 

 

L’Otan a été créé en 1949 dans la logique de la « guerre froide » pour contrer l’URSS et ses alliés, or depuis 1989 sans contrepoids et sans adversaire désigné, l’Otan a les coudées franches pour n’être qu’une coalition militaire au service des riches et des puissants. Cela a d’abord commencé par l’ex-Yougoslavie où sous couvert d’opération humanitaire, l’Alliance atlantique est intervenue pour la première fois de son histoire. Résultat en 1999, un pays européen,
la Serbie, était bombardé par l’Otan et c’était avec la participation de
la France. 

 

Ensuite, la stratégie d’ingérence de l’OTAN s’est transformée en protection active des intérêts de ses membres hors de ses frontières (Afghanistan, Irak) : installation de bases militaires au Moyen-Orient, protection des approvisionnements en pétrole, etc. 

 

En Europe, l’OTAN aggrave les tensions, alimente la course aux armements avec le prétendu bouclier » antimissile, un arsenal nucléaire gigantesque et sa doctrine de première frappe nucléaire ». La politique de l’Union Européenne est de plus en plus liée à l’OTAN. L’expansion actuelle et potentielle de l’OTAN en Europe de l’Est (Ukraine et Géorgie notamment), ainsi que ses opérations « hors zone » font courir un danger à la paix mondiale. 

 

Le conflit Géorgien en est un exemple clair. Toute progression de l’implantation de l’OTAN augmente les risques de guerre, y compris le danger du recours aux armes nucléaires. Le déploiement des missiles antimissiles américains installés en république tchèque a créé des tensions internationales préoccupantes. 

Ce sommet est particulièrement important pour
la France, car ce devrait être l’occasion pour notre pays de réintégrer pleinement la structure militaire de l’Alliance (commandement intégré)
. Nicolas Sarkozy et ses conseillers sont dans la phase finale d’un processus qui mettra fin à plus de quatre décennies d’une « exception » française au sein de l’Alliance atlantique. L’Elysée prépare, ainsi que le chef de l’Etat l’avait annoncé à l’été 2007, le retour de
la France dans les structures militaires intégrées de l’OTAN. Dans cette perspective, Paris a obtenu l’accord de Washington pour que deux commandements de l’Otan soient attribués à des généraux français. 

 

L’allégeance aux USA s’inscrit directement dans l’intégration européenne, dans
la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’UE
. En témoigne la tribune que le président Sarkozy et la chancelière Angela Merkel publient dans « Le Monde » et
la Süddeutsche Zeitung : « Pour répondre aux crises et aux conflits, affirme ce texte, les alliances fondées sur des valeurs communes, comme l’Union européenne et l’OTAN, prennent une importance accrue. » « Il est dans notre intérêt de faire de la construction européenne et du partenariat atlantique les deux faces d’une même politique de sécurité« , ajoute cette déclaration commune. 

 

Déjà en février 2008, Hervé Morin, ministre de la défense, affirmait lors d’un sommet informel à Munich : « c’est le moment où les Européens décident d’assumer leur part du fardeau ». Il précisait: « l’OTAN et l’UE sont pour nous les deux volets d’une même politique de sécurité et de défense. Nous pouvons – et je dirais même nous devons – agir de front vers le renforcement de l’Europe de
la Défense et vers la mise en place d’une OTAN plus réactive
et plus flexible. » Tout cela en se saisissant de « toutes les opportunités et les instruments qui nous sont offerts par le traité de Lisbonne », c’est-à-dire notamment de l’augmentation des crédits militaires de chaque pays et l’affirmation de la vocation de l’UE à « avoir recours à une capacité opérationnelle s’appuyant sur des moyens civils et militaires dans les missions en dehors de l’UE… ». 

 

A l’approche du sommet, les Américains font le forcing… Commandant en chef des forces de l’Otan à Mons (Belgique), le général américain John Craddock réclame un bataillon de plus par région (l’Afghanistan est divisé en cinq secteurs. « Le combat en Afghanistan ne sera ni facile ni bref », a reconnu le secrétaire américain à
la Défense Robert Gates, se disant néanmoins convaincu que l’Otan saurait « relever le défi » et que le sommet tenu en avril pour le 60e anniversaire de l’Otan serait l’occasion de le démontrer. 

 

Nous refusons que le gouvernement français leur emboîte le pas. L’engagement militaire renforcé de
la France au coté des USA en Afghanistan Comme le retour de notre pays au sein du commandement intégré de l’OTAN expose le pays, à un engrenage menaçant l’intégrité de l’ensemble du peuple français. 

 

En Afghanistan, comme pour toute autre crise régionale, nous opposons à toute réponse militaire qui constitue non une solution mais un problème supplémentaire. Nous voulons en finir avec la logique de domination économique, de rapports basés sur la supériorité militaire, le recours à la force armée, conceptions d’un capitalisme exacerbé telles que les USA les mettent en pratique. Nous devons démocratiser et démilitariser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de coopérations pacifiques afin de construire un monde plus sûr et plus juste. 

 

Dans cette perspective nous demandons dans l’immédiat : 

 

Le retrait des troupes françaises en Afghanistan 

Le maintien de
la France hors du commandement militaire intégré de l’OTAN 

 

Et finalement la sortie unilatérale de
la France de l’OTAN et de
la Politique européenne extérieure et de sécurité commune PESC.
 

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