Archive | mars 2009

Sarko à Saint-Quentin (clip PCF) + vidéo « Mon oeil » (France2)

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Naissance du Réseau: « faire vivre et renforcer le PCF »

Constitution du RESEAU

« Faire vivre et renforcer le PCF »

Malakoff, 21 mars 2009

Le 21 mars 2009, 155 militants, responsables de cellules, de sections, de fédérations du PCF, venant de 29 départements se sont réunis à Malakoff à l’invitation de 17 membres du Conseil national du PCF, signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

L’immense succès de la journée nationale de grève et de manifestation du 19 mars a été au cœur des discussions. Pour tous les participants, il a souligné à nouveau la nécessité du PCF, outil politique indispensable pour dégager une perspective politique de rupture avec la politique au service du capital, au moment où la crise met en évidence la nocivité et les limites du système capitaliste.

Après son 34ème congrès, le PCF reste à la croisée des chemins.

Un mouvement de fond s’est manifesté parmi les communistes. Ils ont exprimé sans ambiguïté leur volonté de défendre l’existence de leur parti. Ils ont mis en échec, une nouvelle fois après l’Assemblée extraordinaire de décembre 2007, le projet de « métamorphose ».

L’opposition à la poursuite de la stratégie d’abandon de l’identité communiste du PCF que des militants et des organisations du parti ont portée avec le texte alternatif y a fortement contribué. Lors du vote d’octobre, il est arrivé en tête dans cinq fédérations : Pas-de-Calais, Nord, Tarn, Haute-Saône, Ardennes, dans de nombreuses sections.

Dans le même temps, malgré les désaveux successifs, la direction sortante est parvenue à rester à la tête de l’appareil du Parti. Le Comité exécutif national est presque intégralement composé de partisans de la « métamorphose » ou du dépassement du PCF.

On doit constater que cette stratégie est toujours à l’œuvre.

Loin d’être une simple alliance électorale, le Front de gauche, accord de sommet imposé unilatéralement pour les élections européennes, poursuit l’effacement du PCF et tente une recomposition politique « à gauche » éliminant, dans les faits, le Parti communiste, suivant l’exemple du Parti de la gauche européenne (PGE) et de plusieurs de ses composantes.

A peine le congrès passé, la direction remet à l’ordre du jour les « transformations » du Parti qui viennent d’être rejetées.

La ligne de la direction du Parti tourne le dos à l’exigence d’alternative politique immédiate qu’expriment les luttes en France. Elle restreint la perspective politique à des enjeux strictement institutionnels et électoralistes, en fin de compte, à une simple alternance en 2012.

Le mirage de la « réorientation de l’UE » sert à faire passer une ligne réformiste, de résignation, d’adaptation à l’intégration capitaliste européenne.

Cette situation place les militants qui ont porté le texte alternatif devant de nouvelles responsabilités.

La préparation du congrès a permis de marquer des points localement, de nouer de nouveaux liens nationalement entre des organisations du PCF déterminées à ne plus laisser faire. 19 signataires du texte ont été élus, malgré les entraves, au Conseil national.

La situation du Parti comme la situation du pays rendent nécessaire de passer à un autre stade de coordination et d’organisation nationales.

Il doit apparaître beaucoup plus visiblement, dans le PCF comme dans le monde du travail, que le Parti communiste français ne se réduit pas à la ligne d’abandon de sa direction actuelle. Les communistes, leurs organisations ont besoin de moyens nouveaux pour revitaliser et reconquérir leur parti.

A cette fin, les participants à la rencontre de Malakoff prennent la décision de constituer officiellement un réseau national dénommé « Faire vivre et renforcer le PCF », comme les statuts du Parti le prévoient.

Son expression, son action s’adressent à tous les membres du PCF, à tous les communistes.

Dans la suite du texte alternatif du congrès, elles entendent réaffirmer l’actualité des fondamentaux théoriques, marxistes, du PCF, l’importance cruciale de l’organisation communistes dans la lutte des classes, proposer de redonner un nom, enfin, à la perspective que doit porter notre parti : le socialisme.

Le Réseau se fixe comme objectif de rendre visible nationalement cette option, qu’il juge indissociable de la raison d’être du PCF.

En cohérence, il se fixe comme objectif de favoriser l’échange d’expériences et de matériel militants entre organisations du PCF, d’aider à leur renforcement, à la revitalisation de cellules, de sections, notamment à l’entreprise, de faire adhérer au PCF, de permettre aux communistes de sortir de leur isolement. Il se propose aussi d’impulser des actions nationales conformes à l’engagement communiste.

A cette fin, il se dote d’un collectif national de coordination de 21 membres, responsables d’organisations du PCF dans différentes régions*.

Dans la période qui s’ouvre, les participants à la réunion estiment que la priorité politique est de contribuer, par la proposition et l’action, à une perspective de rupture immédiate avec la politique au service du Medef, basée notamment sur la défense des salaires et l’exigence de leur revalorisation, l’interdiction des plans de licenciement, la défense et la reconquête de la protection sociale, celles des services publics nationalisés, l’appropriation publique du secteur financier, des principaux moyens de production… pour un développement économique partant de la satisfaction des besoins des travailleurs et de l’ensemble de la population.

Dans le contexte des élections européennes, refusant tout effacement du Parti, le Réseau contribuera à alimenter une campagne communiste revendiquée comme telle dans la suite de la campagne des communistes lors des référendums de 2005 et de 1992, contre « le projet de constitution européenne », le traité de Maastricht, le traité de Lisbonne et l’intégration dans l’UE du capital qu’ils tentent d’imposer aux peuples.

Le Réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » fait une priorité de l’action des communistes pour la paix, notamment pour le retrait unilatéral de la France de l’OTAN, de la solidarité avec les partis communistes et ouvriers du monde, contre l’impérialisme, pour l’internationalisme.

Les participants à la rencontre de Malakoff, le 21 mars 2009.

* Composition du Collectif national de coordination : Corinne Bécourt (Aisne), Jean-Louis Rolland (Charente-Maritime), Paul Barbazange (Hérault), Floriane Benoît (Isère), Dominique Negri (Isère), Christian Tabaglio (Meurthe-et-Moselle), Jean-Claude Korde (Bas-Rhin), Marie-Christine Burricand (Rhône), André Gerin (Rhône), Frédéric Bernabé (Haute-Saône), Emmanuel Dang Tran (Paris), Claude Fainzang (Paris), Pasquale Noizet (Paris), Fabienne Debeauvais (Somme), Eric Jalade (Tarn), Jean-Pierre Meyer (Var), Michel Perrin (Haute-Vienne), Caroline Andréani (Seine-Saint-Denis), Jean-Jacques Karman (Seine-Saint-Denis), Laurent Santoire (Seine-Saint-Denis), Alain de Poilly (Val-de-Marne)

L’aisne Nouvelle : Jean-Luc Tournay entre colère et espoir

L'aisne Nouvelle : Jean-Luc Tournay entre colère et espoir dans Divers

Jean-Luc Tournay donne le ton pour les prochaines régionales.

Lors d’une réunion qui a rassemblé quelque 300 personnes, le trio communiste et républicain de l’assemblée régionale, Maxime Gremetz, Jean-Luc Tournay et Jean-Luc Belpaume a jeté une pierre dans la marre des prochaines élections régionales. Les trois hommes ont annoncé leur intention de conduire une liste l’an prochain intitulée « Colère et espoir » !

Une nouvelle fois le trublion de la place du colonel Fabien fait des siennes. Un coup bas qui a des airs de règlement de compte avec Claude Gewerc.
En effet, en 2004, cette liste avait rassemblé au premier tour 11 % des suffrages, réalisant le meilleur score communiste de France. Ce résultat avait permis à Maxime Gremetz de négocier son ralliement aux Rose et Vert et dérocher le poste de premier vice-président chargé des affaires économiques.
Une alliance qui allait rapidement tourner au vinaigre, et faire exploser le groupe communiste avant un divorce définitif lors de l’élection de Maxime Gremetz à l’agence régionale d’hospitalisation. Le président régional accusait M.G de s’y être fait élire avec les voix de l’extrême droite ! Sa vice-présidence lui était retirée, et de surcroît il était avec ses deux derniers fidèles Jean-Luc Belpaume et le Saint-Quentinois Jean-Luc Tournay, exclus de la commission permanente.

« Scandaleux »

L’eau a depuis coulé sous les ponts, Maxime Gremetz simple conseiller régional, réélu député de la Somme, s’est refait une santé.
Et le Saint-Quentinois Jean-Luc Tournay est en campagne. « Nous ne votons plus les budgets depuis 4 ans, quand on voit que la région donne encore de l’argent à des groupes qui licencient et font des profits, nous ne pouvons pas accepter, c’est scandaleux », s’insurge l’Axonais qui rappelle

 dans Divers

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qu’en Picardie 24 groupes employant 14 000 salariés réalisent 240 milliards de chiffre d’affaires et font 5,4 milliards de bénéfices.
Et d’insister : « La Picardie a enregistré une hausse de 20 % de chômeurs en 1 an, + 27 % pour les moins de 25 ans, les plans sociaux se succèdent. Et cette année, la ligne budgétaire consacrée à l’action économique est en baisse de 7 % par rapport à l’année précédente, ce n’est pas normal. La TIPP frappe les plus défavorisés, les cartes grises ont augmenté… Le président ne respecte pas les engagements pris devant les électeurs en 2004. On nous amuse avec la suppression de la Picardie, pendant ce temps-là les Picards dérouillent ».
Bref, le trio communiste et républicain entend bien surfer sur la crise sociale pour rassembler autour de lui. Ces hommes qui prônent un retour aux fondamentaux du PC veulent ouvrir leur liste non seulement à la parité mais aussi aux syndicalistes, sympathisants, universitaires… Une stratégie qui pourrait pourquoi pas s’ouvrir également aux dissidents qui forment désormais le groupe communiste et progressiste.
Une chose est sûre si pour les élections européennes les communistes toutes tendances sont unis derrière l’ancien maire de Calais Jacques Hénin, pour les régionales, Maxime Gremetz, Jean-Luc Tournay et Jean-Luc Belpaume ne feront pas de cadeau à l’actuelle majorité

Rose-Rouge-Verte.

Les CRS chargent : une quinzaine de personnes interpellées

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Photo PCF Saint-Quentin

 

 

Article de l’Union

Le rassemblement, à la Bourse du travail, hier, en marge de la venue de Nicolas Sarkozy a dégénéré. Les manifestants ont déjoué la sécurité et réussi à déambuler dans les rues. Commence un véritable cache-cache avec les CRS, jusqu’à l’affrontement final. Une quinzaine de personnes ont été interpellées.

 

PLACE Gracchus Baboeuf, 17 heures, devant la Bourse du travail. Des jeunes, des syndicalistes, des salariés arrivent. Ils s’amassent sur la place. Ils sont alors près de 1.000. Des discours chauffent l’ambiance. Sifflements, slogans explicites… Les manifestants sont en colère. « Nous sommes pire que des bêtes. On nous parque comme du bétail.» Et puis, vers 17 h 40, des jeunes trouvent la faille. Le cortège se met en branle. Les CRS courent pour devancer le rassemblement. Ils sont alors 800 à déambuler dans les rues de Saint-Quentin. Premiers heurts rue Raspail, il est 17 h 45. « Nous sommes des fils d’ouvriers. Laissez nous passer. On veut manifester, ça s’appelle la démocratie.»
Premiers jets d’œufs, de cailloux sur les CRS. Les lances à lacrymogène sont sorties des camions au cas où. Au niveau de l’Insset, dans les rangs des manifestants, la Marseillaise retentit. Commence alors le jeu de cache-cache avec les forces de l’ordre, dans les petites rues du centre-ville. L’objectif, empêcher coûte que coûte, les manifestants d’accéder au périmètre de sécurité avoisinant le parc des Champs-Elysées. Des CRS débouchent sur une rue perpendiculaire et coupe le cortège en deux. « Vous êtes encerclés, rendez-vous! Rejoignez-nous!», scandent les manifestants. Et puis, au fil des minutes, alors que la pluie commence à tomber, les slogans se durcissent. «Sarko démission», «Casse-toi pauvre con». «Sarko, on aura ta peau».
La tension monte d’un cran, lorsque le cortège débouche boulevard Roosevelt. Les manifestants sont nerveux. Ils en ont marre de tourner en rond. Ils comprennent qu’ils n’arriveront sans doute jamais jusqu’au but initial fixé : le palais

 

des Sports. Dépités, ils redescendent vers la place Crommelin. Il est 18 h 20. Les policiers qui ont allégé le dispositif au cours de la journée, ont rendu à nouveau les boulevards circulables. Manifestants, CRS, se retrouvent au milieu d’une circulation dense. Les automobilistes coincés, klaxonnent, énervés. Certains font vrombir leur moteur. Le cortège est stoppé. Toutes les routes sont bloqués par d’importants cordons de CRS. La foule se disperse. Les échauffourées éclatent peu avant 19 heures. Des poubelles sont lancées au milieu de la route et forment une barricade de fortune. Des voitures, des vitrines de commerces sont dégradées par une petite bande de casseurs. Olivier Tournay, conseiller municipal du PCF à Saint-Quentin en a été témoin. Il a filmé et pris des photos. Il raconte. « Je n’ai pas compris. ça a été très vite. J’ai vu deux oranges voler vers les CRS et puis, ils se sont mis à charger. C’était violent, j’ai reculé. J’ai arrêté de filmer. Mais les CRS m’ont vu. Ils ont voulu casser mon appareil photo. Je les ai empéché. Ils m’ont donné trois coups de tonfa. Ils ont éparpillé mon matériel photo sur la chaussée. Je n’arrivais pas à les récupérer. Et puis, le commissaire de Saint-Quentin, m’a vu. il est venu à ma rescousse. Il m’a aidé à ramasser mon matériel.»
Au total, une quinzaine de jeunes, ceux qui paraissaient les plus virulents, ont été interpellés. Hier soir, vers 20 h 30, alors que Nicolas Sarkozy, regagnait la capitale par les airs, les casseurs étaient toujours en garde à vue au commissariat de Saint-Quentin.

Aurélie

 

Beaussart

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Une affiche qui dérange à la fenêtre de Corinne Bécourt

Article du courrier picard

 

Corinne Bécourt a écrit sur son affiche : « Fossoyeur de la France ».

Corinne Bécourt a écrit sur son affiche : « Fossoyeur de la France ».

 

Dix policiers. Pas moins. Dix policiers pour une affiche tortillée par le vent. Au 2, place du 8-octobre à la fenêtre de son appartement, Corinne Bécourt, membre du conseil national du Parti communiste, a décidé de s’exprimer hier en accrochant une affiche, sur laquelle elle a écrit à l’attention du chef de l’État : « Fossoyeur de la France. » La phrase n’est pas passée inaperçue et a déclenché l’intervention d’un groupe de fonctionnaires de police en tenue et en civil. Corinne Bécourt raconte : « Quand je suis sortie de chez moi pour aller au travail, ils m’ont dit de la décrocher. Je n’ai pas voulu. C’est une question de principe. Alors, ils m’ont menacée de garde à vue. Ils ont même dit qu’ils allaient appeler les pompiers pour qu’ils viennent la décrocher avec la grande échelle, comme je refuse de leur ouvrir la porte de mon appartement. »

 

Le bras-de-fer avec les forces de l’ordre commence en début d’après-midi. Mais un peu plus d’1 h 30 plus tard, Corinne Bécourt est finalement libre de circuler. Elle a eu gain de cause et son affiche peut rester accrochée à sa fenêtre.

Après le 19 mars, les salariés encore plus forts pour imposer d’autres choix politiques

3 millions de manifestants dans tout le pays, salariés du secteur privé comme du secteur public, jeunes, retraités, encore plus de grèves que le 29 janvier : la journée d’action interprofessionnelle du 19 mars s’est traduite par une mobilisation d’une ampleur inédite même en novembre-décembre 1995.

Le mouvement dispose d’importantes réserves. Il est massivement soutenu par la population et dans les entreprises où la grève n’était pas organisée.

Seul Fillon a fait semblant à la télévision de ne pas comprendre que les manifestants mettent en accusation la politique de son gouvernement au service du Medef, ses choix qui nourrissent la crise et aggravent ses conséquences.

La convergence des luttes se fait d’autant plus facilement que les revendications se rejoignent toutes. La loi Bachelot contre l’hôpital public suit le même modèle que la loi LRU contre l’université. Les batailles pour leur retrait sont du même enjeu national. La lutte contre la privatisation de la Poste renvoie directement au rejet de la dérive financière spéculative des banques privatisées. La bataille pour l’emploi, pour empêcher les licenciements, celles contre le démantèlement de l’appareil productif, de la fonction publique, celles pour les salaires et le pouvoir d’achat unissent tous les salariés.

Au lendemain du 19 mars, on peut affirmer que le rapport de force existe pour faire plier le gouvernement sur ses contre-réformes, pour gagner des mesures structurelles face au capitalisme en crise.

Fillon est lamentable quand il prétend qu’il ne peut plus se permettre de creuser le déficit budgétaire. Ce n’est même pas cela qu’on lui demande. On lui demande de rendre les milliards détournés vers la finance comme les 6 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales sur les heures supplémentaires ou les 30 milliards déjà accordés aux banques pour renflouer leurs placements douteux…

Dans ce moment d’aiguisement de la lutte, le pouvoir fait et fera tout pour empêcher les salariés de battre le fer quand il est chaud, pour faire traîner le mouvement, pour créer des diversions. Les media à son service détournent l’attention vers la politique sécuritaire du Président. L’approche des élections européennes est déjà utilisée pour effacer les responsabilités déterminantes des gouvernements nationaux et la place centrale de l’action des peuples dans chaque pays, comme pour réduire l’aspiration à l’alternative politique à des combinaisons politiciennes.

La politique que contestent et combattent les salariés ne doit pas être réduite non plus à un seul homme, fût-il l’omniprésent et provocateur Sarkozy. Cette personnification à outrance invite à subir d’ici 2012 et à attendre l’élection présidentielle pour une nouvelle alternance et un hypothétique changement de politique.

La « gauche » est en train de se repositionner dans cette perspective. Le soutien du PS aux manifestations est bienvenu mais ne peut faire oublier son soutien au Traité de Lisbonne, au plan de renflouement des banques, à la régionalisation de la santé, à « l’autonomie » des universités…

Militants communistes dans les entreprises et les quartiers de Saint Quentin, nous plaçons toute notre action et nos propositions de rupture dans la perspective politique immédiate que portent les luttes : mettre en échec le pouvoir et imposer d’autres choix politiques tout de suite.

Le 19 mars constitue un formidable encouragement dans ce sens

Maxime GREMETZ, Député Communiste. Nullité des licenciements dans les entreprises qui font des profits

ASSEMBLEE NATIONALE  CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 

TREIZIEME LEGISLATURE —————————————————————————————

———————————————————————————— Déposée le     2009 

PROPOSITION DE LOI 

Visant sur la nullité des licenciements dans les entreprises qui font des profits

Présentée par : 

M. Maxime GREMETZ et Jean-Jacques CANDELIER

Députés 

EXPOSE DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs, 

Il convient de rappeler qu’au regard de la loi (art L 1233-1 du Code du travail) les entreprises qui font du profit n’ont en principe pas le droit de licencier. Seulement lorsqu’elles violent la loi et licenciement alors qu’elles ont un résultat largement bénéficiaire la seule sanction possible est la condamnation de l’employeur à payer une indemnité au salarié, ce qui n’empêche pas le licenciement.

La présente proposition de loi à pour but de faire de la nullité du licenciement suivie de la réintégration du salarié la sanction de droit commun du licenciement qui n’a pas de motif économique valable. En effet, la nullité est la seule sanction qui permet d’empêcher qu’un licenciement se réalise lorsqu’il est interdit par la loi.

Bataille pour le droit au Logement :Le PCF en campagne

L’union :Agrandir la photo

Bataille pour le droit au Logement :Le PCF en campagne dans Luttes, grèves, manifs

Une pétition est lancée pour obtenir un moratoire sur les expulsions. Elle a trouvé un réel écho parmi la population. En une matinée de tractage, plus de 200 signatures ont été réunies…

La section locale du Parti communiste lance une pétition contre les expulsions qui reprennent. Ils craignent les retombées de la crise.

EN ville, les chiffres restent un mystère. Chez les huissiers de justice, le secret est bien gardé : sujet sensible… Pourtant, des expulsions locatives ont lieu tous les ans. Avec la fin de la trêve hivernale, depuis lundi, en période de crise, la section locale du Parti communiste français (PCF) a tenu à réagir en lançant une pétition.
Sur le marché du quartier Europe, en une journée, la démarche a été fort bien accueillie. Les militants n’ont pas eu de mal à convaincre les habitants : ils ont déjà récolté plus de 200 signatures. Quelque Saint-Quentinois ont même fait circuler spontanément dans leur entourage le tract-pétition, avant de déposer les feuillets dans les permanences du parti.
« Cela commence très fort. Nous rencontrerons les habitants en bas des tours. L’an dernier, en France, il y a eu 10.000 expulsions, 100 000 baux résiliés pour loyers impayés. Nous craignons une augmentation des expulsions avec la crise », explique Corinne Becourt, membre au conseil national du PCF, par ailleurs travailleuse sociale en ville.
Cette action contre les expulsions locatives sera accentuée ces jours prochains, les militants étant occupés en ce début de semaine à battre le pavé pour mobiliser les habitants pour la journée d’action sociale d’hier. La pétition sera remise aux élus.
Ceux qui sont touchés par les expulsions locatives : des salariés percevant des bas salaires, des problèmes liés à l’emploi, la précarité du travail, des licenciements, des personnes âgées qui voient leurs ressources diminuer. Ils préfèrent acheter de la nourriture plutôt que de s’acquitter de leur loyer. Un choix humain.
« Cela va très vite. Les gens s’en vont avant l’expulsion pour ne pas payer des frais d’occupation. La pression a déjà été bien faite. avant. Ils vont vivre dans leur famille », témoigne Corinne Becourt. Les bailleurs sociaux, tels que l’Opac ou la Maison du Cil ont recours aussi aux expulsions locatives. Chaque organisme a sa propre commission pour traiter chaque situation. « Dans le privé, c’est pire. Devant notre permanence, nous avons vu un propriétaire prendre une brouette et retirer toutes les affaires du locataire. C’est plus compliqué : les gens se sentent fautifs, coupables. Pourtant le droit au logement fait parti de la priorité des priorités des droits de l’homme », ajoute-t-elle.
En France, le droit au logement existe pourtant. Des lois se succèdent. Elles ne règlent pas les difficultés. « La loi Boutin stipule qu’il n’y a pas d’expulsion sans relogement. Il faut tout faire pour éviter l’expulsion. Quel propriétaire va louer un logement à une personne qui a des dettes de loyers ? », s’interroge Jean-Luc Tournay. La loi ne précise pas non plus le type de logement.
Les deux communistes citent le cas douloureux d’un ancien salarié de l’usine TASQ, qui a fermé ses portes il y a deux ans. Aujourd’hui, le demandeur d’emploi est menacé d’expulsion.
Il lui a été proposé à lui et à sa femme d’être relogés en foyer. Une proposition qui choque Corinne Becourt. « Il a travaillé toute sa vie et se sent coupable d’avoir refusé. »
Des situations comme celle-là, il en existe plusieurs actuellement. « On ne peut plus travailler comme cela, au cas par cas. Le problème de fond est global », souligne Jean-Luc Tournay. La bataille sur le droit au logement ne fait que commencer.
C.L.

« Rendez-vous mardi, Sarko ! »

Article courrier picard

 

« Aujourd'hui, n'est pas une répétition pour mardi » souligne Aurélie, 25 ans. « La venue de Sarkozy, c'est autre chose, mais il faudra être nombreux aussi. »

« Aujourd’hui, n’est pas une répétition pour mardi » souligne Aurélie, 25 ans. « La venue de Sarkozy, c’est autre chose, mais il faudra être nombreux aussi. »

 

Deux tendances étaient représentées hier lors de la manifestation qui a réuni près de 3 500 personnes à Saint-Quentin. Il y a ceux qui veulent faire le nombre mardi pour la venue du président Sarkozy et ceux qui en ont « marre de le voir partout. » Elle est catégorique. « Ah non merci, je le vois trop à la télé pour me déplacer mardi. Ça se fera sans moi. Mais j’espère qu’il y aura du monde pour l’accueillir. » Elle, c’est Sandrine, 34 ans. Pas de drapeaux, pas d’affiche anti-sarko sur elle. Dans ses bras, sa fille, Morgane, 4 ans, regarde la manif comme un cirque coloré et bruyant. « Je suis dans le privé, j’ai fait des études assez longues, que j’ai financées en cumulant les petits boulots. Aujourd’hui, je suis  » grassement  » payée 1 528 € par mois après six-sept ans de travail. Quand j’ai commencé à bosser, ça allait encore pour vivre. Aujourd’hui, je m’en sors très difficilement. Alors pour ceux qui s’en sortent moins bien que moi… »

Dégoûtés et inquiets

La CGT passe par là : « Venez dire  » Non  » mardi. Il faut qu’on soit nombreux. Venez ! » Elle sourit et décline. Le syndicaliste hausse les épaules. « Il y a des convaincus qui veulent être là pour faire le nombre. Pour montrer notre colère. Et beaucoup d’autres qui sont à la fois dégoûtés et, aussi, inquiets. Personne n’a oublié le  » casse-toi pauv’con « . De façon générale, le président fait peur quand même. » Il file à travers la foule, tracts en main.

« On ne vit plus, on survit »

Lionel Josse, lui, sera présent mardi. « Pour être solidaire et aussi pour attirer l’attention sur nous », raconte-t-il. Il est le président départemental d’APF, l’association des paralysés de France. « Avec 650 € par mois, une personne handicapée ne peut pas vivre. La cotisation a augmenté de 24 € mais ça ne suffit pas. On ne vit plus, on survit. »

œufs pourris

Clémentine, 32 ans, travaille dans le milieu hospitalier dans l’Aisne. Viendra-t-elle à Saint-Quentin mardi ? « Il me reste quelques jours pour faire pourrir des œufs », ironise-t-elle. « J’espère en tout cas que ce mouvement va durer. À un moment, il faudra bien qu’on nous entende. Qu’on suive l’exemple des Dom-Tom. » Sa collègue, Brigitte, 54 ans, est tout aussi remontée. « On en a marre de ces élus qui dirigent la France comme une entreprise. C’est comme pour l’hôpital, la santé n’est pas un domaine où on peut parler de rentabilité comme ils le font. Ça suffit. »

Les acquis à la poubelle

Dans la foule, dense, les raisons de la colère s’égrènent, sans fin, et donne parfois le vertige. Santé, éducation, pouvoir d’achat, retraite… les médias aussi sont pris à partie : « La télé est achetée, l’information muselée. Sarkozy est un prophète », lance Fred, 53 ans, fonctionnaire. « Quand on regarde l’interview du président, je trouve honteux les questions qu’on lui pose et l’absence de réactions des journalistes. La situation est catastrophique. » D’où cette mobilisation selon lui. « C’est bien d’être nombreux, il faut leur montrer », ajoute son collègue Denis, 46 ans. « Privé public, c’est le même combat. Nos parents, grands-parents se sont battus pour des acquis qu’on jette aujourd’hui à la poubelle. Il n’y a plus de respect. L’ouvrier est de plus en plus pauvre, le riche de plus en plus riche. »

Le phrasé plaît aux manifestants communistes qui passent près d’eux.

L’école en danger

Casserole en main, Aurélie, 25 ans, est une femme sandwich entre deux affiches de slogans. « Le gouvernement attaque de tous les côtés », reprend-elle. « C’est une façon de diviser les gens, trop préoccupés par leur seule situation. La manif permet de prendre conscience des problèmes des autres. » Elle est enseignante en fin de formation et « l’école est vraiment en danger. » Mardi, elle sera là, évidemment.

ANTOINE GUITTENY

SAINT-QUENTIN Toujours plus nombreux à battre le pavé [manifestation du 19 mars 2009]

Article courrier picard

 

La manifestation a été plus importante que celle du 29 janvier. Les syndicats ont comptabilisé 3 500 manifestants contre 2 000 pour la police.

La manifestation a été plus importante que celle du 29 janvier. Les syndicats ont comptabilisé 3 500 manifestants contre 2 000 pour la police.

« Réussite ». C’est le mot utilisé par les syndicats pour parler de la manifestation qui a eu lieu jeudi après-midi. Près de 3 500 personnes y ont participé selon les organisations. Mieux que le 29 janvier.Parents d’élèves, enseignants, lycéens, employés du privé (MBK, Borgers…), du public, retraités… Tous sont venus jeudi après-midi grossir les rangs de la manifestation saint-quentinoise au point qu’ils étaient près de 3 500 à battre le pavé selon les syndicats, 2 000 selon les services de police.

« C’est beaucoup plus fort que ce qui s’est passé le 29 janvier », remarque Pascal Lesur, du bureau de l’union locale de la CGT. « D’autant qu’au même moment il y a un défilé à Chauny alors que le 29 janvier, les Chaunois étaient venus à Saint-Quentin. Et cette mobilisation n’est qu’un début, on va continuer. » Beaucoup des manifestants se disent dopés par la révolte ultramarine. Charles Mennecart de la CGT retraités reconnaît volontiers : « Les Martiniquais nous ont donné une leçon. » Désormais, comme René Leclère, de la CFDT retraités, il entend obtenir des augmentations sur les pensions.

Les syndicats appellent à manifester à nouveau mardi en marge de la venue à Saint-Quentin de Nicolas Sarkozy surnommé « celui qui ne voit pas les manifestations. »

  • Rendez-vous est donné à 17 heures face à la bourse du travail.

N.G.

Guadeloupe/Métropole : Même combat ! aprés le 19 MARS LA LUTTE CONTINUE

En Guadeloupe puis en Martinique, la victoire est indiscutablement celle des travailleurs : 200 euros pour tous les salaires jusqu’à 1900 euros brut, des hausses modulées ensuite, le gel des loyers, la baisse des prix des produits de première nécessité…

On se souvient qu’il avait fallu plus de 30 ans pour que les salariés des DOM obtiennent dans les années 90, seulement, que le SMIC local rattrape le SMIC national. Maintenant, c’est eux qui ouvrent la voie d’avancées sociales aux salariés métropolitains.

Le mouvement antillais a fait plier le gouvernement et le Medef par son organisation et sa continuité. Cette expérience est un enseignement pour toutes nos luttes.

Aujourd’hui, gagnons en métropole sur les salaires, les prix, contre les profits ! C’est aussi la condition pour faire sauter les limites des concessions du gouvernement dans les DOM (financement des mesures seulement pour trois ans, nouvelles aides publiques aux entreprises).

Elever le SMIC à 1500 euros net représente 7 milliards d’euros. Moins que les dividendes accordés aux actionnaires par la seule entreprise Total.

Les 200 euros net gagnés aux Antilles représenteraient deux fois moins pour tous que les 70 milliards d’euros de profits des seules entreprises du CAC 40. Sans compter les retombées bénéfiques pour la Sécurité sociale. Et pour l’économie tout entière !

1,5 million enfants à la rue aux Etats-Unis – 19 millions de logements vacants

Un véritable choc des chiffres et des réalités.

L’office américain des statistiques (US Census Bureau) révélait en décembre dernier que 19 millions de logements étaient désormais vacants aux Etats-Unis.

Beaucoup parce que les familles qui les occupaient ont été expulsées. Un ménage sur 54 a été concerné par une procédure de saisie immobilière en 2008. La plupart d’entre eux avaient déjà largement payé en remboursements d’intérêt et de principal des logements que les banques, aidées par le gouvernement à hauteur de centaines de milliards de dollars, récupèrent à vil prix.

D’autres logements vides correspondent à des opérations immobilières spéculatives de promoteurs qui n’ont pas trouvé de pigeons à qui transmettre la patate chaude. Par exemple à Las Vegas.

Autre chiffre : le Centre national américain des familles sans domicile vient de publier son rapport (12 mars 2009). En 2006, 1,5 million d’enfants étaient sans domicile fixe, à la rue, dans l’ensemble des Etats-Unis. Ce chiffre a certainement augmenté.

Le visage des Etats-Unis n’est autre que celui du capitalisme. Le Kid de Chaplin en 1921 doit-il redevenir un personnage de tous les jours en Amérique comme en Europe ?

La manifestation du 15 mars contre les expulsions locatives, la mobilisation contre la loi Boutin, pour la construction de 900.000 logements sociaux d’ici 5 ans montrent que le peuple français refuse cette perspective.

Le PCF avec lui !

19 Mars : toutes les raisons d’amplifier la mobilisation !

19 MARS 

MANIFESTATION A SAINT QUENTIN

15H PLACE DU 8 OCTOBRE 

Le 29 janvier, 2.500.000 salariés sont descendus dans les rues et ont fait grève. La participation du secteur privé a été la plus forte depuis des années, notamment dans les banques et l’automobile. La popularité du mouvement montre qu’il dispose d’importantes réserves.

Contrairement à ce qu’en a dit Sarkozy, les manifestants n’ont pas exprimé un cri de colère indéterminé face à la crise. Ils ont précisément pointé la politique du gouvernement parce qu’elle continue de la creuser, parce qu’elle continue à diriger l’argent vers la finance, vers le capital aux dépens des salaires, des retraites, des services publics, de la réponse aux besoins.

Les luttes des différentes catégories de salariés doivent converger d’autant plus naturellement qu’elles sont toutes d’intérêt général, qu’elles portent l’intérêt du pays.

Depuis le 29 janvier, tout invite à intensifier encore le rapport de force et à faire de la date du 19 mars, choisie par les confédérations syndicales pour la prochaine journée d’action interprofessionnelle, un moment décisif pour commencer à mettre en échec le gouvernement.

La crise économique s’approfondit. Le nombre de chômeurs s’accroît rapidement, + 90.000 pour le seul mois de février. La majorité des ménages commence à rencontrer de nouvelles difficultés de solvabilité qui risquent d’alimenter le cercle vicieux de la récession.

Sarkozy et le gouvernement tentent de continuer comme si de rien n’était.

Ils donnent même l’impression de se précipiter pour faire passer le maximum de leurs contre-réformes avant que la crise et le développement des luttes les en empêchent.

Le 5 février à la télévision, puis le 18 février avec les syndicats, ils ont envoyé une fin de non-recevoir aux revendications du 29 janvier.

Pour le SMIC et l’ensemble des salaires : rien du « président du pouvoir d’achat » ! Les quelques miettes de dégrèvement d’impôt des familles seront payées sur les dépenses sociales dont elles ont besoin.

Contre les plans de licenciements : rien ! Au contraire, le plan de 220.000 suppressions d’emplois dans la fonction publique d’ici 2012, dont 20.000 dans les hôpitaux et 13.500 à l’éducation nationale dès cette année, est maintenu.

Au contraire aussi, les coûteuses exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires continuent à encourager à ne pas embaucher.

Au contraire encore, de nouveaux cadeaux sont accordés aux licencieurs et aux délocaliseurs, sans aucune contrepartie comme les 6 milliards d’euros aux groupes automobiles alors que dans le même temps, le PDG de Renault, Ghosn, accorde 850 millions de dividendes à ses actionnaires. Car les profits du CAC40 sont restés au plus haut en 2008 à 85 milliards d’euros. Mais le patronat sait utiliser la crise pour accélérer ses « restructurations ».

Sarkozy se dépêche de donner d’autres milliards d’euros, déjà 30, aux banques pour renflouer leurs placements douteux. Le 5 février, il a menti en prétendant que ces sommes étaient seulement prêtées. 3 milliards sont déjà partis en fumée dans Dexia, 5 milliards sont consacrés à la fusion des Banques populaires et des Caisses d’épargne. Pour le reste, les autres banques rembourseront-elles ? Rien n’est moins sûr ! BNP-Paribas et la Société générale « empruntent » à l’Etat au moment même où elles engrangent 5 milliards de bénéfices réalisés 2008 (dont 2 de dividendes aux actionnaires). Bizarre !

Il est inacceptable que tout cet argent public ne serve pas à nationaliser les banques fautives. Pourtant, Sarkozy continue à avancer vers la privatisation de La Poste et de la Banque postale, la seule qui a échappé, grâce à son statut public, aux pertes financières.

La loi Bachelot fait le jeu du privé et de la marchandisation de la santé contre l’hôpital public.

La loi Boutin fait le jeu des groupes immobiliers et des spéculateurs contre le logement social.

Les tarifs du gaz et de l’électricité sont maintenus à des niveaux excessifs pour préparer la privatisation et laisser EDF et GDF-Suez jouer au monopoly capitaliste mondial.

Cerise sur le cadeau, la seule annonce concrète du 5 février, est la suppression de la taxe professionnelle. Si on laisse faire, ce sera encore de 8 à 20 milliards d’euros par an pour le patronat dans la logique mortifère du « dumping social » et des délocalisations. Les collectivités locales, exsangues, devront se retourner vers les contribuables.

Assez ! Le gouvernement n’a peur que d’une chose : de la convergence de nos luttes !

Depuis le 29 janvier, les luttes ont continué à se développer. Le mouvement des universitaires et des étudiants pour défendre l’avenir de la recherche et de la formation supérieure commence à ouvrir une brèche. Le mouvement des agents hospitaliers ne cesse de s’étendre depuis un mois. Dans le privé, même si les media n’en parlent pas, de multiples luttes grandissent : Caterpillar, Plastic Omnium, Goodyear…

De bonne guerre, le pouvoir joue la division et la montre.

Sarkozy espère faire traîner des « négociations sur rien » jusqu’aux débuts de la campagne des élections européennes. Elles ne lui font pas peur. Leur résultat ne le fera pas changer sa politique.

De même, il n’a pas peur du PS qui vient d’approuver son plan de renflouement des banques, défend le Traité de Lisbonne et se concentre sur 2012.

Ce dont Sarkozy a peur, c’est de la convergence des luttes sur des revendications précises, immédiates et rassembleuses.

Les travailleurs guadeloupéens viennent de montrer comment on peut gagner. D’ailleurs Sarkozy, si friand de déplacements, s’est bien gardé d’aller là bas.

Les conditions de la réussite du 19 mars et de ses suites existent. Militants communistes dans les entreprises et les quartiers, nous mettons à son service toute notre action et nos propositions de rupture.

C’est dans les luttes, ici et maintenant, que réside l’alternative politique dont le peuple, l’économie et l’avenir du pays ont besoin tout de suite.

Avec la crise, le capitalisme dévoile plus nettement encore ses limites.

Nous appelons au rassemblement pour:

Mettre en échec les projets du gouvernement et gagner l’annulation des 13500 suppressions de poste dans l’éducation nationale en 2009, le retrait de la Loi Bachelot contre l’hôpital public, de la loi Boutin contre le logement social, l’arrêt de la RGPP et le retrait du projet de loi sur la « mobilité » (Révision générale des politiques publiques qui désorganise les services de l’Etat et remet en cause le statut de la fonction publique), l’abandon définitif du projet de changement de statut et de privatisation de La Poste…

Ce sont des préalables à toute véritable réforme, allant dans le bon sens.


Orienter l’argent vers les moteurs de la croissance :
la consommation populaire et l’investissement : 15 milliards d’euros par de « paquet fiscal » pour les plus riches, 21 milliards, déjà, pour les banques peu regardantes, 33 milliards par an d’exonérations de cotisations sociales patronales aux dépens de la Sécu (condamnées même par la Cour des comptes), 94 milliards d’euros de profits en 2008 pour les entreprises du CAC40, 320 milliards d’emprunts bénéficiant de la garantie de l’Etat au profit des banques… ASSEZ DE GACHIS AVEC NOTRE ARGENT !

Demandons entre autres:

- la baisse des tarifs des services publics, en particulier de GDF et EDF.

- une baisse du taux normal de TVA et sa suppression pour les produits de première nécessité

- un plan de construction de 900.000 logements véritablement sociaux en 5 ans, plutôt que de renflouer les promoteurs et de livrer l’argent des livrets A aux banques.

- un plan d’urgence pour l’hôpital public (embauches, formations, équipement…).

- une revalorisation du SMIC à 1500 euros net, de l’ensemble des salaires et retraites de 10% (inflation et gains de productivité captés par les profits).

- paiement à 100% du salaire lors des périodes de chômage partiel financé par saisie sur les dividendes aux actionnaires.


Gagner de premières mesures structurelles contre la « loi » du capitalisme : battons-nous pour

- gagner un droit de veto suspensif sur les plans de licenciements et de suppressions d’emplois

- la constitution d’un pôle public financier dirigeant l’épargne populaire et le crédit vers le développement économique, autour de la « Banque » postale, réintégrée à l’établissement public de La Poste, de la Caisse des dépôts et consignations et impliquant la renationalisation des principales banques d’affaires et de dépôts (plutôt que leur renflouement sans contrepartie).

- la défense et la reconquête des monopoles publics pour les activités d’intérêt général relevant des services publics (énergie, transports, eau, courrier et télécommunications…), rejet des directives européennes et renationalisations intégrales des opérateurs historiques du service public.

- un plan de défense de l’industrie, sanctionnant les délocalisations, impliquant des relocalisations correspondant à la réponse aux besoins nationaux, mobilisant les salariés, les populations des bassins d’emplois pour imposer des choix d’intérêt public aux industriels dont des (re)nationalisations démocratiques.

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94 milliards d’euros de profits pour le CAC 40 en 2008:

Total: 15 milliards

Arcelor-Mittal: 11,3 milliards

Sanofi-Aventis (médicaments): 7,1 milliards

GDF-Suez: 5,8 milliards

EDF: 4,7 milliards (exigeons une baisse des tarifs!)

BNP-Parisbas: 4,1 milliards

Vivendi: 2,8 milliards

Renault: 1,8 milliard

 

40 milliards de dividendes pour les actionnaires!

Des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, d’heures de chômage technique pour les salariés!

L’institution emblématique du capitalisme, la bourse détourne et détruit des milliards d’euros de valeurs produites par le travail:

en 2007, les firmes du CAC40 ont ainsi englouti 19 milliards d’euros pour racheter de leurs propres actions au lieu d’investir dans la recherche, l’emploi ou les salaires).

Vade Retro Nicolas

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MANIFESTATION DU 19 MARS- Appel des communistes de Gauchy

PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS – GAUCHY 

 Des milliards pour les banques, des miettes pour les travailleurs 

 Cela suffit : Soyons acteurs de notre avenir 

Le Président fait des shows télévisés pour enfoncer le clou d’une politique qui échoue.  Au menu des propositions présidentielles, l’aumône : des mesurettes qui ne sont pas à la hauteur des attentes de millions de salariés, de chômeurs, de retraités, qui ne s’attaquent en rien aux causes de la crise,  celle du capitalisme .

Jusqu’à quand se moquera t-il de nous ?

A quoi lui sert-il d’organiser de pompeuses interventions télévisées si ce n’est pour nous exhorter d’ingurgiter une nouvelle cuillerée d’une politique antisociale et  inefficace  dont plus personne ne veut ?

  10 fois moins pour les salariés: Les propositions qu’il a présentées montrent son mépris pour les classes populaires : 2,6 milliards d’euros pour ce plan contre dix fois plus pour les banques et les grandes entreprises. Et bien sûr, pas touche aux 15 milliards du paquet fiscal profitant aux plus riches.

 Rare mesure d’apparence sociale annoncée, la réduction de l’impôt sur le revenu pour une mince couche de la population,  sans doute appréciable pour quelques centaines de milliers de bénéficiaires mais qui ne s’en prend pas aux racines du mal. Pire, elle légitime, en vidant un peu plus les caisses de l’État, la politique de casse de services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas.

 Au bout du compte, ce sont encore une fois les travailleurs qui paieront l’addition : en clair, un petit cadeau payé cher,  en continuant à supprimer des hôpitaux, des emplois par milliers, des postes d’enseignants,  de chercheurs, des bureaux de poste  etc… 

Augmenter les salaires, développer la protection sociale, les services publics

ce n’est pas le problème ! C’est au contraire la solution !

 En belle harmonie avec le Medef – l’organisation qui roule pour le grand patronat – Sarkozy refuse pourtant de prendre les mesures qui seules peuvent interrompre la spirale de la crise :

 · augmenter le SMIC et les salaires pour relancer l’économie 

·  mettre l’emploi sous protection par un moratoire sur les licenciements 

 ·   investir massivement dans les services publics et réorienter l’argent des banques vers l’investissement utile  

   LE JEUDI 19 MARS  POUR TOUTES CES RAISONS, DE NOUVEAU ET PLUS NOMBREUX  ENCORE, 

SOYONS DANS LES  MANIFESTATIONS SYNDICALES                    

  RENDEZ-VOUS    A  SAINT QUENTIN   A   15 H  PLACE DU HUIT OCTOBRE 

OUI REFUSONS DE PAYER UNE CRISE DONT NOUS NE SOMMES  PAS RESPONSABLES, CAR … Pendant ce temps là …                                              

 Les actionnaires vont bien, merci pour euxRenault a versé 1 milliard de dividendes en 2008 et met ses salariés en chômage partiel. La direction de Valéo a prévu une augmentation de 241% des dividendes des actionnaires pour le dernier trimestre et annonce un plan de suppression de 5000 postes. Pour Arcelor-Mittal 4 milliards de dividendes cette année vont de pair avec 9000 suppressions de postes. Le groupe américain Molex réserve 200 millions de dividendes et programme la délocalisation de son usine de Haute-Garonne versla Slovaquie pour juin.

Les banques françaises se réjouissent : les 10,5 milliards d’euros reçus par l’Etat vont permettre de maintenir le niveau de rétribution des actionnaires. Total, le groupe pétrolier et Saint-Gobain affichent aussi des bénéfices records … L’arnaque à 500 millions d’euros de Bernard Madoff, après l’affaire Kerviel, est à la fois digne des plus grands escrocs et révélatrice de la folie financière. Les actionnaires se servent de la crise pour programmer de nouvelles économies sur le « coût » du travail pour développer encore leurs dividendes. 

La nocivité du capitalisme se démontre jour après jour plus que jamais. 

Face à cela : Le courage de faire du neuf ; Commencer tout de suite à transformer le système qui nous mène au bord de la catastrophe, c’est possible, urgent. Il faut des mesures pour reconstruire  une économie qui permette des conditions de vie digne pour chacun, où l’avenir ne serait pas synonyme d’angoisse. Le Parti communiste français y a travaillé lors de son dernier Congrès. Parmi les propositions pour sortir de la crise:

 Ø Augmentation des salaires et des pensions seule solution pour faire  redémarrer    l’économie  Ø Plan de développement et de modernisation des services publics, soustraire les biens communs à la voracité des grands actionnaires Ø Plan de relance et refonte des politiques industrielles au niveau européen Ø Créer un pôle public du crédit autour de la Banque des Dépôts et Caisse de consignations, des Caisses d’Epargne, et de la Banque Postale  pour impulser une politique de crédit aux entreprises favorisant,  l’investissement utile, l’emploi, la formation, les  rémunérations, et pénalisant lourdement les crédits à visée spéculative 

Des propositions largement exprimées dans les rues le 29 janvier et au cœur de la prochaine journée nationale unitaire  d’action syndicale, le 19 mars prochain. Elles  sont aussi au cœur du débat pour changer de politique en France et en Europe, à l’occasion des élections européennes du 7 juin prochainOui, il y a urgence rassemblons nous, pour débattre, riposter et imposer d’autres solutions. Les luttes victorieuses des salariés antillais sont exemplaires à cet égard.

 o                      Je désire être informé-e des initiatives du Parti communiste français

  o                      je décide d’être membre du Parti communiste français  Prénom et nom : Adresse : 

Téléphone :

Courrier électronique : 

A Renvoyer à : P.C.F. , 22 rue de la Pomme Rouge 02100 Saint Quentin – Mail: pcfquentin@free.fr 

Question au gourvernement sur les licenciements et l’emploi par Maxime GREMETZ, député communiste

http://www.lcpan.fr/emission/73274/video

Profits records de GDF-Suez – Baisse minime des tarifs du gaz

Une réduction des tarifs de GDF : pas trop tôt ! Mais cela reste une goutte d’eau (une bulle de gaz) dans ce que la privatisation vole aux ménages, aux salariés et au pays !

Fillon vient d’annoncer une baisse, sans doute de 10%, des prix du gaz domestique.

Les fariboles de la direction de GDF-Suez et du gouvernement pour justifier le maintien voire l’augmentation des tarifs ne pouvaient plus tenir, devant l’action des usagers, des syndicats et également celle des communistes.

Ils avaient expliqué leur envolée, de 50% depuis de 2004, de 15,2% pour la seule année 2008, par la hausse des cours du pétrole. Aujourd’hui, le baril est retombé à 42 dollars, loin des 140 dollars qu’il avait atteints pendant quelques jours en 2008 (97$ en moyenne sur l’année).

Pour autant, les ménages, notamment les 7 millions qui se chauffent au gaz, sont très loin du compte. La baisse ne sera applicable qu’à partir d’avril, les trois mois d’hiver, à forte consommation, passés. Les 10% que l’on va leur rendre ensuite sont très loin de compenser les sommes que GDF-Suez privatisée continue de leur prélever injustement.

Jugeons-en ! GDF-Suez vient de rendre publics ses comptes pour 2008. Ses profits sont encore en hausse de 13% pour atteindre la somme colossale de 6,5 milliards d’euros.

 Des profits pour qui ? Pour les actionnaires !

Ils vont empocher un dividende exceptionnel de 4,8 milliards d’euros !

Il y aurait de quoi baisser les tarifs du gaz domestique de plus des trois-quarts !

L’examen des comptes 2008 dévoile d’autres données purement et simplement scandaleuses. GDF et Suez ont gaspillé 1,7 milliard d’euros à racheter leurs propres actions en bourse en 2008 : 1 milliard pour GDF, 200 millions pour Suez puis 423 millions pour l’ensemble après la fusion. Uniquement pour soutenir les cours dans l’intérêt toujours des actionnaires !

1,3 milliard d’euros (net) ont aussi été consacrés, encore, à racheter des entreprises étrangères dans le « monopoly » mondial des affaires.

La part qui reste à l’investissement réel est dirigée vers une concurrence absurde et destructrice contre EDF dans le secteur de l’électricité.

Pendant ce temps là, le procès de catastrophe de Mulhouse attire à nouveau l’attention sur les retards, parfois tragiques, dans la maintenance et la rénovation du réseau en France.

Pendant ce temps, on ferme les agences accessibles aux usagers, on leur fait facturer de plus en plus de services jusqu’alors gratuits, etc…  

Pendant ce temps là encore, on dégrade les conditions de travail et de statut des agents de GDF, on recourt de plus en plus à une sous-traitance sous-payée et parfois sous-qualifiée.

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu : la privatisation, l’instauration de la loi du profit capitaliste, c’est la spoliation du peuple ! C’est encore plus évident dans cette période de crise.

Elle n’est pas une fatalité.

Parmi les usagers, les salariés, l’ensemble des citoyens, la conviction, basée sur le vécu, qu’on ne peut plus laisser faire, monte. Un rapport de force se construit pour inverser le mouvement, gagner la renationalisation intégrale de GDF. L’Etat reste le 1er actionnaire de GDF-Suez*.

Le prétexte des directives européennes de mise en concurrence qui ont servi à justifier la privatisation vole en éclats devant les dégâts de la crise, dans tous les pays.

La reconquête du service public au service de l’intérêt général est à l’ordre du jour !

C’est l’un des axes revendicatifs de la grande journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation du 19 mars !

Pour le pouvoir d’achat, parce que ce n’est que justice, exigeons une baisse de 20% rétroactive au début de l’hiver des tarifs du Gaz !

Exigeons des créations emplois statutaires, des augmentations de salaires et de pension, l’amélioration des conditions de travail à GDF !

Pour l’intérêt général, exigeons la renationalisation intégrale de GDF, d’EDF, d’Areva, la nationalisation des activités françaises de Suez et celle de Total ! L’énergie doit relever de la Nation.

* L’Etat reste actionnaire à 35% de GDF-Suez. Mais plutôt que sa part de dividende revienne au budget de la collectivité, le gouvernement préfère la laisser au patronat en se contentant d’être « payé » en actions, dénuée de pouvoir et probablement bientôt de valeur.

Sauvons la médecine du travail ! – APPEL

Nous publions ci-dessous l’appel du Collectif national « Sauvons la médecine du travail ». Il alerte sur la perspective prochaine, d’ici juin, de graves « réformes » et appelle les professionnels, les salariés à se mobiliser dès à présent.

Depuis des années, les gouvernements successifs organisent le non-renouvellement démographique des médecins du travail. Prenant prétexte de ce passif, le ministère tente d’aller plus loin, de briser les fondements de la loi du 11 octobre 1946. Il est notamment question de supprimer la visite régulière obligatoire pour tous les salariés au sein même de l’entreprise. La santé des salariés devient toujours plus une « variable d’ajustement » du profit capitaliste. Chasser la médecine du travail de l’entreprise, c’est tuer la médecine du travail et laisser les patrons tout puissants, dans le contexte que l’on connaît d’exploitation renforcée et de chômage de masse.

L’Appel souligne l’actualité des principes de la médecine du travail, ce que cette discipline spécifique a permis de développer au service du monde du travail et de la santé publique depuis 1946 et que le pouvoir et le patronat veulent liquider.

Il s’adresse aux praticiens mais aussi aux syndicalistes, aux membres des CE, des CHSCT, aux salariés en général. Il incite à défendre l’acquis, et pour cela, à se battre pour l’améliorer, pour utiliser beaucoup mieux tout ce que la médecine du travail peut représenter pour la défense des salariés.

A ce titre, la bataille pour sauver la médecine du travail fait pleinement partie des luttes prioritaires de la période.

Sauvons la médecine du travail !

Par le Collectif national SLMT

APPEL

La survie de la médecine du travail telle qu’elle s’est développée et enrichie depuis sa création est aujourd’hui remise en cause par des projets de réforme. Sous prétexte de réformer l’organisation de la médecine du travail, qui en a certainement besoin, de tout côté on nous propose des changements si profonds et apparemment si contradictoires qu’ils n’aboutiront, s’ils voyaient le jour, qu’à liquider notre spécialité médicale. Deux risques menacent.

D’abord celui de laisser la pénurie de médecins du travail détruire les institutions et la discipline faute d’acteur. Si le déficit démographique attendu est beaucoup plus grave que pour les autres disciplines médicales, c’est parce qu’il est organisé  depuis des années. La pression qu’il provoque  tient lieu de moteur et de justification aux abandons successifs, aujourd’hui présentés comme les seules réponses possibles à la crise. Pourtant, ce déficit n’a rien d’inéluctable. Notre exercice possède bien des attraits modernes et s’il cessait d’être décrié trouverait des candidats. Toute modernisation de la médecine du travail implique l’affirmation préalable de son importance en tant qu’exercice médical clinique, exclusivement préventif, à la fois spécialisé et systématique, au bénéfice de tous les salariés, nécessaire enfin à la validité du contrat de travail.

Le deuxième risque est lié à l’utilisation de cette situation pour en finir avec les éléments spécifiques de notre exercice. Ce sont les principes fondateurs de la médecine du travail issus de la loi du 11 octobre 1946 qui sont visés.

Il s’agit d’abord de la nature même de notre spécialité : son caractère exclusivement préventif, son objet particulier (le travail, ses conditions et ses conséquences sur la santé) sa clinique spécifique. Les propositions qui nous sont faites : visites tous les 4 ans, facultatives, sans lien avec le contrat de travail, sont toutes fatales à notre exercice.

Or, cette remise en cause survient alors que la demande de sécurité au travail est plus forte que jamais. Les motivations des réformateurs relèvent d’une conception caricaturale de la médecine du travail, présentée comme coûteuse, inutile, gênante, voire nuisible.

Cette conception est loin de faire l’unanimité.

Nous savons bien que la connaissance des phénomènes pathogènes liés au travail, autant que nos actions sur le milieu professionnel, requièrent une formation, une éthique, une pratique et des moyens propres à notre discipline médicale. Pour y parvenir, notre exercice clinique se déploie dans l’entreprise au plus près du lieu ou naissent et se développent les risques. Comment, dès lors, concevoir une approche médicale du travail sans examiner tous les salariés régulièrement et systématiquement tout au long de leur carrière?

L’avis médical est indispensable pour juger de la santé des salariés à leur poste de travail. Quel choix de société ferions nous si nous l’abandonnions aux seuls employeurs ? Laissant ainsi les travailleurs négocier leur santé comme ils le font de leur salaire. C’est ce qui arriverait sûrement si les visites du médecin du travail se limitaient aux examens d’embauche et aux avis d’inaptitude. Il en serait de même si, ni systématiques ni obligatoires, elles devenaient facultatives, ce qui serait contradictoire avec la prévention.

Concilier impératifs de prévention des risques professionnels, droit au travail pour tous et  contraintes de production, reste d’actualité.  Dans un tel dispositif, la place du médecin du travail est naturelle  et nécessaire. Car si l’approche de ces situations gagne à être pluridisciplinaire, sa dimension  médicale  est déterminante. Or, les réformes annoncées aboutiront à la disparition des  compétences médicales pour ce type d’action. Les employeurs ne seront plus contraints de modifier les conditions de travail de leurs salariés en fonction de leurs caractéristiques personnelles. Avec l’aptitude, les restrictions d’aptitude disparaîtront ainsi que les limites de validité médicale du contrat de travail. Rendant ainsi caduques les termes de l’article L. 4624-1 qui permet à chaque médecin du travail de proposer des modifications du contrat de travail au bénéfice de la santé du salarié.

Supprimer l’avis d’aptitude médicale au poste de travail, systématique et régulier pour tous, c’est contractualiser la prise de risque. C’est un contresens préventif au même titre que les concours de sécurité, la sous déclaration des AT-MP, etc.

La prévention collective des risques professionnels se pose aussi en termes d’action médicale spécialisée. D’abord parce qu’elle requiert une démarche, une éthique, une méthode. Les salariés ne doivent pas être pris pour une population captive soumise aux investigations des campagnes de santé publique, même bien fondées. L’animation médicale de campagnes de prévention qui nous est proposée ne fera pas de celles-ci des actions de prévention des risques professionnels. Pas plus que la gestion des risques ou la surveillance biométriques des paramètres de tolérance d’exposition. Cette conception normative de la prévention se heurte depuis des années aux réalités de l’entreprise.

Sans médecins du travail, qui sera en mesure de porter le point de vue scientifique dans le débat sur la prévention des risques professionnels pour la santé dans l’entreprise ? Les carences dans ce domaine rendent précieuses les interventions du médecin du travail au CE, au CHSCT lors de la discussion de son rapport annuel, dans les enquêtes après AT-MP. Faut-il laisser disparaître cet outil, dont les salariés peuvent tirer bénéfice, au motif qu’il n’est pas parfait ? Les employeurs peuvent-ils s’en dispenser ? A coup sûr, ils le remplaceront par leurs propres outils.

Faut il croire que le débat sur les risques professionnels et leur prévention n’a plus sa place dans l’entreprise ? Les structures de l’Etat, de santé publique, de concertation locale ou régionale, de gestion des assurances sociales, sont-elles les mieux placées pour imposer les mesures de prévention professionnelle ?

L’action du médecin du travail est spécifique par les liens qu’elle établit avec les salariés et leurs rapports de production. Ces derniers sont marqués par le pouvoir décisionnel et la responsabilité de l’employeur tout comme par la subordination des salariés. Eléments qui déterminent les moyens, les possibilités et la responsabilité de l’action médicale. Et qui la différencient de la santé publique, domaine dans lequel chaque citoyen conserve sa liberté de choix individuel.

Les propositions actuelles de réforme, sous des aspects contradictoires, voire parfois peu crédibles, témoignent pourtant d’une grande cohérence. Elles visent à faire disparaître un exercice médical dont l’objet exclusif est la prévention de l’altération de la santé au moyen de la mise en évidence dans les entreprises des liens entre le travail et les atteintes à la santé.

Mais cet avenir n’est pas inéluctable. Si nous en refusons l’éventualité, la disparition programmée de notre spécialité ne se produira pas. L’activisme de quelques collègues en faveur des réformes annoncées n’a pas reçu l’assentiment de la profession. Nous devons maintenant nous exprimer massivement. Il y a urgence, car dans vingt ans, le nombre de médecins, à législation constante sera identique à celui d’aujourd’hui, mais celui des médecins du travail sera réduit des deux tiers. Nous avons le devoir de ne pas laisser un tel héritage aux internes en médecine du travail d’aujourd’hui et aux travailleurs de demain. C’est pourquoi nous appelons tous nos collègues, médecins du travail, à défendre le métier en proposant un réel développement de la médecine du travail, afin de répondre aux défis que la production pose à la santé dans l’esprit des principes de 1946.

Pour s’associer avec cet appel,

Lien internet : http://sites.google.com/site/sauvonslmt/

sauvonslmt@gmail.com

Une rencontre nationale de communistes le 21 mars à Malakoff

le lien :

« Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps! »"

Parce que le monde du travail, le pays ont besoin du PCF… une rencontre nationale le 21 mars à Malakoff


Samedi 21 mars, des responsables de section, de fédération, de cellule, des militants du PCF, provenant de nombreux départements, se réuniront à Malakoff.

Cette rencontre se situe dans la suite des initiatives conduites lors du 34ème congrès du PCF autour du texte alternatif « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ».

 

Dans l’invitation, 17 membres du Conseil national du PCF constatent que l’opposition à « la stratégie d’effacement de l’identité communiste et de déstructuration du PCF » a permis de mettre en échec au congrès la « métamorphose » du Parti, mais aussi que la direction est parvenue à rester en place avec « le même projet liquidateur ».

La tournure du Front de gauche pour les élections européennes, l’absence de réponse aux exigences politiques portées par le développement des luttes dans le contexte de crise, incitent les initiateurs de la réunion à « passer à un nouveau stade de coordination et d’organisation nationale, dans une démarche de reconquête des organisations de base du PCF ».

C’est l’objectif principal qu’ils se fixent pour la rencontre du 21 mars. 

Texte complet de l’invitation en lien.

Quand le trop plein débouche sur le suicide

 2009 : LES PRISONS FRANCAISES RISQUENT D’EXPLOSER A CAUSE DE LA SURPOPULATION : 64 250 détenus en juillet 2008, pour 51000 places, du jamais vu !

 L’ENTASSEMENT INCITE AU SUICIDE ET VIOLE LE CODE DE PROCEDURE PENALE (articles 716 et 719 – D.83 à D.85 et D.95). Le traitement des personnes détenues devient totalement inhumain, dégradant, et rejoint les conditions de l’esclavage, pourtant aboli par la France en 1848. 

  »selon l’association Ban public qui tient un décompte des morts suspectes à travers un Observatoire des suicides et des morts suspectes. 2009 démarre sur des chiffres encore plus dramatiques puisque depuis le 1er janvier, l’association a recensé 11 suicides ou morts suspectes. La surpopulation carcérale, 63619 détenus pour 51000 places, constitue une des explications. Avec la multiplication des peines planchers les prisons ne risquent pourtant pas de se vider dans les prochains mois. Le 6 janvier  2008, le Journal officiel publiait les recommandations du 24 décembre 2008 relative à la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône émanant du Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Un réquisitoire sans concession qui montre l’état de délabrement des prisons françaises et l’abandon dont souffrent les détenus.

Ce constat rejoint celui de Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, qui dans son Memorandum faisant suite à sa visite en France du 21 au 23 mai 2008, demande au gouvernement français de « garantir le principe de l’encellulement individuel pour les prévenus. Les conditions de vie sont encore inacceptables pour nombre de détenus qui doivent subir le surpeuplement, la promiscuité et la vétusté des installations et des conditions d’hygiène.

Enfin, il y a un risque d’arbitraire dans la mise en œuvre de la rétention de sûreté, qui exige la plus grande vigilance ». C’est sans doute pour combattre cette surpopulation carcérale que Nicolas Sarkozy a généreusement gracié 27 personnes à Noël, dont l’ancien préfet du Var et ami de Charles Pasqua, Jean-Charles Marchiani, condamné, dans deux affaires de commissions occultes, à trois et un an d’emprisonnement ferme. »

Stéphane Fernandez

Télécharger le rapport du Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe 

 Aux centaines de milliers de personnes ayant été un jour aux prises avec la justice humaine – et quelquefois sous son contrôle exclusif et possessif durant des années à cause de sa lenteur – et qui ont souffert de ne pas être réellement comprises, écoutées et aidées – qu’elles soient coupables ou innocentes, victimes ou non – :  détenu(e)s, familles et amis de détenu(e)s, victimes ayant mis leur espoir dans la justice mais déçues, personnes sous contrôle de justice en milieu ouvert, personnes ayant subi une garde à vue et traumatisées, personnes mises en examen et en attente éternelle d’être jugées, prévenus présumés innocents mais qui attendent des mois et parfois des années dans l’horreur des maisons d’arrêt en violation du Code de Procédure Pénale, personnes jugées mais brisées, déprimées et suicidaires, personnes désespérées d’être confondues avec leurs actes, personnes ayant tout perdu : conjoint, enfants, famille, amis, maison, finances, vie professionnelle, identité, réputation, espérance, paix intérieure… envie de vivre.

Reprenez courage ! il est anormal et inhumain que l’on vous casse (au nom de la loi) à ce point.

Puissent certains professionnels des mondes judiciaire et pénitentiaire devenir… non plus de froides machines à broyer, mais de réels interlocuteurs qui savent écouter et se remettre en question, sans utiliser parfois la loi ou le règlement comme instrument de pouvoir et d’écrasement sur les autres. Puissent ces professionnels devenir des personnes plus abordables (et non plus « intouchables »), plus sensibles et ouvertes à la détresse, plus transparentes, humaines et justes ; qu’elles puissent sanctionner et relever dans le respect de l’être humain et de sa dignité. C’est cela la vraie justice. La loi est faite pour la dignité de l’homme, et non l’homme pour l’unique dignité de la loi. Puisse le système punitif français montrer l’exemple et devenir enfin globalement porteur de vie, de reconstruction et d’espoir, pour tous ceux et celles qui le subissent car ils ont commis une faute…

Puisse la France être davantage porteuse de liberté, d’égalité, de fraternité, y compris et surtout à l’intérieur de ses prisons. »

« France, dis-moi quelles sont tes prisons, et je te dirai qui tu es ».

Ph. Auzenet – Responsable du site « PRISONS » – 2009

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