Archive | 19 janvier 2009

Non à la récupération de la mémoire de Guy Môquet

Suivant la consigne du Président de la République, le ministre de l’éducation fera lire lundi 22 octobre dans les établissements scolaires la dernière lettre de Guy Môquet avant son assassinat.

Guy Môquet, jeune résistant communiste de 17 ans, lycéen au Lycée Carnot dans le 17ème arrondissement de Paris, avait été arrêté le 15 octobre 1940 par la police du régime collaborationniste de Pétain. Il a été fusillé comme otage par les nazis le 22 octobre 1941 à Chateaubriant avec 26 de ses camarades dont Charles Michels, député communiste du 15ème arrondissement.

Certains enseignants refuseront de lire la lettre qui n’entre pas dans les programmes scolaires. D’autres la liront en expliquant les circonstances dans lesquelles elle a été écrite. Nous respectons pleinement le choix de chacun.

Mais nous n’acceptons pas l’opération de récupération de l’histoire à laquelle se livrent MM. Sarkozy et Darcos.

La dernière lettre de Guy Môquet à sa famille est poignante mais a peu de signification historique en elle-même. Le ministre dans sa circulaire aux proviseurs n’invite pas à la replacer dans son contexte historique, encore moins à réfléchir sur ce pour quoi les résistants ont combattu. Le président Sarkozy s’apprête à servir au journal de 20 heures, avec des trémolos dans la voix, des boniments consensuels pour tenter de s’approprier à nouveau la mémoire de grandes figures progressistes du pays, Guy Môquet après Jean Jaurès, en omettant bien sûr d’évoquer le contenu de leurs combats.

Et pour cause. Sa politique renie chaque jour les acquis de la Résistance dont la mort de Guy Môquet et de ses 26 camarades a été un premier jalon. Elle contredit les idéaux de justice sociale, d’égalité, de paix et d’amitié entre les peuples pour lesquels ils sont tombés.

Il est donc important d’effectuer quelques rappels, devant la grossière manipulation politique.

- Guy Môquet et ses camarades ont tous été arrêtés par la police de Vichy puis exécutés par les nazis parce qu’ils étaient communistes.

- La Résistance, dans laquelle les communistes ont joué un rôle très important, aux côtés d’autres, syndicalistes, gaullistes… est à l’origine des grandes conquêtes sociales et démocratiques de la Libération. Elles sont en particulier issues du Programme du Conseil national de la Résistance, adopté le 15 mars 1944. Les communistes ont joué un rôle décisif dans leur mise en œuvre dans les gouvernements d’après-guerre.

En relisant le programme du CNR, on comprend pourquoi Sarkozy occulte le sens du combat de Guy Môquet.

Tirant les leçons des années 30 et de la guerre, le programme du CNR prévoyait en effet entre autres:

1° « l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie » et « le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ». A la Libération, des secteurs fondamentaux de l’économie ont été ainsi nationalisés permettant leur développement au bénéfice de chacun et du pays. Par exemple l’électricité et le gaz par le ministre communiste Marcel Paul avec la création d’EDF et de GDF. Le gouvernement Sarkozy-Fillon s’applique précisément à démanteler ces services publics, à livrer au privé GDF. D’une façon générale, il soumet sa politique au MEDEF.

2° Une sécurité sociale pour tous, pour « assurer à tous les citoyens des moyens d’existence ». La Sécurité sociale, l’assurance maladie, le système solidaire de retraite ont été constitués à la Libération notamment par les communistes, établissant un droit effectif à la santé et au repos des travailleurs à la fin de leur carrière. Le gouvernement Sarkozy-Fillon poursuit au contraire le démantèlement de ces conquêtes sous le prétexte qu’elles ne seraient économiquement pas viables. Comment l’ont-elles été alors dans la France ruinée de l’après guerre ?

« la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ».

Après la tentative de Villepin d’imposer le CPE aux jeunes salariés, le gouvernement Sarkozy-Fillon continue à détruire le droit du travail et le contrat de travail pour établir la « liberté » de licencier que réclame le MEDEF.

4° Le CNR avait décidé d’étendre « les droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales. » Il ouvrait la voie à la décolonisation, sous l’influence notamment du PCF, seul parti à s’être toujours engagé dans les luttes anticoloniales et pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Aujourd’hui, le pouvoir tente de réhabiliter l’histoire de la colonisation dont la loi indigne du 22 février 2005 reconnaît un « rôle positif ». Le gouvernement cherche, au nom de « l’immigration choisie », à piller les pays du tiers-monde et notamment d’Afrique de leurs travailleurs qualifiés. Dans le même temps, il multiplie les lois discriminatoires contre les immigrés.

5° Le programme du CNR prévoyait aussi « l’éducation gratuite de qualité pour tous ». Le gouvernement veut supprimer encore 11200 postes dans l’éducation nationale l’an prochain, renforcer la ségrégation sociale en supprimant la carte scolaire…

On pourrait continuer longuement cette liste et ce serait important. Le programme du CNR fait partie, lui des programmes scolaires.

Guy Môquet a pu écrire encore quelques mots avant sa mort sur une palissade du camp où il était interné. Ils sont célèbres. « Vous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir ». Militants communistes, nous nous efforçons de l’être. Mais ces mots ne s’appliquent vraiment pas à Monsieur Sarkozy !

NON à la récupération de la mémoire de Guy Môquet !

Défendons et développons les conquêtes sociales et démocratiques

de la Résistance!

Rosa Luxembourg : Quelles sont les origines du Premier Mai ?

 L’heureuse idée d’utiliser la célébration d’une journée de repos prolétarienne comme un moyen d’obtenir la journée de travail de 8 heures (1), est née tout d’abord en Australie. Les travailleurs y décidèrent en 1856 d’organiser une journée d’arrêt total du travail, avec des réunions et des distractions, afin de manifester pour la journée de 8 heures. La date de cette manifestation devait être le 21 avril.

Au début, les travailleurs australiens avaient prévu cela uniquement pour l’année 1856. Mais cette première manifestation eut une telle répercussion sur les masses prolétariennes d’Australie, les stimulant et les amenant à de nouvelles campagnes, qu’il fut décidé de renouveler cette manifestation tous les ans.

De fait, qu’est-ce qui pourrait donner aux travailleurs plus de courage et plus de confiance dans leurs propres forces qu’un blocage du travail massif qu’ils ont décidé eux-mêmes ?

Qu’est-ce qui pourrait donner plus de courage aux esclaves éternels des usines et des ateliers que le rassemblement de leurs propres troupes ?

 Donc, l’idée d’une fête prolétarienne fût rapidement acceptée et, d’Australie, commença à se répandre à d’autres pays jusqu’à conquérir l’ensemble du prolétariat du monde. Les premiers à suivre l’exemple des australiens furent les Etats-uniens.

En 1886 ils décidèrent que le 1° mai serait une journée universelle d’arrêt du travail. Ce jour-là, 200.000 d’entre eux quittèrent leur travail et revendiquèrent la journée de 8 heures. Plus tard, la police et le harcèlement légal empêchèrent pendant des années les travailleurs de renouveler des manifestations de cette ampleur.

Cependant, en 1888 ils renouvelèrent leur décision en prévoyant que la prochaine manifestation serait le 1° mai 1890. Entre temps, le mouvement ouvrier en Europe s’était renforcé et animé. La plus forte expression de ce mouvement intervint au Congrès de l’Internationale Ouvrière en 1889 (2).

A ce Congrès, constitué de 400 délégués, il fût décidé que la journée de 8 heures devait être la première revendication.

Sur ce, le délégué des syndicats français, le travailleur Lavigne (3) de Bordeaux, proposa que cette revendication s’exprime dans tous les pays par un arrêt de travail universel.

Le délégué des travailleurs américains attira l’attention sur la décision de ses camarades de faire grève le 1° mai 1890, et le Congrès arrêta pour cette date la fête prolétarienne universelle.

A cette occasion, comme trente ans plus tôt en Australie, les travailleurs pensaient véritablement à une seule manifestation. Le Congrès décida que les travailleurs de tous les pays manifesteraient ensemble pour la journée de 8 heures le 1° mai 1890. Personne ne parla de la répétition de la journée sans travail pour les années suivantes.

Naturellement, personne ne pouvait prévoir le succès brillant que cette idée allait remporter et la vitesse à laquelle elle serait adoptée par les classes laborieuses. Cependant, ce fût suffisant de manifester le 1° mai une seule fois pour que tout le monde comprenne que le 1° mai devait être une institution annuelle et pérenne.

 Le 1° mai revendiquait l’instauration de la journée de 8 heures.

Mais même après que ce but fût atteint, le 1° mai ne fût pas abandonné.

 Aussi longtemps que la lutte des travailleurs contre la bourgeoisie et les classes dominantes continuera, aussi longtemps que toutes les revendications ne seront pas satisfaites, le 1° mai sera l’expression annuelle de ces revendications.

Et, quand des jours meilleurs se lèveront, quand la classe ouvrière du monde aura gagné sa délivrance, alors aussi l’humanité fêtera probablement le 1° mai, en l’honneur des luttes acharnées et des nombreuses souffrances du passé.

 Rosa Luxembourg, « Sprawa Robotnicza », 1894 (1)

L’usage était alors une journée de travail d’au moins 10 à 12 heures par jour. (2) Il s’agit du premier congrès de la II° internationale. (3) Raymond Lavigne (1851- ?), militant politique et syndicaliste.

Henri Martin, militant anticolonialiste, ancien membre du Comité central du PCF

Le rassemblement – intervention de Henri MARTIN pour la réunion nationale des vétérans du 17 octobre

Henri Martin, militant anticolonialiste, ancien membre du Comité central du PCF, est signataire du texte alternatif pour le 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps »

Actuellement le monde entier peut constater que le prix du pétrole peut diminuer de moitié sans que les multinationales qui dirigent cette production soient en faillite, c’est donc que les profits sont immenses.

C’est pourtant au secours de ces multinationales que les gouvernements capitalistes veulent en premier réagir en en imposant la majorité de la population.

Le Président Français de la banque centrale européenne a déjà déboursé 150 milliards d’euros (la moitié du budget français) pour dépanner quelques banques amies.

La nocivité du régime capitaliste éclate au grand jour et frappe la majorité de la population en premier ceux qui produisent les biens nécessaires à la vie de tous.  Cette majorité est mécontente, proteste, mais ne peut prendre conscience spontanément des véritables responsables de l’aggravation de sa situation.

Le rôle d’une force politique organisée est donc indispensable pour aider à cette prise de conscience pour trouver des véritables solutions conformes à l’intérêt de la majorité de la population. Ce doit être le rôle du parti.

Déjà nous avons joué un rôle important dans la mobilisation de 55% des électeurs Français contre une constitution légalisant l’exploitation capitaliste, alors que la majorité des députés prétendait que c’était le meilleur mode de production. Bien sûr, le gouvernement a pu par la suite réussir à faire adopter sous l’appellation « traité » 98% de cette constitution rédigée par Giscard d’ Estaing. Mais surtout parce que la direction du PS a laissé faire au nom de sa solidarité avec les autres, PS européens.

Nous avions donc remporté cette bataille du référendum sans avoir le soutien du PS ce qui montre la répercution de nos idées et il me semblait que nous en avions tiré une leçon, en écrivant dans la base commune « l’expérience de la gauche plurielle a été marqué à plusieurs reprise par une surdité de notre part vis-à-vis du mouvement social et progressiste » puis «  Nous n’avons pas su prolonger la dynamique de 2005 en proposant immédiatement après la victoire du non (55%) un objectif, un cadre et une méthode susceptible d’éviter la confusion qui a marquée l’échec de cette tentative ».

Malgré cette phrase autocritique, qui est un minimum de regret par rapport a l’importance des privatisations que nous avons laissé faire entre 1997 et 2002, je pense qu’actuellement nous repartons dans la confusion en transformant le terme « gauche » en formule miracle, contre l’exploitation capitaliste.

Car que devient l’indépendance du parti dans ces conditions.

Dans la situation actuelle ou l’injustice de la société éclate, faire réellement du nouveau c’est aider les travailleurs a conquérir des droits politiques et économiques en leur faveur, afin d’être des citoyens à part entière.

Ce sont quand même eux qui produisent les biens nécessaires à la vie de toute la nation et pourtant ils sont traités en citoyens de seconde zone.

A la libération se sont les travailleurs qui ont relevé les usines, redémarré la production contre les dirigeants d’entreprises qui s’étaient mis au service de l’occupant nazi.

C’est donc vers ces travailleurs qu’il faut tourner d’urgence nos efforts, Paul Boccara a fait des propositions très intéressantes pour les aider a conquérir des droits politiques et économiques et tout simplement à conserver un travail, avant de songer à des alliances de sommet avec des gens qui n’ont pas l’habitude de tenir leurs promesses.

Pour aider ces travailleurs il faut donner du tonus au parti et non réduire sa force en l’inféodant totalement et durablement à d’autres forces politiques qui ne sont pas animées par l’idée de faire passer les intérêts du peuple avant les leur.

Il faut aussi arrêter de participer à l’offensive idéologique du grand capital pour discréditer notre histoire, alors qu’il se tait sur sa collaboration avec les nazis et sur les guerres coloniales.

De même il faut rappeler que lorsque nous n’étions pas au gouvernement, à l’élection présidentielle de 1995, Robert Hue avait gagné 600 000 voix et 2% sur l’élection précédente, au moment ou le candidat Jospin était en recul de 11% et perdait plus de 3 millions de voix sur le score de Mitterrand en 1988.

Par la suite lorsque nous avons été au gouvernement, Robert Hue est tombé à 3,37%. Les faits montrent donc que lorsque nous nous alignons sur les positions du PS, nos électeurs nous abandonnent.

Pour terminer je veux dire :

Chaque fois que nous ne sommes pas d’accord avec le PS, nous sommes accusés immédiatement d’être des antisocialistes bornés. Mais lorsque nous organisions des manifestations contre la guerre d’Algérie, faite par des gouvernements socialistes, non seulement nous agissions contre une guerre injuste, contre un peuple qui voulait à juste titre être indépendant, mais nous agissions aussi pour sauver la vie de tous ces jeunes Français, parmi lesquels des fils des militants socialistes. Ce qui était évidemment tout autre chose qu’un acte sectaire et antisocialiste.

Les convergence de luttes peuvent faire plier le gouvernement!

Les frais de la crise aux salariés? NON!

Le 29 janvier prochain, les huit confédérations syndicales de salariés appellent ensemble à une journée nationale interprofessionnelle de grèves et de manifestations pour l’emploi, le pouvoir d’achat, la Sécurité sociale, la relance économique…

Cet appel constitue un événement en lui-même. Il répond au développement de luttes, fortes, dans de nombreux secteurs, à l’aspiration à leur convergence : de l’éducation nationale à l’automobile, en passant par l’audiovisuel, l’hôpital, la Poste ou la justice. Il répond à l’exigence d’unité pour gagner une rupture immédiate avec la politique au service du Medef. Rendez-vous capital, le 29 janvier s’annonce comme un commencement.

Pour 2009, le Medef et le gouvernement promettent sang et larmes et invitent

à « l’union sacrée » derrière eux.

La « crise » leur sert de prétexte pour aggraver leurs politiques antisociales et anti-économiques qui en sont la cause.

Elle a bon dos. Les profits des entreprises du CAC 40 sont toujours au plus haut: 94 milliards d’euros en 2008. Mais Renault choisit d’en redistribuer 850 millions en dividendes aux actionnaires et de supprimer 4000 emplois directs en France plutôt que de d’investir pour améliorer sa réponse aux besoins…). Arcelor-Mittal vient d’enregistrer un profit record de 11,3 milliards mais annonce la fermeture à terme de la moitié de ses sites de production en France !

Vous avez dit relance? Des milliards, le gouvernement en trouve soudain (428!) mais pour renflouer les banques coupables de spéculations, sans aucune contrepartie, en faisant peser leurs dettes sur le pays. Il pousse la seule grande institution financière, la Poste, qui a échappé à la catastrophe, vers la privatisation.

Les cadeaux au patronat se multiplient mais pour les dépenses utiles, celles qui alimentent une croissance saine et durable répondant aux besoins, la santé, l’éducation, les salaires et les retraites, la consommation populaire, c’est plus que jamais le régime des restrictions. La destruction des services publics est méthodiquement poursuivie, pour les livrer aux multinationales et pour casser un modèle républicain d’égalité.

Plans de suppressions d’emploi, nouvelles attaques sur le pouvoir d’achat et les droits sociaux : l’exaspération monte. De plus en plus de salariés, du privé comme du public, de retraités, de privés d’emploi, de jeunes sont déterminés à ne pas payer la « crise » une deuxième fois. Ils ont déjà fait les frais de 20 ans de politiques de pressions sur les salaires, de suppression l’emploi et les conditions de travail, de démantèlement des dépenses sociales et des services publics. La « financiarisation » de l’économie aura été le moyen d’extorquer encore davantage le fruit de leur travail.

Il est urgent d’arrêter la remise en cause des fondements mêmes de notre système social.

L’alternative politique: la rupture avec la logique capitaliste!

La caractéristique de presque toutes les luttes qui se développent depuis des mois est qu’elles portent l’intérêt général du pays: la défense de l’industrie, du droit du travail, de la protection sociale, des services publics…

En cela, les luttes se heurtent frontalement à la cohérence de la politique du pouvoir. L’ancien n°2 du Medef, Kessler, l’avait résumée: la « refondation du capitalisme », c’est défaire méthodiquement tous les acquis depuis 1945 (le programme du Conseil national de la Résistance).

Au moment où l’incapacité du capitalisme à répondre aux besoins du plus grand nombre, sa nocivité sont plus manifestes que jamais, l’alternative passe avec des ruptures avec sa logique.

Avec la crise, l’illusion d’un accommodement du capitalisme, de sa « réforme », est tombé. Les tirades de Sarkozy sur sa « régulation », le capitalisme à « visage humain » ne servent qu’à essayer de masquer la réalité de sa politique.

Pour la même raison, le PS est incapable de représenter une véritable alternative. Après sa gestion loyale des affaires du capital, il est un soutien indéfectible du Traité de Lisbonne, matrice des politiques antisociales menées dans chaque pays de l’UE. Il vient d’approuver le plan de renflouement des banques.

Du coup, il s’en tient à des postures d’opposant à l’Assemblée et attend les prochaines élections et une éventuelle alternance en 2012. 

On voudrait inviter le monde du travail à attendre sagement une alternance aux élections de 2012 et d’hypothétiques changements. Les salariés ne peuvent pas se le permettre ! Il y a urgence !

On voudrait détourner l’attention des salariés vers des solutions de l’extérieur, d’une UE entièrement tournée vers l’aménagement de la mondialisation capitaliste.

NON, c’est ici et maintenant que la bataille se joue.

Aujourd’hui, objectivement, la perspective politique immédiate passe par le mouvement populaire, par des victoires concrètes contre la politique du pouvoir.

Depuis des mois, des luttes sectorielles très fortes se succèdent, souvent majoritaires (éducation, impôts, transports…). Elles peuvent rapidement bénéficier d’un soutien majoritaires dans les bassins, d’emplois, parmi les usagers… Leur convergence peut commencer à faire plier le gouvernement, à mettre en échec ses projets, un par un.

Le pouvoir l’a bien senti en faisant reculer Darcos sur la contre-réforme du lycée : cela montre que l’on peut ouvrir des brèches.

Communistes, militants dans les entreprises et les quartiers,

Nous appelons à soutenir massivement  les grèves et manifestations du 29 janvier et de ses lendemains et à y participer.

Nous mettons notre action et nos propositions au service des convergences et des rassemblements nécessaires pour faire reculer le gouvernement et mettre en échec ses contre-réformes.

Nous mettons en avant des alternatives tout de suite en rupture avec la logique capitaliste.

Nous appelons au rassemblement

SAMEDI A 15H -PLACE DU 8 OCTOBRE A ST QUENTIN

 pour notamment :

- annuler la suppression de 13500 postes dans l’éducation nationale en 2009, 

- gagner un plan de construction de 900.000 logements véritablement sociaux en 5 ans, plutôt que de renflouer les promoteurs et de livrer l’argent des livrets A aux banques.

- empêcher la privatisation de la Poste en gagnant le maintien du monopole public du courrier (comme de l’ensemble des grands services publics) et la réintégration de la « Banque postale » dans l’établissement public. 

- obtenir un plan d’urgence pour l’hôpital public, avec le retrait de la Loi Bachelot, et des financements à la hauteur, notamment en mettant fin au scandale des exonérations de cotisations sociales patronales (dénoncé même par la Cour des comptes).

- défendre véritablement l’industrie automobile en empêchant les délocalisations, en orientant la production vers la réponse aux besoins, en mobilisant les salariés, les populations des bassins d’emplois pour imposer des choix d’intérêt public aux constructeurs, en défendant des (re)nationalisations comme les syndicats de Renault le réclament.

- obtenir que l’argent ne soit pas donné aux banques sans contrôle mais qu’elles soient (re) nationalisées afin de constituer, avec la « Banque postale » comme pilier, un « pôle public financier » dirigeant l’épargne populaire et le crédit vers le développement économique.

- gagner un droit de veto suspensif sur les plans de licenciements et de suppressions d’emplois

- gagner une revalorisation du SMIC à 1500 euros net, de l’ensemble des salaires et retraites de 10% correspondant à l’inflation et aux gains de productivité captés par les profits ces dernières années.

 

La solution à la « crise » est dans la rupture avec les politiques, menées depuis 20 ans, dans chaque pays, qui en sont à l’origine ! Faisons du 29 janvier, le début d’un mouvement pour gagner, tout se suite, l’alternative politique vitale pour le plus grand nombre !

—-

94 milliards d’euros de profits pour le CAC 40 en 2008:

Total: 15 milliards

Arcelor-Mittal: 11,3 milliards

Sanofi-Aventis (médicaments): 7,1 milliards

GDF-Suez: 5,8 milliards

EDF: 4,7 milliards (exigeons une baisse des tarifs!)

BNP-Parisbas: 4,1 milliards

Vivendi: 2,8 milliards

Renault: 1,8 milliard

40 milliards de dividendes pour les actionnaires!

Des dizaines de milliers de suppressions d’emplois,

d’heures de chômage technique pour les salariés!

 

L’institution emblématique du capitalisme, la bourse détourne et détruit des milliards d’euros de valeurs produites par le travail:

en 2007, les firmes du CAC40 ont ainsi englouti 19 milliards d’euros pour racheter de leurs propres actions au lieu d’investir dans la recherche, l’emploi ou les salaires).

Tous les coups sont permis: pour le FN… et Gewerck pour se débarrasser de M.Gremetz

Journal: OISE HEBDO ED.CLERMONT CREIL SENLIS -Date de parution: 07.01.2009

CONSEIL RÉGIONAL : Le vote du Front national fait passerla TV régionale 

Voilà un soutien dont Claude Gewerck président socialiste du Conseil régional de Picardie, se serait bien passé. Fin décembre, à l’occasion du vote du budget, les Verts présentent un amendement contre le projet de télévision régionale picarde. Et c’est grâce à la main tendue du Front national, Michel Guiniot en tête, que l’amendement est rejeté et que la nouvelle télé régionale du président Gewerc est sauvée.

Ce secours venu de l’extrême-droite pour un projet pur jus socialiste fait un peu désordre à Amiens. Certains rappellent que Claude Gewerc s’était débarrassé du remuant Maxime Gremetz parce qu’il avait été élu au conseil d’administration de l’Agence régionale d’hospitalisation avec les voix du Front national. 

D’autres, à droite, ricanent: «Rappelez-vous comment on a reproché à Charles Baur de bénéficier des voix de l’extrême droite, alors que maintenant la gauche fait pareil.»

Naturellement la question met le président, quelque peu, mal à l’aise et, lundi 5 janvier, à l’occasion d’un déjeuner avec la presse régionale, • Claude Gewerc avait du mal à cacher son irritation quand cette question «indélicate» était abordée. A l’origine de ce couac rosé-brun, se trouve un amendement déposé par le conseiller régional vert Arnaud Canon, deuxième vice-président de
la Région et vice-président de la commission des finances, contre son propre camp et donc contre le président Claude Gewerc.

Cet amendement visait simplement à supprimer le projet de télé régionale qui est accusée de faire du mal à France 3 Picardie. 

«Nous estimons, explique Arnaud Caron, que la situation actuelle de France 3 Picardie ne permet pas de créer une nouvelle télévision concurrente. Alors que la chaîne régionale ne dispose pas d’émetteurs pour couvrir l’ensemble du territoire picard, qu’elle est menacée par la réforme sur l’audiovisuel, le moment est vraiment mal choisi. Plutôt que se lancer dans une télé régionale qui coûtera 2 millions d’euros, sous sa forme web, et qui sera encore plus chère pour la version TNT, nous pensons qu’il vaut mieux aider France 3.»

Cet amendement est soutenu, naturellement, par Maxime Gremetz qui hurle contre cette nouvelle télévision qui vise, selon lui, à couler la télévision publique régionale.  L’amendement est également soutenu par le groupe de droite, Aimerla Picardie. Caroline Cayeux explique, à son tour, qu’il existe déjà «un service public de qualité» et qu’il n’est pas nécessaire de se lancer dans cette «aventure coûteuse et superflue».

Il suffisait alors de faire les comptes :

-8 verts et PRG -15 UMP-UDF-Modem  -3 PC «Gremetz» contre
la TV régionale 
Soit 26 voix contre les 23 PS et PC…, 

La balle était dans le camp des 8 élus Front national qui pouvaient faire basculer le vote dans l’un ou l’autre sens (il y a 57 élus au Conseil régional et la majorité est à 29).

Mais Michel Guiniot, patron du Front national en Picardie, la joue modeste et nie avoir voulu faire un coup politique.

«Il s’agit, explique-t-il, d’un projet de télévision de promotion de l’activité régionale. Il ne s’agit pas d’un projet politique visant systématiquement à promouvoir l’action du président socialiste de la Région. Et j’estime que c’est une bonne idée. » « en revanche, glisse-t-il, je suis surprise de l’engouement de l’UMP pour France 3 et je rappelle que je n’ai pas beaucoup vu ces gens-là pour soutenir la diffusion de France 3 dans le sud de (‘Oise. A mon avis, Caroline Cayeux cherche à s’attirer les bonnes grâces de la station en vue des prochaines élections régionales.»

Puis Michel Guiniot fait remarquer qu’il n’est jamais invité sur les plateaux de France 3 en dehors des périodes électorales où la station est bien obligée de le convier. Ce qui fait dire à Arnaud Caron: «Si Guiniot a voté contre l’amendement, c’est parce qu’il n’aime pas France 3.»

Le Front national tient tout de même à souligner qu’il a voté contre le budget. Même s’il a sauvé la chère télé du président Gewerc… 


La Picardie candidate à un canal TNT 

« Nous sommes candidats à un canal pour les trois départements de Picardie en partenariat avec France 3 Picardie», expliquait Claude Gewerc, lundi, à Amiens.
La Région sera associée à TV Demain, aux départements de
la Somme et de l’Aisne (pas de l’Oise) et aux agglomérations d’Amiens et d’Abbeville. Un essai «grandeur nature» de la future télévision a été réalisé, dans
la Somme, à Flixecourt, dans la vallée de
la Nièvre.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) devrait ouvrir les candidatures au début de l’année 2009 et rendre sa décision d’attribution des canaux numériques à l’automne de cette même année. Sur le modèle de ce qui a été testé à Flixecourt, le Conseil régional veut une télévision «proche des gens» qui couvrira l’intégralité des trois départements picards, 24h/24, avec une bonne partie de programmes propres.

V.G. -Page 1/1


 

Une mobilisation progressive (article Aisne nouvelle)

 

 

 

Une mobilisation progressive (article Aisne nouvelle) dans Divers

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Jean-Luc Tournay (PCF) a lu la motion avant d’être reçu en sous-préfecture.

 

 

 

Une quarantaine de personnes environ ont répondu à l’appel au rassemblement organisé, jeudi soir, par la section locale du Parti communiste français (PCF), devant la sous-préfecture, pour dénoncer l’offensive israélienne sur Gaza.

 

Jeudi soir, devant la sous-préfecture, une certaine agitation règne. Une quarantaine de personnes appartenant à différentes organisations politiques – PCF (Parti communiste français), Lutte ouvrière (LO), Nouveau parti anti-capitaliste (NPA), Parti ouvrier indépendant (POI), Ligue communiste révolutionnaire (LCR) -, syndicales (CGT, FSU…) et autres associations (Action catholique ouvrière, ARAC) se sont réunies en signe de protestation contre la guerre à Gaza.
Le bombardement d’un hôpital dans la journée alimente toutes les discussions. « C’est intolérable ! s’indigne une manifestante. Combien de temps encore tout ça va durer ? » Corinne Becourt (PCF) se montre plus confiante : « Il y a une véritable prise de conscience dans l’opinion publique. C’est rassurant. Nous sommes confrontés à un problème politique et on remarque que les gens sont plus réceptifs. »
Avec d’autres communistes, elle a participé aux manifestations organisées, au début du mois, à Paris. C’est d’ailleurs à la suite de ces dernières que la section locale du PCF a décidé de répercuter une action sur Saint-Quentin. « Nous en sommes qu’aux prémices de notre mobilisation. Nous avons l’intention de faire quelque chose de plus conséquent », assure la même.
Première étape : le dépôt, vendredi soir, d’une motion « Pour un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes israéliennes de Gaza » à la sous-préfecture. Laquelle devait être suivie, hier matin, d’une distribution de tracts sur le marché du quartier Europe ainsi que d’une manifestation, ce matin, devant la préfecture de Laon. Le cessez-le-feu d’un an avec Isräel, proposé hier par le Hamas en échange d’un retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza, pourrait peut-être abréger l’action menée par les Saint-Quentinois.

     
 

 

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Auteur : Nasséra LOUNASSI

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