Archive | 17 janvier 2009

Education nationale :la journée d’Enzo, le 3 septembre 2012

Enzo est assis à sa place, parmi ses 42 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tachée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d’une grande marque automobile.


La maîtresse parle, mais il a du mal à l’entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est
une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu’elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 69 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l’intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal. Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l’a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait.
Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l’a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine. Il a commencé l’école l’an dernier, à 6 ans. L’école maternelle n’est plus obligatoire, c’est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école.
Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l’école privée à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l’accueil et le goûter n’existent plus, place à la morale, à l’alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se taire, se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante à cinquante élèves chacun comme une garderie. L’école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.
Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l’école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l’aider pour les devoirs, ils font trop d’heures supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l’école, pour aider son grand-père, qui n’a presque pas de retraite.
Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur de l’école (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n’oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il paraît qu’il n’avait pas de papiers…
Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.

Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l’assurance, et ses parents n’ont pas les moyens. L’an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l’école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L’EPEP (établissements publics d’enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d’enseignant. Ils seront 45 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école. Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu’il n’y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d’Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l’usine est partie là-bas. Il ne l’a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s’appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c’est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !
Il lui tarde d’être en récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l’école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c’était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner. Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n’est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c’est épuisant. » Surtout qu’elle dort dans le salon chez Enzo, elle n’a pas assez d’argent pour se payer un loyer.
Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l’abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d’Arc et les dix commandements par cœur. C’est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien…


Enzo se demande pourquoi il est là…
Pourquoi Saïd a dû partir
Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
Pourquoi et comment les usines s’en vont en emportant le travail.
Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n’a pas une maîtresse toute l’année.
Pourquoi il devra prendre le bus.
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages
Pourquoi on le punit ainsi.
Pourquoi il n’a pas de lunettes.
Pourquoi il a faim.


Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement trouvées sur le net.
Si vous ne voulez pas que vos enfants, petits-enfants, neveux, nièces, petits voisins, …, deviennent des copains de classe de ce petit Enzo, faites suivre ce mail à votre carnet d’adresse ! Il faut que tout le monde prenne conscience de ce qui les attend à plus ou moins court terme !
Il faut que le ministère arrête de détruire l’Education Nationale !!!
Merci pour eux.

« Le monde sommeille par manque d’imprudence »  (Brel)

Il y a 90 ans, l’assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht

Novembre 1918, l’Allemagne entre en révolution. Les dirigeants communistes Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht soulèvent les masses. Ils seront assassinés sur ordre de la social-démocratie. Nonante ans plus tard 80 000 allemands leur ont rendu hommage.

Julien Versteegh

Dix milles personnes, dont de nombreux syndicalisten, ont défilé le 11 janvier dans les rues de Berlin en l’hommage de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht assassinés il y a 90 ans. Mais au cours de la journée, 80 000 personnes se sont rendu au mémorial dressé en l’honneur des deux militants communistes. (Photo Björn Kietzmann)

Dix milles personnes, dont de nombreux syndicalisten, ont défilé le 11 janvier dans les rues de Berlin en l’hommage de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht assassinés il y a 90 ans. Mais au cours de la journée, 80 000 personnes se sont rendu au mémorial dressé en l’honneur des deux militants communistes. (Photo Björn Kietzmann)

Il y a 90 ans, l’assassinat de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht dans Communisme-Histoire- Théorie 38076086adc5380103f6 dans Communisme-Histoire- Théorie

15 janvier 1919. L’Allemagne ouvrière pleure ses deux plus grands représentants. Les Spartakistes (communistes) Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht viennent d’être assassinés sur ordre du social-démocrate Noske. Nonante ans plus tard, des dizaines de milliers de personnes défilent encore en leur honneur dans les rues de Berlin. Une ferveur à l’égal de celle que soulevaient en leur temps ces deux dirigeants de la révolution allemande qui failli bien renverser l’histoire.

La révolution de novembre 1918

Novembre 1918. La Première guerre mondiale fait rage depuis 4 ans et l’Allemagne est exangue. Des millions d’hommes sont mobilisés, plus d’un million a été tué. À l’arrière, dans les villes et les campagnes allemandes règnent les restrictions, comme en témoigne cet ouvrier socialiste en mai 1918 : « Dans les localités où la population vit surtout de l’industrie, règne la disette. Tous les dix jours, ils reçoivent un kilo de pommes de terre, ce qui fait deux pommes de terre par jour, très peu de pain. On meurt lentement de faim. (…) Vous ne pouvez pas vous faire une idée de pareille misère… À quoi tout cela aboutira-t-il ? » .

Cette guerre menée pour le contrôle du monde n’a rien à offrir aux travailleurs si ce n’est plus de misère et de morts. La population, les travailleurs et les soldats n’en peuvent plus. L’exemple de la révolution russe qui a mis fin à la guerre sur le front de l’est attire et encourage à passer à l’action. Et ce n’est pas la participation des sociaux-démocrates au gouvernement de l’empereur qui y change quelque chose. Au contraire, sous leur autorité, la guerre continue.

Le 4 novembre, les marins de Kiel se révoltent, s’organisent en Conseil de soldats et d’ouvriers et exigent la paix immédiate. La révolte s’étend rapidement. Le 8 novembre, le Conseil d’ouvriers, de soldats et de paysans de Munich annonce la création de la république socialiste de Bavière. Le 9 novembre, Berlin entre dans la danse. Le 10 novembre, l’ancien ordre impérial tombe, l’Empereur abdique, la république est proclamée. Le 11 novembre, l’armistice met fin aux quatre années de conflit. C’est la première victoire de la révolution.

La social-démocratie choisi la contre révolution

C’est dans ce contexte que le parti social-démocrate, qui a soutenu la guerre depuis le début, prend les affaires du pays en main. Mais la social-démocratie choisi résolument le camp de la contre-révolution. Le dirigeant social-démocrate Ebert aurait d’ailleurs déclaré : « Je ne veux pas de cette révolution, je la hais comme je hais le péché »

De leur côté, Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg anime l’aile révolutionnaire du parti social-démocrate dont ils se séparent en 1917 pour former la ligue Spartakiste qui deviendra en décembre 1918 le parti communiste. Deux conceptions s’affrontent alors au sein des masses ouvrières. Celle des Spartakistes appelle à l’action : « Il s’agit (…) d’élargir cette révolte en une lutte qui assure la totalité du pouvoir aux ouvriers et aux soldats, et d’arracher la victoire par des grèves de masse » .

Pour les sociaux-démocrates, la proclamation de la République doit sonner l’arrêt des actions. Le socialisme c’est pour (beaucoup) plus tard : «  c’est par le canal d’une transformation pacifique que nous voulons conduire progressivement notre système étatique à la démocratie et notre économie au socialisme »

De ces deux conceptions naît un conflit entre les forces gouvernementales dirigée par le parti social-démocrate et les forces révolutionnaires dirigées par les Spartakistes.

La semaine sanglante

Janvier 1919. Le limogeage du préfet de police de Berlin favorable aux forces révolutionnaires met le feu aux poudres : les ouvriers de la ville se soulèvent. La social-démocratie opte pour la répression et armes des milices réactionnaires ou Corps francs, ces mêmes Corps francs dont sortiront les nazis quelques années plus tard. À leur tête, le dirigeant social-démocrate Gustav Noske qui ordonne d’attaquer la ville. Du 6 au 12 janvier la répression est sanglante, l’ennemi à abattre : les Spartakistes. Des centaines de révolutionnaires sont impitoyablement massacrés. Noske écrira dans ses mémoires : « il faut que quelqu’un soit le chien sanguinaire, je n’ai pas peur de cette responsabilité ». Le 15 janvier, vers 21 heure, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg sont arrêtés dans le quartier de Wilmersdorf à Berlin. Durant leur transfert vers la prison, ils sont assassinés froidement sur ordre du social-démocrate Noske. Le corps de Rosa Luxemburg est jeté dans un canal et ne sera retrouvé que cinq mois plus tard. Des milliers de travailleurs assistent aux funérailles de Liebknecht. La révolution allemande n’est pas encore morte mais vient de recevoir un terrible coup. Il faudra attendre 1923 pour voir les derniers soubresauts de cette révolution qui finalement échoue. Par l’intermédiaire des Corps francs constitués par la social-démocratie, les nazis vont bientôt se développer. Mais ceci est une autre histoire.

Pour en savoir plus sur Rosa Luxemburg, Karl Liebnecht et la révolution allemande, nous vous conseillons l’excellent ouvrage de Gilbert Badia, Les Spartakistes, 1918 : L’Allemagne en révolution, paru en 2008 aux éditions Aden.


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Proche-Orient : une manifestation (Saint-Quentin)

Article paru dans l’union du 17 janvier 2009

Proche-Orient : une manifestation  (Saint-Quentin) dans Le PCF à St Quentin
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Des Saint-Quentinois, préoccupés, ont manifesté pour la paix.

Une quarantaine de personnes s’est retrouvée, jeudi soir, devant les portes de la sous-préfecture pour « un cessez-le-feu immédiat » et le « retrait des troupes israéliennes de Gaza », à l’initiation de la section locale du Parti communiste français (PCF).
D’autres organisations ont rejoint le rassemblement : le parti ouvrier indépendant (POI), le NPA (nouveau parti anticapitaliste), les élus communistes de Gauchy, l’Action catholique ouvrière, lutte ouvrière, la CGT des territoriaux…
« Ce n’est qu’un début. Le mouvement ne peut s’arrêter là », souligne Jean-Luc Tournay, à la tête de la section du PCF.
En effet, des militants avaient commencé par organiser deux covoiturages pour participer aux manifestations à Paris. Ils ont décidé d’organiser un rassemblement à Saint-Quentin et, hier, ont décidé de tracter sur le marché pour annoncer le rassemblement départemental de ce matin, à 10 heures devant la préfecture de Laon.
Une petite dizaine d’autres organisations soutient cette mobilisation.
Jeudi soir, les manifestants commentaient les dernières informations alarmantes : le bombardement d’un hôpital et de bâtiments de l’ONU. Ils ont lu la motion, avant de la déposer au secrétaire général du sous-préfet.

C’est marrant…Pas pour tous

desvacances.pps

 

 

Alléluia pour des chaussures

Un poème de Francis Combes

Chaussures, grolles, godasses,

vous les modestes,  les méprisées,

les racornies, les avachies, les traîne-poussière,

vous les auxiliaires indispensables et maltraités

de ceux qui marchent dans la boue ou sur l’asphalte des cités,

vous qui dans le meilleur des cas vous faites oublier

parce que vous accomplissez votre devoir sans mot dire

et sans faire souffrir nos orteils,

voici que par la grâce d’un lancer audacieux

contre le Président des États Unis

vous inaugurez  dans l’histoire de l’humanité une carrière nouvelle.

Par votre vol perpendiculaire et redoublé

visant un président qui se fiche de l’honneur

comme de ses premières baskets

vous avez vengé l’honneur

des peuples humiliés.

Chaussures

arme de destruction massive

de la respectabilité,

nouvel outil du journaliste-terroriste

interdit de s’exprimer,

drapeau des peuples va-nu-pieds…

Godillots musagètes,

béni soit votre vol plané !

Vous mériteriez un poème,

un monument,

un jour férié

et des manifestations dans le monde entier

où chacun s’en irait par les rues

vous arborant autour du cou

attachées par paire

comme un foulard de combattant.

Faire vivre et renforcer le PCF ! communiqué de 17 membres du Conseil national du PCF

Après le Conseil national du 9 janvier, 

  

Communiqué de 17 membres du Conseil national du PCF

Marie-George Buffet a choisi d’exclure les signataires du texte 3 qui avait recueilli 25% du vote des communistes – du comité exécutif national.

La direction du parti laisse donc de côté les plus déterminés à faire vivre le PCF.

 

Ce choix affaiblit le Parti communiste et sème le doute quant à la volonté de la direction de mettre en oeuvre les orientations décidées par les communistes. Dans le même temps, Marie-George Buffet a choisi de constituer son exécutif avec plusieurs partisans de « la métamorphose », issus notamment de la liste conduite par Marie-Pierre Vieu.

 

La préparation du congrès, les votes du 29 et 30 octobre, les réunions de sections, conférences départementales et le congrès lui-même ont montré, en dépit de bien des manœuvres, la montée en puissance de l’exigence communiste dans notre parti.

 

En cela la majorité des communistes fait écho à l’état d’esprit d’une grand partie de la population qui face à la crise globale du capitalisme cherche une autre voie que les différentes gestions sociales-démocrates successives aux marges du capitalisme.

 

Hélas, rabougri autour de Marie Georges Buffet, le groupe dirigeant n’a à nouveau rien voulu entendre du mouvement. Il vient de décider, en dépit de notre proposition de prendre toutes nos responsabilités à tous les étages, de s’appuyer sur une frange ouvertement liquidatrice qui n’a pas eu le courage de solliciter les suffrages des communistes, dont il est par conséquent difficile de mesurer l’implantation réelle dans le parti.

 

Cette violation manifeste des principes démocratiques élémentaires a immédiatement été sanctionnée par 42 % d’opposition à ce choix lors du vote dans le CN.  Sur les 148 votants lors du CN du 9 janvier, 60 ont voté nul, soit 42 %. Nous avons un exécutif élu par 88 membres du CN sur 230. Sa légitimité est donc toute relative.

 

La dernière partie du CN, consacrée au plan d’action a été réduite à la portion congrue : une petite heure de discussion. Sur ce qui préoccupe le plus les communistes : la convergence des luttes et les perspectives politiques qu’elle porte, on ne nous a proposé qu’un catalogue de mesures réformistes, très en dessous des possibilités et des attentes. Plusieurs membres du CN, au delà de nous, ont exprimé l’exigence d’une ligne plus offensive, plus anti-capitaliste, avec des propositions précises.

Renforcer le PCF, une exigence de notre temps.

Dans ce cadre là, nous appelons chaque communiste quel que soit son  niveau d’engagement dans le parti à revendiquer partout, à prendre et à assumer chaque fois que cela sera possible toutes ses responsabilités dans le fonctionnement et les tâches de direction du parti.

 

Il y va de la restructuration unitaire du PCF et du devenir même de notre organisation, toujours décisive dans l’affrontement de classe en France : les manifestations contre la tuerie à Gaza et la préparation du 29 janvier le montrent.

Les 17 élus de la liste « Faire vivre, renforcer le PCF, une exigence de notre temps » :

Corinne BECOURT (Aisne) ; Paul BARBAZANGE (Hérault); Floriane BENOIT (Isère) ; Dominique NEGRI (Isère) ; Christian TABAGLIO (Meurthe-et-Moselle) ; Marie-Christine BURRICAND (Rhône) ; André GERIN (Rhône) ; Frédéric BERNABE (Haute-Saône) ; Emmanuel DANG TRAN (Paris) ; Claude FAINZANG (Paris) ; Pasquale NOIZET (Paris) ; Fabienne DEBEAUVAIS (Somme) ; Eric JALADE (Tarn) ; Jean-Pierre MEYER (Var) ; Caroline ANDREANI (Seine-Saint-Denis) ; Jean-Jacques KARMAN (Seine-Saint-Denis) ; Alain DE POILLY (Val-de-Marne)

Retour sur l’élection et la composition du nouveau CN

Retour sur l’élection du Conseil national au congrès

L’élection du nouveau CN et sa composition sont une bonne expression du bilan du 34ème congrès :

1-     La direction sortante a réussi à rester entièrement à la tête de l’appareil, à contrôler très largement le nouveau CN, avec l’objectif, aussitôt remis en chantier, de forcer la poursuite de la stratégie de dilution du Parti et de son identité.

2-     Devant l’opposition latente des communistes, qui ont exprimé massivement une volonté contraire, elle a dû manœuvrer à toutes les étapes du congrès. Pour l’élection du CN, elle a ainsi tactiquement composé une « vraie-fausse » liste alternative.

3-     Mais, malgré ses entreprises, elle n’a pas réussi à éliminer la représentation du mouvement qui monte dans des cellules, sections et fédérations et commence à se coordonner pour faire vivre et renforcer le PCF, malgré sa stratégie.

Les données du Congrès national étaient faussées d’avance. Nous le savions. A la suite des filtrages successifs dans les congrès de section et départementaux, la direction sortante disposait du soutien d’une très large majorité des délégués : de 80 à 90%. 

Mais la réalité de l’état du Parti n’en demeurait pas moins. Le texte de résolution, déjà délibérément ambigu, n’avait obtenu que 60% lors du vote bâclé des 29 et 30 octobre. Le résultat de l’Assemblée nationale extraordinaire de décembre 2009, rejetant toute perspective de liquidation du Parti restait aussi valide.

Se diviser pour mieux régner !

Dans ce contexte, la direction sortante a choisi de se répartir les rôles depuis l’ANE pour redonner une image de positionnement « central » à l’équipe autour de MG. Buffet. Cela s’est retrouvé jusqu’à l’élection du CN.

Les clans « refondateurs » et « communistes du 21ème siècle » (! comprenant les amis de Gayssot) se sont réunis pour défendre la partition de la « transformation » du Parti jusqu’au bout, de la « métamorphose ». Ils ont déposé une liste alternative conduite par Marie-Pierre Vieu. Elle a obtenu les suffrages de 16% des congressistes et 29 élus au CN.

Le reste de la direction sortante (Buffet, Pierre Laurent, Bessac…) s’est du coup fait passer dans la presse comme tenant d’une « réaffirmation identitaire du PCF ». On croit rêver !

Les masques n’ont pas tardé à tomber. Trois élus de la liste Vieu (Calabuig, Lorand et Vieu elle-même) se retrouvent côte-à-côte, aujourd’hui comme hier, dans le nouveau Comité exécutif national, élu au CN du 9 janvier, aux côtés des dirigeants élus sur la « liste commune ».

Une liste « commune » très homogène. 

La liste proposée par la commission des candidatures, conduite par Buffet, est arrivée en tête au congrès avec 68%. Ella a donc été intégralement élue avec ses 178 membres.

Les statuts précisent : « La composition de cette liste doit assurer la juste représentation des différentes opinions exprimées dans les débats».

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas été suivis. La liste comprenait, en très grande majorité des sortants, qui ont avalisé les précédentes étapes de la stratégie de liquidation. Y figuraient aussi la plus grande partie de la direction exécutive sortante dont tous ceux qui ont signé l’appel de Cohen-Seat « nommer ce que nous voulons », au lendemain du vote sur la base commune, pour pousser, eux aussi, la « métamorphose »*.

Tout est bon pour éliminer une « diversité » dangereuse !

Une quarantaine de candidatures au CN de camarades signataires du texte alternatif « faire vivre et renforcer le PCF » étaient remontées à la Commission des candidatures. Rien n’y a fait : que ces camarades soient dirigeants de section, de fédération, militants d’entreprise, membres sortants du CN ou candidats présentés par leur congrès départemental, leurs candidatures ont été balayées dès la « commission de transparence sur les candidatures » du 9 décembre.

Sur les 166 noms alors retenus, seuls figuraient des camarades du Pas-de-Calais, responsables de la deuxième plus grosse fédération de France qu’il n’était pas aisé d’évincer.

Comme cela s’est confirmé par la suite, la tentative de négocier avec Marie-George Buffet une « juste » représentation, comme certains l’ont entamée, ne pouvait conduire qu’à laisser la direction sélectionner quelques opposants alibis.

Au premier soir du congrès le 11 décembre, la Commission des candidatures n’a pas fait évoluer la liste.

Le 12 décembre, nous mettons méthodiquement au point notre liste alternative et la déposons. Nous décidons collectivement du principe que nous ne la retirerons que si les 20 premiers noms, au moins, sont intégrés à la liste « commune ».

Le 13 décembre, la dernière réunion de la Commission se conclut par un refus et un procès en règle contre plusieurs de nos camarades par des responsables de fédération visiblement paniqués à l’idée qu’ils puissent avoir le même statut de membres du CN qu’eux.

Le même soir, une fin de non recevoir est également adressée à Nicolas Marchand, évincé sans raison avouable et qui a également constitué une liste avec Paul Boccara.

Le 14 décembre, dernier jour, les conditions d’une fusion entre les deux listes sont envisagées, dans le respect des positions de chacun, pour ne pas donner l’image d’un éclatement de l’opposition au congrès. Elle se révèle techniquement infaisable en si peu de temps.

Au final, la liste Marchand a obtenu 5,62% et 9 sièges.

Notre liste a obtenu 10,26% et 17 sièges.

Nous aurions dû avoir une 18ème élue mais la direction s’est efforcée, à grand peine, d’invalider certains de nos candidats, suivant des procédés écœurants de rappels individuels les deux jours suivant le congrès.

Avec quelques autres dans le CN, les 17 élus de la liste, confortés dans leur travail de responsables de fédération et de section, s’efforceront de donner une visibilité nationaleaux les communistes qui se battent dans leurs organisations de base pour « faire vivre et renforcer le Parti, comme c’est une exigence de notre temps », avec, sans ou malgré la stratégie de la direction reconduite.

Les 17 élus de la liste alternative :

02 – Aisne : Corinne BECOURT, 45 ans, travailleur social, bureau de section de Saint Quentin

34- Hérault : Paul BARBAZANGE, 57 ans, directeur d’école retraité, secrétaire de la section de Béziers

38- Isère : Floriane BENOIT, 60 ans, journaliste, bureau de section de Fontaine

38- Isère : Dominique NEGRI, 50 ans, fonctionnaire des Impôts, secrétaire de la section de Saint-Martin d’Hères

54- Meurthe-et-Moselle : Christian TABAGLIO, 60 ans, chaudronnier, enseignant en lycée professionnel, bureau de section du Jarnisy

69- Rhône : Marie-Christine BURRICAND, 50 ans, fonctionnaire territoriale, conseillère générale, bureau de section de Vénissieux

69- Rhône : André GERIN, 62 ans, député maire, section de Vénissieux

70- Haute-Saône : Frédéric BERNABE, 54 ans, ouvrier chauffagiste, secrétaire de la fédération

75- Paris : Emmanuel DANG TRAN, 36 ans, employé, secrétaire de la section de Paris 15ème

75- Paris : Claude FAINZANG, 61 ans, professeur de mathématiques retraitée, comité de section de Paris 19ème

75- Paris : Pascuale NOIZET, 54 ans, réalisatrice-monteuse, section Paris 20ème

80- Somme : Fabienne DEBEAUVAIS, 58 ans, employée chez Peugeot, bureau de section d’Amiens

81- Tarn : Eric JALADE, 39 ans, professeur d’histoire-géographie, secrétaire de la fédération

83- Var : Jean-Pierre MEYER, 5? ans, employé à la CPAM, direction de section de Ouest-Var, bureau fédéral

93- Seine-Saint-Denis : Caroline ANDREANI, Aubervilliers, groupe « Gauche communiste »

93- Seine-Saint-Denis : Jean-Jacques KARMAN, 62 ans, conseiller général, Aubervilliers, groupe « Gauche communiste »

94- Val-de-Marne : Alain DE POILLY, 64 ans, Ingénieur, comité de section de Fontenay-sous-Bois

*Les signataires, élus au CN, du texte « nommer ce que nous voulons » pour pousser au fond la destruction du Parti : François Auguste, Nicole Borvo, Sophie Celton, Patrice Cohen-Séat, Jean-Marc Coppola, Pierre Dharréville, Elisabeth Gauthier, Brigitte Gonthier-Maurin, Fabienne Haloui, Alain Hayot, Gérard Mazet, Marjolaine Rauze

Illégale la vente de l’huma dimanche, dans la rue !

Illégale la vente de l’huma dimanche, dans la rue !  dans Luttes, grèves, manifs rien

Lounis Ibadioune est un militant communiste de la goutte d’or au cœur de la 18eme arrondissement de Paris. Son crime : avoir vendu l’Humanité dimanche comme il le fait chaque semaine depuis plus de 20 ans. La police lui a dressé un procès verbal pour « vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation ». Comme il a refusé de payer l’amende pour ce qu’il considère avec raison comme un déni de démocratie, il est convoqué au tribunal le 18 février 2009. Et oui, ca se passe comme cela en Sarkoland ! Face à cette attaque à nos libertés fondamentales, ses amis, ses camarades appellent à la mobilisation.

Le comité de soutien : Par mail soutienlounis@humadimanche.fr Par téléphone : 01.49.22.72.41

Grèves dans les transports : gare à la propagande !

Tribune libre trouvée sur le site AGORAVOX http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50030

Je comprends parfaitement les attentes des usagers des transports en commun et je regrette d’autant plus les dysfonctionnements que j’en suis moi-même victime de temps à autre. Pour autant, force est de reconnaître que les Français sont très largement manipulés dans cette affaire car l’écrasante majorité des retards ou annulations de service n’est pas due aux grèves.

En creusant un peu, et en se renseignant auprès des entreprises concernées, on s’aperçoit en effet que les dysfonctionnements, incidents et arrêts du trafic sont dus :

1° Aux usagers eux-mêmes dans environ 65% des cas, principalement composés d’accidents de voyageurs (chute sur les voies, suicides) et surtout d’incivilités de plus en plus nombreuses : sabotage de matériel de signalisation, individus sur les voies, tirages intempestifs de signal d’alarme, etc.

2° Aux problèmes techniques (le plus souvent liés à la vétusté du réseau et du matériel pour des raisons de gestion comptable) dans environ 33% des cas.

3° Aux grèves dans seulement 2% des cas !!!

Ces faits, indiscutables, sont aisément vérifiables auprès des entreprises de transport ou, si l’on a des doutes, auprès des associations d’usagers, et notamment de la Fnaut (Fédération nationale des usagers des transports). Cette dernière confirmera que ce ne sont pas les grèves qui empoisonnent la vie des gens, mais bel et bien ces dysfonctionnements quasi quotidiens dans l’exploitation de certaines lignes, particulièrement dans la banlieue parisienne.

Les priorités pour les usagers devraient donc être de se regrouper massivement pour

1° Exiger des pouvoirs publics une lutte plus efficace contre les multiples incivilités qui occasionnent des incidents quotidiens et pourrissent les déplacements domicile-travail.

2° Exiger que la maintenance de la signalétique et du matériel roulant ne soit pas subordonnée, comme c’est de plus en plus souvent le cas, à des impératifs purement économiques. A titre d’exemple, il faut savoir que tel patin de frein ferroviaire dont la durée de vie est en moyenne de 10 ans était naguère changé tous les 8 ans pour éviter tout risque de panne. Désormais, ce même patin n’est plus réformé qu’au bout de 9 ans, voire plus, ce qui entraîne ipso facto une augmentation du risque de panne pour cause de patin défaillant alors que cette cause d’incident était quasiment inconnue auparavant. Et il en va de même pour pratiquement tous les équipements. Agir dans ce domaine permettrait à l’évidence une réelle amélioration pour les usagers en matière de continuité du service.

Une amélioration infiniment plus visible qu’un « service minimum » qui ne porte que sur un nombre très réduit de désagréments. N’oublions pas que le taux d’absence des agents pour fait de grève à la RATP et à la SNCF est en chute constante. Un taux tombé à la SNCF à moins de 0,15 % de l’effectif et à moins de 0,6 jour de grève par agent d’exploitation en moyenne, chiffres les plus bas de toute l’histoire de l’entreprise. Enfin cette loi n’instituant pas la réquisition (pour cause d’inconstitutionnalité), elle ne change strictement rien par rapport à la situation existante et n’empêche en aucun cas les grèves dures en cas de conflit important ou d’arrêt de travail épidermique pour agression, comme viennent de le démontrer les paralysies de Paris-Saint-Lazare et Marseille.

Un mot sur les grèves spontanées , il faut savoir que depuis 20 ans, le nombre des agressions envers le personnel exploitant de la RATP et de la SNCF (mais aussi la RTM) n’a cessé d’augmenter. Au point qu’un jeune qui entre dans l’une de ces entreprises aujourd’hui a la certitude statistique de se faire agresser (avec dépôt de plainte) au moins une fois dans sa carrière, sans compter les insultes et les crachats. D’où la réaction épidermique des agents qui voient un collègue se retrouver à l’hôpital avec des côtes cassées, un enfoncement pariétal ou le visage lacéré à coups de cutter, en sachant que, tôt ou tard, leur tour viendra.

Cela dit, une solution consensuelle existe : la gratuité des transports durant les conflits. Plébiscitée par les cheminots et les associations d’usagers, elle permettrait d’assurer la continuité du service et supprimerait tout désagrément pour les usagers dans leurs déplacements. Cette solution a été validée par les instances européennes. Problème : elle est catégoriquement refusée par le gouvernement en place.

Un mot pour finir sur les procès d’intention faits aux cheminots et à leur soi-disant goût pour la « prise en otage » si souvent évoqué par les agitateurs adeptes de la casse du service public et du droit social. Des détracteurs du service public qui avaient joué les Cassandre et les pyromanes en dénonçant par avance le déclenchement de mouvements sociaux dans les entreprises de transports durant la Coupe du Monde de rugby 2007. Une menace qui, souvenons-nous, avait également été brandie en 1998 pour la Coupe du Monde de football. On a vu en ces deux occasions que les syndicats avaient mis un point d’honneur à assurer un service impeccable durant ces compétitions.

Méfions-nous des jugements hâtifs et des anathèmes lancés par les manipulateurs d’opinion.

UN AVION POUR GAZA.COM

UN AVION POUR GAZA.COM dans Divers Avion-Gaza-480-f0ed9

Du Secours populaire

A l’initiative de Jamel Debbouze, le Secours populaire participe à une opération en faveur des populations victimes de la guerre dans la bande de Gaza : « Un avion pour Gaza ».

Pénurie de soins médicaux, de médicaments, d’eau, d’électricité, de nourriture, d’essence… La population civile, première victime, vit chaque jour l’insécurité, et attend avec angoisse le lendemain.

Acheminer l’aide

Ayant obtenu la mise à disposition par les Autorités marocaines de moyens de transports aériens pour faire parvenir l’aide humanitaire aux populations civiles de Gaza, Jamel Debbouze a sollicité le Secours populaire pour participer aux collectes, puis à l’acheminement des produits et matériels médicaux, sur la base des besoins exprimés par les associations partenaires sur place. Le Secours islamique, également sollicité par l’artiste, est aussi partenaire de l’opération.

Jamel Debbouze sensibilisera le grand public à ce drame et appellera les gens de cœur à soutenir financièrement cette opération ou à organiser des opérations de collectes financières. A ce titre, il a ouvert un site Internet : www.unavionpourgaza.com.

L’aide sur place

Les associations partenaires du Secours populaire : des médecins palestiniens et israéliens pour les droits de l’Homme, Palestinian Medical Relief Society (PMRS), Physicians Israelian for Human Rigths et le Centre médical Al-Mezan (Gaza) utiliseront ces dons afin de répondre aux besoins de la population et en priorité des enfants.

Les premiers besoins exprimés portent sur :

* le soutien social et médical des enfants concernés et de leurs familles
* l’intervention de première urgence, notamment par ambulances
* la fourniture de matériel médical, médico-chirurgical et de médicaments (sur la base de listes transmises par nos partenaires)
* le soutien sous toutes les formes aux enfants et aux familles affectés par l’extrême violence.

Nous nous adressons aussi à vous, salariés, comités d’entreprises, pour nous aider à collecter des fonds. Nous vous invitons à prendre contact avec la fédération du SPF de votre département pour connaître ainsi les actions que vous pourrez mener.

Vous pouvez effectuer un don financier :

puce-96d77 dans DiversPar courrier en écrivant au Secours populaire français
puce-96d77En ligne par carte bleue et par chèque

puce-96d77www.secourspopulaire.fr

13 commentaires

29 JANVIER:GREVE GENERALE

ASSEZ ….Debout tous ensemble !!! 

MANIFESTATION

JEUDI 20 JANVIER

15H00

PLACE DU 8 OCTOBRE-St Quentin

Jeudi 29 janvier 2009 « tous ensemble », salariés, chômeurs, précaires, jeunes et retraités, nous assurerons le succès de la manifestation revendicative à l’appel de toutes les fédérations syndicales salariées, appel soutenu par le PCF. 

Face aux grèves des lycéens, le gouvernement a été obligé de reporter sa réforme des lycées, preuve que le pouvoir peut reculer, alors montrons notre détermination et obligeons Sarkozy à mettre en oeuvre les solutions à la crise dans l’intérêt de la population et non de ses amis ac­tionnaires et banquiers. Obligeons le gouvernement et le Medef à rompre avec leur politique de démantèlement économique et de régression sociale au nom de la crise financière. 

Ensemble, dans l’action, les AG de grévistes et nos organisations syndicales,  décidons des suites à donner. Un jour ne suffira pas, nous le savons. 

Nous n’avons pas besoin d’experts pour sa­voir que c’est nous qui payons la crise en perdant nos emplois, en payant des impôts supplémentaires, en n’ayant plus accès aux crédits… 

Nous n’avons pas besoin d’experts pour sa­voir que la relance de l’économie passe no­tamment par la relance du pouvoir d’achat, la création d’emplois et une répartition radicalement différente des richesses produites.

Nous n’avons pas besoin de spécialistes en politique pour nous souvenir de l’échec de la « gauche plurielle ». L’expérience est faite, en France comme partout en Europe : l’aménagement aux marges du capitalisme ne fait que nourrir la crise. 

Nous n’avons pas besoin de spécialistes pour comprendre que la privatisation de La Poste va  détruire la notion de service public postal.  

 Or c’est le développement des  ser­vices publics qui assure l’égalité de tous en matière de protection sociale, de santé, de transport, d’éducation et formation, de com­munication, d’épargne et d’investissement… 

Nous avons besoin de garder nos entreprises, de contrôler l’utilisation de l’argent public que l’état débloque généreusement pour les grandes entreprises et les banques…

Nous devons dénoncer impitoyablement les échecs du capitalisme: la crise d’aujourd’hui est bien la démonstration que plus il pro­gresse plus il est destructeur d’emplois, de ressources na­turelles, porteur de misère et de guerre. 

Une seule réponse à la crise: sortir du capitalisme ! 

Réflexion sur le fichier national des adhérents

Le scandale du fichier Edvige fait réfléchir aussi au fichier des adhérents du PCF. 

Dans le livre « Le Parti communiste français » écrit par le secrétaire national à l’orga du PCF en 1989, on peut lire l’extrait qui suit. Que l’individu dont vous lirez la signature ait suivi ensuite une étonnante dérive ne change rien à la pertinence du propos qu’il tenait en tant que dirigeant du Parti. 

« Pas de fichier ». 

« Autre idée répandue et tout aussi fausse : « une fois inscrit au parti, on est mis en fiche, étiqueté, surveillé ». Quelle stupidité ! La réalité est bien simple : il n’y a ni dossier, ni fichier au PCF. Dans d’autres partis, il en existe. Certains même en confient la gestion à des sociétés informatiques privées ! 

Nous refusons ces pratiques, cette apparente facilité, par principe, par respect de la liberté de chacun. De plus, mettre sur un fichier central informatisé les centaines de milliers de communistes, ce serait à coup sûr prendre le risque d’un « piratage », d’un détournement. Quel cadeau pour les Renseignements généraux, pour les hommes du patronat ! Enfin, si tout se faisait par terminaux et mémoires d’ordinateurs, si les adhérents réglaient leurs cotisations par prélèvement automatique à leur banque, ils finiraient par perdre tout contact entre eux. Nous n’ignorons pas les progrès gigantesques des sciences et des techniques et nous savons les utiliser quand il le faut. Mais nous ne voulons pas gérer par circulaire un stock d’adhérents anonymes. Nous voulons faire vivre un parti, composé d’hommes te de femmes, qui ont chacun leur personnalité, leur expérience, leur savoir. … » 

Extrait de « Le Parti communiste français » par Jean-Claude Gayssot, éditions Messidor, 1989. 

Ce texte fait réfléchir au mode de « gestion des adhérents » adopté depuis le 30ème congrès .

La « carte pluriannuelle » reconductible tacitement est une invention aberrante. N’importe quelle association délivre une carte annuelle. La remise des cartes, les assemblées de remise de carte constituaient un élément essentiel de la vie des cellules, de la cohésion du parti, de l’intégration de chaque adhérent, le contraire d’une formalité pesante. Même phénomène avec le choix de privilégier le paiement des cotisations par prélèvement. Le trésorier était l’un des trois membres de tout bureau de cellule parce que sa fonction était hautement politique. 

Quant au fichier national informatique Cociel que la direction nationale a établit – on ne sait pas à quelle prestataire de service elle a fait appel – ils posent précisément les dangers soulevés en 1989. 

 Revenons au parti révolutionnaire ! Le PCF ne peut pas être un parti institutionnel administré ! 

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