Archive | 14 janvier 2009

Le gouvernement poursuit ses « réformes » pour nous faire payer la crise

Pour augmenter sa rentabilité, le capital doit baisser en permanence le coût du travail. Il fait pression sur les salaires. En France, le salaire moyen n’a pas progressé depuis 1990. Un rapport de la Commission européenne de 2007, montre que dans le partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits, la part des salaires, prestations sociales, pensions d’invalidité ou de retraite, est tombée en 25 ans (1980-2005) de 68 % à 56 % dans l’Union européenne, et à peu près autant dans les autres pays développés, la part des profits, loyers et intérêts s’élevant eux, de 32 à 44 %.

Les entreprises cherchent d’abord à répondre aux exigences immédiates des actionnaires, ce qui les conduit inévitablement à ajuster la masse salariale et les investissements productifs. La priorité absolue est donnée à la rémunération du capital sur toute autre considération. Les capacités humaines et matérielles de production sont ainsi sacrifiées pour le profit capitaliste.

Faut-il s’étonner que les ménages consomment moins, accumulent les retards dans les paiements (de loyers, du gaz, d’électricité, du téléphone) ou réduisent leurs acquisitions de logements, réduisent les dépenses alimentaires, culturelles, de vacances… Pendant qu’à l’autre bout, les 100 000 ultra-riches de la planète possèdent chacun plus de 30 millions de dollars d’actifs financiers, ils accaparent à eux seuls le quart du produit brut mondial ?

Il y a un siècle et demi Karl MARX, écrivait dans  « Le Capital » chapitre sur La loi de l’accumulation) : « La rente et les profits s’accroissent aux dépens des salaires et les réduisent presque… Accumulation de richesse à un pôle, c’est égale accumulation de pauvreté, de souffrance  au pôle opposé, du côté de la classe qui produit le capital même ».

Ce n’est donc pas d’aujourd’hui! … Il fallait moderniser… Les conséquences sont sévères et brutales.

Cette nouvelle crise économique montre clairement combien la propriété des grands moyens de production et d’échange est déterminante.

Oui, il n’y a pas d’autre solution pour libérer les forces productives que d’arracher cette propriété aux capitalistes et de construire une société socialiste au service du peuple.

Oui il n’est pas de protection plus efficace contre la crise que la lutte pour l’augmentation des salaires, des pensions et du pouvoir d’achat, pour l’emploi, pour le développement des services publics et des réalisations sociales.

La journée d’action interprofessionnelle du 29 janvier sera un moment fort pour l’affirmer.

source : « Communistes »

Intervention de Dominique NEGRI, fédération de l’Isère

Conseil national du 9 janvier 2009, discussion sur la situation politique et le plan de travail.

 

Le PCF a une grande responsabilité politique avant la journée de grève et de manifestation nationale interprofessionnelle du 29 janvier, avec une autre vocation que la plateforme revendicative intersyndicale unitaire. C’est à nous de mettre en avant les aspects de classes des mouvements revendicatifs, de construire des victoires en rupture avec le capitalisme.

Cette perspective politique va très au-delà de l’unité des organisations de « gauche ». L’exigence de renationalisations, de nationalisations, autrefois très minoritaires, sont désormais largement reprises. Elle participe de façon décisive à nos propositions de sécurisation des emplois. EDF, GDF, Suez, France Telecom…, bloquer la privatisation de la Poste mais aussi poser la question du contrôle public et de nationalisations de grands groupes industriels dont les salariés sont frappés par les vagues de licenciements et de chômage technique.

600 emplois sur 2600 sont menacés chez Caterpillar à Grenoble. La réponse aux besoins des populations demande la reconquête de l’indépendance économique, l’utilisation de l’argent public à une relance économique. La bataille contre le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires est une bataille politique centrale dans les semaines qui viennent. Il doit être présenté au vote du Parlement en janvier/février. Cette loi, c’est la fin du statut des fonctionnaires, adopté à l’unanimité le 5 octobre 1946, écrit en collaboration avec les organisations syndicales et que nous devons à Maurice Thorez, ministre d’Etat communiste.

Cet acquis inestimable garantit l’égalité de traitement, d’accès aux services, leur continuité sur l’ensemble du territoire, l’indépendance du fonctionnaire. Cette loi est concrètement l’outil indispensable à la mise en œuvre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui sabote toutes les administrations d’Etat (allant jusqu’à en faire disparaître certaines) : inspection du Travail, DASS, ONF, INSEE, Météo, Trésor public, Impôts, bien sûr Education nationale… Nous devons porter la cohérence politique des mouvements très forts, d’intérêt général, qui se développent dans chacune de ces administrations. Sur la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, ne soyons pas en dessous des propositions du 33ème congrès : la ramener de 5,5% à zéro.

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