Archive | novembre 2008

Le PCF alerte la population sur les attaques menées contre l’école publique en placardant d’affiches la permanence de X. Bertrand

Extrait du courrier picard

« La section locale du Parti communiste est aussi entrée dans la danse de la revendication hier à Saint-Quentin. Une dizaine de militants a placardé d’affiches la permanence de Xavier Bertrand, rue du Gouvernement. Un Noël avant l’heure aux motifs iconoclastes. « Certains d’entre nous ont manifesté à Laon ce matin, expliquent-ils. Cette action vient en complément. Si Xavier Bertrand n’est pas en charge de l’Education, il est tout de même un représentant du gouvernement ».

Dans une lettre remise à une attachée parlementaire, le parti détaille les motifs de son courroux : suppression des Rased, service minimum, suppression de postes… Pour eux, cette journée n’était pas comme les autres. »

 

Le PCF placarde d'affiches la permanence de Bertrand

 

Article complet : http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Ecole-une-journee-de-servi

ST-QUENTINOIS École : une journée de service minimum

Vendredi 21 Novembre 2008 Courrier picard  

 ST-QUENTINOIS  École : une journée de service minimum  dans Le PCF à St Quentin Ecole-une-journee-de-servi_reference

 

Le PCF placardant hier des affiches sur la permanence de Xavier Bertrand. 

 

Sortie de classe presque comme les autres, hier, à l’école Laroche. Presque, parce que tous les enseignants du groupe scolaire étaient en grève. Le Service minimum d’accueil (SMA) dans cet établissement du quartier Europe de Saint-Quentin a été assuré par les agents du centre social et les Atsem pour les maternelles.

Un bienfait pour Marjorie, maman de deux enfants. « Je travaille à l’hôpital, je ne peux pas prendre de jour quand il y a grève. D’habitude, ils sont exceptionnellement accueillis dans une autre classe. Ce service minimum est appréciable. » Heureux aussi, son fils Antoine. Il a passé sa journée « à faire des jeux. Après on est allés au gymnase, on s’est entraînés à faire des saltos. C’était comme les vacances ! » Une autre maman explique qu’elle ne travaille pas, mais qu’elle a tout de même amené son fils à l’école « plutôt qu’il s’ennuie à la maison ».

Guillaume Hily, enseignant gréviste, attendait aussi à la porte de l’établissement. « Je reviens de la manif et je suis venu me rendre compte. » Un constat : peu de parents ont profité du service minimum. « Il y a ceux qui nous soutiennent qui ne veulent pas « casser une grève », et ceux inquiets parce que vendredi, la Ville n’avait toujours pas précisé qui allait s’occuper des enfants. » Sur les 430 élèves, environ 70 étaient présents.

« Cela demande beaucoup de travail »

Au total, à Saint-Quentin, 190 enfants, sur 220 inscrits, ont été accueillis par une trentaine d’agents municipaux réquisitionnés. « Dans les classes où les enseignants étaient grévistes, nous avions demandé aux parents de signaler si leurs enfants seraient présents », explique l’adjointe à l’enseignement, Françoise Jacob. Une dizaine d’établissements, sur les 36 que compte la Ville, étaient concernés (il faut un minimum de 25 % de grévistes pour que le SMA soit mis en place).

Une première réussie selon l’élue, après une prise de position contre cette mesure, puis un galop d’essai en octobre. « Mais cela demande beaucoup de travail. »

D’autant plus que la CGT a appelé les animateurs des centres sociaux et les Atsem à se mettre en grève hier « pour ne pas briser celle de l’Éducation nationale ». Et l’un de ces animateurs de se demander : « S’il y avait un pépin avec un enfant, quelle serait la responsabilité de l’animateur ? » Un autre remarque : « Lorsque le service minimum a été appliqué une première fois le 20 octobre, un animateur de centre social a découvert sur le frigo de l’école la liste de ce que l’enfant ne pouvait pas manger ! »

Il veut faire plier la loi

A Lehaucourt, le maire Raymond Froment (PCF) avait prévenu. Son conseil municipal a voté en septembre une délibération stipulant qu’il ne mettrait pas en place le SMA dans le groupe scolaire de 120 élèves. Question de principe et de moyens. « Je n’ai que deux employés municipaux : le garde-champêtre et la secrétaire. Ils se refusent à le faire et n’ont pas les qualifications. » Une position qui vaut à la commune d’être assignée par le préfet devant le tribunal administratif pour non-respect de la loi. Dix communes dans l’Aisne pourraient subir le même sort.

Pas de quoi effrayer Raymond Froment qui entend « faire plier la loi avec le soutien de l’association des maires ruraux. Elle est inacceptable pour beaucoup d’élus, en particulier dans les petites communes. Même Saint-Quentin l’applique à regret. »

La section locale du Parti communiste est aussi entrée dans la danse de la revendication hier à Saint-Quentin. Une dizaine de militants a placardé d’affiches la permanence de Xavier Bertrand, rue du Gouvernement. Un Noël avant l’heure aux motifs iconoclastes. « Certains d’entre nous ont manifesté à Laon ce matin, expliquent-ils. Cette action vient en complément. Si Xavier Bertrand n’est pas en charge de l’Education, il est tout de même un représentant du gouvernement ».

Dans une lettre remise à une attachée parlementaire, le parti détaille les motifs de son courroux : suppression des Rased, service minimum, suppression de postes… Pour eux, cette journée n’était pas comme les autres.

Défendons l’école publique : lettre ouverte à X. Bertrand, Ministre de la République

Cellule Joliot Curie du Parti Communiste de Saint-Quentin.

Lettre ouverte à Monsieur le Ministre du travail Xavier Bertrand.

 

                                                                                           Saint-Quentin, le 20 novembre 2008.

 

                                     Monsieur le ministre,

 

           Comme vous le savez, ce jeudi 20 novembre est une journée de mobilisation forte au sein de l’éducation nationale.

            Les attaques répétées de votre gouvernement à l’encontre de l’école publique ont poussé les enseignants à faire grève et à manifester dans toute la France, ceux de Saint-Quentin n’ont pas fait figure d’exception.

             En effet, dans une région où les résultats des élèves sont au plus bas du classement national, une région où le niveau social et culturel est un des moins élevé de France ; votre région Monsieur le Ministre ! Il y a des gens qui, malgré les difficultés énoncées plus haut, sont fiers du métier qu’ils exercent, et qui ne sont pas prêts de laisser votre gouvernement démanteler le système éducatif de ce pays.

             Depuis l’arrivée de votre collègue Xavier Darcos au ministère de l’éducation nationale, c’est l’ensemble du système qui a été lourdement attaqué !

 

-          Suppression de la carte scolaire dernier rempart contre un manque cruel de mixité sociale en France et dans les quartiers de Saint-Quentin.

 

-          Suppression de postes dans l’éducation nationale : comment peut-on prétendre faire mieux réussir les élèves dans des classes surchargées (parfois plus de 30 élèves en maternelle, à l’école élémentaire, dans les collèges et les lycées).

 

-          Démantèlement des IUFM : que va-t-il advenir de la formation des professeurs ? Les nouvelles modalités du « concours » font également peser de lourdes menaces sur le statut de fonctionnaire (bientôt des professeurs recrutés sous contrat précaires, idem pour les  professeurs  remplaçants.)

 

 

-          Suppression des RASED, les dispositifs d’aide aux enfants en difficulté, composés d’enseignants formés, qualifiés pour répondre aux attentes des élèves en (parfois très grande !) difficulté : est –ce avec la mise en place de l’aide personnalisée que l’on va prétendre venir en aide à ces élèves ? Nous répondons non, ces élèves n’ont pas besoin de plus d’école( ils doivent venir le matin plus tôt, rester le midi ou le soir) ils ont besoin de «  mieux d’école » avec une réelle prise en compte de leurs difficultés.

 

-          Mise en place du service minimum, atteinte au droit de grève et  non pas continuité du service public ! Cette mesure s’est mise en place dans un certain chaos avec un avis défavorable de l’association des maires de France, le refus de certaines mairies à mettre en place ce service pour des raisons évidentes de sécurité (Monsieur Pierre André avait lui-même fait part de ces réticences à l’égard de ce projet). Aujourd’hui, de nombreuses villes n’ont pas mis en place ce service. A Saint-Quentin, des employés municipaux étaient en grève pour protester contre cette mission qui les empêche d’accomplir correctement leur travail au sein de leur service et pour refuser les tentatives de division du monde éducatif en demandant aux uns de remplacer les autres lors d’un mouvement de grève, cette stratégie ne fonctionnera pas avec nous ! Quand il y a une grève dans ce pays, contrairement à ce qu’affirme le Président de la République, tout le monde s’en aperçoit ! Tout le monde, ce sont en premier lieu les parents, conscients de la dangerosité de ces réformes pour la réussite de leurs enfants !

 

     La liste est longue, Monsieur le Ministre, de tout ce qui nous inquiète et nous révolte dans ces  projets, qui, de toute évidence annoncent un net recul de la qualité de notre système éducatif. C’est l’essence même de notre engagement professionnel qui est attaqué.

    Pour que l’école publique redevienne LA priorité nationale du pays, pour l’égalité des chances, pour tous les élèves de France, nous vous demandons, Monsieur le Ministre de ne pas soutenir ces réformes, de faire savoir à Monsieur Darcos que l’école appartient à tout le monde et que tous les défenseurs de l’éducation ne se laisseront pas faire.

           

 

 

                                                                                              Parti Communiste Français

Cellule Joliot Curie

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