Election régionale 2010 Picardie- Colère et Espoir-Edito de Maxime GREMETZ, se défendre et vivre mieux en Picardie

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Election régionale 2010 Picardie-”Colère et Espoir 02″ Les candidats, des femmes et des hommes au coeur des luttes

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 Election Régionale 14 et 21 Mars 2010-“Colère et Espoir” Aisne-

Liste de rassemblement à l’initiative des Communistes ouverte au mouvement social

Conduite par Maxime GREMETZ01maximegremetz.jpg

1listeceaisne320111.jpg     TOURNAY Jean Luc        Ouvrier Textile DE - Conseiller Régional PCF sortant - Saint-Quentin             56 ans

2   corinnebecourt.jpg  BECOURT Corinne           Travailleur social - Membre du Conseil National du PCF - St-Quentin               46 ans

3   listeceaisne32008.jpg  MICHEL David         Régisseur - Monde Associatif sportif - Fresnoy Le Grand   37 ans 

4   listeceaisne32017.jpgDENEUVILLE Chantal    Secrétaire CER SNCF - Syndicaliste- Conseillère prud'homal - Tergnier - 56 ans 

5    listeceaisne32013.jpg SELHUM Jean Loup         Médiateur social à Château Thierry - Syndicaliste  Soissons   54 ans

6listeceaisne32001.jpg LE MEUR Maria    Conseillère Insertion RSA - Syndicaliste - Fonsommes - 46 ans 

7  listeceaisne32006.jpgSEVERAC DIMITRI        Ouvrier Metallurgiste - Monde sportif       Origny-Sainte-Benoite   36 ans 

8    listeceaisne32007.jpg PLE Aurélie  Enseignante - Secrétaire de cellule du PCF - Lehaucourt   25 ans 

9   listeceaisne32015.jpg BOMMELAER Gregory   Postier - Syndicaliste - Musicien       Laon      33 ans 

10  listeceaisne32014.jpgGABERT Michèle    Retraitée métallurgie MBK- Syndicaliste - Gauchy-   59 ans 

11 tournay.jpgTOURNAY Olivier          Enseignant - Conseiller Municipal  Communiste de St Quentin -  St Quentin  32 ans

12  listeceaisne320051.jpgSOUAILLE Claudine        Cariste  Chimie à Soprocos - Homblières    55 ans

13 listeceaisne32002.jpgTUTIN BAPTISTE       Etudiant à Amiens - Responsable de la Jeunesse Communiste  St Quentin    18 ans 

14 listeceaisne32016.jpg POLLE Valérie     Animatrice - Ancienne conseillère municipale communiste - Gauchy  41 ans 

15  listeceaisne32010.jpgCHEVALLIER Maurice   Cadre - Contrôleur de travaux territorial - Syndicaliste Territoriaux - Château Thierry - 38 ans

16   listeceaisne32012.jpgVILLAUME Marie Claire   Retraitée du Centre Hospitalier St-Quentin      59 ans

17  listeceaisne32004.jpgLEGRAND Christian      Ouvrier métallurgiste - Syndicaliste - Chauny   57 ans 

18  elsa2.jpgFAUCHEUX Elsa             Enseignante spécialisée - Laon - 31 ans

19  listeceaisne32009.jpgVARENNE Georges         Cadre territorial - Syndicaliste Communaux        St-Quentin     54 ans

 




Le pouvoir sarkozyste prépare une nouvelle offensive pour l’été : RETRAITES: préparons-nous à défendre nos droits, notre système solidaire, juste et efficace quand on ne le sabote pas

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Défenses des retraites - En 2010, pour gagner, les enseignements de 2003 et 2008.

Pour faire passer la nouvelle étape du démantèlement du système de retraite solidaire par répartition, le pouvoir tente le knock-out en quelques mois avec un passage en force au Parlement peut-être dès juillet 2010.


Il compte sur plusieurs éléments, dont ceux-ci :

- Les élections régionales vont occuper l’attention politique jusque début avril.

- Le bourrage de crâne sur la fatalité d’une baisse des retraites a cependant déjà repris.

- Il existe un large consensus des partis politiques dominants. Ce qui est peut-être un lapsus mais sûrement révélateur, l'interview de Martine Aubry où elle évoque l’élévation de la l’âge de départ à 61 voire 62 ans, a montré combien le PS, à la tête de la gauche après les régionales, partage grosso modo le diagnostic et l’objectif du gouvernement.


- La stratégie d’unité des appareils syndicaux est de nature à diminuer la force et l’efficacité de leur opposition de fond. Ainsi, la CFDT ne s’oppose pas à une réforme mais au contraire demande la remise en cause de tout le système et accuse de timidité le gouvernement.

 Jusqu’à présent, Bernard Thibault, recherchant l’union avec François Chérèque, l’a trouvée, début février, uniquement pour « exiger des garanties sur le calendrier ». Pas étonnant !

Les défenseurs du droit à la retraite ont aussi des atouts en main qui peuvent et doivent être décisifs.

 

- Il existe une large majorité dans le pays qui n’accepte pas la remise en cause de la retraite à 60 ans, la baisse programmée des pensions.

 

- Certaines vérités ne pourront pas être éternellement masquées. Par exemple : quand il y a quatre à sept millions de chômeurs, il est absurde de prétendre remettre les plus de 60 ans au travail. Le total des allègements de cotisations sociales patronales atteint 33 milliards d’euros en 2010, c’est quatre fois le déficit, fabriqué, de l’assurance vieillesse. Etc.


- Le mouvement social, la société toute entière, ont l’expérience des luttes de 2003 contre la loi Fillon 1, de 2007 contre la casse des régimes spéciaux et peuvent en tirer les enseignements.

Les soi-disant réformes n’ont tenu aucune de leurs promesses. La division entre salariés du secteur privé et du secteur public pour mieux faire reculer la situation de tous ne devrait plus pouvoir prendre.

Bilan peut être aussi tirer de l’éclatement des mobilisations en journées d’action espacées ou des négociations piégées dans lequel le gouvernement essaie d’enfermer le mouvement.  :


« Sauvegarder et consolider notre système de retraite : En finir tout de suite avec le scandale des exonérations de cotisations patronales »

  

 Préparons-nous à défendre nos droits, notre système solidaire, juste et efficace quand on ne le sabote pas

  Il y en a assez d’entendre parler du « tabou de la retraite à 60 ans » que les media nous invite à transgresser comme un interdit sexuel. De qui se moque t-on ?  Avec ce langage de psychanalyse de comptoir, le pouvoir sarkozyste prépare l’opinion à une nouvelle contre-réforme, précipitée d’ici juillet 2010. Allongement de la durée de cotisation (41, 42 ans…) et report de l’âge du droit au départ sont des éléments probables pour baisser la retraite des travailleurs. 

Les déclarations de Martine Aubry le 17 janvier à la radio, même corrigées depuis, ont semé le trouble. En envisageant ouvertement le report de l’âge du droit de départ à la retraite à 61 voire 62 ans, elle a ainsi lâché que le PS rentrait dans la logique du gouvernement. Il n’est que plus important de mener la contre-offensive dès maintenant face aux idées mensongères (ex: la fatalité démographique) et pour, comme en 2003, mais mieux qu’en 2003, créer les conditions du rassemblement des salariés, des retraités pour faire reculer le pouvoir.  

Au centre de la « question » des retraites, il n’y a qu’un élément : la volonté du patronat de remettre la main entièrement sur ce qu’il a dû céder en 1945 : le système solidaire entre salariés actifs et retraités, la part du salaire socialisée, autrement dit la cotisation sociale (les fameuses « charges »). Il est toujours dans l’intérêt du patron, du capitaliste de payer moins de salaire, au travailleur individuel, comme aux travailleurs collectivement. Les travailleurs et leurs représentants n’ont aucune raison de l’accepter. 

Au fil des exonérations de cotisations patronales, décidées par les gouvernements successifs depuis 1993, les patrons vont profiter en 2010 de 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales dont la moitié de cotisations vieillesse. Cela fait bien plus que le déficit pour 2009, pourtant année de « crise ». La défense de la cotisation sociale, lien solidaire entre les travailleurs actifs et retraités est au cœur de la défense de notre système. 

Il n’y a pas à transiger ! Si les taux sont insuffisants pour garantir le pouvoir d’achat de nos aînés, il faut les monter au lieu d’alimenter les profits et les dividendes des nantis, en commençant par remettre en cause les allègements qui n’ont alimenté que les profits mais créé aucun emploi (voir les rapports de la Cour des comptes de feu Philippe Seguin). La « crise » et la chute des bourse aura montré aussi à quel point la capitalisation, prélevée sur le salaire net, est un leurre. 

  • Droit à la retraite au plus tard à 60 ans pour tous ! 
  • Retour au calcul sur les 10 meilleures annuités de 37,5 ! 
  • Financement centré sur la cotisation sociale, entièrement rétablie !

  

La crise a démonté le piège des retraites par «capitalisation». Sachons nous en souvenir ! 

« Les fonds de pension ont vu la valeur de leurs investissements baisser de 23% en 2008, soit de quelque 5.400 milliards de dollars ». Voilà ce qu’a dû reconnaître l’OCDE, l’organisation d’analyses économiques réunissant 30 puissances capitalistes occidentales.

Avec la chute durable des bourses, l’épargne que les futurs retraités y ont placée s’est volatilisée. 

Dans les pays où se système est dominant, comme les Etats-Unis, les salariés ne peuvent plus partir en retraite à l’âge qu’ils avaient prévu, sinon avec des pensions amputées d’un quart, d’un tiers, en fonction des placements financiers de leurs fonds de pension. Certains approchent la faillite et réduisent même les pensions servies aux actuels retraités. 

Des anciens sont renvoyés vers des jobs d’appoint, même après 70 ans, et vers la misère des minima sociaux. A chaque contre-réforme des retraites en France, la capitalisation est présentée comme la planche de salut. Confier ses retraites à la bourse, aux marchés financiers, moyennant de surcroît de lourdes commissions, c’est laisser les capitalistes nous ruiner à tout moment. 

  Au contraire, le système de retraite solidaire par répartition, la Sécurité sociale ont protégé les droits des retraités et des salariés en France. 

  Les retraites en France restent payées, directement sans accumulation financière, par le travail, seul facteur de production de richesse, via les cotisations sociales. Ces dernières représentent la part socialisée des salaires de l’ensemble des salariés. C’est un système vertueux, basé sur la solidarité entre générations de travailleurs, dont le gouvernement et l’idéologie dominante font tout pour nous faire oublier les principes. 

  Tous les produits que nos banques et autres institutions financières privées essaient de nous refiler jouent sur l’illusion du bas de laine individuel. Les salariés ont tout à perdre à la capitalisation. 

D’abord, ils doivent rogner encore sur leur revenu, quand ils le peuvent. Ensuite, comme on vient de le voir, cette épargne, loin d’être préservée, est placée sur les marchés et peut s’envoler. 

Enfin, les fonds de pension sont l’instrument d’une exploitation accrue des salariés eux-mêmes, d’une pression destructrice sur l’économie « réelle », exigeant des taux de profit à court terme colossaux sur les entreprises, poussant aux délocalisations etc.   

Le gouvernement prépare une nouvelle grande contre-réforme des retraites pour la fin du premier semestre 2010 : une loi Fillon n°2. Evidemment aucune promesse de Fillon n°1 en 2003 n’a été tenue. Entre temps, la casse des régimes dits « spéciaux » en 2007 n’a servi qu’à lever un obstacle politique à la suite du démantèlement du régime général et aux privatisations. 

En 2010, après la crise, l’argument mensonger des bienfaits de la capitalisation pourra encore moins prendre. Les arguments tout aussi mensongers sur les effets fatidiques du vieillissement (exagéré) de la population, sur les déficits (fabriqués) de la Sécu, seront produits à nouveau immanquablement.   

Mais la vérité peut et doit surgir plus crûment encore qu’en 2003. En repoussant l’âge du départ, en augmentant le nombre d’années de cotisation,… 

En démolissant le système de retraite que les travailleurs, leurs organisations syndicales, avec le parti et un ministre communistes, Ambroise Croizat, ont permis de faire concéder au patronat à la Libération, il s’agit ni plus ni moins que de détourner l’argent des retraites, la cotisation sociale, vers le profit capitaliste. 

Ce qui a presque été gagné en 2003 pourra l’être en 2010 : la convergence des luttes sur un sujet qui concerne tout le monde doit mettre en échec le gouvernement  

  




S’unir pour faire reculer le pouvoir en 2010 ! Suppressions d’emploi dans les trois fonctions publiques, casse du statut avec la « mobilité », projet de loi Chatel contre les lycées…

9022010

S’unir pour faire reculer le pouvoir en 2010 !  

En 2009, la défense des services publics a constitué un point fort du développement de la convergence des luttes. Elle a été au centre des journées de grève et de manifestations géantes des 29 janvier et 19 mars. Une mobilisation s’étendant à toute la communauté hospitalière a affronté la loi Bachelot, adoptée à la faveur de la diversion des élections européennes, et se consolide contre son application. La population a exprimé massivement, par millions, son opposition à la privatisation de La Poste, où se développent aujourd’hui des dizaines de luttes locales contre les « restructurations ». Pour ne citer que ces exemples.

Redoutant la coïncidence des luttes, le gouvernement a reporté son attaque contre les lycées. Elle revient cette année, à peine ripolinée, avec le projet de loi Chatel visant à dégrader l’offre publique d’enseignement, à creuser les inégalités entre établissements…


A nouveau en 2010, 36.000 suppressions de postes de fonctionnaires d’Etat, dont 16.000 à l’éducation nationale sont programmées, 6.000 dans les hôpitaux. 135.000 emplois auront été détruits depuis 2007 : une véritable saignée !

 

C’est à la fois le symbole et l’instrument majeur d’une politique de sabotage des services publics de l’Etat. L’application de la loi prétendument sur la « mobilité » des fonctionnaires en est un autre, cassant un pan du statut de la fonction publique et remettant en cause la garantie de l’emploi. La réforme territoriale, complétant une décentralisation dévoyée, va accentuer la pénurie de moyens, la remise en cause des missions publiques.

La mise en échec du plan de suppressions d’emploi, la défense du statut, l’opposition au projet de loi Chatel, bien sûr la question des salaires peuvent être, dans la multiplicité des attaques tous azimuts, des axes fédérateurs en 2010 des luttes de chaque secteur de la fonction publique contre la casse de ses moyens et de ses missions.

Pour commencer à gagner, à inverser cette politique.

Les prétextes avancés par le pouvoir pour justifier sa politique n’en finissent pas de tomber. Malgré le support massif des media à sa botte, il ne gagne pas la bataille des idées.

 

Comment justifier de supprimer des postes d’enseignants alors qu’il en manque déjà et que le nombre d’élève va augmenter ? Au lieu des gains de productivité annoncés, c’est purement la disparition de missions de service public, par exemple avec la casse de la DGCCRF (répression des fraudes).

Le dogme du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux ne repose sur rien de rationnel. Même Philippe Seguin avait constaté qu’il s’agissait d’une disposition «dictée par des considérations budgétaires de court terme », résultant d’une « démarche purement quantitative » avant de dénoncer le « renchérissement des coûts » lié à l’externalisation de missions au privé.

L’argument de la soi-disant « contrainte budgétaire » tient encore moins après une année de distribution de milliards d’euros aux banques, aux grands groupes privés, au nom de la « crise ».

 Juste quelques chiffres éloquents :

Le coût de la guerre en Afghanistan derrière l’OTAN et les USA est prévu à hauteur de 396,7 millions d’euros en 2010, exactement ce que représente la suppression des 16.000 postes dans l’Education nationale.


Le « bouclier fiscal » qui a profité aux plus riches des riches de récupérer 578 millions d’euros (en 2008), soit à peu de choses le déficit fabriqué des hôpitaux publics (575 millions en 2008 – moins en 2009) au nom duquel on ferme structures de proximité, services, emplois…


La baisse de la TVA sur la restauration prive l’Etat de 2,4 milliards d’euros par an pour un bénéfice négligeable sur l’emploi et les salaires. Le gouvernement a accordé un plan d’aide de 6 milliards d’euros aux firmes automobile qui délocalisent de plus bel.

Toujours plus exorbitantes : les exonérations de cotisations sociales patronales

 atteindront 33,2 milliards d’euros en 2010 !

Les objectifs réels de la RGPP, la « Révision générale des politiques publiques », de la loi sur la mobilité, de la réforme territoriale… sont ailleurs.

Faire récupérer au patronat et au capital des milliards d’euros en cadeaux fiscaux et exonérations.

Externaliser, privatiser toujours plus de nouvelles activités pour nourrir le profit privé, aux dépens du service public. L’attribution du suivi de 320.000 chômeurs pour 470 millions d’euros à des cabinets privés et autres firmes d’intérim, aux dépens du pôle emploi, tourne au scandale. Pour les « libéraux », une activité à l’hôpital public est un coût mais la même dans une clinique privée, c’est un élément du chiffre d’affaires !

Casser les références sociales que comporte le statut de la fonction publique pour tous les salariés du public et du privé.

Casser l’esprit de service public, les principes de neutralité des agents, d’égalité de traitement, de gratuité qui sont antinomiques avec les « valeurs » de la loi du profit. La dégradation extrême des conditions de travail, de la santé au travail, suivant l’exemple de France Télécom résultent grandement du dévoiement du sens du service public. Pensez qu’un service spécial a été créé aux impôts pour solliciter les riches qui ne pensent pas à profiter de leur « bouclier fiscal ». La culture, la recherche fondamentale, les investissements à long terme comptent parmi les premières victimes de cette logique marchande.

Pour toutes ces raisons, les luttes de la fonction publique, de l’ensemble des services publics concernent les salariés du privé, du public, les retraités, les lycéens, les étudiants, peuvent et doivent rassembler très largement.

En cassant le service public, c’est les bases du développement social et économique de notre pays, de son « modèle » social que le gouvernement veut saper.

Les possibilités d’unité d’action contre les suppressions d’emploi, pour l’Education nationale, contre la casse des statuts, avant la nouvelle attaque générale prévues contre les retraites, sont considérables.

Communistes, nous consacrons tous nos efforts à cet objectif. Tout est fait, notamment par la personnification du pouvoir avec Sarkozy, pour détourner l’attention vers des combinaisons politiciennes en vue de 2012.

Pour nous, l’alternative politique se trouve d’abord, actuellement dans les luttes, dans la construction des convergences d’action, de l’unité des travailleurs à la base que les échéances électorales doivent relayer.




Les cheminots: lutte et détermination à défendre le service public Intervention de Jean Luc TOURNAY lors de la rencontre avec les cheminots de Tergnier

9022010

 Lors de la rencontre le jeudi 4 février au technicentre Picardie à Tergnier avec M Gremetz, Député, jltournay, conseiller Régional ainsi que d'autres candidats de la liste “Colère et Espoir “aux élections régionales de mars 2010 , les cheminots nous ont fait part de leurs inquiétudes concernant leur outil de travail.
 
    C'est dabord le gel du projet CAP 2010 et de ses budgets d'investissements visant à devenir le centre d'excellence européen en matière de maintenance de wagons, entrainant la diminution notable des charges de production, le gel des recrutements et le recours à l'emploi précaire par le biais des CDD, intérimaires et contrats d'alternance sans embauche à la clé. C'est aussi la création d'une équipe d'intérimaires pour les agents en sois disant sureffectif, alors mème qu'un manque de moyens humains dans les unités de production existe malgré que la productivité doit encore s'accroitre!
 
    Les exemples ne sont malheureusement que trop nombreux et les cheminots du technicentre Picardie de Tergnier craignent le pire pour leur avenir face à une Direction de plus en plus endoctrinée par le libéralisme et la concurrence en phase avec la politique de Sarkosy et les directives européenne.
 
    Les candidats de la liste “Colère et Espoir” pour les régionales soutiennent les cheminots et font des propositions,notamment:
 
    Pour le développement du FRET et la création de plates formes multimodales pour faire le lien rail-eau et port…
 
    Lutter contre la libéralisation du transport régional;depuis décembre 2009 les régions sont libres de confier la gestion des TER à d'autres entreprises que la SNCF; il faut l'engagement de ne pas livrer ce service public au privé.
 
    Obtenir l'engagement de l'état dans les transports régionaux à hauteur de 50 % des investissements dans le cadre des actions pour le Grenelle de l'environnement…
 
     D'autres propositions seront faites lors de la campagne des régionales…Les régions doivent ètre de véritables poles de résistance face au désengagement de l'état.

 
 Jean Luc TOURNAY et les candidats de Colère et Espoir

Les cheminots annoncent la couleur :

celle de la lutte, de la détermination à défendre le service public

 

Il y a quelque chose qui cloche dans la propagande du pouvoir et des media à son service. D’un côté, ils s’efforcent par tous les moyens de minimiser le taux de grévistes à la SNCF du 3 février 2010 mais, de l’autre, ils ne peuvent s’empêcher de faire parler des usagers sélectionnés pour exprimer leur exaspération face au manque de trains.

La vérité, c’est que les cheminots ont montré leur détermination croissante à s’opposer et faire échec au plan de casse de pans entiers de leur service public avec près de 40% de grévistes (35,65% à 11h00, davantage l’après-midi) à l’appel de 4 organisations syndicales. La direction ne se risque d’ailleurs pas à contester la progression de 5 à 10% en moyenne dans chaque secteur par rapport à la mobilisation du 20 octobre 2009.

Le rejet des plans du PDG Guillaume Pépy est massif. Il y a de quoi !

La marche accélérée à la privatisation qu’il programme doit se traduire par 3713 suppressions de postes pour la seule année 2010. C’est autant de reculs du service public.

La même logique a déjà fait reculer les activités de fret de 18% en 2009. D’ici 2011, 255.000 wagons de marchandises seraient remisés avec l’abandon des dessertes jugées les moins rentables. De quelle rentabilité s’agit-il quand on sait que cela représente plus de 500.000 camions supplémentaires, en pleine contradiction avec les objectifs nationaux de limitation des rejets de CO2 ?

L’abandon de nombreuses lignes interurbaines est également programmé. La direction a commencé à préparer l’opinion à la fermeture de plusieurs lignes de TGV de ville de province à ville de province, alors que les tarifs TGV viennent encore d’être augmentés de 1,9% au 1er janvier. Pourtant la branche voyageurs de la SNCF enregistre un excédent d’exploitation de 1,5 milliard d’euros par an.

La direction ne parvient pas à masquer ces objectifs : créer les conditions d’une rentabilité financière maximale, dégager de nouvelles marges de profit pour préparer la privatisation, rentrer dans la concurrence européenne en rachetant des réseaux à l’étranger, développer des filiales privées (y compris de camions et d’autocars) aux dépens de l’établissement public ferroviaire.

La question des transports et de la SNCF devrait être un sujet central des élections régionales. Le développement de la lutte peut permettre que le débat de fond ne soit pas escamoté comme les principaux partis, par exemple signataires des directives européennes, le voudraient.

Les régions peuvent et doivent s’opposer au processus de mise en concurrence et de privatisation, refuser de rentrer dans la logique de partition de la SNCF, refuser d’appliquer les directives de marchandisation, être un point d’appui de la lutte pour la défense du monopole et la reconquête du monopole public national de la SNCF.

Concrètement, elles peuvent et doivent, entre autres, rejeter la régionalisation des lignes, pas seulement le financement des lignes nouvelles par des PPP (ces « partenariats-public-privé » qui enchaînent la collectivité et le service public aux intérêts financiers privés), mener la bataille contre la fermeture délibérée des centres de maintenance SNCF, refuser ou détourner les procédures d’appel d’offre. Force est de constater qu’avec des différences, les régions de gauche ne l’ont guère fait, l’ont fait insuffisamment.

Le développement du mouvement dans la période n’en est que plus important.

Les mêmes choix politiques nationaux de démantèlement du service public frappe La Poste, la RATP, EDF, GDF, d’une autre façon l’hôpital et l’école etc.

On comprend pourquoi le gouvernement veut absolument dénigrer la force du mouvement à la SNCF. Les cheminots pourraient, comme en novembre-décembre 95, comme au moment des luttes contre la casse des retraites en 2003, être le pivot de larges convergences nationales de lutte des salariés sur ces questions aussi importantes et fédératrices que sont la défense du service public et celle des retraites, à nouveau menacées par une deuxième loi Fillon.

Communistes, dans notre soutien au mouvement, nos priorités sont, dans notre expression et nos initiatives, de démonter la finalité réelle des projets du pouvoir, de contribuer à créer ces convergences de luttes. Elles sont d’intérêt général, elles seront décisives




Ca c’est bin vrai !!!! de Vive le PCF

8022010

Robert Hue et cie : plus aucune retenue !

Robert Hue est de nouveau en campagne. Cela faisait longtemps.

Il suit son ami Jean-Paul Huchon, le très social-libéral président PS sortant d’Ile-de-France, un jour à Malakoff et Bagneux, le lendemain dans le 15ème au QG de campagne.

Pas question pourtant de se mettre trop en avant sur la photo, dit-il aux media. Est-ce pour ne pas faire d’ombre ou pour ne pas porter la poisse à la tête des listes régionales du PS sur lesquelles s’alignent Hue et certains de ses amis ?

Les élus et anciens élus du PCF qui se rangent derrière Robert Hue n’ont pas choisi d’ajouter à la liste hétéroclite des composantes du « Front de gauche » leur propre sigle, le MUP (pour « mouvement unitaire progressiste »).

Non, le sénateur du Nord, Yvan Renar, le vice-président du Conseil général de l’Oise et ancien député, Patrice Carvalho, ou l’ancien conseil régional du Val d’Oise, Laurent Dumont, ou encore le conseiller de Paris, Alain Lhostis, (dont l’appartenance au MUP n’est pas vérifiée) choisissent le PS dès le 1er tour, même dans les régions où les communistes en ont décidé autrement. Et ils le font savoir.

Bon c’est vrai, la stratégie du « Front de gauche » a provoqué une confusion et une division extrêmes dans tout le Parti à l’occasion de ces élections.

Certes, une bonne part de ceux qui se présentent sous la bannière du « Front de gauche » n’en ont pas moins participé aux exécutifs sociaux-démocrates, partagent leur bilan et s’apprêtent à continuer.

Certes les partenaires du Front de gauche, notamment les PG, ne sont guère qu’une branche de la social-démocratie.

Certes l’opprobre sur Hue issue des 3,37% des présidentielles de 2002 a été levée depuis le 1,93% de Marie-George Buffet en 2007.

Il n’empêche que nous ne pouvons nous empêcher d’éprouver un certain sentiment de dégoût devant les gesticulations du personnage Hue, ancien secrétaire national du PCF et précurseur du processus de mutation-liquidation dont beaucoup de communistes saisissent mieux l’objectif réel aujourd’hui.

Décomplexé, Hue parade avec le Modem, tant qu’il y est. Et de continuer à cracher sur l’histoire PCF et du mouvement communiste. Cela, il l’avait commencé dès les années 90.

En aucun cas, l’attitude et les prises de position de Hue et de ses amis ne sauraient donner un brevet d’identité révolutionnaire à la stratégie de l’actuelle direction du parti, pas même un semblant de réalité à un « virage vers la gauche radicale ».

En août, nous nous demandions si  Robert Hue est un repoussoir ou poisson-pilote? Nous pouvons toujours nous poser la question.

Cela dit, s’il était correct, il devrait démissionner de son poste de sénateur du Val d’Oise qu’il tient, au moins aux deux tiers de voix communistes, et de son poste de président de la Fondation politique « Gabriel Péri » dont le rôle d’embaumeur du PCF se précise.

Le PCF n’a pas besoin d’une avant-garde dans le processus d’abandon de sa raison d’être de parti communiste, au service des travailleurs. Pas besoin d’arrière-garde non plus.




BRAVO LES CONTI

7022010

n1000005551962263253.jpgBRAVO LES CONTI !!!

C'est une grande victoire pour la lutte des salariés, pour leur dignité. Je leur apporte tout mon soutien et  je suis heureux du dénouement apporté hier par la cour d'Amiens.

J'espère sincérement que cette décision fera date et que l'on cessera de prendre les ouvriers défendant leur outil et poste de travail pour des délinquants alors que pendant ce temps les patrons-voyous sont tranquilles.

Les conditions de vie des travailleurs français se précarisent, les fins de mois sont de plus en plus difficiles lorsque l'on a un emploi, alors il n'est pas difficile d'imaginer les craintes ressenties à l'idée de perdre son travail. Il n'est pas non plus compliqué de comprendre qu'il y ait de la colère . C'est toujours aux “petites gens”, à la France d'en bas que l'on demande de comprendre les impératifs économiques ! Comment comprendre qu'il soit impératif pour des entreprises largement bénéficiaires de délocaliser pour gagner toujours plus en laissant sur le carreau ceux qui ont produit toutes leurs richesses ?

Je ne l'ai jamais compris ou alors je l'ai trop bien compris comme toutes celles et tous ceux qui luttent : il faut arrêter l'argent roi et oeuvrer pour une politique au service de l'Homme.

C'est pourquoi je soutiens et soutiendrais toujours les travailleurs qui , à l'instar des Conti, lutteront pour défendre leur emploi, pour défendre leur vie !!

Jean Luc TOURNAY

 

AMIENS Cour d'appel : peines atténuées pour les Conti

Extrait de l'article du Courrier Picard du 6/02/2010
 

Les magistrats de la cour d'appel ont condamné Xavier Mathieu à 4000 euros d'amende et les cinq autres prévenus à 2000 euros. À Compiègne, ils avaient eu des peines comprises entre 3 et 5 mois de prison avec sursis. Le 13 janvier dernier, les six co-accusés, ex-salariés de Continental, comparaissaient devant la Cour, suite à leur appel du jugement qui, le 1er septembre dernier, devant le tribunal correctionnel de Compiègne, les avait condamnés à des peines allant de 3 et 5 mois de prison avec sursis pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne commis le 21 avril dernier.

Comme pour l'audience du 13 janvier, les prévenus étaient soutenus par  Maxime Gremetz, député communiste de la Somme. Dehors, massées derrière une longue barrière et encadrées par un service d'ordre assez discret, quelque 400 personnes, dont au moins 300 Conti, plusieurs dizaines de Goodyear et des représentants de partis de gauche et d'extrême-gauche, attendaient de pied ferme l'arrêt de la cour. La plupart des grands médias nationaux assistaient à cette audience.

Larmes d'émotion

Celle-ci aura duré à peine cinq minutes. Le président Foucart a lu l'arrêt. La cour infirme le jugement de Compiègne et n'a suivi que partiellement les réquisitions du parquet général. L'avocat général Pierre Avignon avait refusé la relaxe et souhaité une peine de 2 à 5 mois de prison avec sursis. Il a été suivi sur le premier point, mais pas sur le second. La cour d'appel d'Amiens a en effet condamné Xavier Mathieu à une peine de 4000 euros d'amende et ses co-prévenus à 2000 euros d'amende chacun. Il n'y a aucune peine de prison Ce jugement ne sera pas inscrit au casier judiciaire.

Une fois la cour retirée, la joie des prévenus se libérait. Xavier Mathieu avait quelques larmes d'émotion et étreignait longuement son avocate, Me Marie-Laure Dufresne-Castets.

Moment émouvant pour Xavier Mathieu et ses camarades que la descente des marches du palais, précédés par une nuée de caméramen. Dehors, leurs amis les applaudissaient à tout rompre.

Xavier Mathieu faisait ses premières déclarations à la presse : « C'est un deuxième désaveu pour le gouvernement. Le ministère public avait demandé des peines très lourdes pour les Conti et la justice en a décidé autrement. Tant mieux. Pour nous, au pénal, on considère ça comme une relaxe. Il y a un petit « hic » : on doit aller maintenant aux intérêts civils. On espère et on demande aujourd'hui à la partie civile de retirer ses billes et de nous foutre enfin la paix. Elle a quelques semaines pour le faire. »

Xavier Mathieu allait ensuite rejoindre tous ceux qui l'ont soutenu par leur présence à Amiens. Il les remerciait et indiquait que pour lui, une voie avait été ouverte par les Conti dans les luttes sociales et qu'il fallait désormais l'amplifier.

 JACQUES BEAL
PHOTO FRED HASLIN




Photos de campagne

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La liste Colère et espoir présente ses vœux (L’Aisne Nouvelle)

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Les communistes souhaitent sauvegarder les services publics.

Vendredi, à 19 heures, les militants du Parti communiste français (PCF) de l'Aisne se sont rassemblés dans leur local, rue de la Pomme-rouge. Ils étaient conviés aux vœux de Jean-Luc Tournay, conseiller régional sortant, et aux autres candidats de la liste « Colère et espoir ».
Pour l'occasion, les militants et sympathisants ont accueilli Maxime Gremetz, tête de liste pour les élections régionales. La crise était au centre des discours de Jean-Luc Tournay. Selon l'élu régional, elle a servi de « prétexte au gouvernement pour distribuer des milliards d'euros en 2009 alors que dans le même temps, on assistait à des milliers de licenciements ».

Les priorités de « Colère et espoir »

Après ses vœux, le dirigeant a rappelé les priorités de la liste. Cette dernière « exige le remboursement de l'argent versé » aux entreprises qui licencient, à l'instar de Nexans. Les candidats de « Colère et Espoir » souhaitent aussi « sauvegarder et renforcer nos services publics nationaux et locaux » et relancer le projet du troisième aéroport en Picardie.

 




Non à la guerre en Afghanistan ! Non à la participation française ! Retrait immédiat des troupes françaises

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 Le 2 décembre 2009, Barak Obama, juste honoré du prix Nobel de la paix, annonçait l’intensification de la guerre américaine en Afghanistan et l’envoi de 30.000 soldats supplémentaires. Dans le même temps, il demandait un effort subséquent à ses vassaux. Les gouvernements de plusieurs pays, qu’ils soient sociaux-démocrates ou de droite, dont ceux de Grande Bretagne et d’Italie, s’exécutèrent aussitôt.


Tout en assurant Obama de son allégeance, Sarkozy est apparu gêné. Devant l’opposition croissante de l’opinion publique, il venait de s’engager à ne pas renforcer les troupes françaises.


Au bout de quelques semaines toutefois, la presse a commencé à évoquer l’envoi de « conseillers techniques » supplémentaires. Lors de ses vœux télévisés du 31 décembre, Sarkozy a imité le président américain en vantant les « valeurs » que défendraient nos soldats en Afghanistan.


Maintenant, ça y est. Le 28 janvier prochain, à l’occasion d’une conférence internationale à Londres, il doit annoncer l’envoi des renforts exigés par les Etats-Unis, peut-être jusqu’à 1500 hommes. Le retour imposé, contre la volonté populaire, dans le commandement militaire intégré de l’OTAN prend tout son sens.

A cela, nous devons dire NON encore plus fortement et sans nuance ! 

Non à la guerre en Afghanistan ! Non à la participation française ! Retrait immédiat des troupes françaises !

La guerre et l’occupation de l’Afghanistan depuis 8 ans n’ont amenés que désolation, chaos économique, social et politique. Des dizaines de milliers d’habitants sont morts, de « bavures » en opérations spéciales. L’occupation nourrit quotidiennement la colère et l’exaspération populaires. Le gouvernement fantoche, fraudeur, de Karzaï perd le peu de crédibilité qu’il a jamais eu. Les « seigneurs de la guerre » appointés par l’occupant tendent la main aux talibans, politiquement renforcés.

Côté français, la guerre US coûte, selon les chiffres du budget pour 2010, 396,7 millions d’euros par an au rythme actuel. Cela représente déjà juste l’équivalent des 16.000 postes d’enseignants qui doivent être supprimés en 2010.

Elle a aussi coûté, de façon irréparable, la mort de 39 hommes.

Morts pour quoi ? Pour quoi d’autre que pour l’affirmation de la puissance de l’impérialisme américano-européen, USA-UE, dans cette région du monde si riche en pétrole, si proche de la Chine ?

L’arrêt de toutes les opérations militaires, la cessation de toute occupation étrangère, est la condition préalable à tout relèvement de l’Afghanistan. C’est une condition de la paix internationale alors que les menaces américaines sur l’Iran et le Yémen se précisent.

La mobilisation contre la guerre, pour le retrait unilatéral des corps expéditionnaires nationaux, se développe en Allemagne, en Grande Bretagne, en Espagne, au Portugal, en Hongrie… aux Etats-Unis mêmes. Les partis communistes, fidèles à leur engagement originel, prennent toute leur part à ce mouvement.




Non, ma fille, tu n’iras plus avorter à l’hôpital public ! (Tribune parue dans Le Monde)

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Bientôt la loi du 30 novembre 1979 aura trente ans. Elle symbolise le mépris dans lequel sont tenues les femmes dès lors qu'il s'agit de disposer de leur corps, puisque la loi de 1975, dite loi Veil, n'a été votée que pour une durée de cinq ans, à l'essai.
Il fallait que les femmes, ces éternelles irresponsables, fassent leurs preuves ; qu'elles fassent montre d'une saine modération après la scandaleuse audace qu'elles avaient eue en descendant dans la rue, en signant des manifestes magnifiques, en pratiquant des avortements au sein du mouvement social exemplaire que fut le Mouvement pour la libération de l'avortement et la contraception (MLAC) ; il fallait qu'elles prouvent, évaluation démographique à l'appui, qu'elles n'avorteraient pas “par commodité”.

 

En 1979, les parlementaires estimèrent donc que les femmes avaient donné satisfaction et mérité d'être confirmées dans leur nouveau droit. Ils votèrent la loi dite Veil-Pelletier, qui impose “l'obligation hospitalière” : chaque hôpital public doit créer une structure pour pratiquer les interruptions volontaires de grossesse. Il s'agit de faire d'un droit formel un droit réel, accessible à toutes (ce qui ne sera le cas qu'en 1982 avec le remboursement par la Sécurité sociale).

 

Aujourd'hui, la principale menace contre le droit à l'avortement ne vient plus de ses traditionnels opposants religieux, mis politiquement à genoux, mais du démantèlement de l'hôpital public. La situation de l'IVG à l'Assistance publique- Hôpitaux de Paris (AP-HP) en Ile-de-France est exemplaire de la dégradation rampante mais planifiée des capacités de réponse du service public aux besoins de santé de la population.

 

Alors que les délais d'attente pour avorter sont de trois semaines et que plus de la moitié des IVG en Ile-de-France sont réalisées par le secteur privé qui ne respecte pas toujours les tarifs réglementaires et refuse parfois de prendre en charge les mineures ou les étrangères sans papiers, l'AP-HP n'a rien trouvé de mieux à faire que de fermer trois structures IVG depuis le mois de mai 2009 : celles des hôpitaux Jean-Rostand (Ivry-sur-Seine), Tenon (Paris-20e) et Broussais (Paris-14e). Le centre d'IVG de l'hôpital Avicenne (Bobigny) fermera bientôt. Ces quatre structures réalisaient environ 2 800 IVG, sur les 12 000 pratiquées chaque année à l'AP-HP en Ile-de-France.

 

L'AP-HP assure que cette activité sera transférée sur ses autres hôpitaux. Ces fusions de services sont superposables aux autres restructurations orchestrées par l'AP-HP dans d'autres domaines.

 

Dans la novlangue qu'elle pratique à merveille, cela s'appelle des “économies d'échelle”. Le principe est simple et familier au monde de l'entreprise, et ce depuis qu'existe l'exploitation de l'homme par l'homme : il s'agit de faire faire le même travail par moins de monde. Le risque est grand que l'AP-HP profite de ces divers déménagements pour assouvir sa principale passion : supprimer des postes.

 

Autre échantillon de ce vocabulaire pittoresque qui s'apparente à la forêt amazonienne tellement il relève de la langue de bois : l'AP-HP jure ses grands dieux que l'IVG fait partie de ses “activités socles”. En d'autres termes, elle considère qu'il s'agit d'un service de proximité. Chacun peut constater ce que devient la proximité et la qualité de l'accueil du public quand on supprime quatre structures IVG pour les agréger à d'autres plus lointaines. Il est permis de se faire du souci pour d'autres activités qui ne font pas partie dudit “socle”…

 

Cette politique supprime les centres d'IVG autonomes (produits de la lutte et de la pratique du MLAC) et les unités fonctionnelles d'IVG dont les personnels et les locaux sont dédiés à cette activité. Il s'agit de les noyer dans les services de gynécologie-obstétrique dont l'IVG est parfois la dernière des préoccupations, et d'en finir ainsi avec des équipes militantes et motivées, sous prétexte de réintégrer l'IVG dans le “droit commun” hospitalier - langage cette fois juridique qui vient rappeler à qui l'aurait oublié que le combat pour la légitimité de l'avortement n'est jamais définitivement gagné. Ce processus de normalisation répond donc à des objectifs économiques autant qu'idéologiques.

 

D'autre part, l'argument relatif à la nécessaire réduction des délais d'attente pour avorter est parfois utilisé à mauvais escient, notamment contre le service public. La possibilité d'avorter hors de l'hôpital par la méthode médicamenteuse doit être défendue comme un moyen d'élargir la palette de choix des femmes, non comme un prétexte pour dédouaner le service public de ses responsabilités en matière d'avortement.

 

Et pendant que le service public de santé se saborde, le privé se désengage progressivement de la pratique des IVG, jugée peu rentable.

 

Le gouvernement et la direction de l'AP-HP présentent cette évolution comme inéluctable, ce qui correspond à une technique de communication largement éprouvée pour désarmer les luttes et toute velléité de contestation de la part des professionnels et des usagers. Pourtant, il s'agit bien d'une politique consciente, entamée depuis plusieurs années sous la houlette des gouvernements successifs et qui concerne l'ensemble du système de santé, et son échec est patent : depuis 1987, la moitié des maternités françaises ont été fermées, et avec elles leur activité IVG.

 

L'argument selon lequel ces fermetures sont liées à des impératifs de sécurité est un mensonge, et loin de réduire les inégalités sociales, cette politique les creuse : la très riche ville de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a conservé trois maternités pour ses 70 000 habitants, tandis que l'ouest du Val-de-Marne n'a plus que deux maternités pour 400 000 habitants et quatorze agglomérations. Un des résultats de cette politique désastreuse, c'est que la situation actuelle de l'avortement à l'hôpital public correspond à un recul grave par rapport à l'obligation hospitalière incluse dans la loi de 1979.

 

Cette dégradation du service public de santé n'est pas inévitable, elle résulte de décisions politiques. La politique, c'est le rapport de forces. Ce que le pouvoir politique a fait, les luttes sociales peuvent le défaire. La lutte paie, en 1979 comme en 2009, et c'est pour cette raison parmi d'autres que nous manifesterons nombreuses et nombreux le 17 octobre, pour les droits des femmes, pour leur liberté, pour leur autonomie, pour la défense de l'hôpital public et de ses structures IVG autonomes (en termes de personnel, de budget et de direction), et pour la création d'autres structures dédiées à l'IVG dans les hôpitaux où elles n'existent pas.

 

Pour que le droit à l'avortement ne soit pas un article de loi sans contenu ni garantie, mais un droit réel, pour toutes. En 1979 comme en 2009.

 


Maud Gelly, Béatrice Fougeyrollas et Emmanuelle Lhomme, médecins au centre d'IVG de l'hôpital de Colombes (Hauts-de-Seine). Maya Surduts et Nora Tenenbaum, militantes de la Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraceptio




Discours de Jean Luc TOURNAY, Conseiller Régional, lors de la présentation des voeux

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Election Régionale 14 et 21 mars 2010  “Colère et Espoir”, liste de rassemblement à l'initiative des communistes, ouverte au mouvement social 

  Venrdredi 29 janvier 2010

Chers amis, chers camarades, 

D’abord, un grand merci d’avoir répondu présent à notre invitation pour cette présentation des vœux 2010. 

Je salue chaleureusement la présence de Maxime Gremetz, député et conseiller régional, tête de la liste « colère et espoir » aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010 pour la Picardie. 

Je remercie également pour leur présence les candidats de la liste de l’Aisne que j’ai l’honneur de conduire pour ces régionales. 

C’est l’occasion ce soir de vous présenter en mon nom, mais aussi au nom de l’ensemble des candidats de la liste « colère et espoir », mes meilleurs vœux de bonheur,  de santé et de lutte pour cette année 2010. 

Une année, qui malheureusement, s’annonce catastrophique pour notre pays et sa population. Je pense d’abord à ce million de chômeurs qui arrive en fin de droits, et à tous ces gens laissés sur le carreau par cette crise capitaliste qui a créé une situation exceptionnelle. Une situation inédite qui a conduit le gouvernement à renflouer les banques à coup de milliards d’euros en 2009, alors que dans le même temps, on assistait à des milliers de licenciements. 

Au nom de l’égalité, nous devons faire pression sur ce gouvernement afin qu’il applique la même solidarité aux chômeurs en fin de droits que celle accordée aux banques qui continue de spéculer de plus belle. Cette crise du capitalisme financier sert de prétexte au gouvernement pour distribuer des milliards d’euros à ceux là mêmes qui nous propulsent sans retenue dans le désastre économique sans précédent que nous vivons aujourd’hui. 

Puisqu’il n’existe pratiquement aucune contrainte de la part des pouvoirs publics à l’encontre des grands groupes, ceux-ci s’organisent pour en finir au plus vite avec une main d’œuvre qu’ils n’estiment pas suffisamment rentable, en utilisant toutes les techniques, toutes aussi invraisemblables qu’intolérables !! 

Le cynisme des actionnaires est poussé au paroxysme quand ceux-ci osent annoncer des profits énormes, des parachutes dorés, des dividendes hallucinants, et dans le même temps proposent le chômage partiel et des milliers de licenciements pour celles et ceux qui ont produit ces richesses. 

Et comme cela ne suffit pas, ils en appellent au gouvernement en lui demandant de les soutenir, de leur apporter l’aide nécessaire pour accomplir au plus vite le sale boulot et en obtenir toujours plus. 

Je l’ai dit, en un clin d’œil des centaines de milliards deviennent disponibles pour les banques, ces banques, qui par la spéculation ont conduit le Monde dans l’état de délabrement où on le trouve aujourd’hui. 

D’autres milliards sont distribués aux groupes se disant en difficultés, mais qui réalisent en fait d’énormes profits. 

C’est encore plus vrai en Picardie : pour 11 équipementiers automobiles, représentant 8200 salariés, c’est plus de 54 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 4 milliards de profits et c’est pourtant aussi 2 millions d’heures de chômage partiel et entre 15 et 30%  de perte de salaires pour les ouvriers. 

Le nombre de chômeurs a augmenté de 25% dans notre région en 2009. Dans l’Aisne, le taux de chômage est même devenu le plus élevé de France, derrière l’Hérault !! 

Xavier Bertrand, l’ex ministre du travail et de la santé, patron de l’UMP, peut pavaner sur les plateaux de télévision en agressant les journalistes, il n’en reste pas moins que sur le Saint-Quentinois, son propre bassin d’emploi, le taux de chômage est de 15%, et se classe au 5ème rang national (sur 348 bassins) !! Et ce n’est pas mieux dans le reste de la Picardie ! 

Les aides mises en place par l’Etat, et notamment les fonds de modernisation et d’investissement ont bien servi !! La preuve à Chauny avec Nexans qui a empoché 58 millions d’euros et qui a fermé l’entreprise et supprimé 220 emplois. Et ne parlons pas des lourdes conséquences pour des dizaines de sous-traitants de la région chaunoise. 

Nous pouvons aussi parler de l’actuel Conseil Régional de Picardie qui a agi de la même façon, en distribuant des fonds publics, sans garantie, ni contrôle. Des entreprises ont bénéficié de subventions régionales pour ensuite licencier ou pire fermer : Continental à Clairoix dans l’Oise, Pic Industrie ou Procter Gamble dans la Somme, les exemples sont nombreux !! 

Il faut arrêter de distribuer l’argent public, celui de nos impôts, à des entreprises qui n’en ont pas besoin !! C’est inacceptable !! Nous devons exiger le remboursement de l’argent versé et si mal utilisé !! Ce sera, pour les élus de la liste « colère et espoir », une des priorités : Mettre fin à de telles pratiques !! 

Il en est de même dans le secteur public, où le Conseil Régional finance ou co-finance avec l’Etat de nombreux investissements (hôpitaux, lycées, universités…). Cet argent public ne doit pas servir à accompagner des réductions d’effectifs. 

Là aussi, les candidats de la liste « Colère et Espoir » s’engagent pour que les moyens octroyés par la Région ait toujours des contreparties en matières d’emploi. 

OUI !! Le conseil régional de Picardie doit être un bastion de résistance face à la politique d’abandon des services publics orchestrée par la Droite. 

Notre Service Public est laminé !! Sarkozy, Fillon, Bertrand, sont à  l’origine du plus grand plan de licenciement en France : 36.000 emplois publics sont programmés pour être supprimés en 2010. Ce gouvernement fera mieux qu’en 2009 où 30.000 emplois publics ont été rayés de la carte. Au nom du non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, l’éducation nationale figurera en tête du tableau de la chasse à l’emploi avec 16.000 postes en moins. 

La droite nous présente les dépenses publiques comme un coût et non comme un investissement. Pour elle, le service public est le verrou à faire sauter pour pouvoir privatiser. Ce gouvernement continue de favoriser une minorité de possédants de plus en plus riches : bouclier fiscal, dégrèvement de charges sociales et fiscales en faveur des entreprises les plus grosses, alors que l’on réduit tous les moyens pour la majorité de la population : sécurité sociale, logement, retraite… Retraites que le Gouvernement s’apprête une nouvelle fois à démanteler. 

A cela, il faut rajouter la privatisation de la Poste qui va se transformer en Société Anonyme, s’introduire en bourse, se vendre aux capitaux privés. 

La fin de la démocratie locale est aussi voulue par Sarkozy dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales. Ce projet gouvernemental est une régression sans précédent dans l’histoire de la vie démocratique de ce pays. 

Sous couvert de simplification, l’objectif de cette réforme est d’éloigner les citoyens de tout pouvoir de décision et même de les priver de leurs représentants élus les plus proches. 

Ce projet, appelé « révision générale des politiques publiques » prévoit l’absorption de la plupart des communes et des départements par des établissements commandés par des préfets aux pouvoirs renforcés. 

Les élus départementaux et régionaux laisseront leur place à des élus territoriaux qui géreront des territoires beaucoup plus vastes au détriment de leur politique de proximité. Avec cette réforme, plus de 100 000 postes d’élus seront supprimés, les collectivités locales, premiers services publics à la disposition des citoyens, disparaîtront, alors qu’elles doivent, à ce titre, être considérés comme des biens publics à défendre et à améliorer. 

Voilà une autre des priorités des futurs élus de la liste « colère et espoir » : sauvegarder et renforcer nos services publics nationaux et locaux !! 

OUI, plus que jamais, nous devons faire barrage à la droite et à l’extrême-droite en France et dans nos régions les 14 et 21 mars prochains !! 

La possibilité nous est offerte d’empêcher le retour de cette droite revancharde que l’on a déjà connu avec Charles Baur, l’ami du Front National, mais aussi et surtout de mener une politique réellement à GAUCHE !! 

Avec les femmes et les hommes qui composent la liste « colère et espoir », créée à l’initiative des communistes, ouverte au mouvement social, conduite par Maxime Gremetz, nous voulons faire bouger les choses en Picardie ! 

En 2004, nous avions pris des engagements allant dans ce sens. Ces engagements n’ont malheureusement pas été respectés par la majorité du Conseil régional actuel. C’est pour cette raison que le groupe communiste et républicain présidé par Maxime Gremetz n’a pas suivi et s’est retiré de l’exécutif régional. 

Assez de consensus, de timidité, de frilosité !! Notre région a des atouts formidables pour la redynamiser !! Pour cela, il faut OSER !! 

Quelques exemples : Le contrat de plan Etat/Région a été signé pour la période 2007/2013. Il a été conclu rapidement, sans obtenir de l’Etat les moyens suffisants pour développer la région.  Résultat : il est un des plus défavorables de France !! Son montant ( 322 millions 300 mille euros versés par l’Etat et 324 millions 500 mille euros par la région) le situe en 18ème place sur 22 !! on est loin du rattrapage indispensable pour combler le retard de la Picardie et encore moins pour la développer. 

Ce contrat est renouvelable en 2010 !!! 

La région a besoin de formation, notamment dans l’Aisne qui est le département qui connaît le plus de problème en matière de formation initiale et d’illettrisme, alors que l’Etat propose de réduire les effectifs enseignants. 

La Picardie a besoin de se renforcer en terme d’emploi, de logement, dans le domaine de la santé, dans l’aménagement du territoire. 

Notre région bénéficie d’une implantation géographique et stratégique dont elle doit impérativement tirer profit pour préparer l’avenir de nos enfants, des picardes et des picards. 

Située entre l’Europe du Nord Ouest et le grand bassin parisien, elle doit être à l’initiative pour la réalisation de grands projets tels que : 

-    le canal Seine-Nord, avec le développement des activités fluviales, portuaires, logistiques et industrielles qui peuvent l’accompagner tout au long de la Vallée de l’Oise. -    La liaison SNCF Creil-Roissy pour les voyageurs comme pour le fret 

-    Le 3ème aéroport en Picardie, qui a fait couler tant d’encre, et qui aujourd’hui est un dossier qui dort dans les cartons du Ministère des Transports, abandonné en son temps par Gilles de Robien alors aux affaires. 

N’est il pas aujourd’hui temps de relancer ce grand projet ?? Dans une région fortement touchée par le chômage et les inégalités sociales criantes et croissantes, cet aéroport serait une chance. Un 3ème aéroport est devenu incontournable !! 

Du fait de l’accroissement du trafic aérien, Orly et Roissy sont au bord de la saturation. On constate une augmentation annuelle moyenne du nombre de passagers de 5%. Et l’arrivée de touristes des pays émergents tels que la Chine et l’Inde va accroître ce pourcentage. Les agences de tourisme prévoient d’ailleurs un marché de près de 100 millions de touristes chinois dans les années qui viennent. 

Alors qu’attendons-nous pour relever le défi ? Le plateau picard offre l’espace, loin de toute grande urbanisation et évitant le maximum de nuisances, avec une position géostratégique très intéressante, une ligne TGV existante et reliée aux capitales du Nord de l’Europe, une croisée d’autoroutes accessibles très facilement… 

L’implantation de cet aéroport ne serait pas seulement une chance ! Il est essentiel et vital pour la Picardie, puisqu’il provoquerait la création de dizaines de milliers d’emplois directs et induits. 

De nombreux élus picards, les acteurs économiques, des associations et les trois chambres de commerce de Picardie ne s’y trompent pas : ce projet représente une chance inouïe et essentielle pour notre Région !! 

Vous le voyez, notre Région doit sortir de l’immobilisme !! 

Les candidats de la liste « Colère et espoir » veulent mettre en avant tous les atouts de notre Région. Pour cela, nous avons des idées, mais surtout la volonté de faire bouger les choses. 

Dans les jours qui viennent, nous irons, partout en Picardie, présenter nos propositions et notre projet. Nous voulons baisser la fiscalité, donner la priorité à l’emploi, vous défendre face aux attaques des puissants, et vivre mieux en Picardie ! 

Nous proposons (entre autres) : 

-          aucune subvention versée aux multinationales qui licencient -          le soutien prioritaire des TPE, PME et PMI 

-          la mise en place de comités de salariés pour le suivi des aides publiques -          l’aide à la création de Sociétés Coopératives de Production grâce à des bourses de la région et une garantie par l’Etat du capital des salariés 

-          la sauvegarde de la fonction publique en liant les conventions et actions menées par le Conseil Régional avec l’Etat à des engagements étatiques sur la pérennité des moyens et emplois des services publics en Picardie -          la suppression de la taxe sur les carburants instaurée depuis 2007 par les conseillers régionaux (notamment ceux du PS) qui ponctionne au total 23 millions d’euros par an dans la poche des picards et ressemble comme deux gouttes d’eau à la taxe carbone que le gouvernement veut nous infliger 

Avec vous, picardes et picards, jeunes et moins jeunes, nous voulons nous donner les moyens de vous défendre et de mieux vivre dans notre région revalorisée !! 

 




Maxime Gremetz répond au club de la presse de Picardie

31012010

Elections Régionales
14 et 21 mars 2010

Pour que chaque citoyen puisse se faire son opinion avant de voter

Celui qui a tenu ses engagements  parle du projet qu'il a pour la Picardie
et qu'il construit au quotidien avec les salariés et les Picards


Il a rassemblé sur sa liste régionale des hommes et des femmes de sensibilités diverses en dehors des tractations des partis politiques

des hommes et des femmes qui eux n'ont pas trahi leurs engagements et qui pour certains ont même été licenciés ou réprimés pour avoir lutté

Se défendre et vivre mieux en Picardie

Battre la droite, et vraiment changer à gauche

Pour cela tenir ses engagements !




Casse de la médecine du travail : Darcos essaie encore, même privé du prétexte du « dialogue social » !

29012010

 « Une loi avant l’été prochain » pour contre-réformer la médecine du travail, voilà ce qu’a annoncé le ministre du travail, Xavier Darcos. Le projet de loi pourrait être adopté par le Conseil des ministres fin février. Un calendrier proche de la nouvelle attaque annoncée contre la retraite solidaire.

Tout au long de 2009, le gouvernement a tenté de gagner la signature d’au moins un syndicat au projet du Medef pour pouvoir le reprendre au nom du « dialogue social ».

Une dizaine de rendez-vous de « négociations » n’y ont rien fait. Même les centrales syndicales les plus coopératives n’ont pas pu rejoindre le patronat. L’action des collectifs de médecins du travail, notamment de l’Appel « Sauvons la médecine du travail » (http://www.slmt.fr/SLMT/Accueil.html ), y a été pour beaucoup. 

Malgré ce désaveu, point d’appui essentiel pour la bataille à venir, Darcos remet ça. Ce qui prouve à nouveau, si besoin était, combien le « dialogue social », la « culture de la négociation » sont des attrape-nigauds pour les salariés et leurs représentants.

Les axes annoncés par Darcos suivent étroitement les désirs du Medef, tels qu’il les proposait dans son texte.

Point de départ intangible, le nombre de médecins du travail serait destiné à baisser de façon inélucatable. Le gouvernement fait de l’effet de sa politique une fatalité démographique.

A nouveau en conséquence, il prétend recourir à des médecins de ville et remettre en cause la formation initiale pour pallier les manques les plus criants, au mépris d’une spécialité construite depuis la Libération sur la connaissance du lieu de travail, de l’entreprise.

Puisque fatalement selon lui, il n’y aura plus, de toute façon, assez de médecins du travail, le ministre propose de remettre en cause, dans la pratique sinon dans le principe, la visite médicale périodique tous les deux ans.

D’autres professionnels, psychologues, ergonomes, infirmiers, n’ayant pas la même formation et non protégés par le statut de médecin, pourront être substitués aux médecins du travail.

Pour mieux vendre son piège à nigauds, Darcos agite comme son prédécesseur Xavier Bertrand le principe d’une nouvelle « gouvernance » partenariale des services de santé au travail laissant aux représentants des salariés un tiers des places, pouvant aller jusqu’à la moitié tant que le patronat gardera la voix prépondérante.

Il n’y a aucune raison que ce que tous les syndicats ont déjà refusé hier, puisse être imposé aujourd’hui. Les bases d’une mobilisation de grande ampleur des salariés ont été jetées, sur une question primordiale, même si tout est fait pour qu’un grand nombre de salariés ne le mesure pas.

Mais la médiatisation, devant la situation extrême de certaines entreprises, des conditions d’exploitation méprisant la santé des travailleurs qui règnent dans de plus en plus d’entre elles, rend cette lutte d’autant plus d’actualité et rassembleuse.

La coïncidence avec l’attaque contre les retraites peut permettre aussi de lier les batailles, notamment à partir de la question piégée de la « pénibilité ».

Le but étant de mettre en échec gouvernement et Medef tout autant que de gagner la formation du nombre de jeunes médecins du travail dont le monde du travail a besoin.




Réforme Chatel du lycée – Non au dynamitage des Sciences économiques et sociales (SES) commandité par le Medef

29012010

 L’enseignement des sciences économiques et sociales (SES) est l’une des premières cibles dans le collimateur de la réforme du lycée du ministre Chatel. Des réductions importantes d’horaires sont prévues, dès la rentrée 2010. Mais au-delà, c’est la nature et l’avenir mêmes de la discipline qui sont remis en cause.

Pour les classes de secondes, les horaires de SES seront réduits, si les décrets Chatel passent, de 2h30 à 1h30 par semaine. Et encore, pour ceux qui en auront !

En effet, les SES en seconde seraient rétrogradées au rang d’« enseignement d’exploration » à choisir en concurrence avec une nouvelle matière créée spécialement, intitulée « principes fondamentaux de l’économie et de la gestion (PFEG) ». Ensuite en terminale, les horaires de SES seront encore abaissés d’une heure dans la filière ES.

Cet appauvrissement de l’offre d’enseignement est la traduction pour les SES de la politique de suppression de 80.000 postes dans l’éducation de 2007 à 2012 (-16.300 pour 2010).

Mais l’attaque contre les SES va beaucoup plus loin.

Les projets de programmes pour les nouvelles secondes révèlent les intentions du pouvoir. Par exemple, l’étude du phénomène du chômage et de ses causes disparaîtrait purement et simplement des cours de SES.

Le gouvernement ne tient visiblement pas à ce que les élèves acquièrent des connaissances et des instruments pour comprendre la société, l’économie et même sa politique !

Dans cet objectif, de toute évidence, la réforme vise à supplanter les SES par la nouvelle matière, ces PFEG qui ressemblent drôlement à une initiation aux critères de gestion patronaux. Le programme des PFEG vise ouvertement à faire rentrer (et à enfermer) les élèves dans la logique, dite « de l’entreprise », en fait du patronat.

Exemple de « thèmes » au programme : « Comment l’entreprise se lance-t-elle sur un nouveau marché ? » ou bien «  A partir d’exemples concrets, on montrera comment l’entreprise mobilise des facteurs (ressources) et les combine pour assurer une production permettant en retour une rémunération pour chacun d’entre eux (salaire, intérêt, profit) ».

Le capitalisme et son idéologie inculqués dès l’école ! C’est ce que réclame de façon récurrente le Medef. En 2008, il lançait une attaque contre les manuels scolaires accusés d’insister sur les « dysfonctionnements » du système que seraient le chômage ou la pénibilité du travail mais de ne pas faire la part belle aux entrepreneurs. Le gouvernement l’exauce.

Optionnelle en seconde, réduite ensuite, décriée par le ministère lui-même, la matière SES sera profondément dévalorisée avec la réforme Chatel, et avec elle toute la filière et le bac ES.

C’est une raison de plus pour qu’enseignants, lycéens, citoyens, nous nous mobilisions pour:

Le retrait de la réforme Chatel

L’arrêt des suppressions d’emplois dans l’éduction nationale et au contraire l’embauche par concours des personnels dont les établissements ont besoin.

La défense des enseignements, dans le pluralisme, qui ouvrent l’esprit critique des élèves parce que c’est le meilleur investissement pour leur propre avenir, pour notre société et aussi pour notre économie.




Ne pas laisser les régions accompagner l’attaque contre le lycée public !

29012010

Le développement de la lutte contre les suppressions de postes à l’Education nationale et contre la « réforme » du lycée coïncide avec la campagne des élections régionales.

Encore vaudrait-il mieux parler de « non-campagne » tant les principaux candidats semblent s’entendre pour éviter les questions de fond. L’avenir du lycée en est une dans laquelle les régions sont directement impliquées. La construction, l’entretien des bâtiments et leur fonctionnement matériel sont de leurs compétences.

Les gouvernements successifs depuis des années poursuivent une stratégie d’affaiblissement de la cohérence et de l’unité de l’Education nationale. Les décrets Chatel s’y inscrivent en renforçant considérablement « l’autonomie » des établissements. De nouvelles tentatives de régionalisation de pans de l’enseignement secondaire sont aussi à redouter, après celle des agents techniques (TOS) transférés en 2004.

Du côté de la droite, il n’y a évidemment qu’accompagnement zélé de cette politique à attendre. La tête de liste régionale, Valérie Pécresse, est la ministre de la loi LRU, d’éclatement de l’université, fortement combattue l’an dernier, également dans les lycées.

Du côté de la « gauche », le bilan et les affirmations passées du président PS sortant de la région ne peuvent qu’inquiéter.

Jean-Paul Huchon se vante ainsi d’avoir, avec la droite et l’extrême-droite, malgré des réticences à gauche, accordé une aide spéciale aux lycées privés.

Loin de soutenir la mobilisation de 2003 contre la décentralisation démantelant le service public de l’éducation nationale, il se félicite du transfert des agents techniques à la région.

Il va jusqu’à se prononcer dans un livre écrit en 2008 (« De battre, ma gauche s’est arrêtée ») pour la régionalisation de toute l’éducation nationale :

« Il faudra quand même, un jour, oser poser la question de la régionalisation de l’Education nationale. Je sais bien que je brise, là, un tabou fondamental de la gauche, mais on vient de nous confier les personnels techniques, on va certainement nous confier dans la foulée les personnels administratifs, c'est-à-dire les intendants et les personnes qui font tourner la boutique, qu’est-ce qui empêche que l’on nous confie les professeurs dès lors qu’il existe toujours des programmes élaborés au plan national par une cellule de prospective intelligente de l’Education ? Franchement, je ne vois rien qui puisse s’opposer à cette mutation ! »

Même si le temps de la campagne, Huchon est revenu à des généralités superficielles, il ne faut pas se faire d’illusion. Une victoire de la « gauche » n’exonérera pas, même sur le plan régional, le monde de l’éducation de luttes. Il le sait.

La région peut et doit contrer, par sa politique d’aménagement, les choix de ségrégation des élèves portés notamment par la suppression de la carte scolaire.

La région peut et doit se mobiliser contre toute nouvelle décentralisation de l’éducation nationale, en refusant tout transfert de compétence, en exigeant la reprise en charge des personnels techniques par l’Etat.

La région doit arrêter de détourner l’argent public vers l’enseignement privé qui se nourrit déjà de la politique de sape de l’éducation nationale.

Voilà, à côté des axes de lutte nationaux, des propositions dont les communistes sont porteurs (voir aussi nos propositions pour l’enseignement professionnel).




Pourrez-vous payer le PRIX de votre SANTÉ ?

28012010

Tous les services publics de santé, qu’ils relèvent directement ou non de l’AP-HP sont attaqués avec une violence sans précédent par le gouvernement, soutenu par la majorité parlementaire. La tarification à l’acte met une pression indécente sur les personnels, dont le nombre ne cesse de diminuer pour faire toujours plus de travail.

Les suppressions de poste dans les services publics de la santé, ce sont des patients qu’on n’a pas le temps de nourrir, des médicaments qu’on inverse, des conditions d’hygiène sur lesquelles on passe, des heures d’attente pour une chimiothérapie. Ce sont des infirmiers et des aides-soignants à bout, dont certains se suicident. La mort d’êtres humains, de nos amis, de nos proches : voilà le vrai visage de l’immonde rengaine « suppression d’un fonctionnaire sur deux ».

Tous les services publics connaissent cette situation intolérable. Tous leurs personnels se battent avec courage et détermination, à tous les niveaux. Hier, 900 médecins ont rejoint la bataille lancée depuis longtemps par les personnels qui ont vécu très tôt les conséquences de cette politique de la rentabilité financière. Cette solidarité est encourageante et déterminante mais elle doit porter des revendications à la hauteur de la gravité de la situation : ce n’est pas simplement un gel des suppressions de postes qu’il faut obtenir. Il faut reconstruire un service public de la santé où chacun bénéficie du service dont il a besoin et auquel chacun contribue selon ses moyens. Un service public où les personnels travaillent dans des conditions de concentration et de sérénité qui leur permettent de pratiquer une médecine efficace et humaine. Cela suppose de ne pas avoir peur de perdre son emploi, de ne pas avoir peur de ne pas tenir jusqu’à la fin de la journée. Cela suppose un statut de fonctionnaire pour tous les personnels et des moyens pour le fonctionnement, pour la recherche, pour l’équipement.

Le Parti Communiste Français soutient la lutte des personnels de la santé et se bat pour que nous imposions tous ensemble une société humaine où la santé n’a pas de prix.




Réforme des lycées : Gérer la pénurie d’enseignants et développer une logique concurrentielle

28012010

Le premier projet présenté par Xavier Darcos en 2008 avait suscité une large opposition. Son rapide retrait s’explique par la peur d’un large mouvement lycéen qui aurait pu compromettre les attaques menées simultanément par le pouvoir contre l’hôpital public.

Aujourd’hui, le gouvernement revient à la charge avec une nouvelle réforme présentée le 9 décembre 2010 par le nouveau ministre Luc Chatel. Le contenu et l’objectif de cette réforme est très semblable au premier projet :

Utiliser tous les moyens possibles pour gérer la pénurie d’enseignants. Celle-ci est nourrie par une politique massive de suppressions de postes depuis 2003 (déjà 60 000) qui conduit à des tensions de plus en plus visibles dans les établissements.

Casser le cadre égalitaire de l’Éducation nationale en développant l’autonomie des lycées. Il s’agit de donner un pouvoir accru au chef d’établissement et accroît les inégalité entre les territoires selon un modèle concurrentiel déjà appliqué à l’hôpital (loi Bachelot) et à l’université (loi LRU).

Préparer la concurrence des futurs travailleurs entre eux par l’individualisation des parcours scolaires dans un système éducatif qui n’est plus conçu que comme un prestataire de service (introduction du « livret de compétence »).

 

Le ministre veut pouvoir compter sur le soutien d’une partie des parents d’élèves et des lycéens en agitant le leurre du « suivi personnalisé », revendication historique portée par plusieurs de leurs syndicats, sans apporter aucun moyen pour l’appliquer.




Rejoignez le comité de soutien de Colère et Espoir en Picardie avec Maxime Gremetz, Jean-Paul Legrand, Jean-Luc Tournay

25012010

4pagestrombinoscope.pdf ( le trombinoscope régional et l'edito par Maxime GREMETZ) 

Soutenir la liste “Colère et espoir”

menée par Maxime Gremetz

aux élections régionales de 2010 en Picardie

Tête de liste Aisne : Jean-Luc Tournay

Tête de liste Oise : Jean-Paul Legrand

Tête de liste Somme : Maxime Gremetz

Je soutiens la liste Colère et Espoir menée par Maxime Gremetz

pour les régionales de 2010 en Picardie

 

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SAINT-QUENTIN L’autre visage de Xavier Bertrand (courrier picard du 23-01-2010)

23012010

Xavier Bertrand, député UMP, a eu une violente réaction sur le plateau de Public Sénat, face aux questions d'un journaliste du « Courrier picard ». Loin de l'image d'un élu plein de bonhomie. Les réactions pleuvent sur le Net.

Généralement présenté comme quelqu'un plein de bonhomie, Xavier Bertrand a montré un autre visage lors d'une émission télé. Pas vraiment celui du « gentil » que certains lui connaissent. Le 16 janvier, la rédaction de Saint-Quentin du Courrier picard a été conviée par la chaîne Public Sénat à interviewer le secrétaire général de l'UMP, par ailleurs maire-adjoint de Saint-Quentin et député de l'Aisne. L'émission s'appelle Terrain politique ; elle était enregistrée au musée Lécuyer.

Le Courrier picard a volontiers accepté, et délégué son chef de l'édition de l'Aisne, Nicolas Totet. Sans s'attendre, loin de là, à une telle réaction de la part de Xavier Bertrand. Cette émission propose à un journaliste de la presse locale d'échanger quelques minutes avec un responsable politique, exercice inhabituel pour les journalistes de presse écrite. Aussi Nicolas Totet a-t-il été décontenancé face aux « missiles » du pro de la télé.

« Un peu de respect et d'humilité M. Bertrand ! »

Sur le Net, par courrier, dans la rue, les réactions n'ont pas tardé. Ainsi sur le site de Public Sénat : « Quels mépris, arrogance et volonté d'humilier animent M. Bertrand ! En quelques instants, il a humilié publiquement un homme, car avant d'être un journaliste peut-être controversé, c'est un homme. Celui-ci a subi les assauts incessants de notre ministre (NDLR : ex-ministre), très content de lui, réglant ses comptes avec un sous-fifre manifestement. Une telle morgue n'est pas digne de la fonction qu'il assume. Un peu de respect et d'humilité M. Bertrand, votre fonction vous y oblige. »

Autre réaction sur Public Sénat : « Le mépris de Xavier Bertrand n'a eu d'égal que l'apparent malaise du journaliste invité ».

L'Express. fr s'est emparé du sujet, consacrant un long article titré « La mauvaise presse de Xavier Bertrand à Saint-Quentin ». Là encore, des commentaires : « Quand on pense que M. Bertrand se targue d'être un démocrate ouvert au dialogue, on peut avoir peur ! Finalement, il vaudra mieux, pour la droite et la France, un Copé ou un Villepin qu'un Bertrand. J'ai été vraiment mal à l'aise tellement il s'est acharné sur ce journaliste… On aurait dit une furie ! »
Un flot de réactions

Autre point de vue, celui de Lesiberien : « Comment ose-t-on poser une telle question qui équivaut à dire « Pierre André va mourir » suite à l'annonce de son cancer à la gorge (NDLR : aux cordes vocales en fait) lors des vœux à la mairie, qui va le remplacer et comment s'étonner que son ami se fâche à la suite d'une telle question ? » Christophe, de Floirac en Gironde, écrit sur le site du Courrier picard : « Simplement effaré de voir M. Bertrand agresser votre journaliste sur une question certes gênante mais logique. Stupéfiant. »

L'homme de gauche Emmanuel Mousset (PS), enseignant à Saint-Quentin, a consacré un billet sur son blog. Avec un flot de réactions. Exemples : « Quand Bertrand s'explique les yeux dans les yeux avec un journaliste, là c'est honteux parce qu'il est UMP. Ce n'est quand même pas la faute de Bertrand, si le plumitif a été tétanisé et incapable de répondre. » Autre commentaire : « Je ne supporte pas les airs doucereux et la voix mielleuse de M. Bertrand, qui cachent une vraie dureté et un vrai sectarisme. »

Sur la page Facebook du Courrier picard Saint-Quentin, l'émission fait le buzz. Dans la très grande majorité, pour critiquer l'attitude du député, mais pas seulement. Parmi « les amis » de la rédaction, le jeune UMP Édouard Soufflet écrit : « Xavier vient de tuer (sic) le boss du Courrier picard sur LCP, impressionnant il ne savait plus quoi faire notre journaliste (resic). » Le buzz n'est pas terminé.

C.R.

 

source : http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/L-autre-visage-de-Xavier-Bertrand