POLITIQUE INDUSTRIELLE? Accompagner le déclin pour nourrir les profits du Medef ou gagner le développement pour répondre aux besoins du pays

19112009

 Il n’y a pas d’un côté un « bon » capitalisme, « productif dans l’économie réelle », et un «mauvais » capitalisme financier sujet à des «dérives ». Non ! Il n’y a qu’un seul capitalisme qui par définition recherche à tirer de l’exploitation du travail un profit maximal, forcément financier (dividendes, de rachat d’actions…) pour les possédants. Il est nécessaire de le rappeler !

Dans la période actuelle, en France, cette quête de profits passe par la destruction de pans entiers de la production industrielle, la suppression de centaines de milliers d’emplois, l’intensification de l’exploitation des salariés restant en activité.

La « crise », la propre crise du capitalisme lui-même, sert à la fois de prétexte et d’instrument au Medef, aux grandes entreprises « françaises » pour l’accélération du processus. Ils l’ont préparée depuis des années à coup de restructurations, d’éclatement des grandes unités de production, d’externalisations, de développement de la sous-traitance, de débuts de délocalisation.

Aujourd’hui les conséquences sont extrêmement graves pour le pays, dramatiques pour les salariés. 15% de l’emploi industriel a été détruit pendant que le chômage partiel, la précarité et la « flexibilité »ont encore été accrus. Ce qui n’empêche pas les profits des entreprises industrielles de se porter toujours bien en attendant, eux, des jours encore meilleurs: 35 milliards d’euros pour celles du CAC 40 sur les six premiers mois de 2009.

Pilier fondamental de l’économie, dans un grand pays développé, l’industrie en France ne répond plus globalement à la demande en France (encore moins aux besoins réels de développement et de consommation non satisfaits).

L’exemple emblématique de ce recul est le secteur automobile, dans un des rares pays du monde disposant de la maîtrise de toute la filière. En 2004, cette industrie dégageait un solde commercial positif de 13 milliards d’euros. En 2008, pour la première fois depuis la guerre, le solde commercial est devenu négatif de 2,9 milliards d’euros. Pour le seul premier semestre de 2009, le trou atteint déjà 2,6 milliards d’euros. La responsabilité principale est à chercher dans la stratégie de PSA et de Renault, puissamment aidés par l’Etat, de favoriser la délocalisation de leurs sous-traitants et de leurs propres productions, grâce à l’UE, dans les pays à bas coûts de production.

Dans de nombreux secteurs, la destruction de l’outil industriel risque de conduire rapidement à une

perte de potentiel et de savoir-faire lourde à remonter.

L’insistante campagne idéologique pour convaincre les travailleurs que la France n’aurait plus vocation à produire des biens de base mais devrait se diriger uniquement vers la haute-technologie est battue en brèche par les faits : le recul dans tous les secteurs dans le cadre d’une concurrence tout aussi vive.

La défense de l’industrie en France, dans toutes les branches, de l’emploi industriel est une priorité nationale. Il faudrait être naïf pour compter sur le pouvoir au service du Medef pour la mener.

Au sujet de l’industrie, Sarkozy est le roi de l’esbroufe. Les métallurgistes de Gandrange en savent quelque chose. Sa politique se situe strictement dans la continuité et l’aggravation de celle de ses prédécesseurs. Elle s’inscrit entièrement dans l’encouragement des délocalisations, de la mise en concurrence généralisée des travailleurs, que portent l’UE, le Traité de Lisbonne, l’OMC (dirigée par le PS, Lamy…).

Dans ce cadre, au nom de la « compétitivité », le pouvoir continue à distribuer toujours plus d’aides au patronat, aux dépens des dépenses publiques et sociales, de la consommation populaire, pourtant moteur d’une croissance saine. Aux 90 milliards d’euros par an issus des cadeaux précédents, il se permet d’ajouter 12 milliards d’euros avec la suppression de la taxe professionnelles dans le budget 2010. Ces « aides » se retrouvent, même celles qui transitent par les PME, dans les profits des grands groupes. Pourtant, comme l’admet même la Cour des comptes, les exonérations de cotisations sociales patronales n’ont aucun effet perceptible sur l’emploi… mais plombent la Sécurité sociale.

Cette logique de la concurrence et du moins disant social touche la commande publique de l’Etat comme des régions. Ainsi l’Ile-de-France a choisi en 2006 le groupe canadien Bombardier, dont la production en France est minime, plutôt qu’Alstom pour le « marché du siècle » de 4 milliards d’euros du renouvellement des trains de banlieue.

En termes de politique de formation et de recherche, les effets d’annonce cachent de nouveaux cadeaux financiers sans objectifs précis ni contrôle avec les « pôles de compétitivité » ou la remise en cause des bacs professionnels.

Depuis la « crise », les interventions du gouvernement, au volontarisme certes bien mis en scène, sont toujours rentrées dans le jeu du patronat, par exemple en refusant d’imposer un repreneur réel pour Molex ou Continental.

 

A quoi servent les 6,5 milliards de prêts à taux avantageux pour les constructeurs automobiles ?

Qu’attendre maintenant des « états généraux de l’industrie » de Sarkozy sinon le piège, la tentative d’intégrer les salariés et leurs organisations syndicales à la cogestion de la crise, à la recherche d’un « moindre mal » qui légitime l’ensemble d’une politique d’accompagnement de la casse progressive de l’industrie et de recul social ?

A cette logique, depuis des mois, des mouvements de lutte hautement responsables, malgré la détresse des salariés, menés avec les organisations syndicales, se développent et opposent une perspective de résistance.

Les salariés de la SBFM dans le Morbihan ont réussi à créer le rapport de force pour obliger Renault, leur donneur d’ordre à assumer ses responsabilités. A Marseille, la mobilisation se construit contre l’abandon des chantiers de réparation navale. Les Molex à Villemur-sur-Tarn, par leur long mouvement, ont fait la démonstration de la stratégie destructrice de leur patron et de la complicité du gouvernement. Etc…

Ces luttes, ce potentiel de résistance rejoint les mobilisations des agents des services publics.

Le lien est direct. Les services publics sont une condition du développement industriel. SNCF, RATP, EDF, GDF, Poste, France Telecom, fonction publique : d’importantes possibilités de convergences de lutte avec les salariés de l’industrie existent dans les semaines qui viennent. Notamment pour imposer d’autres choix en faveur de l’industrie !

Le refus de la logique du dumping social :

  • Pour la hausse du SMIC à 1600 euros net et le rétablissement dune échelle mobile des salaires.

- Pour l’indemnisation à 100% du chômage partiel.

  • Pour la suppression des avantages fiscaux et « sociaux » aux heures supplémentaires.

     

Remise en cause de toutes les aides publiques aux entreprises :

- Extinction de toutes les exonérations de cotisations sociales patronales (32 milliards d’euros pour 2009).

- Pas d’aide en nature sans contrepartie, contrôle et réversibilité.

  • Remplacement de la taxe professionnelle par un dispositif équivalent pesant sur la plus-value des entreprises.

  •  

Développement de la recherche et de la formation sous tutelle

publique.

Des droits nouveaux pour les salariés et la collectivité :

- Nous faisons nôtre les propositions de la CGT d’attribuer aux CE un droit de veto suspensif sur les plans de licenciements et de restructuration.

- De constituer des comités interentreprises entre sous-traitants et

donneurs d’ordres.

- Le maintien et le développement des filières industrielles, répondant aux potentiel et aux besoins du pays, ne peut pas se faire sans l’intervention démocratique des salariés et de la collectivité.

Nous nous prononçons pour la (re)nationalisation d’entreprises industrielles centrales, dans des secteurs clefs, comme l’automobile, les chantiers navals, la métallurgie, l’aéronautique…

Le gouvernement est prêt à prendre des participations pour renflouer le capital mais pas à laisser à la collectivité des moyens

d’action sur la stratégie de développement industriel.

 

Une véritable politique industrielle implique enfin le refus de l’application de nombre de directives européennes de délocalisation et de mise en concurrence des travailleurs et l’essor d’une logique de coopérations entre pays d’Europe et d’ailleurs.




Conseil Régional de Picardie………même pas peur ! Par notre camarade Jean Luc Belpaume

19112009

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise !

Les Picardes et les Picards tant en 2008 qu’en 2009 ont subit la crise de plein fouet : fermetures d’entreprises, délocalisations, chômage, endettement, maladie, etc. n’ont eues de cesse de progresser dans notre Région.

Pour autant, certains ont continué de dépenser sans compter, le rapport de la chambre régionale des comptes de Picardie, la lettre du vice président Arnaud CARON, le fait pour le président C. GEWERC de ne pas vouloir débattre et proposer au vote un budget pour 2010 ne viendra pas nous contredire.

Encore un exemple des dépenses qui auraient pu être évitées, nous allons siéger en session du conseil Régional de Picardie le vendredi 27 novembre 2009. Dans les quelques dossiers, nous seront amenés à prendre ACTE du rapport n°0202-08-1 dit « Article 28 » !

Cela concerne l’information relative aux marchés (inférieur à 206 000 € HT) passés par le Président du Conseil régional de Picardie, au cours de l’année 2008.

Depuis des années, le groupe Communiste et Républicain dénonce l’utilisation de l’argent public qui est faite pour les cigares, les grosses voitures, les frais de réceptions exorbitants, les déjeuners dits « de travail », les frais de carburant, etc.

Comment ne pas être écoeurés alors que nous avons en tant qu’élu-e-s des indemnités pour nous dédommager des frais inhérents au bon déroulement de notre mandat, de voir 51 000 euros soit plus de 334 000 francs, être dépensés en déjeuners dits « de travail » dans les restaurants (environ 90% des dépenses sont dans les restaurants d’Amiens), alors qu’il existe une restauration (gratuite) au Carré de la République (qui a été achetée 1 million d’euros) à Amiens.

Nous n’y avons jamais mis les pieds, nous nous payons nos repas et nos boissons….

Comment le vice président (vert) en charge des finances, peut-il faire un courrier pour alerter sa majorité des problèmes financiers de la Région et vouloir malgré la crise en Picardie, imposer le 27/11/09 en session de faire voter  la TIPP régionale  2010 (Taxe intérieure sur les Produits Pétroliers), (ils ont inventé la Taxe Carbone avant SARKOZY) au plafond, alors que les ouvriers de notre région font le plus grand nombre de kilomètres entre le domicile et le lieu de travail des régions de France récupérant ainsi plus de 20 millions d’euros et dans le même temps accepter que nous puissions dépenser avec les véhicules de la Région plus de 185 000 euros (environ 1 213 000 francs) en carburant pour la seule année 2008 !

Les Picardes et des Picards ne peuvent pour certains acheter un véhicule, la Région en achète pour 129 875 € en 2008!

Nous ne calculons même pas l’explosion du budget sur la communication, pour ne pas dire « la sur-communication » !

La fin du mandat, aura été laborieuse pour cette majorité, il faudrait penser à redescendre sur terre…….ce qui ne sera pas facile, vu qu’ils ont acheté une montgolfière en 2008 pour 80 267 €, l’altitude, le manque d’oxygène explique peut-être ce comportement désinvolte de la gestion des deniers publics ?

Nous dénonçons encore et nous le ferons à chaque fois que nécessaire car nous ne pouvons tolérer ce train de vie princier, alors que les Picardes et les Picards souffrent !

Jean-Luc BELPAUME

Député suppléant

Conseiller Régional de Picardie




Débat Caroline Cayeux (UMP) - Maxime Gremetz (PCF) : Nous n’avons pas les mêmes valeurs……et soutien aux sans-papiers

19112009

Avec 200 personnes présentes, la salle du cinéma théâtre était trop petite mardi soir au point que de nombreuses personnes ont suivi debout le premier grand débat de la campagne des élections régionales. D'un côté le député communiste, Maxime Gremetz et de l'autre Caroline Cayeux, maire de Beauvais.
Le public a été passionné par ce débat qui a abordé les grandes questions qui touchent à la vie des Picards que ce soient sur les grands projets comme le 3ème aéroport ou le canal seine-nord, les subventions publiques aux multinationales, le développement économique et l'emploi, la formation, ou encore l'état des finances de la région après les révélations de la cour des comptes. Le débat a été non seulement franc et courtois, mais l'on a pu assister à un échange sérieux et argumenté animé par des journalistes du Courrier Picard et de Oise-Hebdo. On a même vu un Maxime Gremetz en pleine forme parler des grands hommes de la terre Picarde faire remarquer à Madame Cayeux que contrairement à ce qu'elle pensait Jules Verne n'était pas natif de Picardie ou encore non sans malice les deux adversaires échanger brièvement quelques mots en Picard. La salle a été conquise par cette forme de débat comme il en existait autrefois les participants  applaudissant à tout rompre tour à tour la chef de file de l'UMP ou le député communiste. Un vrai débat démocratique où chacun a pu exposer ses arguments afin que les citoyens se fassent leur propre opinion.
Sur le coup des 23h30, Maxime Gremetz s'est ensuite rendu accompagné de Jean-Paul Legrand,  Fadhila Kezzoul, Habib Abba-Sidick,  Habib Kchok tous les quatre maires-adjoints de Creil et Djamel Benkherouf, maire-adjoint de Nogent sur Oise dans les locaux de l'agence d'intérim occupée par les travailleurs sans papier. Le député a été très chaleureusement reçu et a apporté son total soutien à ces travailleurs pour qu'on leur délivre des papiers. A défaut de vrais papiers, le député leur a remis symboliquement  une copie de sa carte de député. Il leur a offert également une copie du manuscrit de “La Marseillaise” de Rouget de l'Isle. Toute l'assemblée composée d'une soixantaine de travailleurs  et les élus a entonné la Marseillaise sous les applaudissements fraternels et dans une ambiance extrêmement chaleureuse traduisant la solidarité active avec la juste lutte de ces travailleurs surexploités pour obtenir enfin leur régularisation. Formidable moment d'espoir et de dignité !

Vu sur le blog de notre camarade Jean-Paul LEGRAND




Oyez Saint-Quentinois, notre charte-la Charte décalée et gratinée de la rédaction du Courrier picard….H i hi hi

19112009

SAINT-QUENTIN Oyez Oyez Saint-Quentinois, notre charte

Après la Charte consensuelle de la Ville pour mieux vivre ensemble, la Charte décalée et gratinée de la rédaction du Courrier picard. En trente articles, nos espoirs pour une vie meilleure dans la Cité. Nos lecteurs sont invités à réagir.

Article 1

Tous ensemble, et sans tousser sur le prix (220 000 €), nous vénérerons la statue de Maurice Quentin de La Tour place de l'hôtel de Ville et nous nous abstiendrons de dérober son pastel.

Article 2

Tous ensemble, nous nous engageons à toujours sourire aux caméras de vidéoprotection-vidéosurveillance qui veilleront au quotidien à notre sécurité.

Article 3

Tous ensemble, nous testerons les suspensions de notre VTT place de la gare, bien plus adaptée à la pratique du vélo avec ses bosses et dénivelés qu'un terrain boueux dans les bois d'Holnon.

Article 4

Tous ensemble, nous effectuerons nos achats dans les derniers magasins du centre ville et admirerons les vitrines vides de la rue d'Isle comme preuve que le commerce, ça s'en va et peut être, peut-être, ça revient.

Article 5

Tous ensemble, nous éviterons joyeusement, sur les trottoirs, les déjections de nos amis les chiens qui eux aussi ont le droit de vivre en harmonie dans une ville qui leur sourit.

Article 6

Tous ensemble, nous remplirons le chèque de nos impôts locaux en nous disant, tel Charlie Oleg derrière son orgue à Tournez manège, « c'est formidable ».

Article 7

Tous ensemble, nous irons, avec lenteur, aux buffets dressés pour les cérémonies officielles et avalerons nos bouchées de manière raffinée comme il sied en cette occasion.

Article 8

Tous ensemble, nous répéterons, sans souffler, à nos amis que non, Saint-Quentin n'est pas dans les Yvelines mais en Picardie, entre Lille et Paris.

Article 9

Tous ensemble, nous affirmerons que Quentin de La Tour est vraiment un immense peintre et qu'il mériterait au Louvre plus que le petit emplacement qui lui est réservé.

Article 10

Tous ensemble, nous irons faire notre marché le samedi, sans se plaindre des prix, ni oublier de serrer la main de Xavier Bertrand, forcément présent.

Article 11

Tous ensemble, nous retrousserons nos manches, pelle et pioche à la main, pour aller terminer nous-mêmes les travaux de la place de l'hôtel de ville et des rues attenantes.

Article 12

Tous ensemble, nous irons soutenir les équipes sportives de la ville, volley, basket et foot, tant il est vrai qu'elles ont besoin de supporters.

Article 13

Tous ensemble, nous danserons sur la place de l'hôtel de ville, le jour où le carillon jouera Billie Jean de Michael Jackson.

Article 14

Tous ensemble, nous mettrons sur le dos de la crise et seulement sur le sien, le taux de chômage de 13,7 % du bassin saint-quentinois, tant il est vrai qu'avoir eu comme maire adjoint, un ministre du Travail, ça ne résout pas tout ma bonne dame.

Article 15

Tous ensemble, nous chanterons un slam quand nous aurons un procès-verbal sur le pare-brise de notre véhicule, placé là par la police municipale. Si c'est mis, c'est que c'est justifié. En vers et contre tous…

Article 16

Tous ensemble, nous réclamerons à la Sécurité sociale le remboursement à 100 % du parking payant de l'hôpital.

Article 17

Tous ensemble, nous préserverons les friches industrielles pour les archéologues du futur.

Article 18

Tous ensemble, nous irons lire la plaque sous la statue de la place du 8 octobre pour enfin cesser de répondre « je ne sais pas » quand on nous demande ce qu'elle fait là cette statue.

Article 19

Tous ensemble, nous réclamerons la fin de la fuite des cerveaux étudiants à Amiens, Lille, Paris ou autres, et pour cela, demanderons la création d'une faculté spéciale avec des cours magistraux de rigolothérapie tant il est vrai qu'on a des spécialistes à Saint-Quentin.

Article 20

Tous ensemble, nous n'oublierons pas de profiter du parc d'Isle, peut-être le seul vrai trésor de Saint-Quentin. Et nous en profiterons pour utiliser, plus de deux minutes, ces affreux engins posés là pour faire du sport et qui ne servent qu'à faire rire les enfants.

Article 21

Tous ensemble, nous aguicherons les entreprises, ferons les yeux doux aux patrons, pour espérer voir fleurir les boîtes de toutes sortes au parc des autoroutes et autres zones industrielles.

Article 22

Tous ensemble sur la plage de l'hôtel de ville, l'été, nous plongerons, tête en avant dans le grand bassin en hurlant que le maire de Paris, et tant d'autres, ont copié sur l'idée de Xavier Bertrand et pas l'inverse.

Article 23

Tous ensemble, nous accepterons d'aller nous faire dérouiller par des vachettes chaque année à Intervilles tant il est vrai que, si c'est drôlement cher, ça rapporte en terme d'image à la ville. Même si nous attendons toujours l'entreprise qui dira : « J'ai eu envie de m'installer à Saint-Quentin en voyant l'autruche saint-quentinoise se prendre un gadin devant Tex. »

Article 24

Tous ensemble pris en alcoolémie au volant, nous ferons nôtre, cet aphorisme du regretté Jean Yann, « l'alcool au volant, supprimons le volant ! ».

Article 25

Tous, ensemble, nous réclamerons un repreneur pour les anciens immeubles désertés des Babou, Oriels et autres. Une banque, un coiffeur pour changer.

Article 26

Tous ensemble, nous promettons d'aller buller à la base urbaine de loisirs, pour éviter qu'elle ne coule à peine arrivée à quai.

Article 27

Tous ensemble, nous irons nous asseoir sur les genoux du père Noël présent chaque année au village organisé sur la place. Et nous lui demanderons des emplois, de l'argent, la fin des délocalisations, l'arrêt des violences conjugales. Et Ensemble, nous tirerons sur sa barbe pour vérifier qu'il ne s'agit pas de Pierre André.

Article 28

Tous ensemble, nous réclamerons l'abdication de Geneviève de Fontenay, au profit de Rachel Legrain-Trapani, tant il est vrai que, quand on s'attaque à elle, on s'attaque à nous Saint-Quentinois.

Article 29

Tous ensemble nous serons solidaires de Jeannot la frite et de sa baraque menacée par le projet de requalification de la gare et réclamerons qu'il soit installé dans la future base urbaine de loisirs.

Article 30

Tous ensemble, nous commémorerons, le 17 novembre, en ayant une pensée pour Igor, figure et amuseur de la ville, inhumé ce matin à l'église Saint-Jean-Baptiste.




Guadeloupe : Appel à la grève générale de L’UGTG !

19112009

Nou tini dwa OSI

Wi, Travailleurs, Peuple de Guadeloupe, nou osi nou tini dwa, menm dwa ki tout fanm é nonm si latè, dwa fè soley kléré pou nou é zanfan an nou !

Wi, Travailleurs et Peuple de Guadeloupe, pendant 44 jours ansanm-ansanm nou mizé angajman, jouné travay é espwa pou chanjé lavi.

Jodijou awa, nous ne pourrons accepter que SARKOZY et son ministre des Colonies Marie-Luce PENCHARD réinvestissent dans la pwofitasyon, réinstallent les profitants sur leur trône.

Nou kay roupran chimen pou kontinyé lalit !

Travailleurs, Peuple de Guadeloupe, SARKOZY é banélo’ay désidé fè nou pran on 6 pou on 9. Neuf mois après la signature du protocole du 4 mars 2009, yo ka kontinyé fè jé épi Travayè é Pèp Gwadloup.

Yo sinyé, fo yo rèspekté sa yo sinyé

  • Aujourd’hui, les manipulations opérées par l’Etat français remettent en cause l’Accord Interprofessionnel sur les salaires conclus le 26 février 2009 (Accord BINO) :
    Ainsi, dès avril 2010, près de 30.000 Travailleurs (qui travaillent dans les entreprises n’ayant pas adhéré à l’Accord BINO) perdront la quote-part de 50 € pris en charge actuellement par les Collectivités (Région, Département).
    En Avril 2012, les mêmes Travailleurs perdront 100 € de plus, correspondant à l’arrêt du versement du RSTA par l’Etat.
    Ce tour de passe-passe a été rendu possible par la suppression de la clause de convertibilité qui prévoit la prise en charge des 200 € d’augmentation par les entreprises à la fin des aides des Collectivités et de l’Etat ;
  • Le fameux plan d’urgence pour la formation et l’insertion des jeunes est en panne et ne constitue en rien une priorité pour Mme PENCHARD, qui n’en a pas dit un mot alors que 6 jeunes sur 10 sont au chômage ka féré chyen é pentiré syèl.
  • L’Etat Colonial met donc tout en œuvre pour organiser le retour de la pwofitasyon organisée par la même équipe, la même confrérie ; les VION, VIAL-COLLET, ANGELE, KOURY…
  • A la baisse des prix, l’Etat rétorque développement de la concurrence par l’arrivée de nouvelles enseignes commerciales ; et port en eaux profondes pouvant recevoir 1 million de containers par an. Dès lors, comment peuvent-ils nous faire avaler la pilule du développement agricole et de la diversification quand tout est mis en œuvre pour le bétonnage des terres agricoles é pou manjé an nou pousé si bato.
  • L’opacité demeure sur les prix des carburants malgré plusieurs rapports, notamment celui de l’autorité de la Concurrence. Et pourtant, ce sont 110 millions d’euros que TOTAL réclame aujourd’hui à l’Etat Français pour manque à gagner, compte tenu du gel des prix que nous avons obtenu en Février 2009.

Mme PENCHARD a donc décidé de faire payer cette somme par les Guadeloupéens, en augmentant l’essence de 22 centimes avant le 31 décembre 2009.

Et ce sont les mêmes cadeaux fiscaux et sociaux qui sont proposés aux bons amis. Défiscalisation encore et toujours pour l’Hôtellerie alors que 85% des richesses de ce secteur repartent à l’étranger pour gonfler les poches des actionnaires.

Et dans cette reconquête de la pwofitasyon, les Travailleurs sont la cible privilégiée. Nombre de patrons voyous ont donc profité pour licencier, laissant croire aux conséquences du mouvement LKP. En réalité, la quasi-totalité des entreprises ayant déposé le bilan sont en redressement judiciaire depuis plusieurs années et le plus souvent à la demande de la Caisse Générale en Sécurité Sociale pour non paiement des cotisations sociales. Les entreprises de Guadeloupe sont championnes de France du non paiement des charges sociales dixit le Directeur de la Sécurité Sociale.

E sé konsa, yo éséyé fè kwè kè sé LKP ki fèmé CORA, MATCH et ECOMAX.

En vérité, le Groupe Belge SISB a programmé de quitter la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane depuis plus de 2 ans padavwa yo paka gannyé asé lajan ankò. C’est donc à une grande banque, BNP PARIBAS, et un illustre cabinet d’expertise DELOITTE qu’il a confié cette étude qui a pris le nom de Projet TOPAZE. Et durant ces deux dernières années, les investisseurs financiers, industriels ont été contactés, reçus pour évaluer leur intérêt et leurs potentiels. Plusieurs investisseurs sont venus aussi en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane visiter les locaux du Groupe SISB notamment courant 2008. Voilà la vérité !!

Travailleurs, Jeunes, Retraités, Chômeurs, la confiance acquise depuis Janvier 2009 reste intacte. Nous devons refuser le mépris, l’arrogance et la fatalité. Nou ni rézon !!

Nou pa fèt pou sèvi sèwpiyè pou pon moun. Annou roupran chimen a lalit. Partout, dans les villes, les campagnes, les quartiers, les entreprises, nou kay rantré an rézistans pou :

  • L’application pleine et entière de l’ensemble des dispositions de l’Accord BINO ;
  • L’application pleine et entière des dispositions du protocole du 04 mars 2009 ;
  • L’arrêt des licenciements dans tous les secteurs d’activité ;
  • La réouverture des hôtels KALENDA et ANCHORAGE ;
  • L’ouverture des négociations sur les salaires, la formation, les conditions de travail dans toutes les branches professionnelles aboutissant à la signature de conventions collectives ou d’accords de branche ;
  • L’arrêt de la répression antisyndicale ;
  • La défense des terres agricoles et le développement de la production locale ;
  • La sauvegarde des emplois dans le secteur des produits pétroliers, de la sécurité privée et des services bancaires ;
  • La négociation d’un plan de santé publique privilégiant la prévention, l’éducation thérapeutique et la lutte effective contre les maladies cardio-vasculaires, le diabète, l’hypertension artérielle, le Sida…
  • Le respect de l’ensemble des dispositions statutaires et réglementaires relatives à la Fonction Publique Territoriale ;
  • L’organisation d’un Transport Public de voyageur efficace et le respect des droits des transporteurs ;
  • La signature d’un Protocole d’Accord pour une complémentaire santé gérée par un organisme Gwadloupéyen…..
  •  

Nou paka fè déyè !! Nou osi nou adan !!

L’UGTG avec toutes les organisations et mouvement du LKP appelle tous ses militants et adhérents à la grève.

Tous en grève les Mardi 24 et Mercredi 25 Novembre 2009

MARDI 24 NOVEMBRE : Sanblé douvan les entreprises

MERCREDI 25 NOVEMBRE 9vè : Gran déboulé masif dans les rues de Pointe-à-Pitre
Sanblé douvan Bik a Mitiyalité à 9vè

Jou nou ké mété a jounou péké vwè jou !

Lapwent, 18/11/09
U.G.T.G.

Source : http://ugtg.org




MARDI 24 NOVEMBRE:Ecole, collège, lycée, université, le monde de l’éducation appelle à faire grève mardi 24 novembre

19112009

Budget, salaires, exercice du métier, formation des maîtres… L’Ecole n’est pas au beau fixe. Le SNUipp et la FSU appellent à une journée de grève le mardi 24 novembre, et à débattre des suites à donner à cette action.

Ecole, collège, lycée, université, le monde de l’éducation appelle à faire grève mardi 24 novembre. Dans le contexte actuel, la FSU a décidé « de prendre ses responsabilités ». Le projet de budget 2010 reste toujours marqué par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Une décision du président de la République qui soulève de plus en plus d’opposition dans l’opinion publique . Alors que la crise a conduit nombre de révisions des politiques, ce dogme restera-t-il intouchable alors qu’il frappe de plein fouet l’Education nationale ?

Une Education nationale qui affichera un déficit record de 16 000 postes en moins. L’école, pour sa part, après les remises en cause de la réussite de tous (RASED, Maternelle, Aide personnalisée…) et la déstabilisation professionnelle provoquée par Xavier Darcos, ou encore la tentative de mise en place des EPEP, voit disparaitre 9182 postes de PE2. Cette mesure, consécutive de la réforme de la formation et du recrutement, touche directement aux décharges de direction et aux stages de formation continue. Ces suppressions ne seront pas contrebalancer par la création de 2 182 emplois que le ministre affiche au titre de l’évolution démographique (+ 5 766 élèves attendus à la rentrée prochaine). Pourtant, l’an dernier, alors que le nombre d’élèves augmentait, le ministère n’ a pas utilisé tous les emplois budgétaires programmés. Selon la loi de finance, 1 232 postes n’ont pas été consommés.

Un récent sondage BVA-PEEP indiquait que 51 % des parents d’élèves interrogés jugeaient négativement la politique éducative du gouvernement. Avec en plus la baisse drastique de plus de 50% des crédits pédagogiques. C’est la poursuite d’une logique d’appauvrissement de l’école qui se poursuit, génératrice de détérioration des conditions d’exercice du métier. L’exact opposé de l’enthousiasme des participants à l’université d’automne du SNUipp. Des salles combles, une passion pour l’école et une recherche de toutes les transformations nécessaires pour construire une école de la réussite de tous. Ces ambitions rendent d’autant plus vives les exigences en matière de formation tout comme la nécessité de créer des postes pour faire face à la hausse des effectifs, transformer l’école avec plus de maîtres que de classes, enrichir toute la palette culturelle de l’école. Mille fois oui, l’avenir des élèves comme la formation ou la reconnaissance de qualification des enseignants appellent un engagement du plus grand nombre dans la journée de grève du 24 novembre.




La rage-Keny Arkana

17112009

 




Vive le PCF : Monica Bernabets, PCF AISNE-Militante Communiste, 60 ans de lutte et d’engagement….

15112009

En ces temps difficiles, ou les luttes se développent mais, ou chacun à besoin de reprendre courage afin de mener le combat jusqu'au bout….Monica nous montre la voie à suivre

C'est avec fierté et beaucoup d'humilité face à son parcours, que nous voulons lui faire honneur en publiant ce texte, raccourci d'une vie, mais tellement représentatif de cette vie.

Monica, comme beaucoup, partout en France, c'est engagée et à fait le choix de la lutte.

 A Saint Quentin aussi avec plus de quarante de parti : Paulette, Roger, Lucette, Robert, Bernard……tous et toutes nous montrent le chemin de la lutte et de la résistance. 

Les communistes de Saint Quentin organiserons en décembre une soirée avec Monica et son époux afin de fêter fièrement cet anniversaire.

Monica Bernatets née le 06/11/1928 à Leipzig (Allemagne)

Le 19 décembre 2009 je vais fêter le 60ème anniversaire de mon adhésion au Parti Communiste.

Pour commencer je voudrais vous conter mes motivations.

De famille de gauche, ma mère juive et mon beau-père socialiste (de l’époque !!!), j’étais déjà préparée .Mais ont été décisives, les informations que nous avons eues sur le comportement héroïque des communistes dans les camps, entre des milliers d’autres, l’action de la toise à Buchenwald. (1).

De plus j’étais éblouie par le courage des Résistants et notamment Audin et Alleg.

A cela s’est ajouté le militantisme actif de la cellule de mon quartier à Nice, qui luttait notamment contre les expulsions de familles ouvrières de logements privés, car à l’époque un propriétaire pouvait expulser une famille avec un préavis de 3 mois sans autre forme de procès.

Donc le 19 décembre 1949 je me rends de moi-même à la section pour prendre ma première carte, une très grande fierté !

Comme je faisais mes études j’ai milité à la base : l’HD, les tracts et autres. En 1951 je me suis mariée à un communiste, étudiant aussi, et j’ai eu mon premier fils. Mon mari reçu à l’Agro nous sommes partis à Paris et j’avoue que je n’ai pas fait grand-chose, je prenais ma carte, préparais l’Agrégation et élevais le gamin. J’ai fait partie des cellules des Lycées où j’ai exercé, Reims, Metz, Nancy, Saumur.

En 1958 départ au Maroc où mon mari était nommé. D’abord à Fès où une cellule du PCF nous accueillit avec joie car il n’y avait pas grand’ monde !! Nous avons alors signé des deux mains la fameuse pétition pour l’Algérie indépendante, appelée les 481 (Français du Maroc) .Je ne vous dis pas l’accueil des commerçants de Fès, ville française, quand ils ont vu nos noms sur la liste ! Mais nous étions très fiers et nous avons fait face évidemment !

Sur ce mon mari est nommé à Casablanca où l’accueil en milieu marocain fut extraordinaire ! Mon mari Noël Décourt et son ami Guy Martin (qui fut secrétaire de Georges Marchais, une fois rentré en France) prirent la direction du mouvement des 481 à la demande du bureau politique du parti communiste marocain dont nous avons fait partie à partir de ce moment là. Dans la cave de notre maison (sous-sol confortable, je vous rassure, se cachaient deux algériens recherchés par l’OAS, avec ronéo, machine à écrire etc.

Comme tous les communistes marocains nous versions 11% de notre salaire au FLN pour faire face à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie.

Les femmes, nous militions au Secours Populaire, ce qui consistait surtout à collecter des médicaments auprès des médecins français pour soigner les blessés qui arrivaient d’Algérie. Je ne vous dis pas la tête qu’ils faisaient mais ils n’osaient pas refuser car nous les menacions de porter plainte sinon pour non assistance à personne en danger !!!

Nous étions invités aux réunions du parti marocain avec Ali Yata, Abdeslem Bourquia, Abdallah Layachi, Simon Lévy, Hadi Messouak, le médecin personnel de Mohammed V, et nous rendions les services qui nous étaient demandés avec fierté. Je me souviens en particulier de la grève de la faim en sit-in dans la cour de l’ambassade de France de Rabat pour la libération de Ben Bella.

En 1963 retour en France à Nancy et très vite notre divorce, dramatique comme tous les divorces, mais qui a fait de moi une femme libre de militer à ma guise. Je suis devenue rapidement secrétaire à l’orga du Comité de ville de Nancy, faisant fonction de première secrétaire car Jeannette Desroches, était très souvent absente à cause de graves séquelles de son internement au camp de Ravensbrück.

Ce fut une période de militantisme ardent et dur car à Nancy nous nous faisions presque lyncher en vendant nos 5 à 6 HD le dimanche matin.

Puis ce fut 1968. Au Lycée le proviseur m’avait demandé de prendre la grève en main car, me disait-il, avec une communiste il était sûr qu’il n’y aurait pas de débordements (incroyable mais vrai !).

En distribuant les tracts à la Générale Electrique nous avons fait adhérer le secrétaire de la CFDT au PC et nous avons eu droit à la 1ère page de l’Huma quotidienne !

Puis 1969, la campagne Duclos, nous faisions les 3×8 avec les tracts pour l’élection de Jacques Duclos. Pour pouvoir distribuer devant les usines fermées par une grille, j’allais demander la veille l’autorisation de rentrer avec les cars qui transportaient les ouvriers, accordée si je garantissais l’ordre, et je garantissais.

Sur ce la Fédé m’a demandé de devenir titulaire comme 1ère secrétaire du Comité de Ville mais a exigé pour cela –avec raison- que je fasse l’école d’un mois à Bobigny. Cela a été programmé pour 1969 et je devais ensuite « monter » au BF.

La vie en a décidé autrement car j’ai connu mon mari Jean-Claude Bernatets et en décembre nous nous sommes mariés pour que je puisse avoir mon changement pour Paris.

Là, j’ai été longtemps secrétaire à l’orga de la section Maison Blanche, puis trésorière du 13ème arrondissement

Enfin en 1980 nous sommes arrivés dans l’Aisne, et revenus à un militantisme de base. Je suis pour le 3ème mandat conseillère municipal de mon village Saint Aubin et je milite davantage à l’ANACR, association nationale des anciens combattants de la Résistance, membre aussi de France-Palestine et de l’UJFP, l’Union des Juifs pour la Paix, encore plus farouchement pro palestinien que les palestiniens eux-mêmes !!

Voilà, chers camarades, ma petite vie de femme, de mère de quatre garçons, fière d’appartenir à notre Parti même s’il n’est pas toujours hélas à la hauteur de nos exigences. Mais si l’on dit que le Parti c’est nous n’avons-nous pas une part de responsabilité dans cette dérive ?

  1. A Buchenwald les SS faisaient passer les déportés à la toise sous prétexte d’une visite médicale et avec un silencieux posé sur la nuque ils tiraient, déshabillaient les corps et les jetaient nus sur un charnier. La cellule du camp avec des papiers gras et des bouts de charbon avaient distribué des tracts dans les baraquements , expliquant cela et invitant les déportés à se mettre de côté et à faire semblant d’être tués et à se laisser tomber le plus mollement possible pour être dévêtus et jetés sur le dit charnier . La nuit les communistes venaient chercher les vivants, les rhabillaient et les remettaient dans leurs baraquements.

  2. Egalement, tant d’opérations pratiquées par les médecins communistes avec des boîtes de conserve passées à la flamme etc. etc.




Manif des Nexans à Chauny ( 13 novembre 2009)

13112009

Ce vendredi 13 novembre 2009, la section du PCF de Saint-Quentin manifestait à Chauny afin d'apporter son soutien aux 220 licenciés de Nexans et dénoncer la casse sociale du “leader mondial de l'industrie du câble” !

 

 

 

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Le conbat continu:Maxime Gremetz en débat face à la candidate UMP : Mardi 17 novembre à 20H- Creil

12112009

Jean-Paul Legrand Maire-Adjoint PCF de Creil a le plaisir de vous inviter

  • - Emploi et développement économique et industriel
  • - Santé, formation, logement
  • - Identité régionale : quelle Picardie demain ?

Les préoccupations des habitants au coeur du Premier grand débat politique dans le cadre de la préparation des élections régionales de mars 2010

Caroline Cayeux, maire UMP de Beauvais 

 Maxime Gremetz, député communiste d'Amiens

 à Creil Mardi 17 novembre 2009 20 heures

Cinéma Théâtre (au dessus du Lido) Rue Jules Michelet




STOP à la politique du gouvernement !

11112009

Fermetures d’usines, délocalisations, hausse du chômage, baisse des salaires, des retraites, dégradation de la protection sociale, casse des services publics, pénurie de logements… :

STOP à la politique du gouvernement !

Grève et manifestation des ouvriers de l’industrie, des cheminots, des enseignants, des postiers avec le soutien de millions d’usagers… :

ENSEMBLE, commencer à mettre le pouvoir sarkozyste en échec, maintenant !

 

Un rapport de force existe pour faire reculer le gouvernement et commencer à rompre avec la politique au service des plus riches. Ce n’est pas de l’optimisme, c’est un constat. Le pouvoir le fait aussi de son côté.

Tout ce qui a motivé la force des journées de grèves et de manifestations du début de l’année (3 millions dans les rues le 19 mars) est encore plus vrai.

600.000 chômeurs de plus cette année, une baisse des salaires pour ceux qui gardent leur emploi, même quand ils travaillent plus, 140 milliards d’euros de nouveaux déficits publics dont il veut nous faire payer la note : le bilan de Sarkozy est éloquent. C’est exactement le contraire de ses promesses.

La « crise » a bon dos. Elle sert de prétexte et de moyen pour aggraver encore les choix qui l’ont causée. Encore plus de casse des acquis sociaux, d’injustice sociale, de cadeaux au patronat qui délocalise, aux banques déjà renflouées à nos frais… C’est devenu évident pour le plus grand nombre.

On en passe.

Est-ce que tous les salariés, retraités, jeunes se résignent, font le choix de subir en attendant d’illusoires jours meilleurs, comme on commence à leur en promettre pour 2012 ?

Non, pas du tout, quoiqu’en disent les media à la botte ! Les luttes n’ont pas cessé de se multiplier, même cet été.

Le 22 octobre, 30.000 ouvriers, représentant leurs collègues de près de 200 usines de la métallurgie, de la chimie… du pays, ont défilé dans les rues de Paris pour montrer leur détermination à arrêter la politique qui accompagne la casse industrielle du pays.

Il n’est pas admissible que Renault ou PSA importent plus d’automobiles et de pièces des pays à bas salaires qu’ils n’en produisent en France. Il n’est pas acceptable que 65 milliards d’euros d’argent public soient distribués aux entreprises qui suivent ce type de stratégie, que le pays renonce à intervenir, notamment par la nationalisation et la formation, pour maintenir des filières d’excellence, répondant aux besoins.

Les agriculteurs n’acceptent pas de ne pas être rémunérés pour leur travail parce que l’UE dérégule les marchés, organise la concurrence avec des pays où, par exemple, il n’y a pas de protection sociale pour les saisonniers.

A France-Télécom, les salariés réagissent devant l’exploitation et le « management » par le harcèlement destiné à accélérer la casse de ce qui reste de service public et d’esprit de service public.

Les usagers en sont aussi directement victimes : est-ce normal que nous payions les communications sur les portables quatre fois leur prix pour combler des actionnaires?

A la SNCF, un tiers des agents (50% à Montparnasse) ont fait une première journée de grève le 20 octobre contre le projet de démantèlement du fret et d’éclatement de l’entreprise en vue de la privatisation.

Le même jour, les agents du pôle emploi ont fait grève à 50% pour exprimer leur exaspération devant la sape des moyens humains pour aider à la recherche d’emploi et à la formation, au moment même où le chômage explose.

On pourrait encore citer bien d’autres exemples de lutte.

 

La convergence des luttes, c’est bien ce que craint le gouvernement.

Il le montre en jonglant avec le calendrier, à la fois pressé par le Medef d’aller vite en besogne et méfiant devant le risque de coïncidence entre plusieurs grands mouvements.

La loi contre La Poste était initialement programmée pour le début de l’année. Elle a été reportée au deuxième semestre pour que la lutte ne se développe pas en même temps que les grandes journées de manifestation.

En décembre 2008 déjà, devant le début du mouvement lycéen, Darcos a préféré repousser d’un an le projet de loi contre le lycée, pour qu’il ne coïncide pas avec le mouvement étudiant. Voilà maintenant que Sarkozy cherche l’apaisement, reporte encore le projet et en atténue le contenu. Il ne faudrait pas que les lycéens rejoignent les postiers !

La loi Bachelot contre l’hôpital public a fédéré et fédère toujours presque toutes les catégories contre elle. Le gouvernement a réussi à la faire voter pendant les élections européennes qui ont servi de diversion.

Le deuxième volet de la « réforme » Fillon de 2003 (les 41, 42… annuités ) contre la retraite solidaire était prévu pour 2009. Il a été reporté sans mot dire à 2010.

L’année prochaine, les 35.000 nouvelles suppressions d’emploi dans la fonction publique programmée dans le budget 2010 attaqueront directement les services de l’Etat dont l’éducation nationale.

 

Les convergences de luttes ne se décrètent pas. Mais elles se construisent. Et c’est indispensable devant un tel programme.

 

Dans les semaines qui viennent, il se présente plusieurs dates consécutives dans le calendrier du mouvement social.

Les mouvements de lutte se développent à nouveau dans les hôpitaux contre l’application de la loi Bachelot,

par exemple contre la fermeture programmée de 180 services de chirurgie, les milliers de suppressions d’emplois dans les CHU, notamment à l’Assistance Publique- hôpitaux de Paris… 

Dans le 14ème, une bataille a lieu contre le démantèlement de l’hôpital Léopold Bellan, notamment de ses services pour les patients atteints de sclérose en plaques et de la maladie de Parkinson.

Les syndicats d’enseignants appellent à la grève nationale le 24 novembre. A peu près à la même date le mouvement des cheminots va reprendre.

Enfin, la bataille de La Poste ne cesse de prendre de l’ampleur.

Elle peut être le point de convergence et de rassemblement populaire qui mettent en échec le gouvernement.

 

Le 22 septembre, 100.000 postiers faisaient grève dans le pays. La veille, 50% des agents manifestaient leur rejet de la déstructuration des bureaux de poste parisiens.

Le 3 octobre, par centaines de milliers, les usagers ont montré leur volonté de s’opposer à la loi de privatisation.

Dans ce sens, nous prolongeons la mobilisation en faisant signer la pétition pour le retrait du projet de loi de transformation de la Poste en société anonyme et de mise en concurrence de toutes les activités postales au nom de l’UE.

 

A partir du 3 novembre, l’examen du projet de loi contre la Poste va débuter. De multiples mouvements locaux se poursuivent. Un mouvement général est en vue également pour la fin du mois.

 

 

Ces jours sont propices au développement de vastes convergences de luttes, permettant une ou plusieurs premières victoires.

 

C’est là que se situe la perspective d’une alternative politique maintenant, et non dans la préparation à « gauche » des candidatures aux élections présidentielles de 2012, dans 31 mois, dont, sans intervention populaire, on ne pourra rien attendre qu’une nouvelle alternance.  

Ensemble, faisons en sorte que le calendrier devienne favorable aux luttes pour arrêter le gouvernement et le Medef !

 

Communistes, nous plaçons nos propositions et nos initiatives au service de ces convergences de lutte, notamment dans l’immédiat la poursuite de la bataille pour le service public de La Poste.

REJOIGNEZ-NOUS ! <!–[




Netanyahou accueilli le 11 novembre à Paris : scandaleux!

11112009

Le 1er ministre israëlien Netanyahou sera reçu officiellement demain 11 novembre à Paris. jour où notre pays fêtera la fin de la guerre 14/18. Comme beaucoup d'autres, nous manifestons notre indignation devant ce symbole et ce nouvel appui politique du pouvoir sarkozyste à la politique de guerre et d'oppression de l'Etat d'Israël contre le peuple palestinien.
Ces derniers jours encore, Netanyahou a affirmé vouloir laisser continuer la colonisation de la Cis-Jordanie. Hier, 9 novembre, son armée a tiré contre les Palestiniens voulait dénoncer à la planète le mur de béton dans lequel l'Etat d'Israël les enferme en contravention avec tous les principes du droits international, toutes les résolutions de l'ONU. 
Aussi nous nous joignons au communiqué ci-dessous émanant  de plusieurs organisations qui se battent pour une paix juste et durable en Palestine et appellent à manifester.

 
Nicolas Sarkozy a choisi le 11 novembre, symbole de paix, pour accueillir à Paris un homme de guerre : le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Cette décision confirme la relation privilégiée que le président de la République entend développer avec l'Etat d'Israël.La politique de Nicolas Sarkozy marque une rupture néfaste en adoptant cette orientation déséquilibrée, qui prive la France de tout rôle actif au Proche-Orient. Cette politique est d'autant plus scandaleuse qu'Israël est aujourd'hui gouverné par la coalition la plus extrémiste de son histoire.

Netanyahou, c'est l'accélération de la colonisation illégale de la Cisjordanie. Netanyahou, c'est la mainmise sur Jérusalem. Netanyahou, c'est le refus des propositions de Barack Obama pour la reprise des négociations avec les Palestiniens. Netanyahou, c'est la poursuite du siège et le rejet – hier encore – de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies pour l'application du rapport Goldstone sur les crimes de guerre commis à Gaza.

Non, Netanyahou n'est pas le bienvenu à Paris. C'est pourquoi le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens appelle à manifester contre sa réception à l'Elysée.

A Paris, nous appelons à un Rassemblement mercredi 11 novembre à 17h30, aux Champs-Elysées, métro Franklin Roosevelt.

Application du droit international.

Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l'occupation israélienne :
- Halte à la coopération militaire France / Israël
- Suspension des accords d'association UE / Israël
- Des poursuites contre les criminels de guerre

Associations signataires : GUPS, AFD (Alliance for Freedom and Dignity), AFPS, Americans Against the War-France, CCIPPP, CMF, Collectif Faty Koumba, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, CVPR-PO, , Femmes Egalité, Femmes en Noir, Génération Palestine, MRAP, PSM, UJFP




Il s’en prend à la lauréate du Prix Goncourt au nom de la « cohésion nationale ». Aucune tolérance pour les dérapages calculés d’Eric Raoult (UMP).

11112009

 Dans les débats nauséabonds lancés par le gouvernement autour de la notion « d’identité nationale », le député UMP Eric Raoult trouve à déployer tous ses vices politiciens.

Instiller la haine, la haine de l’immigré, les bas instincts racistes, sans pouvoir être directement pris en faute, voire même en se parant des valeurs détournées de la République ou de la laïcité, voici ce qui devenu la spécialité de son populisme au service du pouvoir.

Dernière démonstration en date : la question écrite au ministre de la culture qu’il rend publique ce 10 novembre 2009.

Il y prend à partie la romancière Marie N’Diaye. Il lui reproche d’avoir affirmé dans une interview à la presse qu’elle trouvait « monstrueuse » la France de Sarkozy et « monstrueux » les ministres Besson et Hortefeux.

Raoult a vu dans ces tournures une occasion de remuer la boue comme il sait faire.

Il accuse donc Marie N’Diaye de ne pas respecter « la cohésion nationale et l’image de notre pays ». Il demande au ministre d’appeler la romancière à un prétendu « devoir de réserve » qui s’imposerait à elle depuis qu’elle a reçu le prix Goncourt, non sans ajouter qu’une « personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France (comme le mot est subtilement choisi !) se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions ».

S’en prendre à la liberté d’expression en insinuant qu’une personnalité française d’origine sénégalaise ne respecte pas l’identité nationale, la façon pour Raoult de faire d’une pierre deux coups.

Dans le même registre, Raoult a été dernièrement l’un des initiateurs de la mission parlementaire sur le port de la « Burqa » dont il est maintenant le rapporteur à l’Assemblée.

Face à ces dérapages calculés, il n’y a aucune place pour la naïveté, la tolérance et encore moins pour la complaisance.

Il n’y a pas à rentrer dans les débats douteux vers lesquels Raoult, Besson ou Hortefeux tentent de détourner l’attention et la colère sociale.

On ne doit que dénoncer leurs intentions et leur politique avec la plus grande fermeté.




Vive le PCF/ Mur de Berlin : capitalisme en quête de légitimation

9112009

Célébration de la destruction du Mur de Berlin : le capitalisme en crise à la recherche de légitimation

Quel matraquage ! Depuis des semaines, on n’entend plus parler que de ça dans les postes. Autant ils avaient été assez discrets, il y a dix ans pour commémorer le 10ème anniversaire, autant les dirigeants politiques et les media sont prolixes et dépensiers pour célébrer le 20ème anniversaire de la destruction du Mur de Berlin. Jusqu’à M. Delanoë qui avance les éclairages de Noël sur les Champs Elysées avant que Mme Merkel soit invitée aux fêtes du 11 novembre par Sarkozy.

Communistes, nous sommes bien les derniers à nous désintéresser de ces événements et de leur signification. Pourquoi et comment le pouvoir soviétique de Gorbatchev a-t-il organisé la fin des expériences socialistes issues de la Révolution d’octobre 1917 ? Pourquoi et comment, entre autres, a-t-il laissé tomber la RDA, orchestré la chute du Mur de Berlin et permis l’incorporation de la RDA dans l’Allemagne capitaliste ?

Aujourd’hui, les media s’efforcent de tout mélanger.

En 1989, cela faisait déjà longtemps que les communistes, à l’est et à l’ouest, en particulier les communistes français, avaient engagé l’analyse critique du socialisme à l’est, qu’ils avaient commencé à faire la part des choses entre :

la postérité féconde de la révolution de 1917 pour le mouvement révolutionnaire de tous les pays, le rôle décisif de l’URSS et des peuples soviétiques dans la victoire contre le fascisme, le point d’appui jusqu’au bout que le « camp socialiste » a représenté dans la lutte des classes mondiale contre l’impérialisme, pour les travailleurs des pays capitalistes, pour les peuples opprimés (pensons à la décolonisation…)

les acquis nombreux, réels, en URSS et dans les pays de l’est, pour les travailleurs et la population

les erreurs, les déformations du socialisme qui ont conduit à des épisodes tragiques de leur histoire.

les dysfonctionnements durables d’un système que nous avons soutenu jusqu’au bout parce qu’il pouvait être réformé dans un sens socialiste.

Nous continuons à analyser cette expérience. Sans tabou ! Dans le « bilan », les éléments négatifs n’annulent pas les éléments positifs et vice versa.

Sans accepter les jugements de ceux qui crachent dans la soupe, de ceux qui sont passés du jour au lendemain, de dirigeants « communistes » à dirigeants des nouveaux régimes capitalistes. Ils sont une illustration du problème.

Nous continuons à analyser cette expérience parce que c’est une nécessité dans la poursuite de notre combat de tous les jours pour la justice sociale, contre le capitalisme, pour le socialisme. Parce que nous sommes et restons marxistes et communistes !

Aujourd’hui, nous constatons que le capitalisme ne cesse pas d’avoir besoin d’exorciser le seul système qui lui a tenu tête au 20ème siècle pour essayer de retrouver une légitimité.

Combien de millions de chômeurs en plus depuis le début de la « crise » ?

Le capitalisme la fait payer très cher, sa « crise », aux peuples. Depuis que sa domination est unilatérale sur le monde, que de reculs pour le plus grand nombre des salariés, retraités, jeunes de France, en termes d’accès aux soins, à l’éducation, aux services publics, aux vacances, à la culture, en terme de niveau de vie, d’assurance pour son avenir et celui de sa famille !

Sécurité, emploi, logement, éducation… tout ce qui était garanti par exemple en RDA…

L’Union européenne a été fondée en 1957 à l’instigation des USA dans l’intérêt des multinationales et dans l’hostilité pays socialistes. Elle est devenue depuis 1989/91 un relais zélé de la mondialisation capitaliste, une machine à broyer systématiquement les acquis sociaux et démocratiques des pays membres.

L’élargissement de l’UE à l’Europe de l’est a été le moyen d’établir une concurrence libre et soi-disant « non faussée » avec des travailleurs qualifiés mais sous-payés, tirant l’ensemble des salaires et droits sociaux vers le bas. Pour les pays de l’est, l’élargissement s’est fait sur la base de la destruction de quasiment tout leur appareil productif et leur système social antérieur. Bravo à « l’unification » de l’Europe sous le joug de la finance capitaliste !

C’est cette réalité que les Sarkozy, Merkel, Clinton… veulent masquer sous un feu d’artifices, cette réalité qui a conduit 55% des Français à voter contre le projet de « constitution européenne » en 2005, 65% des électeurs des pays de l’UE ont refusé de voter aux dernières élections européennes, malgré l’engagement et les pressions de la quasi-totalité des politiciens.

Car en termes de démocratie politique, de choix entre blanc bonnet et bonnet blanc dans les pays capitalistes « libres », il y aurait beaucoup à dire et à relativiser.

La destruction d’un mur coupant une ville en deux est évidemment un symbole fort.

Mais combien de nouveaux murs depuis 1989, matérialisation des dominations capitalistes et impérialistes? 18.000 kilomètres ! entre les Etats-Unis et le Mexique, en Palestine occupée, etc…

L’anticommunisme, primaire ou non, se déchaîne aujourd’hui, du côté de ceux qui exploitent les travailleurs. Travailleurs, jeunes, retraités : adhérez au PCF !




Appel pour une liste unitaire de large rassemblement présentée par le PCF au 1er tour

8112009

PROPOSITION DE LA SECTION DU PCF DE SAINT QUENTIN POUR LA CONFERENCE REGIONALE

ADOPTE A LA MAJORITE PAR LES COMMUNISTES REUNIS

LORS DE LEUR ASSEMBLEE GENERALE

LE 29 OCTOBRE 2009 A LA BOURSE DU TRAVAIL

Elections régionales de 2010 en Picardie

En 2004 aux élections régionales, les militants du PCF ont décidé démocratiquement de présenter une liste communiste de large rassemblement conduite par Maxime Gremetz. Cette liste a recueilli 10.86% au premier tour, le score le plus élevé réalisé par les communistes sur l’ensemble du territoire national. Ce succès est le fruit du travail des communistes de Picardie qui, à travers leur combat quotidien, ont fait la démonstration de l’efficacité de leur action.

Nous sommes convaincus qu’un tel succès peut être réitéré lors des élections régionales de 2010. Toutefois, cela n’est envisageable qu’à une condition : que tous les communistes de Picardie, sans exclusive, s’unissent autour d’un projet faisant la démonstration à travers des propositions concrètes et immédiatement applicables qu’il est possible, même à l’échelon régional, de combattre le capitalisme. D’autant que la déception est grande face aux renoncements de la majorité sortante qui s’est, pour l’essentiel, contentée d’accompagner une crise du système libéral qui frappe notre région avec une immense violence.

C’est la raison pour laquelle nous appelons tous ceux qui, comme nous, sont déterminés à ce qu’une liste de large rassemblement conduite par Maxime GREMETZsoit présente au premier tour des élections régionales en 2010 en Picardie à se mobiliser pour que, le 14 novembre prochain à l’occasion de la réunion des instances régionales du PCF, prévale la seule orientation utile : le rassemblement unitaire de tous les communistes en Picardie.

Unité des communistes, main tendue à tous les progressistes, mobilisation générale avec une liste de combat à gauche présentée par le PCF, tel est notre engagement, telle est notre détermination pour les prochaines élections régionales.

 

 




Belle leçon

8112009

Le sketch est dit sur un ton humoristique mais,  en l'écoutant bien attentivement,sa signification est tout ce qu'il y a de plus clair!
C'est en effet une bonne leçon faite aux Besson, zarkozy ect…… 

 

Et pour le plaisir




Henri ALLEG sur France 3, lundi 9 novembre à 22h50

6112009

 L'émission de France 3 “Ce soir ou jamais” sera consacrée, sans originalité, lundi 9 novembre à partir de 22h50 à la “chute du Mur de Berlin”.

Plus ou moins mal entouré par Elie Barnavi, Emmanuel Todd, Jacques Rupnik, Roland Dumas, notre camarade Henri Alleg est invité et pourra apporter un contre-poison à la caricature de l'histoire, à l'anticommunisme primaire, au matraquage idéologique ambiant au service d'un capitalisme et d'une UE à son service en mal de légitimation.

Henri Alleg (Londres, 1921). Pseudonyme de Harry Salem.

 En 1940, il s'installe en Algérie et milite au sein du Parti Communiste Algérien. En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain. Il entre dans la clandestinité en 1955, date d'interdiction de son journal en Algérie. Il continue cependant à transmettre des articles en France dont certains seront publiés par l'Humanité.

 Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10eme D. P. au domicile de Maurice Audin, son ami arrêté la veille et qui sera torturé à mort. Henri Alleg est séquestré un mois à El-Biar où il est torturé et subit un interrogatoire mené après une injection de penthotal. Il est ensuite transféré au camp de Lodi où il reste un mois puis à Barberousse, la prison civile d'Alger.

C'est là qu'il écrira La Question, dissimulant les pages écrites et les transmettant à ses avocats. Dans La Question, il raconte sa période de détention et les sévices qu'il y a subi, en pleine guerre d'Algérie. Tout d'abord publié en France aux Éditions de Minuit, l'ouvrage est immédiatement interdit en mars 1958. Nils Andersson le réédite en Suisse, quatorze jours après l'interdiction (Lausanne, La Cité, 1958).

Malgré son interdiction en France, ce livre a considérablement contribué à révéler la pratique de la torture en Algérie.

Trois ans après son arrestation, Henri Alleg est inculpé d'« atteinte à la sûreté extérieure de l'État » et de « reconstitution de ligue dissoute » et condamné à dix ans de prison. Transféré en France, il est incarcéré à la prison de Rennes. Profitant d'un séjour dans un hôpital, il en profite pour s'évader. Aidé par des militants communistes, il rejoindra la Tchécoslovaquie.

Il revient en France après les Accords d'Évian puis en Algérie où il participe à la renaissance du journal Alger républicain.

Bibliographie (extrait) :
* La Question (Minuit, 1958).
* Prisonniers de guerre (Minuit, 1961).
* Victorieuse Cuba. De la guérilla au socialisme (Minuit, 1963).
* Les Problèmes du Tiers-monde (Institut Maurice Thorez, 1969).
* La Guerre d'Algérie (Temps actuels, 1981).
* La Guerre d”Algérie 2. Des promesses de la paix à la guerre ouverte (Temps actuels, 1981).
* La Guerre d'Algérie 3. Des complots du 13 mai à l”indépendance. Un État vient au monde (Temps actuels, 1981).
* Étoile rouge et croissant vert (Temps actuels, 1983).
* S.O.S. America (Messidor / Temps actuels, 1985).
* La Grande aventure d’Alger républicain, Henri Alleg, Boualem Khalfa, Abdelhamid Benzine (Messidor, 1987).
* L’U.R.S.S. et les juifs (Messidor, 1989).
* Requiem pour l’oncle Sam (Messidor, 1991).
* Le Siècle du Dragon. Un reportage et quelques réflexions sur la Chine d’aujourd’hui et (peut-être) de demain (Le Temps des cerises, 1994).
* Un grand bond en arrière. Reportage dans une Russie de ruines et d’espérance (Le Temps des cerises, 1997).
* Quarante ans après la guerre d’Algérie. Retour sur La Question, entretien avec Gilles Martin (Le Temps des cerises / Aden, 2001).
* Mémoire algérienne. Souvenirs de luttes et d’espérances (Stock, 2005).




Identité Nationale:Jusqu’où Eric Besson va-t-il couvrir notre pays de honte ?

6112009

Pour masquer l’échec de sa politique, Nicolas Sarkozy a décidé de faire une nouvelle fois monter en ligne son petit ministre des sales besognes, pour cette fois redéfinir « ce que c’est qu’être français ? ». Un colloque de synthèse aurait lieu en février sur le sujet !

On croît rêver, mais c’est plutôt un cauchemar.

Peut-être le ministre espère-t-il y décréter ce qui distinguera les « bons » des « mauvais » Français. C’est inacceptable, c’est le retour du pétainisme le plus nauséabond.

En renvoyant, vers une mort probable, 3 Afghans dans leur pays en guerre, Eric Besson vient déjà de piétiner l’une des traditions fondatrices de notre République, le droit d’asile.

Ira-t-il jusqu’à inventer le livret du bon français, délivré en Préfecture par le ministère de l’Identité nationale ? A quand les meetings de l’UMP où l’on entonnera « Maréchal nous voilà ! » ?

Les propos du ministre sont scandaleux. Ils sont indignes de la France et de ses valeurs républicaines d’Egalité, de Liberté et de Fraternité.

La limite du supportable est dépassée. Tous les démocrates doivent s’unir d’urgence pour faire stopper cette inquiétante dérive.




VERMANDOIS (02) Les éboueurs attachés à leurs étrennes

6112009

VERMANDOIS (02) Les éboueurs attachés à leurs étrennes

Opposés à l'interdit des élus de la communauté, les éboueurs veulent continuer à vendre leurs calendriers. La création d'une section CGT semble à l'origine de cette histoire.

L'interdiction de la distribution des calendriers des éboueurs (Le Courrier picard du 16 octobre) fait réagir. L'affaire stupéfie par exemple le président de la caisse de l'amicale des pompiers de Saint-Quentin, attaché à cette tradition qui maintient aussi des liens avec la population. Rappelons que dans une lettre datée de mardi et adressée aux agents du service déchets ménagers de la communauté (53 villages des cantons de Le Catelet, Bohain et Vermand), le vice-président Francis Passet parle de « vente illégale » des calendriers. L'argument est balayé d'un revers de la main par le cégétiste Georges Varenne aux côtés hier soir à Bohain de trois éboueurs, en compagnie d'Yvon Brin, responsable de la coordination départementale de la fonction publique territoriale. « Les calendriers se font partout. J'aimerais bien savoir en quoi cela serait illégal. Pourquoi ne pas interdire les pourboires chez le coiffeur et la quête à la messe ? » ironise Georges Varenne.

Les_eboueurs_attaches_a_leurs_etrennes_reference

(Deux employés du service nettoiement montent au créneau.

Ils tiennent à la vente de leurs calendriers.)

 

Des élections « oubliées »

Dans un premier temps, les éboueurs ont respecté la décision injuste à leurs yeux, mais entendent bien redistribuer les calendriers à travers les cantons dès lundi. Ce week-end, la CGT va adresser un mail à chaque maire pour connaître sa position : du président de la communauté, le maire UMP de Bellicourt Marcel Leclère, au maire communiste de Lehaucourt Raymond Froment, en passant par le socialiste de Prémont, Michel Collet. Selon la tradition dans le Vermandois, les éboueurs ont commandé en mai dernier les calendriers et doivent les payer eux-mêmes en décembre.

Autant dire qu'ils ne tiennent pas à les garder sur les bras d'ici les fêtes de fin d'année. Et évidemment la vente en porte-à-porte, sans forcer les usagers bien entendu, met un peu de beurre dans les épinards. « Les années précédentes, ça me rapporte 600 à 700 euros. C'est très important pour moi, pour payer les jouets de mes enfants et ça m'aide pour mon chauffage », indique un chauffeur rémunéré 1 300 € net, prime comprise, après dix ans d'ancienneté.

Un collègue éboueur auxiliaire, sous contrat renouvelé depuis douze ans, perçoit autour de 1000 € net. Au-delà de cette interdiction « qui crée de la zizanie entre les éboueurs », Georges Varenne et Yvon Brin débusquent un autre contentieux avec le président Marcel Leclère. « Le bât blesse depuis qu'une section CGT a été créée en avril. Le président, pourtant un ancien député suppléant, a oublié les élections du comité technique paritaire en novembre 2008. On a fait intervenir le préfet pour des élections fixées au 5 novembre », éclaire Georges Varenne. Et Yvon Brin de préciser : « On est intervenus pour d'autres problèmes aux espaces verts et pour le personnel des musées… »

NICOLAS TOTET




Résultats 2004 des élections régionales en Picardie,83 282 voix au 1er tour pour la liste du PCF conduite par M.Gremetz

4112009

En picardie : 83 282 voix, au 1er tour , pour la liste du PCF  “Colère et Espoir”conduite par M.Gremetz en 2004

Elections Européennes de 2009 en Picardie : 30396 voix pour la liste “Front de Gauche”

Même s'il faut reconnaître que ces deux élections ne sont pas complétement comparables, quand même plus de 50 000 voix d'écart…

Scrutin du 28 mars 2004
PICARDIE

Nombre de conseillers régionaux : 57
Les départements de la région:
Choisissez un département : 02 - AISNE 60 - OISE 80 - SOMME
Nombre % inscrits
  Inscrits 1 279 001 100,00%
  Abstention 414 264 32,39%
  Votants 864 737 67,61%
Nombre % votants
  Blancs Nuls 29 698 3,43%
  Exprimés 835 039 96,57%

Liste conduite par Nuance Voix % exprimés Sièges
 M. Michel  GUINIOT LFN 155 858 18,66% 8
 M. Claude  GEWERC LGA 379 663 45,47% 34
 M. Gilles  ROBIEN DE LDR 299 518 35,87% 15


Dimanche 21 mars 2004
PICARDIE

Nombre % inscrits
  Inscrits 1 279 094 100,00%
  Abstention 469 385 36,70%
  Votants 809 709 63,30%
Nombre % votants
  Blancs Nuls 42 729 5,28%
  Exprimés 766 980 94,72%

Liste conduite par Nuance Voix % exprimés Sièges
 M. Michel  GUINIOT LFN 175 940 22,94% 0
 M. Claude  GEWERC LGA 210 338 27,42% 0
 M. Roland  SZPIRKO LXG 49 995 6,52% 0
 M. Maxime  GREMETZ LGA 83 282 10,86% 0
 M. Gilles  ROBIEN DE LDR 247 425 32,26% 0
Le résultat des élections 1998 dans la région