SARKOZY BATTU. ET MAINTENANT? Augmenter les salaires

19052012


Augmenter les salaires

 

Le 6 mai dernier, une majorité d’électeurs a décidé de changer de Président de La République en élisant François Hollande. Les communistes, qui ont contribué à la défaite de ce représentant de « la droite décomplexée », s’en félicitent. Il faut maintenant que ce changement se voit dans notre vie de tous les jours.

 

Après cinq années d’austérité renforcée, l’urgence c’est maintenant d’augmenter les salaires: le SMIC mais aussi tous les salaires avec le rétablissement de l’échelle mobile des salaires.

 

C’EST NECESSAIRE

C’est une nécessité pour tous les salariés. Voilà maintenant des années que l’augmentation des salaires se situe en dessous de l’inflation.

Aujourd’hui de nombreuses familles ne « bouclent » leur budget qu’en rognant sur des dépenses essentielles: loisirs, culture, alimentation, voire même les dépenses de santé.

On ne vit pas pour travailler, on travaille pour vivre. Et les besoins à satisfaire sont immenses.

 

C’est une nécessité pour tous. L’augmentation des salaires, c’est aussi des rentrées plus importantes de cotisations sociales: une sécurité sociale qui rembourse mieux, la possibilité de revenir tout de suite au départ à la retraite dès 60 ans sans décote avec 37,5 années de cotisations ….

C’est aussi des rentrées fiscales plus importantes. Avec les moyens pour l’Etat d’une véritable politique de progrès, de ré-industrialisation, de développement des services publics ..

 

C’est une nécessité économique. Satisfaire les besoins, c’est aussi produire ce dont nous avons besoin. Et de créer des emplois pour cela!

 

C’EST POSSIBLE

Contrairement à ce que nous serinent tous ceux qui, de la droite au parti socialiste, veulent nous imposer la « réduction du coût du travail » (en clair, moins de cotisations pour les patrons, davantage d’austérité pour les salariés et leurs familles), c’est possible à condition d’avoir le courage de contester la toute puissance des marchés financiers.

 

C’est notamment le cas en Europe où l’euro et les règles qui l’accompagnent ont justement été créées contre l’intérêt des salariés et des peuples.

Comme en Allemagne, pays présenté comme modèle alors que le nombre de « travailleurs pauvres » y a explosé pour que leurs patrons puissent exporter à bas prix vers les pays voisins – dont la France.

 

Plutôt que de tenter de renégocier des traités européens inamendables, n’est-il pas temps de taper du poing sur la table? Et d’affirmer le droit pour notre pays de mener la politique salariale, industrielle, commerciale et agricole qu’il décide … quitte à sortir de l’euro?

 

C’EST AUX SALARIES DE JOUER.

Faut-il attendre pour cela une volonté politique qui, en l’état actuel, ne viendra ni de la droite évidemment, ni du parti socialiste?

 Non, les salariés n’ont jamais rien gagné que ce qu’ils avaient obtenu par eux-mêmes. A chaque fois, c’est contre le grand patronat et les puissances financières qu’ils ont dû arracher, une à une, chacune de leurs conquêtes sociales.

 

Et il y a besoin pour cela d’un parti communiste fort, influent, déterminé à faire bouger toutes les lignes politiques actuelles plutôt que s’en accommoder.

 

Le changement cela doit être pour nous. C’est à nous, maintenant, de le construire.




PARTOUT EN FRANCE,Faisons reculer les idées du Front national

18052012

PARTOUT EN FRANCE

Faisons reculer les idées du Front national

Le premier tour de l’élection présidentielle a vu la progression dangereuse du score du Front national. Dangereuse parce que la droite n’hésite plus à reprendre ses thèses. Dangereuse parce que certains candidats n’hésitent plus à s’en servir pour s’offrir « une belle promotion médiatique ». Quitte à le faire encore progresser…

Ce qui fait progresser le Front national, c’est avant tout le manque de perspectives claires et le rejet des partis qui apparaissent comme « établis ».

Et c’est particulièrement le cas dans toutes les circonscriptions frappées par la crise: chômage massif, pauvreté, pénurie de logements. A un point tel qu’on ne voit plus comment s’en sortir.

Marseille, Toulon, Hénin-Beaumont n’ont pas besoin 

de « sauveur suprême » mais d’une perspective politique claire.

Comment ces idées ne progresseraient-elles pas alors même que les comportements politiciens locaux se multiplient à droite comme à gauche: détournements de fonds publics, compromissions électorales, parachutages? Alors, qu’au bout du compte, élection après élection, rien ne change.

Changer de pratiques politiques.

==> Changer de pratiques politiques, c’est avoir le courage de dire d’où viennent les difficultés subies et comment les surmonter.

Peut-on ainsi multiplier les promesses sans dire NON au  pouvoir de l’argent-roi.? Celui qui, aux noms de la construction européenne et de l’Euro, pousse les salaires à la baisse, favorise la spéculation immobilière, détruit notre système de santé, repousse l’âge de la retraite et exige le remboursement d’une dette qu’il a artificiellement créée?

==> Changer de pratiques politiques, c’est avoir le courage d’affirmer que le rejet de l’autre non seulement ne réglera rien mais aggravera davantage encore nos problèmes. C’est bien d’ailleurs le rôle que s’est assigné le Front national: diviser entre eux Français et étrangers, femmes et hommes, salariés des secteurs privé et public pour mieux les désarmer. N’est-il pas évident que les seules catégories sociales que la milliardaire Le Pen   »laisse tranquilles » ce sont les grandes fortunes?

La nécessité d’un parti communiste fort, influent, courageux.

Et il y a besoin pour cela d’une force politique différente des autres.

Une force politique qui préfère s’adresser aux citoyens, défendre leurs intérêts en toutes circonstances plutôt que d’oublier ses valeurs au profit d’accords politiciens.

Une force politique forte de dizaines de milliers de militants qui, quotidiennement, vivent les mêmes difficultés que ceux à qui ils s’adressent – leurs collègues de travail, leurs concitoyens – et les invitent à agir avec eux plutôt que de venir « d’en haut » leur donner des leçons.




LRetrait des candidatures PCF: Version longue de notre déclaration pour le tract et notre fête des Libertés du DIMANCHE 8 JUILLET 2012

16052012
PCF SAINT QUENTIN

FETE DES LIBERTES 2012

Pour les communistes de la section du PCF Saint-Quentin, il faut lutter sans attendre !

Les communistes du Saint-Quentinois se sont réunis en assemblée générale mardi 15 mai 2012.

Camarades des quartiers et des entreprises, nous avons analysé les résultats des élections présidentielles.

Nous nous félicitons de la sanction infligée à Sarkozy et à son gouvernement, notamment au désormais ex-ministre du chômage, Xavier Bertrand, mis largement en minorité à Saint-Quentin. Notre action incessante y a contribué pour beaucoup.

Mais nous ne pouvons aussi que constater que François Hollande est élu sur un programme de poursuite de l’austérité sous l’égide de l’UE, que le système a réussi à détourner la colère populaire, notamment dans l’Aisne, vers l’extrême-droite.

Pour nous, il n’y aucun répit à laisser au nouveau pouvoir en cours de constitution, au Medef, aux forces capitalistes. L’heure est à la lutte sans attendre.

Un rapport de force considérable s’est manifesté depuis des années contre la politique du capital. Dans les conditions politiques nouvelles, nous voulons mettre tout en œuvre pour le concrétiser en victoires pour la classe ouvrière.

10 millions de personnes pour la défense de la retraite à 60 ans : gagnons l’abrogation de la loi Woerth, le retour aux 37,5 annuités, la fin des exonérations de cotisations patronales.

3 millions de personnes contre la transformation de La Poste en SA, contre la dégradation du service public, contre la concurrence « européenne », gagnons la reconquête de l’entreprise nationale, du monopole public.

Idem pour l’hôpital public, le logement social etc.

Nous avons l’intention de prendre tous les nouveaux élus sur leurs contradictions, leur hypocrisie.

Nous entendons ce que nous disent nos camarades du Parti communiste grec (KKE), comment on tente de tromper leur peuple avec une « gauche » du moindre mal qui amène au pire, pendant que l’on fait monter le fascisme.

C’est dans ce contexte et cet état d’esprit que nous abordons de façon offensive les trois semaines de campagne des élections législatives.

A Saint-Quentin, il faut parachever la défaite de Xavier Bertrand, il faut faire reculer l’extrême-droite en dénonçant au fond sa démagogie « sociale ».

Le Front de gauche, la direction de la fédération du PCF de l’Aisne ont décidé de se soumettre à des accords politiciens nationaux plutôt que de respecter la souveraineté des communistes et les statuts du PCF. C’est lamentable.

La situation nationale est si grave pour l’avenir du PCF et du pays. Ces irresponsables, pour des raisons que nous n’osons même pas imaginer,  choisissent d’effacer le Parti de la classe ouvrière, le Parti de la Résistance et des fusillés derrière un opportuniste comme Jean-Luc Mélenchon, que personne n’a jamais pris pour un révolutionnaire, même de loin, en 30 ans au Sénat ou sous le gouvernement Jospin.

En ce qui nous concerne, nous prenons nos responsabilités de militants et responsables communistes conséquents. Nous faisons le choix de préparer la riposte populaire de la façon la plus efficace.

Dans la confusion de la campagne électorale, aggravée par les prétentions laissées au FN, nous décidons de retirer nos candidatures aux législatives

Nous confions à Corinne Bécourt et Olivier Tournay le rôle de porte-parole et d’organisateurs de notre action communiste dans les luttes, pour faire monter dans la circonscription l’oppositions à la politique du capital d’où qu’elle vienne.  Des législatives nous n’attendons que la défaite de Xavier Bertrand et le recul du FN.

Corinne et Olivier, candidats ou non, animeront notre action dans ce sens.

Quand certains veulent se cacher derrière des opportunistes pour on ne sait quel avantage politicien, nous sommes fiers d’être communistes, héritiers de la lute de nos anciens, de leur sacrifice si souvent, branchés sur la lutte des travailleurs, la colère de ceux qui souffrent.

Venez vous battre avec nous ! Adhérez à la section du PCF Saint-Quentin ! Vive le PCF !

 




Les Communistes de la circonscription de Saint-Quentin réunis en Assemblée générale ce mardi 15 mai 2012 prennent leurs responsabilités.

16052012

Parti Communiste Français

Section de Saint-Quentin – 22, rue de la Pomme Rouge – 02100 Saint-Quentin

 

Les Communistes de la circonscription de Saint-Quentin  réunis en Assemblée générale ce mardi 15 mai 2012 prennent leurs responsabilités.

 

- Après la dure sanction infligée à N Sarkozy et son gouvernement lors de la Présidentielle, notamment à Saint-Quentin.

- Devant le risque du Front National et la multiplication des candidatures qui sont de nature à compromettre notre objectif de battre Xavier Bertrand, ministre du chômage de Sarkozy

- Devant l’obstination de la Direction de la Fédération de l’Aisne du PCF de maintenir contre l’avis majoritaire des Communistes du Saint-Quentinois, un candidat pour le Front de Gauche, poursuivant ainsi le choix de la division.

Sur la proposition de la Direction de Section de Saint-Quentin du PCF, les Communistes ont décidé de ne pas présenter les candidatures de nos camarades Corinne BECOURT, Membre du Conseil National du PCF et d’Oliver TOURNAY, conseiller Municipal PCF à Saint-Quentin à l’élection législative des 10 et 17 juin 2012.

 

Ce retrait de ces candidatures n’enlèvent en rien la position majoritaire des Communistes de Saint-Quentin profondément attachés aux valeurs du PCF et refusant son effacement dans la stratégie du Front de Gauche. Nous faisons le choix de préparer la riposte populaire de la façon la plus efficace.

 

Notre histoire, celle de nos anciens, l’histoire du parti des fusillés, celle de la Section de Saint-Quentin du Parti Communiste Français, est encrée dans nos combats.

Pendant cette campagne, mais aussi après, les Communistes se mobiliseront pour battre la droite et l’extrême droite et préparer la riposte.

 

 

Avec l’Europe du Capital, les mauvais coups vont continuer à pleuvoir sur les peuples et vont s’aggraver;  la situation de la Grèce où le peuple crie famine ainsi que dans d’autres pays d’Europe nous donne une vision de ce qu’il risque d’arriver en France si le peuple ne réagit pas et si l’on ne parvient pas à obliger le pouvoir à une autre construction Européenne.

Aucun plan d’austérité ne peut être acceptable. C’est au Capital, aux marchés financiers, au patronat, aux banquiers de payer la crise. Refusons la ratification du nouveau traité Européen.

 

 

Le combat contre le FN se fait sur le terrain politique en rendant une perspective au peuple; pour cela, il y a besoin de s’organiser dans les luttes pendant et après les élections. C’est ce que nous avons toujours fait et c’est ce que nous continuerons à faire.

 

Nous confions à Corinne Bécourt et Olivier Tournay le rôle de porte-parole et d’organisateurs de notre action communiste dans les luttes, pour faire monter dans la circonscription l’opposition à la politique du Capital d’où qu’elle vienne. Corinne et Olivier, candidats ou non, animeront notre action dans ce sens.

Quand certains veulent se cacher derrière des opportunistes pour on ne sait quel avantage politicien, nous sommes fiers d’être communistes, héritiers de la lutte de nos anciens, de leurs sacrifices, au service de la lutte des travailleurs et de la colère de ceux qui souffrent.

Venez en débattre avec nous ! Adhérez à la section du PCF Saint-Quentin ! Vive le PCF




Conseil National du PCF du 11 Mai 2012 -Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

14052012


Conseil National du PCF du 11 Mai 2012 -Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris dans Conseil National du PCF claudefainzang-125x150Conseil National du PCF du 11 Mai 2012 -
Intervention de Claude FAINZANG, fédération de Paris

Cette campagne des élections présidentielles a vérifié que le Front de gauche représente bien le choix de l’effacement du Parti, un choix, je le rappelle, décidé sans les communistes, sans congrès.

 

Le sigle PCF a disparu du matériel de campagne, ou alors il reste en tout petit. Idem pour les législatives, bien que ce soit les communistes qui payent.

Qui rédigent les tracts ? Il n’y a presque jamais les positions communistes.

 

Il est déjà annoncé qu’il n’y aura pas de groupe communiste à l’Assemblée mais un groupe « Front de gauche ».

 

La vie du Parti est suspendue au Front de gauche. Il n’y a pratiquement plus de réunion de cellule, même de section.

 

Mélenchon et ses amis ont pris presque toute la place dans les médias.

 

Mélenchon ne s’y est d’ailleurs pas gêné pour puiser, dans les mots, dans nos fondamentaux abandonnés par notre direction, pour jouer au révolutionnaire [institutionnel !].

 

Mais les positions de rupture que le PCF devrait porter sont absentes. C’est grave alors que d’importantes luttes sont à venir et à préparer avec l’élection de Hollande et la poursuite annoncée de l’austérité.

 

Par exemple, nous devrions être le parti qui défend le rétablissement de l’échelle mobile des salaires, qui continue le combat pour la retraite à 60 ans en reprenant le mot d’ordre du retour aux 37,5 annuités. Comment rassembler sur cette question en ignorant la question des annuités et du financement par la cotisation sociale ?

Après les abandons des années de gauche plurielle, il faudrait enfin rectifier le tir : exiger la renationalisation intégrale des grands services publics et le rétablissement des monopoles publics nationaux (EDF, GDF…). Cette bataille est d’autant plus importante devant le dépeçage planifié de la SNCF.

 

C’est sur la réponse à de tels enjeux que doit s’envisager la participation gouvernementale et/ou le soutien à une majorité dominée par la social-démocratie.

Le calendrier retenu par le rapport [le CN n’a même pas été invité à le ratifier !] fait le choix de la précipitation. Les communistes seront de fait privés de la décision. Le 18 et le 19 juin, ils seront peut-être consultés, mais sans vote national.

Mais c’est maintenant au plus tard, après l’annulation du congrès, que devrait être mis en débat le contenu et les conditions, en lien avec le développement du mouvement populaire, d’une éventuelle participation !

 

Pour ma part, c’est non, nous ne pouvons pas aller avec le PS ! Ses choix ne vont pas dans le sens des intérêts populaires.

 

La question du logement social l’illustre entre autres. Dans mon secteur, le député sortant est Daniel Vaillant, ancien ministre PS de l’intérieur. Les représentants des 107 amicales de locataires CNL du 19èmearrondissement ont demandé à être reçues pour lui exposer leurs exigences, notamment : le blocage des loyers, y compris dans le logement social, l’abrogation de la loi Boutin et du décret de 2008 sur les surloyers, le relèvement des plafonds de ressources pour l’entrée en HLM, la TVA à 5,5% sur les produits énergétiques et le chauffage, la baisse des tarifs du gaz et de l’électricité, le relèvement de 25% de l’APL, la hausse du budget du logement à 2% du PIB.

 

Daniel Vaillant a été clair : c’est « NON » à tout, à chacune de ses revendications, c’est le refus de « prendre l’argent là où il est ».

 

Rien de différent du côté de François Hollande, qui n’a pas voulu recevoir la CNL, mais qui lui a transmis par écrit la même fin de non recevoir à ses revendications, qui sont aussi les nôtres en tant que communistes.




Le Front de gauche : au service de la lutte des places !

13052012

Le Front de gauche : au service de la lutte des places ! Pour des candidatures de rassemblement présentées par le PCF, il n’est pas trop tard.

Déclaration, 11 mai 2012, vivelepcf

Il se confirme que le marchandage électoraliste fait partie de la raison d’être du Front de gauche. Après les européennes, les régionales, les tractations pour la répartition des candidats aux  législatives a occupé pratiquement toute l’année 2011, au mépris de la souveraineté des communistes et des statuts du PCF.

Il se révèle aujourd’hui qu’elles ne sont pas encore terminées et même qu’elles s’effectuent sous le parrainage d’un autre partenaire que les composantes du FdG : le grand frère PS.

C’est parlant sur la « nouvelle manière de faire de la politique » dans la perspective de la fumeuse « 6ème République ».

Le chef Mélenchon montre l’exemple. Le sénateur PS honoraire de l’Essonne et actuel député européen du Languedoc lorgne une place au Palais Bourbon.

Tel son ex-camarade Jack Lang avant son atterrissage dans les Vosges, il a été annoncé candidat potentiel par ses collaborateurs aux quatre coins du pays : dans les Bouches-du-Rhône, le Val-de-Marne, l’Hérault. Maintenant, il irait dans le Pas-de-Calais dans la circonscription où se présente Marine Le Pen.

Pierre Laurent et le secrétaire départemental du PCF du Pas-de-Calais ont déjà donné leur bénédiction à l’opération, sans demander leur avis aux adhérents, au nom de la lutte contre le FN.

En quoi cette personnalité, un « cacique » du PS pendant 30 ans comme il s’en vante lui-même, serait-elle plus efficace que des candidats portés par les militants communistes des entreprises, villes et villages du Pas-de-Calais pour faire reculer l’extrême-droite ?

Sa campagne des présidentielles pose question. Le recours à l’insulte n’a pas masqué l’incapacité du socialiste Mélenchon à démonter la démagogie « sociale » des Le Pen. On peut se demander s’il n’a pas plutôt cherché à se servir de l’anti-lepénisme comme faire valoir électoral suivant l’exemple son maître Mitterrand qui a assuré en 1983 la promotion médiatique de Jean-Marie Le Pen. La question du rôle du FN pour le système et de la façon de le contrer doit être discutée et creusée au sein du PCF.

L’opposition au FN, après le score de Marine Le Pen, sert de prétexte à la recherche d’arrangements entre Front de gauche et PS un peu partout en France.

Main ils étaient déjà sur les rails bien avant. En témoignent les protestations éplorées de Pierre Laurent et Marie-George Buffet après l’accord PS-EELV en novembre. Elles ont dévoilé l’existence d’un autre accord avec Martine Aubry. Dans la 11ème circonscription de Seine-Saint-Denis, le député ex-PCF Asensi (en place depuis 32 ans !) et sa suppléante Clémentine Autain n’auraient pas dû se voir opposer une candidature commune PS-EELV, en l’occurrence celle de l’ex-PCF Gatignon. Quelle tambouille !

Ensuite en janvier, Pierre Laurent appelait le PS à « démentir » l’arrivée du globe-trotter Jack Lang dans la 4ème circonscription de l’Aisne, implicitement réservée au Front de gauche Lanouilh. En février, le Courrier Picard révèle l’amorce d’un accord avec le PS dans la 1èrecirconscription de la Somme. Dès janvier Mélenchon demandait à des candidatures uniques de la gauche dans 90 circonscriptions.

 

Aujourd’hui, ces situations se confirment. Les négociations nationales se finalisent. On laisse entendre des candidatures uniques de la gauche dans une cinquantaine de circonscriptions, une dizaine pour le FdG.

Tout cela pose des questions politiques de fond aux communistes

L’an dernier, lors de la consultation interne pour la candidature à la présidentielle, André Chassaigne avait été clair sur son adhésion au  Front de gauche et son souci de ne pas créer de fracture avec le PS, pour mieux le « tirer à gauche ». C’est sa position et celle d’une bonne partie de la direction du PCF. Soit.

D’autres avaient appelé les communistes à voter Chassaigne « tactiquement » pour s’opposer à l’OPA de Mélenchon. Nous en retrouvons aujourd’hui beaucoup alignés derrière Mélenchon et le Front de gauche. Pourtant ces derniers n’ont pas changé de nature ni d’orientation. Est-ce un nouveau choix tactique ? Pour sauver des places ?

Pour nous, le ralliement à Hollande « sans conditions » du Front de gauche confirme sa vocation :

- être une force d’appoint du gouvernement PS, avec ou sans participation directe (celle de Robert Hue, présenté par le FdG dans le Val d’Oise aux sénatoriales de 2011, étant pratiquement acquise)

- être un outil potentiel de canalisation de la colère populaire, d’accompagnement réformiste de la poursuite de la politique au service du capital et de l’UE par la nouvelle majorité.

C’est pour cela que le PS condescend à laisser se former un groupe parlementaire FdG étoffé.

C’est en tout cas notre analyse et nous sommes plus que jamais totalement en désaccord avec cette stratégie.

L’attaque que le capital, l’UE et leurs relais préparent sont trop graves pour laisser encore effacer le PCF et ses positions de ruptures. Il est encore temps de se sortir de l’impasse politicienne du Front de gauche telle qu’elle apparaît à nouveau, de faire vivre et renforcer le PCF y compris en allant vers tous ceux qui aspirent au changement et n’ont pas trouvé d’autre bulletin de vote que celui du Front de gauche.

Il n’est pas trop tard pour des candidatures de rassemblement présentées par le PCF aux législatives, avec comme objectif de battre la droite et de faire reculer l’extrême-droite mais aussi de préparer une solide opposition à la politique du prochain gouvernement.

La bataille pour le maintien et le développement d’une organisation communiste en France, au cœur des luttes,  ne fait que commencer.

Les travailleurs, le pays vont avoir besoin des communistes !




Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne-Conseil national du PCF du 25 avril 2012

8052012

Conseil national du PCF du 25 avril 2012

Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne

 

Conseil National du PCF_Corinne BECOURT

Conseil National du PCF_Corinne BECOURT

Dans l’Aisne, le résultat du 1er tour est vraiment alarmant. Dans un département sinistré par la casse industrielle, la sanction de la politique de Sarkozy et du ministre du chômage, Xavier Bertrand, s’est tournée massivement vers le FN.

Celui-ci réalise son deuxième meilleur score en France : 26,33%.

Les villes ouvrières sont les plus touchées. A ce propos, je remarque qu’à Florange, dont plusieurs candidats ont essayé d’instrumentaliser la bataille des métallos, Le Pen atteint également 26%.

Les campagnes sont atteintes aussi. Dans une petite commune du Saint-Quentinois, dont le maire est conseiller général communiste, le FN arrive en tête avec 30,62% des voix.

 

Nous l’avons vu pendant la campagne. Le « tous pareils », le « tous pourris », les désillusions devant les alternances qui ne changent rien, sont bien dans les têtes. A Saint-Quentin, en faisant vivre le point de vue communiste pendant la campagne, en refusant toute logique d’effacement du PCF, nous avons limité les dégâts. Mais au plan national, l’absence de candidat communiste avec des positions de rupture communistes a pesé lourd.

 

On ne combat pas l’extrême à coups d’insultes personnelles sur les plateaux de télévision. On peut le mesurer ! C’est politiquement que l’on combat la démagogie « sociale » du FN, en rejetant clairement l’UE de Maastricht, en exigeant le retour aux 37,5 annuités pour la retraite à 60 ans, en développant les luttes dans les entreprises et les quartiers. Tout ce que le Front de gauche ne tient pas.

 

J’ai écouté l’analyse de Pierre Laurent. Je ne vois pas où il y a lieu de se réjouir des résultats sauf du recul de Sarkozy, qu’évidemment il faut éliminer.

 

Mélenchon a fait mieux que les collectifs antilibéraux de Marie-George Buffet. Une fois que l’on a dit ça, c’est facile de se gargariser.

Mélenchon, candidat socialiste, a été mis en avant pour concentrer les votes qui s’étaient portés sur le NPA, Bové mais aussi sur le PS et même le Modem en 2007. Ses résultats ont peu à voir avec le vote communiste (Aisne – JLM 2012 : 10,19% – Marchais 1981 : 21,77% / Paris – JLM 2012 : 11,09% – Marchais 1981 : 9,18%).

 

La supercherie Mélenchon/FdG est en train de vite tomber. Il est temps.

 

Sa déclaration dimanche à 20h05 a fait mal. En 48 heures, le rabatteur passe de la « révolution citoyenne » au soutien « sans conditions » à Hollande, l’homme de « l’austérité équitable ». Sans condition politique mais non sans petits arrangements électoraux avec son Parti d’origine. Les négociations continuent pour que le PS fasse élire un groupe front de gauche à sa convenance aux législatives, au prétexte du risque FN.

 

La « révolution par les urnes » est reportée, pour Mélenchon, à … 2022 et à son élection comme président. Les contours de sa « 6ème république » se précisent : personnification à outrance derrière le chef Mélenchon, tout dans les institutions. Vraiment l’urgence sociale, la lutte des classes, il ne connaît pas !

 

Le PCF non plus, il ne semble pas le connaître. Même pour la forme, Mélenchon ne prend pas la peine d’attendre l’avis du Conseil national du PCF pour décider se son ralliement « sans conditions », pour convoquer en juin une « convention nationale du Front de gauche ». De quel droit, au nom de qui ?

 

Je fais partie de ceux qui n’acceptent pas le projet de constitution d’un « Linke à la Française », d’une antenne française du PGE avec des socialistes, maastrichiens, mitterrandiens, jospinistes.

 

Il y a urgence à faire vivre et renforcer le PCF et ses positions pour élever le niveau des luttes. De durs plans de licenciements vont tomber. Comme dans les autres pays, tout est fait pour faire payer encore plus cher aux salariés et au peuple la crise du capital. L’UE de la finance en sera le prétexte et le bras armé.

 

A Saint-Quentin, aux portes des entreprises, au porte-à-porte, le combat des communistes contre les politiques de droite d’où qu’elles viennent, pour faire reculer l’extrême-droite continue. Les communistes ont décidé que des candidatures clairement PCF seront le meilleur moyen de le porter aux législatives.




Conseil municipal du 2/4/2012. Mesure de carte scolaire à Saint-Quentin

7052012

Conseil municipal du 2 avril 2012

 

Intervention d’Olivier TOURNAY (PCF) pour l’opposition

 

Rapport n°19 : carte scolaire du 1er degré – mesures envisagées à la rentrée scolaire 2012-2013

 

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux.

 

Il nous est demandé dans ce rapport de prendre acte des mesures de carte scolaire envisagées à la rentrée scolaire 2012-2013.

 

Comme nous le redoutions lors du dernier conseil municipal, la ville de Saint-Quentin va perdre  effectivement une nouvelle fois des postes d’enseignants. Ces coupes claires sont inacceptables et dévastatrices pour l’Ecole d’autant qu’elles s’additionnent aux précédentes suppressions subies depuis plusieurs années. Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux,  qui vire à l’obsession, aura fait des ravages à Saint-Quentin, au nom d’une politique à courte vue au regard du coût social de l’échec scolaire, qui ici, comme ailleurs reste bien trop élevé.

Saint-Quentin, martelons le, n’est pas la ville qui sourit à tous : 6703 demandeurs d’emplois[1]. Et au lieu d’investir massivement pour l’avenir dans l’éducation des enfants, on laisse fermer des classes ou des écoles. Dans le quartier de Neuville où l’on ferme une école (Benjamin Rouché) et où l’on  retire un poste en appui (Henri Arnould), et dans le quartier de Vermand, où l’on ferme deux postes (école Paringault), c’est en moyenne 20% de la population qui est sorti du système scolaire avant la 3e. Cela ne vous alarme-t-il pas ? Nous, si !

 

Car au lieu de fermer des postes, qu’est-il nécessaire de faire ?
- Faire en sorte que l’école maternelle soit de nouveau accessible à tous dès deux ans, comme le stipule le Code de l’Education[2]  qui prévoit que « l’accueil des enfant de deux ans [soit] étendu en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisée », la démonstration a été faite que c’est largement le cas à Saint-Quentin.

Code de l’éducation qui prévoit aussi que »les enfants qui ont atteint l’âge de  deux ans au jour de la rentrée scolaire peuvent être admis dans les écoles et les classes maternelles dans la limite des places disponibles ». En fermant des postes, on fait tout le contraire. Le taux de scolarisation des moins de 3 ans est extrêmement faible alors qu’elle permet justement d’éviter les redoublements à l’école primaire, surtout pour les milieux défavorisés. N’était- ce pas le projet de Nicolas Sarkozy en 2007 ? En définitive, plus on ferme en maternelle, moins on peut scolariser les enfants de moins de 3 ans.
Au lieu de se donner une chance d’avoir des classes moins chargées, on préfère se dire que 30 élèves en primaire ou en maternelle hors ZEP par classe est la bonne norme. Alors oui, on peut feindre d’ignorer que la réussite scolaire est aussi fonction du nombre d’élèves par classe. Théorie sûrement pour vous, aussi je vous en remets au travaux de l’économiste Thomas Piketty[3], dont les conclusions de cette étude sont sur le très révolutionnaire site de l’Education Nationale.).

 

Même si l’ouverture ou la fermeture d’une classe n’est bien entendu pas la prérogative d’une municipalité, celle-ci aurait du jouer de tout son poids pour empêcher ses fermetures.

 

Aussi, arrêtons nous, quelques instants sur, je cite, les « efforts soutenus » que la ville déploie pour accompagner le travail pédagogique :

-          Développement des équipements informatiques.

-          Accueil des enfants déficients auditifs à Bachy

-          Augmentation du nombre de club coup de Pouce

 

Ce sont bien entendu des actions positives, notamment les clubs Coup de Pouce (M. Saïdi m’avait mal compris et je m’en suis expliqué avec lui). Je note simplement que cette action concerne 60 élèves de CP, et qu’elle se donne comme objectif d’apporter un plus et non se substituer à l’école.  Aussi, que viennent faire cette action et les autres dans un rapport relatif à la carte scolaire si ce n’est servir de paravent aux suppressions de postes. En rien, elles ne remplaceront des classes. Et surtout, en rien elles ne dédouaneront l’action gouvernementale dont vous êtes parti prenante qui a supprimé  à Saint-Quentin depuis 2007  30[4] postes ! C’est votre bilan Monsieur le Maire, c’est votre bilan Monsieur le Ministre.

 

 

 

 

 

 


[1] Source insee  (http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/donnees-detaillees/duicq/uu.asp?reg=22&uu=02501) 6703 demandeurs d’emplois au total au 3e trimestre 2011, dont 4334 de catégorie A

[2] art L113-1

[3] L’impact de la taille des classes sur la réussite scolaire dans les écoles, collèges et lycées français -
Les dossiers évaluations et statistiques - Thomas Piketty et Mathieu Valdenaire (École des hautes études en sciences sociales) - N°173 – mars 2006

 

[4] 2007 -3, 2008 +1, 2009 -6, 2010 -7, 2011 – 13 dont 2 écoles, 2012 – 2 dont une école




67ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 contre le nazisme

7052012

Comme chaque année, les communistes participeront à la commémoration de la victoire du 8 mai 1945 contre le nazisme, ce mardi 8 mai 2012. Le départ est prévu à 10h15 devant l’Hôtel de Ville de Saint-Quentin.

 

 

 




RESULTATS 1er tour de la Présidentielle (avec comparatif 2007/2012) pour l’Aisne et Saint-Quentin ainsi que les résultats par circonscription

5052012

 

AISNE COMPARATIF 2012 /2007

PRESIDENTIELLE AISNE
 RESULTATS 1er tour 
2007 2012
Nombre % Inscrits Nombre % Inscrits
Inscrits 377 475 100 Inscrits 376 068
Abstentions 61 974 16,42 Abstentions 72 028
Votants 315 501 83,58 Votants 303 140
Nombre % Votants Nombre % Votants
Blancs ou Nuls 4 536 1,44 Blancs ou Nuls 5 196
Exprimés 310 965 98,56 Exprimés 297 944
Voix % Exprimés Voix % Exprimés
UMP 91 118 29,3 UMP 72088 24.2
PS 72 835 23,42 PS 80751 27.1
FN 53 744 17,28 FN 78452 26.33
MODEM 42 000 13,51 MODEM 19895 6.68
MGB Collectif anti libéraux 6 327 2,03 FDG 30360 10.19
NPA 17 059 5,49 NPA 3860 1.3
LO 7 223 2,32 LO 2490 0.84
VERTS 3 695 1,19 VERTS 3455 1.16
DUPONT AIGNAN 8 124 2,61 EXTREME DROITE 5853 1.96
DROITE 4 180 1,34 SECTE 738 0.25
  M.  José  BOVÉ 3 347 1,08
POI 1 313 0,42
voix « radicales »
MGB Collectif anti libéraux 6 327 2,03 FDG 30360 10.19
NPA 17 059 5,49 NPA 3860 1.3
LO 7 223 2,32 LO 2490 0.84
  M.  José  BOVÉ 3 347 1,08
POI 1 313 0,42
TOTAL 35 269 11,34 0 TOTAL 36710 12.06%
Globalement
Plus 0,72 pour  l’Aisne
soit 6 101 sur  297944

 

PRESIDENTIELLE SAINT QUENTIN
 RESULTATS 1er tour 
2007 2012
Nombre % Inscrits Nombre % Inscrits
Inscrits 35 219 100 Inscrits 33 673 100
Abstentions 6 702 19,03 Abstentions 7 701
Votants 28 517 80,97 Votants 25 972
Nombre % Votants Nombre % Votants
Blancs ou Nuls 383 1,34 Blancs ou Nuls 422
Exprimés 28 134 98,66 Exprimés 2 550
Voix % Exprimés Voix % Exprimés
UMP 8 756 31,12 UMP 6597
PS 7 099 25,23 PS 7728
FN 4 339 15,42 FN 5714
MODEM 4 059 14,43 MODEM 1763
MGB Collectif anti libéraux 534 1,9 FDG 2473
NPA 1 381 4,91 NPA 247
LO 592 2,1 LO 184
VERTS 295 1,05 VERTS 330
EXTREME DROITE 575 2,04 EXTREME DROITE 454
DROITE 172 0,61 DROITE 60
M.  José  BOVÉ 210 0,75
POI 122 0,43
 voix « radicales »
MGB Collectif anti libéraux 534 1,9 FDG 2473 0
NPA 1 381 4,91 NPA 247 0
LO 592 2,1 LO 184 0
  M.  José  BOVÉ 210 0,75
POI 122 0,43
TOTAL 2 839 10,09 TOTAL 2904 0
globalement la gauche gagne 65 voix

RESULTATS PAR CIRCONSCRIPTION et classement des candidats par nombre de voix

72609 INSCRITS 18.74%
ABSTENTION 13604
1ere circonscription Aisne
VOIX % INS % EXP
PS 16717 23.02 28.81
FN 14519 20 25.02
UMP 13625 18.76 23.48
FDG 5767 7.94 9.94
MODEM 4011 5.52 6.91
DUPONT 1164 1.6 2.01
NPA 838 1.15 1.44
VERTS 742 1.02 1.28
LO 526 0.72 0.91
CHEMINADE 117 0.16 0.2
58026
SORTANT PS DOSIERE

FN en deuxième place

 

72609 INSCRITS 18.74%
ABSTENTION 13604
st quentin
2éme circonscription Aisne
VOIX % INS % EXP
PS 16717 23.02 28.81
FN 14519 20 25.02
UMP 13625 18.76 23.48
FDG 5767 7.94 9.94
MODEM 4011 5.52 6.91
DUPONT 1164 1.6 2.01
NPA 838 1.15 1.44
VERTS 742 1.02 1.28
LO 526 0.72 0.91
CHEMINADE 117 0.16 0.2
58026
PS DOSIERE
FN EN 3 place
70337 INSCRITS 19.43%
ABSTENTION 13666
 Thierache Bohain Hirson Guise
3ème circonscription Aisne
VOIX % INS % EXP
FN 15500 22.04 27.86
PS 15481 22.01 27.82
UMP 13422 19.08 24.12
FDG 5138 7.3 9.23
MODEM 3182 2.52 5.72
DUPONT 1032 1.47 1.85
NPA 768 1.09 1.38
LO 514 0.73 0/92
VERTS 472 0.67 0.85
CHEMINAE 134 0.19 0.24
55643
PS BALLIGAND
FN EN TETE
78925 INSCRITS 21.55%
ABSTENTION 17012
 Soissons Chauny Tergnier
4ème circonscription Aisne
VOIX % INS % EXP
PS 16841 21.34 27.67
FN 16050 20.34 26.37
UMP 13844 17.54 22.74
FDG 6960 8.82 11.43
MODEM 4007 5.08 6.58
DUPONT 1139 1.44 1.87
NPA 753 0.95 1.24
VERTS 642 0.81 1.05
LO 480 0.61 0.79
CHEMINADE 152 0.19 0.25
60868
PS DESALLANGRE
FN EN 2éme place
80988 INSCRITS 18.46%
ABSTENTION 14947
 Château Thierry
5ème circonscription Aisne
VOIX % INS % EXP
FN 17798 21.98 27.45
UMP 16431 20.29 25.34
PS 15228 18.80 23.48
FDG 6568 8.11 10.13
MODEM 4802 5.93 7.41
DUPONT 1397 1.72 2.15
VERTS 974 1.2 1.5
NPA 910 1.12 1.4
LO 548 0.68 0.85
CHEMINADE 188 0.23 0.29
64844
UMP VASSEUR
FN EN TETE